SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La CGT demande plus que jamais l’abrogation de la loi Travail. Recours juridiques au niveau national et international, mobilisations dans les entreprises font parties des moyens d’action. Voici, au coeur de la manifestation parisienne du 15 septembre 2016, des exemples, comme chez Alstom, PSA Peugeot Citroën, ou encore chez les sous-traitants des Aéroports de Paris, où les salariés se mobilisent pour que la loi ne soit pas appliquée.

Sur tout le territoire, ce sont plus de 110 manifestations et rassemblements qui se sont déroulés à l’appel des 7 organisations mobilisées pour continuer de dire non à la loi travail.

Malgré les mesures de sécurité draconiennes imposées par des préfectures pour pouvoir se rendre sur certains lieux de manifestation, plus de 170 000 salariés ont bravé les interdits et battu le pavé pour la 14ème fois.

A l’image du CNE-CPE, rien n’est gravé dans le marbre. Ce qui a été validé peut être annulé.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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MANIFESTATION POUR LE RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL

Succès de la première manifestation de rentrée à Compiègne.

Les salariés,fonctionnaires,hospitaliers,lycéens, beaucoup d'étudiants de l'université de technologie de Compiègne (UTC),les privés d'emploi,les retraités sont présents en grand nombre, plus de 500 pour battre le pavé Compiègnois malgré la pluie.

On lâche rien, 170 000 manifestants aujourd'hui sur le territoire, la lutte continue pour le retrait de la loi El Khomri.

Fraternellement
La CGT Compiègne

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Nous étions aujourd’hui des centaines mobilisés devant la Cour d’appel de Chambéry pour la relaxe de Laura, l’inspectrice du travail, et Christophe, l’ex salarié de TEFAL.

Accusés de recel et violation du secret professionnel, ils avaient été tous les deux condamnés le 4 décembre 2015 à 3500 euros d’amende avec sursis.

Cette condamnation est inacceptable. Laura n’a fait que son devoir en dénonçant aux syndicats les informations qu’elle a reçues du lanceur d’alerte. Devant le banc des accusés aurait dû se trouver l’entreprise TEFAL pour avoir exercé des pressions sur Laura et remis en cause l’indépendance de l’inspection du travail. Pourtant, la Justice a décidé de ne pas poursuivre TEFAL mais de s’acharner sur l’inspectrice et le lanceur d’alerte.

Ce choix engage la responsabilité de la France. En effet, il s’agit d’une violation manifeste de la convention 81 de l’OIT qui garantit l’indépendance de la mission singulière de l’inspection du travail.

La CGT a saisi les instances de l’OIT sur cette violation grave.

L’inspection du travail n’est pas au service des entreprises mais est en charge de la protection des travailleurs.

La CGT revendique et lutte pour un service public de qualité et indépendant.

La CGT revendique le respect des libertés syndicales.

La CGT revendique plus de droits pour les salariés et un code du travail du XXIème siècle.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Loi travail :Tous en grève le 15 septembre

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail.

Selon des modalités décidées localement, la mobilisation prendra la forme de rassemblements, de manifestations, de grèves, etc… pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Depuis qu’il n’y a plus de directeur dans cette usine, certaines personnes de l’encadrement se sentent pousser des ailes. Y a-t-il une stratégie derrière tout ça et à leur façon de faire ? Les évènements que nous connaissons au sein de cette usine depuis plusieurs mois, cacheraient-ils autres choses ?

Aujourd’hui, ce type de comportement commence a énervé les salariés.

La direction a ses méthodes pour manager le personnel, eh bien si elle continue dans ce sens nous appliquerons nos propres méthodes pour se faire entendre !

En attendant, la CGT appelle les salariés à faire grève le jeudi 15 septembre à Compiègne, cours Guynemer à 10H00, contre la LOI TRAVAIL, cette loi donnera tous les pouvoirs aux patronats.  

Les multinationales se frottent déjà les mains. (il suffit de voir ce qu’il se passe déjà dans l'usine, il n’y a rien de rassurant) 

Ce sera l’occasion de faire le point sur le climat qui règne chez nous et de remettre les pendules à l’heure.

 

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Santé au travail

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La richesse nationale – Le PIB, son origine, sa répartition

    • Grâce au travail des employés chaque entreprise produit une valeur ajoutée VA
    • Le PIB (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées dans le pays chaque année.
    • PIB = somme (VA)
    • Le PIB double de valeur (en monnaie constante) à peu près tous les 40 ans. Il est actuellement d’environ 2000 milliards d’euros (2000 Md)
  • Le PIB ne prend pas en compte le bien-être de la population.

Ce que le capital nous coûte dépasse de très loin les besoins sociaux. Le discours officiel « diminuer les dépenses » ne tient pas.

Financer les retraites, c’est donc possible.

Augmenter le niveau de vie de la population, c’est possible.

Partager les richesses, c’est possible.

« C’est possible et on le prouve », ce qui nous différencie des réformistes de droite et de « gauche »

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

MANIFESTATIONS DANS L'OISE LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2016.

A l'appel de l'intersyndical : CGT,FO FSU,Solidaires,Unef,Fild,UNL
pour le retrait de la loi travail .
La CGT de l’Oise appelle les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’action du 15 septembre 2016 contre la loi Travail.

Beauvais : 14 H Lycée Félix Faure,31 Boulevard de l'Assaut.

Compiègne : 10 H Cours Guynemer.

Creil : une distribution de tracts de 10 h à 12 h au rond-point de Léon de Bruxelles zone commerciale de ST Maximin et de 12 h à 13 h 30 rond-point les marches de l’Oise, cinéma Pathé.

Fraternellement
La CGT Compiègne

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pesticides : le géant agro-alimentaire Triskalia accusé par des salariés atteints de cancers

par Nolwenn Weiler

Deux travailleurs d’une plate-forme de transit de produits phytosanitaires, appartenant au géant breton de l’agro-alimentaire Triskalia, ont décidé de témoigner publiquement ce 9 septembre pour rendre compte des graves maladies dont ils sont atteints, et qu’ils supposent liées à leurs conditions de travail.

Embauché en 1973 par Coopagri Bretagne, dont la fusion avec d’autres coopératives donnent naissance à Triskalia, Raymond Pouliguen a aujourd’hui 69 ans. Il est atteint d’une leucémie, diagnostiquée en 1999. Pendant près de 10 ans, il a déchargé des camions transportant insecticides, herbicides et fongicides. « Aucune mesure de sécurité n’est prise par la direction, se souvient-il. Pas de gants, de masque, ni de vestiaire, tout se passe dans le magasin de stockage, même le café est pris dans le local, pas de douches juste de simples lavabos, aucune aération sur ce magasin. Cet entrepôt trop exigu était en permanence surchargé avec de la marchandise jusque dans les allées. Parfois des piles entières de produits se renversaient. Bien entendu il fallait tout transvaser car à l’époque tout bidon crevé était reconditionné. » Plus tard, il est chargé avec d’autres collègues, de faire brûler des produits abîmés donc invendables. Leurs incinérations se déroule « sur le terre-plein au nord du magasin ». Certains liquides sont répandus à même le sol.

Père et fils atteints de cancers

La construction d’un nouvel entrepôt en 1984 ne change pas les conditions de travail : « De nombreux produits stockés dans les allées de circulation sont crevés, les spécialités répandues et dispersées. Le nettoyage et le balayage de l’entrepôt pendant une bonne partie de l’année est inexistant ou simplement limité aux zones accessibles. Sauf lors des visites programmées », rapporte encore Raymond Pouliguen.

Son fils Noël Pouliguen, 49 ans, découvre également qu’il est atteint d’un lymphôme – une forme de cancer – en août 2015, 26 ans après avoir commencé à travailler pour Coopagri. Il a lui aussi vidé des camions chargés de pesticides et de bidons usagés : « Nous arrêtions la préparation de nos commandes pour vider les camions. Cela faisait beaucoup de boulot sur la journée, témoigne-t-il. Ensuite, il fallait qu’on nettoie le magasin des cartons crevés et des produits toxiques avec une pelle et un balai, puis on remettait ça dans un autre emballage que l’on brûlait à côté de l’entrepôt, à-même le sol avec des déchets plastiques et cartons. Les bidons contenant du liquide, crevés étaient nettoyés avec des raclettes jusqu’au caniveau. »

Dix salariés, cinq décédés avant 70 ans, cinq malades

Noël a bien essayé d’alerter sa direction. Quand il manipulait des bidons usagés, il avait comme nombre de ses collègues, des plaques sur les jambes, des irritations du visage, de la gorge et des bronches, des maux de tête et des saignements de nez. Il assure que les responsables lui ont répondu qu’il n’y avait « rien de dangereux ici ». Après plusieurs plaintes soutenues par le comité hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT), la médecine du travail intervient pour mettre en garde les salariés contre les dangers des produits qu’ils manipulent. Mais le ramassage des bidons souillés se poursuit. « On ne voulait pas les ramasser, mais tout le monde avait peur de se faire sacquer », soutient Noël. Sollicitée sur les conditions de travail de ces salariés, la direction de Triskalia ne nous a pas répondu à l’heure où cet article est écrit.

Noël et Raymond semblent ne pas être les seuls touchés. « J’en connais d’autres dans l’entreprise, qui ont eu de gros problèmes de santé », témoigne Noël Pouliguen. Selon les associations et collectifs qui soutiennent les deux salariés de Triskalia-Glomel, sur les dix salariés principalement affectés au stockage des produits phytosanitaires, cinq sont décédés avant d’atteindre 70 ans (dont quatre d’une pathologie cancéreuse), quatre sont gravement malades d’une pathologie cancéreuse et un autre salarié est atteint de maladie chronique [1]. « La plupart des proches de ces victimes : parents, femme, ne souhaitent pas que des poursuites soient engagées », dit simplement Noël. Il vient de se voir refuser la reconnaissance en maladie professionnelle de son cancer. Mais avec sa prise de parole publique, il espère briser l’omerta.

Nolwenn Weiler

- Lire aussi : Intoxication aux pesticides : l’interminable combat des ex-salariés d’un géant français de l’agroalimentaire

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Photo : Pieter von Marion CC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour Unilever HPC I le montant du CICE pour cette année est de 650720€ répartis comme suit :

 - Le meux : 433623€

 - Saint vulbas : 217097€

Rappelez-vous, Lorsque le patronat parle de "Compétitivité", il faut, en fait, comprendre "Rentabilité".

Unilever brasse des milliards d’€ de bénéfices chaque année, des dividendes de plus en plus monstrueuses qui sont remontées aux actionnaires, voici la somme qui ne rentrera pas dans les caisses de l’assurance maladie et retraite :

 

650720€

 

Nous rappelons que le CICE est pris sur l'argent public. La CGT demande qu’il soit en priorité consacré à l’emploi, au recrutement.

Rappelons à cet effet, que le Medef avait promis 1 million d’emplois

créés en contrepartie d’aides aux entreprises, qu'en est-il aujourd'hui ?

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« On défendra bec et ongles notre usine »

Inacceptable pour Pascal Novelin, délégué CGT du site. « La direction dit On vous proposera quelque chose. Est-ce qu'on va déraciner 450 familles ? » interroge le syndicaliste. Et de promettre : « On défendra bec et ongles notre usine. Par la grève, par tous les moyens. On ne va pas laisser se faire mettre a la porte comme des moins-que-rien. »

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Source : le site de Canaille le Rouge

La direction d'un des principaux groupes industriels du pays dont l'état détient 20% du capital, qui vit depuis 40 ans de commandes publiques détruit un secteur décisif de l'économie, va se délocaliser. Que fait le gouvernement ? 

Il proteste? Menace-t-il? Demande-t-il à la commission production du parlement de se réunir et de convoquer la direction du dit groupe ? 

Non, vous n'y êtes pas .

Titre du journal de révérence de ce soir : 

Bercy demande à Alstom « d’engager une phase de négociation » concernant l’usine de Belfort.
 

 On peut lire ce texte complètement surréaliste au regard de la situation :

Le PDG d’Alstom a été reçu jeudi 8 septembre à Bercy après l’annonce, la veille, de la fin de la production des locomotives et trains sur le site historique de Belfort d’ici à 2018. Lors de cet entretien, le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue, ont demandé à Henri Poupart-Lafarge « d’engager une phase de discussion et de négociation avec l’Etat, les partenaires sociaux, les élus locaux et l’ensemble des parties prenantes » avant toute décision définitive sur une éventuelle fermeture de l’usine.

Vous imaginez Jaures dire aux patrons des mines de Carmaux "je vous demande d'engager une phase de négociation"?

Déjà, en 2014 quand s'annonçait le dépeçage du groupe par le hold up de général Elecrique sur une partie d'Alsthom, Cambadélis déclatait :

 .« On ne sait pas quelles sont les intentions des actionnaires, qu'est-ce que propose General Electric, est-ce que Siemens est vraiment dans le dossier... ».

Insistant sur le fait qu'il n'y avait alors que des « rumeurs » (sic),  sur Radio J il  précisait : 

« cela nécessite de prendre son temps, d'étudier la véracité des choses, de ne pas sombrer dans la dépression politique immédiatement, à savoir que la France perdrait l'ensemble de ses industries. Il faut raison garder ».

Le 21 juin 2014, il déclarait dans un communiqué (voir sur le site du PS): 

Le PS salue l’action du gouvernement qui a su créer les conditions d’une opération réussie autour d’un projet industriel international d’avenir.

C’est donc une nouvelle étape de la politique économique qui s’ouvre avec l’entrée de l’Etat au capital de cette grande entreprise industrielle. Un Etat souverain, réactif et à même de participer à une nouvelle dynamique industrielle.

Il a pris son temps, les équarisseurs sont au boulot.

S'il fallait une image forte pour éclairer la nature ultra réactionnaire de ce gouvernement et la majorité qui le soutient vous l'avez devant vous.

 

RAPPELS:

C'est Macron qui a autorisé comme ministre de Hollande le rachat d'Alstom par General Electric.

Et qui affirmait dans un entretien à l'occasion en mai 2015 :

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vouloir "apporter des réponses industrielles, afin de maintenir les compétences et de préparer l'entreprise au redémarrage", . "Chez Alstom Transport, mon souhait est vraiment de tout faire pour parvenir à zéro licenciement".

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Réflexion de Jacques Sapir

 

La décision de la société Alstom de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D’Arnault Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n’est pas réellement étonnante quand on considère l’état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d’Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d’une entreprise ou l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l’on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n’est plus question depuis des années, et c’est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Une décision et ses conséquences

Cette décision apparaît aussi comme scandaleuse parce qu’elle survient au moment même où Alstom se félicite d’avoir remporté un contrat important (le TGV dit « américain ») et vient de signer avec le gouvernement français un pacte d’innovation pour la production du TGV du futur. On voit le scandale, alors que les perspectives dans le domaine du transport se développent, qu’il y a à sacrifier ce qui représente la base historique de la production ferroviaire pour Alstom, l’usine de Belfort.

Cette décision va avoir des effets très négatifs à moyen et long terme. On sait que des compétences hautement spécialisées et non transmissibles (du moins facilement) sont accumulées dans les usines qui produisent ce type de matériel. L’apprentissage par la pratique joue un rôle déterminant dans l’approfondissement de ces compétences et dans leur transmission. Quand ces compétences sont perdues, par le biais de licenciements par exemple, cela constitue une perte immédiate, une perte nette pour l’entreprise. Et il faudra plusieurs années pour reconstituer ce « stock de compétences » qui est en réalité un capital, certes immatériel, de l’entreprise.

De ce point de vue, si l’on considère l’avenir de l’entreprise à long terme, à 10 ans et plus, il y a un véritable intérêt à maintenir en activité des sites de production même si ils peuvent être, temporairement, en situation de faible charge de travail. La préservation des compétences industrielles implicites est à ce prix.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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