SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Emmanuel Macron : Moi et le chaos

 

Cela fait plus de deux mois que le mouvement contre la réforme des retraites a débuté. Cela fait plus d’un an que, samedi après samedi, les Gilets jaunes descendent dans la rue. Ces événements se composent pour former une situation inhabituelle et parfois inédite.

La grève à la SNCF et à la RATP est une protestation classique mais sa durée ne l’est pas. La mobilisation massive et spectaculaire des avocats, qui ont reconduit leur grève, ne s’était jamais vue – et celle du personnel des hôpitaux publics a débuté voici presque un an. Depuis le 5 décembre, les cadres, sous l’égide de la CFE-CGC, sont nombreux dans les défilés syndicaux. Dans les lycées, les épreuves de contrôle continu ont révélé la malfaisance et l’improvisation de la réforme Blanquer. Lycéens et professeurs sont de toutes les manifestations, en grand nombre, et se retrouvent pour organiser le blocage des lycées et le report des examens, malgré le déploiement des forces de police. S’ajoutent les chahuts organisés lors des déplacements de ministres et les réunions des candidats de la majorité – sans oublier la fuite d’Emmanuel Macron, conspué au théâtre des Bouffes du Nord.

La durée et l’intensité de ce mouvement multiforme met en évidence les échecs tactiques de l’Elysée et de Matignon. Malgré la gêne provoquée par les grèves dans les transports, l’opinion publique est restée majoritairement favorable aux luttes en cours. La “pédagogie” de la réforme des retraites a été fracassée par l’avis du Conseil d’Etat et par l’étonnante somme d’invraisemblances et de mensonges qui ressortent des prévisions chiffrées officielles. Dans leur grande majorité, les Français sont désormais persuadés que le système de la retraite à points conduira à une baisse des pensions. Sur ce terrain, le gouvernement a perdu la bataille et, même s’il impose sa réforme au Parlement, il restera exposé à la censure du Conseil constitutionnel.

Comme si le procès en amateurisme ne suffisait pas, le gouvernement et sa majorité parlementaire sont tombés dans l’ignominie en refusant l’amendement qui portait de cinq à douze jours le congé parental lors du décès d’un enfant. Madame Pénicaud a osé arguer qu’il ne fallait pas accroître la charge des entreprises; elle s’est en outre couverte de ridicule puisque le président du Medef a demandé un nouveau vote – sans doute parce qu’il s’inquiète de la colère des salariés du privé qui n’ont pas la possibilité de manifester. En phase avec Geoffroy Roux de Bézieux, Emmanuel Macron a “demandé au gouvernement de faire preuve d’humanité” comme s’il voulait signifier que, dans les affaires courantes, la gestion est inhumaine ! Chez cet homme qui se vante de ses diplômes et de sa haute culture, c’est tout de même étonnant, cette absence de maîtrise du langage…

Emmanuel Macron n’est pas le seul à révéler ses arrière-pensées et ses carences intellectuelles à l’occasion d’un débat crucial. Alors que la jeune Mila était la cible d’une campagne de persécution pour ses propos injurieux à l’égard de l’islam, Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, a osé déclarer que l’insulte à la religion constituait une “atteinte à la liberté” alors que la liberté d’expression est inscrite dans la Déclaration de 1789. Comme le Parquet avait ouvert contre Mila une information judiciaire pour “provocation à la haine religieuse” – elle fut vite retirée – nous pouvons craindre une progression des complaisances communautaristes dans les esprits de la classe dirigeante et dans les faits. Cultiver la tension religieuse dans une période d’intenses tensions sociales, c’est le comble de l’irresponsabilité.

Somme toute, Emmanuel Macron s’affiche et s’affirme comme la cause première du chaos. En juin 2017, je me suis trompé en écrivant que le vainqueur et son clan seraient d’une dangereuse efficacité. La macronie adhère à l’idéologie de l’efficacité (1) mais l’hypercentralisation du pouvoir et l’hyper-suffisance d’Emmanuel Macron, aggravés par le cynisme de hauts commis affairistes, provoquent des cascades de désordres.

Quand le chef de la République en Marche, qui réside à l’Elysée, ne parvient pas à se faire obéir d’un Villani, quand le ministre de l’Intérieur tente de masquer par voie de circulaire une prochaine déroute électorale, quand un ministre s’efforce de faire plaisir au patronat, chacun peut constater que les ressorts du pouvoir sont à nu, et que l’autorité politique a disparu. Pour tenter de maîtriser la colère populaire, il ne reste plus que la répression policière et judiciaire – jusqu’au jour où les policiers en auront marre de protéger le clan des cyniques et des corrompus, jusqu’au jour où les juges redresseront la tête.

Pour l’heure, la macronie se croit hors d’atteinte grâce à la force des institutions. Erreur ! La Vème République avait organisé un système de médiations qui a été détruit par le quinquennat. Le Président ne peut plus et ne veut plus être un arbitre. Dès lors, le pays en crise se trouve privé de recours. A la violence des réformes élyséennes, il répond par une violence encore contenue. Mais en haut lieu, ils jouent avec le feu.

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Le palais de l'Elysée a trouvé illico presto un autre chouchou pour porter la parole des riches et du capital aux Parisiens pour les municipales: Agnès Buzyn. La même, sur les ondes publiques, déclarait il y a peu un "agenda trop chargé" pour remplacer qui vous savez. Mais pouvait-elle désobéir à celui qui l'avait adoubée ministre de la Santé et des Solidarités(sic)?

Après la débandade de Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn dans Paris me voilà!

Adieu donc la crise de  l'hôpital public, la désertification médicale en France, la réforme inégalitaire des retraites et autre coronavirus pour dame Agnès. Et bonjour à l'ex-député socialiste de François Hollande, Olivier Véran, devenu macroniste corps et âme. Un toubib qui remplace un toubib au conseil des ministres. Toubib or not toubib, rigole mon voisin par ce remplacement au pied levé.

Et un ex-socialiste de plus comme chambellan du palais de l'Elysée, un!

Ils sont combien encore dans les rangs de la social-démocratie française, cancane toujours mon voisin. Il est vrai qu'à Mantes-la-Jolie, David Stephanelly, big boss des socialistes locaux, conseiller municipal dit d'opposition à la droite en place, celle de Sarkozy, Fillon et consorts, est tête de liste pour la droite de Macron.

Toujours à Mantes-la-Jolie, un autre élu d'opposition, Mouhadji Diankha déclare lui sa flamme au maire Les Républicains sortant. Lu dans Actu 78: "Ma vision de la politique est éclairée par la flamme du mieux vivre ensemble qui est toujours restée allumée dans mon cœur. L’enjeu de ce scrutin, c’est la préservation des valeurs de respect, de dignité et de solidarité. Ces valeurs ancestrales, aujourd’hui précaires, valent non seulement qu’on y adhère, mais aussi et surtout qu’on se batte pour qu’elles perdurent afin d’apporter des solutions durables aux attentes des habitants de Mantes-la-Jolie que j’aime tant, dans leur diversité, et dans l’intérêt général du territoire du Mantois et des Yvelines. Raphaël COGNET a annoncé officiellement le 11 janvier qu’il sera en tête de la liste « Mantes Unie ».

C’est avec enthousiasme que je m’engage dans le combat à ses côtés et à me battre pour le faire réélire dès le premier tour. (...)"

Bien, pour cette fois en guise de conclusion sur la politique politicienne, ce message venu de l'au-delà:

Après la débandade de Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn dans Paris me voilà!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Selon l’IGPN, 90% des victimes de violences conjugales seraient satisfaites de la police

Alors que le nombre de féminicides ne baisse pas, un audit conjoint de l’IGPN et de l’IGGN affirme que 90% des victimes de violences conjugales jugent « globalement satisfaisant » leur accueil dans les locaux des forces de l’ordre. Des chiffres contestés de toutes part par les associations féministes et les faits.

#SELONLIGPN

En moyenne, on estime à 219 000 le nombre de femmes victimes de violences conjugales par an, un chiffre qui est loin d’être en baisse. Cependant, Christophe Castaner ministre de l’intérieur se dit pourtant satisfait des chiffres, qui, selon un audit, rapportent que 90% des victimes seraient satisfaites de l’accueil rencontré dans les locaux des force de l’ordre. Selon ce même audit, elles seraient 76% également satisfaites des délais d’attente de leur prise en charge et moins de 2% feraient état d’une discrimination ou d’un préjugé ressenti de la part des forces de l’ordre… Pour les « poins d’améliorations », 60% des victimes reçues par la police et 38% par la gendarmerie soulignent un manque d’information au cours de l’enquête et une victime sur cinq dit n’avoir par été orientée vers les associations d’aide.

Les associations, de leur côté, semblent stupéfaites de ces chiffres annoncés. Diverses prises de paroles contredisent ces derniers. Ainsi, Marie Cervetti et Madeline Da Silva, respectivement directrice de l’association FIT une femme, Un toit et porte-parole du collectif féministe Nous Toutes, dénoncent un constat « extravagant » et jugent aussi cet audit de « pas très sérieux ». Avant que la première n’ajoute : « sur le terrain on voit tous les jours des femmes qu’il faut qu’on accompagne parce qu’on n’a pas voulu prendre leur plainte, parce qu’on leur a dit de passer un autre jour. Cela me semble extravagant, ou alors on fréquente des victimes qui n’ont pas de bol  ».

L’audit a été réalisé entre septembre et décembre 2019 dans 40 commissariats et 411 unités de gendarmerie auprès de 635 victimes. Une méthode critiquée par Madeline Da Silva pointant que « 600 personnes, ça ne suffit pas pour dire que le problème est réglé ». Marie Cervetti, qui pour sa part, ajoute ne pas connaitre le « niveau d’impartialité » de l’IGPN.

Et les nombreux cas allant à l’encontre de cet audit sont nombreux. En septembre dernier, dans les Alpes-Maritimes, une femme mourrait sous les coups de son petit ami alors qu’une patrouille avait été envoyée sur place. Il en fut aussi le cas pour une autre femme, poignardée à mort par son mari dans le Bas-Rhin. Nous avions relayé, sur Révolution Permanente, le témoignage de Stella, la fille de la victime déclarait en novembre dernier avoir « eu le temps de voir mourir (sa) mère (…) j’ai eu le temps de défoncer la porte, d’être menacée par mon beau-père avec son couteau, d’appeler les pompiers qui n’osaient pas s’interposer puisqu’il était armé  », la gendarmerie n’étant toujours pas sur place alors qu’elle fut prévenue immédiatement. Durant 4 ans, la gendarmerie ne prenait pas en compte les signaux d’alarmes de cette femme en danger. Très loin d’être un cas isolés, ce n’est pas le Grenelle contre les violences faites aux femmes, qui n’est rien d’autre qu’un amoncellement de mesurettes sur les violences conjugales qui résoudra ces problèmes. 

La création des rassemblements #BalanceTonComico, réunissant des manifestants dénonçant les féminicides et l’inaction des commissariats, appuie aussi en ce sens. C’est ce qui s’est passé sur le parvis du commissariat de Saint-Denis où plusieurs femmes avaient alors pris la parole en octobre dernier ; rappelant le meurtre de Leila, étudiante de Paris 8 à Saint-Denis, tuée quelques mois plus tôt juste après avoir déposé une main courante contre les violences de son compagnon dont elle était enceinte. Une dénonciation importante du rôle de la police dans ces affaires, qui laisse faire ces violences conjugales en n’acceptant pas les plaintes, en remettant en cause systématiquement la parole des victimes, montre son rôle de maintien de l’ordre patriarcal. Un rôle qu’elle montre aussi tous les jours, en défendant, dans les manifestations et sur les piquets de grève, matraque à la main, toutes les réformes anti-sociales du gouvernement, à commencer par la réforme des retraites, qui vont précariser en premier lieu les femmes travailleuses.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS MULTIPLIE LES VIOLATIONS DU DROIT INTERNATIONAL DU TRAVAIL !

Depuis plusieurs semaines, les préfets multiplient les actes de réquisition de travailleur.euse.s grévistes rendus possibles par la loi de 2003 sur la sécurité intérieure (article L. 2215-1 du Code Général des collectivités territoriales). C’est notamment le cas pour les secteurs des déchetteries ou de la distribution d’électricité.

Or, il y a tout juste 10 ans déjà, lors d’un mouvement social contre une réforme des retraites, le droit de grève avait déjà fait l’objet d’entraves par des actes préfectoraux de réquisition dans le secteur pétrolier. Pour mémoire, l’arrêté préfectoral obligeait les grévistes à reprendre le travail sous peine de sanction pénale.

La CGT avait, alors, déposé une plainte devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Le 17 novembre 2011, le Conseil d’Administration du Bureau International du Travail adoptait des conclusions sur cette affaire « demandant au gouvernement de ne pas recourir à l’imposition de la mesure par voie unilatérale ». Il l’enjoignait à « privilégier, à l’avenir, devant une situation de paralysie, la participation des organisations de travailleurs » rappelant, ainsi, au pouvoir exécutif, en France, que la concertation sociale ne peut pas être ainsi ignorée et qu’elle devait permettre aux acteurs concernés de trouver des solutions adaptées.

Cette décision aurait dû porter un coup d’arrêt à toute utilisation discrétionnaire et arbitraire des réquisitions. D’ailleurs, même si la loi de 2003 n’a pas été revue sur ce point, nous n’avons pas enregistré depuis 2011 et avant le déclenchement du mouvement social en cours de nouvel acte de réquisition.

Avec le retour de cette pratique, le gouvernement montre le peu de cas qu’il fait des décisions de l’OIT, en complète dissonance avec le discours prononcé par Emmanuel Macron, en juin dernier, à Genève. Le Président avait, alors, assuré à la communauté internationale que la France se voulait exemplaire dans son respect des avis et décisions rendus par les instances multilatérales.

Le gouvernement continue d’être méprisant et ne respecte pas ce que peuvent dire les agences de l’ONU : après avoir ignoré les déclarations de l’ONU ou du Conseil de l’Europe sur le déferlement des violences policières en manifestation, le voici qui oublie que les actes de réquisition de grévistes ont fait l’objet d’une condamnation en 2011 par la plus haute instance mondiale en matière de travail…

La CGT devra-t-elle de nouveau porter plainte à l’OIT afin de faire dire le droit… à défaut du respect de ce dernier par le gouvernement français ?

Montreuil, le 14 février 2020

Publié par anti-K

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Les chiffres de Renault baissent de manière inédite depuis 2009. L'occasion pour la direction de taper sur les ouvriers. Pas de tabou sur la fermeture des usines dixit la directrice générale.

Renault prêt à fermer des usines pour maintenir ses profits !

Renault est dans la tourmente avec les annonces de mauvais chiffres le 14 février. Une perte nette de 141 millions d’euros et un chiffre d’affaires en baisse de 3,3 %, à 55 milliards d’euros, un tassement de la marge opérationnelle à 4 ;8 % du chiffre d’affaires contre 6,3 % l’année dernière. La directrice générale par intérim Clotilde Delbos explique « l’année difficile pour Renault » par « un marché volatile » et « des difficulté internes » (joliment dit pour parler de l’affaire Carlos Ghosn) mais les arguments sont juste bons pour faire comprendre qu’il y aura un plan d’économie de 2 milliards pour garder la rentabilité et les profits pour les actionnaire du groupe Renault. Celui-ci est très loin de déposer le bilan, mais tout à fait prêt à massacrer les emplois et à fermer des usines en mettant au chômage ceux qui font les profits du groupe et le gros salaires de Carlos Ghosn. La rapacité des capitalistes n’a pas de limite : pendant que Carlos Ghosn se dore la pilule au Liban les salariés du groupe Renault vont trinquer. La révolte dans les ateliers du groupe mondial devra être forte pour faire face à cette attaques contre le monde du travail qui se profile .

Des fermeture et d’usines et des plan de licenciement pour économiser 2 milliards

La directrice générale a posé les choses de façon décomplexée et indique :« il est clair que nous n’arriverons pas à atteindre nos réductions de coûts sans que cela touche la moindre personne sur les 180.000 employés de Renault » et de rajouter « qu’il n’y aucun tabou sur les possibles fermetures d’usines en France et dans le monde ». Au moins il y a avec elle l’avantage de la clarté. Les effectifs vont baisser et les usines sont menacées de fermeture. Tout cela pour que les actionnaires soient rassasiés, puisque dans ce monde il n’y a que les profits qui ont de l’importance. Ceux qui les font sont exploités et virés dès que les marges baissent. Malgré des années au sommet pour Renault avec Nissan, les salariés eux n’ont pas été mieux lotis, c’est même tout l’inverse ! Le premier accord de compétitivité avant d’être adopté chez PSA et dans l’ensemble du secteur automobile a vu le jour chez Renault et la précarité de masse est la règle dans le groupe. Des usines entières sont sous contrat précaire.
Les mesures plus affinées seront données en mai prochain sur le plan d’austérité chez le groupe Renault comme chez les sous-traitants.

La menace qui pèse chez Renault comme chez les sous-traitants en termes d’emplois est un enjeu national voire mondial : c’est toute la filière automobile qui sera attaquée

La volonté des actionnaires, à travers la directrice générale, est claire ils vont sabrer dans les emplois pour dégager un maximum de salariés, exploiter d’avantage ceux qui restent. L’autre partie sera précarisée ou licenciée. Pourtant notre force est très grande : sans nous pas de bagnoles ! Et cette force ne se montre pas dans les locaux de la direction mais bien dans la lutte et la grève comme nous l’ont démontré les travailleurs de la RATP et la SNCF en s’organisant à la base pour gagner, avec un véritable plan de bataille et faire comprendre que ceux qui font tourner les boîtes, les villes, ce sont les salariés. L’argent est bien là pour maintenir tous les emplois et en créer d’autres. Pour preuve, les choix politique que fait le groupe Renault. Le très fraîchement nommé directeur général du groupe Renault Luca De Meo qui vient de Seat sera mieux payé que Carlos Ghosn ! Sa rémunération sera de 6 millions d’euros annuels avec une rémunération fixe de 1,3 millions d’euros, un par variable qui pourra atteindre 2 millions d’euros en fonction de l’atteinte des objectifs fixé par les actionnaires, et un stock d’actions pouvant atteindre le pactole de 2,7 millions d’euros ! Pour donner une comparaison, plus de 50 % de hausse par rapport à la rémunération de Carlos Ghosn. Il y a des fortunes dans les caisses de Renault, il faudra aller les chercher pour les salariés des usines et contre toutes les fermetures.

Crédits photo : Reuters / Vincent Kessler

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Pénibilité : le patronat et le gouvernement veulent faire payer les salariés

Même quand le gouvernement fait mine de donner des miettes sur la réforme des retraites, il vole en réalité les salariés : c’est ce qui ressort des négociations sur la question de la pénibilité, où le patronat et le gouvernement s’accorde sur une chose : quelle que soit la décision, ce sont les salariés qui paieront.

L’ENFUMAGE DE LA CFDT

Illustration : Les raboteurs de parquet, Gustave Caillebotte, 1875

La question de la pénibilité est aussi épineuse pour Edouard Philippe que pour Laurent Berger, qui n’ont cessé, chacun de leur côté, de mettre en avant la question de la prise en compte de la pénibilité comme une des « grandes avancées » de la réforme sur les retraites. Quand le Premier ministre expliquait le 19 décembre que la pénibilité serait un « des piliers de l’universalité » du nouveau système, Laurent Berger fanfaronnait la semaine dernière sur la (supposée) grande victoire de la CFDT, qui avait réussi à imposer la pénibilité dans l’agenda politique quand Emmanuel Macron ne voulait pas entendre parler de pénibilité au travail. Alors qu’Edouard Philippe recevait jeudi 13 février les organisations patronales et certains syndicats, la question de la prise en compte de la pénibilité dans le calcul des droits à la retraite a montré une fois de plus toute la forfaiture de la CFDT et de l’UNSA, venues négocier avec un gouvernement et un patronat qui ne lâcheront rien.

Si une seule chose ressort de ces négociations, c’est l’idée que le patronat ne paiera rien, et que toute mesure sur la pénibilité sera financée par les salariés. Ainsi, Edouard Philippe a annoncé que 100 millions d’euros seront alloués à la prévention de la pénibilité et à la reconversion professionnelle, pour que soit lancé « un plan massif de prévention de pénibilité » dans les branches professionnelles ainsi que des dispositifs permettant une formation rémunérée pour les salariés dans les emplois les plus pénibles. Un plan que Laurent Berger a « salué » selon les dires du Monde. Sauf que le financement de ce point est sans équivoque : les 100 millions seront pris sur les « excédents » de la branche accidents du travail et maladie professionnelles de la Sécurité Sociale. Le gouvernement déshabille Paul en habillant Jacques en proclamant de « grandes avancées sociales ». Mais à quoi bon un plan de prévention sur la pénibilité quand on enlève le budget sur les maladies professionnelles, qui ne sont que la continuité physiologique des diverses pénibilités. Au cariste dans l’automobile, le gouvernement promet de le prévenir que porter des charges lourdes sera dangereux pour sa santé, tout en lui disant que la Sécurité Sociale le protégera moins quand il aura des troubles musculo-squelettiques. Encore une victoire, monsieur Berger ?

Le second point des négociations portait sur les dispositifs de « réparation » de la pénibilité, en d’autres termes la façon dont la pénibilité allait pouvoir ou bien revaloriser le montant des pensions ou permettre un départ plus tôt à la retraite. A la grande surprise de tous et toutes, le patronat refuse toute mesure qu’il aurait à payer. Déjà, avec la loi travail XXL, le gouvernement Macron avait sérieusement attaqué le compte pénibilité, une concession mineure d’Hollande pour faire passer la loi travail, qui permettait de cumuler des points de pénibilité pour partir plus tôt à la retraite selon dix critères. La loi travail XXL avait supprimé quatre de ces dix critères, et Laurent Pietraszewski a refusé que ces critères soient rétablis. Face à cette attaque du patronat, une fois de plus, la CFDT avait déclaré forfait, abandonnant toute lutte pour la réintégration de ces critères de pénibilité, se résignant à ce que la pénibilité soit définie au niveau des branches professionnelles, et non individuellement. Et dans ces négociations, si le patronat ne veut pas entendre parler d’un financement de la pénibilité par les entreprises, la seule chose qui est proposée, c’est un « financement solidaire ». Qu’entendre par là ? Sûrement un dispositif financé sur des cotisations salariales, qui ne coûteront rien aux entreprises et diminueront encore le salaire net des employés.

Si toutes ces négociations peuvent apparaître comme une vaste machine à gaz bureaucratique, la CFDT et l’UNSA cherchent à y trouver une porte de sortie pour pouvoir crier victoire sur la pénibilité et avancer encore plus dans leur rôle de soutien au gouvernement Macron. Mais comme l’ont montré leurs négociations de ce jeudi, les mesures que défend la CFDT seront au mieux un déplacement du problème, au pire de nouvelles attaques contre les salariés.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Soutien majoritaire à la grève malgré le pilonage médiatique pour déconsidérer le mouvement et l'opposer aux usagers, aux citoyens, sotien majoriatire pour exiger la tenue d'un  referendum ...

SOURCE  : L'Humanité

 

Le sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité et la Marseillaise « montre un niveau d’adhésion massif » à cette idée, portée par l’appel lancé le 10 février.

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Que l’on comprenne que ne pas se révolter, c’est collaborer.

Assez de visages que nous aimons broyés par les choix politique de ce gouvernement et l’internationale néo-libérale pour ne pas oser défier ces structures de mort et d’anéantissement. Pour ne pas oser les mettre à terre, les faire suinter comme suinte leur enfer. Nauséabond.

Toute personne qui est touchée par un quelconque idéal humain, une quelconque conception de la vie comme un mélange de poésie et de rencontres d’amour et de beauté, ne peut vivre sans névrose dans le monde qu’ils ont bâti. Il faut être malade pour se complaire dans leurs usines à vents, sous leurs tableurs Excel. Il faut être Macron pour sourire cyniquement un t-shirt évoquant les énucléations provoqués pas sa milice dans les mains.

Collectivement, nous avons le pouvoir, le pouvoir de faire céder ces structures. Il convient de nous unir, de viser juste. Chacun de nous aura des comptes à rendre face à l’Histoire. Que faisiez-vous quand l’Humanité était à son tournant ? Que faisiez-vous quand il n’était pas trop tard pour mettre à terre le système qui broie les hommes et le vivant pour alimenter la folie de quelques-uns ? A vos fenêtres vous preniez des photos du cortège avec un demi-sourire ? Si vous ne répondez pas à ces questions par : « Je luttais, mon corps face à eux dans les rues » vous serez un lâche et un traitre.

Que l’on comprenne que la violence, quand elle vise les institutions mortifères capitaliste, les vitrines lustrées qui avec soin font oublier les corps assassinés par le processus productif, n’est plus violence mais libération. Que la violence vient d’en haut, que l’on assassine par des réformes et qu’un Fenwick qui défonce la porte d’un ministère corrompu est une ode à la liberté.

Que les révoltés se reposent, qu’ils cessent de défiler dans les rues en suivant des parcours vides de sens et d’enjeux encadrés par des CRS. Reposez-vous, transformez votre dépit en colère, choisissons une date peut importe laquelle. De préférence une date où nous serons des millions à ne pas avoir piscine et ce jour allons chercher ce qui nous oppresse. Aller chercher, c’est aller chercher, être déterminé et avancer toujours, ensembles soudés.

Ne déclarons plus rien à la préfecture, jamais. Déclarer c’est se soumettre, c’est accepter les règles d’une police qui a pour doctrine la terreur et le mensonge. La conciliation peu importe avec qui ou par qui elle est menée est de la même manière une erreur. Ils ont tué, ils ont brisé, ils ont volé, ils ont menti, nous avons le devoir de les expulser, de les condamner pas de négocier.

Que l’on comprenne que la gauche humaniste est morte. Oui, institutionnellement morte dans la Ve République si elle y a un jour existé. Mais si elle a quitté les institutions dévoyées c’est pour renaître et vivre avec voracité dans la rue.

Publié par anti-K

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Destituée, Isabelle Kocher quitterait Engie avec un pactole de quatre millions en poche

Le conseil d’administration d’Engie a voté la destitution de la dirigeante de l’entreprise, Isabelle Kocher. Ne souhaitant pas attendre la fin de son mandat en mai, l’entreprise pourrait débourser entre 3 et 4 millions d’euros pour la faire partir. De toute évidence, les indemnités sont plus généreuse pour faire partir une patronne en vitesse que pour les travailleurs.

PARACHUTE DORÉ

Crédits photo : ERIC PIERMONT / AFP

Pour le conseil d’administration d’Engie, les résultats d’Isabelle Kocer était insuffisant et il fallait « un nouveau leadership ». Ainsi s’en va la seule femme qui dirigeait une entreprise du CAC 40. Son mandat non-reconduit devait prendre fin en mai, mais le conseil d’administration voudrait la voir partir dès la fin du mois et mettre en place une direction « par intérim ».

Il s’en suit donc une négociation pour le montant des indemnité de la dirigeante, qui était déjà à la tête de GDF-Suez avant le changement de nom en 2019. Ces indemnités pourraient représenter entre 18 et 24 mois de son salaire actuel, soit entre 3 et 4 millions d’euros. L’ancienne directrice ne devrait cependant pas toucher ses actions gratuites (un peu moins de 800 000 euros), faute d’ancienneté.

Ce parachute doré semble en contradiction avec la raison de son départ : des résultats insuffisants. De toute évidence, l’immense majorité des travailleurs n’ont pas autant de chance lorsque leurs résultats sont jugés insuffisants.

Depuis l’encadrement des indemnités prud’homales, ils et elles ne peuvent même plus attendre de réparations après des procédures longues. Avec la généralisation de la précarité et de l’uberisation, les travailleurs deviennent jetable, alors que comme nous venons de le voir, les dirigeants touchent le pactole même quand leur gestion est jugée insuffisante.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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