SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Retour sur les 5 assemblées générales de cette semaine :

Nous trouvons encourageant et motivant la réponse des salariés qui ont répondu présent à l’appel de la CGT pendant le temps de travail, pour parler de la situation de notre usine, pour nos conditions de travail, l’emploi et la reconnaissance.

Aujourd’hui, Il est clair qu’une bonne partie des salariés ont pris conscience du malaise qui se trame au sein de l’usine, seule notre direction est à mille lieues de tout ça, complètement déconnecté de notre réalité !

Face au rouleau compresseur qu’impose Unilever sur sa politique de réduction des coûts, les salariés n’ont plus d’autres choix de ce révolté et de recréer une cohésion, nous devons tous être solidaire, nous devons faire Masse.

Nous avons tous le choix de faire ou de ne rien faire, arrêtons de croire le discours fataliste de notre direction comme quoi les choses ne changeront pas ; nous, nous disons le contraire, nous avons tous une part de responsabilité de la situation actuelle, alors ensemble nous pouvons inverser cette tendance.

Pour rappel :

 « Les avancées sociales pour les travailleurs ne sont jamais tombées du ciel. Elles n’ont jamais été un cadeau du patronat ou de l’État à sa botte. Elles n’ont jamais été offerte par un tribun arrivé au pouvoir de n’importe quelle manière.
Les progrès, que ce soit en termes de salaires, de repos, de garanties pour leur santé ou leur retraite, ont toujours été acquis par l’organisation des travailleurs. Le rapport de force qu’elle crée permet de faire plier le patronat, soit directement par de grandes grèves, soit par la peur de celles-ci.
Sans nous, aucune richesse n’est produite, sans nous, ils ne sont rien. Ils le savent et manœuvrent continuellement pour nous empêcher de nous organiser, pour nous diviser, nous empêcher de gagner de nouveaux droits et nous reprendre ceux durement acquis. »Pour un meilleur avenir, pour nos enfants, recommençons à nous unir, préparons-nous, pour à nouveau frapper fort et reprendre ce qui nous appartient ! »

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Les GM&S demandent 7,4M aux constructeurs et ils ont bien raison

Les salariés et ex-salariées se battent sur tous les fronts, ils vont faire payer les patrons autant que possible, c’est 7,4 millions d’euros qu’ils demandent aux deux constructeurs Renaud et Peugeot, principaux clients de l’usine GM&S, en les assignant en justice.

Alors que le PSE (Plan de Sauvegarde des Emplois) a été récemment remis en cause au tribunal administratif de Bordeaux, les ouvriers licenciés de l’usine GM&S ainsi qu’une partie de ceux repris par LSI (La Souterraine Industrie), ont assigné en justice les deux constructeurs Renaud et Peugeot (PSA). Ce sont 85 licenciés ainsi que 33 encore en emploie qui revendiquent le droit à une indemnité, en pointant le fait que les constructeurs ont provoqué la chute de GM&S, les motifs sont plus précisément : « abus de position dominante » et « responsabilité pour faute ».

C’est une lutte de longue date qui se poursuit, en septembre dernier, une demande de conciliation a été faite, les ouvriers annonçaient déjà à l’époque qu’ils étaient prêts à aller jusqu’à l’assignation en justice. Devant la réponse du directeur juridique de PSA, Mark Rollinger, le 8 octobre, Maître Borie, avocat des GM&S rapporte que PSA : « considère avoir respecté ses engagements et être en mesure de s’en justifier  » mais estime que « le projet d’assignation en justice est un signal négatif, n’étant pas de nature à permettre au site de travailler avec de nouveaux clients et de se développer  ». Une réponse pleine d’hypocrisie. De son côté Renaud n’a même pas répondu à la proposition de conciliation.

La somme demandée ne vient pas de nulle part, c’est 80 000 euros pour chaque ouvrier licencié, ainsi que 20 000 pour ceux qui ont été repris après le PSE. L’avocat, M. Borie précise qu’en plus des 108 personnes actuellement engagés dans la procédure, d’autres comptent les rejoindre. Ces réparations sont évidemment légitimes, dans un communiqué de presse, M. Borie rappelle une nouvelle fois ce que cause les agissements du patronat, « Oui, nous attaquons PSA et Renault pour ce qu’ils nous ont fait subir depuis des années, les vies brisées, les carrières cassées, la souffrance des familles et sans oublier les conséquences psychologiques. Tout cela a été orchestré par les constructeurs automobiles, nous demandons réparation ! »

Cette forte détermination est démontrée à travers cette nouvelle procédure juridique, qui sera certainement très longue. Mais les GM&S sont connus pour leur combativité et ils le démontrent une nouvelle fois. Que ce soit sur la bataille concernant l’annulation du PSE, remportée en octobre dernier, dont nous n’avons pas encore les répercutions précises ou cette nouvelle assignation en justice. Les raisons pour poursuivre la bataille ne manquent évidemment pas, alors que les différents licenciements ont broyé de nouvelles vie, ceux qui ont pu être repris par LSI voient l’avenir d’un mauvais œil, nous avions écrit fin septembre dernier à ce sujet, autour des engagements du repreneur et des constructeurs qui n’étaient pas tenus.

La situation n’a pas évolué côté patronat, comme partout à l’image des Ford, les fermetures se poursuivent, mais les luttes qui vont avec également, dans un contexte de crise de plus en plus accentuée en France, la colère gronde.

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2 suicides en 15 jours chez les postiers de Dordogne

Une ambiance mortifère. Depuis sa privatisation, les suicides se multiplient à La Poste. En seulement deux semaines, 2 postières travaillant dans le même département, ont mis fin à leur jours.

Crédit photo : Eric Gaillard / Reuters

Le Mercredi 24 octobre, la première avait ouvertement désigné ses conditions de travail comme motif de son suicide. Exactement deux semaines plus tard, une postière de Saint Astier est aussi passée à l’acte. Le plus triste, c’est que cela n’a rien d’inédit. Les messages de détresses qu’ont laissé ces deux postières, ne font que rejoindre une situation déjà alarmante.

Déjà en 2016, 50 employés de La Poste avaient mis fin à leurs jours. Pour ce qui est des autres années, l’entreprise communique peu dessus, on devine bien pourquoi. Dans la lignée de France Télécom, les « restructurations » et méthodes de management détruisent postiers et postières. Les moins « solides » sont souvent pris pour cible tandis que les cadences de travail ne font qu’augmenter. Peu de CDI sont remplacés laissant la place à de la sous-traitance. Ceux encore titulaires voient leurs conditions de travail se dégrader et beaucoup craquent sous la pression...

La direction de La Poste, peut se dire « très attristée » par ces décès, mais ne remet aucunement en cause ses pratiques. Pour les postiers en deuil, seule proposition de la direction : une cellule d’écoute psychologique. Une situation alarmante à laquelle on ne peut répondre par des mesures « pansements ». L’Etat, qui reste encore aujourd’hui l’actionnaire majoritaire de La Poste (74%), reste très discret sur la question. A l’image de l’ancienne DRH Sylvie François en 2012, la direction cherche à se déresponsabiliser tout en maintenant sa politique destructrice.

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Réforme de l’assurance chômage : le début de négociations difficiles

Les négociations pour la réforme de l’assurance chômage ont commencé hier. Les organisations syndicales et patronales ont trois mois pour se mettre d’accord, ensuite le gouvernement tranchera. Macron qui cherche par tous les moyens à renouer avec une popularité qui a depuis longtemps disparu, menace le patronat de mettre en place le système de bonus malus par rapport à l’utilisation excessive de contrat court. La CGT a frappé un grand coup en déchirant la feuille de route du gouvernement mais continue malgré tout à négocier.

Crédit photo : AFP / Jean-Francois Badias

Huit réunions de négociations sont prévues entre le 9 novembre et le 15 janvier prochain entre les syndicats et le patronat. Le but de cette réforme ? Permettre de faire entre 3 et 4 milliards d’économie sur 3 ans.
Le gouvernement via une feuille de route a annoncé son plan : attaquer les chômeurs. En effet, d’après Macron et toute sa clique, le problème du chômage et du déficit de l’UNEDIC n’est autre que le chômeur en soit. Le marché du travail ne serait pas adapté et les contrats courts trop nombreux. Du coup quoi de mieux que de précariser encore un peu plus le chômeur pour favoriser une embauche sur le long terme ?

Les mesures à « négocier

Une chose est sûre : ces négociations ne seront pas de tout repos tant l’attaque est considérable. Il est question de refondre totalement l’assurance chômage. Il est question de revoir les règles autorisant les chômeurs à cumuler une activité réduite et une allocation chômage. Le gouvernement souhaite que ça ne soit plus le cas. Il veut revoir à la hausse le seuil minimal de temps de travail effectué pour recharger ses droits. Il souhaite également revoir les règles de calcul du salaire journalier qui déterminent le montant de l’allocation chômage. A travers ça, le but affiché par le gouvernement serait de favoriser les contrats à temps plein plutôt que les contrats courts. La mesure de dégressivité des allocations chômage est quant à elle justifiée comme une manière de favoriser le retour de l’activité à temps plein..

Pour résumer, le gouvernement de Macron souhaite que les travailleurs privés d’emploi ou qui n’ont que du travail à temps partiel ou bien des CDD de courte durée et à répétition se bougent afin de trouver des CDI, comme si cela dépendait du chômeur. Si c’est bel et bien le chômage de masse qui permet aux patrons d’utiliser des salariés kleenex ce n’est pas la faute du chômeur qui se voit obligé d’accepter des contrats en CDD ou à temps partiels parce que c’est tout ce qu’on lui propose et si il n’accepte pas on lui sucre ses indemnités. Pour faire des économies Macron veut tout simplement couper le robinet des allocations aux chômeurs. Si il enchaine des CDD il ne pourra pas recharger ses droits et gagnera moins d’indemnités chômage et donc sera obligé de prendre n’importe quel poste pour ne serait ce qu’avoir un revenu à peine suffisant pour survivre. Si Macron est une machine à radicalisation il est aussi une machine à précarisation.

Des syndicats à la table des négociations

La CGT a frappé fort d’entrée. Le négociateur du syndicat sur ce sujet, Denis Gravouil a déchiré la lettre de cadrage du gouvernement devant les caméras, expliquant qu’« Il n’est pas question de respecter les économies sur les droits des chômeurs » pourtant celui-ci reste autour de la table des négociations alors même qu’il n’y a rien à négocier.

Les autres syndicats ont quant à eux affirmé leur volonté d’aboutir et leurs lignes rouges à ne pas franchir. Le document en soit est une ligne rouge. Force Ouvrière a expliqué qu’il n’y avait que « deux épouvantails », « le bonus-malus côté employeurs et la dégressivité côté salariés ». La CFDT a expliqué que les trois mois de négociations étaient suffisants pour trouver un accord.

Macron en chute libre dans les sondages menace le patronat de mettre en place le bonus malus

Emmanuel Macron qui est au plus bas dans l’opinion (27% d’opinion favorable au dernier sondage) essaye tant bien que mal de se refaire une santé de popularité mais en vain. De fait, devant la grogne latente qui ne cesse d’exploser à intervalle régulier, il a déclaré ce vendredi à Lens qu’il comptait pénaliser les entreprises qui abuseraient des contrats courts si le patronat et les syndicats ne se mettaient pas d’accord.

Il essaye ainsi de se débarrasser de son image du président des riches. Une tâche difficile. D’autant plus que cette menace, qui représente un véritable repoussoir pour le patronat, a très peu de chance d’être mise en place. La preuve en est : cette dernière n’apparait même pas dans la lettre de cadrage du gouvernement. Si Macron n’a pas expliqué les détails d’une telle mesure, il a déclaré qu’elle aurait quand même pour but d’inciter les entreprises à avoir moins recours aux CDD. A une journaliste de France Inter, le président a en effet expliqué que « les entreprises qui favorisent l’emploi durable pour les gens et donc la stabilité, auront des bonus et celles qui font trop de contrats courts auront des malus ». Dans tous les cas, une telle mesure ne pourra empêcher les entreprises d’avoir recours de manière excessive aux CDD puisque cela reste, même avec des malus, beaucoup plus avantageux pour eux.

Depuis le début de son quinquennat, la politique de Macron, visant à casser le code du travail, les retraites, à miner le pouvoir d’achat avec la hausse de la CSG et des taxes, et parallèlement à ça à offrir des cadeaux aux plus riches avec la suppression de l’ISF, est profondément antisociale et sa tentative de se muer en défenseur des travailleurs précaires et des chômeurs n’est pas prêt de prendre.

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SOURCE : https://www.radiototem.fr/quercy-rouergue/4109-la-cgt-remporte-les-elections-professionnelles-a-l-usine-bosch-d-onet-le-chatea

La CGT remporte les élections professionnelles à l'usine Bosch d'Onet le Château

 

ÉCRIT PAR JOSÉPHINE BALLEYGUIER LE . PUBLIÉ DANS QUERCY-ROUERGUE

Cela faisait 14 ans que SUD sortait en tête lors des élections sur le site aveyronnais mais avec 36 % des voix contre 33, elle a été devancée cette fois.

La CGT aura 8 élus contre 7 à SUD et 5 à la CFE CGC autre grand vainqueur du scrutin. Les autres n'auront pas d'élus. C'est le cas pour la première fois de la CFDT. La CGT, était le seul syndicat on le rappelle, à ne pas avoir signé l'accord de transition avec la direction de l'usine. Difficile de ne pas y voir un lien de cause à effet.

Alors quel impact peut avoir ce résultat au sein de l'usine pour Yannick Anglarès ? C’est le délégué CGT à la Bosch d’Onet.

 

À noter que la participation à ce scrutin a été stable par rapport à 2014 avec 76 % de votants.

Publié par FSC

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ASSEMBLEE GENERALE POUR LES SALARIES WEEK-END

ASSEMBLEE GENERALE

POUR LES SALARIES WEEK-END

VENDREDI 9 ET SAMEDI 10 NOVEMBRE

La CGT Unilever France HPCI Le meux vous convie à une assemblée générale de tous les salariés.

Nous vous demandons de vous mettre en arrêt de travail pendant ce laps de temps. Cela devrait durée moins d’une heure !

Nous estimons qu’il est urgent de faire le point avec les salariés-es de la situation actuelle de notre usine.

« Conditions de travail, reconnaissances, salaires et emplois… »

Le VENDREDI 9 novembre 2018 à

22H00

Au poste de garde

ET SAMEDI 10 novembre 2018 à

10H00

Au poste de garde

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|Daniel Rosenweg08 novembre 2018
 
Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit ces économies vient d’arriver en débat au Sénat. LP/Olivier Boitet
 
Priés de réaliser 100 millions d’euros d’économies en 2019 sur certains dispositifs médicaux destinés notamment aux malades du cancer, les prestataires de santé à domicile dénoncent un plan d’économies «insoutenable».

C’est une étonnante sinon incroyable économie que le ministère de la Santé veut imposer aux Prestataires de santé à domicile (PSAD). Ces professionnels, qui interviennent souvent après hospitalisation auprès de patients ayant besoin de dispositifs médicaux (pompes à insuline, masque d’apnée du sommeil, perfusions…), sont priés de trouver 150 millions d’euros (M€) d’économies en 2019. Particulièrement 100 M€ sur les prestations de stomies et sondes.

Les stomies et sondes servent à recueillir les selles et urines de patients opérés et se trouvant dans l’incapacité d’utiliser les voies naturelles. 100 000 patients ont recours à des poches, 25 000 à des sondes urinaires. Ce sont majoritairement des malades opérés pour un cancer.

«Pas d’autres choix que d’arrêter ce service»

« Je ne sais pas où faire ces économies, a réagi ce jeudi le président de la fédération des PSAD, Charles Henri des Villettes. C’est désastreux. Si cette mesure se concrétise, nous n’aurons pas d’autres choix que d’arrêter ce service. Que vont devenir les patients avec tous les risques d’infection, de fuite… ? » s’inquiète-t-il, tout en tendant la main au gouvernement pour trouver d’autres solutions.

« Nous n’intervenons que sur prescription médicale. Si le nombre de patients augmente (NDLR : + 5 % en 2017, + 8 % en 2016), nous n’y sommes pour rien, se défend le président de la fédération. Le ministère pousse à réduire les durées d’hospitalisation, il est donc normal que nous soyons plus sollicités. Il faut savoir ce que l’on veut. »

«Depuis 2013 on a réduit nos tarifs de 30%»

La prestation de stomie ou sonde n’est pas décrite officiellement. « On facture un tarif forfaitaire qui nous laisse 25 % de marge brute avec laquelle on doit livrer le matériel, prendre le temps d’éduquer le patient, le surveiller régulièrement, payer le transport, amortir les frais de structure… explique Alexandra Duvauchelle, déléguée générale de la fédération PSAD. Si on nous enlève 22 %, c’est intenable. »

Cette mesure d’économie n’est pas la première. En 2017, les mille structures de prestataires ont dû réduire les dépenses de 80 M€, et de 90 M€ en 2018. « Depuis 2013 on a réduit nos tarifs de 30 %. Là, on voudrait nous étouffer qu’on ne ferait pas autrement », conclut Charles Henri des Villettes, qui tire toutes les sonnettes d’alarme alors que le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit ces économies vient d’arriver en débat au Sénat.

Sollicité ce jeudi, le ministère de la Santé n’a pas répondu à notre demande.

Publié par anti-k.org

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Alors que l’État pressure de taxes les automobilistes, les grandes compagnies pétrolières voient leurs profits exploser.

Chevron et BP ont doublé leur bénéfice trimestriel. Exxon Mobil l’a augmenté de 57 %, malgré un volume de production en repli de 2 %. Une des plus riches entreprises capitalistes françaises, Total, augmente son « résultat net ajusté » de 48 % et utilisera cette masse de profits pour racheter ses propres actions, c’est-à-dire faire grimper leur cours et les dividendes servis à ses actionnaires.

L’État et ces capitalistes sont des brigands, complices dans un racket organisé de grande ampleur pour prendre dans les poches de la population.

Publié par anti-k.org

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Un ouvrier travaille sur une chaîne de montage d'une Peugeot 2008 dans l'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin), le 10 octobre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

NPA 29, 2018-11-08 11:11:49

08 novembre 2018 ~Correspondant LO

Elles permettent de souffler un peu, mais elles permettent aussi à la direction de justifier des heures et des journées de travail supplémentaires, sous prétexte de rattraper la production.

Les responsables de l’usine voudraient bien limiter les arrêts pour cause de panne, mais ils manquent d’ouvriers de maintenance pour y remédier. Alors, ils ont eu l’idée de supprimer les services techniques généraux, pour disposer d’une quinzaine d’ouvriers professionnels qui s’occupent jusqu’à présent de l’entretien des bâtiments. L’objectif est de les muter à la production ! Cela veut dire que leur vie devrait être complètement chamboulée, car ils passeraient d’un travail en normale aux horaires décalés, au travail de nuit ou en VSD.

Comme ce ne sont plus de jeunes ouvriers, ils redoutent non seulement les horaires qu’on pourrait leur proposer mais aussi d’avoir à supporter le stress lié à des dépannages de machines qu’ils ne connaissent pas. Pour dire leur désaccord, ils ont écrit une lettre collective à la direction, par laquelle ils expriment leur écœurement et leur dégoût vis-à-vis de ce qu’on ose vouloir leur imposer.

À l’occasion d’une réunion du CSE de l’entreprise, tous les syndicats ont voté contre ce projet mais ce vote est seulement consultatif. Fin octobre, la direction avait mis en scène ses préten-tions à assurer le respect de la santé et sécurité au travail. En programmant la mutation qu’elle veut imposer à ces ouvriers, elle montre le mépris qu’elle a pour la vie des travailleurs.

Publié par anti-k.org

 

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Ryanair licencie six salariés après la publication d’une photo

L’entreprise Ryanair a licencié 6 employés à cause d’une photo postée sur Twitter. Cette photo montrait des employés dormant sur le sol d’une salle de l’Aéroport de Malaga.

Photo : Twitter (image ayant servi à interpeller la direction de Ryanair)

Dans la nuit du 14 octobre, une intempérie a bloqué le trafic aérien, obligeant 24 salariés de la compagnie aérienne Ryanair basée au Portugal, de passer la nuit à l’aéroport de Malaga au sud de l’Espagne. La direction a obligé ses salariés à rester à l’aéroport pour la nuit, et à se partager une salle d’équipage qui contenait seulement 8 chaises pour les 24 travailleurs. Face à cette situation ils ont décidé de réaliser une mise en scène, ou certains d’entre eux se sont allongés à même le sol pour dénoncer leurs conditions de travail et interpeller leurs direction.

Cette publication a entraîné la réaction du directeur des opérations Peter Bellew qui s’est tout de suite défendu en affirmant que tous les hôtels de la ville de Malaga étaient complets ce soir là et qu’il n’y avait pas eu d’autres solutions pour la nuit. Mais surtout, la direction s’est servie de cette publication afin de licencier pour faute grave pour 6 des 24 travailleurs, des licenciements qui ont pris effet ce lundi 5 octobre.

Ce n’est pas la première fois que Ryanair, qui gagne des milliards mais n’est pas prêt à loger décemment ses employés, a de telles pratiques envers eux. En effet, plusieurs rapports et témoignages dénoncent des conditions de travail précaires avec des cadences très soutenues et l’interdiction de se reposer entre chaque vol. L’entreprise a aussi mis en place des entretiens disciplinaires allant jusqu’au licenciement dans les cas d’erreur ou de retard.

Le syndicat espagnol STICPLA a aussi réagi à cette publication « Nous savons tous que Malaga (…) et toute la Costa del sol ont une offre de logement énorme, et surtout en octobre, pendant la basse saison » dans un communiqué envoyé ce mercredi à l’AFP. Ainsi que la présidente du syndicat portugais SNPVAC qui a renchéri « Cette photo controversée était surtout une manifestation du droit à l’indignation ».

Ce nouveau scandale met à nu la nature de la direction, bien décidée a mépriser et écraser ses salariés et ce dans un contexte de colère généralisée chez ces derniers, qui ont décidé, à travers des grèves à l’échelle de divers pays européens, de faire entendre leur voix face au géant des vols low-cost, en luttant contre ces pratiques et en revendiquant de meilleures conditions de travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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