SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : AFP

 

Alors que Renault vient d’annoncer avoir subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire – nous y reviendrons en détail dans un article dédié – la CGT du groupe automobile a dénoncé jeudi une « stratégie du profit au détriment des volumes » et plaidé pour la production de véhicules « là où l’on vend ».

Les mauvais résultats de Renault dus avant tout à une mauvaise stratégie financière selon la CGT
Si « la situation liée au Covid-19 a impacté les productions », les mauvais résultats semestriels sont la « conséquence de la stratégie financière développée par les dirigeants, au détriment de la stratégie industrielle », estime le syndicat dans un communiqué.

Une stratégie du profit jugée suicidaire
« La stratégie du profit au détriment des volumes est suicidaire pour notre groupe. À chaque sortie de véhicules, les prix sont augmentés », critique la CGT. « Les véhicules vendus en France n’y sont plus fabriqués, alors que l’urgence des problématiques environnementales devrait nous inciter à produire là où l’on vend », ajoute le syndicat.

Inquiétudes également pour l’ingénierie
Protestant contre « la réduction des capacités de production », la CGT Renault s’inquiète aussi du « détricotage de l’ingénierie« . Elle s’élève contre la « réduction des frais fixes » dans l’ingénierie et la recherche et développement (R&D), « secteurs essentiels pour préparer l’avenir », une gamme de véhicules « de conquête, sur l’ensemble des segments, répondant aux besoins des populations ».

« Comme à chaque fois, c’est sur les salariés et l’activité industrielle que la direction fait porter l’essentiel du plan d’économies », s’indigne le syndicat.

Perte nette de 7,3 milliards d’euros au premier semestre
Le constructeur automobile français Renault a annoncé jeudi une perte nette de 7,3 milliards d’euros au premier semestre, plombé par son partenaire japonais Nissan et par la crise sanitaire.

Déjà en difficulté avant la pandémie de coronavirus, le groupe avait annoncé à la fin mai un plan d’économies de 2 milliards d’euros sur trois ans prévoyant la suppression de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France.

Notre avis par leblogauto.com
Le syndicat a raison de s’inquiéter du « détricotage » de l’ingénierie,  ce qui n’est jamais bien bon pour une entreprise  dans une vision plus moyen terme. Sans recherches pas d’innovations, pas d’innovations  :  manque d’attraits pour clients et prospects. Et moins de ventes …

Pour rappel, à la mi-juin, le  groupe Renault a indiqué que sur les 4.600 suppressions d’emplois prévues sur ses sites en France, 1.500 concerneraient l’ingénierie. Le constructeur automobile souhaite également supprimer  2.100 emplois dans l’Hexagone  dans ses activités de production et 1.000 postes dans les fonctions support. Ces suppressions d’emplois doivent être réalisées via des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires.

Mi-juin, des salariés du centre technique de Renault à Lardy (Essonne) ont fait grève pendant une heure à l’appel de la CGT et de SUD pour protester contre le plan d’économies du groupe. 

Ces salariés ont dénoncé un « plan de casse sociale » chez Renault, avec « plusieurs milliers de suppressions de postes dans l’ingénierie/tertiaire ».

Rappelant qu’une des activités importantes du centre de Lardy « est le développement des motorisations du groupe », la CGT Renault  avait alors tenu à rappeler  que cela  plaçait le site « en première ligne sur les questions de pollution automobile et de transition vers l’électrique ».

Elisabeth Studer avec AFP

 

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ENCORE la répression syndicale !

Des dizaines de militants ont mené, jeudi, une action surprise dans le magasin de Créteil, en soutien à la déléguée menacée de licenciement.

« À ceux qui veulent licencier Cathy, nous répondons : résistance ! » Hier après-midi, les chants de colère de la CGT résonnaient dans l’escalator du magasin Primark du centre commercial de Créteil Soleil. À coups de sifflet et d’applaudissements, une quarantaine de syndicalistes ont envahi par surprise le mastodonte de trois étages de la marque d’habillement. +Direction les bureaux de la direction, où était alors entendue Cathy Vinciguerra, déléguée syndicale centrale CGT de la marque, dans un entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Travail détaché : le gouvernement
prépare une diversion xénophobe pour
couvrir sa politique pro-patronale

 

Il y a un mois, le gouvernement annonçait discrètement vouloir faire de la lutte contre le travail détaché un axe de son plan de relance. Une diversion xénophobe que se prépare à mettre en œuvre Elisabeth Borne, comme elle l’a annoncé aux Echos, pour mieux couvrir la politique du gouvernement qui verse des milliards au patronat et autorise les licenciements.

 

Manoeuvre xénophobe

Crédits photo : Sipa Press

 

Le gouvernement attaque le travail détaché pour couvrir sa politique pro-patronale

 

En juin dernier, Les Echos révélaient que les travailleurs détachés étaient « dans le viseur du gouvernement ». « L’idée, telle qu’elle circule, consisterait à freiner l’accueil de travailleurs détachés dans les entreprises qui engagent des plans de sauvegarde de l’emploi, des plans de départs volontaires, ou qui recourent au chômage partiel - dans son régime de base ou dans le régime de longue durée que le président va dévoiler ce mercredi normalement. » rapportait le journal, dévoilant ainsi la manœuvre du gouvernement qui avait récemment montré sa volonté de permettre aux entreprises bénéficiant d’aides d’Etat de licencier

Le travail détaché, défini par une directive européenne de 1996 permet l’emploi en France de travailleurs sous contrats étrangers, dans des conditions de travail inférieures. Ce statut permet au patronat d’engranger des profits supplémentaires, en économisant notamment sur les cotisations sociales, et de créer une concurrence entre travailleurs faisant pression sur les conditions de travail, par la surexploitation d’une main d’oeuvre étrangère.

Ainsi, les travailleurs détachés ont par ailleurs été particulièrement exposés au cours de la pandémie comme le rappelle Alternatives Economiques : « Précaires, ces conditions se sont avérées catastrophiques pendant la crise du Covid. "Avec la fermeture des entreprises et des frontières, de nombreux salariés détachés ont été licenciés et sont restés bloqués loin de chez eux. Leur statut ne leur permettait d’avoir accès ni aux aides sociales ni même parfois aux soins", regrette Philippe Pochet, le directeur général de l’European Trade Union Institute, le centre de recherche de la Confédération européenne des syndicats à Bruxelles ».

Or, déconnectant la question du travail détaché de celle de l’exploitation de travailleurs étrangers, les travailleurs détachés sont fréquemment instrumentalisés à des fins xénophobes, par des politiciens qui entendent porter la responsabilité de la crise sur les étrangers plutôt que sur les grandes entreprises. De la gauche à l’extrême-droite, un tel procédé conduit à diffuser insidieusement l’idée d’une opposition d’intérêts entre travailleurs français et travailleurs étrangers, déplaçant la véritable cause du problème qui se situe du côté de la politique des grandes entreprises et du patronat.

Ces dernières semaines, le sujet avait cependant été finalement peu mis en avant par le gouvernement. Pourtant, dans une interview accordée hier aux Echos, Elisabeth Borne a confirmé que des mesures sur la question du travail détaché étaient en préparation. Interrogée à ce sujet, la Ministre du Travail a expliqué : « La persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés ! ».

L’argumentaire de la ministre est clair : le recours au travail détaché, et les travailleurs détachés, seraient en partie responsables du chômage actuel, et constitueraient une menace pour le plan de relance du gouvernement, en subtilisant les emplois potentiels des travailleurs français. L’origine de cette rhétorique est elle aussi très claire, puisqu’il s’agit du discours traditionnel de l’extrême-droite qui tente de faire peser la responsabilité du chômage sur les travailleurs étrangers. Rien de surprenant dans le contexte de l’offensive tous azimuts du gouvernement sur le terrain sécuritaire et raciste, dont les déclarations récentes de Jean Castex, Gérald Darmanin ou Marlène Schiappa sont autant d’expressions.

Pourtant, la reprise du discours de l’extrême-droite sous prétexte de « relance » et de lutte contre le chômage apparaît encore plus choquante lorsque l’on connaît la nature du plan de relance du gouvernement, un plan pro-patronal, fondé sur des milliards d’euros de cadeaux au patronat sans conditions, dont le refus d’imposer une interdiction des licenciements pour les entreprises recevant des aides d’Etat ou ayant recours au chômage-partiel de longue durée est un exemple frappant.

 

Les « partenaires sociaux » main dans la main avec le gouvernement sur le terrain de la xénophobie ?

 

Outre la stratégie de diversion, qui vise à pointer les travailleurs détachés quand ce sont les patrons et le gouvernement qui sont responsables de la montée du chômage, et qui exploitent chacun à leur manière les travailleurs étrangers dans leur intérêt, la suite des propos de Elisabeth Borne soulève une autre question centrale, celle de l’attitude des directions syndicales face à cette stratégie. « Nous allons ensuite prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché. » a en effet également affirmé la Ministre du Travail.

Des déclarations qui interrogent sur le rôle qu’ont accepté de jouer les directions syndicales dans le jeu du gouvernement. « Au sortir de la première réunion, le 4 juin 2020, l’ex-ministre du Travail Muriel Pénicaud évoquait sur le perron de l’Elysée la question de la régulation du travail détaché. « Nous avons été surpris par le sujet », se souvient Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT. « En tout cas, nous espérons plus qu’une opération de communication », ajoute Angeline Barth, secrétaire confédérale à la CGT. » rapportait notamment Alternatives Economiques dans un article du 15 juillet.

Pour le moment, la CGT n’a fait aucune déclaration publique à ce sujet, mais accepter de participer à l’élaboration d’une telle politique constituerait une trahison scandaleuse de l’ensemble des travailleurs. Or, de fait, une telle démarche s’inscrirait dans la continuité de l’attitude conciliante des directions syndicales concernant le plan de relance, qu’elles ont choisi d’accompagner en se rendant à l’ensemble des négociations et discussions ouvertes par le gouvernement ces derniers mois.

En ce sens, la stratégie de diversion du gouvernement sur le travail détaché, menée dans le cadre d’une large offensive sécuritaire et raciste, apparaît comme un rappel essentiel. Accepter de se compromettre avec ce gouvernement est une impasse, et n’a permis en rien d’infléchir l’orientation pro-patronale de la politique du gouvernement. En revanche, cette politique conduit à cautionner la politique du gouvernement, alors que celui-ci tente de flatter les préjugés les plus réactionnaires.

A l’inverse de cette tendance, les travailleurs ont besoin d’un véritable plan de bataille pour s’opposer aux licenciements, au chômage et à la précarité. Un plan qui permette de refuser que l’ensemble des travailleurs, Français ou étrangers, ne paient la crise comme c’est actuellement le cas dans de nombreux pays d’Europe où les plans de licenciements se multiplient. En ce sens, c’est le patronat et les gouvernements, qui bénéficie de milliards d’aides sans contrepartie, et les gouvernements qui l’appuient qu’il s’agit de viser, en refusant l’instrumentalisation de sa part de la xénophobie. En revendiquant l’interdiction des licenciements, l’embauche des précaires, mais aussi la répartition du temps de travail, ou encore un salaire égal pour un travail égal - dénonçant ainsi la surexploitation dont font l’objet les travailleurs étrangers - un tel programme pourrait permettre aux luttes contre les licenciements et les attaques contre les acquis des salariés, et pour le droit au travail, de converger. Mais une telle démarche exige le refus de faire des concessions au patronat et au gouvernement, et la rupture des négociations, pour affirmer clairement qu’il est inacceptable que les travailleurs ne paient la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les femmes de chambre de l’hôtel Ibis en grève depuis plus d'un an,  lancent appel au don pour financer leur hymne

En grève depuis plus d'un an (17 juillet 2019), les femmes de chambre de l'hôtel Ibis réclament notamment la fin de la sous-traitance, une réduction de leur cadence de travail et le paiement d'un panier-repas. La lutte, portée par la figure charismatique de Rachel Keke, est un peu sortie de nos radars depuis la crise sanitaire. Lundi, un communiqué diffusé par la CGT-HPE de l'hôtel Ibis Batignolles nous apprend que le conseil des prud'hommes de Paris a rendu sa décision le 24 juillet dernier. Ce dernier a débouté intégralement les dix-sept femmes de chambre, les deux gouvernantes et leur collègue équipier. Elles ont décidé de faire appel dès la notification du jugement.

La lutte se poursuit donc en musique. Leur fameux slogan «Frotter, frotter, il faut payer !» a accouché d'un hymne qu'elles espèrent pouvoir clipper. Et pour se faire, un appel à financement participatif vient d'être lancé sur la plateforme Kickstarter (avec l'aide de Sébastien, militant syndicaliste CGT HPE). Le morceau a été composé par le chanteur de zouglou (musique urbaine ivoirienne) Bobby Yodet qui, en plus de partager la vie de Rachel Keke, est un soutien de première heure du combat des femmes de chambre de l'hôtel du groupe Accor.

Vu sur Kickstarter

 

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Traitée de « fucking bitch », la réponse cinglante d’Alexandria Ocasio-Cortez à un élu républicain

Traitée de « fucking bitch » par un membre du Congrès américain qui s’était ensuite « excusé » en citant sa femme et ses filles, Alexandria Ocasio-Cortez n’a pas laissé passer l’occasion pour réagir. Voici sa réponse.

Brut.France Télévisions

Ted Yoho, républicain à la Chambre des représentants, a traité AOC de « fucking bitch« , une situation fortement dénoncée par l’élue démocrate. Le membre du Congrès américain s’est ensuite « excusé », invoquant sa femme et ses filles pour prouver son absence de malveillance. Malgré ses excuses, Alexandria Ocasio-Cortez ne s’est pas laissée faire et a profité de l’occasion pour réagir. Pour elle, ce cas est symptomatique d’un problème plus global. « Nous avons toutes dû faire face à cette situation d’une manière ou d’une autre à un moment donné de notre vie« , a-t-elle estimé. Auparavant serveuse, AOC se souvient d’ailleurs avoir déjà été confrontée à de telles insultes. « J’ai jeté hors des bars des hommes qui avaient utilisé un langage comme celui de M. Yoho et j’ai rencontré ce type de harcèlement dans le métro de New York« , a-t-elle lancé.

 

Un schéma ancré ?

 

« Ce problème ne se résume pas à un seul incident. Il est culturel. C’est une culture d’absence d’impunité, d’acceptation de la violence et du langage violent à l’égard des femmes« , a déploré l’élue. Pour AOC, cette attitude résulte d’un schéma de déshumanisation des autres. Aussi, la démocrate regrette que les épouses et les filles servent de « bouclier » pour justifier ce comportement. « J’ai deux ans de moins que la plus jeune fille de M. Yoho. Je suis aussi la fille de quelqu’un. Heureusement, mon père n’est plus en vie pour voir comment M. Yoho a traité sa fille. »

 

« Donner la permission à d’autres hommes de faire cela à ses filles »

 

Selon AOC, s’octroyer le droit d’agir ainsi vient banaliser l’inacceptable. « C’est donner la permission à d’autres hommes de faire cela à ses filles. Il a cédé en utilisant ce langage devant la presse. Il a donné la permission d’utiliser ce langage contre sa femme, ses filles, les femmes de sa communauté« , s’est insurgée la démocrate. Enfin, AOC pointe l’absence de sincérité des excuses de Ted Yoho. « Lorsqu’un homme décent se trompe, comme il nous arrive à tous de le faire, il fait de son mieux et s’excuse, non pas pour sauver la face, non pas pour gagner un vote. Il s’excuse sincèrement pour réparer et reconnaître le mal fait afin que nous puissions tous aller de l’avant. »

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
LA LUTTE DES LUXFER : UNE ÉPOPÉE OUVRIÈRE
LA LUTTE DES LUXFER : UNE ÉPOPÉE OUVRIÈRE

SYNDICOLLECTIF

 

Il faut regarder cette vidéo qui retrace le combat des salariés de LUXFER à Gerzat (Puy de Dôme) pour le maintien de leur production notamment de bouteille à oxygène pour les hôpitaux, la seule usine qui en produisait en Europe et que les patrons ont voulu fermer à tout prix, en envoyant des bulldozer pour tout détruire. Soutenons-les!  

Site : https://twitter.com/Luxfer.fr

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Offensive sécuritaire. Macron débloque
10 millions pour une « indemnité
spécifique » aux policiers de nuit

 

Au cours d'une « visite surprise » rendue à la BAC et à Police-Secours ce lundi, Emmanuel Macron a annoncé le versement d'une « indemnité spécifique » aux policiers travaillant la nuit – mesure qui reviendrait à 10 millions d'euros. Entre tentative de séduction des policiers et des électeurs de droite et d'extrême droite, le gouvernement met en œuvre sa politique répressive et réactionnaire.

 

Tentative de séduction à droite

Crédits photo : AFP/Abdesslam Mirdass

 

Selon l’AFP, c’est au cours d’une « visite surprise » ce lundi auprès de policiers parisiens qu’Emmanuel Macron a annoncé le versement d’une « indemnité spécifique » pour les policiers travaillant de nuit. Au total, la mesure reviendrait à 10 millions d’euros. L’AFP mentionne également qu’il s’agissait d’une des revendications des syndicats policiers, exprimée notamment lors de leur rencontre avec Gérald Darmanin le 20 juillet. Emmanuel Macron aurait fait le tour de plusieurs unités de la brigade anticriminalité (BAC) de nuit et de Police-Secours, en compagnie de Gérald Darmanin, Marlène Schiappa et Didier Lallement.

Il s’agit de la part du président d’une nouvelle tentative de regagner la confiance des policiers en cédant aux revendications des syndicats de police, qui demandent davantage de moyens pour réprimer – ce dans un contexte social explosif aujourd’hui et dans les mois qui vont suivre, entre le mouvement antiraciste et les ripostes ouvrières probables face à la crise économique et les licenciements. C’était la même logique qui prévalait lors de l’annonce, il y a quelques jours, de 75 millions d’euros alloués pour le renouvellement des véhicules de la police et de la gendarmerie.

C’est également ce qu’exprimaient le discours de Darmanin dans son interview au Figaro, où il promettait de « stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société » et de « réaffirmer l’autorité de l’Etat » ; mais aussi l’annonce de Jean Castex à Nice sur l’instauration d’une amende de 200 euros pour usage de stupéfiants ; ou encore du projet de loi pour prolonger les mesures anti-terroristes, à l’occasion duquel Gérald Darmanin avait qualifié les mobilisations antiracistes de « communautaristes » et « séparatistes ». Dans la même lignée, vendredi dernier, Marlène Schiappa se rendait dans le Calvados afin de saluer les forces de répression, promettant « davantage de moyens » pour celles-ci.

 

L’actualité politique marquée par une offensive sur le terrain sécuritaire et réactionnaire

 

Plus généralement, ces visites et ces annonces s’inscrivent dans le contexte d’une offensive sur le terrain sécuritaire et réactionnaire. La situation politique est en effet marquée d’une part par une offensive de l’extrême droite, autour de la campagne « #OnVeutLesNoms », instrumentalisation de drames à des fins racistes ; et d’autre part par un parti-pris conservateur depuis le remaniement, marqué par la nomination de deux ministres identifiés comme à droite et proches de la police.

Ainsi, Emmanuel Macron cherche à se reconstruire une base sociale en séduisant les électeurs de droite et du Rassemblement National. Dans une tentative de restaurer le « en même temps » du début du quinquennat Macron, cette politique très marquée à droite est contrebalancée par quelques annonces visant à séduire un électorat de centre-gauche – on pense notamment à l’annonce des repas à 1 euro pour les étudiants boursiers. Cette mesurette sociale ne fait cependant pas illusion dans le cadre d’une politique très largement pro-patronale.

Dans l’ensemble, si le discours du gouvernement vise à grignoter du terrain xénophobe et sécuritaire à la droite dure en vue des prochaines élections, il vise aussi à justifier une répression accrue des quartiers populaires, des luttes sociales et du mouvement ouvrier. Dans le contexte social potentiellement explosif, il est en effet central pour Macron de mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour contenir ou étouffer les révoltes potentielles. Contre cette logique gouvernementale et patronale qui cherche à faire payer la crise aux travailleurs et opprimés, il va être central pour notre camp social de construire une mobilisation générale d’ampleur, réunissant tous ces secteurs autour d’un programme de lutte, mais aussi de se doter d’un projet de « monde d’après » débarrassé de toute exploitation et de toute oppression.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le Covid chez PSA : 25 000 suppressions
d’emplois et 595 millions de bénéfices

 

Ce 28 juillet, tous les journaux patronaux font l’éloge du groupe PSA et de Carlos Tavares. Le résultat de sa politique ? 25 000 suppressions d'emplois sur le groupe, des postes supprimés et 595 millions de bénéfices net au premier semestre 2020 !

 

La crise ? Pas pour tout le monde

Crédits photo : DANIEL ROLAND / Crédits : AFP 

Des baisses de volume et des intérimaires virés après le confinement

 

Le groupe PSA, qui a fait des gros efforts sur les coûts fixes et variables pour faire des gains et plus de rentabilité, visait « pour 2019-2020 une marge opérationnelle courante moyenne supérieure à 4,5 % pour la division automobile, Opel Vauxhall », ce qui veut signifie très clairement de nouvelles suppressions de postes partout dans le monde. C’est notamment pour cette raison que, malgré les ventes qui sont tombées a moins 45,7%, le groupe n’a pas perdu beaucoup. Il a même fait du bénéfice, en particulier grâce au chômage partiel, où l’Etat a payé les salaires à la place de PSA. A la reprise en juin, la plupart des intérimaires du groupe on été mis en fin de mission et envoyés à Pôle emploi, comme ce fut le cas à Mulhouse. Une politique passée sous silence dans les médias dominants, qui n’évoquent pas ces milliers de suppressions d’emplois.

 

Les bénéfices de PSA doivent servir à embaucher et créer des postes

 

Le résultat opérationnel courant (ROC) du groupe est de 517 millions d’euros. Certes moins qu’au premier trimestre 2019 avec 3,3 milliards. La branche automobile a atteint 731 millions, en baisse de 72,5% sur un an. Mais cela reste très élevé. Ces résultats ne remettent pas en cause le fait que PSA va dépenser plusieurs milliards pour réaliser la fusion Fiat-Chrylsler et conserve plus de 10 milliards accumulés depuis des années. Par ailleurs, le bénéfice net de PSA au premier semestre 2020, malgré la crise, est estimé à 595 millions d’euros !

Des chiffres honteux lorsqu’on sait que le groupe a supprimé 25 000 emplois dans le monde, et a condamné des milliers d’intérimaires au chômage par le non-renouvellement des fins de mission. Ainsi, la bonne nouvelle est bien pour les actionnaires, et non pas pour les salariés.

Comme lors du confinement, ou la fermeture du site de Mulhouse avait été imposée par la lutte, il s’agit aujourd’hui de se battre contre la politique de la direction de PSA. Il s’agit d’un impératif pour ne plus crever au boulot.

C’est cette même logique de lutte des classe qu’il faudra imposer pour l’embauche de tous les précaires, et la création de postes pour travailler dans des conditions humaines, et ne pas tout sacrifier sur l’autel des profits capitalistes. Ce sont les tâches auxquelles nous devons nous atteler pour la rentrée prochaine.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
6,16 millions de chômeurs en juin : vers
un taux de chômage à 11,5% en mai
2021 ?

 

Malgré une baisse du nombre de chômeurs de « catégorie A », ce sont 6,16 millions de personnes qui ont été comptabilisées au chômage en juin 2020, un record depuis 1996. Un processus en cours et qui, selon les estimations, pourrait atteindre un pic de 11,5% de chômage en mai 2021.

 

Un record depuis 1996

Crédits photo : Jeff Pachoud / AFP

 

Au mois de juin, le nombre de chômeurs de catégorie A, c’est-à-dire sans activité, a reculé de 204 700 personnes, selon les données publiées par le Ministère du Travail. Les chiffres montrent également une augmentation des sorties de Pôle Emploi pour reprise du travail, avec 42 000 personnes concernées.

Le chômage reste cependant très élevé, avec 4,22 millions de chômeurs de catégorie A en France métropolitaine, ce qui correspond à une hausse de 800 000 chômeurs sur le semestre. Ces chiffres sont issus du nouveau bilan de la situation du marché du travail durant la crise sanitaire publié par Pôle Emploi et la direction de la recherche du Ministère du Travail (Dares). Toutefois, les chiffres avancés sont en trompe l’oeil si l’on regarde le nombre de chômeurs toute catégories confondues, lui en augmentation pour le mois de juin.

 

6,16 millions de chômeurs en France : record absolu depuis 1996

 

Selon les analyses des Echos, il ne faut pas se réjouir trop vite. En effet, le chômage reste à un niveau historique. Par ailleurs, la baisse mensuelle du nombre de chômeurs de catégorie A ne s’accompagne en aucun cas d’une hausse du nombre de sorties sèches pour reprise d’emploi. Cela signifie que les personnes qui sortent de la catégorie A restent inscrits dans d’autres catégories notamment la catégorie B, correspondant à l’activité réduite, qui sont les personnes ayant effectué moins de 78 heures dans le mois.

Les services de la Dares et de Pôle Emploi confirment : « Comme en mai, la diminution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A s’explique principalement par leur passage en activité réduite. » En cette période estivale, il est également habituel de voir ces changements de catégories, notamment concernant des activités partielles liées au tourisme, qui reste une activité importante en France, et génératrice d’emplois partiels et précaires, malgré la crise sanitaire.

Le nombre de personnes à la recherche d’un emploi tout en ayant travaillé continue d’augmenter de 13,9 %. Ainsi, le nombre de chômeurs inscrits en recherche de poste qu’ils aient travaillé ou non dans le mois (catégorie A,B et C) a augmenté de 31 000 pour atteindre 6,16 millions de personnes.. Il s’agit d’un record depuis 1996. Ainsi, nous pouvons penser que cette faible éclaircie concerne en majorité des personnes ayant retrouvé une activité plus ou moins durable. Il s’agit notamment d’emplois dans les secteurs du BTP, de l’hôtellerie ainsi que du tourisme, caractérisés par l’utilisation importante de contrats saisonniers.

 

La Banque de France table sur un taux de chômage à plus de 11,5% en mai 2021

 

De plus, ces faibles éclaircies sont aussi à mettre en perspective avec les prévisions à moyen terme. Selon Bertrand Martinot du très libéral Institut Montaigne : « Durant les prochains mois, il va y avoir beaucoup de licenciements diffus dans les petites entreprises et de plans sociaux ». Le ministère du Travail a décompté pas moins de 107 plans de licenciements concernant 20 000 personnes contre 40 l’année précédente.

Ainsi, les spécialistes sont assez unanimes sur la prévision d’un accroissement du chômage sur le second semestres de 2020 qui pourrait selon les projections de la Banque de France atteindre un pic supérieur à 11,5% mi-2021. La ministre du travail a ainsi déclaré dans L’Express qu’ « on ne retrouvera pas le niveau de chômage d’avant la crise avant plusieurs trimestres », prévoyant « plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année ».

 

Face à leur monde de chômage et de misère, exigeons zéro licenciement, zéro baisse de salaires et la baisse du temps de travail !

 

L’augmentation du chômage ainsi que l’augmentation du temps de travail permis par les ordonnances Covid à certaines conditions montrent bien encore une fois la volonté de faire payer la crise aux travailleurs. Si la crise économique est réelle, le Covid-19 n’en est pas la cause profonde, mais un déclencheur et un amplificateur de tendances de fond qui s’expriment, en réalité, depuis la crise économique de 2008. Ainsi, les attaques patronales, que cela soit en terme de licenciements, suppressions de postes ou contre les acquis des travailleurs, sont de plus en plus offensives.

Dans certains secteurs, pendant que les entreprises préparaient des plans de licenciements massifs ou encore des « accords de performance » permettant de baisser les salaires, le gouvernement leur assurait des prêts et subventions de plusieurs milliards (5 milliards d’euros de prêt pour Renault et 15 000 postes supprimés, dont 4600 en France, d’ici 2024). Il est important de rappeler également qu’une réforme de l’assurance chômage avec des possibilités restreintes d’accès aux aides est encore dans les tuyaux.

Face à ces offensives, actuelles ou en gestation, la question d’une alternative à la sortie de la crise sanitaire et économique émanant de la classe ouvrière, de la jeunesse et des classes populaires est plus que jamais indispensable. La plus élémentaire des revendications consiste à imposer, par la rue et la grève, le mot d’ordre de « zéro licenciement, zéro baisse de salaires », pour enrayer la spirale infernale du chômage et de la précarisation de masse qui l’accompagne. Par ailleurs, la question de la baisse du temps de travail, avec augmentation des salaires à 1800€ net et indexation de ce dernier sur l’inflation, est la seule solution possible pour éradiquer définitivement le chômage. Pour ce faire, il est indispensable d’exiger la rupture immédiate de toute forme de « dialogue social » entre gouvernement, patronat et syndicat pour oeuvrer à la construction d’un rapport de force conséquent, sur le terrain de la lutte des classes, pour imposer l’ensemble de ses revendications.

 

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SOURCE : Révolution Permanente

 

Une vie de travail jetée aux ordures

28 années, une vie, à travailler en horaires décalés et sans programme puisque sur des postes de remplacement, une vie avec un bas salaire qui a commencé sous le SMIC et composé de primes pour un bon tiers, une vie à accumuler des connaissances et compétences ferroviaires qui ne sont dispensées nulle part ailleurs et qui n’ont été orientées que vers la qualité du service public sous tous ses angles, la sécurité des circulations et des usagers avant tout bien sûr.

Alors que le groupe PSA voulait m’embaucher, j’ai choisi le service public et mes convictions écologistes

Une qualité de service tout à fait équivalente à celle de mes autres collègues, mais niée par la SNCF qui m’a clairement discriminé sans raison professionnelle, mais parce que la « posture » attendue d’accompagnement d’une politique de casse des services publics et de dégradation des conditions pour les voyageurs et les agents, n’était pas adoptée de bon gré !

 

Un engagement que personne ne peut nier

 


Plus de 20 ans d’engagement aux côtés de l’ensemble des acteurs du ferroviaire, cheminots au statut mais aussi cheminots privés, de la sous-traitance, pour la dignité de toutes et tous. Je me suis toujours battu contre toute forme d’inégalité, de discrimination pour sexisme, raison de santé, appartenance ethnique ou à une religion, de harcèlement sexuel et moral, de mise en danger sur quelques plans que ce soit. Pour que chacune et chacun puisse rentrer chez soi en un seul morceau et avec son intégrité mentale et son dû plein et entier !

 

Même la direction de la SNCF n’a pas pu nier cette activité face à l’inspection du travail !

 

Un accompagnement de collègues en extrêmes difficultés quasi quotidien, et plus encore avec une transformation de l’entreprise pathogène sur la « région test » de Saint-Lazare pour des nouvelles organisations de travail absurdes et destructrices, qui ne peuvent pas être totalement étrangères à la mort de mon meilleur ami, Édouard POSTAL qui s’est suicidé le 10 mars 2017 !

N’oublions pas Édouard, poursuivi comme moi par de multiples procédures disciplinaires, et des plaintes. À l’instar de Gaël QUIRANTE et des étudiants de Nanterre, ils ont tenté de nous criminaliser !

Nous avons également subi côte à côte une enquête à charge de "la direction de l’éthique et de la déontologie", ultime insulte au bon-sens, à la bonne foi, à l’honnêteté intellectuelle...

Je n’oublie pas Fred et David, membres de CHSCT, qui ont craqué sous la pression en 2017 et ont été licenciés, tandis que leurs compagnes, agent SNCF également, quittaient l’entreprise pour arrêter de subir des brimades pour le militantisme de leur compagnon !

Et pendant que l’entreprise tentait par tous les moyens de faire de nous tous des coupables, je souhaite rappeler qui est du bon côté de la barricade et j’ose même dire que le bilan humain des années 2016 à ce jour, sur mon secteur, n’aurait pas été le même sans mes alertes incessantes et mon militantisme de terrain opiniâtre et certes considéré comme irritant par la direction, mais tellement salvateur pour mes frères et sœurs en souffrance.

 

Un poste tenu pendant la crise sanitaire

 


Je n’ai pas fui mes responsabilités pendant la crise sanitaire, puisque mon absence d’enfant à charge notamment, permettait mon utilisation à moindre risque que d’autres collègues. Mais alors que j’entamais une période de nuit le 11 mai pour le déconfinement, le ministère me fait part par mail, le 12 mai, de cette possibilité de contredire ses propres services en revenant sur leur décision. Je suis donc aujourd’hui le premier militant syndical licencié dans le monde d’après et pour des raisons qui concernent clairement mon activité syndicale puisque quoiqu’on puisse penser des faits, ils sont liés à une discrimination sur mon déroulement de carrière.

Le ministère du travail donne plus de valeur à la parole de mes chefs qu’à la mienne et estime également que je n’avais pas la posture de l’agent de maîtrise pour étayer sa décision, démontrant que la transformation de la SNCF est bien politique !

Une lettre adressée à mes collègues cheminots et à tous les travailleurs
Je voulais finir cette lettre ouverte par un appel à tous et toutes mes collègues cheminots, et à l’ensemble des militants syndicaux et aux travailleurs du privé.

Leurs appétits ne s’arrêteront pas là !

Et les nombreuses procédures actuelles dans tous les secteurs le montrent : les 3 de Melle dans l’éducation nationale, Anthony Smith inspecteur du travail, Yann Gaudin à Pôle emploi.

 


Faire son travail correctement pose un problème...

 


Si je suis licencié aujourd’hui, tout comme l’ont été Yannick (Rennes) et Linda (Rambouillet), c’est parce que la direction de l’entreprise entend depuis longtemps mener un certain nombre de changements en son sein. Depuis des années ils orchestrent non seulement la casse du service public mais le pillage des biens publics et bradant notamment le savoir-faire et les bien immobiliers, que ce soit sous la direction de Guillaume Pepy ou aujourd’hui sous celle de Jean Pierre Farandou.

Pour mener à bien ces transformations ils ont besoin de cheminots dociles, de travailleurs qui baissent la tête et qui acceptent la soumission.

C’est dans cette optique qu’ils décident de se débarrasser des militants qui « ne baissent pas les yeux » (reproche fait à Edouard en 2015 par la direction de l’éthique) comme Yannick, Linda, Fred, David et maintenant moi.

Mais ne croyez pas qu’ils vont s’arrêter là. Pour eux, ce n’est que le début et les licenciements vont sans doute se multiplier dans la prochaine période.

Pour ceux et celles qui restent, les conditions de travail vont se dégrader de plus en plus, et c’est bien pour ça qu’ils ont besoin de virer ceux et celles qui voudraient résister et se battre collectivement. Ils ont besoin d’asseoir leur autorité chancelante en précarisant au maximum, tout le secteur public.

Et parallèlement, ces conditions désastreuses du public vont dégrader encore celles du privé, déplaçant les normes de l’acceptable en matière de rémunération et de conditions de travail.

Je suis radié, licencié, et si la justice ne fait que confirmer l’arbitraire, alors que je perdrai les quelques avantages restants liés au statut SNCF, et notamment la retraite.

Mais, je ne dis pas cela pour attendrir, mais pour affirmer que cela en vaut la peine !

Lutter contre l’injustice et la malhonnêteté, rester fidèle à ses camarades, à ses ami-es et à ses idéaux, vaut TOUJOURS la peine.

Je n’ai aucun mérite, l’humanité n’en serait pas là si nos anciens avaient fui leurs convictions comme le capitalisme nous y pousse aujourd’hui pour un pseudo confort matériel qui ne durera pas.

Nous ne sommes pas condamnés à accepter cet inacceptable, à accepter la soumission, les discriminations et les injustices. Alors qu’il a fallu 25 ans pour juger l’affaire des frégates de Taiwan, que les crimes policiers restent impunis, même quand ils sont filmés et prouvés, qu’il est démontré que nous avons actuellement la classe politique la plus corrompue de la Vème république ; les gilets jaunes, les militants, les syndicalistes qui ne respectent pas à la virgule près des lois et des règles bâties sur mesure depuis des décennies pour nous priver du droit de contredire la volonté du capital - qui s’affranchit, lui, de toute règle- payent de leur vie sociale cette impudence de réclamer dignité et justice !!!

 

Leur monde d’après est comme celui d’avant, mais en pire encore pour nous. Nous ne sommes pas condamnés à les laisser faire…

 

Nous avons encore prouvé en décembre et janvier que nous pouvons agir ensemble, largement, en interpro et résister, travailleurs, gilets jaunes et associatifs, avec l’opinion publique de notre côté ! La victoire n’a jamais été aussi proche !

Il est vital, aujourd’hui, avec la crise climatique et écologique qui s’annonce, que nous reprenions les outils des mains de ces gougnafiers incompétents pour les orienter vers le primordial et l’urgence : un monde plus juste, et également plus solidaire, dont les conditions sociales protectrices de tou-te.s garantiront, par l’équité, la préservation de notre planète.

"Mieux savoir où aller, sans savoir comment, que comment aller, sans savoir où" José DOLORES (QUEIMADA)

Pas de justice, pas de paix !!! Ils ne nous feront pas taire !!!

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le masque est …

Publié par anti-K

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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