SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A sa déconnexion

des réalités que vivent

la majorité des gens

qui ne l'ont par ailleurs

jamais élu.

A quoi reconnait-on un sénateur du 21e siècle

Alors que les grosses cylindrée et limousines Trumpisent l’atmosphère dans les beaux quartiers, que dans les taudis les gens s'intoxiquent aux vapeurs de pétroles et chauffage lowcost quand il ne grillent pas vifs dans les cages des marchands de sommeil, certains prennent le temps de se questionner sur comment sauver le genre humain.

 

Un Sénateur pour qui franchir le périphérique doit  être traverser la mer rouge sans mouiller ses escarpins prend la défense de ceux qui vont être mis à pieds par une idées de ceux qui ont vélo devant les caméras et chauffeurs pour leur quotidien.

Incités par l'état et les caciques d'île de France, subventionner à coup de prime pour acheter du diesel pour être au plus vite sur  leur lieux de travail les voila , salauds d’abstentionnistes, punis par ceux qui les ont poussés dans cette impasse pour permettre aux zZZZzélites de casser les services publics et le code du travail qui limitaient les prétentions du patronat.

L'issue serait une sub permettant de financer 1/4 d'un achat qui représente 3 ans de salaires de smicard. D'un point de vu comptable on mesure déjà l'inconséquence un crédit sur 5 ans bloquant trois ans de son revenu. C'est disons-le criminel. 

Sauf que la proposition du sénateur en question  : subventionner l'achat d'un véhicule électrique pour remplacer le diesel, qui peut certes satisfaire ses électeurs issus du suffrage censitaire lui ayant offert sont fauteuil de velours , est complètement déconnecté du réel d'un peuple dont il prétend porter le devenir progressiste.

Pour les trajets domiciles travail, l'urgence n'est pas la voiture électrique mais un service public de transport efficace et dense dont le coût doit être supporté par le bénéficiaire réel de ce transport : le patronat.

Tout le reste n'est que poudre aux yeux et accompagnement des politiques de flexibilité mobilité de la main d'oeuvre et admettre les critères patronaux en matière de délocalisations restructurations.

Il faut ne pas avoir travaillé en 3x8 à 80km de son domicile pour croire que le véhicule électrique économisera la fatigue après une nuit sur chaîne ou poste à tension permanente et les risques du trajet pour le retour au domicile, là où massivement on se tue , ou pressé de rentrer on est pris dans le faisceaux des radars.

Electrique ou a essence le verglas l'hiver ou l'orage l'été ne sélectionne pas le type de motorisation.

Electrique ou pas le soleil qui se lève dans l'axe de la route dans les yeux de celles ou celui qui a tenu 7h30 de rang devant un écran est mortifère.

La question c'est d'abord les 80km et le fait d'être au volant pour les faire.

Notre Sénateur douillettement instalé à l'intérieur de périphérique et ne sachant pas ce qu'est le lien de subordination lié à un contrat de travail peut amuser la galerie du corps électoral qui lui assure l’accès au restaurant de son lieu d'activité.

Sa proposition est qualifiable. Le terme est brutal mais fondé. c'est de la démagogie.

Elle participe à faire le lit des provocateurs se cachant, ceux qui avec l'aide du pouvoir tirent les ficelles de "gilets jaunes". 

Rédigé par Canaille le Rouge

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Le groupe PSA va annoncer la fermeture du site de Saint-Ouen (93)

Le groupe PSA va annoncer la fermeture du site de St-Ouen d'ici 2021, qui devrait laisser place à un hôpital, fruit de la fusion de deux hôpitaux parisiens. Un cynisme patronal inacceptable !

Crédit Photo : Flora Carpentier / Révolution Permanente

La direction du constructeur français va convoquer un Comité Central d’Entreprise (CCE) ce 21 novembre pour annoncer la fermeture du site Peugeot-Citroën de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Encore un coup dur contre les salariés de PSA et ceux de Saint-Ouen en particulier. Alors que la direction a laissé les salariés sans informations depuis plus de deux ans, elle organisait des plans de départs « volontaires ». Son objectif était de vider l’usine autant que possible, et ainsi pouvoir annoncer la fermeture en espérant ne pas faire trop d’éclats et éviter une lutte qui pourrait avoir un impact national.

Les médias nationaux déjà au chevet de PSA : il n’y aura aucun licenciement d’après eux, foutaise !

300 ouvriers vont se retrouver sur le carreau avec leurs familles, sans parler des emplois induits. Et comme à chaque fois, le groupe PSA dira qu’ils ne vont laisser personne sur le bord de la route. Non mais bien sûr ! Ils vont s’assurer qu’ils soient bien dans le fossé et avec une entrée au Pôle Emploi ! Nous savons tous que les reclassements sont difficiles et que s’ils sont trop loin de leur lieu de résidence, ils seront refusés par les ouvriers.

Mais c’est mal connaître les ouvriers qui ne veulent pas se laisser mettre à la porte sans réaction

Aujourd’hui plus que jamais, cette fermeture est inacceptable. Le groupe PSA explose sous les profits, qui ont atteint l’année dernière presque 3 milliards. Au premier trimestre 2018, les chiffres continuent de faire des bonds avec des ventes en hausse, et voilà qu’il faudrait fermer une usine pour y construire un hôpital.

Non, ces profits doivent être utilisés pour maintenir l’usine et tous les emplois. Assez de se faire massacrer par les actionnaires et un Carlos Tavares, PDG du groupe, qui gagne 18 500 euros par jour ! C’est une véritable déclaration de guerre, contre tous les salariés de PSA Saint-Ouen mais aussi contre l’ensemble du groupe PSA et ses sous-traitants.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Macron chez Renault : l’opération de propagande du gouvernement

Nous avons vu dans les médias l’interpellation d'un militant de SUD à l'usine Renault de Maubeuge sur les conditions de travail, les salaires, la précarité et la productivité de cette usine. La venue de Macron était en effet l’occasion d’interpeller ce dernier et du même coup le PDG Carlos Ghosn, sur la situation des travailleurs dans l'usine et plus globalement celle du groupe Renault.

450 millions d’investissement dans la production et 200 embauches, mais à quel prix ?

La réalité du secteur automobile est la même partout et Maubeuge ne fait aucunement une différence. Cette usine qui se veut être la plus productive de France, avec sont lot de cadences infernales, de suppressions d’emplois et de postes de travail rassemble tous les ingrédients pour dire à Macron et son monde que maintenant, ça suffit ! La prise de parole du militant SUD c’est bien ce qu’il fallait faire avec un parterre de médias, sauf que la masse des ouvriers n’était pas présente, sauf ceux qui étaient triés sur le volet et ont été utilisés pour siffler le militant devant les caméras tandis que Macron en remettait une couche dans l’hypocrisie et reparlait des emplois qui seraient créés suite aux investissements et au travail des salariés, toujours le même discours.

Des ouvriers qui auraient sifflé le syndicaliste, les 10 présents et les cadres, oui, à la solde de Renault, mais sûrement pas la masse des 1500 CDI et encore moins les 500 intérimaires

En regardant de plus près l’opération de communication et surtout la médiatisation qui s’en est suivi, s’apparente plus à de la propagande, comme ils savent si bien le faire. Les patrons du secteur automobile prennent une dizaine d’ouvriers et même 1 ou 2 précaires et leur demandent d’être au garde à vous, sinon ils risquent fort d’être au chômage dès le lendemain. Cette manière de procéder est très connue et si les médias étaient un peu objectifs ce qu’il ne sont presque jamais, ils auraient vu la manipulation du groupe Renault, dans le montage et la venue de Macron à Maubeuge. Les vidéos qui sont passés dans les médias auraient été un hola pour Macron et le PDG Carlos Ghosn alors que dans tous le pays, la haine des ouvriers contre Macron est criante … sauf à Maubeuge ? Personne ne peut y croire tellement cela sonne faux et ultra propagandiste .

A Maubeuge, comme partout dans le secteur automobile, se sont des cadences de folie, une précarité énorme, la chasse aux malades, des salaires au plus bas. Quand les ouvriers se mettrons en grève, ce ne sont pas quelques cadres qui suffirons à fabriquer les voitures et ils pourront toujours couvrir de louanges les gains de productivité, là les sifflets iront bien plus loin que dans une partie de l’usine isolée et contrôlée par les dirigeants du Groupe Renault .

Crédits photo : Renault

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Chine. Des étudiants arrêtés, accusés de… défendre les droits des travailleurs

L’activisme étudiant en défense des droits des travailleurs se répand dans le pays. Les autorités s’en inquiètent, les multinationales occidentales aussi.

Vendredi dernier les autorités chinoises ont arrêté plusieurs étudiants et ouvriers dans au moins trois villes différentes du pays (Pékin, Shanghai et Shenzhen). Des membres d’une ONG de la province de Guangdong ont également été arrêtés. Leur crime ? Défendre les droits des travailleurs.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive en Chine ces derniers mois. Au début de l’été dernier 40 étudiants qui aidaient des ouvriers de Jasic Technology à Shenzhen à se syndicaliser avaient été arrêtés aussi. En juillet ce sont 30 ouvriers de cette même entreprise qui ont été enfermés pour les mêmes raisons, l’une des plus grandes traques contre des ouvriers de ces dernières années dans le pays.

Les autorités chinoises s’inquiètent du resurgissement d’un certain militantisme pro-ouvrier au sein des universités d’élite du pays. Les étudiants arrêtés se déclarent d’ailleurs « marxistes maoïstes ». En ce sens, Patrick Poon, chercheur à Amnesty International à Hong Kong déclarait au journal britannique The Guardian : « C’est ironique de voir comment les étudiants qui ont étudié et cru au marxisme sont arrêtés par les autorités chinoises pour soutenir les travailleurs, le principe fondamentale du marxisme ».

Selon des témoins, les étudiants ont été arrêtés et amenés par des hommes vêtus en noir qui les ont frappés avant de les amener en voiture. Le tout s’est déroulé avec la complaisance évidente des autorités universitaires, beaucoup des arrestations ayant eu lieu dans les cités universitaires mais aussi au sein des campus.

Rappelons qu’en Chine l’organisation syndicale et politique en dehors des organisations officielles est strictement interdite. Les syndicats ne sont rien d’autre que des polices de l’appareil d’Etat et des entreprises pour exercer un contrôle strict sur les ouvriers.

La bureaucratie étatique à la tête du gouvernement n’a strictement rien de « communiste » et voit au contraire dans la violation permanente des droits des travailleurs un pilier du régime et du « modèle » économique chinois.

L’activisme étudiant et ouvrier en faveur des droits des travailleurs est donc une nouvelle très inquiétante pour le pouvoir d’Etat… mais pas seulement. Même si les dirigeants occidentaux nous sortent de temps en temps leurs discours hypocrites sur les « droits démocratiques bafoués » en Chine, les multinationales impérialistes tirent un énorme profit du régime chinois de répression anti-ouvrière. Sans ce niveau de répression comment peut-on imaginer que cette masse géante et puissante puisse rester « endormie » ? La répression, la violation des droits démocratiques, sociaux, environnementaux sont des facteurs déterminants pour « l’attractivité » de la Chine et pour les profits des multinationales.

Les risques que font peser sur le régime chinois et sur les multinationales impérialistes l’activisme naissant de la jeunesse en direction de la classe ouvrière explique ainsi la nécessité pour les autorités de réprimer et mater tout germe de résistance. Une grande partie du futur de l’humanité toute entière se joue en Chine, parmi les travailleurs chinois.

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[jpg] CGT-PSA-POISSY-GREVE-17NOVEMBRE2018

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Journée du 17 novembre 2018 : l’appel du Front Syndical de Classe

Le 17 novembre est annoncée une journée de blocage pour protester contre l'augmentation du prix du carburant.

Lancée par des particuliers, l'initiative a connu un vif succès sur internet mais aussi sur les routes où on peut observer de nombreux gilets jaunes. Elle a aussi été préemptée par l'extrême-droite et/ou manœuvrée par le patronat des sociétés de transport espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers, tandis que les organisations syndicales et politiques progressistes sont restées très prudentes, certains mettant même l'accent sur le danger principal de l'extrême-droite.

Pour le Front Syndical de Classe, la colère exprimée est tout à fait légitime et il faut tout faire pour la généraliser et lui faire prendre une franche tournure de classe et de masse en lieu et place d'un discours « antifiscal ».

Oui, le gouvernement, les géants du pétrole et de la distribution, l'Union Européenne... organisent un véritable racket sur les usagers de l'automobile, pénalisant au passage les plus pauvres par l’intermédiaire de taxes qui constituent un impôt indirect, injuste par nature. En effet, ils ont tout fait pendant des années pour que les travailleurs s'équipent en véhicule. Aujourd'hui, ils mettent en évidence les dangers du diesel pour l'environnement et prennent ce prétexte pour taxer les automobilistes dont la plupart sont contraints d'utiliser leurs voitures au quotidien.

En réalité, le gouvernement, les multinationales, l'UE se moquent de l'environnement. Ce sont en effet les mêmes qui organisent le tout voiture et le tout camion, qui ferment les lignes de chemin de fer (remplacés par… les « cars Macron ») et imposent la privatisation de la SNCF, la dégradation du service (retards, suppressions de trains...) et la casse du fret ferroviaire. Derrière les effets d’annonce et la communication d’entreprise, les actes économiques et politiques font chaque jour la démonstration qu’il ne peut y avoir de transition énergétique et écologique dans un système par nature productiviste.

Les taxes sur le carburant ne sont en réalité qu'un moyen de plus pour compenser les cadeaux fiscaux sur les plus riches et sur les grosses entreprises, le tout au nom d'une contrainte budgétaire et d'une dette complètement illégitimes. Ces augmentations de taxes sur les produits pétroliers s’inscrivent dans une politique globale de diminution des impôts directs impulsée depuis plus de vingt ans par les institutions de la mondialisation libérale que sont L’Organisation Mondiale du Commerce, le Fonds Monétaire International et leur puissant relais dans l’espace européen, l’Union Européenne. Elles répondent à un objectif essentiel pour les classes dirigeantes : faire payer plus les travailleurs et soulager les grosses fortunes de leur contribution au financement de la solidarité nationale.

Oui, il y a nécessité à soutenir et amplifier la colère populaire en la tournant vers le bon objectif : le pouvoir du capital qui paupérise les travailleurs et les classes populaires.

Oui, le pouvoir d'achat est aujourd'hui un énorme problème pour des millions de personnes dans notre pays. Mais derrière le pouvoir d’achat, le problème de fond est celui de la rémunération de la force de travail, sans cesse tiré par le bas depuis près de 40 ans, grâce notamment au mécanisme institué de la « concurrence libre et non faussée » par l’ordre juridique de l’Union Européenne et au carcan de l’euro.

Oui, il faut une grande bataille pour l'augmentation des salaires, des pensions, des allocations… une grande bataille pour remettre le capital sous contrôle du peuple et ouvrir de véritables nouvelles perspectives de leur émancipation sociale et politique permettant de sortir du rapport d’exploitation capitaliste.

C’est en ce sens que le Front Syndical de Classe invite les travailleurs du public et du privé, les étudiants, les privés d’emploi, les retraités… à prendre une part active dans cette journée nationale d’action du 17 novembre 2018.

SOURCE :

 

Publié par EL DIABLO

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A New-York, plusieurs milliers d'employés ont arrêté de travailler ce jeudi pour protester contre l'entreprise, accusée d'avoir dissimulé des cas de harcèlement sexuel en son sein même.

Jeudi 1er novembre, des milliers d’employés de Google ont quitté leurs postes en laissant le message suivant sur leur bureau : « Salut. Je ne suis pas à mon bureau parce que je vais participer, en solidarité avec d’autres employés de Google, à un rassemblement pour protester contre le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles, le manque de transparence et une culture d’entreprise qui ne marche pas pour tout le monde. Je reviendrai à mon poste plus tard ».

Ce débrayage improvisé a eu lieu simultanément aux quatre coins du monde dans les différentes antennes de Google : à Dublin, Londres, Zurich, Singapour, Chicago, New York, Toronto, et même au siège social de Google en Californie ou à Tokyo où les manifestations sociales de ce genre sont rarissimes. L’événement, baptisé #GoogleWalkout a réuni pas moins de 17 000 participants à travers le monde, ce qui représente pas moins de 20% des 85 000 personnes employées au total par Google.

A l’origine de ce mouvement suivi mondialement, un article publié dans le New York Times jeudi 25 octobre. Cette enquête révélait que Google aurait étouffé plusieurs cas de harcèlement sexuel impliquant des cadres, le cas le plus important étant celui d’Andy Rubin, le créateur d’Android (le système d’exploitation utilisé sur les smartphones). Rubin a quitté l’entreprise en 2014 après qu’une employée a révélé qu’il l’avait forcée à lui faire une fellation. Or, le journal révèle que Google, en plus d’avoir fait passer cette affaire sous silence, aurait offert à Rubin à son départ une indemnité de pas moins de 90 millions de dollars ainsi qu’un message personnel de Larry Page, le fondateur de la plateforme.

Cette histoire n’est pas un cas isolé, et de nombreux autres cas d’agressions perpétrées par des cadres de Google ont été rapportés, bien que le cas de Rubin soit exceptionnellement scandaleux. Suite à cet article exposant des dizaines de cas, c’est pas moins de 48 personnes que Google s’est vu forcé de licencié, et cette fois sans indemnité de départ.

Cette action, bien qu’elle ait plus une valeur symbolique et bien qu’elle ne soit pas appelée à durer dans le temps, aura malgré tout permis de mettre en lumière cette facette que le géant de la technologie essayait de masquer. Les salariés, qui réclamaient lors de leurs rassemblements la fin de l’inégalité des salaires et des chances en plus d’une politique de transparence sur le harcèlement sexuel au travail et d’un dispositif permettant de signaler les agressions de manière sécurisées et anonyme, ont porté un sacré coup à l’entreprise.

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Malgré le déploiement de hordes de policiers et un Paris placé sous haute surveillance, Macron n’a pas réussi à museler complètement les manifestations d’hostilité et de dégoût face aux grands impérialistes réunis à Paris.

Une indignation que l’on voulait museler

Pour tous les représentants des mouvements, partis et associations luttant contre l’impérialisme, la guerre, les atteintes aux libertés démocratiques et toutes les formes de discrimination, la présence à Paris des Trump, Poutine, Netanyahou, Erdogan et compagnie constituait, en ce 11 novembre, une véritable provocation.

Malgré la pseudo couverture pacifiste du Forum pour la Paix qui s’est tenu à la Villette et auquel Trump n’a d’ailleurs pas participé, l’hypocrite commémoration de l’armistice de « la grande guerre » était clairement placée sous le signe du bellicisme. A commencer par la sortie de Macron qui, quelques heures à peine avant de recevoir Trump et Poutine, préconisait la constitution d’une armée européenne pour tenir tête à la Chine, à la Russie « et même » aux Etats Unis.

Ce concentré d’impérialismes rivaux, même d’inégale importance, organisé par un Macron puissance invitante cherchant toujours à se pousser du col sur le terrain de la politique internationale avait de quoi faire bouillir dans les rangs du mouvement ouvrier et de toutes ses organisations traditionnellement opposées aux guerres fratricides et à toutes les formes d’oppression.

Une mention spéciale en matière de détestation était d’ailleurs accordée à Trump qui, non content de représenter un impérialisme belliqueux dominant cumule les tares de racisme, xénophobie, machisme, LGTBphobie…

Tout avait donc été organisé, très à l’amont, pour museler une protestation qui promettait d’être vigoureuse. Interdiction du parcours en direction de l’ambassade des Etats Unis, puis transformation de l’autorisation de manifester en rassemblement. Large campagne médiatique pour agiter l’épouvantail des dangereux agitateurs cagoulés qui étaient censés, selon des sources secrètes, débarouler à plusieurs centaines. Intimidation grotesque par l’envoi de plusieurs milliers de policiers, au total, un policier, voire plus, par manifestant.

La résistance à la vie dure

Malgré un tel verrouillage des possibilités de s’exprimer, l’indignation et l’hostilité se sont frayé un chemin pour crier haut et fort. Ce fut d’abord, dès le matin, ces Femen arborant les slogans « fake peacemakers » et « hypocrisy parad » qui ont réussi à bloquer le convoi de Donald Trump avant son arrivée à l’arc de Triomphe et qui l’ont payé par plusieurs mises en garde à vue.

Ce sont plusieurs milliers de manifestants qui, malgré toutes les mesures de dissuasion, se sont rassemblés à la République pour exprimer toutes les raisons qu’ils avaient les un.e.s et les autres de conspuer ce rassemblement international de « fauteurs de guerre », de répression, voire d’extermination. Avaient répondu présents des militants de nombreuses organisations, BdS, NPA, Alternative libertaire, Paris against Trump, Palestine, Free Georges Abdallah, Act Up, des collectifs de défense des droits des LGBT comme Irrécupérables, des indépendants et de nombreux sans papiers.

Et puis ce fut, en fin de journée, cette tentative de rassemblement anti-Trump devant le sacré cœur et la violence des policiers frappant à coups de matraque dans le dos pour disperser les manifestants. Il fallait quand même bien servir à quelque chose.

Grande journée de l’hypocrisie

Ce qui est sûr, c’est que l’opération autour du centenaire de l’armistice, entamée il y a quelques jours par Macron n’est pas un triomphe. D’abord la tournée dans le nord et l’est de la France, puis l’hommage au Pétain de la première guerre mondiale et son rapide retrait, ensuite la curieuse annonce de sa volonté de créer une armée pour faire face à la Russie et aux-Etats-Unis quelques heures avant les flons flons du 11 novembre, et enfin les couacs de la journée de célébration parisienne. Si toutes ces péripéties n’ont probablement pas suffi à redorer le blason du président en perte de vitesse, elles ne sont en tout cas pas annonciatrices de lendemains enchantés, débarrassés des guerres et des oppressions.

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L’Humanité, 12 novembre 2018

Lors de la première séance de discussions, le patronat a mis sur la table une architecture d’indemnisation des chômeurs à deux étages qui entérinerait la fin du dispositif actuel.

La négociation Unédic entamée ce vendredi pourrait bien être la dernière du genre. Avant de discuter les paramètres d’indemnisation des demandeurs d’emploi, le patronat a posé sur la table une nouvelle architecture du système à deux étages. Si le gouvernement a acté le remplacement des cotisations salariales par la contribution sociale généralisée (CSG) pour financer l’assurance-chômage (les cotisations patronales restant, elles, en place – NDLR), sapant le dispositif actuel, le Medef a décidé de porter l’estocade. Il propose la mise en place d’un premier étage, soit une partie principale dite de solidarité, alimentée par l’impôt. Une seconde partie assurantielle recevant les cotisations patronales, réduite à la portion congrue, viendrait en complément. Ce qui aboutirait à un chamboulement de structure et de philosophie.

Pour justifier cette casse, le patronat s’abrite derrière la promesse non tenue de l’État. Alors qu’il s’était engagé à reverser une somme de CSG équivalente à celle des cotisations salariales supprimées pour alimenter l’assurance-chômage, le compte n’y est pas. Comme l’explique Hubert Mongon, négociateur pour le Medef : « Dans le projet de loi de finances, il manque 200 millions d’euros. Nous avons la démonstration grandeur nature que l’État ne compensera pas à l’euro près. » Le patronat veut donc assurer ses arrières en instaurant des cloisons étanches entre les deux étages. « Nous craignons que le report de charge n’aille de l’impôt vers les entreprises (comme celles-ci versent des cotisations patronales – NDLR), on est en droit de se demander si on va servir de variable d’ajustement. »

Une proposition floue qui a soulevé moultes interrogations

Le Medef a beau affirmer que la gouvernance paritaire (syndicat et patronat) de cet édifice à deux strates sera maintenue, cette proposition floue a soulevé moultes interrogations. Pour Marylise Léon, de la CFDT, « il faut travailler une autre articulation. Il n’y a pas de refus de principe mais beaucoup de questions ».

Refus catégorique en revanche du côté de Michel Beaugas, négociateur pour FO : « Nous ne sommes pas favorables à un tel dispositif, ça consisterait à réinventer l’assurance-chômage complémentaire comme dans les années 1970. On préfère continuer à gérer un système incluant la CSG, plutôt que d’avoir un dispositif alambiqué qui finirait par baisser les droits des chômeurs. » Car l’inquiétude se fait jour. Avec cette architecture, le Medef souhaiterait imposer une règle d’or pour la caisse alimentée par les cotisations patronales, soit l’impossibilité d’être en déficit. Ce qui finirait par se répercuter fatalement sur les demandeurs d’emploi…

« Le cœur du sujet devrait être la lutte contre la précarité »

Même opposition pour Denis Gravouil, représentant de la CGT : « Le Medef pensait qu’on était tous d’accord, mais nous avons des idées différentes… Avec ce système, nous aurons toujours certains chômeurs avec de très petites allocations. » En arrivant au siège de l’Unédic, ce vendredi, il avait d’ailleurs déchiré la lettre de cadrage imposée par le gouvernement, contraignant syndicats et patronat à réaliser 3,9 milliards d’euros d’économies au maximum sur trois ans. « Avec les catégories B et C de Pôle emploi qui continuent d’exploser, le cœur du sujet devrait être la lutte contre la précarité, via la taxation des ruptures conventionnelles, le déplafonnement des cotisations, la fin des inégalités salariales hommes-femmes… Pour l’instant, on n’est pas dans le dur des discussions », constate le cégétiste.

En attendant, l’ambiance tendue est encore montée d’un cran après les déclarations d’Emmanuel Macron. Le président s’est immiscé dans les débats en rappelant sa volonté d’imposer un bonus-malus d’ici au début de l’année pour sanctionner les entreprises abusant des contrats précaires. De quoi susciter une nouvelle fois l’ire du patronat. Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, s’est empressé de tweetter : « Le bonus-malus imaginé par le gouvernement va détruire des CDD et des emplois intérim sans pour autant créer de CDI ! » Les discussions entre syndicats et patronat sont censées déboucher sur un éventuel accord à la mi-janvier. Prochaine séance de négociations, le vendredi 16 novembre.

Cécile Rousseau

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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