SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En cet instant de commémoration de la fin de la première guerre mondiale, des événements  que la grande presse se garde bien de rappeler !

Sur fond de rejet de la grande boucherie, d'aspiration à la paix, au progrès social et au changement radical de société !

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SOURCES : Wikipedia et :

http://www.gauchemip.org/spip.php?article9901

Les Mutineries de Kiel éclatent au début de novembre 1918 et préludent à l’effondrement de l’Empire allemand et à la fin de la Première Guerre mondiale. Elles s'ouvrent sur le refus des marins de quelques navires de la flotte stationnée dans la rade de Wilhelmshaven, d'appareiller pour combattre la Royal Navy. Compte tenu de la mutinerie de plusieurs équipages, le commandement ordonne le retour de la IIIe escadre à Kiel, où les ouvriers prennent aussitôt fait et cause pour les marins. Il s'ensuit une insurrection régionale : partis de Kiel, les troubles révolutionnaires gagnent bientôt les grands centres urbains et marquent le début de la Révolution allemande de 1918-1919, avec pour conséquence immédiate la chute de la monarchie en Allemagne et la proclamation de la République.

La Semaine sanglante »

À partir du 10 janvier, la « semaine sanglante » débute : le socialiste Noske procède à la conquête et au ratissage de Berlin. Il fait publier un appel prévoyant « de prévenir par la force des armes de nouvelles violences de la part des spartakistes et d’éléments criminels ». Le journal du SPD, le Vorwärts, publie, le 13 janvier, un poème, La Morgue, qui sonne comme un véritable appel au meurtre :

« Sur un seul rang, plus de cent morts – Prolétaires ! / Karl, Rosa, Radek et consorts / Pas un, pas un parmi ces morts ! »

La brutalité se déchaîne contre les membres des conseils d’ouvriers et de soldats. Les militants sont tabassés, assassinés. On donne la chasse aux militants révolutionnaires, contraints à la semi-clandestinité.

Le 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont arrêtés par une patrouille de la milice et transférés dans l’hôtel où s’est installé l’état-major. Après un bref interrogatoire, ils sont « transférés ». Rosa est assommée d’un coup de crosse à la sortie de l’hôtel. Ils sont tous deux abattus au cours de ce « transfert ». Le corps de Rosa Luxemburg est jeté dans le canal ; on ne le retrouvera que le 31 mai suivant. Les assassins seront couverts par Noske. La version officielle dira que Karl a été abattu au cours d’une tentative de fuite, et que Rosa l’a été « par un inconnu » ! Les corps francs parcourent ensuite le Reich pour réduire, un à un, les foyers révolutionnaires.

Cette première défaite de la Révolution allemande, grâce à l’alliance de la social-démocratie et de l’armée, n’est pas définitive ; elle est la première de la vague révolutionnaire, qui durera jusqu’en 1923. Elle n’en est pas moins un coup très dur porté aux ouvriers révolutionnaires, symbolisé par la disparition de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg, qui écrivait la veille de sa mort :

« Comment juger la défaite de ce qu’on appelle la “semaine spartakiste” ? Provient-elle de l’impétuosité de l’énergie révolutionnaire et de l’insuffisante maturité de la situation, ou de la faiblesse de l’action menée ? De l’une et de l’autre ! Le double caractère de cette crise, la contradiction entre la manifestation vigoureuse, résolue, offensive des masses berlinoises et l’irrésolution, les hésitations, les atermoiements de la direction, telles sont les caractéristiques de ce dernier épisode […]. “L’ordre règne à Berlin !” : sbires stupides ! Votre “ordre” est bâti sur le sable. Dès demain, la révolution “se dressera de nouveau avec fracas” proclamant à son de trompe pour votre plus grand effroi : “J’étais, je suis, je serai !” ».

L’Assemblée constituante

Bien que leur pouvoir reposa sur les conseils d’ouvriers, les commissaires au peuple se sont rapidement familiarisés avec la vieille bureaucratie étatique et le Haut Commandement allemand. L’objectif des chefs sociaux-démocrates était de rétablir l’ordre aussi tôt que possible afin de rendre le pouvoir à la classe dirigeante et d’éviter la révolution socialiste. C’est dans ce but qu’ils voulaient organiser une assemblée constituante.

Le but des Spartakistes était d’appeler un congrès national des conseils d’ouvriers et soldats comme base pour une véritable république ouvrière. Comme la menace immédiate de révolution était devenue moins intense, la bourgeoisie qui avait soutenu la monarchie devint subitement républicaine et mit tout son poids derrière la demande d’une assemblée constituante pour saper les conseils d’ouvriers.

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Feu vert au rachat de Sladoledena Fabrika par Unilever

Le groupe Unilever a obtenu le feu vert de l’autorité de la concurrence bulgare pour reprendre à 100% le fabricant local de glaces Sladoledena Frabika. L’activité cumulée d’Unilever Bulgaria et Sladoledena Fabrika devrait représenter pour la période 2015-2017 20 à 30% du marché local en volume et en valeur.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Pour aider à y voir clair 

un texte à lire

à faire lire

et à diffuser

17 novembre et la CGT

17 NOVEMBRE

Entre exaspération et instrumentalisation

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux comme les grands médias se font l’écho d’un appel à « bloquer » le pays pour condamner la hausse du prix des carburants.
Si la colère peut s’entendre car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable, il est nécessaire de regarder de près les contours de cette initiative.

Il faut examiner, aussi, avec attention les enjeux réels liés au pouvoir d’achat des Français, en lien avec les dispositifs et autres prélèvements assurant notre modèle social et la solidarité nationale.

L’appel lancé un samedi, sans réelle ambition de bloquer l’économie, s’appuie sur une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs et les solutions préconisées pour sortir de cet engrenage sur le long terme demeurent floues, voire dangereuses pour le monde du travail.

Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d’une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique, alors que chaque dispositif joue un rôle différent et déterminant dans le cadre de notre modèle social et républicain. 

Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération !Effectivement, depuis un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence, dépassant dans les deux cas 1,50 euro le litre ; des taxes qui, à l’image de la TVA, sont les impôts les plus injustes, frappant, sans discernement, nos concitoyens comme les travailleurs de ce pays. Le patronat des sociétés de transport, pourtant exonéré de certaines taxes, joue un rôle sournois, espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers.

Il est évident que le gouvernement veut trouver une manne financière importante après plusieurs mois de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, faisant suite à de nombreux allégements et autres aides au patronat qui ne donnent, par ailleurs, aucun résultat économique. Le gouvernement cherche donc plus à boucler son budget qu’à répondre à l’urgence de transition énergétique face aux enjeux environnementaux.

Le gouvernement met en difficulté des millions de Français qui, pendant des années, ont été encouragés à investir dans des véhicules diesel. Il semble plus guidé par la volonté de ponctionner que de préparer la transition écologique, il va empocher d’ailleurs plus de 23 milliards d’euros de taxes sur les énergies fossiles, alors qu’il va consacrer seulement 3 milliards d’investissement aux énergies renouvelables.

Nous le savons, les salariés, les retraités, les privés d’emploi aux revenus les plus faibles sont les premières victimes aujourd’hui des stratégies géopolitiques des pays riches, des spéculations sur les produits pétroliers. Et, il nous faut apporter des réponses précises – avec des financements adéquats – aux questions énergétiques et de transport mettant à contribution les entreprises, en créant un pôle public de l’énergie, notamment pour piloter les ressources et les matières premières en vue de répondre aux besoins humains et au respect de l’environnement.

Dans le même temps, il faut impérativement ouvrir partout des négociations salariales, gagner l’augmentation des pensions, des minimas sociaux, en se mobilisant massivement dans les entreprises et établissements et relever le smic à 1800 euros.

Des ambitions peut-être moins tapageuses mais plus à même de répondre durablement aux besoins des travailleurs !

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Des pizzas pour 200 jours sans arrêts de travail : le challenge effrayant de la SNCF

Ces derniers temps, la SNCF a développé de nombreux « challenges » managériaux pour motiver le personnel. La SNCF propose ainsi aux cheminots qui remplissent certains objectifs de gagner des pizzas, des chèques cadeaux, des repas dans des restaurants... Des pratiques qui indignent les syndicats qui y voient une façon de cacher le mal être au travail.

Aprés la salle de détente proposés aux plus méritants, la SNCF continue d’innover dans ses techniques managériales pour pousser les cheminots à remplir des objectifs en leur faisant gagner des cadeaux. Offrant par exemple 250 euros de chèques cadeaux pour l’agent qui attrapera le plus de fraudeurs, le but est ici de mettre en place des outils pour stimuler la motivation et la performance des salariés afin de maximiser les profits. La qualité de vie au travail devient alors un gadget au service de la production.

Face à ces challenges, les syndicats dénoncent un certain nombre de défis honteux. Le dernier en date permet de faire gagner des pizzas à l’agent qui n’a pas déposé d’arrêt de travail durant 200 jours… Une manière d’inciter les cheminots à ne plus déclarer leurs arrêts de travail et un véritable cadeau empoisonné, qui cache la réalité de la souffrance au travail.

De fait, alors que les salaires sont gelés depuis déjà quelques temps, ces cadeaux sont vus pour beaucoup de syndicats comme un moyen de contourner la problématique du bien-être au travail et la reconnaissance par un salaire décent. Interrogé par l’AFP, le porte-parole du syndicat Sud Rail, Eric Meyer explique ainsi que ces "challenges ont toujours un peu existé mais actuellement, ça se généralise. Ce qui était une exception est devenu une manière de faire" du fait des "objectifs irréalistes fixés par la direction aux managers de proximité".

Inspirées des théories du management participatif dont le principal but est de développer auprès des salariés une culture d’entreprise, dont Peter Drucker est le précurseur, ces pratiques visent à jouer sur la motivation au détriment des exigences salariales et des conditions de travail, à faire du travail un jeu, une compétition pour améliorer la productivité des salariés au détriment parfois de leur santé. Ce tournant managérial que la direction de la SNCF est en train de prendre apparaît bien en phase avec la volonté de privatisation du réseau ferroviaire, puisqu’il s’agit là d’utiliser des techniques de ressources humaines dans la droite lignée des grandes entreprises du CAC40 et des start-ups chères à Emmanuel Macron.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Généralisation des contractuels : Darmanin fait un premier pas dans la casse du statut des fonctionnaires

Gérard Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé ce dimanche la « généralisation » des embauches sous contrat dans la fonction publique. Un pas de plus vers la casse des services publics et du statut de fonctionnaire.

Gérard Darmanin, invité de l’émission politique d’Europe 1 ce dimanche, a révélé ses intentions de transformation du statut de fonctionnaire, avec la possibilité de « passer par le statut et la possibilité de passer par le contrat » dans la fonction publique. Ainsi, selon le ministre de l’Action et des comptes publics, l’objectif est de pouvoir « venir pour 5, 10 ou 15 ans dans la fonction publique, avec une rémunération au mérite ». Il a également précisé qu’il était favorable au maintien du statut pour une « partie » des fonctionnaires, notamment dans les « fonctions les plus régaliennes ».

Cette annonce s’inscrit dans les orientations du rapport du Comité d’Action Publique 2022 (CAP2002) qui a pour objectif la suppression de 50 000 fonctionnaires d’ici 2022. En effet, ces fameuses « passerelles entre le public et le privé » prônées par le ministre et la « généralisation » du contrat dans la fonction publique, une façon de casser le statut va précariser les services publics en favorisant l’instabilité des carrières, alors que la rémunération au mérite privilégiera une concurrence toujours plus accrue. De plus, le ministre a également annoncé la création de plans de départs volontaires, avec « possibilité de de partir avec 24 mois de salaire et de toucher les allocations chômage », et a ajouté que « pour économiser des postes, nous allons supprimer des missions. Sinon, on renforce le travail des fonctionnaires qui restent ».

C’est dans une logique globale de destruction du service public que s’incarne cette nouvelle attaque. Au printemps dernier, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat à la fonction publique, avait beau déclarer : « Je le répète, nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », la logique annoncée par Darmanin va bien dans ce sens-là. Les cheminots en ont fait l’expérience déjà dans le printemps dernier, quand le gouvernement avait annoncé la fin du statut pour les nouveaux entrants. Celui-ci avait déclaré au printemps ne pas vouloir toucher au statut des cheminots, avant de faire volteface au mois de septembre et d’annoncer vouloir remettre en cause le statut sous prétexte qu’il ne puisse pas y avoir deux statuts différents pour un même travail. C’est la même logique que le gouvernement veut désormais appliquer à l’ensemble de la fonction publique. Avec à la clé, 4000 suppressions de postes supplémentaires déjà annoncées pour 2019.

Crédit photo : AFP

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Macron prend la main sur le parquet et choisit le procureur de Paris

Il avait beau se réclamer du « Nouveau Monde », il est des traditions républicaines auxquelles Macron ne déroge pas. D'autant plus lorsqu'elles vont dans le sens des intérêts de l'exécutif dans sa volonté de contrôler ce qu'il lui reste, notamment le pouvoir judiciaire.

Pour rappel, François Molins, l’actuel procureur de Paris, avait été nommé en 2011 alors qu’il était le directeur de cabinet de Michel Mercier, Garde des Sceaux de l’époque, proche du Président de la République Nicolas Sarkozy. Cette nomination avait provoqué un tollé, le Syndicat de la Magistrature dénonçant une « verrouillage », tandis que plusieurs affaires mettant en cause le pouvoir exécutif éclataient.

De la même manière, après qu’Emmanuel Macron ait personnellement recalé trois hauts magistrats candidats à ce poste stratégique, un nouvel appel à candidature a été publié le 24 septembre 2018, restant donc fidèle à la logique d’une nomination de l’exécutif à ce poste clé. Le chef de l’Etat estime donc qu’il a toute « légitimité pour intervenir dans ce choix », selon Katia Dubreuil du Syndicat de la Magistrature, qui déplore de fait « un exercice du pouvoir qui se verticalise ».

Finalement, le 16 octobre 2018, c’est Rémy Heitz qui a été nommé pour succéder à Francois Molins, après des semaines de tractations. Le Conseil supérieur de la Magistrature, après avoir vu les candidats qu’il a proposés rayés d’un trait de plume par le Président, a donné un avis favorable dans la foulée. François Molins de son côté récupère le poste de procureur de la cour de cassation.

Dans un climat délétère après les perquisitions dans les locaux de la France Insoumise et aux domiciles de Jean-Luc Mélenchon et de ses proches, c’est à un nouvel épisode de soumission de la justice à la volonté de l’exécutif auquel nous assistons donc aujourd’hui. Alors que sur le plan judiciaire le chef de l’État fait face à un contexte compliquée avec l’affaire Benalla, la mise en relief de ses propres irrégularités dans ses comptes de campagne, l’affaire Pénicaud et celle touchant l’ancienne Ministre de la culture Françoise Nyssen, l’Elysée aura été très clair : le prochain procureur aura dû réussir son examen d’entrée auprès d’Emmanuel Macron avant de pouvoir prendre son poste.

Crédit photo : DR

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Pour votre info, en arrêt maladie, un salarié a reçu la visite d’un contrôleur médical mandaté par l'entreprise. la contre-visite médicale est un moyen de lutter contre l’absentéisme en entreprise. Mais ce n’est pas le seul.

Cela est inacceptable !

En cas de difficulté suite à une contre-visite médicale, nous vous invitons à prendre contact avec un élu CGT.

Légale, la pratique de la contre-visite médicale est reconnue par la quasi-totalité des conventions collectives et par l’article 7 de l’accord national interprofessionnel du 10 décembre 1977 *. Dans les faits, elle se heurte néanmoins à des abus juridiques et déontologiques auxquels l’Ordre s’oppose.

Contre-visite médicale : que prévoit la réglementation ?

La contre-visite médicale est un dispositif que peut légalement utiliser l’employeur afin de déterminer si l’arrêt dont bénéficie un salarié malade est justifié. Ce droit n’existe qu’en contrepartie de l’obligation de maintien de tout ou partie du salaire et doit être prévu par la convention ou l’accord collectif applicable dans l’entreprise.
Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010, en cas de contre-visite médicale patronale concluant à l’absence de justification de l’arrêt de travail ou faisant état de l’impossibilité de procéder à l’examen du salarié, le médecin mandaté par l’entreprise doit transmettre son rapport au service du contrôle médical de la caisse d’assurance maladie, dans un délai maximal de 48 heures. Le médecin-conseil de l’Assurance maladie a alors deux possibilités (décret du 24 août 2010, n° 2010-957) :

Demander à la caisse de suspendre les indemnités journalières.

Le salarié dispose alors d’un délai de 10 jours francs à compter de la notification de la décision de suspension des indemnités journalières pour demander à la caisse de sécurité sociale dont il relève un examen de sa situation par le médecin-conseil. Ce dernier doit se prononcer dans un délai de 4 jours francs à compter de la saisine du salarié (nouvel article D. 315-4 du code de la sécurité sociale).

Procéder à un nouvel examen de la situation de l’assuré, lequel est de droit lorsque le médecin ayant effectué la contre-visite n’a pas pu examiner l’assuré (article L. 323-7 du code de la sécurité sociale).
Suite à la parution de ce décret d’application, le conseil national de l’Ordre des médecins a émis de fortes réserves sur ces dispositions. Dans un communiqué, il rappelle aux médecins conseils la nécessité de respecter l’article 69 du code de déontologie médicale. Et estime, par ailleurs, que « ces mesures jettent une suspicion inacceptable sur la justification médicale de l’arrêt de travail qui est présumé avoir été prescrit par simple complaisance ».

De graves manquements déontologiques

Des doléances, voire des plaintes, continuent de parvenir aux conseils départementaux de l’Ordre, pour non-respect des obligations juridiques et déontologiques qui s’imposent aux sociétés de contrôle et aux médecins contrôleurs. Parfois, les visites de contrôle sont organisées par ces sociétés de façon totalement contraire à la déontologie médicale. Parfois aussi, les missions confiées aux médecins contrôleurs dépassent ce que leur autorisent la jurisprudence et la déontologie.

Parmi les manquements constatés :

  • une attestation de présence ou d’absence du salarié malade à son domicile signée par le médecin contrôleur, bien que cela ne relève pas de sa compétence ;
  • la préconisation par le médecin contrôleur d’une reprise anticipée du travail par le salarié en dépit d’une décision de la Cour de cassation jugeant que l’avis du médecin contrôleur n’est valable qu’à la date où il est émis et ne peut disposer pour l’avenir ;
  • une information du salarié sur le cadre juridique du contrôle par la société elle-même aux lieu et place du médecin contrôleur ;
  • l’exigence par la société de la production par le salarié malade d’une pièce d’identité ou de pièces du dossier médical ;
  • l’absence de dispositif de communication du médecin contrôleur vers le médecin traitant du salarié et/ou le médecin-conseil de sa caisse d’assurance maladie.

Les dix obligations du médecin contrôleur

Pour mettre fin à ces dérives, le conseil national de l’Ordre des médecins a publié des recommandations sur le contrôle médical des arrêts de travail à l’initiative de l’employeur.

  1. Le médecin contrôleur doit exiger un contrat de l’employeur ou de la société de contrôle et le communiquer à son conseil départemental de l’Ordre.
  2. Ce contrat doit préciser la nature des missions du médecin, rappeler les articles du code de déontologie médicale relatifs au contrôle médical et préciser les moyens mis en œuvre pour assurer le respect de la déontologie médicale.
  3. Le contrat doit limiter la mission du médecin contrôleur à la seule appréciation de la justification médicale de l’arrêt de travail au jour du contrôle.
  4. Il n’entre pas dans les missions du médecin contrôleur de se prononcer sur l’absence du patient lors d’un contrôle, mais uniquement de consigner les circonstances qui l’ont rendu impossible.
  5. En cas de conclusions contraires à celles du médecin qui a prescrit l’arrêt, le médecin contrôleur doit entrer en contact avec le médecin traitant, de préférence avant la communication des conclusions au patient.
  6. Le médecin contrôleur doit également signaler au patient que ses conclusions, si elles sont contraires à celles du médecin prescripteur de l’arrêt de travail, permettent à l’employeur de suspendre le versement des indemnités complémentaires, mais sont, dans un premier temps, sans effet sur le versement des indemnités journalières, et laissent au patient la possibilité de s’en tenir aux prescriptions du médecin traitant, sans commettre une faute vis-à-vis de son employeur. Il doit enfin informer le patient de la transmission de ses conclusions (contraires à la prescription initiale) au service du contrôle médical de la caisse qui pourra suspendre le versement des indemnités journalières.
  7. Le médecin contrôleur doit se borner à faire état de ses conclusions administratives à l’organisme qui l’a mandaté.
  8. La durée du contrat et la rémunération du médecin contrôleur doivent être sans rapport avec le sens de ses conclusions.
  9. Le médecin contrôleur ne devrait pas accepter une mission de contrôle s’il n’a pas une expérience certaine de la profession médicale.
  10. Le médecin contrôleur devra se récuser chaque fois qu’il estimera, en raison de circonstances particulières, que ses conclusions peuvent être suspectées de partialité.

* Annexé à la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978, relative à la mensualisation et à la procédure conventionnelle

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Augmentation des salaires, des pensions et des allocations !
 BRÈVE
 
 Le prix du carburant ne cesse d’augmenter et des appels à bloquer samedi 17 novembre les routes ou à signer des pétitions en ligne pour exiger la baisse des taxes sur le carburant sont dans bien des conversations.

Les travailleurs ont toutes les raisons de se mobiliser pour ne pas voir leur pouvoir d’achat s’effondrer. Mais ils doivent le faire en défendant leurs intérêts de classe, en formulant leurs propres revendications. Ils ne doivent pas manifester simplement en tant que « usagers de la route », un terme qui recoupe des catégories aux intérêts opposés.

Si les transporteurs routiers, les chauffeurs de taxis ou les entreprises de travaux publics protestent contre la hausse du carburant, ils sauront la répercuter sur leurs clients. Les travailleurs, eux, n’ont que leur salaire pour vivre. Ils paient en faisant le plein, en faisant leurs courses, en payant leurs factures de chauffage, sans jamais pouvoir répercuter ces hausses.

Cherchant à rassembler largement, se disant apolitiques, certains initiateurs du 17 novembre envisagent des blocages en voiture, sans slogans ni banderoles. Mais manifester sans slogans ou derrière un mot d’ordre aussi vague que « à bas les taxes », c’est laisser les porte-paroles des patrons du transport tirer les marrons du feu, obtenir pour eux-mêmes exonérations ou compensations. Outre les taxes, il y a la hausse du cours du pétrole et de la marge des distributeurs.

Ne pas s’en prendre aux profits capitalistes, cela va bien aux politiciens bourgeois qui cherchent les voix des travailleurs pour gouverner demain au service des puissants. Déjà, Le Pen ou Dupont-Aignan ont appelé à « bloquer le pays le 17 novembre » car, disent-ils, « les français en ont marre des taxes ». Mais quel point commun y-a-t-il entre les grands patrons qui estiment toujours payer trop de charges ou d’impôts et les travailleurs dont le budget est grevé par les pleins d’essence ou les factures de chauffage ?

Face aux augmentations des prix, ceux du carburant comme tous les autres, il faut exiger l’augmentation générale des salaires, des pensions de retraite, et leur revalorisation automatique quand les prix augmentent ; autrement dit, l’indexation des salaires sur les prix.

Publié par anti-k.org

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dessin d'illustration

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Par Philippe Arnaud

 

Ce jour [26/10/2018], j'ai entendu ce qui suit au journal de France 2 de 13 h présenté par Marie-Sophie Lacarrau :

 

C'est une bonne nouvelle pour les salariés de cette entreprise. Ce mois-ci, une ligne disparaît sur leur fiche de paie : les cotisations pour l'assurance chômage, qui représentait une ponction de 0,95% sur le salaire brut. Un gain de pouvoir d'achat. La centaine de salariés découvre la nouveauté, accompagnée d'une note explicative de leur employeur, pour leur permettre de mieux déchiffrer leur bulletin de salaire. "J'ai une différence de 40 euros, je suis ravi de voir que j'ai un peu plus d'argent sur ma fiche de paie à la fin du mois", explique Hugo Benoit, l'un des salariés de l'entreprise. Une hausse de salaire qui peut varier d'une dizaine à une centaine d'euros selon le poste occupé.

 

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron pour doper le pouvoir d'achat des Français, la fin des cotisations salariales s'est faite en deux temps. Les cotisations pour l'assurance maladie avaient disparu en janvier, celles concernant l'assurance chômage sont supprimées au mois d'octobre. En France, le revenu net de tous les salariés va augmenter, avant un prochain bouleversement sur la fiche de paie, avec la mise en place du prélèvement à la source, dès le 1er janvier 2019. 

 

J'avais abordé ce sujet le 1er octobre, lors de l'annonce de la suppression de cette cotisation. Et j'en disais déjà ceci :

 

"Comment un journaliste peut-il prononcer une telle phrase sans se poser de questions, sans regimber, sans envoyer paître son rédacteur en chef  ? 
 

Remarque 1. La cotisation chômage n'est pas une indemnité de guerre versée à un pays ennemi qui s'appelle Assurance chômage. La vocation de la cotisation chômage n'est pas de disparaître dans un trou sans fond mais de revenir au salarié lorsque celui-ci perd son emploi.

 

Remarque 2. Du fait que la cotisation chômage repose sur le principe de la mutualisation, la somme que touche le salarié devenu chômeur est très supérieure à ces 14 euros mensuels. C'est le principe même de la mutualisation : être un grand nombre à payer de façon modique pour permettre au petit nombre de ceux qui sont frappés par le malheur d'obtenir bien plus qu'ils n'auraient pu obtenir avec leur épargne. Du coup, si la cotisation disparaît, l'indemnisation disparaît aussi. Où est alors l'avantage, pour le salarié d'avoir 14 euros de plus sur sa fiche de paye mensuelle (ce qui représente 50 centimes par jour, une demi-baguette...) si, le premier mois où il tombe au chômage... il touche zéro euro ?

 

Remarque 3. C'est ce qui risque de se passer si la disparition de cette cotisation n'est pas compensée par une autre rentrée d'argent. Or d'où peut venir cette rentrée : de l'ISF ? Il a été supprimé. Des tranches supérieures de l'impôt sur le revenu ? Leur taux a été fortement diminué. De l'impôt sur les sociétés ? Il est raboté. De la chasse efficace à la fraude et à l'évasion fiscales (de 60 à 80 milliards d'euros) ? On peut toujours rêver...

 

Remarque 4. Si l'indemnisation chômage ne passe pas à la trappe, c'est que son financement aura été compensé par autre chose. Mais si on ne ponctionne ni les hauts revenus ni les sociétés, sur qui reposera le financement ? Sur ce qui reste : sur les salariés et sur les retraités, et essentiellement sur ceux qui figurent dans les 9 premiers déciles des revenus, c'est-à-dire sur à peu près tout le monde (en dehors des riches). Ce financement viendra de l’augmentation de taxes directes et indirectes, fiscales et parafiscales (sur la TVA, le gaz, l'essence, la CSG - impôt proportionnel, donc injuste - etc.) dont la diversité et le nombre sont tels qu'il sera difficile pour le salarié d'établir le solde entre la disparition de sa cotisation chômage, d'une part, et l'augmentation de tout le reste, d'autre part. Mais on ne perdrait pas grand chose à parier que ce solde sera négatif...

 

Remarque 5. Si l'indemnisation des chômeurs ne passe plus par la cotisation, cela veut dire qu'elle sera décorrélée du salaire (et ne sera donc plus considérée comme partie intégrante de celui-ci). Elle pourra être fiscalisée ou versée comme une aide (une charité...), mais on habituera les salariés à la dissocier de leur paye, à ne plus la considérer comme un droit indissociable attaché à leur statut. On leur mettra dans la tête qu'elle n'a qu'un caractère précaire et qu'elle peut être "avantageusement" remplacée par une assurance privée facultative. Bien plus chère, cela va sans dire..."

 

Je n'ai rien à ajouter à ce que j'ai dit, sauf que les journalistes aggravent leur cas en disant : Assurance-chômage : la fin des cotisations fait augmenter les salaires. [Et en explicitant, un peu plus loin : tous les salariés vont voir leur revenu net augmenter].

 

Remarque 6. Non ! Le salaire perçu par le salarié n'est pas le salaire net, c'est le salaire brut (c'est-à-dire celui qui comprend les cotisations destinées à la retraite, à la santé, au chômage et aux prestations sociales - par exemples les allocations familiales). C'est cette somme, versée par l'employeur, qui constitue un salaire différé (je souligne) que le salarié perçoit (je souligne encore) quand il est malade, quand il a des enfants, quand il tombe au chômage, quand il bénéficie de sa retraite. Dans les pays (montrés en exemple par la droite, le patronat et les ultralibéraux) où ces cotisations ne sont ni obligatoires, ni d'un niveau convenable ni perçues par un organisme public, (je souligne toujours) le salarié qui cesse de travailler - parce qu'il est malade, au chômage ou à la retraite - soit n'a plus que ses yeux pour pleurer, soit doit cotiser à des caisses d'assurances privées (je souligne derechef) qui lui coûtent l'épiderme du bas du dos...

 

Remarque 7. Depuis ma précédente chronique est intervenue la déclaration de Jean-Luc Mélenchon (qui lui a valu bien des attaques) selon lequel les journalistes du service public seraient des "abrutis". Dans la mesure où je n'ai entendu sur aucune des chaînes du service public (radio comme télévision) un seul journaliste dénoncer - ou même seulement relever - l'entourloupe qui consiste à présenter une baisse du salaire brut comme une "bonne nouvelle" [sic] pour les salariés, ne peut-on être tenté de lui donner raison ? A moins que les journalistes n'aient à ce point intégré l'idéologie des classes dominantes qu'ils ne s'en rendent même plus compte...

 

Remarque 8. Cette façon mirifique de présenter une manœuvre de bas étage contre les salariés (en pariant sur leur naïveté ou sur leur manque de jugeote) me rappelle un apologue rapporté par mon livre de philo : "A l'occasion du 2e anniversaire d'un bambin, la famille invite un arrière-grand-père à la fois très riche et très avare, en se demandant ce qu'il va offrir à son lointain descendant. L'aïeul s'assied face à l'enfant et, à la stupéfaction générale, sort de son portefeuille un billet de 500 euros (j'ai transcrit, à l'époque, c'étaient des francs) et le tend à l'enfant. Puis, presque simultanément, il sort un superbe sucre d'orge aux multiples couleurs (valeur : 5 ou 6 euros) et dit à l'enfant : "Choisis !". Et le philosophe de conclure : "A deux ans, l'homme, encore empirique, choisit le sucre d'orge"...

 

Seulement à deux ans ? 

Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, rectifications et critiques.

Bien à vous

 

Philippe Arnaud,

AMD Tours

Publié par El Diablo

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dans le mouvement syndical, y compris à la CGT on se réclame parfois volontiers du dialogue social.

On le revendique souvent en l'exigeant du patronat dans les entreprises.

Mais mesure t-on réellement le sens de cette exigence et ce qu'elle doit à l'idéologie dominante ? 

CONTRE la conception et les pratiques du syndicalisme de classe!

Extrait de l'article de 2007 paru dans la revue Quaderni de 2007 par Corinne GOBIN

VOIR notre réponse à la direction confédérale CGT :

http://www.frontsyndical-classe.org/-204

ET :

http://www.frontsyndical-classe.org/-59

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Un exemple de plus de ce qu'il faut attendre du "dialogue social" !

Par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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