Syndicat CGT Unilever HPCI France

De passage à Châtellerault, François Roche, délégué du CSE d’Airbus Helicopters à Marignane, est venu apporter son soutien aux salariés de Mecafi Nexteam frappés par un vaste plan social.
Il est élu CGT au sein d’Airbus Helicopters à Marignane, à côté de Marseille. Et au cœur de ce mois d’août, il est venu apporter son soutien aux salariés de Mecafi Nexteam à Châtellerault, où un vaste plan de licenciements (1) a été annoncé début juillet.
Lui, c’est François Roche, qui siège au CSE d’Airbus Marignane, un mastodonte de 9.000 salariés, plus gros employeur du quart sud-est de la France. Mecafi Châtellerault fabrique des aubes de réacteur pour le Leap, moteur d’avion dernière génération de la firme française Safran, qui équipe Boeing et Airbus.
« Les sous-traitants ont un rôle absolument fondamental »
À Marignane, le groupe Nexteam (Marmande), propriétaire de l’entreprise châtelleraudaise, fournit également des pièces pour les hélicos. « Outre mon mandat syndical, je suis mécanicien, souligne François Roche. Je monte des pièces Nexteam. Ce sont des pièces critiques, des arbres de liaison. Je veux dire à travers ça que les sous-traitants ont un rôle absolument fondamental pour l’industrie aéronautique. »
Le syndicaliste CGT a sa propre analyse sur le plan social qui frappe Mecafi Nexteam. « La fusion Nexteam/Mecafi (NDLR : en juillet 2018R) a été voulue par Airbus qui désire avoir des sous-traitants costauds et pas chers. Les grands donneurs d’ordre Safran, Airbus et compagnie veulent faire baisser absolument les coûts. La crise, elle existe, on ne la nie pas mais c’est aussi un prétexte. Par exemple, il n’y a pas d’annulation des commandes chez Airbus, juste des reports. »
François Roche se veut également très critique sur la question des aides publiques, dont a pu bénéficier par exemple Mecafi. « Les aides au patronat, ça ne sert pas à sauver les emplois, c’est pour servir les bénéfices, fustige-t-il. Au passage, tous les bénéfices accumulés depuis des années, c’est valable pour Mecafi, devraient servir à préserver l’emploi. »
Présent quelques jours à Châtellerault, l’élu CGT indique avoir eu des contacts avec les élus de l’entreprise châtelleraudaise. Il annonce qu’une réunion d’échanges est prévue en fin de semaine à l’union locale CGT avec les délégués de Mecafi « et peut-être les gens de Safran ». « On observe des attaques massives contre les salariés. Ce n’est pas seulement un problème dans l’aéronautique, c’est un problème de fond. La solution vient des salariés eux-mêmes. Il faut une lutte d’ensemble », plaide-t-il.
(1) 242 suppressions de postes, la moitié des effectifs.
Publié par FSC
Paru sur blog Mediapart
16 août 2020 Par Steven Greenhouse
Aux États-Unis, le taux d’approbation des syndicats par le public a quasiment atteint son plus haut niveau en cinquante ans. Les travailleurs sont furieux du traitement insensible qu’ils ont reçu sur leurs lieux de travail durant la pandémie.
À la mi-mars, quelqu’un m’a demandé si le Covid-19 allait susciter une vague de syndicalisation. Ma première réaction a été négative. Comment les travailleurs pourraient-ils se syndiquer, alors qu’il y a toute cette distanciation physique et que les gens ne peuvent même pas se réunir en groupe ? De plus, je pensais que les travailleurs seraient tellement effrayés par les horreurs de la pandémie qu’ils ne penseraient pas à se syndiquer.
Cette réaction était peu clairvoyante. Je n’avais pas réalisé à quel point de nombreux travailleurs seraient furieux de la manière insensible, voire impitoyable, avec laquelle leurs entreprises les ont traités pendant cette crise.
De nombreux employeurs n’ont pas levé le petit doigt pour fournir des masques ou du désinfectant pour les mains. Beaucoup de ces travailleurs furieux ont reconnu que le moyen le plus sûr d’obtenir de leurs employeurs la protection dont ils avaient besoin était l’action collective.
Nous avons observé ce genre d’action chez Amazon, McDonald’s, Domino’s, Instacart, Perdue Farms, Whole Foods, et dans de petites épiceries comme MOM’s Organic Market à Philadelphie. De nombreux travailleurs ont intégré la distanciation physique dans leurs combats : ils se tenaient à un mètre de distance lorsqu’ils manifestaient sur leur lieu de travail ou utilisaient des voitures pour bloquer le drive-in de leur McDonald’s.
Manifestation en mai devant un entrepôt d'Amazon près de New York pour dénoncer les conditions sanitaires. © Stephanie Keith/Getty Images North America/AFP Manifestation en mai devant un entrepôt d’Amazon près de New York pour dénoncer les conditions sanitaires. © Stephanie Keith/Getty Images North America/AFP
Beaucoup de ces travailleurs voteraient sans doute pour rejoindre un syndicat demain s’ils le pouvaient (même si le National Labor Relations Board [Conseil national des relations du travail – ndlr] antisyndical de Trump a temporairement suspendu toutes les élections des syndicats, fin mars).
Mais on ignore toutefois si toute la colère et l’activisme inspirés par la crise liée au coronavirus vont se traduire par une augmentation du nombre de syndiqués. La raison principale pour laquelle ce ne serait pas le cas est ancienne : lors des élections de syndicalisation aux États-Unis, les règles du jeu penchent fortement en faveur des entreprises et contre les travailleurs qui cherchent à s’organiser.
Dans une étude, Kate Bronfenbrenner, de l’université Cornell, a découvert que les entreprises utilisent souvent des tactiques d’intimidation pour contrecarrer les campagnes de syndicalisation. Dans son analyse qui portait sur les élections de syndicalisation supervisées par le NLRB entre 1999 et 2003, 57 % des entreprises ont menacé de fermer leurs portes si les travailleurs votaient pour se syndiquer, tandis que 47 % ont déclaré qu’elles réduiraient les salaires ou les avantages.
Mme Bronfenbrenner a également constaté que 34 % des entreprises ont licencié illégalement des partisans du syndicat, 28 % ont tenté d’infiltrer illégalement le comité d’organisation du syndicat et 22 % ont utilisé illégalement des « pots-de-vin et des avantages spéciaux » pour encourager les travailleurs à voter contre le syndicat. Une autre étude sur les élections de 2016 et 2017 a révélé que les entreprises ont licencié près d’un travailleur de base sur cinq qui avaient mené des campagnes de syndicalisation.
L’inclinaison conservatrice du pouvoir judiciaire fédéral rend la syndicalisation encore plus difficile.
Non seulement les employeurs exigent souvent que les travailleurs entendent des consultants antisyndicaux et regardent des vidéos antisyndicales, mais ils ont également le droit d’interdire aux organisateurs syndicaux de mettre le pied sur le terrain de l’entreprise, grâce à un arrêt de la Cour suprême de 1992 qui a exalté les droits de propriété privée bien au-delà des droits et des préoccupations des travailleurs.
En vertu de cet arrêt, les employeurs peuvent même interdire aux organisateurs de mettre des tracts sur les pare-brise des parkings des employés.
Pendant la pandémie, de nombreux employeurs restent plus agressifs que jamais dans la lutte contre les syndicats. Amazon semble avoir fait tout son possible pour signaler qu’il ne tolérera pas les efforts de syndicalisation. L’entreprise a licencié Christian Smalls, le fer de lance d’une grève des employés de son entrepôt de Staten Island qui estimaient qu’Amazon faisait bien trop peu pour les protéger du virus.
Amazon a également licencié Bashir Mohamed, le principal militant ouvrier d’un entrepôt du Minnesota, ainsi que deux employés techniques de Seattle qui militaient ouvertement en faveur du climat et avaient critiqué les conditions de sécurité dans les entrepôts.
Whole Foods, une filiale d’Amazon, a créé une carte thermique qui utilise vingt-cinq paramètres, dont les niveaux de diversité et le nombre de plaintes concernant la sécurité, pour savoir quels sont les magasins les plus exposés au risque d’activité syndicale.
Le 31 mars, le PDG de Trader Joe’s a envoyé une lettre antisyndicale à tous les employés, tandis qu’un employé de Trader Joe’s à Louisville a déclaré que l’entreprise l’avait licencié pour avoir exprimé des préoccupations en matière de sécurité concernant le Covid-19 sur sa page Facebook.
Tout cela s’est produit après que Google a licencié quatre dirigeants syndicaux qui faisaient la promotion de l’action collective et après que le chouchou de la technologie, Kickstarter, a soudainement licencié plusieurs membres de son comité d’organisation syndical (Kickstarter a déclaré qu’ils n’avaient pas été licenciés en raison de leur soutien à un syndicat).
Les perspectives de syndicalisation ne sont pas si sombres. L’explosion des débrayages et des arrêts de travail liés à la crise du coronavirus survient après la plus grande vague de grèves depuis les années 1980 : les grèves #RedForEd de 2018-2019, ainsi que des arrêts de travail majeurs chez General Motors, Marriott et Stop & Shop.
Le taux d’approbation des syndicats par le public a quasiment atteint son plus haut niveau en cinquante ans. Il y a également eu une vague de syndicalisation parmi les professeurs adjoints, les étudiants diplômés, les journalistes de la presse écrite et numérique, les employés des musées, les infirmiers, les travailleurs des magasins de cannabis et les employés des organisations à but non lucratif.
Un autre développement bienvenu pour le monde du travail est que les candidats démocrates à la présidence ont présenté, cette année, les plans les plus ambitieux pour reconstruire les syndicats depuis des décennies, mettant peut-être fin à une longue période pendant laquelle le parti a considéré le travail comme allant de soi.
Les candidats démocrates se sont succédé et ont semblé réaliser (ou agir comme s’ils venaient de réaliser) que si la stagnation des salaires doit prendre fin, si l’inégalité des revenus doit être réduite, si les démocrates doivent reconquérir le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin, il sera alors vital de renforcer le mouvement syndical.
Il est difficile de savoir si le candidat présumé Joe Biden pense ce qu’il dit à propos de la lutte acharnée pour reconstruire les syndicats ; une chose est sûre, les travailleurs bénéficieraient d’une majorité démocrate au NLRB, qui vient avec le contrôle de la Maison Blanche.
Dans une vidéo d’un débrayage dans un entrepôt d’Amazon à Chicago, une travailleuse courageuse a déclaré : « Il ne s’agit pas d’employés paresseux d’Amazon. Nous voulons travailler. Nous voulons travailler dans des installations propres. Nous voulons travailler dans un endroit sûr, où nos enfants et nos familles seront en sécurité. Comment pouvons-nous être des travailleurs essentiels, alors que nos vies ne sont pas essentielles ? »
Elle a exprimé un point crucial : dans une société où les entreprises s’efforcent sans relâche de maximiser les profits et la productivité, l’action collective est de loin le moyen le plus efficace pour les travailleurs d’amener les employeurs à répondre à leurs besoins impérieux.
La plupart des dirigeants d’entreprise ne se soucient guère de savoir si leurs employés ont voix au chapitre au travail. C’est aux travailleurs du pays de faire entendre leur voix auprès de leurs employeurs, haut et fort. Il n’y a pas de moment plus urgent pour le faire qu’au cours d’une pandémie épouvantable où de nombreux travailleurs sont morts parce que leurs entreprises n’ont pas pris les précautions de sécurité adéquates.
Publié par FSC
SOURCE : le site unité CGT

En Bolivie, les blocages des routes qui ont débuté le 3 août à l’appel de la Centrale Ouvrière Bolivienne (affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale) et des organisations sociales ne faiblissent pas, paralysant l’activité économique et politique du pays.
Depuis 10 jours, des dizaines de milliers d’ouvriers, de paysans, de citoyens participent aux blocages et aux manifestations et réclament la tenue des élections le plus tôt possible.
BOLIVIE DEBOUT !
Le pays se soulève de façon spectaculaire face au pouvoir illégitime qui a décidé de reporter pour la 3e fois les élections, officiellement en raison du Covid ! Une grève générale a été lancée et de nombreux axes routiers sont bloqués. La “présidente” actuelle de la Bolivie, Jeanine Anez, est à la tête du pays à la faveur d’un coup d’état contre Evo Morales, le tout avec l’aval et le soutien des USA.
De l’autre côté de la barricade, les soutiens au régime pro-fasciste de Jeanine Anez, la présidente par intérim, multiplient les déclarations martiales, et n’hésitent pas à envoyer des milices paramilitaires pour débloquer les routes.
La Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) et les organisations sociales et politiques qui composent une coalition dénommée « Pacte d’unité » exigent que les élections aient lieu le 6 septembre et non le 18 octobre comme l’a récemment annoncé le Tribunal électoral suprême bolivien, reportant ainsi pour la 3e fois les élections sous le prétexte fallacieux de la crise du coronavirus.
Une bourgeoisie bolivienne fébrile
La situation politique pourrait en réalité très vite déborder. Jeanine Añez, l’actuelle présidente par intérim, n’a jamais été élue par le peuple ; sa légitimité et sa popularité sont inversement proportionnelles à celles dont bénéficient encore les syndicalistes et les dirigeants socialistes boliviens écartés du pouvoir par le coup de force de novembre 2019.
Au sein de la bourgeoisie locale, certains estiment que le nouveau pouvoir imposé par le coup d’Etat ne pourra tenir dans la durée. Et encore moins affronter le verdict des urnes. En conséquence, certaines fractions de la classe dirigeante s’affirment en faveur d’une réponse brutale, militaire et sécuritaire face aux manifestations/grèves/blocages.
Marco Pumari, candidat à l’élection présidentielle, a par exemple déclaré : « Qu’attendent les autorités pour déclarer l’état de siège dans le pays ? Et qu’une fois pour toutes, l’armée et la police prennent le contrôle. ». Pour casser les blocages et la dynamique de l’opposition sociale, le gouvernement a également déposé le 11 août une série de plaintes à l’encontre des principaux dirigeants syndicaux et politiques, les accusant de « terrorisme et génocide ».
La plainte concerne au total 12 personnes, notamment le dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), Carlos Huarachi, et les deux candidats à la présidence et à la vice-présidence présentés par le parti d’Evo Morales, le MAS, à savoir Luis Arce et David Choquehuanca, a annoncé le procureur de La Paz.
Dans une interview accordée au journal argentin Pagina12, Juan Carlos Huarachi, de facto principal opposant au régime fasciste, a dénoncé l’application de décrets gouvernementaux qui « vont à l’encontre de toute une population qui réclame des soins de santé, l’éducation, [ou qui concernent] la question de la production [industrielle] et de l’économie ».
Le secrétaire général de la COB a également affirmé que le peuple bolivien se mobilisait pour demander le respect de la démocratie. « Aujourd’hui plus que jamais, ce gouvernement s’est de facto démasqué comme un gouvernement fasciste et dictatorial », a-t-il ajouté, précisant que l’objectif du gouvernement était de « piller, de privatiser et de vendre nos ressources naturelles. »
« C’est la question sous-jacente, c’est la raison pour laquelle ils suspendent les élections avec de faux arguments. En réponse, le peuple demande des élections pour revenir à un gouvernement démocratique en Bolivie. », a encore insisté le leader syndical.
L’oligarchie parviendra-t-elle à se maintenir au pouvoir ?
Il y a une dizaine de mois, le président Evo Morales et son gouvernement étaient contraints en novembre 2019 de quitter le pouvoir face à une coalition des droites s’appuyant sur une pression internationale maximale, des groupes paramilitaires fascistes locaux et une recrudescence des manifestations hostiles au parti MAS (Mouvement vers le Socialisme) à la tête du pays depuis une dizaine d’années.
On se souvient notamment des accusations mensongères de fraude électorale contre Evo Morales après la victoire de ce dernier aux élections d’octobre 2019. Ces accusations, soi-disant documentées, sourcées et validées par la presse occidentale, avaient servi de détonateur pour manipuler certains blocs du peuple, dupés par la bourgeoisie bolivienne et internationale. Le dossier « prouvant » la fraude a depuis été reconnu comme un fake… après le renversement d’Evo Morales, forcé de s’exiler face au risque d’une arrestation arbitraire et d’une exécution sommaire.
Si les tensions se concentrent aujourd’hui autour de la date de l’élection présidentielle, de nombreux Boliviens estiment également que la gestion de la crise sanitaire et économique – par un pouvoir politique particulièrement corrompu, que personne n’a élu, et qui ne représente donc au final que lui-même – est tout simplement catastrophique.
Quelques rappels factuels
Pendant 14 ans, le gouvernement du MAS a assumé le contrôle des ressources naturelles, augmenté le salaire minimum de 440 à 2060 bolivianos et le revenu par tête de 1120 dollars à 3130, élevé l’espérance de vie de 64 à 71 ans, réduit la misère de 38 à 17%, le chômage de de 8,1 à 4,2% et la dette publique de 52 à 24% du PIB.
Le MAS a par ailleurs abaissé l’âge du départ à la retraite de 65 à 58 ans avec prise en compte de la pénibilité à partir de 50 ans. Evo Morales et son gouvernement ont par ailleurs mis en place le minimum vieillesse (Renta dignidad), des allocations familiales (bon Juacinto Pinto), la construction d’écoles d’infrastructures et de route dans des endroits dépourvus.
Les médecins cubains, invités dans le cadre de la coopération entre l’Etat plurinational de Bolivie et l’île socialiste de Cuba avaient également pu, avant d’être chassé manu militari par les nouvelles autorités boliviennes à la veille de la catastrophe sanitaire de la pandémie de coronavirus, apporter un soutien important à la population et au système de santé local.
La Bolivie d’Evo Morales – premier président indien d’Amérique latine – se présentait également comme un pays pionnier en matière de reconnaissance des droits des peuples autochtones. Bien qu’insuffisantes, les mesures prises par le MAS ont permis aux peuples autochtones de voir leurs droits reconnus, promus et protégés dans un pays dominé depuis son indépendance en 1825 par une élite « blanche » jusqu’à la première victoire électorale du MAS en 2005.
Le retour au pouvoir en novembre 2019 des franges les plus réactionnaires, capitalistes et racistes du pays, sonne ainsi comme la revanche de l’oligarchie bolivienne (et de ses alliés étrangers) sur des populations historiquement méprisées par cette élite : les peuples autochtones, les paysans, les ouvriers, les femmes… Néanmoins, la « divine surprise » de novembre 2019 pourrait se retourner contre l’oligarchie si le peuple bolivien le décide et balaye les représentants de cette élite, par les urnes ou par la rue.
Affirmons notre soutien syndical et sans faille, aux forces sociales et populaires et à la Centrale Ouvrière Bolivienne, en première ligne pour la démocratie face au pouvoir !
La dictature d’Anez doit tomber ! Ne laissons pas la Bolivie devenir un nouveau Chili !
Publié par FSC
UPR
De plus en plus de Français ne comprennent plus les directives du gouvernement. Il durcit semaine après semaine l'obligation du port du masque après l'avoir déconseillé lorsque l'épidémie battait son plein, et alors qu'« en même temps » il vient de lever l'état d'urgence sanitaire. Il est difficile de faire confiance à l’exécutif après tant de mensonges d'État, mais la moindre pensée critique est présentée par les médias comme un sacrilège.
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
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Le gouvernement réautorise les pesticides «tueurs d’abeilles»
http://arnaudmouillard.fr/20…/…/14/pesticidestueursdabeilles
Sous la pression de l’industrie sucrière, affectée par le développement d’une jaunisse dans ses cultures, le gouvernement a autorisé le retour, jusqu’en 2023, de ces pesticides nocifs pour les abeilles.
Les néonicotinoïdes sont ces pesticides «tueurs d’abeilles» qui n’étaient plus autorisés dans les cultures en France depuis le 1er septembre 2018, suite à la loi biodiversité de 2016. Un texte défendu à l’époque par l’actuelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, alors secrétaire d’Etat à la Biodiversité sous François Hollande.
L’assouplissement prévu de la loi a été vivement critiqué par les écologistes mais aussi par certaines personnalités de la majorité, dont l’ancienne secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson.
Contrairement aux arguments avancés par des syndicats agricoles, l’usage des insecticides systémiques a un impact sur la biodiversité, comme l’attestent de nombreux travaux scientifiques.
Pollution des sols, pollution des eaux, menace pour les abeilles… Les néonicotinoïdes sont aussi un danger pour la biodiversité. « Ils n’auraient jamais dû être homologués du tout, dès le départ, dès les années 1990. C’est l’ensemble de la plante qui va être baignée dans l’insecticide pendant toute sa vie. Tous les insectes qui vont passer par là, qui vont venir butiner et piquer, vont se retrouver tués. Ou très affaiblis si la dose est insuffisante, mais ça suffit pour faire péricliter les colonies d’abeilles », s’insurge François Veillerette, directeur de Générations futures. Quelques jours après les annonces du gouvernement, les producteurs de maïs ont aussi demandé des dérogations.
En résumé, en 2016, Barbara Pompili annonçait la fin de ces insecticides tueurs d’abeilles en 2020, "quoi qu’il arrive" . Aujourd’hui ministre de la Transition écologique d’Emmanuel Macron, elle rétropédale.
* Dessin signé Allan Barte
Publié par anti-K

La nouvelle est tombée sur le site de La Provence ce vendredi midi. Après le rassemblement des salariés, lecteurs et amis de notre journal, jeudi, l’offre hostile Serfati/Niel ne sera pas déposée.
« Nous sommes très satisfaits de cette annonce, la lutte paie, nous attendons ce vendredi soir pour être certains qu’aucune autre offre hostile ne sera déposée », indique Emilie Parente, déléguée syndicale CGT et élue du personnel.
« Nous remercions tous nos soutiens et les appelons à construire la suite avec nous », conclut-elle.
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Soulagement au sein de notre journal : c’est officiel, une seule offre est en lice pour la reprise de La Marseillaise, il s’agit de celle portée par le groupe Maritima Médias. Après l’annonce par Jean-Christophe Serfati, PDG de La Provence, ce vendredi, de sa décision de ne pas déposer l’offre qu’il avait travaillée avec Xavier Niel et que les salariés jugeaient hostile, c’est une nouvelle phase dans laquelle entre La Marseillaise. En effet, cette offre qui a d’ores et déjà fait la preuve de son sérieux pourra être consolidée jusqu’à l’audience prévue le 22 septembre au Tribunal de commerce.
« C’est une très bonne nouvelle. Maintenant s’ouvre une nouvelle étape pour l’avenir du journal, nous allons pouvoir engager des discussions approfondies pour aller dans le détail de l’offre », réagit Emilie Parente, déléguée syndicale CGT de La Marseillaise et élue du personnel.
Une lettre d’engagement de Michèle Rubirola, maire écologiste de Marseille, a été jointe au dossier déposé. Elle prévoit une participation à hauteur de 20 000 euros dans la société coopérative d’intérêt collectif qui sera elle-même actionnaire de la SAS aux côtés de Maritimas Médias et d’investisseurs privés.
« La Ville de Marseille souhaite ainsi par ces engagements vivement contribuer à la réussite du plan de reprise présenté devant votre Tribunal du Journal La Marseillaise dont la continuité apparaît indispensable au respect du pluralisme de l’information locale, dans l’intérêt général des Marseillaises et des Marseillais », écrit Michèle Rubirola. Un engagement qui témoigne après celui de la Ville de Martigues et d’autres collectivités, d’un attachement fort au pluralisme et d’une reconnaissance de la solidité du projet. Renaud Muselier, président LR de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait pour sa part annoncé l’engagement de la collectivité sous la forme d’une subvention. « Je salue la décision de Michèle Rubirola, à l’instar de celle de Renaud Muselier, et j’enjoins toutes les collectivités attachées au pluralisme à s’inscrire dans ce projet selon les modalités qu’elles jugent les plus pertinentes », conclut Emilie Parente.
Publié par FSC
Lutte gagnante après une grève dans l’usine.
Trois étapes essentielles d’une lutte victorieuse pour le point final à la grève sur le site de Curitiba au Brésil dans l’État du Paraná :
1- Une production arrêtée avec des piquets de grève bloquant les entrées et les sorties de l’usine sur toutes les routes avoisinantes.
2- Le syndicat des travailleurs de la métallurgie de Curitiba pose comme préalable la levée des 747 licenciements annoncés.
3- Devant l’assemblée législative de l’État du Paraná, le syndicat de la métallurgie pose la question du caractère illégal de ces licenciements. Il demande l‘application d’une loi de l’État qui interdit le licenciement de travailleurs par les entreprises ayant bénéficié d’incitations fiscales de l’État, ce qui est bien le cas de Renault tout au long de ses vingt ans d’installation au Brésil.
Au final, les licenciements sont annulés par la justice après une grève totale de quinze jours
Mercredi 5 août, le Tribunal du travail de la 9ème région a donné raison au Syndicat des métallurgistes de Curitiba (SMC) et a ordonné l’annulation des 747 licenciements annoncés par Renault le 21 juillet dans l’usine São José dos Pinhais à Curitiba dans l’état du Paraná au Brésil. Renault est de plus condamné à une amende de 16 000 euros/jour s’il n’annule pas les licenciements.
Dans sa décision, le Tribunal constate également que Renault n’a pas tenu ses engagements pris auprès du ministère du travail et selon lesquels il ne procéderait à des licenciements sans négociation préalable avec les syndicats. Le cas de Renault est aggravé par les subventions publiques reçues par Renault au Brésil en contrepartie d’une garantie de l’emploi. Sans parler du scandale que constitue le licenciement des travailleurs en pleine épidémie de covid-19, avec des licenciés atteints par la maladie….
Source: Correspondante
Publié sur http://canempechepasnicolas.over-blog.com
L'article ci-après prend beaucoup de précautions pour ajouter un doute (au profit du dirigeant d'entreprise) les faits relevés par les organisations syndicales étant cependant confirmés par le courrier interne de l'entreprise.
Ce type de pratique étant par ailleurs courant dans les manoeuvres patronales au détriment des salariés!
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Les syndicats de travailleurs du groupe français (les belges CNE et Setca, les français CGT, Force Ouvrière et CFDT ainsi que l'organisation luxembourgeoise OGBL), ont communiqué des éléments qui prouveraient, selon eux, que la direction de Camaïeu France aurait organisé la faillite des filiales belge, suisse et luxembourgeoise.
À quelques jours seulement de la décision du tribunal de commerce de Lille, prévue pour le 17 août, qui tranchera sur le repreneur de l'enseigne de prêt-à-porter Camaïeu parmi les sept offres présentées, cette information pourrait porter préjudice à l'offre de reprise de l'actuel président du groupe, Joannes Soënen, pourtant soutenu initialement par de nombreux syndicats.
Pour les syndicats, cette conviction s'appuie sur des échanges de mail selon eux attribués à la direction. "Dans le contexte tendu et incertain que nous traversons, je vous demande de mettre en place toutes les initiatives afin que le cash remonte sur Camint (Camaïeu International, Ndlr) et ne reste pas sur nos filiales. Même en prévision de décaissement ultérieur. Merci de confirmer par retour et de communiquer sur les procédures qui vont être mises en place pour assurer ce flux.”
Un extrait de mail attribué par les syndicats au PDG de Camaïeu, Joannes Soënen, qui aurait été envoyé le 12 mars au département finance et aux directeurs financiers de la chaîne de prêt-à-porter française. “Oui, les instructions ont été données. J’en ai également parlé verbalement avec le trésorier ce matin”, aurait répondu Alain Gourjon, le directeur financier du groupe, quelques minutes plus tard, toujours selon les syndicats.
Pour les représentants syndicaux, ces échanges, récupérés et communiqués à la presse, prouveraient ainsi que l'actuel direction de Camaïeu France aurait emmené directement les filiales belge, suisse et luxembourgeoise à la faillite en en vidant les comptes bancaires. "Notre profonde conviction est que notre président actuel Joannes Soënen a souhaité le redressement judiciaire de l'entreprise en France pour récupérer sa propre entreprise à moindre coût et en purgeant sa dette", écrivent-ils dans un communiqué. "Nous sommes convaincus que dès le mois de mars, tout était organisé.", déclarent conjointement dans un communiqué les syndicats belges CNE et Setca, français CGT, Force Ouvrière et CFDT ainsi que l'organisation luxembourgeoise OGBL, qui ne souhaitent pas que la direction actuelle soit le repreneur de l'entreprise et réclament une enquête judiciaire.
"Si rien n'est fait, que l'offre de reprise retenue est celle de l'actuel actionnaire, ou qu'aucune réelle enquête n'est mise en place, nous mènerons des actions syndicales dans tous les pays représentés", ont averti les syndicats.
Il y a quelques jours, dans La Libre Belgique, le PDG de Camaïeu, Joannes Soënen, réfutait totalement ces accusations de faillite frauduleuse. "Il n'y avait aucune manœuvre derrière la circulation de la trésorerie", a-t-il souligné, en ajoutant que les filiales belge, suisse et luxembourgeoise de Camaïeu sont "structurellement déficitaires".
Publié par FSC
Alors que Casino a bénéficié « d'un montant estimé à 450K€ » au titre du chômage-partiel selon la CFE-CGC, et que l'ensemble des salariés qui ont continué à travailler pendant le confinement n'ont pas pu bénéficier d'une prime, le groupe a décidé d'octroyer une prime de 655K€ à son PDG Jean-Charles Naouri.
Le document commence par une citation de Bruno Lemaire affirmant que « cette crise est l’affaire d’années, pas de mois et devrait entraîner la suppression de 800.000 emplois ces prochains mois en France, c’est à dire 2,8% de l’emploi total », après avoir comparé la crise à venir avec celle de 2008 (-8% du PIB prévu cette année contre seulement -1,6% en 2008).
L’objectif est posé. Pour Monoprix (magasin du groupe Casino) qui a perdu 5% du chiffre d’affaires, ce qui représente 35M€ de marge, un seul objectif : compenser les pertes liées au Covid-19 coûte que coûte.
Au nom de la sauvegarde des emplois des « collaborateurs » en CDI, des actions dites « correctrices » vont être entreprises. Pour faire simple, il faut faire baisser les frais de personnel. Pour cela les hauts dirigeants veulent agir « en bon père de famille » (détestable expression à tous les niveaux) en réduisant la masse salariale de 10%. En premier lieu par un gel total des embauches. Si un magasin performant a besoin de salariés, c’est un magasin sous-performant qui doit lui en fournir par « solidarité ». Là où ces gens là voient de la solidarité, les salariés vivent des mutations forcées, du sous-effectif et une crainte permanente pour leur avenir.
Autres mesures : Diminution des remplacements d’été (jusqu’à moins 50% et moins 75% en septembre) en août, aucun départ remplacé, arrêt de 100% des CDD, recours à l’intérim ultra limité, encouragement des départs volontaires…
C’est donc ainsi que l’on remercie celles et ceux qui ont pris des risques énormes en plein cœur de l’épidémie pour nourrir la population. Alors qu’aujourd’hui l’activité est revenue, sans que l’épidémie soit pour autant terminée. On imagine alors la souffrance d’un personnel qui doit continuer à prendre des mesures sanitaires exceptionnelles tout en étant en sous-effectif permanent. Tout ça pendant que le PDG, qui était certainement confiné en télétravail à la maison, a touché 655.000 euros de prime. Un montant indécent, alors que la syndicat CFE-CGC rappelle dans un tract que « la branche hypermarchés a recouru à l’aide publique pour le chômage partiel pour un montant estimé à 450 K€ ».
Si le service clientèle va souffrir de ces baisses d’effectifs (fermeture des rayons coupe traditionnelle, absence de personnel sur les rayons fruits et légumes, attente amplifiée en caisse etc.), les mesures sanitaires vont être difficile à tenir. La suppression du budget renfort en nettoyage qui était prévu pour les points de contacts (poignées, caddies, portes, mains courantes), pour les clients et le personnel toutes les trois heures, ne va pas aider à limiter la propagation dans les magasins, car ces nettoyages ne seront pas réalisés. Il en va de même pour le budget gardiennage, lui aussi supprimé, alors qu’il devait permettre de veiller au respect des gestes barrières.
Dans ce cadre, si une nouvelle vague survient, les magasins Monoprix deviendront de vrais clusters d’infection. Mais tout laisse croire que cette dynamique de délestage de la masse salariale se retrouve dans de nombreuses entreprises.
Si nous avons décidé de traiter cet exemple dans nos pages, c’est qu’il est caricaturalement symptomatique des décisions d’entreprises qui sont prises actuellement dans l’ensemble des pays touchés par la crise. En France, Pôle emploi constate une baisse des embauches de 40% cet été. Malgré les aides énormes versées aux entreprises par les contribuables pour faire face à la crise, les patrons continuent de vouloir la faire payer aux salariés et aux chercheurs d’emplois. Tout en continuant, à l’instar du PDG M. Naouri, a se verser (et à verser aux actionnaires) primes et dividendes de manière indécente.
C’est que le grand capital ne peut survivre sans sa dose massive d’argent. Il s’effondrerait sur lui-même à la moindre faille dans le versement de bénéfices juteux. L’organisation capitaliste de notre société prisonnière d’une classe capitaliste insatiable n’a d’autre choix que de vampiriser le produit du travail pour survivre encore.
Il va de soi que dans une organisation plus saine de notre société, la priorité serait mise sur la santé et l’emploi du plus grand nombre. Il est grand temps de nous débarrasser de ses parasites qui nous pourrissent la vie, tout en se gavant, et d’instaurer ensemble, dans la rue et sur nos lieux de travail, un autre monde.
Deux extraits du document que s’est procuré Révolution Permanente
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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