SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Université d’été du Medef : Castex
confirme les 10 milliards de baisse des
impôts patronaux

 

A l'occasion de l'université d'été du Medef où il était invité, le premier ministre a confirmé un important cadeau au patronat : la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production. Il poursuit ainsi sa politique pro-patronale en satisfaisant une demande de longue date du patronat français.

 

Nouveau cadeau au patronat !

Crédit photo : capture d’écran de l’Usine Nouvelle

Ce 26 août se tenait la première journée de l’université d’été du Medef. Et cette année le discours d’ouverture des REF (Renaissance des Entreprises de France) a été prononcé par nul autre que le premier ministre, Jean Castex. Alors que les contours de la crise économique se dessinent plus nettement, il a tenu à rassurer le patronat et à lui prouver une fois de plus que le gouvernement ne manquerait pas de poursuivre sa politique de coûteux cadeaux.

Castex est revenu sur la promesse des 100 milliards d’euros pour le plan de relance et a insisté sur son montant exceptionnellement élevé, en ajoutant qu’il s’agissait du plan le plus important des pays européens. Il a dévoilé à cette occasion les différents axes de ce plan qui sera officiellement annoncé le 3 septembre. Il a ensuite confirmé, sous les applaudissements enthousiastes d’un parterre de patrons, un autre important cadeau au patronat à savoir la baisse des impôts de production à hauteur de 10 milliards par an. Annoncée mi-juillet, cette baisse répond à une demande du Medef, et va même au delà puisque Geoffroy Roux de Bézieux demandait dans une interview donnée aux Echos une baisse à hauteur de 5 milliards d’euros « seulement ».

Cet important cadeau va une fois de plus profiter au grand patronat industriel, que le gouvernement cherche ardemment à rassurer en multipliant les cadeaux dans ce sens. Cette baisse des impôts de production pour janvier 2021 va prendre plusieurs formes dont un allègement important de la taxe foncière et la division par deux du montant de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Or ce dernier impôt ne concerne que les entreprises qui ont un chiffre d’affaire supérieure à 500 000 euros. Une fois de plus le gouvernement choisit de privilégier le grand patronat et laisse sur le banc de touche les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui sont pourtant durement touchées par la crise.

Ce cadeau qui va profiter aux grosses entreprises n’est pas anodin. A la différence des prêts garantis, il a vocation à être pérennisé et à donner des gages dans la durée au patronat, tout en répondant à une de leur demande de longe date. Il s’agit en effet de doper la compétitivité des entreprises françaises, et de les relocaliser sur le marché en s’en prenant aux impôts du grand patronat. Il expliquait ainsi qu’il s’agit d’en finir avec ce qu’il nomme une «  fiscalité objectivement et comparativement punitive pour notre industrie ».

Il a ensuite ajouté : «  Nous continuerons à baisser l’impôt sur les sociétés ainsi que s’y est engagé le président de la république. C’est une autre illustration de notre engagement absolu et plus général de n’augmenter aucun impôt de maintenir les baisses déjà engagées et en somme d’assurer la stabilité des règles du jeu  ». Mais derrière la « stabilité des règles du jeu  » on peut surtout voir la volonté du gouvernement de permettre au patronat de garder intact leurs profits et leurs dividendes. Le gouvernement insiste sur la volonté de réduire les impôts patronaux mais ne parle pas du financement de cette baisse qui va engendrer une augmentation de la dette publique. Et quand il s’agit de rembourser la dette, le gouvernement est très prompt à demander des efforts aux travailleurs et à mettre en place des plans d’austérité pour payer la facture.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'exemple de la sanction contre l'inspecteur du travail  Anthony SMITH est édifiante : la ministre du travail avalise la sanction et laisse faire sans aucune espèce de contrôle les entreprises et le patronat : choix de classe où la contrainte contre ceux d'en bas se conjugue avec la liberté laissée au renard dans le poulailler!

 

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SOURCE : L'Humanité Dimanche

Masques à l’envers


Un inspecteur du travail a trop bien fait son travail : il a exigé des masques en entreprise, le 15 avril 2020, cinq mois avant que le gouvernement convienne qu’il fallait en porter. Ce patron qui employait des femmes de ménage sans masque, et qui s’est plaint d’Anthony Smith, en avril, auprès de la Direccte et de Muriel Pénicaud, a fini par l’emporter en plein été. Le 15 août, l’inspecteur est sanctionné et déplacé d’office par Élisabeth Borne, nouvelle ministre du Travail.

Et voilà la CGPME qui continue de refuser les masques lorsqu’il est question de les rendre obligatoires : les patrons ont toujours traîné la patte quand il fallait protéger leurs salariés. Ils ne veulent pas payer le coût de la prévention, de l’hygiène et de la sécurité. Élisabeth Borne ne veut pas utiliser la contrainte : il faudrait que les patrons d’eux-mêmes modulent, sans loi, sans état d’urgence, la sécurité dans leur entreprise. Mais chacun sait que, dans ce cas, ils le feront au moindre coût.

Dans le bâtiment, s’il n’y avait pas obligation de mettre des garde-corps et une inspection du travail pour contrôler et sanctionner, le nombre de chutes mortelles ne cesserait d’augmenter. Nous sommes précisément dans ce cas, face au virus : refuser de protéger autrui, c’est le mettre en danger. Or le gouvernement s’obstine spectaculairement à l’envers : pas d’obligation pour les patrons et sanction pour l’inspection.

Pas de gratuité des masques, alors qu’il s’agit d’équipements de protection individuelle (EPI) incombant aux patrons, au sens du Code du travail. Pas de contrainte, de contrôle et de sanction, alors que la pandémie menace toujours : principe de précaution violé.

Cela vaut aussi pour les licenciements : pas d’obligation, pas de contrôle préalable de l’inspection alors que les chefs d’entreprise en profitent pour plus de 475 plans sociaux recensés, alors que le gouvernement leur distribue des milliards pour survivre face à la crise sanitaire. Là aussi, le gouvernement, avec le patronat, marche à l’envers.

par  Gérard Filoche ,

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : L'Humanité

 

 

« Les salariés savent que leur activité est viable »


En visite sur le site Verallia de Châteaubernard (Charente), le secrétaire national du PCF a dénoncé la stratégie du groupe et la complaisance de l’État actionnaire.

 

Verallia supprime près de 200 postes et met à l’arrêt le four de son site de Châteaubernard. En quoi est-ce symptomatique de ces grands groupes qui restructurent au prétexte de la crise sanitaire ?

Fabien Roussel

 

Verallia va très bien. C’est le leader français de la production de bouteilles de verre. Le groupe va d’ailleurs tellement bien qu’il a distribué 100 millions d’euros de dividendes le 10 juin. Le 12 juin, il annonçait un plan social de 200 emplois directs et la fermeture d’un four près de Cognac. Le coronavirus est un prétexte à des suppressions d’emplois qui ne sont justifiées que par l’augmentation des dividendes aux actionnaires, parmi lesquels la banque publique d’investissement (BPI) pour 7,5%. J’ai appris en outre que Verallia produit entre autres, ici, à Châteaubernard, les bouteilles pour les cognacs Hennessy. Or Hennessy s’apprêterait à passer commande auprès de l’entreprise pour des bouteilles produites en Ukraine. C’est la démonstration que la fermeture et les licenciements n’ont qu’une logique de rentabilité immédiate. C’est un coût pour l’emploi et pour l’environnement. 

 

Vous parlez de provocation socialement irresponsable. Quels garde fous l’État devrait-il mettre en place pour éviter la multiplication de ces situations ?

Fabien Roussel

 

J’ai obtenu, le 31 août prochain, une réunion à Bercy sur le dossier Verallia. Je vais demander à Bruno Le Maire de faire suspendre ce plan de restructuration et de réunir l’ensemble des acteurs. Les salariés ont énormément d’arguments pour expliquer que leur activité est largement viable. Ils m’ont expliqué qu’aujourd’hui 34% des bouteilles utilisées en France sont importées. Il y a des parts de marché à gagner. Il faut trouver une solution. Et je veux aussi m’adresser aux producteurs de vins et de champagne de notre pays pour leur demander d’être vigilants et de favoriser l’achat des bouteilles fabriquées en France plutôt que celles produites à l’étranger. Aujourd’hui, si Verallia ne fait pas appel à l’État pour un plan de soutien parce qu’elle fait le choix de distribuer des dividendes, elle perçoit quand même de l’argent public, via le Cice et probablement le CIR. C’est inadmissible. Plus personne n’accepte cela. Il y a besoin de légiférer, rapidement, pour que l’argent public vienne en appui des investissements d’une entreprise, surtout pas sans contrepartie. D’autant plus quand la BPI siège au rang des actionnaires. C’est à se demander ce qu’elle y fait. La CGT s’est battue pour que l’État garde un droit de regard sur l’entreprise, pas pour qu’elle signe des chèques en blanc et engrange des dividendes sans demander de comptes. La BPI est là pour veiller à la stratégie industrielle et à la réalisation des investissements. Certainement pas pour cumuler des jetons de présence et valider un plan social. 

 

Alors que le gouvernement s’apprête à présenter son plan de relance, comment sécuriser l’emploi industriel, particulièrement touché par la crise économique actuelle ?

Fabien Roussel

 

Avant toute chose, il faut conditionner, strictement, le versement d’aides publiques à la création d’emplois et à l’investissement dans la recherche, la formation et la transition écologique. Par ailleurs, il est urgent de lutter contre les schémas d’optimisation fiscale de ces grands groupes pour que les richesses créées dans notre pays y restent. C’est l’argent des ouvriers qui part dans les paradis fiscaux, l’argent de leur travail. Que tous les emplois soient conservés doit être la priorité. Les 500 milliards d’euros mis sur la table par l’État pour faire face à la crise doivent être utiles à cela. Quand on a une usine de cette qualité et des compétences de ce niveau, tout doit être tenté pour sauver le site. On a déjà gagné des batailles de ce type. C’est possible. Alors allons-y. 

 

par  Marion D'allard 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce 26 août, Jean Castex, premier porte-voix de l'Elysée, a inauguré la première journée des REF (renaissance des entreprises françaises), grande messe annuelle du Medef en été pour augmenter les profits des actionnaires et du capital toute l'année, sinon plus

Alors que les contours de la crise économique et sociale se précisent encore plus nettement, il a rassuré le patronat et lui a réitéré de placer devant sa cheminée toujours plus de cadeaux coûteux et ce bien avant Noël.

Ben oui, lorsque le gouvernement pratique une politique essentiellement tournée vers les premiers de cordée, fallait-il s'attendre à autre chose.

En revanche, avec le port du masque obligatoire dans la rue ou à l'école, pas un euro public pour les ménages, ni d'augmentation du pouvoir d'achat pour relancer la consommation et encore moins de réduction du temps de travail pour réduire le chômage. Quant à une baisse sur la TVA...

Devant le Medef, Jean  Castex est revenu sur les 100 nouveaux milliards d’euros offerts au capital par le plan de relance. Il a insisté sur son montant exceptionnellement élevé, en ajoutant qu’il s’agissait du plan le plus important des pays de l'UE du capital. De plus, il va réduire de 10 milliards le montant de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Cadeau pour les très grandes sociétés, puisque celles qui y sont assujetties déclarent un chiffre d'affaires supérieur à 500 000 euros. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons, ne demandait dans une interview aux Echos qu'une baisse à hauteur de 5 milliards d’euros « seulement ». Mais comme dit Macron qui s'y connait en amitié et en affaires: "quand on aime, on ne compte pas!"

Avant les vacances scolaires et face à la violence sociale contre les travailleurs qui augmentait, la CGT proposait de faire du 17 septembre prochain une journée interprofessionnelle de luttes et de manifestations. La CGT revendique non pas un plan de relance pour le grisbi du patronat, mais un "plan de rupture" avec des "politiques qui ont consisté à culpabiliser les salariés".

Les médias me disent que telle ou telle organisation, se proclamant pour le changement social, soliloque dans son clos actuellement en université d'été. Il y a même l'ex-directeur de Libération, journal bien établi à gôche, qui crée des assises pour un machin chose ce 31 août. C'est pour « la refondation d’une gauche réaliste et réformiste » qui «englobe et dépasse les formations de la gauche historique, notamment le PS », en vue de la présidentielle de 2022.  Ben dis donc, ça s'arrête jamais la politique politicienne à gôche?

Et pendant ce temps...

La bourse ou la vie? Macron: "La Bourse!"

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Toujours la même préoccupation et les mêmes décisions patronales : faire payer la crise aux salariés, aux précaires ...

 

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SOURCE : Capital.fr

 

 

Les salariés embauchés en renfort pendant le confinement seraient exclus du dispositif.
Mauvaise surprise pour certains salariés de l’entreprise agro-alimentaire Fleury Michon. Pendant le confinement, des employés précaires ont été embauchés afin de faire face à la hausse de la demande. Mais, ils n’ont pas eu le droit à la prime exceptionnelle versée par l’entreprise au mois de juillet, détaille France 3 Pays de la Loire, relayant des informations de la CGT. En effet, ils ne remplissaient pas les critères requis, notamment la durée minimale de présence au sein de l’entreprise.

En juillet, les employés en CDI des sites de Fleury Michon en Vendée ont donc pu toucher jusqu’à 500 euros de prime. D’un côté, une partie fixe de 200 euros, de l’autre un montant variable selon la présence entre le 16 mars et le 11 mai, correspondant au confinement. L’entreprise souhaitait "remercier les salariés pour leur sens des responsabilités dans cette période inédite" avec ce qu’elle a qualifié de "prime de reconnaissance". Oui mais voilà. Pour en bénéficier, il fallait avoir été présent dans l’entreprise de façon continue, du 2 janvier 2020 au 1er juillet 2020. Une condition qui ne permettrait donc pas à de nombreux CDD et intérimaires d’en bénéficier.


De nombreux salariés exclus

Selon le syndicat CGT de Fleury Michon, l’entreprise aurait revendiqué dans les médias avoir embauché 115 salariés pour faire face à la hausse des commandes. C’est en effet ce que relayait le site LSA-Conso à l’époque. Autant de salariés qui ne peuvent donc pas bénéficier de la prime. D’autres salariés en CDD depuis 2019 auraient aussi été exclus du dispositif car leur contrat se terminait… le 27 juin.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le roi n'a concédé une constitution que face aux sans-culotes et leurs canons prenant la Bastille...

Le roi n'a concédé une constitution que face aux sans-culotes et leurs canons prenant la Bastille...

Ils ont aboli leurs privilèges quand leurs chateaux brûlaient...

Ils ont aboli leurs privilèges quand leurs chateaux brûlaient...

Notre ami Gilles Quillaux, sur son blog "Réveil communiste", a ouvert le débat  en présentant un

Projet initié par Réveil Communiste pour une plate forme électorale résolument sociale

http://www.reveilcommuniste.fr/2020/08/projet-initie-par-reveil-communiste-pour-une-plate-forme-electorale-resolument-sociale.html

Ce programme est-il de nature à rassembler des milions et des millions d'électeurs à l'occasion des prochaines présidentielles - en 2022 - pour mettre un terme à la politique mise en oeuvre par Emmanuel Macron, et qu'il impose depuis 2017 à la France et aux Français ?

Avant de répondre précisément à cette question, il faut d'abord se demander si, dès à présent,  il est utile de faire de cette échéance électorale l'objectif immédiat de nos luttes ? 

Je ne le pense pas.

D'abord, pour ne pas laisser croire que c'est prioritairement par le bulletin de vote que les choses peuvent changer. Nous en avons fait l'expérience en 1981 avec l'élection de François Mitterrand, Nous avions alors un bon "programme commun", qui, s'il avait été appliqué, aurait modifié la nature de la société dans notre pays.

Mais, il ne pouvait pas être mis en pratique pour différentes raisons.

En premier, ce programme n'était  pas compatible avec les engagements européens  la France, dont se réclamaient le nouveau président de la République et son parti, le PS. Cette situation s'est renouvelée avec Jospin en 1997, la présence de ministres communistes dociles n'y changeant rien. Cela ne veut pas dire qu'un changement politique n'est possible en France que si d'abord le Frexit est réalisé. Par contre, il faut nettement annoncer que notre peuple et ses nouveaux dirigeants  appliqueront leur programme de ruptures, que ça plaise ou non à Bruxelles et à Berlin...

Mais l'échec de 1981 a d'autres raisons.

Le PCF a laissé croire depuis les années 70 que la magie des urnes suffirait à détruire les structures capitalistes et l"Etat profond" qui en assure le maintien.

Illusion funeste : aucune transformation de la société n'est concevable sans une mobilisation des masses et leur détermination affirmée d'imposer le changement.

Et aujourd'hui, nous n'avons plus de force révolutionnaire organisée...

D'où ce questionnement généralisé sur les possibilités de changement aujourd'hui.

Pourtant, la population, dans sa grande majorité, rejette la gouvernance par les riches, que Macron personnifie jusqu'à la caricature Cette idée traduit une évolution fantastique de la conscience de classe dans notre pays. L'extraordinaire épopée des Gilets jaunes traduit ce changement dans les mentalités. Nous n'en sommes plus à l'attente d'une alternance parlementaire, comme ce fut le cas durant des décennies.

Gauche...Droite... sont encore des valeurs sociologiques qui persistent, mais qui ne se traduisent plus en termes de partis pour la majorité des Français. Et ceux-ci, fautes de combattants, se réfugient dans l'abstention de masse, le plus grand parti d'opposition au pouvoir établi.

Alors, proposer un catalogue de revendications, si bonnes soient-elles, les électeurs sentent confusément  que la démarche ne peut aboutir par voie électorale, face à un pouvoir à trois têtes qui tient en ses mains tous les leviers des décisions. En effet, tant que l'économie et le politique, secondés par la sphère médiatique, appartiennent au même clan, aux mêmes gens, ceux qui dictent leur loi : celle du profit, Cette oligarchie bien installée au coeur de l'Etat comme un cancer dans le corps humain, ne cédera pas la place sans combattre. Les grands patrons, administrateurs des sociétés du CAC 40 ne vont pas se faire hara-kiri  en abandonnant leurs privilèges, sans y être contraints par une force supérieure à la leur. Leurs lointains parents, les nobles et le clergé, le 4 août 1789, en ont fait l'expérience quand les paysans brûlaient leurs chateaux, alors que les patriote sans-culottes et leurs canons campaient dans Paris. 

Ce sont ces vérités-là qu'il faut rappeler : aucun changement de société n'est possible tant que la France demeure sous la coupe d'une minorité de privilégiés qui dispose des manettes de l'économie, de la politique et des médias. Et sur cette base organiser le plus vaste rassemblement possible de la population victime du capital financiarisé et mondialisé. En commençant par rassembler les plus exploités, souvent isolés dans leur propre misère, ces invisibles, qui n'ont même pas le temps de penser au-delà de leurs quotidiennes difficultés. 

Aussi, c'est en partant, au quotidien,  des besoins individuels et collectifs des Français et des Françaises, qu'il faut bâtir avec eux, les revendications qu'ils portent confusément dans leur tête : du travail pour tous partant des besoins de la société, éradiquant ainsi le chômage, un salaire qui permette à la famille de vivre décemment , une protection sociale de haut niveau -la santé gratuite pour tous -, une formation scolaire et universitaire qui porte le plus grand nombre au plus haut possible les connaissances de chacun, un logement moderne qui permette l'épanouissement des familles, des transports modernes adaptés aux besoins de la population, la diffusion de la culture en direction du plus grand nombre.

Mais tous ces changements du mode de vie ne tomberont pas du ciel. Ils devront être mis en oeuvre par les intéressés eux-mêmes et conçus sous leur contrôle. Cela implique une pratique permanente de la démocratie. Et d'abord au niveau des institutions politiques elles-mêmes, donc du rejet de leur caractère monarchique actuel, en s'inspirant des principes de la Première République, et pratiquement, du système suisse, qui fait des citoyens, à travers le recours habituel au referendum les acteurs d'une démocratie vivante.

Ce sont ces principes qu'i faut faire pénétrer dans la conscience populaire, soumise au feu roulant des forces qui tiennent aujourd'hui le haut du pavé.

La chose n'est pas aisée du fait de la propagande totalitaire massivement diffusée par le Capital, qui détient l'essentiel des moyens de contrôle et de coercition pesant sur la population. Mais l'intervention permanente des sources d'information alternative - nos blogs et sites en sont un outil efficace - peuvent, les événements aidant, gagner chaque jour des consciences ouvertes à nos perspectives.

Qui aurait pu prévoir le mouvement des gilets jaunes, son ampleur, sa ténacité, sa permanence aujourd'hui encore, son caractère rasembleur sur les péages, les rompt-points, les pavés de nos villes ?

A nous d'apporter nos contributions pour éclairer le débat nécessaire et participer ainsi à la bataille de classe qui fait rage.

Jean LEVY

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vidéo. Interview d’Adrien Cornet,
délégué CGT à la raffinerie de
Grandpuits menacée de fermeture

 

Adrien Cornet est travailleur et délégué CGT à la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne. Il nous explique pourquoi, sous couvert de problèmes techniques, Total envisage de fermer la raffinerie pour la délocaliser, menaçant des centaines d'emplois.

 

Interview

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Avant que Jean Castex ne devienne le premier des clones de celui qui a pour logis le palais de l'Elysée, il était maire et conseiller général dans le 66, étiqueté Sarkozy-Fillon, et aussi président de la communauté des communes de Conflent-Canigo. Et au sein de cette communauté des communes, son tonton est le vice-président chargé de la gestion des déchets.

Selon Médiapart, une enquête visant ledit tonton a été stoppée quelques jours avant que son neveu loge à Matignon. Des infractions au Code de l'environnement (liées à la pollution) et au Code du travail (pour du travail au noir) étaient pourtant suspectées par les enquêteurs. Et une source proche du dossier évoque un abandon "brutal et inexpliqué" des investigations.

Cela n'a rien à voir, circulez, a  semblé répondre le procureur de Perpignan à Médiapart. Le choix de stopper les investigations "n'est pas lié à la nomination du Premier ministre ni à ses liens avec le vice-président de l’intercommunalité en charge de la déchetterie mais au traitement des éléments objectifs et juridiques du dossier".

Ben oui, un président en titre d'une  communauté de communes ne sait rien sur les activités de son tonton, vice-président au sein de la même communauté de communes. Et l'inspecteur Gadget confirme.

Attention aussi, comme il se dit, selon que l'on est puissant ou misérable, surtout si vous êtes puissant, la présomption d'innocence existe. Et étant respectueux de la Loi, je me devais de rappeler cela.

Autrefois, il y a bien longtemps, lorsque j'étais un perdreau de l'année, il y avait cette réclame ô combien progressiste pour la femme.

Jean Castex et la Justice: stop ou encore?

Et aujourd'hui en politique politicienne, on obtient les mêmes résultats?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Et pendant ce temps là ...

La richesse s'accroît à l'autre pôle de la société!

Sans que soit abandonnée côté pouvoir les politiques qui conduisent au gouffre qui se creuse !

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« Première personne ! » La distribution commence. L’intérieur du local est organisé comme une épicerie, avec sa logique de rangement : aliments secs, conserves, produits frais… Les fruits, les légumes et les boissons sont distribués à l’extérieur. Entre deux sourires, les bénévoles, majoritairement retraités, s’affairent.

Derrière son cabas rouge, Ghyslaine attend son tour. « Heureusement qu’ils sont là. Depuis le décès de mon mari en 2011, je ne vis que sur sa pension de réversion et le peu de retraite que j’ai. » Ses enfants la soutiennent financièrement. « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas à eux de m’aider. » Ghyslaine fait partie de la quarantaine de familles que le Secours populaire de Fleury-Mérogis avait l’habitude d’aider.

Et puis il y a eu la crise. Le confinement. L’arrêt de l’activité. Des personnes qui vivaient jusque-là sur le fil ont basculé dans la précarité : 34 noms se sont ajoutés au registre des bénéficiaires, dont beaucoup de familles. Souvent « grandes, avec parfois 6 ou 7 enfants ».« Plus ça va et plus ça augmente », se désole Serge, vice-président du comité local. Mareme Ndiaye s’attend à accueillir « 80 familles à la rentrée ». Au total, ce sont plusieurs centaines de personnes qui sont aidées.« On a beaucoup de gens qui avaient des CDD de trois ou six mois. Mais pendant le confinement, il y a eu des ruptures de contrats. Ces familles sont venues aux distributions car elles n’avaient plus rien », constate Mareme Ndiaye.

« On a eu une grosse chute de revenus », raconte Christelle, mère au foyer. Son mari a perdu son emploi. Il a fini par trouver des missions mais les rentrées d’argent sont devenues irrégulières. Pendant le confinement, « il ne restait que les produits les plus chers en magasin », tempête cette mère de quatre enfants. « Le frigo pleure à la fin du mois. »

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En raison de l’épidémie, le rendez-vous de l’organisation trotskiste a été interdit vendredi dernier par la préfecture du Val-d'Oise tandis que le Puy du fou et les pèlerinages à Lourdes obtiennent des dérogations. Un deux poids deux mesure scandaleux dans le contexte de crise économique de la rentrée sociale

Répression. La préfecture du Val-d’Oise interdit la Fête de Lutte Ouvrière

@ LP/Marie Persidat pour Le Parisien

La traditionnelle fête de lutte ouvrière est l’un des plus importants rendez-vous de l’extrême gauche française avec plusieurs dizaines de milliers de participants annuels. L’événement qui devait initialement se tenir en juin a été repoussé à la rentrée en raison de l’épidémie. Une annulation qui vient s’ajouter à celle du No Mad Festival de Pontoise ou encore aux larges restrictions i Malgré les nouvelles mesures sanitaires renforcées prises par l’organisation, et le nombre de participants revu à la baisse ; la préfecture du Val-d’Oise a tout de même décidé d’interdire l’événement vendredi dernier prétextant une nature à « favoriser la diffusion du virus ».

Dans le même temps, la Macronie accorde des dérogations à ses amis, comme cela s’est illustré avec le Puy Du Fou qui a pu accueillir le weekend dernier 9000 personnes dans un spectacle. Dans une logique du deux poids deux mesures, les pèlerinages à Lourdes et les consécrations religieuses qui y sont liées ont-elles aussi obtenu des dérogations. Ces autorisations à la carte s’inscrivent dans un processus à deux vitesses, avec d’un côté une répression menée contre une organisation comme Lutte Ouvrière à sa fête annuelle, mais aussi aux rassemblements et mobilisations antiracistes ou des hospitaliers ; de l’autre des dérogations pour les copains à Macron.

L’interdiction de la fête est un coup du gouvernement de directement porter à l’organisation de Lutte Ouvrière pour qui la fête représente l’une de ces principales sources de revenus. Dans le contexte d’une rentrée sociale placée sous le joug d’une crise économique et sociale sans précédent, la volonté de s’attaquer indirectement à l’une des principales organisations de l’extrême gauche est explicite ! Lutte ouvrière n’entend pas en rester là et des discussions sont en cours pour qu’un rassemblement puisse se tenir. « On essaye de trouver des solutions. On va se battre pour ça même si on n’a peut-être pas les moyens d’autres sociétés privées », déclare LO pour Le Parisien. L’attention du parti se porte désormais sur la tenue du grand meeting de rentrée prévu le 16 novembre.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

La presse au service du pouvoir ne cesse de louer la nouvelle méthode du nouveau premier ministre qui serait, lui respectueux des syndicats.

En oubliant de souligner que dans la conjoncture issue de la crise sanitaire et sociale le pouvoir macronien n'a nullement renoncé à poursuivre ses contre-réformes comme celle de l'indemnisation du chômage et celle des retraites.

Quant au fond il s'agit de permettre notamment à la CFDT de justifier son accompagnement des contre-réformes pour tenter d'empêcher le développement des luttes!

Le dialogue social, une imposture au service des possédants !

 

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SOURCE : le Figaro

 

Réformes : la méthode Castex à l’épreuve du dialogue social
Le premier ministre, qui ouvrira mercredi l’université d’été du Medef, compte s’appuyer sur les syndicats et le patronat pour adapter le modèle social et relancer l’économie.

Jean Castex entend bien occuper le terrain en cette rentrée, comme il l’a fait tout l’été. Lutte contre le coronavirus, plan de relance, politique de sécurité… Aucun sujet ne va lui échapper. Mercredi, le premier ministre ouvrira l’université d’été du Medef, rebaptisée « La renaissance des entreprises de France », qui marque la rentrée du patronat en cette année de crise historique. L’occasion de faire la promotion de sa méthode de gouvernance basée sur le dialogue social. La liste des concertations programmées d’ici la fin de l’année (télétravail, partage de la valeur, métiers en tension, santé au travail, emploi dans les plateformes, branches professionnelles, travail des seniors, dépendance…) ressemble d’ailleurs à un inventaire à la Prévert !

En prenant ses fonctions, début juillet, Jean Castex avait annoncé la couleur. « Je crois, j’ai toujours cru aux vertus du dialogue social », avait insisté le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, martelant qu’« il faut dans ce pays prêter davantage d’attention au dialogue social ». Tous les participants à la première « conférence du dialogue social », organisée fin juillet à Matignon, ont bien noté la différence de style du nouveau chef du gouvernement. « Sur la forme, la CGT note un changement de méthode et une meilleure considération des organisations syndicales, avait jugé Philippe Martinez, le secrétaire général de la centrale de Montreuil. Sur la méthode de travail présentée, la CGT prend acte avec satisfaction des engagements du premier ministre concernant les projets de réformes de l’assurance-chômage et des retraites. Au-delà d’un simple report de calendrier, c’est le contenu même de ces réformes qui sera ouvert à discussions et négociations. »

Amortisseur de crise
Même satisfecit de la CFE-CGC, la centrale des cadres. « Il semble que quelque chose soit en train de changer dans la méthode du gouvernement », avait ainsi abondé François Hommeril, son président, autre opposant radical au duo Macron-Philippe depuis trois ans. Le plan de relance de l’économie, dont la présentation a été décalée d’une semaine, a ainsi fait l’objet d’une intense séquence de concertation avec les syndicats et le patronat.

Il faut dire que Jean Castex n’a pas revu que la méthode de gouvernance en donnant la primeur au dialogue social ; il a aussi changé d’objectif. Plus question de « réinventer un modèle social à bout de souffle », mission qu’Emmanuel Macron avait confiée à Édouard Philippe en 2017. L’heure est au colmatage du système de protection sociale, qu’il faut « améliorer et renforcer », selon le nouveau premier ministre. Ce modèle social, jugé si inefficient en période de croissance, a en effet montré son utilité depuis mars en se muant en un formidable amortisseur de crise. Et le duo de l’exécutif compte s’appuyer sur ce « système plus inégalitaire qu’il y a trente ans », comme le qualifiait Emmanuel Macron au moment des « gilets jaunes », pour « la reconstruction »du pays. Notamment en ouvrant largement les vannes des dépenses.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder le dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD) dé-ployé depuis le 1er juillet pour permettre aux entreprises les plus touchées de ne pas licencier leurs salariés. Son coût, cumulé avec le système de chômage partiel classique, dépassera 30 milliards d’euros cette année et 8 milliards en 2021. Idem sur le dossier de l’emploi des jeunes, avec une rallonge en cette rentrée de 6,5 milliards à coups de primes à l’embauche et de contrats aidés pour venir en aide aux moins de 25 ans. Depuis le début de la crise, les milliards pleuvent chaque jour, sans économies ou recettes mises en face. Le premier ministre a repoussé les sujets qui fâchent et qui nécessitent des sacrifices à 2021, à commencer par la poursuite des réformes des retraites et de l’assurance-chômage. Deux « transformations sociales »structurelles qui hérissent les syndicats et ne collent plus avec le changement de doxa de Jean Castex… ¦

par  Marc Landré @marclandre

 

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