En temps de crise ... et en temps " normal" !
SOURCE ; L'Humanité


Publié par FSC
Syndicat CGT Unilever HPCI France
En temps de crise ... et en temps " normal" !
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Publié par FSC
Les ouvriers de GFT alertent sur la situation de leur usine qui est sur la sellette, un droit d’alerte a été posé pour exiger des réponses, première étape d’un bras de fer qui va s’engager pour éviter un Ford bis.
Crédit photo : PHOTO ARCHIVES FABIEN COTTEREAU : « SUD OUEST »
Depuis plusieurs années, la CGT GFT, alerte sur la situation de leur usine située à Blanquefort ; en effet, la chaîne de production de boîte à vitesse risque de s’arrêter dans les années à venir. Aujourd’hui alors que les doutes se précisent, l’ensemble des syndicats semblent s’éveiller pour enfin essayer d’obtenir des éléments de réponses.
À la veille d’une possible nouvelle catastrophe industrielle dans le bassin industriel bordelais, quasiment un an après la fermeture de l’usine de Ford Blanquefort avec qui les liens étaient étroits, nous revenons sur la situation qui plonge des milliers de familles dans le doute sur leur avenir.
Dès le processus de fermeture de FAI (Ford Aquitaine Industrie), les inquiétudes étaient montées du côté de GFT (Getrag Ford Transmission) et pour cause, les deux usines voisines dépendent du même géant automobile : Ford Motor Company. Dans le cas de GFT, Ford possède la moitié de l’usine, partagée avec le groupe canadien Magna, et reste l’unique client pour les boîtes à vitesse manuelles produites.
Le désengagement et la catastrophe causés par Ford pour plus de 1000 ouvriers de FAI (Ford Aquitaine Industrie) restent dans la tête de toutes et tous. Aujourd’hui la question se pose sérieusement pour l’usine sœur qui emploie un peu plus de 800 ouvriers en CDI, allant jusqu’à 1000 avec les contrats précaires (intérimaires et CDD) et les apprentissages.
Concrètement, il n’y plus de perspective de production à moyen terme. Pour l’instant l’usine continue de sortir des boîtes à vitesse MX65 (utilisées pour le modèle Ford Fiesta, Focus, Puma). Mais les craintes résident dans le fait qu’aucun nouveau produit n’est en perspective pour assurer une continuité de production.
Plus globalement, de nombreux facteurs laissent présager le pire, l’attitude de Ford à l’encontre de l’usine FAI évidemment, une bataille que nous avons suivi avec Révolution Permanente. Ce qui va de pair avec les annonces toujours plus claires de Ford dans son processus de désengagement européen. À cela, s’ajoute évidemment la crise actuelle dans l’automobile et la métallurgie en général.
De plus, les travailleurs ont appris début août que deux lignes de production seront externalisées :
Alors que les congés annuels sont arrivés quand l’usine ferme pendant une partie de la période estivale, et que les réponses suite au droit d’alerte devraient arriver en septembre, cette annonce renforce nécessairement la défiance vis à vis des choix de la direction et de Ford.
La situation du Covid-19 en France pouvait être relativement anticipée notamment au vu d’une courbe très en avance dans les pays frontaliers, en particulier l’Italie et l’Etat espagnol. Dans ces deux états de l’Union européenne, où la propagation du virus a été très forte et avec une gestion catastrophique de la part des gouvernements respectifs, c’est notamment dans les secteurs industriels que se sont créés de véritables clusters. Pendant le confinement, nous menions à partir de Révolution Permanente une campagne pour la fermeture des secteurs non essentiels à la lutte contre le covid, dans un contexte où même les hospitaliers n’avaient pas suffisamment de matériel pour se protéger du virus, tous les secteurs inutiles à la lutte face au covid auraient dû fermer. En Italie, le gouvernement a finalement dû faire marche arrière, après un tragique bilan de morts concentrés dans ces zones industrielles, en imposant finalement la fermeture de ces secteurs industriels non essentiels pendant le confinement, notamment dans l’automobile, et ce grâce à la pression des travailleurs.
La crise du coronavirus a montré que la volonté des capitalistes, main dans la main avec les gouvernements, est d’abord de sauvegarder leurs profits, avant les centaines de milliers de vies qui sont jouées face au risque de maintenir l’activité coûte que coûte : nous écrivions pendant le confinement #StopProductionNonEssentielle !
Au début des annonces de propagation du virus en France et dans le monde, c’est un véritable bras de fer entre la direction et les ouvriers de GFT qui commence. Nous écrivions à ce moment-là à partir d’un entretien avec plusieurs délégués CGT GFT. Après l’annonce du confinement, sous prétexte que Macron n’a pas empêché de travailler, la direction a communiqué que l’usine ne fermerait pas et continuerait de tourner. « Après les annonces sur le confinement, on voyait ce qu’il se passait en Italie, il y avait des cas suspects qui n’étaient pas déclarés, la cantine collective restait ouverte, tout ça faisait un climat bizarre dans l’usine. [...] Des gens parlaient d’eux-mêmes du droit de retrait. » nous racontait Thomas, délégué de la CGT.
Sur 200 personnes qui constituent l’équipe du matin, 180 ouvriers font valoir leur droit de retrait. Par la pression les ouvriers ont réussi à fermer l’usine, mais la direction n’avait pas dit son dernier mot. « Ils ont vu le nombre de gens, qui se sentaient vraiment pas en sécurité, on est tous sortis, ça leur a fait peur. »
Comme en Italie, mais aussi en France dans des secteurs comme l’aéronautique, les ouvriers de GFT ont imposé la fermeture de l’usine pour leur propre sécurité face au virus. Un premier bras de fer gagné par les travailleurs qui ont imposé par le débrayage une première expérience de lutte pour imposer leurs propres conditions de travail, sur fond de pandémie dans le monde entier, où les gouvernements des différents pays ont démontré leur totale incapacité à anticiper et gérer la crise sanitaire, et où la seule volonté des capitalistes s’est matérialisée par le maintien coûte que coûte de l’activité industrielle, pour maintenir leurs profits, au détriment de milliers de vies.
Mais face à cette première bataille gagnée, la direction n’a pas dit son dernier mot. La crise sanitaire et la crise économique qu’elle a commencé à entraîner avec elle, est un bon prétexte pour accélérer les attaques contre les travailleurs et éviter de perdre ses profits. Mi-mai, 70 interims avaient été mis à la porte par la direction, aujourd’hui encore une centaine. Du côté des CDD, ils ne sont pas renouvelés, une cinquantaine quittera l’usine après les congés.
Lors d’une réunion convoquée par la direction de GFT avec les organisations syndicales, les perspectives annoncées sont très préoccupantes pour l’usine. Ce qui est clairement annoncé, c’est que s’il n’y a pas de nouveaux marchés d’ici la fin du contrat en cours, c’est la fermeture de la boîte qui peut être envisagée à l’horizon 2023. En ce sens, les organisations syndicales de GFT ont déjà enclenché la première phase du Droit d’alerte.
Dans une situation où le géant constructeur automobile a déjà fait fermer l’ex Ford Blanquefort (l’usine voisine de GFT), qui comptait plus de 800 ouvriers et 3000 emplois induits, les perspectives restent très inquiétantes pour les travailleurs de Getrag.
La crise économique, qui couvait depuis plusieurs mois voire plusieurs années, est en train d’éclater. La crise sanitaire du Coronavirus aura ainsi été l’élément déclencheur, sans être la source même, d’un cataclysme économique d’une ampleur bien supérieure à 2008.
Avec cette nouvelle crise, le grand patronat se met en ordre de bataille pour faire payer la crise aux travailleurs, promettant un monde de misère par le biais d’un chômage de masse à une hauteur jamais atteinte dans l’histoire. D’après l’Organisation Internationale du Travail (OIT), plus de 300 millions d’emplois pourraient être supprimés dans le monde. Et le secteur de la métallurgie est particulièrement touché, dans l’aéronautique et l’automobile, comme le montre le cas de Renault, dévoilé mi-mai par le Canard Enchaîné, qui envisagerait dans un plan d’économie prévu depuis février, de fermer quatre de ses usines en France (Choisy-le-Roy, de Dieppe, des Fonderies de Bretagne et de Flins).
La crise sanitaire, mais aussi les restructurations que prévoient les constructeurs automobiles avec l’argument de la transition énergétique vers des voitures électriques et hybrides, vont faire de gros dégâts dans l’emploi industriel, dans les effectifs des donneurs d’ordre mais aussi des équipementiers et sous-traitants du secteur. Valeo a récemment annoncé avoir supprimé 12 000 emplois sur le premier semestre 2020, dont 2000 en France. En Allemagne IG Metall annonce une possible perte jusqu’à 300 000 emplois dans la métallurgie. À Barcelone, Nissan a décidé de fermer les portes de son usine. À GFT, ce sont plus de 1000 emplois qui sont en jeu selon les effectifs de 2019.
Le droit d’alerte a été une première étape importante pour lancer la bataille qui va s’ouvrir. Exiger des réponses à travers l’outil du droit d’alerte pourra donner des éléments afin de mieux comprendre la stratégie de la direction de l’usine et en dernière instance de Ford. Mais c’est un plan de guerre qu’il va falloir établir pour remettre en cause les projets de ces patrons et la dynamique générale actuelle. Pour l’instant, c’est seulement la date du 21 septembre que l’on retient pour penser un plan de bataille, date à laquelle est convoqué un CSE extraordinaire pour répondre aux questions des travailleurs sur l’avenir de l’usine.
« Un droit d’alerte, ça permet d’avoir accès en quelque sorte aux livres de compte, bien qu’on ait eu l’expérience de la fermeture de l’usine voisine de l’ex-Ford qui n’a pas donné l’accès à tous les documents. Il faut le prendre comme un point d’appui pour la mobilisation, même s’il n’est pas suffisant à lui tout seul, ce sont des informations non contestables qui nous permettent de préparer le terrain » nous dit Gilles, délégué CGT GFT au bout du fil pour décrire la situation.
Fin juillet, des élus de la métropole bordelaise ont envoyé une lettre ouverte à Bruno Le Maire, ministre de l’économie, pour alerter sur la situation de l’usine. Cet appel a été lancé à Bercy par différentes personnalités politiques locales dont Pierre Hurmic (nouveau maire de Bordeaux), Véronique Ferreira (maire de Blanquefort), Alain Rousset (président de la région Nouvelle-Aquitaine) et Alain Anziani (président de la métropole de Bordeaux). Un coup médiatique remarqué, qui a le mérite d’avoir mis la lumière sur la situation de l’usine. Sur le ton donné et les commentaires à la presse, bien que la plupart des observateurs semblent voir la problématique d’une fermeture à venir, on parle de “vigilance” ou encore “responsabilité des autorités publiques”, peu de perspectives pour les milliers d’emplois en jeu. Si Véronique Ferreira parle de faire front commun, c’est bien qu’elle ne souhaite pas être l’élue qui endosse (en partie) la responsabilité de deux fermetures successives.
Si la médiatisation de la situation est une étape, on reste au stade de l’interpellation. Une interpellation à des politiques qui n’ont jamais rien fait pour sauver les milliers d’emplois que représentent ces usines. On ne peut se fier à ces paroles, souvent en l’air.
De plus, on ne peut que s’attrister du discours tenu par Olivier Escots, adjoint au nouveau maire et président du “groupe communiste” (PCF), qui lors du Conseil métropolitain du vendredi 24 Juillet, a rappelé son inquiétude, sa solidarité, son engagement, … pour les travailleurs de GFT. Un beau discours certes, mais que l’on ne peut pas détacher d’un récent vote du même élu à l’encontre de Philippe Poutou, ex-ouvrier de Ford Blanquefort, lors d’un conseil municipal. En effet, quelques jours plus tôt lors d’élections internes au conseil municipal pour différents organismes de la métropole, alors qu’un choix s’imposait entre Philippe Poutou et des élus de droite, la quasi-totalité des conseillers municipaux de la nouvelle majorité, comprenant les 3 membres du PCF (dont M.Escots) ont voté pour la droite, faisant barrage à Philippe Poutou, porte parole du NPA. On ne peut donc que considérer comme veine les quelques paroles de soutien de ces élus quand une semaine plus tôt ils ont fait barrage à un ancien ouvrier de l’usine de Ford.
Au delà de ces discours, on pourra espérer que les différentes instances locales apportent à minima un soutien matériel, comme les prêts de salles municipales qui avaient été fait pour les concerts de soutiens à FAI. Même si comme le proposait notamment le programme de Bordeaux en Luttes, un véritable panel de mesures est possible même localement : cela passe par la suppression des aides publiques aux multinationales, mais aussi l’expropriation sans indemnisation des entreprises qui licencient, dans l’objectif de mettre l’outil de travail sous contrôle démocratique des salariés, qui sont autant de mesures qui visent à empêcher les entreprises de faire payer aux travailleurs les frais de leur système capitaliste, basé intrinsèquement sur le profit. La mairie pourrait également s’engager à subventionner les travailleurs ayant repris leur outil de travail.
Si les dernières mobilisations comme le mouvement contre la réforme des retraites a montré la nécessité d’unir les forces par la coordination des secteurs pour frapper plus fort, alors que l’usine de GFT est relativement isolée, plusieurs travailleurs de GFT notamment de la CGT sont systématiquement présents dans les rassemblements de la région.
Que ce soient dans les mobilisations des hospitaliers post déconfinement, mais aussi contre le licenciement injuste de Céline à la Monnaie de Pessac, ou encore dans la première mobilisation de l’aéro à Bordeaux qui prépare la rentrée où les licenciements vont être très importants.
Une attitude exemplaire à répéter pour les prochaines mobilisations : dès septembre, où la crise économique va être plus dure et frapper de plein fouet les ouvriers du secteur de la métallurgie notamment comme c’est annoncé, c’est par la coordination à la base, et la convergence, que l’on pourra construire un véritable mouvement d’ensemble qui puisse construire un rapport de forces contre le chômage et l’austérité pour faire plier le gouvernement et les directions des constructeurs de multinationales qui cherchent à faire payer le prix de la crise aux travailleurs.
Alors que le CSE extraordinaire convoqué par la direction de GFT sera le 21 septembre ; aujourd’hui, la seule perspective de mobilisation nationale en vue est le 17 septembre appelé par la CGT et Sud : une mobilisation tardive, alors que les fermetures de boîtes et suppressions de postes se font déjà par vagues depuis plusieurs mois. Si le 17 a une réalité, la date doit se donner l’objectif de construire un grand mouvement d’ensemble contre les licenciements. A Bordeaux, cette mobilisation doit servir de point d’appui pour les travailleurs de GFT et leurs soutiens afin de préparer la bataille contre la fermeture.
Celles-ci, qui ont été totalement muettes pendant le confinement et le cœur de la crise sanitaire, alors que des milliers de travailleurs précaires se faisaient licencier du jour au lendemain, tandis que d’autres étaient contraints de continuer à travailler sans mesures de protection, ont démontré ces derniers mois un rôle totalement léthargique, alors même que plusieurs initiatives à des niveaux locaux de travailleurs ont réussi à imposer un rapport de forces pour imposer des mesures sanitaires ou même la fermeture. Si le 17 septembre est une date déjà bien tardive, il faut que le mouvement ouvrier prépare la contre-offensive par une vaste riposte sur le terrain de la lutte des classes, et un plan de bataille unitaire contre les licenciements qui sont déjà annoncés dans certains secteurs.
Un impératif pour que la crise ne soit pas payée par les travailleurs, qui doit s’articuler à une série de revendications telles que la fin des contrats précaires, la nationalisation sous contrôle ouvrier de l’ensemble des entreprises qui menacent de fermer leurs portes, l’augmentation sans délai des salaires à hauteur de 1800€ net et l’interdiction pure et simple des licenciements.
Autour de GFT, il faudra lever un grand plan de soutien massif, du mouvement ouvrier mais aussi de la jeunesse, des organisations politiques, pour que le rapport de forces puisse être favorable aux ouvriers, contre les licenciements et la fermeture. Et ce dans l’objectif d’imposer des perspectives qui ne soient pas celles de payer les frais de la crise et de la soi-disante transition énergétique.
C’est seulement par l’obtention de ces revendications qu’il sera possible d’éviter que les travailleurs ne paient la crise, et même d’ouvrir la voie à une réelle alternative de société, pour que le monde de demain ne soit pas plus terrible encore que le monde d’hier.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Son pote Emmanuel Macron l'avait dit: "Pour trouver du boulot, il n'y a qu'à traverser la rue". C'était d'ailleurs ainsi que l'ex-gérant d'une grande banque d'affaires était devenu secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Hollande président, puis éminent ministre toujours sous Hollande président, et enfin placé aux affaires du patronat dans ce même palais de l'Elysée. Comme quoi, aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années.
François Bayrou, maire de Pau, semblait tourner en rond, loin des ors de la République. Il était pourtant le patron du Modem, supplétif du groupe macroniste à l'Assemblée nationale. Il avait été un brillant mais éphémère ministre de la Justice de son pote Macron. Ben oui, Un mois plus tard, cité dans l'affaire des assistants parlementaires du Modem au Parlement européen, il avait pris la porte du conseil des ministres. En 2019, il était mis en examen pour "complicité de détournements de fonds publics" dans cette affaire. Attention, inculpé comme on disait autrefois, ne signifie pas coupable.
Bref, François Bayrou s'emmerdait un peu vu son grand talent au service de l'Etat. Il fut député, parlementaire européen, patron du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, ministre de l'éducation nationale. Et avec les pensions de retraite qui vont avec.
Alors, il a traversé la rue. Son pote Macron, ça tombe bien, lui a ouvert la porte de Haut-commissaire au Plan pour "imaginer la France dans 10, 20, 30 ans" selon les médias aux ordres. Attention, il ne siègera pas en conseil des ministres. Il aura ses propres bureaux pour bosser en toute indépendance.
Ce poste de Haut-Commissaire au plan lui permet de rester maire de Pau, car le cumul des mandats n'est pas interdit pour un tel poste. Merci qui?
En revanche, pour tous les autres chômeurs ou travailleurs précaires :
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

De passage à Châtellerault, François Roche, délégué du CSE d’Airbus Helicopters à Marignane, est venu apporter son soutien aux salariés de Mecafi Nexteam frappés par un vaste plan social.
Il est élu CGT au sein d’Airbus Helicopters à Marignane, à côté de Marseille. Et au cœur de ce mois d’août, il est venu apporter son soutien aux salariés de Mecafi Nexteam à Châtellerault, où un vaste plan de licenciements (1) a été annoncé début juillet.
Lui, c’est François Roche, qui siège au CSE d’Airbus Marignane, un mastodonte de 9.000 salariés, plus gros employeur du quart sud-est de la France. Mecafi Châtellerault fabrique des aubes de réacteur pour le Leap, moteur d’avion dernière génération de la firme française Safran, qui équipe Boeing et Airbus.
« Les sous-traitants ont un rôle absolument fondamental »
À Marignane, le groupe Nexteam (Marmande), propriétaire de l’entreprise châtelleraudaise, fournit également des pièces pour les hélicos. « Outre mon mandat syndical, je suis mécanicien, souligne François Roche. Je monte des pièces Nexteam. Ce sont des pièces critiques, des arbres de liaison. Je veux dire à travers ça que les sous-traitants ont un rôle absolument fondamental pour l’industrie aéronautique. »
Le syndicaliste CGT a sa propre analyse sur le plan social qui frappe Mecafi Nexteam. « La fusion Nexteam/Mecafi (NDLR : en juillet 2018R) a été voulue par Airbus qui désire avoir des sous-traitants costauds et pas chers. Les grands donneurs d’ordre Safran, Airbus et compagnie veulent faire baisser absolument les coûts. La crise, elle existe, on ne la nie pas mais c’est aussi un prétexte. Par exemple, il n’y a pas d’annulation des commandes chez Airbus, juste des reports. »
François Roche se veut également très critique sur la question des aides publiques, dont a pu bénéficier par exemple Mecafi. « Les aides au patronat, ça ne sert pas à sauver les emplois, c’est pour servir les bénéfices, fustige-t-il. Au passage, tous les bénéfices accumulés depuis des années, c’est valable pour Mecafi, devraient servir à préserver l’emploi. »
Présent quelques jours à Châtellerault, l’élu CGT indique avoir eu des contacts avec les élus de l’entreprise châtelleraudaise. Il annonce qu’une réunion d’échanges est prévue en fin de semaine à l’union locale CGT avec les délégués de Mecafi « et peut-être les gens de Safran ». « On observe des attaques massives contre les salariés. Ce n’est pas seulement un problème dans l’aéronautique, c’est un problème de fond. La solution vient des salariés eux-mêmes. Il faut une lutte d’ensemble », plaide-t-il.
(1) 242 suppressions de postes, la moitié des effectifs.
Publié par FSC
Paru sur blog Mediapart
16 août 2020 Par Steven Greenhouse
Aux États-Unis, le taux d’approbation des syndicats par le public a quasiment atteint son plus haut niveau en cinquante ans. Les travailleurs sont furieux du traitement insensible qu’ils ont reçu sur leurs lieux de travail durant la pandémie.
À la mi-mars, quelqu’un m’a demandé si le Covid-19 allait susciter une vague de syndicalisation. Ma première réaction a été négative. Comment les travailleurs pourraient-ils se syndiquer, alors qu’il y a toute cette distanciation physique et que les gens ne peuvent même pas se réunir en groupe ? De plus, je pensais que les travailleurs seraient tellement effrayés par les horreurs de la pandémie qu’ils ne penseraient pas à se syndiquer.
Cette réaction était peu clairvoyante. Je n’avais pas réalisé à quel point de nombreux travailleurs seraient furieux de la manière insensible, voire impitoyable, avec laquelle leurs entreprises les ont traités pendant cette crise.
De nombreux employeurs n’ont pas levé le petit doigt pour fournir des masques ou du désinfectant pour les mains. Beaucoup de ces travailleurs furieux ont reconnu que le moyen le plus sûr d’obtenir de leurs employeurs la protection dont ils avaient besoin était l’action collective.
Nous avons observé ce genre d’action chez Amazon, McDonald’s, Domino’s, Instacart, Perdue Farms, Whole Foods, et dans de petites épiceries comme MOM’s Organic Market à Philadelphie. De nombreux travailleurs ont intégré la distanciation physique dans leurs combats : ils se tenaient à un mètre de distance lorsqu’ils manifestaient sur leur lieu de travail ou utilisaient des voitures pour bloquer le drive-in de leur McDonald’s.
Manifestation en mai devant un entrepôt d'Amazon près de New York pour dénoncer les conditions sanitaires. © Stephanie Keith/Getty Images North America/AFP Manifestation en mai devant un entrepôt d’Amazon près de New York pour dénoncer les conditions sanitaires. © Stephanie Keith/Getty Images North America/AFP
Beaucoup de ces travailleurs voteraient sans doute pour rejoindre un syndicat demain s’ils le pouvaient (même si le National Labor Relations Board [Conseil national des relations du travail – ndlr] antisyndical de Trump a temporairement suspendu toutes les élections des syndicats, fin mars).
Mais on ignore toutefois si toute la colère et l’activisme inspirés par la crise liée au coronavirus vont se traduire par une augmentation du nombre de syndiqués. La raison principale pour laquelle ce ne serait pas le cas est ancienne : lors des élections de syndicalisation aux États-Unis, les règles du jeu penchent fortement en faveur des entreprises et contre les travailleurs qui cherchent à s’organiser.
Dans une étude, Kate Bronfenbrenner, de l’université Cornell, a découvert que les entreprises utilisent souvent des tactiques d’intimidation pour contrecarrer les campagnes de syndicalisation. Dans son analyse qui portait sur les élections de syndicalisation supervisées par le NLRB entre 1999 et 2003, 57 % des entreprises ont menacé de fermer leurs portes si les travailleurs votaient pour se syndiquer, tandis que 47 % ont déclaré qu’elles réduiraient les salaires ou les avantages.
Mme Bronfenbrenner a également constaté que 34 % des entreprises ont licencié illégalement des partisans du syndicat, 28 % ont tenté d’infiltrer illégalement le comité d’organisation du syndicat et 22 % ont utilisé illégalement des « pots-de-vin et des avantages spéciaux » pour encourager les travailleurs à voter contre le syndicat. Une autre étude sur les élections de 2016 et 2017 a révélé que les entreprises ont licencié près d’un travailleur de base sur cinq qui avaient mené des campagnes de syndicalisation.
L’inclinaison conservatrice du pouvoir judiciaire fédéral rend la syndicalisation encore plus difficile.
Non seulement les employeurs exigent souvent que les travailleurs entendent des consultants antisyndicaux et regardent des vidéos antisyndicales, mais ils ont également le droit d’interdire aux organisateurs syndicaux de mettre le pied sur le terrain de l’entreprise, grâce à un arrêt de la Cour suprême de 1992 qui a exalté les droits de propriété privée bien au-delà des droits et des préoccupations des travailleurs.
En vertu de cet arrêt, les employeurs peuvent même interdire aux organisateurs de mettre des tracts sur les pare-brise des parkings des employés.
Pendant la pandémie, de nombreux employeurs restent plus agressifs que jamais dans la lutte contre les syndicats. Amazon semble avoir fait tout son possible pour signaler qu’il ne tolérera pas les efforts de syndicalisation. L’entreprise a licencié Christian Smalls, le fer de lance d’une grève des employés de son entrepôt de Staten Island qui estimaient qu’Amazon faisait bien trop peu pour les protéger du virus.
Amazon a également licencié Bashir Mohamed, le principal militant ouvrier d’un entrepôt du Minnesota, ainsi que deux employés techniques de Seattle qui militaient ouvertement en faveur du climat et avaient critiqué les conditions de sécurité dans les entrepôts.
Whole Foods, une filiale d’Amazon, a créé une carte thermique qui utilise vingt-cinq paramètres, dont les niveaux de diversité et le nombre de plaintes concernant la sécurité, pour savoir quels sont les magasins les plus exposés au risque d’activité syndicale.
Le 31 mars, le PDG de Trader Joe’s a envoyé une lettre antisyndicale à tous les employés, tandis qu’un employé de Trader Joe’s à Louisville a déclaré que l’entreprise l’avait licencié pour avoir exprimé des préoccupations en matière de sécurité concernant le Covid-19 sur sa page Facebook.
Tout cela s’est produit après que Google a licencié quatre dirigeants syndicaux qui faisaient la promotion de l’action collective et après que le chouchou de la technologie, Kickstarter, a soudainement licencié plusieurs membres de son comité d’organisation syndical (Kickstarter a déclaré qu’ils n’avaient pas été licenciés en raison de leur soutien à un syndicat).
Les perspectives de syndicalisation ne sont pas si sombres. L’explosion des débrayages et des arrêts de travail liés à la crise du coronavirus survient après la plus grande vague de grèves depuis les années 1980 : les grèves #RedForEd de 2018-2019, ainsi que des arrêts de travail majeurs chez General Motors, Marriott et Stop & Shop.
Le taux d’approbation des syndicats par le public a quasiment atteint son plus haut niveau en cinquante ans. Il y a également eu une vague de syndicalisation parmi les professeurs adjoints, les étudiants diplômés, les journalistes de la presse écrite et numérique, les employés des musées, les infirmiers, les travailleurs des magasins de cannabis et les employés des organisations à but non lucratif.
Un autre développement bienvenu pour le monde du travail est que les candidats démocrates à la présidence ont présenté, cette année, les plans les plus ambitieux pour reconstruire les syndicats depuis des décennies, mettant peut-être fin à une longue période pendant laquelle le parti a considéré le travail comme allant de soi.
Les candidats démocrates se sont succédé et ont semblé réaliser (ou agir comme s’ils venaient de réaliser) que si la stagnation des salaires doit prendre fin, si l’inégalité des revenus doit être réduite, si les démocrates doivent reconquérir le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin, il sera alors vital de renforcer le mouvement syndical.
Il est difficile de savoir si le candidat présumé Joe Biden pense ce qu’il dit à propos de la lutte acharnée pour reconstruire les syndicats ; une chose est sûre, les travailleurs bénéficieraient d’une majorité démocrate au NLRB, qui vient avec le contrôle de la Maison Blanche.
Dans une vidéo d’un débrayage dans un entrepôt d’Amazon à Chicago, une travailleuse courageuse a déclaré : « Il ne s’agit pas d’employés paresseux d’Amazon. Nous voulons travailler. Nous voulons travailler dans des installations propres. Nous voulons travailler dans un endroit sûr, où nos enfants et nos familles seront en sécurité. Comment pouvons-nous être des travailleurs essentiels, alors que nos vies ne sont pas essentielles ? »
Elle a exprimé un point crucial : dans une société où les entreprises s’efforcent sans relâche de maximiser les profits et la productivité, l’action collective est de loin le moyen le plus efficace pour les travailleurs d’amener les employeurs à répondre à leurs besoins impérieux.
La plupart des dirigeants d’entreprise ne se soucient guère de savoir si leurs employés ont voix au chapitre au travail. C’est aux travailleurs du pays de faire entendre leur voix auprès de leurs employeurs, haut et fort. Il n’y a pas de moment plus urgent pour le faire qu’au cours d’une pandémie épouvantable où de nombreux travailleurs sont morts parce que leurs entreprises n’ont pas pris les précautions de sécurité adéquates.
Publié par FSC
SOURCE : le site unité CGT

En Bolivie, les blocages des routes qui ont débuté le 3 août à l’appel de la Centrale Ouvrière Bolivienne (affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale) et des organisations sociales ne faiblissent pas, paralysant l’activité économique et politique du pays.
Depuis 10 jours, des dizaines de milliers d’ouvriers, de paysans, de citoyens participent aux blocages et aux manifestations et réclament la tenue des élections le plus tôt possible.
BOLIVIE DEBOUT !
Le pays se soulève de façon spectaculaire face au pouvoir illégitime qui a décidé de reporter pour la 3e fois les élections, officiellement en raison du Covid ! Une grève générale a été lancée et de nombreux axes routiers sont bloqués. La “présidente” actuelle de la Bolivie, Jeanine Anez, est à la tête du pays à la faveur d’un coup d’état contre Evo Morales, le tout avec l’aval et le soutien des USA.
De l’autre côté de la barricade, les soutiens au régime pro-fasciste de Jeanine Anez, la présidente par intérim, multiplient les déclarations martiales, et n’hésitent pas à envoyer des milices paramilitaires pour débloquer les routes.
La Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) et les organisations sociales et politiques qui composent une coalition dénommée « Pacte d’unité » exigent que les élections aient lieu le 6 septembre et non le 18 octobre comme l’a récemment annoncé le Tribunal électoral suprême bolivien, reportant ainsi pour la 3e fois les élections sous le prétexte fallacieux de la crise du coronavirus.
Une bourgeoisie bolivienne fébrile
La situation politique pourrait en réalité très vite déborder. Jeanine Añez, l’actuelle présidente par intérim, n’a jamais été élue par le peuple ; sa légitimité et sa popularité sont inversement proportionnelles à celles dont bénéficient encore les syndicalistes et les dirigeants socialistes boliviens écartés du pouvoir par le coup de force de novembre 2019.
Au sein de la bourgeoisie locale, certains estiment que le nouveau pouvoir imposé par le coup d’Etat ne pourra tenir dans la durée. Et encore moins affronter le verdict des urnes. En conséquence, certaines fractions de la classe dirigeante s’affirment en faveur d’une réponse brutale, militaire et sécuritaire face aux manifestations/grèves/blocages.
Marco Pumari, candidat à l’élection présidentielle, a par exemple déclaré : « Qu’attendent les autorités pour déclarer l’état de siège dans le pays ? Et qu’une fois pour toutes, l’armée et la police prennent le contrôle. ». Pour casser les blocages et la dynamique de l’opposition sociale, le gouvernement a également déposé le 11 août une série de plaintes à l’encontre des principaux dirigeants syndicaux et politiques, les accusant de « terrorisme et génocide ».
La plainte concerne au total 12 personnes, notamment le dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), Carlos Huarachi, et les deux candidats à la présidence et à la vice-présidence présentés par le parti d’Evo Morales, le MAS, à savoir Luis Arce et David Choquehuanca, a annoncé le procureur de La Paz.
Dans une interview accordée au journal argentin Pagina12, Juan Carlos Huarachi, de facto principal opposant au régime fasciste, a dénoncé l’application de décrets gouvernementaux qui « vont à l’encontre de toute une population qui réclame des soins de santé, l’éducation, [ou qui concernent] la question de la production [industrielle] et de l’économie ».
Le secrétaire général de la COB a également affirmé que le peuple bolivien se mobilisait pour demander le respect de la démocratie. « Aujourd’hui plus que jamais, ce gouvernement s’est de facto démasqué comme un gouvernement fasciste et dictatorial », a-t-il ajouté, précisant que l’objectif du gouvernement était de « piller, de privatiser et de vendre nos ressources naturelles. »
« C’est la question sous-jacente, c’est la raison pour laquelle ils suspendent les élections avec de faux arguments. En réponse, le peuple demande des élections pour revenir à un gouvernement démocratique en Bolivie. », a encore insisté le leader syndical.
L’oligarchie parviendra-t-elle à se maintenir au pouvoir ?
Il y a une dizaine de mois, le président Evo Morales et son gouvernement étaient contraints en novembre 2019 de quitter le pouvoir face à une coalition des droites s’appuyant sur une pression internationale maximale, des groupes paramilitaires fascistes locaux et une recrudescence des manifestations hostiles au parti MAS (Mouvement vers le Socialisme) à la tête du pays depuis une dizaine d’années.
On se souvient notamment des accusations mensongères de fraude électorale contre Evo Morales après la victoire de ce dernier aux élections d’octobre 2019. Ces accusations, soi-disant documentées, sourcées et validées par la presse occidentale, avaient servi de détonateur pour manipuler certains blocs du peuple, dupés par la bourgeoisie bolivienne et internationale. Le dossier « prouvant » la fraude a depuis été reconnu comme un fake… après le renversement d’Evo Morales, forcé de s’exiler face au risque d’une arrestation arbitraire et d’une exécution sommaire.
Si les tensions se concentrent aujourd’hui autour de la date de l’élection présidentielle, de nombreux Boliviens estiment également que la gestion de la crise sanitaire et économique – par un pouvoir politique particulièrement corrompu, que personne n’a élu, et qui ne représente donc au final que lui-même – est tout simplement catastrophique.
Quelques rappels factuels
Pendant 14 ans, le gouvernement du MAS a assumé le contrôle des ressources naturelles, augmenté le salaire minimum de 440 à 2060 bolivianos et le revenu par tête de 1120 dollars à 3130, élevé l’espérance de vie de 64 à 71 ans, réduit la misère de 38 à 17%, le chômage de de 8,1 à 4,2% et la dette publique de 52 à 24% du PIB.
Le MAS a par ailleurs abaissé l’âge du départ à la retraite de 65 à 58 ans avec prise en compte de la pénibilité à partir de 50 ans. Evo Morales et son gouvernement ont par ailleurs mis en place le minimum vieillesse (Renta dignidad), des allocations familiales (bon Juacinto Pinto), la construction d’écoles d’infrastructures et de route dans des endroits dépourvus.
Les médecins cubains, invités dans le cadre de la coopération entre l’Etat plurinational de Bolivie et l’île socialiste de Cuba avaient également pu, avant d’être chassé manu militari par les nouvelles autorités boliviennes à la veille de la catastrophe sanitaire de la pandémie de coronavirus, apporter un soutien important à la population et au système de santé local.
La Bolivie d’Evo Morales – premier président indien d’Amérique latine – se présentait également comme un pays pionnier en matière de reconnaissance des droits des peuples autochtones. Bien qu’insuffisantes, les mesures prises par le MAS ont permis aux peuples autochtones de voir leurs droits reconnus, promus et protégés dans un pays dominé depuis son indépendance en 1825 par une élite « blanche » jusqu’à la première victoire électorale du MAS en 2005.
Le retour au pouvoir en novembre 2019 des franges les plus réactionnaires, capitalistes et racistes du pays, sonne ainsi comme la revanche de l’oligarchie bolivienne (et de ses alliés étrangers) sur des populations historiquement méprisées par cette élite : les peuples autochtones, les paysans, les ouvriers, les femmes… Néanmoins, la « divine surprise » de novembre 2019 pourrait se retourner contre l’oligarchie si le peuple bolivien le décide et balaye les représentants de cette élite, par les urnes ou par la rue.
Affirmons notre soutien syndical et sans faille, aux forces sociales et populaires et à la Centrale Ouvrière Bolivienne, en première ligne pour la démocratie face au pouvoir !
La dictature d’Anez doit tomber ! Ne laissons pas la Bolivie devenir un nouveau Chili !
Publié par FSC
UPR
De plus en plus de Français ne comprennent plus les directives du gouvernement. Il durcit semaine après semaine l'obligation du port du masque après l'avoir déconseillé lorsque l'épidémie battait son plein, et alors qu'« en même temps » il vient de lever l'état d'urgence sanitaire. Il est difficile de faire confiance à l’exécutif après tant de mensonges d'État, mais la moindre pensée critique est présentée par les médias comme un sacrilège.
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
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Le gouvernement réautorise les pesticides «tueurs d’abeilles»
http://arnaudmouillard.fr/20…/…/14/pesticidestueursdabeilles
Sous la pression de l’industrie sucrière, affectée par le développement d’une jaunisse dans ses cultures, le gouvernement a autorisé le retour, jusqu’en 2023, de ces pesticides nocifs pour les abeilles.
Les néonicotinoïdes sont ces pesticides «tueurs d’abeilles» qui n’étaient plus autorisés dans les cultures en France depuis le 1er septembre 2018, suite à la loi biodiversité de 2016. Un texte défendu à l’époque par l’actuelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, alors secrétaire d’Etat à la Biodiversité sous François Hollande.
L’assouplissement prévu de la loi a été vivement critiqué par les écologistes mais aussi par certaines personnalités de la majorité, dont l’ancienne secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson.
Contrairement aux arguments avancés par des syndicats agricoles, l’usage des insecticides systémiques a un impact sur la biodiversité, comme l’attestent de nombreux travaux scientifiques.
Pollution des sols, pollution des eaux, menace pour les abeilles… Les néonicotinoïdes sont aussi un danger pour la biodiversité. « Ils n’auraient jamais dû être homologués du tout, dès le départ, dès les années 1990. C’est l’ensemble de la plante qui va être baignée dans l’insecticide pendant toute sa vie. Tous les insectes qui vont passer par là, qui vont venir butiner et piquer, vont se retrouver tués. Ou très affaiblis si la dose est insuffisante, mais ça suffit pour faire péricliter les colonies d’abeilles », s’insurge François Veillerette, directeur de Générations futures. Quelques jours après les annonces du gouvernement, les producteurs de maïs ont aussi demandé des dérogations.
En résumé, en 2016, Barbara Pompili annonçait la fin de ces insecticides tueurs d’abeilles en 2020, "quoi qu’il arrive" . Aujourd’hui ministre de la Transition écologique d’Emmanuel Macron, elle rétropédale.
* Dessin signé Allan Barte
Publié par anti-K

La nouvelle est tombée sur le site de La Provence ce vendredi midi. Après le rassemblement des salariés, lecteurs et amis de notre journal, jeudi, l’offre hostile Serfati/Niel ne sera pas déposée.
« Nous sommes très satisfaits de cette annonce, la lutte paie, nous attendons ce vendredi soir pour être certains qu’aucune autre offre hostile ne sera déposée », indique Emilie Parente, déléguée syndicale CGT et élue du personnel.
« Nous remercions tous nos soutiens et les appelons à construire la suite avec nous », conclut-elle.
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Soulagement au sein de notre journal : c’est officiel, une seule offre est en lice pour la reprise de La Marseillaise, il s’agit de celle portée par le groupe Maritima Médias. Après l’annonce par Jean-Christophe Serfati, PDG de La Provence, ce vendredi, de sa décision de ne pas déposer l’offre qu’il avait travaillée avec Xavier Niel et que les salariés jugeaient hostile, c’est une nouvelle phase dans laquelle entre La Marseillaise. En effet, cette offre qui a d’ores et déjà fait la preuve de son sérieux pourra être consolidée jusqu’à l’audience prévue le 22 septembre au Tribunal de commerce.
« C’est une très bonne nouvelle. Maintenant s’ouvre une nouvelle étape pour l’avenir du journal, nous allons pouvoir engager des discussions approfondies pour aller dans le détail de l’offre », réagit Emilie Parente, déléguée syndicale CGT de La Marseillaise et élue du personnel.
Une lettre d’engagement de Michèle Rubirola, maire écologiste de Marseille, a été jointe au dossier déposé. Elle prévoit une participation à hauteur de 20 000 euros dans la société coopérative d’intérêt collectif qui sera elle-même actionnaire de la SAS aux côtés de Maritimas Médias et d’investisseurs privés.
« La Ville de Marseille souhaite ainsi par ces engagements vivement contribuer à la réussite du plan de reprise présenté devant votre Tribunal du Journal La Marseillaise dont la continuité apparaît indispensable au respect du pluralisme de l’information locale, dans l’intérêt général des Marseillaises et des Marseillais », écrit Michèle Rubirola. Un engagement qui témoigne après celui de la Ville de Martigues et d’autres collectivités, d’un attachement fort au pluralisme et d’une reconnaissance de la solidité du projet. Renaud Muselier, président LR de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait pour sa part annoncé l’engagement de la collectivité sous la forme d’une subvention. « Je salue la décision de Michèle Rubirola, à l’instar de celle de Renaud Muselier, et j’enjoins toutes les collectivités attachées au pluralisme à s’inscrire dans ce projet selon les modalités qu’elles jugent les plus pertinentes », conclut Emilie Parente.
Publié par FSC
552419
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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