SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Crise économique. Vers une
généralisation des APC ?

 

L’accord de performance collective (APC) adopté à Derichebourg a permis à l’entreprise de licencier 163 employés qui refusaient de baisser leurs salaires. Un dangereux précédent qui ouvre la voie à toute une série d’attaques patronales contre les travailleurs.

 

Ce n’est pas à nous de payer leur crise !

Crédit photo : LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le mardi 9 juin, les salariés de Derichebourg, sous-traitant dans l’aéronautique, se mettent en grève. La direction et le délégué syndical de Force Ouvrière (FO) cherchent à leur imposer un accord de performance collective, ou APC, présenté aux travailleurs comme « le moindre mal » d’une fausse alternative imposée par le patronat : choisir entre un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE – c’est-à-dire des licenciements) immédiat de 700 salariés ou une suppression de leurs acquis sociaux pour peut-être aller, au bout du compte, vers un PSE plus léger.

En effet, après avoir initialement annoncé un plan de licenciements concernant la moitié des salariés, la direction fait mine de se soucier d’eux et propose à la place de non moins scandaleuses attaques contre le salaire, les primes et autres acquis, sous prétexte de vouloir sauver les emplois. “Cet accord est scandaleux. Pour nous, c’est une perte sèche de près de 500 euros par mois, quand le salaire moyen est de 1 900 euros. On ne pourra pas vivre avec ce salaire-là !” explique le délégué syndical UNSA au Monde

La rhétorique des “efforts partagés” pour mieux négocier la régression sociale passe mal auprès des travailleurs. Une partie importante des salariés a continué à travailler pendant le confinement malgré les risques sanitaires, mais ils sont aussi plongés dans des difficultés financières importantes avec la mise au chômage partiel pour un grand nombre d’entre eux, qui ponctionne leur salaire de 16% (en plus de leurs primes qui constituent une part importante des rémunérations dans l’aéronautique, les salaires étant, sans elles, plutôt faibles). « Il faut refuser toute négociation. La société a gagné des millions pendant des années, il faut qu’elle mette la main à la poche pour sauver les emplois », déclarait Dimitri, salarié à Derichebourg.

L’APC a désormais été signé chez Derichebourg, et c’est 163 salariés qui vont devoir quitter la boîte suite à la décision de la direction, soit 10% des effectifs. « L’accord pour crever », comme l’avaient nommé les salariés, a permis à la direction de les licencier sans indemnités. En effet, les modalités de licenciement sous peine de refus de signature de l’accord sont minimes, et l’indemnité de départ très faible. « Un PSE bien calibré aurait permis aux salariés de partir dans des conditions dignes, avec notamment la possibilité de toucher un chômage à taux plein. Là, avec l’APC, ce sera 57 % du salaire brut » explique le représentant UNSA.

Les APC, le cadeau de Macron au patronat

Les accords de performance collective, ou APC, ont été introduits par les ordonnances Macron en 2017. En clair, ils autorisent les patrons, via des négociations avec le syndicat majoritaire, à aménager la durée du travail, ses modalités d’organisation et de répartition, à modifier la rémunération des salariés, et les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise. Et ce “que l’entreprise soit confrontée à des difficultés économiques conjoncturelles ou non” comme le rappelle le site de la fonction publique. En clair, presque tous les paramètres du travail, au bon vouloir du patron. Et si le salarié refuse l’accord voté, il est purement et simplement licencié.

Un chantage à l’emploi que Muriel Pénicaud, ministre du travail, encourageait le 31 mai sur LCI. “J’ai un appel aux entreprises : on va être dans une situation économique difficile économiquement, donc il y a un risque sur l’emploi. Mais il y a des alternatives. Il faut se serrer les coudes pendant cette période. On peut négocier des accords de performance collective”.

Un procédé qui se généralise

Pénicaud évoquait déjà à l’époque quelque 300 APC. Et en effet, Le Monde rapporte que “selon les chiffres du ministère du travail, 371 accords de performance collective ont été votés depuis leur instauration. Avec la crise économique induite par l’épidémie de Covid-19, ces accords se multiplient. Derichebourg, Valeo, ADP, Ryanair, BVA, LISI… Ces derniers mois, une quinzaine d’entreprises ont voté des APC ou sont en phase de négociation pour le faire. Tous les secteurs sont concernés, et en particulier ceux de la plasturgie, de la métallurgie et des transports routiers.

Quant à Macron, il assume totalement cette généralisation des APC. “Je préfère au maximum qu’il y ait des salaires qu’on accepte de baisser momentanément plutôt que des licenciements. Parce que, parfois, on met des années à revenir vers un emploi” disait-il lors de son allocution du 14 juillet. Et bien que le gouvernement ait tenu à (faiblement) rappeler que les APC n’ont pas vocation à préparer une fermeture de site, il n’empêche qu’ils apparaissent aujourd’hui comme la méthode privilégiée du patronat pour mener ses offensives contre le monde du travail.

En ces temps de crise économique, les APC révèlent tout leur pouvoir destructeur : pour conserver ses profits, le patronat peut maintenant exercer un véritable chantage à l’emploi envers les travailleurs. “Jusqu’ici, pour modifier les fiches de paie, les entreprises devaient justifier des difficultés économiques. Avec les APC, il suffit de la signature des représentants de salariés pour imposer un nouveau contrat de travail modifiant les horaires, le nombre de jours de RTT, sa rémunération, supprimer un treizième mois, une prime, mais aussi modifier son lieu de travail. Une fois signé, l’accord s’applique à tous. Le salarié n’a donc pas son mot à dire. En cas de refus, il est licencié pour cause réelle et sérieuse. Ce qui le prive de toute possibilité de recours. Les salariés ne peuvent que subir. Et cela crée une véritable insécurité, puisque à tout moment son contrat de travail peut être modifié. Ce qui est extrêmement violent pour les salariés et totalement déséquilibré en faveur de l’employeur”, explique Éric Rocheblave, avocat en droit du travail, à l’Humanité.

C’est la véritable deuxième vague du Covid-19. Vous avez échappé au virus mais vous n’échapperez pas à la baisse de salaire. D’autant que toutes les entreprises peuvent y avoir recours, y compris les toutes petites. La situation économique est un effet d’aubaine pour accroître la flexibilité et baisser globalement le « coût du travail » dans l’entreprise. L’APC n’est pas fait pour empêcher ou masquer les licenciements mais pour modifier les relations entre employeur et salariés de façon collective” ajoute-t-il. Dernier APC en date : l’équipementier Lisi, qui emploie plus de 5 000 salariés en France, et qui risque d’y avoir recours.

Ni licenciements, ni baisses de salaire !

Ces 371 APC sont un avant-goût des conséquences sociales et économiques que provoquera la crise engendrée par le coronavirus. Face à ces premières attaques, il devient urgent de construire un plan de bataille commun et offensif pour faire reculer le gouvernement et le patronat, et apporter notre réponse à la crise.

Pour cela, il est tout d’abord nécessaire de refuser toute logique de concession. Afin de justifier les APC, ou les PSE, le patronat joue la carte des entreprises en difficulté et touchées par la crise. Seulement, Airbus, et plus généralement le secteur de l’aéronautique, ont fait ces dernières années des milliards de bénéfices, versé des milliards de dividendes, et viennent de recevoir 15 milliards d’euros d’aides du gouvernement.

Les menaces de faillites ou de grandes difficultés économiques sont fallacieuses. Quand les patrons demandent des « efforts partagés » aux salariés au nom de ces pseudo-difficultés, ces efforts ne vont toujours que dans un sens, quand les patrons eux préservent au maximum leurs profits. Face aux chantages à l’emploi des patrons, aux attaques sur les salaires à travers les APC, aux plan sociaux déguisés par des prétendus « départs volontaires », il est primordial que l’ensemble des travailleurs de la filière, et au delà, se batte et s’organise pour 0 licenciement et 0 baisse de salaire.

Les travailleurs de Derichebourg ont montré l’exemple (bien que l’accord de performance collective soit quand même passé) en menant une bataille exemplaire contre l’APC et le chantage à l’emploi de leur direction, faisant leur le mot d’ordre suivant : « On ne négocie pas le poids des chaînes ». Menant une bataille également contre FO, syndicat majoritaire dans la boîte, qui a quant à lui signé l’APC.

L’État et le patronat mènent une offensive considérable contre les travailleurs ; à nous de mener une contre-offensive. Les organisations syndicales doivent se mettre au service d’un plan de bataille contre tout licenciement, même déguisés sous des départs volontaires. Cela reviendrait à faire encore plus payer la crise à la jeunesse, déjà durement touchée, car le taux de chômage grimperait. Refusons de “négocier le poids des chaînes”, comme l’a fait FO à Derichebourg. La riposte des travailleurs doit passer par leurs méthodes (les AG, la grève, la lutte) et non celles du patronat et du gouvernement, à savoir la négociation et le "dialogue social".

Les secteurs en première ligne de ces attaques sont pour l’instant ceux dont l’activité a été la plus affectée par le coronavirus (aéronautique, automobile, etc.), mais elles ne sauraient tarder à se propager. C’est en unissant leurs forces que les travailleurs de différents secteurs seront en mesure de construire un rapport de force et un plan de bataille à la hauteur des offensives à venir. En ce sens, il est important d’aller vers la coordination de nos luttes, pour ne plus penser des plan de batailles seulement usine par usine, ni syndicat par syndicat. L’auto-organisation, en assemblées générales de travailleurs syndiqués et non syndiqués, ainsi que l’unité des syndicats, qui doivent mettre leur outil au service de la lutte et des intérêts des travailleurs, comme l’a fait l’Unsa à Derichebourg sont plus que nécessaires.

On voit ainsi avec la généralisation des APC comment le patronat, entreprise par entreprise, fait payer la crise aux travailleurs afin de conserver ses profits et les marges des actionnaires en temps de crise, sur le dos de nos acquis sociaux.

Nous ne pouvons avoir aucune confiance dans les entreprises pour garantir le bien-être des travailleurs. Encore une fois, c’est la lutte des classes qui se joue sous nos yeux. Il s’agit pour nous de nous battre pour la conservation de nos acquis sociaux immédiats et d’instituer un rapport de force collectif pour l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : Le Parisien

 

Par Patrick Caffin le 20 août 2020 

 


Ecoeurés. Depuis un mois, de nombreux agents du département sont ulcérés par l'attitude des responsables du conseil départemental, et au premier chef, de la présidente Nadège Lefèbvre. En cause? La prime Covid. Elle a été distribuée à environ 500 agents au motif qu'ils avaient travaillé pendant la période du confinement.

Le problème, c'est que d'autres agents, également mobilisés pendant cette période hautement anxiogène, se sont retrouvés exclus et n'ont pas touché un centime. La pilule ne passe pas et, relayée par la CGT qui ne « cautionne pas le système de prime facteur de divisions », la colère gronde.


En première ligne, les 32 agents du bâtiment Caron qui regroupe entre autres le service d'aide aux communes. « Dès le 14 avril, nous avons été mobilisés en présentiel au bâtiment Caron, souligne Daniel, un des agents. Nous avons mis en place l'aide aux travailleurs non salariés (restaurateurs, coiffeurs…) pendant la crise. Au total, du 9 avril au 29 mai, nous avons traité 5 640 dossiers. »

« Nous n'avons pas terminé l'examen de tous les dossiers »
Un travail exercé dans des conditions délicates. « Nous avons pris des risques, sans masque, pour remplir cette mission, souligne Daniel. J'ai trois enfants et ma femme est considérée comme personne à risques. J'avais peur tous les jours de les contaminer mais je voulais travailler pour aider. Nous étions beaucoup dans ce cas là. Aujourd'hui, nous sommes exclus de la prime Covid. Il n'y a aucune reconnaissance du département. Rien. C'est un réel mépris de notre travail. »

Dans l'entourage de la présidente, qui ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet, on se veut compréhensif. « Nous sommes parfaitement conscients du travail qui a été effectué par les agents, explique-t-on. Même s'il n'y a pas eu de remerciements individuels, nous les avons mis à l'honneur à travers le magazine départemental. La reconnaissance est passée. »

Sur choix des agents primés, le département le justifie en mettant en avant « le travail supplémentaire effectué par ces salariés. ». « Nous avions une enveloppe de 350 000 €, précise un conseiller technique de la présidente. Nous avons donné des primes aux agents qui ont effectué volontairement des missions dans des établissements sensibles comme les Ehpad. Les autres salariés primés sont les assistants familiaux et les agents des centres départementaux Enfance et famille. Ils ont tous eu une charge de travail supplémentaire puisqu'ils accueillaient les enfants 24h heures sur 24, les écoles et collèges étant fermés. Même s'ils ont travaillé pendant le confinement, les autres agents ne faisaient que remplir leur fonction. »

Deux millions débloqués au total

La CGT a mis en avant le fait que « le département a traité 3 151 dossiers et voté 500 € d'aide pour chacun d'entre eux. » Le syndicat rappelle que deux millions d'euros avaient été débloqués pour mener à bien cette action. « Il resterait donc 424 500 € qui pourraient être attribués aux agents du département. »

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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France Bleu Paris :

Les participants à la réunion au ministère ont apprécié d'être écoutés, entendus par la ministre de la Culture. Vous, vous n'y étiez pas. Vous le regrettez ?

Denis Gravouil :

"Apparement la ministre n'a reçu que des patrons, des employeurs du monde du spectacle, qui ont des choses à dire certainement sur l'état du secteur, mais elle n'a pas reçu les organisations représentatives des salariés, dont la première qui est la CGT spectacle… donc elle n'a entendu qu'une petite partie du monde de la culture. Elle n'a pas entendu ceux qui font le travail ! Les artistes, les techniciens, les auteurs, etc. Donc pour l'instant, on n'a pas compris grand-chose, on n'a surtout pas eu de réponses à nos questions alors que la crise du covid met le secteur dans un état incroyable. Et on est extrêmement inquiet pour la survie du secteur. 

 

Qu'auriez-vous eu à dire à Roseline Bachelot, la ministre ?

Denis Gravouil :

Qu'on a besoin d'un très fort soutien du gouvernement pour permettre la reprise dans des conditions sanitaires acceptables pour le public et les professionnels. On a un grave risque de disparition ! On a déjà derrière nous six mois d'arrêt de travail pour certains. Et on ne sait rien sur les prochains mois. Donc on a besoin du soutien de l'Etat. Le plus important c'est de retrouver le public.

A priori on se dirige vers la fin de la distanciation dans les salles. Le fameux siège vide entre deux spectateurs ou groupes de spectateurs pourrait disparaître. Ça vous soulage ? On va enfin pouvoir retourner dans les théâtres, les cinémas, les salles parisiennes ?

Denis Gravouil :

J'espère qu'on va pouvoir retourner dans les salles de spectacles parisiennes mais pour les autres cas de figures ? Quelles sont les possibilités de reprendre le spectacle pour les salles de musiques actuelles où le public est debout ? Nous on n'est pas scientifiques, évidemment on veut que personne ne soit malade, ni dans le public, ni chez les professionnels mais quand on voit des dérogations pour certains, le Puy-du-Fou et ses 9.000 spectateurs au lieu de 5.000, on se dit que ce n'est pas possible qu'une petite salle de 300 places ne puissent pas rouvrir !

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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FR 3 présente la situation comme inéluctable, comme résultant de la seule situation sanitaire.


MAIS les salariés et la CGT ne s'en laissent pas conter et ne restent pas tétanisés en organisant l'action pour préserver les emplois !

 

SOURCE : FR 3 Hauts-de-France

Crise de l'aéronautique à Albert : grève reconductible à la Simra, en attente de "réponses de la direction".


Les ouvriers de l'usine Simra à Albert craignent que leur direction décide d'une suppression massive de postes, face à la crise de l'aéronautique provoquée par la Covid-19. Depuis jeudi 20 août, ils sont une cinquantaine à bloquer l'usine. Ils exigent des réponses de la direction. 


Une cinquantaine de salariés de l'usine Simra se sont mis en grève pour demander des réponses de la direction •
Somme Albert


"On n'a plus de charges de travail, mais l'entreprise continue de nous promettre qu'il n'y aura pas de licenciement", soupire Hervé Guillerme, délégué CGT à l'usine Simra à Albert dans la Somme.

Face à une baisse d'activité inévitable en raison de la crise due au coronavirus, les salariés de Simra s'attendent à un plan de licenciement massif, voire à la fermeture de l'usine. Jeudi 20 août, les ouvriers ont décidé de faire grève. Selon la CGT, l'usine est à l'arrêt.


Conséquence du plan social d'Airbus


L'épidémie de Covid-19 a mis à mal tout un pan de l'industrie aéronautique. La crise a contraint le groupe Airbus à réduire la voilure en matière de production. Le géant européen de l'aéronautique prévoit même de supprimer 15.000 postes dont 5.000 rien qu'en France. 

Et ce sont les filiales qui en pâtissent en premier lieu. Simra, l'entreprise d'Albert, fabrique des planchers d'avion et des pare-brise de cockpit. L'usine, qui emploie plus d'une centaine de salariés est une filière du groupe d'ingénierie français Segula. Elle est aussi l'un des nombreux sous-traitant de l'usine Stélia de Méaulte, qui avait annoncé en juillet dernier, son intention de supprimer 290 postes.  

 

Publié par FSC

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Hé, je me disais…

Publié par anti-K

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Macron a fait le bon choix

 

Les truands du macronat (suite et hélas pas fin.

Les truands du macronat (suite et hélas pas fin).

 

François Bayrou, éphémère ministre de la justice du premier gouvernement d’Édouard Philippe a été mis en examen le vendredi 6 décembre 2019 pour “complicité de détournement de fonds publics” dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son parti au parlement européen. 

On peut dire qu'il a ainsi passé brillament les tests pour être nommé commissaire général au plan .

En regime capitaliste planifier le pillage de la richesse publique pour gaver les intérets personnels, n'est-ce pas le coeur même des compétences nécessaires ?

La mise en examen indique qu'il l'a brillament réussi.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Le syndicat exige aussi l’accès aux équipements sportifs, de loisirs ainsi qu’aux colonies de vacances pour les enfants des précaires. Des demandes qui n’ont rien d’un luxe pour ces familles, comme le souligne Muriel Wolfers, de la CGT chômeurs, basée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) : « Trouver un travail, c’est un énorme boulot à temps plein. Souffler, c’est juste normal pour un être humain. »

Après une année de régressions sur le front de l’indemnisation du chômage, avec finalement le report de l’entrée en vigueur du second volet de la réforme très contestée au 1er janvier 2021 (au lieu d’avril 2020), les précaires restent sur le qui-vive. Pour Muriel Wolfers : « Ce recul a mis en évidence que le nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR, servant de base pour déterminer le montant de l’allocation - NDLR) n’était pas si avantageux que le disait le gouvernement ! Cette mesure va plonger les personnes dans une précarité encore plus grande. La pandémie pose au contraire la question d’un retour à la protection, à une Sécurité sociale intégrale. » D’autant que la rentrée s’annonce explosive sur le marché du travail, avec une cascade de plans sociaux à l’horizon. Le 27 août prochain, la CGT chômeurs appelle d’ailleurs à un rassemblement devant le ministère du Travail pour exiger l’annulation pure et simple de cette réforme.

par  Cécile Rousseau

 

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SOURCE : Réveil Communiste, le blog deGille QUESTIAUX

 

C’est un média qui relaye les messages de propagande capitalistes et impérialistes, en les présentant comme de l’information objective.

On le reconnaît notamment à ce qu’il participe aux campagnes mondiales qui ciblent un pays non occidental : cette année nous avons eu droit à la Biélorussie, Hong Kong, le Xinjiang, la Bolivie, et dans un passé récent aux campagnes infructueuses contre la Russie, la Corée, la Chine le Venezuela, l’Iran, Cuba, la Syrie, ou victorieuses en Ukraine, en Libye, en Birmanie, en Irak, etc.

Une seule cause anti-impérialiste a eu une certaine ouverture dans les médias, mais de moins en moins, celle de la Palestine, sans doute parce que la situation est verrouillée, et peut servir à montrer de manière répétée et redondante qu’il n’y a pas d’autre alternative à l’Empire que la défaite.

Ces médias peuvent aussi se révéler dans leur participation unanimiste à des campagnes politiques considérées par leurs propriétaires comme de grande importance, comme la campagne en faveur du oui au TCE en 2005.

Un média mainstream est ou bien :

Un média capitaliste, qui appartient à des capitalistes qui le financent et dépensent beaucoup d’argent pour ça, et qui fait sous ses diverses variantes la promotion idéologique du capitalisme par la diffusion des idéologies libérales qui sont variées, mais largement à notre époque autour d’un consensus libéral-libertaire qui va allouer aux conservateurs traditionalistes un rôle de repoussoirs, comme les barbons ridicules des comédies de Molière.

Comme par hasard, les médias professionnels de droite qui doivent assumer ce rôle peu flatteur (le Figaro, certains titres de la presse éco) en deviennent un peu plus crédibles que les autres, tant que le portefeuille n’est pas directement en jeu.

La quasi totalité des médias privés, qui ont une notoriété dans le grand public, et bien diffusés sont de tels médias.

Ou bien c’est un média d’État d’un État capitaliste relevant de la sphère impériale occidentale où l’information est encore plus verrouillée, et qui a surtout une mémoire plus longue : alors que les médias privés considèrent souvent qu’en ce qui concerne le communisme la partie est gagnée, la messe est dite et qu’il n’y a plus à s’en occuper, les médias d’État comme Arte ou France Culture organisent la prison mémorielle où ils veulent le placer, en falsifiant, salissant, ou détournant l’histoire révolutionnaire. Ces médias font aussi la promotion des intellectuels gauchisants inoffensifs qui ont tout à tour leur moment de célébrité.

Et un média mainstream c’est de toute manière un média occidental (nord américain, européen, océanien) qui recycle avec une tonalité compassionnelle dans le langage des ONG les préjugés occidentaux néocoloniaux, et qui est nourri exclusivement par les récits émanant des agences de presse occidentales qui produisent la plus grande partie de l’information accessible au grand public : Reuters, AP, AFP. Il n’y a plus en dehors de quelques grandes capitales occidentales, à domicile, presque plus aucun correspondant étranger attitré de ces médias qui pourrait produire une information originale.

 
Ce monde des médias gravite autour d’un petit nombre de titres de presse qui sont considérés comme des références de sérieux et d’objectivité, palme qu’ils ne manquent pas de se décerner à eux mêmes : le Monde, le New York Times, le Washington Post, et qui ne valent pas mieux que les autres. La seule différence étant que leurs rédacteurs principaux ont un statut des notables dans les milieux politiques décisionnels occidentaux qui dépasse celui que devrait leur apporter le niveau de leur rémunération.

Il y a des médias capitalistes ou d’État extérieurs à cette sphère géographique et culturelle, en Russie, en Chine, et dans la plupart des pays non occidentaux, mais leur contenu est jugé suspect à moins qu’il ne reflète servilement le contenu des grandes agences de presse occidentales, et dans ce cas il aura les honneurs d’une sélection dans « Courrier International ». Un média non-occidental n’est coopté dans le circuit de l’information mondialisée que s’il soutient les interventions de l’Occident dans le monde non-occidental, ou s’il reflète des positions caricaturalement réactionnaires.

C’est pourquoi les médias russes sont devenus indispensables à qui veut s’informer aujourd’hui en Occident : ce sont les seuls médias dynamiques et professionnels qui ont un intérêt objectif partiel à un dévoilement du réel. Ce qui explique les opérations de censure directe dont ils font l’objet.

Sinon la censure habituelle porte plutôt que sur la publication et l’édition, sur la diffusion et le référencement, comme le savent bien les animateurs de sites socialistes ou communistes de par le monde.

Le point le plus important à retenir est en même temps le plus banal et le plus facile à comprendre : l’information sur le réel est aliénée à des intérêts privés.

La justification libérale de cet état de fait, selon laquelle un média honnête aurait plus de succès (et donc rapporterait davantage de profits à son propriétaire) et éliminerait les médias malhonnêtes ne tient pas la route une seule seconde : ces médias perdent presque tous de l’argent, à part les nouveaux médias des GAFAM, dont l’information est un produit secondaire. A part le fait que la concurrence développe au détriment de l'information sérieuse l’espace dévolu à la distraction et aux faits divers, il est patent que les médias sont les danseuses des grands groupes capitalistes, qui leur servent à distiller des messages qui favorisent leur intérêts, mais aussi dans leur croisade permanente contre tout ce qui n’est pas capitaliste et occidental (après tout ces gens peuvent être désintéressés).

Ce problème est ancien : les législateurs de la Libération avaient à cet effet interdit la concentration dans les entreprises de presse.

En gros le message mainstream est le suivant :

le capitalisme produit des marchandises en abondance pour tout le monde, et une société tolérante où chacun fait ce qu’il lui plaît, et si ce n’est pas encore le cas partout, ce le sera bientôt grâce aux interventions de l’Occident. Nous ne vivons pas au sein d’un Empire mais dans une communauté internationale respectueuse de tous ses membres, et d’ailleurs cet empire qui n’existe pas est l’empire le plus bienveillant de l’histoire, auquel on ne peut reprocher qu’une seule chose : ne pas envahir assez de territoires pour y apporter la paix et la prospérité. Mais il s’affaire pour porter la démocratie et la liberté partout où le capitalisme ne règne pas, ou pas autant qu’on le voudrait, comme en Chine.

 

 
Toutes les information dites sérieuses qui sont diffusées doivent concourir à ce récit.
 
Lorsque des voix s’éloignent de ce consensus, elles deviennent de moins en moins audibles, sont diabolisées par la « théorie de la théorie du complot », ou s’enferrent d’elles-même dans des contradictions ou des polémiques stériles, parce qu’elles acceptent une partie des présupposés de la presse capitaliste en rejetant arbitrairement le reste.

 

Dans le passé, les médias appartenaient déjà à des capitalistes, mais l’impression reste que des messages opposés pouvaient davantage s’exprimer. C’est en partie une impression fausse, car l’information dont on a disposé sur des points cruciaux, sur l’URSS tant qu’elle existait, et qui s’est déposées dans les livres d’histoire, est encore moins fiable que le contenu de l’actu d’aujourd’hui. Mais le capitalisme avait des contradictions internes, des contradictions internationales, et il y avait une contradiction principale entre le capitalisme et le socialisme, et de part le monde un nombre non négligeable de situations socio-économiques mixtes qui reflétaient un compromis instable entre les deux systèmes. Une minorité dans la bourgeoisie occidentale, petite mais impossible à négliger, avait même fait le choix du socialisme, entre 1945 et 1975 environ, pour des raisons objectives qu’on ne peut pas développer ici sans sortir du sujet, et la bourgeoisie du Tiers Monde s’affichait volontiers marxiste.

 

Il y a avait donc grâce aux contradictions dans le réel une ouverture vers l'expression de la vérité, qui n’existe plus aujourd’hui.

 

Maintenant pour s'y orienter, on doit conjuguer les deux principes : a priori, rien de ce qu’annonce la presse capitaliste n’est crédible ; et d’autre part, qu’il est très difficile de s’en passer complètement pour s’informer de ce qui se passe vraiment. Il faut mettre au point des grilles de déchiffrement au cas par cas.

 
Ne croire en rien de ce que propage la presse capitaliste ne signifie pas croire en tout ce qu’elle ne propage pas, ou en ce qu’elle propage en lui affectant un coefficient négatif (comme les produits du blogueur Soral).

 

La règle de bon sens est de ne pas prendre position, de ne même pas évoquer les questions sur lesquelles on n’a pas de connaissance, ou pour lesquelles on n’éprouve pas d’intérêt ou d’attirance. Ne pas en parler signifie ne même pas dire qu’on n’en parle pas et feindre l’étonnement et l’ennui en présence d’un faux débat sociétal.
 

Cela semble assez facile de conserver assez de recul de jugement, mais il est incroyable de voir à quel point le public, et notamment le public militant relativement cultivé qui se recrute dans la classe moyenne, peut être crédule, ou au moins sidéré par les informations d’officines qu’il sait pourtant clairement se situer dans le camp ennemi.

 

L’affaire Biélorusse est assez exemplaire d’un autre aspect de la situation actuelle : les médias capitalistes occidentaux interviennent comme des partis politiques dans les affaires des petits pays. Ils suppléent aux partis pro-empire qui n’y existent pas spontanément. En ce sens le journaliste indépendant en vient à nourrir le camp politique qui attaque les institutions ou l'État visés par les groupes de médias capitalistes. Les trouvailles du reporter free lance seront sélectionnées selon leur conformité à l’objectif. En Biélorussie l’impression qui en résulte est que le pouvoir n’a absolument aucun soutien, ce qui serait quand même bien surprenant, puisqu’on avoue maintenant qu’il en avait beaucoup auparavant (ce que l'on n'avait jamais dit).

Les mensonges actuels sont pour une part les aveux des mensonges précédents.

 
Le parallèle avec le mouvement en Bolivie contre le report des élections montre aussi comment un vrai mouvement populaire qui ne bénéficie pas des soutiens massifs des médias et des services occidentaux peut être occulté par les images d’une foule savamment manipulée dans une situation émotionnelle et hystérisée où on ne fait même pas semblant de vérifier les informations.

 
Comme disait Gil Scott-Heron the revolution will not be televised !

 
Il existait autrefois une presse liée à la classe ouvrière qui pouvait totalement ou partiellement relayer un message anti-capitaliste ou anti-impérialiste. Mais le conformisme social et l’intimidation produite sur les journalistes par des médias mainstream qui se confirment les uns les autres est telle que petit à petit ces espaces se ferment, de l’Humanité au Guardian.

 

L’affaire Assange quant à elle est la chronique de la mise au pas du journalisme d’investigation, et témoigne de la fin des perspectives libératrices liées à l’agitation anarchisante dans le cyber-espace, au hacking et au piratage sur la toile. La persécution cruelle dont ce journaliste indépendant de grand format fait l’objet est une manière d’avertissement pour tous les autres.

 

Ce tableau peut paraître sombre, mais il faut tenir compte du renouvellement incessant des contradictions, et des efforts renouvelés aussi d’une partie des professions médiatiques d’être à la hauteur de leur déontologie, en créant des espaces indépendants. Le monde des réseaux sociaux et notamment Youtube offre aussi malgré la censure arbitraire qui s’y exerce des opportunités de communication et de diffusion des médias non-capitalistes.

 

GQ, 14 août 2020

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PS, 15 août 2020

Commentaire de Bruno Drweski :

Les médias russes Rt et Sputnik sont fondamentaux certes, mais presstv iranien, télésur vénézuéliennes, CGTN chinoise pour ce qui est de la Télé et internet sont aussi très intéressant ainsi que les sites internets de nombreux journaux des pays du tiers monde. Par ailleurs, le gros problème des médias alternatifs est la monopolisation des informations par quelques agences de presse occidentales qui empêchent d’avoir accès aux informations importantes à la source.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

À l’appel de la CGT, une partie du personnel du CHU de Nice a débrayé ce mardi entre 9 et 11 heures dans les hôpitaux Pasteur, L’Archet ainsi que celui de Tende.
Motif: obtenir pour tous le versement de la prime Covid-19 s’élevant à 1.500 euros. Or selon la CGT, 60 % du personnel n’ont pas touché la totalité de cette prime, pour parfois percevoir 500 euros seulement.

Une "injustice" pour ce syndicat qui depuis le 4 août mène des actions afin de réclamer son paiement pour tous.

Celle menée, ce mardi matin, a mobilisé plus d’une centaine d’agents qui ont débrayé durant une à deux heures devant Pasteur et L’Archet.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce lundi 17 août la justice rendait sa décision pour Camaïeu en redressement judiciaire. C’est la proposition de Michel Ohayonet et de la FIB ( la Financière immobilière bordelaise) qui a été choisie. Pas moins de 500 licenciements sont d’ores et déjà prévus

La reprise de Camaïeu par Michel Ohayon coûtera 500 suppressions d’emplois
Crédit photo:DENIS CHARLET / AFP

Camaïeu a connu pendant le confinement une chute de son chiffre d’affaire de 95% et a accumulé un manque à gagner de 160 millions. Suite à cette situation financière compliquée et face aux défauts de paiement prolongés, l’Etat avait placé le 26 mai dernier l’entreprise de textile féminin sous redressement judiciaire. Si le confinement avait en effet dégradé la santé financière de Camaïeu, les dettes et pertes s’accumulaient depuis des années déjà, à cause notamment d’une gestion complètement irrationnelle du groupe qui maintenait une surproduction et avait en conséquence d’énormes difficultés à écouler les stocks. Les salariés étaient menacés d’une liquidation judiciaire qui aurait nationalement renvoyé les 3900 employés au chômage suite au dépôt de bilan de l’ancienne direction auprès des autorités compétentes.

Dès lors, pour éviter la faillite totale du groupe, le PDG et les actionnaires d’un consortium réunis au sein d’une enseigne Mulliez (Grain de Malice), qui sont également propriétaires du groupe de gestion et logistique (Log’s) et de fonds d’investissements américains, devaient proposer un plan de reprise : un rachat de leur propre entreprise en remettant les comptes à 0. Ils promettaient avec ce plan plusieurs fermetures et délocalisations mais surtout 600 licenciements.

Ce lundi c’est donc en faveur de l’offre concurrente qu’a statué la justice. Michel Ohayon à la tête de la FIB (Foncière Immobilière Bordelaise), qui a fait fortune sur les marchés à la fois de l’immobilier commercial et viticole avant de racheter plusieurs enseignes des Galeries Lafayette et de la Grande Récrée, a donc gagné le bras de fer et imposera pas moins de 500 licenciements.

Pour autant cette reprise n’a donc rien d’une victoire pour les travailleurs, pas même en demi-teinte, elle n’est qu’une défaite. C’est pourtant pour cette proposition que les syndicats avaient opté majoritairement en soutenant, au travers de l’intersyndicale et du CSE, la FIB qui promet licenciements, précarisation et destruction généralisée des conditions de travail.

Le redressement judiciaire ne s’est avéré être en réalité qu’une stratégie de la part de l’Etat pour soutenir le patronat dans les licenciements et les faillites qu’annonçait Bruno Le Maire le 22 mai. Et si pour la majorité des entreprise du textile et du prêt à porter, le gouvernement a refusé de garantir des prêts et aides comme il l’avait fait dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique en vue de la sauvegarde des capitaux privés et ce sans garantie contre les licenciements, le redressement judiciaire préserve la même logique : un encouragement tacite à licencier pour conserver son groupe et les profits qu’il génère pour ses actionnaires. Les multiples redressements judicaires depuis le confinement ont profité aux investisseurs qui ont pu déployer des offres de reprises en conséquence. Parmi ces [différents groupes concurrents de Camaïeu se trouvent La Halle, Naf Naf, Célio, Orchestra, André et l’ensemble du secteur semble confronté à une telle résolution.

C’est donc plusieurs milliers de licenciements qui seront appliqués très certainement dans les semaines et mois à venir dans l’habillement en France. Aujourd’hui cela s’exprime clairement à Camaïeu.

Les travailleurs paient la crise, les syndicats ne réagissent pas

Parmi les 7 propositions de reprises, deux étaient favorites. Celle du PDG de l’époque soutenue par le syndicat local majoritaire UPAE (Uni Pour Agir Ensemble) à 38% malgré sa promesse d’au moins 600 licenciements. L’autre, de la FIB, a finalement été retenue. Elle était soutenue par l’intersyndicale et le CSE avec la CGT-FO-CFDT malgré les 500 licenciements annoncés. De la même manière face à l’ensemble des plans de licenciements dans tous les secteurs, de Martinez à Berger, il s’agit de négocier les modalités plutôt que de s’y opposer fermement.

Pourtant des profits mirobolants continuent d’être versés au patronat, et pour les salariés c’est l’incompréhension qui dominecomme en témoigne Christophe en confiant « j’y suis rentré, j’avais 22 ans, salarié à l’entrepôt. J’ai 51 ans. Se faire virer du jour au lendemain, je ne comprends pas. J’ai toujours donné, donné, donné pour l’entreprise ». Mais surtout la colère des travailleurs de Camaïeu contre leur ancienne direction n’a pas été saisie par les syndicats. Pourtant à entendre Cyndi, les choses sont claires : « Moi, j’ai des cervicales amochées à vie. J’ai failli perdre un œil à cause d’un défaut de sécurité sur une machine. On leur a donné des idées pour faire des économies… Et maintenant, certains vont partir avec un coup de pied au cul et on va devoir dire merci. ».

D’un côté l’Etat porte une part de responsabilité dans la mesure de l’ultimatum posé pour le redressement, en ayant poussé à choisi la peste ou le choléra. Mais pour autant les directions syndicales n’ont pas su dépasser ce que proposent le patronat et le gouvernement et s’y sont adaptés. Ils ont soutenu une offre de reprise contre une autre, et aujourd’hui les membre du CSE se disent fiers et satisfaits d’avoir été entendus. Au contraire une stratégie gagnante aurait dû être portée par les travailleurs qui s’étaient mobilisés contre la précédente direction mais également contre le plan de Michel Ohayon de licencier massivement pour ses profits. Contre toute stratégie du moindre mal nous devons revendiquer l’interdiction de tous les licenciements.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ben dit donc, pas la peine de 2 plombes de vidéo-conférence de la sinistre du Travail devant les "partenaires sociaux" pour aboutir à ça. Et si on écoute les médias zautorisés à dire la bonne parole, il n'y aurait que des salariés exploités dans les bureaux en France et des open spaces. Sur ce terme, j'ai séché carrément. Alors, j'aurai pu bigophoner à Bfm-Tv. Mais ils étaient en finale avec le Psg-Qatar.

En tout cas, Elisabeth Borne, qui est passé de la casse des transports au service de la nation à celle des droits conquis par la lutte des travailleurs, a dit banco à ses potes du Medef. Avant ladite vidéo-conférence, ledit Medef avait mis en garde "contre des mesures générales trop coercitives... qui ferait croire que la pandémie est revenue plein pot... Il ne faut pas envoyer un contre signal en signifiant que notre pays va se mettre à l'arrêt parce que ce serait fatal, notamment sur le plan de l'emploi." 

De ce fait, le télétravail est laissé au "bon vouloir des employeurs" avec des modalités disparates selon les entreprises. Encore faut-il qu'un syndicat existe dans l'entreprise.

Et rien sur l'amélioration des conditions de travail, notamment sur le passage aux 32 heures sans perte de salaire. Et rien non plus sur des discussions au niveau des branches.. Pourquoi ne pas différencier le turbin à la chaine de celui devant l'écran d'un Pc, même si par évidence, tous les travailleurs sont exploités par le capital, dans le public comme dans le privé.

Et pas une ordonnance de Macron pour rétablir les CHS-CT.

Quant à l'Inspection du travail,  la sinistre du Travail vient de muter disciplinairement Anthony Smith, inspecteur du travail, qui avait voulu rappeler les employeurs du bassin rémois à leur devoir de protection des salariés, face au Covid 19.

"Nous pouvons faire autrement", dit la CGT dans son communiqué. En lien. La mobilisation massive des travailleurs, le 17 septembre, journée d’action, de grèves et de manifestations, sera un moyen de l’exprimer fortement.

Et n'oubliez pas non plus:

Le 1er septembre, port obligatoire du masque dans les espaces de travail "clos et partagés"

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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