SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Loi Avenir professionnel : le CDI Intérimaire généralisé, la précarité institutionnalisée

Parmi les lourds projets que compte la loi Avenir professionnel aka Pénicaud II qui devrait être ré-examinée par l’Assemblée nationale ce mercredi, il y a le CDI Intérimaire, qui n’a de CDI que le nom, et qui est en passe d’être institutionnalisé et généralisé.

Crédit photo : xavierarnau

Le CDI Intérimaire, mis en place sous Hollande était né d’un accord de branche par la suite étendu par arrêté du Ministère du Travail. C’est en 2015, avec la loi Rebsamen qu’il s’était « popularisé », mais à titre expérimental, ayant une possible date d’expiration en décembre 2018. Pour ne pas perdre cet outil de précarisation des travailleurs très avantageux pour le patronat, Muriel Pénicaud l’a ajouté à sa loi Avenir Professionnel. Loi approuvée par l’Assemblée mardi dernier et rejetée par le Sénat mais qui doit refaire la navette pour que les députés donnent le dernier mot, en procédure accélérée.

Après avoir appris que le CDI-I figurait dans le projet de loi Avenir professionnel, Prism’emploi, le patronat de l’intérim avait ainsi déclaré dans un communiqué : « Il s’agit d’un palier important pour le développement de ce contrat qui garantit une sécurité d’emploi aux salariés intérimaires tout en contribuant à l’emploi durable ».

Le « CDI-I » est ainsi, depuis quatre années, la nouvelle poule aux œufs d’or pour le patronat. Les salariés qui sont embauchés par l’agence d’intérim peuvent effectuer des missions en étant payés au SMIC, durant le laps de temps s’écoulant entre chacune d’elle. Si durant les missions, ce sont les mêmes tarifs qui s’appliquent aux intérimaires « classiques », la prime de précarité de fin de mission, elle, saute complètement.

Ce qu’il y a de « CDI » dans le « CDI-I » ? Rien. Mis à part l’assurance – mais à quelles conditions ? – d’avoir un emploi. Et même plus d’un dans ce cas-là. Ce sont aussi évidemment les évolutions de carrière, et donc les augmentations, ainsi que les primes d’ancienneté qui disparaissent du tableau. Le versant « flexibilité », en revanche, est bien assuré puisque l’intérimaire à durée indéterminé est obligé d’accepter les offres d’emploi que lui impose l’agence d’intérim lorsque celles-ci sont dans son domaine de compétence ou d’expertise (3 types d’emplois déterminés avec l’agence à la signature du contrat).

Un avantage que voudrait mettre en avant le gouvernement est la question des congés payés, qui n’ont rien d’un avantage puisque le travailleur cotise pour se les payer. Des congés qui tendent à être d’autant plus imposés dans le cadre du CDI-I, la marge de manœuvre pour choisir quand les poser devenant ainsi extrêmement faible. Sans compter le mépris, l’instabilité et les conditions de travail très dures, avec un rythme qui change constamment.

Ce CDI Intérimaire n’est pas sans rappeler le CDI-projet porté par la ministre du Travail : dans les deux cas, il s’agit de contrats précaires, au niveau du travail comme des rémunérations, qui institutionnalisent cette précarité sans aucune contreparties financières. De la flexibilité en veux-tu en voilà – ou plutôt, en veux-tu ou pas, il n’y a que ça – qui voudrait en plus se payer le luxe d’apparaître comme une « réponse » à la précarité.

Sur le papier et dans les statistiques, quoi de mieux que de pouvoir classer de nouvelles franges de travailleurs précaires, plus de 36 000 CDI Intérimaires ayant été signés en quatre ans, dans la case « emplois stables », et de livrer les travailleurs à un taux d’exploitation toujours plus élevé. Du tout bénéf’ : possible coup de comm’ pour le gouvernement, et main d’œuvre très bon marché et ultra adaptable pour le patronat, avec des contrats les exonérant de plus en plus des charges. En somme une arnaque énorme portée aux nues par un discours vantant le « mieux que rien », le « plus stable que l’intérim », le tout par un gouvernement et un patronat qui cherchent à nous faire croire qu’il n’existe pas d’alternative.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Mardi 31 juillet 2018 : l'explication de vote du groupe "La France Insoumise" par Mathilde Panot sur la motion de censure que “la France Insoumise” a déposée avec les groupes “Gauche Démocrate et Républicaine” et “Nouvelle Gauche”.

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Alors qu'on focalise l'opinion sur l'affaire Benalla, le "gorille" de Macron, celui-ci s'en prend aux bénéficiaires de la pension d'invalidité qui travaillent et qui ne toucheront plus la prime d'activité.Suppression de la prime d'activité : les plus modestes touchés

APF France handicap

Depuis le 1er juillet 2018, les bénéficiaires de la pension d'invalidité qui travaillent ne touchent plus la prime d'activité. Alors que cette aide financière doit soutenir les salariés ayant un revenu modeste, sa suppression injuste laisse beaucoup de foyers dans des situations alarmantes. De nombreux témoignages affluent depuis le début du mois. 

Suppression de la prime d'activité : les plus modestes sont frappés

Même constat pour Sylvie, qui va perdre 160€ / mois et vivra désormais sous le seuil de pauvreté avec 900€ / mois
!
Des pertes de pouvoir d’achat importantes pour des personnes aux faibles revenus qui vont devoir sacrifier certaines dépenses élémentaires liées au logement, à l’alimentation ou encore à la santé.
 
 
 
sandrine.png
Sandrine perd 200 euros par mois
 
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Nadine perd 170€/mois
 
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Solange perd 107€/mois
 
 
 
Nous attendons donc du gouvernement qu'il apporte des solutions contre le non-recours aux aides sociales au lieu de supprimer celles qui ne seraient pas assez sollicitées.
 
L’association rappelle que cette mesure vient s’ajouter à la stagnation voire la dégradation des ressources des personnes en situation de handicap survenue ces derniers mois : la revalorisation annoncée de l’AAH (allocation adulte handicapé) ne concernera pas l’ensemble des bénéficiaires et n’interviendra totalement que fin 2019 ; par ailleurs les bénéficiaires de pension d’invalidité ont déjà été impactés par la hausse de la CSG.
 
Nous nous inquiétons également des autres annonces et projets en cours concernant les APL, les retraites et pensions de réversion ou encore les contrats aidés.
 
Alors que le Président de la République et le gouvernement affirment vouloir lutter contre la précarité, c’est l’accès aux droits qui est réduit pour de nombreuses personnes, les empêchant ainsi de vivre dignement. 
 
Nous attendons de cette stratégie de lutte contre la pauvreté des engagements ambitieux pour lutter enfin contre la pauvreté des personnes en situation de handicap.
 

Alors que le Président de la République est sur le point de présenter une stratégie de lutte contre la pauvreté, cette mesure inacceptable que nous dénonçons depuis plusieurs moisvient d'entrer en application. Avec une perte moyenne de 158€/mois la suppression de la prime d'activité pénalise de nombreuses personnes en situation de handicap aux revenus modestes et en fait même passer certaines sous le seuil de pauvreté !

Depuis quelques jours, nous avons été alertés par de nombreuses personnes qui viennent d'apprendre qu'elles ne bénéficiaient plus de la prime d'activité.
 
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Sylvie perd 160€/mois, Lami perd 235 €/mois, Valérie perd 140€/mois, Sandrine perd 200€/mois...
 
Ainsi, Valérie, titulaire d’une pension d’invalidité et en emploi à temps partiel va perdre 140€ / mois, plus de 10% de ses ressources pour cette maman célibataire. Dénonçant un acharnement, elle a témoigné de sa situation dans un reportage pour le Journal de 20h de France 2 diffusé jeudi 12 juillet 2018.
 
PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com
 

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A l'occasion du vote sur les mentions de censure, en réponse aux arguments des oppositions, le premier ministre Edouard PHILIPPE a lâché  :

 « A la rentrée, nous n'avons nullement l'intention de ralentir.[...] Nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu'au bout de notre projet ! »

C'est à dire poursuite du démantèlement de toutes les garanties sociales, attaque sur les retraites, les privatisations annoncées des aéroports, des barrages hydrauliques ...

Autant dire qu'il est parfaitement inutile d'attendre quoi que ce soit des rencontres au sommet avec le gouvernement ou l'Elysée ou de courir derrière un pacte bidon destiné seulement à un enfumage pour tenter d'empêcher le développement des luttes!

Laissons cela à une CFDT et un Laurent Berger embourbés dans leur effort pour "améliorer les réformes", c'est-à-dire accompagner la casse de nos droits.

Le pouvoir sort affaibli de l'affaire Benalla qui pour beaucoup a commencé à révéler la véritable nature du macronisme!

Plus que jamais, l'heure est à la construction des luttes et à leur convergence!

PAR FSC

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HUFFPOST 

Comment justifier la présence d'Alexandre Benalla aux côtés du couple présidentiel malgré sa "rétrogradation" consécutive aux évènements du 1er-Mai ? "Être sur des images avec le président de la République ne veut pas forcement dire avoir une proximité affective avec [lui]", a expliqué le député Maillard sur BFMTV.

Pourtant le sentiment de "trahison" décrit par Emmanuel Macron n'a visiblement pas altéré la relation de confiance entre lui et Alexandre Benalla. "Vous voyez beaucoup ces agents de sécurité. Je ne suis pas certain [qu'ils] soient tous ses meilleurs amis", estime pour sa part Sylvain Maillard.

Le dialogue entre Emmanuel Macron et son garde du corps, filmé par TMC lors d'une visite présidentielle dans le Puy-de-Dôme en janvier 2018, fait entendre tout le contraire : tutoiement, vannes et invectives affectueuses que l'on ne s'adresse en principe qu'entre bons amis. Ne faut-il pas se sentir suffisamment proche du chef de l'État, à l'instar de ce garde du corps, pour lui répondre en pleine séance d'autographes "Oh le salaud !" ou le traiter en toute décontraction d'"enfoiré"? 

PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Travail gratuit dans l’Indre. Le combat de 5 marocains contre un patron esclavagiste

Nous relayons ci-dessous le récit du combat de cinq bûcherons marocains tenus dans une situation d'esclavage moderne dans le village d'Aigurande (36). Celui-ci nous a été transmis par le collectif de soutien à ces travailleurs immigrés, qui se trouvent actuellement dans une situation des plus précaires tant sur le plan financier que sur le plan sanitaire, en appelant au soutien le plus large, notamment en vue de l'audience qui aura lieu au tribunal des Prud’hommes de Châteauroux ce jeudi, où ils espèrent faire condamner leur employeur.

Nous venons vous raconter l’histoire de cinq marocains, originaires du petit village d’Ouaoumana – Khenifra, lesquels sont dans une situation critique : ils vivent ensemble dans un modeste appartement d’Aigurande (36), sans emploi et sans revenu, la faute à un employeur malhonnête, qui a profité de leur méconnaissance de la législation française pour les exploiter. C’est en toute légalité, avec une autorisation de Pôle Emploi, qu’Hamid, Driss et Mohammed sont arrivés en juin 2017 dans le sud de l’Indre, suivis par Rachid et Mustapha en février 2018. Ils ont entre 31 et 46 ans. Ils sont bûcherons et sont venus travailler pour cet homme car ils le connaissaient et qu’il venait souvent dans leur village.

C’est ainsi que tous les jours de 8h à 18h, ils étaient amenés sur un chantier pour couper du bois, dans l’Indre, en Creuse, en Auvergne, avec seulement 20 minutes de pause pour déjeuner. A la fin de la journée, l’employeur venait les chercher pour les ramener à l’appartement. Et le week-end, il les faisait travailler dans le restaurant rapide qu’il était en train d’aménager.

Ils travaillaient sur les chantiers forestiers sans équipement approprié, sans EPI. Suite à ça, Mohammed se blessera à la jambe avec une tronçonneuse fin octobre 2017. Et après des soins plus que sommaires, il devra regagner le Maroc dans un état de santé alarmant (voyage de retour payé par des amis de son village natal).

Ils ont signé des contrats de 35h, en CDI pour Driss, Mohammed et Hamid, en CDD pour Rachid et Mustapha, qui se sont transformés en véritable esclavage. L’employeur a déchiré ces contrats sous leurs yeux il y a quelques semaines, leur signifiant ainsi la fin de cette collaboration (scène filmée par l’un d’eux). Au final, Hamid n’aurait touché que 1688€ et Driss 2000€ pour un an de travail. Rachid et Mustapha quant à eux auraient perçu la somme de 330€ pour 4 mois de travail.

Aujourd’hui, ils se retrouvent sans ressources. Une action aux Prud’hommes a été engagée, mais ils n’ont aucun soutien des autorités.

Les quatre marocains restés en France sont toujours logés gracieusement par le propriétaire de l’appartement qu’ils occupent à Aigurande. Néanmoins, ils devront le quitter début août, sans solution de repli actuellement. L’électricité leur a été coupée pendant plusieurs semaines et vient tout juste de leur être remise. Ils sont en attente d’une demande de logement social sur la commune d’Aigurande, demande qui ne semble vouloir aboutir. Tous les 15 jours, ils vont se ravitailler à la Croix Rouge pour avoir de quoi manger. Voisins et amis complètent leurs besoins en nourriture et autre.

Après avoir perdu de nombreux kilos depuis leur arrivée en France, leur état de santé continue de se dégrader, sans qu’ils puissent avoir accès à des soins.
Les quatre marocains cherchent activement un nouveau travail afin de pouvoir enfin subvenir à leurs besoins en toute autonomie et se sortir de cette situation inextricable. L’aide et le soutien demandés aux autorités et services sociaux restent vains pour le moment.

Tout cela ne leur enlève pas pour autant leur sourire et ils n’hésitent pas, dans un français qui devient meilleur chaque jour, à raconter leur misère, du jour où leur employeur est venu les recruter au Maroc légalement, jusqu’en France où ils pensaient pouvoir travailler honnêtement et courageusement. Ce ne fut absolument pas le cas, puisqu’après avoir travaillé 7 jours sur 7, sans repos, sans équipement adapté à leur travail de bûcheron, à manquer de tout, ils n’ont reçu qu’une médiocre et infime partie de leurs salaires.

Ils attendent avec impatience d’être reconnus en tant que victimes de cet employeur malhonnête : maltraitance physique et psychologique, intimidation, des heures de travail incalculables, une quasi non rémunération. C’est pour ce dernier fait qu’une audience a lieu au tribunal des Prud’hommes de Châteauroux le 2 août après-midi. Un rassemblement est prévu sur place afin de soutenir ces quatre victimes de l’esclavage moderne.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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SNCF. Pièce de théâtre et répression 

Alors que l’affaire Benalla bat de son plein, à la SNCF les conseils disciplinaires et les sanctions pleuvent suite à 3 mois de conflit très chaud ! Il y en a qui sont payés pendant leur mise-à-pied, pendant que d'autres sont carrément licenciés pour avoir fait grève... Un deux poids, deux mesures qui devient insupportable !

Aujourd’hui peut-on vraiment dire encore que les cheminots sont privilégiés ? Pendant qu’Alexandre Benalla exprime tranquillement son plaidoyer sur le 20h de TF1, à la SNCF les sanctions et conseils de disciplines sont devenus monnaie courante, comme le prix à payer après 3 mois de conflit.

De plus en plus d’entretiens disciplinaires se déroulent durant cet été, avec des cas scandaleux et joués telle une pièce de théâtre aux cas les plus injustes sanctionnant des cheminots qui ont juste fait leur travail mais accusés de « vouloir nuire à la SNCF ». Entre faux témoignages, réalité modifiée voire même mauvaise interprétation volontaire de propos, tout est bon pour la direction afin de sanctionner et réprimer les cheminots grévistes. Un fumigène allumé en manifestation, vaut-il la radiation ? Avoir signalé la présence d’un agent de police sur les voies en appliquant la réglementation avec des preuves fournies par la police elle-même vaut-il la radiation ? Apparemment pour la direction de la SNCF « Oui », avec une détermination à calmer et refroidir les ardeurs de ceux qui se sont montrés les plus combatifs. Aucun mal à briser des vies, des radiations et des sanctions votées à la pelle avec facilité déconcertante. 

Répression anti-syndicale et méthodes de management agressif devenus monnaie courante à la SNCF

Les nombreux cas de répression anti-syndicale et pour faits de grève vont de paire avec des méthodes de management agressif que l’on voit souvent dans les entreprises privées et qui sont de plus en plus en vogue au sein de la SNCF. Cela fait partie des transformations que la direction veut mettre en place, laissant le plus loin possible derrière nous tout ce qui pourrait encore faire que la SNCF se ressemble un tout petit peu à une entreprise de service public. 

C’est une véritable politique managériale à la "France Télécom" qui est à l’oeuvre aujourd’hui à la SNCF, avec discriminations pour travailleur handicapé ou encore appartenance religieuse à la clé. L’objectif est clairement celui de faire taire toute tentative de contestation à la politique de casse du service public menée par la direction et le gouvernement. Ces méthodes ne cessent de broyer des vies, derrières lesquelles ce sont des familles entières qui sont touchées, lorsque cette répression finit en licenciement, ou encore des cas plus extrêmes allant jusqu’au suicide, comme ce fut le cas de notre camarade Edouard Postal en mars 2016.

Mais que font les cheminots et les syndicats pour affronter une telle répression ?

Beaucoup de rassemblements de soutien ont eu lieu la plupart du temps sur appel des Organisations Syndicales, mais avec très peu d’unité entre celles-ci (pour rappel l’UNSA et la CFDT sont sorties de ce conflit et refusent de se mobiliser durant l’été sur le pacte ferroviaire, et encore moins sur la question de la répression). Pourtant, tous les cheminots sont logés à la même enseigne, les syndicats se contentent de défendre leurs propres syndiqués sauf quelques exceptions. La nécessité pour les cheminots de s’organiser et de lutter contre ce type de répression, injuste et dangereux, qui attaque le droit de grève, se fait ressentir. Mais avec des syndicats divisés dans la lutte, la fameuse unité syndicale semble désormais lointaine comme si elle n’avait en fait finalement jamais existé.

Pourtant la majorité des cheminots sont déterminés à lutter contre cette violence punitive, répressive et injuste. Une majorité est sur la même longueur d’onde : il faut soutenir TOUS les collègues qui subissent cette répression et peu importe les étiquettes. De nombreux collègues se sentent en effet concernés par cet acharnement à l’encontre des cheminots et cherchent à se donner les moyens de le contester et de soutenir leurs camarades, quelque soit leur étiquette syndicale. Alors que souvent les organisations syndicales appellent chacune dans son coin à des rassemblements pour défendre leurs syndiqués, les cheminots sont de plus en plus conscients que l’on peut se battre et s’unir sous une bannière cheminote. En réalité, les cheminots sont très nombreux à espérer que les organisations mettent de côté leurs divergences lorsqu’il s’agit de défendre des collègues poursuivis par la direction, qu’ils soient syndiqués ou non.

Une chose est sûre pour les cheminots la lutte continue et ceux-ci refusent de payer le prix de la grève en plus des retenues abusives de salaire. La mobilisation contre le pacte ferroviaire et son application concrète doit et va continuer, et la direction cherche à affaiblir le camp de ceux qui contestent sa politique avec des centaines de cheminots menacés de sanctions diverses et variées. Face à cela, nous devons riposter tous ensemble ! Le mot d’ordre que l’on doit tous porter est simple : S’ils touchent à l’un d’entre nous, c’est nous tous qui sommes attaqués, peu importe les étiquettes ! Tous cheminots, tous concernés !

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Besançon : pendant que Benalla fait le 20h, la répression judiciaire s’abat sur des étudiants

La récente décision du tribunal correctionnel de Besançon, à l’encontre d’un groupe d’étudiants nous rappelle fort à propos que la répression judiciaire, même si elle prend les formes acceptables d'une Justice prétendument impartiale, est tout aussi violentes que le tabassage qui choque en ce moment l’opinion publique. Sept étudiants ont en effet été condamnés à des peines de 3 à 5 mois de prison avec sursis pour avoir envahi le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté en opposition à la sélection en master.

Le 14 février 2017, 19 étudiants de la Faculté de Lettres de Besançon, militants notamment à l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, envahissaient le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté pour empêcher que soit votée en catimini la sélection en master et demander la tenue d’une réunion publique autour de cette décision. L’Université avait alors appelé la police pour réprimer violemment les étudiants, plaqués au sol, menottés et emmenés en garde à vue.

A la suite des événements, l’Université avait publié un communiqué qui fait état de prétendus faits de violence et d’intimidation lors de l’action des étudiants, qui auraient « séquestré » les administrateurs, ce qui justifiait d’en avoir appelé aux forces de l’ordre. Ce récit, pourtant démenti par certaines personnes présentes lors du Conseil d’Administration et par les étudiants eux-mêmes, donnera lieu à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour divers chefs d’inculpation : « séquestration », « rébellion » et « violences volontaires ». La procureure, Edwige Roux-Morizot avait rapidement affiché sa détermination à faire condamner les étudiants en les qualifiant de « terroristes ».

Par la suite, une partie des 19 étudiants avaient été convoquée devant la justice le 8 mars. Si 11 d’entre eux avaient alors accepté un stage de citoyenneté payant comme alternative aux poursuites judiciaires, 7 avaient refusé et été renvoyé en correctionnel. La décision de la justice les concernant est tombé le 27 juillet, et elle s’avère particulièrement lourde pour des faits qui n’ont pas été commis.

Ainsi, comme le rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté, si 3 étudiants ont été relaxés, un étudiant a été condamné « à 3 mois de prison avec sursis pour séquestration », un autre à « 4 mois de prison avec sursis pour rébellion et séquestration », enfin 2 étudiants ont été condamné à « 5 et 3 mois avec sursis pour rébellion, violence à l’encontre de policiers et séquestration » auxquels s’ajoutent des dommages et intérêts. Des peines particulièrement lourdes alors même que de nombreux témoignages et vidéos montrent des étudiants pacifiques, simplement déterminés à s’opposer à la sélection.

Dans un communiqué unitaire, Sud Education, CGT, la FSU et le NPA ont témoigné de leur indignation, mettant en perspective la lourdeur des sanctions avec l’impunité dont jouit encore aujourd’hui Alexandre Benalla. L’accroissement de la répression contre les militants semble en effet aller de pair avec le maintien d’une impunité pour ceux qui, légalement ou illégalement, sont chargés par l’Etat de faire taire la contestation. Nous relayons ci-dessous le communiqué :

"Le verdict est tombé ; les masques aussi !

Les membres du comité de soutien éprouvent un profond dégoût, une complète incompréhension et une vive indignation à l’énoncé du verdict ayant frappé, ce vendredi 27 juillet, une partie des 19 étudiant-es de la “Saint Valentin “ bisontine.

* Dégoût tout d’abord, car il faut rappeler de quoi se sont rendus “coupables” ces militant-es pour mériter de telles peines :
Ils et elles ont occupé, le 14 février 2017, le Conseil d’Administration de LEUR université pour lire un texte dénonçant les conditions de mise en application de la sélection en master et demandant son report avec tenue de réunions pour informer étudiants et enseignants.
* Incompréhension face à l’amplitude des peines infligées à ces 19 militant-es qui ont toujours revendiqué une action commune, menée pacifiquement ensemble : de 3 à 5 mois de prison avec sursis, assortis d’amendes variables.
* Indignation quand on comprend que les plus lourdes peines frappent ceux qui ont un engagement syndical ou politique.
Le comité de soutien est déterminé à rester aux côtés de ces étudiants injustement réprimés pour leur apporter tout son soutien dans cette affaire qui tourne très clairement au procès politique, le pouvoir, d’une façon de plus en plus décomplexée et brutale, cherchant à annihiler systématiquement toute forme de contestation sociale.

Nos organisations demandent à l’équipe présidentielle de l’UFC de revenir sur ses déclarations, en raison même de la situation intolérable que son comportement totalement inadapté et malveillant a engendrée :
- démentir publiquement ses accusations diffamatoires et fallacieuses
- reconnaître l’aspect politique et syndical de l’occupation du CA

Quand on compare les 15 jours de suspension dont a écopé le très proche collaborateur du chef de l’Elysée, filmé le 1er mai en pleine scène d’agression de manifestants, avec les poursuites pénales engagées et les peines prononcées à l’encontre de ces militants étudiants, ces vers de La Fontaine viennent spontanément à l’esprit :
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Le comité de soutien invite tous les personnels, parents et étudiants à se mobiliser dès la rentrée universitaire pour lutter contre cette flagrante injustice.
Laisserons-nous le silence des tongs couvrir le bruit des bottes ?
Nous envisageons toutes les réponses, y compris juridiques, pour obtenir que justice soit faite et les peines abandonnées.
"

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Système universel de "RETRAITE PAR POINTS" : c'est NON ! (CGT-FO-Solidaires)
Système universel de "RETRAITE PAR POINTS" : c'est NON ! (CGT-FO-Solidaires)

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franceinfo

En Chine, la ville de Shenzhen a remplacé tous ses bus par des bus électriques et s'apprête à faire la même chose pour les taxis.

La modernité comme l'avait rêvée Deng Xiaoping dans les années 1980. D'un simple village de pêcheur, Shenzhen (Chine) est devenue une mégapole de 12 millions d'habitants, innovante et de plus en plus propre. Ici, 100% des bus sont électriques. En à peine neuf ans, toute la flotte a été remplacée, une vraie révolution verte : 16 359 bus électriques. La ville économise 345 000 tonnes de carburant et évite de rejeter 1,5 million de tonnes de CO2 chaque année.

Transports publics 100% propre

Tout cela a été rendu possible par la volonté de l'État et de la ville pour passer à une énergie propre. Le géant de l'automobile électrique chinois BYD a remporté cet immense marché. La ville a également décidé d'électrifier tous ses taxis, l'usine tourne à plein régime. Les autorités veulent interdire diesel et moteurs thermiques pour les transports publics. Les 12 000 taxis de la ville seront remplacés d'ici décembre.

Paris, elle, vise une flotte de bus totalement électrique d'ici 2025...

"canempechepasnicolas" :

Une ville de 12 millions d'habitants est ainsi dotée du "tout électrique" en ce qui concerne les transports urbains. Shenzhen  était encore un village en 1980, et la Chine elle-même un pays "en voie de développement"

Grâce à un système politique orienté vers le bien-être de la population, l'érradication de la pauvreté se poursuit. En moins de quarante ans, selon le quotidien britannique "The Economist" :

"La Chine est la championne du monde pour ses efforts visant à réduire la pauvreté"

De fait, selon l’hebdomadaire économique, la misère a été éradiquée dans les grandes villes et a été réduite dans les campagnes. Le nombre de ruraux vivant en dessous du seuil officiel de pauvreté, situé à moins de 2.300 yuans par an (396 euros), a chuté de 775 en 1980 à 43 millions de personnes en 2016 .

Et depuis cette date, les efforts de la Chine populaire se sont poursuivis selon le plan établi par le gouvernement. Et, en même temps, cet Etat est devenu la puissance économique qui rivalise avec celle des Etats-Unis pour la place de champion du monde ! L'exemple de Shenzhen montre le niveau auquel la Chine est arrivé, laissant derrière elle nombre de pays, dont malheureusement la France.

Il est vrai que le pouvoir, par sa politique,  n'a pas en tête l'augmentation des dividendes des actionnaires : la plus-value réalisée irrigue en Chine le développement de l'économie et permet ainsi la hausse continue du niveau de vie de la population. Le service public, sans cesse développé, en est le moteur essentiel.

C'est cet exemple enrage les tenants du Capital, obsédés par le profit privé, constatant chaque jour qu'ils sont distancés par le régime en place à Pékin. 

Jean LEVY

PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Ryanair, une grève sans précédent qui s’organise à l’échelle internationale

Les salariés de Ryanair sont rentrés en lutte contre leur direction exigeant un droit au respect, à de meilleures conditions de travail ainsi que l'application du droit du travail du pays dans lequel ils sont domiciliés. La firme connaît ainsi le conflit le plus important depuis sa création en 1985.

La tempête gronde pour la compagnie aérienne irlandaise. Les conditions de travail misérables et la non-sécurité de l’emploi ont été les provocateurs de deux conflits importants pour Ryanair. Les pilotes irlandais ont lancé le mouvement de grève, qui ont été suivi par les stewards et les hôtesses travaillant pour la compagnie dans différents pays européens comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal et l’Italie.

Les syndicats des quatre pays ont réussi à se coordonner et ont appelé en chœur à la grève mercredi et jeudi – le préavis de grève du syndicat italien ne concernait que le mercredi 25. Cette grève aurait provoqué, selon la direction de la compagnie, l’annulation de 600 vols durant les deux jours. La grève des personnels de cabine a enregistré des taux d’adhésion très important comme au Portugal où 80 % d’entre eux se sont mis en lutte.

Une précarité généralisée

Ryanair est une compagnie aérienne qui s’est fait connaître en proposant des vols à petits coûts partout en Europe. Seulement, ces « bon-plans » qui mettent un Toulouse-Berlin à 10€ ne sont possible qu’avec divers « sacrifices » que veut bien faire la direction irlandaise, sur le dos des employés. Ryanair est très attentif au recrutement de sa main d’œuvre… pour que celle-ci soit aussi à « bas coût » en employant notamment des travailleurs venant de Grèce, Roumanie ou bien d’Espagne.

Chez Ryanair, il n’y a pas de petite réduction, les bouteilles d’eau et les plateaux-repas pendant le vol ne sont pas fournis par l’entreprise mais doivent être achetés par les employés s’ils veulent se nourrir. Les meubles des salles de repos sont issus de financements participatifs organisés par les travailleurs eux-mêmes. La compagnie low-cost ne souscrit à aucune assurance maladie et accident de travail pour leurs travailleurs, les mettant aussi de fait dans une situation où ils risquent de se faire virer s’ils prennent des jours de congé. Summum de la pression managériale, si les employés ne remplissent pas leurs quotas de vente en vol, ces derniers peuvent se retrouver convoqués au siège social à Dublin pour s’en justifier.

Pour rajouter du gris au tableau, les travailleurs de Ryanair se retrouvent sous la législation irlandaise et non du pays dans lequel ils travaillent, les mettant de fait en difficulté lors des démarches administratives avec la compagnie.

Leurs revendications, qui peuvent différer entre pays, se regroupent notamment autour d’une amélioration du salaire qui est de 1000€ pour un débutant, une amélioration des conditions de travail mais aussi la mise des travailleurs sous la législation du pays dans lequel ils se trouvent.

Une détermination à toute épreuve

Les salariés belges abordent leur lutte avec une grande lucidité. Dans une interview pour le journal La Libre Belgique, des hôtesses de l’air se confient « Oui, Ryanair pourrait nous virer avec cette grève … En tout cas, nous n’avons plus peur de faire grève et on ira jusqu’au bout. Si rien ne bouge du côté de Ryanair, on continuera. » Cette détermination ne sort pas de nulle part, entraînées par les traitements infligés ainsi que les multiples affronts et menaces de la direction qui faisait poindre des sanctions comme des suppressions de postes si jamais les syndicats appelaient à la grève.

En effet, les travailleurs se lancent dans la bataille avec la certitude de gagner, car malgré les menaces de licenciement, ils savent que la compagnie est en perte de vitesse et a du mal à garder ses employés qui partent exténués par les conditions de travail. Un ancien de Ryanair, dans une entrevue avec 20 Minutes plaisante sur son expérience dans la boîte « Il paraît que ça fait bien sur un CV. Les recruteurs savent qu’on travaille dur. »

Malgré la détermination des travailleurs et l’impact de la grève, la direction écrit dans ses derniers communiqués qu’elle ne compte pas bouger d’un iota dans ce conflit sans précédent. Si l’exploitation salariale et les pressions vont bon train dans les entreprises pratiquant le « discount » comme Ryanair, où la main d’œuvre est largement féminisée et précarisée, cela ne promet que plus de colère et d’indignation pour faire plier ce géant du low cost.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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