SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La réforme des retraites, plafonnant à 120 000 euros les revenus annuels, devrait contraindre les mieux payés à recourir à la capitalisation. Même au sein du patronat, certaines fédérations veulent maintenir la répartition par peur de devoir compenser les pertes de pension auprès de leurs cadres. Peu importe la capitalisation, tant que les pensions (des travailleurs) baissent.

Le Medef pour la baisse des pensions par répartition... Sauf pour les gros salaires !

REUTERS/Charles Platiau

Le grand patronat se fait du souci pour les cadres (très) supérieurs. Ces « super cadres » gagnent plus (voire beaucoup plus) que le plafond prévu par la réforme (120.000 euros/an) au-delà duquel les cotisations salariales (ramenées à 2,81%) n’ouvrent plus de droits supplémentaires à la retraite ; ils craignent une baisse significative de leurs retraites, les contraignant ainsi à la capitalisation, but honteusement inavoué du gouvernement. Ils cotisent aujourd’hui jusqu’à un plafond de 329.000 euros/an.

A priori, le Medef n’aurait pas eu de raisons de se plaindre, les cotisations patronales, chutant de 16,68% à 1,69% sur cette tranche de salaires. Par ailleurs, Geoffroy Roux de Bézieux n’avait rien trouvé à y redire lors des négociations autour de ce plafond. Ce que craint aujourd’hui la fédération patronale c’est que ces salariés ne se retournent vers leurs employeurs afin d’obtenir des augmentations ou des primes en guise de compensations… sur lesquelles les entreprises auront à payer des cotisations, revenant de fait sur les baisses accordées par la réforme. Sans cela, les patrons craignent « une fuite des cerveaux », argument régulièrement mis en avant par le patronat (avec la fuite des capitaux) pour peser dans les négociations.

Ce sont près de 250.000 personnes qui sont concernées par cet abaissement du plafond et un manque à gagner d’un peu moins de 4 milliards d’euros ! Le gouvernement procède donc bel et bien à une destruction et à un braquage des caisses. A l’inverse, l’assiette des salaires concernées par la réforme avait même été augmenté il y a un peu plus de 30 ans pour augmenter les cotisations. Ironiquement, la CGT, la CGC et certaines composantes du Medef (comme l’UIMM, le patronnat de la métallurgie, traditionnellement plus dur et réactionnaire) se retrouvent donc à demander le maintien d’un plafond à 8 fois celui de la Sécu au lieu de 3 fois tel que voulu par la réforme, les premiers pour garder cet argent dans la sphère de la répartition, les patrons pour ne pas avoir à supporter les coûts de ce bouleversement.

Le gouvernement aurait pour projet une transition de baisse des cotisations s’étalant sur vingt ans, dont les modalités devront être établies... par ordonnance. Pour ainsi dire, rien n’est fixé ! Philippe espère pouvoir régler ce problème lors de la conférence de financement ouverte depuis hier, mais cette concession au patronat en serait donc une également aux syndicats. Ce cas de figure illustre des tensions au sein du patronat sur la question de la retraite par capitalisation. Si une ouverture même partielle comme prévue, de fait, par la réforme avec la réduction de l’assiette promet des profits pharamineux aux banques et aux actionnaires (profits qui feront relativiser n’importe quelle augmentation des cadres supérieurs), de l’autre côté ceux qui n’ont pas d’intérêt particulier à court terme dans l’ouverture de ce marché se satisfont d’une baisse générale des pensions et de la part du produit intérieur qui leur est consacré (régime universel, par point et règle d’or). Le patronat et les cadres supérieurs craignent de devoir payer pour l’équilibre des régimes (ce que Philippe leur épargne avec l’âge pivot) mais surtout que les cadres aient à payer deux fois : continuer à cotiser pour les retraites d’aujourd’hui et constituer un capital, car personne ne croit vraiment que les droits ouverts avant le passage à la réforme pour ceux qui seront entre les deux régimes de retraite (générations entre 1975 et 2004) aboutiront réellement à des droits.

Depuis le début de la grève contre cette réforme des retraites, le gouvernement n’a eu de cesse d’isoler certains secteurs notamment les cheminots, voulant ainsi selon ses dires, mettre fin aux « privilèges des régimes spéciaux ». Cette politique de fracturation du front que Macron avait face à lui s’est accompagnée d’aménagements pour de nombreux secteurs du travail selon l’âge, la profession, les modalités de cotisation, de départ etc. Les arguments marketing de l’universalité et de la lisibilité ne tiennent plus et ce retournement du patronat est un coup dont le gouvernement se serait passé gouvernement, en particulier après l’addition salée servie par le Conseil d’Etat. Pour autant, étrangement, le gouvernement ne va pas rentrer en guerre contre le patronat et les cadres supérieurs, dont un certain nombre composent d’ailleurs ce gouvernement, qui bénéficient eux d’un vrai régime spécial quand il s’agit de faire le tri dans les mesures qui leur vont ou pas : une réforme faite sur-mesure pour les plus riches malgré les quelques problèmes d’arbitrage entre ceux qui veulent la capitalisation tout de suite et ceux qui jugent préférable de garder la répartition encore quelques temps.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La Grande-Bretagne quitte l'UE du capital mais pas le capitalisme

Trois après le référendum, oui 3 ans pour faire appliquer la souveraineté démocratique d'un peuple, la Grand-Bretagne a largué les amarres. De quoi l'avenir sera fait dans ce pays, fer de lance de l'impérialisme US en Europe et paradis fiscal en puissance?

En tout cas, avec le Brexit, l'UE du capital devient démontable et le troisième budget alloué à Bruxelles a mis les voiles. Pour les revendications sociales de progrès et de justice sociale des travailleurs outre-Manche? Pas du tout.

Et dès demain, des accords commerciaux, au détriment du vrai monde du travail, seront signés entre l'UE et la GB, ne vous inquiétez surtout pas pour les capitalistes!

La Grande-Bretagne quitte l'UE du capital mais pas le capitalisme

Jules Vallès, journaliste et écrivain, élu de la Commune de Paris en 1871. Condamné à mort par le gouvernement réactionnaire de Thiers, il s'exile à Londres. Ces paroles retentissent toujours aujourd'hui, à Londres comme à Paris et ailleurs dans le monde.

A propos du mouvement social en France qui ébranle le pouvoir des riches et du capital, celui-ci sort tout son attirail répressif et tous ses chiens de garde, qu'ils soient politiques, journalistes, économistes, syndicalistes ou ailleurs, pour nous faire admettre que le capitalisme ne veut que s'humaniser pour le bien de tous.

Pendant ce temps, "le vieux monde n'en finit pas de mourir, le nouveau n'arrive pas à poindre et dans ce clair-obscur naissent des monstres*", faute de combat idéologique de transformations sociales contre l'exploitation capitaliste.

Les monstres surgissent d'autant plus que le champ de bataille politique se structure autour des questions d’identité ou d’appartenance nationale plutôt que de démocratie et de justice sociale.

Mais pour les municipales de mars 2020, ce n'est pas plus une addition de sigles politiques qu'il faut dans l'affrontement de classes, mais une alternative politique à construire pour des lendemains qui chantent. Vraiment.

* Propos d'Antonio Gramsci (1891-1937), théoricien communiste, écrivain, journaliste et philosophe, fondateur du Parti communiste italien, emprisonné sous la dictature fasciste mussolinienne de 1927 à sa mort en 1937.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié par FSC

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Le groupe anglo-néerlandais continue à se délester des activités poussives pour renouer avec la croissance.

Alan Jope,  le PDG d’Unilever, à New York, le 24 septembre. Riccardo Savi / AFP

Alan Jope, le PDG d’Unilever, à New York, le 24 septembre. Riccardo Savi / AFP

Shocking ! Au moment même, où la Grande-Bretagne quitte le navire européen, le groupe anglo-néerlandais Unilever se dit prêt à jeter par-dessus bord ses thés Lipton. Une décision stratégique guidée par la volonté de redonner un coup d’accélérateur au paquebot des produits de grande consommation. Elle a été annoncée par le PDG, Alan Jope, jeudi 30 janvier, au moment de présenter les résultats annuels.

En 2019, les ventes du groupe connu pour ses marques Dove, Ben & Jerry’s ou Knorr n’ont progressé que de 2,9 % à taux de change et périmètre constant, pour atteindre un chiffre d’affaires de 52 milliards d’euros. Surtout, la croissance est tombée au quatrième trimestre à 1,5 %, la plus faible performance de la décennie. Or, comme l’a rappelé M. Jope, l’objectif de l’entreprise est d’atteindre un taux de croissance organique compris entre 3 % et 5 % par an.

Unilever a donc décidé, une nouvelle fois, de faire le ménage dans ses rayons et le couperet est tombé sur le thé noir. « Un marché mature, pénalisé par une croissance structurelle lente », justifie celui qui a pris les rênes du groupe il y a un an. Pour l’instant, toutes les options sont ouvertes comme celle d’une co-entreprise, mais la décision sur l’avenir des thés dont la marque Lipton est la plus emblématique devrait être fixée avant la fin du premier semestre. Cette activité représente un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros.

Améliorer la rentabilité

M. Jope poursuit le travail de son prédécesseur. Paul Polman, avait cédé l’activité margarine au fond d’investissements KKR & Co pour 6,8 milliards d’euros en décembre 2017. Mais il veut accélérer la cadence. Tout en améliorant la rentabilité. « La marge opérationnelle est passée de 16,4 % fin 2016 à 19,1 % en 2019 », a souligné M. Jope. Un impératif que s’est fixé le numéro trois mondial des produits de grande consommation suite à l’OPA avortée de Kraft Heinz début 2017.

En parallèle, le PDG se dit prêt à aller plus vite dans les acquisitions et à se positionner sur des créneaux porteurs. Il est vrai que l’entreprise peu endettée a des marges de manœuvre. Il cite comme exemple le marché de la beauté haut de gamme. Unilever a créé un pôle prestige en 2015 et acheté des sociétés comme Tatcha ou Garancia. Son chiffre d’affaires s’approche du milliard d’euros. Il met aussi en exergue le marché constitué autour de la santé, du soin de la personne, du bien être, citant l’acquisition de l’entreprise Equilibra en 2018.

Publié par Le monde

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Crédit Photo: Photothèque Rouge/MILO.

NPA, 29 janvier 2020

Ce lundi 26 janvier, les cris de victoire ont fusé : la bataille contre le chômage serait en passe d’être gagnée. Les statistiques publiées par Pôle emploi font en effet apparaître une baisse de 3,3 % du chiffre des demandeurEs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé au 4e trimestre 2019.

Ces 3,3 % représentent 120 700 personnes : une goutte d’eau par rapport au 3,5 millions de chômeurEs totaux restant à la fin de l’année dernière. Si on regarde le chômage total (y compris les gens qui ont un petit morceau d’emploi), il s’établit à 6,41 millions (en baisse de 150 000 par rapport à 2018. Le chômage de masse demeure donc bien une réalité.

Et ce n’est pas seulement une petite parenthèse pour les personnes concernées. 2,8 millions de personnes sont au chômage depuis plus d’un an et 1,5 million depuis plus de 2 ans : ce chiffre-là continue de grimper.

Un autre chiffre éclairant est le taux d’emploi (part des personnes en emploi) des 15-64 ans. Il est en légère baisse, ce qui signifie qu’une part des chômeurEs, découragés ou pour une autre raison, a renoncé à chercher un emploi. Sauf pour les 55-64 ans qui craignent pour l’avenir de leur retraite et continuent plus à travailler pour peu que leur santé le leur permette et que leur patron les gardent.

Autre élément du discours officiel : la remontée de la part des CDI dans les embauches (hors intérim). C’est exact sur l’ensemble de l’année 2019. Mais sur 6,7 millions de déclarations d’embauche les CDI n’en représentent qu’1,1 million. Le reste est constitué d’emplois précaires sur lesquels bien souvent les salariéEs tournent (ce qui fait qu’il y a plusieurs embauches sur l’année pour un seulE salariéE). De plus au 4e trimestre 2019, le nombre des CDI et des CDD de plus d’un d’un mois a baissé !

Enfin, avec les réformes successives du Code du travail, un CDI d’aujourd’hui ne donne pas les mêmes garanties de stabilité qu’il y a 15 ans.

Le chômage de masse est donc bien loin d’être un problème réglé : il est utile aux capitalistes pour peser sur les salaires et les droits dans l’entreprise. Ceci sans parler des disparités régionales, des taux de chômage vertigineux de certains quartiers populaires et des discriminations à l’embauche.

Henri Wilno

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron a balancé plus de gaz en 1 an…

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Partout où ils iront ils ne pourront échapper à la manifestation de la réprobation et de la colère populaire contre leur politique !

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SOURCE actu.fr

 

Plusieurs centaines de manifestants réunis dès 17 heures sur le quai Southampton au Havre (Seine-Maritime), ont convergé vers la salle François-Ier, à l’occasion du lancement de la campagne d’Édouard Philippe. Le Premier Ministre a annoncé sa candidature à la mairie du Havre, vendredi 31 janvier 2020. 


Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants, à quelques dizaines de mètres de la salle où l’ancien maire (2010-2017) a troqué ses habits de Premier ministre pour ceux de candidat, en compagnie de l’actuel maire Jean-Baptiste Gastinne, des parlementaires Agnès Firmin-Le Bodo et Agnès Canayer.


Des axes de circulation coupés

Les manifestants, dans un contexte de grogne sociale contre le projet de réforme des retraites, ont tenté de s’approcher de la salle François-Ier. « On va essayer de s’avancer le plus possible vers la salle pour se faire entendre. Édouard Philippe est l’artisan de cette réforme des retraites », rappelle Lionel Dubourg, délégué syndical Solidaires. Certains manifestants ont tenté d’entrer par une autre entrée, rue Paul Doumer. Le cortège s’est dispersé aux alentours de 19h30. 

Les nombreuses forces de l’ordre ont bloqué l’accès sur les axes de circulation, notamment dans les deux sens du boulevard François-Ier, autour de la salle où Édouard Philippe s’est rendu.

Avant d’entrer dans la salle des fêtes, les participants ont dû montrer patte blanche en présentant un carton d’invitation et passer les contrôles de sécurité. 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Macron pose avec un t-shirt dénonçant les violences policières : de qui se moque-t-il ?

Aujourd’hui, au festival de la BD d’Angoulême, le Président de la République a posé, à la demande du dessinateur Jul, avec un t-shirt représentant le logo du festival, un chat, mais éborgné, accompagné de la mention LBD 2020.

FESTIVAL DE LA BD

Aujourd’hui, à Angoulême, Emmanuel Macron a déjeuné avec un groupe de dessinateurs, à l’occasion du festival de la Bande Dessinée. Le président et le ministre de la culture étaient attendus de pied ferme, par des scénaristes et des dessinateurs de BD qui voient leurs conditions de vie se dégrader alors même que le chiffre d’affaires du secteur bat des records. 53 % des auteurs de BD perçoivent moins que le SMIC, et le constat est encore pire chez les femmes : 50 % des autrices vivent sous le seuil de pauvreté.

Le repas n’a apparemment pas été de tout repos : les dessinateurs ont notamment interpellé Macron sur l’écologie, mais aussi sur LE sujet du moment : les violences policières. Et c’est dans ce contexte qu’on se retrouve avec cette photo lunaire : Macron, sourire gêné aux lèvres, posant, à la demande du dessinateur Jul, avec un t-shirt “LBD 2020”, représentant le logo du festival, un petit chat en noir et blanc, mais en version éborgnée. Référence à l’année 2020, désignée “année de la BD” par le Président et le ministre de la Culture.

Interrogé à ce sujet, par BFMTV, Emmanuel Macron répond, grand seigneur : “Nous sommes un pays libre, démocratique, qui aime l’insolence”. Avant d’ajouter (quand même) : “Je récuse le terme de violences policières, je considère qu’il y a de la violence dans la société. [...] La violence elle est d’abord dans la société.” Puis, du ton d’un adulte qui fait la morale à un enfant capricieux : “La police en France elle est au service d’un ordre républicain ! Ils sont là pour protéger les lois !”

Le même ordre républicain qui justifie qu’on tabasse les manifestants à coups de tonfas, qu’on balance des centaines de grenades lacrymos par semaine sur les gilets jaunes, les grévistes et les lycéens ? Les manifestants blessés et mutilés seront heureux d’apprendre que leur Président est si ouvert d’esprit ! “Je dois défendre la créativité et la liberté d’expression” affirme-t-il. Liberté d’expression à laquelle il est si attaché, bien sûr, qu’on ne compte plus le nombre de mutilés et d’éborgnés par la police républicaine pour la seule et unique raison qu’ils étaient en désaccord avec la politique gouvernementale.

Son sourire, sa nonchalance, sa tentative de récupération de cette interpellation, sont autant d’insultes aux victimes de violences policières. Macron aime l’insolence ? Montrons-lui de quoi nous sommes capables.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La SNCF accorde une prime illicite à certains non-grévistes

Prime qui est variable selon les établissements et sans doute la valeur des non-grévistes dénommés "jaunes" dans l'histoire sociale de la France. Ainsi, ladite prime peut atteindre jusqu'à 1 500 euros.

Sauf que l'attribution d'une prime aux non-grévistes a été condamnée par la Cour de cassation, la plus haute institution judiciaire en France, par son arrêt n° 09-40.144 du 1er juin 2010.

L’attribution d’une prime exceptionnelle aux salariés n’ayant pas participé à un mouvement de grève est discriminatoire, l’article L. 2511-1 du code du travail prévoyant expressément que l’exercice du droit de grève ne peut donner lieu à aucune mesure discriminatoire, notamment en matière de rémunération et d’avantages sociaux.

Dans cette affaire, ayant donné lieu à l’arrêt de la Cour de cassation du 1er juin 2010, l’employeur avait attribué une prime exceptionnelle de 150 euros aux seuls salariés qui avaient continué à travailler pendant le mouvement de grève. Les salariés grévistes dénonçaient une mesure discriminatoire fondée sur l’exercice normal du droit de grève. L’employeur, au contraire, faisait valoir que la prime litigieuse ne visait pas à récompenser les salariés non grévistes. Elle avait seulement pour objet de compenser la charge inhabituelle de travail des salariés qui avaient continué à travailler pendant la grève.

Les arguments de l'employeur ont été rejetés par la Cour de cassation et tout arrêt de la Cour de cassation fait jurisprudence.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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L’INSEE le confirme en creux: les pauvres paient pour enrichir les riches

L’Humanité, 29 janvier 2020

Sous le  titre générique  « Effets  d’une variation  de transferts socio-fiscaux  sur le niveau de vie et les inégalités», une étude publiée le 23 janvier par l’Institut  national de la statistique et des études économiques (INSEE), n’a guère retenu l’attention de la presse. Elle est parue  dans un contexte où des sujets comme le « coronavirus » en Chine, la lutte contre la réforme des retraites en France  et les dégâts  des inondations  dans le Roussillon étaient porteurs dans les médias. En chiffrant le coût cumulé  de trois prestations sociales, cette étude permet de déduire que la somme nécessaire pour améliorer légèrement la vie des plus pauvres pouvait être largement couverte par  les rentrées fiscales provenant de  l’ISF avant sa suppression par Macron. Mais, au contraire,  ce sont les plus pauvres qui paient pour enrichir les plus riches depuis plus de 30 mois en France.

Cette simulation de l’INSEE a pris 2018 comme année de référence. Elle vise à démontrer comment une « hausse  de 5%  du montant forfaitaire du RSA » et de certaines prestations  sociales peuvent améliorer la situation  des  ménages aux revenus les plus faibles dans notre pays. Le texte de l’Institut nous prévient en ces termes : « Pour estimer ces effets, l’INSEE propose un cahier de variantes de réformes de prestations  et prélèvements à partir  du modèle  de micro-simulation Ines (sources et méthodes). Sont présentées ici quatre variantes issues du cahier, contenant le revenu de solidarité active (RSA), les prestations familiales, les aides au logement et l’impôt sur le  revenu (1). Un cahier de variantes  détaille l’ensemble des variations simulées (hausse ou baisse de 1%, 3% où 5%  des paramètres des différents transferts). Dans un objectif  de lisibilité, seuls les effets  d’un hausse de 5% sont commentés ici, sur la distribution  des niveaux de vie, des indicateurs d’inégalité  et de pauvreté monétaire, les masses monétaires versées  et les effectifs taux des bénéficiaires».

Plus 5% sur les RSA, c’est 2,8% de plus en pouvoir d’achat pour le plus pauvres

Pour dire les choses plus clairement, sont portées à notre connaissance  les améliorations de pouvoir d’achat rendues possibles pour les ménages à faibles revenus par ce calcul de  hausse fictive du RSA, des allocations familiales et de l’Aide personnalisée au logement en 2018. Ces calculs ne portent que sur l’an II  du quinquennat  d’Emmanuel Macron. Selon  l’INSEE, « une hausse de 5% du montant forfaitaire du RSA  au 1er janvier 2018 (soit 27 euros de plus par mois, par rapport à un montant de 550 euros mensuels en moyenne sur 2018) coûterait 850 millions d’euros aux finances publiques, soit autant de gain  de revenu disponible pour les ménages. Elle augmenterait le niveau de vie moyen  des personnes initialement bénéficiaires du RSA  de 1,3%. La hausse serait plus forte dans le bas de l’échelle des niveaux de vie. Le niveau de vie  des personnes initialement bénéficiaires  et  appartenant aux 10%  les plus modestes  de l’ensemble de la population augmenterait en moyenne de  2,8% », nous indique cette simulation.

 Mais, en réalité,  le RSA n’a augmenté que de 1%  en 2018. Cette hausse  n’a pas couvert l’inflation moyenne durant cette même année. Le RSA  n’a augmenté que de 1,6% en 1019, ce qui correspond  grosso modo  à l’inflation moyenne. On peut en conclure que les pauvres qui bénéficient du RSA sont plus pauvres trois ans après l’arrivée  d’Emmanuel Macron à l’Elysée  qu’au moment où il y est entré. D’autant que beaucoup de bénéficiaires du RSA  sont aussi des  parents de jeunes enfants  et perçoivent à ce titre des allocations familiales. Souvent aussi ils sont locataires d’un appartement et ont besoin  de l’Aide personnalisée au logement (APL). Ils ont aussi  perdu du pouvoir d’achat  depuis trois ans via la sous revalorisation de ces deux prestations.

Des allocations qui augmentent 5 fois moins que l’inflation  

Concernant l’augmentation fictive des allocations familiales formulée  dans l’étude de l’INSEE sur l’année  2018, on peut lire ceci : « Une augmentation de 5% du montant de la base mensuelle du calcul des allocations familiales (Bmaf)  au 1er janvier 2018 (soit 20 euros de plus par mois environ ) se traduirait par une hausse de toutes les prestations  familiales(…) Par exemple, les allocations familiale augmenteraient de 7 euros par mois  pour un couple aux revenus modestes  avec deux enfants de moins de 14 ans (…) La hausse de 5% de la Bmaf augmenterait  de 0,5% le niveau de vie moyen des bénéficiaires    des prestations familiales  appartenant aux 10% les plus modestes de la population et de 0,4% celui  des bénéficiaires entre les 1er et troisième décile… » .

Cette différence  est facile a comprendre, les allocations sont attribuées à toutes les familles que l’on soit smicard ou cadre supérieur. Mais, de ce fait, les allocations atteignent  un pourcentage beaucoup plus élevé dans le revenu global du smicard que dans celui du cadre. Or les allocations familiales n’ont augmenté que de 1% en  2018, soit nettement moins que celle des prix durant la même année. Pire encore, la revalorisation des allocations familiales n’a été que de 0,3% en  2019 alors que l’inflation a été 5 fois plus élevée. La même punition à + 0,3% est prévue en 2020  mettant encore plus en difficulté les familles les plus modestes.

APL en baisse  en 2018, sous revalorisée en 2019 et 2020

Le troisième volet de la simulation effectuée  l’INSEE concernant  les prestations sociales nous dit ceci : « Une hausse  de 5%  du barème  des aides au logement au 1er janvier  2018 augmenterait de 770 millions d’euros   le revenu disponible total des ménages, soit un coût équivalent pour les finances publiques. Le niveau de vie des personnes initialement bénéficiaires  de ces aides progresserait en moyenne de 0,7%. (…)  Pour les bénéficiaires  appartenant aux 10%  les plus modestes de la population, le niveau de vie moyen augmenterait de 1,1%. La hausse serait de 0,8% pour ceux situés entre les 1er er 2ème décile et de 0,6% pour ceux situés entre le 2ème et le 3ème décile », précise l’INSEE.

Mais il faut ici  se souvenir que l’Aide personnalisée au logement  (APL)  a connu une baisse forfaitaire   de 5 euros par  mois  et par ménage bénéficiaire en  2018. Sa revalorisation n’a été que de 0,3% en  2019, face à une inflation moyenne cinq fois plus élevée. Il  est prévu qu’il en soit de même en  2020, ce qui rendra les locataires pauvres beaucoup  plus pauvres  qu’en  2018.

Voilà qui permet de mettre en exergue  les transferts effectués  de la poche des millions de  pauvres vers celles de quelques milliers de riches, ce que les statisticiens de l’INSEE n’évoquent pas dans leur étude. Mais l’INSEE chiffre le coût  financier pour les finances publiques d’une « hausse de 5% du montant forfaitaire du RSA» à 850  millions d’euros en 2018. Celui de « l’augmentation  de 5%  du montant  de la base mensuelle de calcul des allocations familiales» s’élève à 761 millions d’euros ; celui de la « hausse du barème des aides au logement»  est évalué à 770 millions d’euros. Voilà qui nous donne une dépense totale de 2, 381 milliards   d’euros.

Ce sont bien les pauvres qui ont payé  pour les riches

Il convient de comparer ce chiffre à la perte annuelle de recette induite  par la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2018, auquel s’est substitué l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le but de cette opération était de récompenser « les premiers de cordées » comme l’a justifié  le président Macron. En 2017,  l’ISF avait  rapporté 4,2 milliards d’euros au budget de l’Etat. En 2018, de l’aveu même du ministère en charge des Comptes publics, l’IFI n’a rapporté  que 1,3 milliard, soit une différence de 2,9 milliards  d’euros. Cette différence de rendement permettait  de financer  les mesures  étudiées dans cette note en faveur  des pauvres,  tout en économisant 600 millions d’euros.

Les chiffres publiés dans cette note N° 50 de l’INSEE nous permettent aussi de mesurer comment, depuis l’arrivée de Macron au pouvoir,  l’appauvrissement des  pauvres pour enrichir les riches est encore plus net  que du temps  où Nicolas Sarkozy était  à l’Elysée. Nous suggérons à l’INSEE de i calculer ce que les plus pauvres ont perdu en pouvoir d’achat depuis  qu’Emmanuel Macron  est devenu président de la République. Ce travail serait  d’une grande utilité pour les associations qui viennent en aide aux plus pauvres et qui reçoivent moins de dons des riches depuis que ces derniers ne sont plus soumis à l’ISF!

Une telle étude permettrait aussi  de mieux comprendre pourquoi le  pouvoir actuel tente de mettre fin au système de retraite par répartition. Il veut  favoriser la mise en place de la capitalisation. Elle permettra aux riches et aux très riches de cotiser individuellement pour la retraite par capitalisation tandis que tous les autres verront leurs droits à  pensions se réduire comme peau  de chagrin.

Gérard Le Puill


  1. Comme près de 6 ménages sur 10 ont trop peu de ressources pour être imposables sur le revenu, nous ne traitons pas dans cet article  le quatrième volet  de cette étude  de l’INSEE consacrée aux impôts

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le souci de MACRON et de ses médias c'est de faire comme si la situation était revenu à la normale et que la contestation de sa contre-réforme était derrière lui.

ERREUR monsieur le président ... des riches  et de super-riches!

Quoique vous fassiez à présent le peuple viendra vous chercher et vous demander des comptes !

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SOURCE :

 

 Les syndicats opposés à la réforme des retraites ont organisé une manifestation inter-régionale à l’occasion de la venue du Président de la République à Angoulême. En bus, en co-voiturage, en train, ils ont tous rendez-vous à la gare d’Angoulême.

La venue du Président de la République en Charente a donné des idées aux syndicats et organisations opposés à la réforme des retraites. Ils ont organisé une manifestation inter-régionale. Depuis Poitiers, la CGT a affrété un bus qui est parti de bonne heure ce jeudi matin, le syndicat Solidaire de son côté a choisi le co-voiturage, d’autres ont pris le train.
Dans le bus parti de Poitiers, il y a des militants CGT, mais aussi de la FSU et quelques Gilets jaunes.

Le but est de se retrouver devant la gare d’Angoulême. Les manifestants savent qu’ils ne pourront pas approcher du convoi présidentiel, mais espèrent se faire entendre d’Emmanuel Macron.

france3-regions.francetvinfo.fr

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
De l'argent, il y en a !!! Dans les caisses d'Unilever !

Jackpot pour les actionnaires, mais pas pour les salariés

Unilever :

Bénéfice net 2019

à 6 milliards d’euros

Et

4,2 milliards d’euros remontés en dividendes !!!

La part de dividende est toujours aussi importante et en augmentation depuis 10 ans !

De l'argent, il y en a !!! Dans les caisses d'Unilever !

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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