SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Lidl Chevreul à Nantes : face au mépris de la direction, grève spontanée et débrayages

Après une première journée de grève contre le management brutal au Lidl Chevreul à Nantes, la mobilisation s’est poursuivie la semaine dernière face au mépris de la direction, qui a balayé d’un revers de main les revendications des grévistes.

Grande distribution

Crédits photo : Révolution Permanente

Dimanche 17 septembre, les salariés du Lidl Chevreul à Nantes se sont mis en grève en réaction aux menaces physiques proférées par un membre de la direction à l’encontre d’un de leurs collègues. Mobilisés contre les méthodes managériales brutales de la direction, ils dénoncent également des cadences de travail infernales et des salaires trop faibles face à l’inflation.

Lundi dernier, les grévistes et l’équipe du jour ont été convoqués pour une réunion exceptionnelle. Très vite, la direction donne le ton : elle annonce que ni les menaces à l’encontre de Sylvain* ni la journée de grève ne seront abordées, et balaye d’un revers de main les revendications des grévistes quant aux salaires et aux conditions de travail. Pire encore, elle leur annonce que la seule mesure imposée aux managers du magasin, c’est qu’ils doivent désormais dire « bonjour » et « au revoir » aux salariés.

Une réunion qui n’a fait que renforcer la colère des salariés : face au mépris de la direction, plusieurs salariés se sont mis spontanément en grève à la sortie de la réunion. Pour Lisa* , salariée sur le magasin : « C’était une discussion ridicule, qui ne servait qu’à enterrer nos revendications ». Deux jours plus tard, les salariés ont débrayé à deux reprises pour tenter d’entraîner le reste de leurs collègues dans le mouvement, et réfléchissent désormais à l’organisation d’une prochaine journée d’action.

Face à Lidl qui profite de la crise et harcèle ses salariés : solidarité avec les grévistes !

L’absence de réaction de la direction sur les méthodes brutales employées par les managers du magasin s’aligne en réalité sur la réputation tristement célèbre de harcèlement des salariés. Fin 2017, Cash Investigation dévoilait des menaces de mort proférées par un manager à une salariée, qui lui avait hurlé « tu vas mourir ! Premier inventaire pourri, non-respect de la procédure, je te cartouche ! ».En 2021, une délégué syndicale d’un magasin dans l’Hérault racontait que plusieurs salariés avaient menacé de mettre fin à leurs jours face aux méthodes managériales, et la même année, une salariée de l’enseigne s’est donnée la mort en Bretagne en dénonçant dans sa lettre son employeur et certains supérieurs hiérarchiques.

Ainsi, la lutte contre les méthodes managériales de la direction du magasin de Chevreul Nantes est loin d’être isolée, mais s’inscrit dans un combat contre un géant de la grande distribution qui impose par la terreur des salaires de misères et des conditions de travail infernales. Ce, alors que dans le même temps, l’enseigne a largement augmenté les prix de vente des produits du quotidien ces deux dernières années permettant notamment d’ériger le fondateur de Lidl en l’homme le plus riche d’Allemagne.

Dans ce sens, pour pouvoir gagner, la lutte des salariés du Lidl Chevreul Nantes va devoir se structurer dans un combat plus large contre Lidl et le secteur de la grande distribution, qui profite de l’inflation pendant que salariés comme clients en paient le prix fort. Ce qui implique d’une part l’organisation d’assemblées générales pour entraîner toujours plus de salariés dans une prochaine journée de grève et tenter de rallier des salariés d’autres magasins de l’enseigne, tout en allant chercher la solidarité des salariés d’autres secteurs, des clients, et de toutes celles et ceux qui subissent aujourd’hui l’augmentation du coût de la vie d’autre part. Une recherche de soutiens qui commence par la diffusion de la caisse de grève, comme l’ont fait les étudiants du collectif Poing Levé cette semaine à Rennes.

Dans une situation marquée par l’inflation qui risque encore de croître, une victoire des travailleurs précaires de Lidl représenterait une victoire pour l’ensemble de celles et ceux qui subissent l’augmentation des prix, face aux groupes de la grande distribution qui profitent de la crise économique pour générer toujours plus de profits.

Pour soutenir le combat des salariés de Lidl, donnez à la caisse de grève !

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Budget 2024 : l’austérité quoi qu’il en coûte

Pour 2024, le gouvernement prépare un nouveau budget frappé du sceau de l'austérité, avec la suppression d’aides à la consommation qui permettaient de survivre face à l’inflation. Un signe de plus que le « quoi qu’il en coûte » est fini et que le gouvernement compte toujours plus faire payer la crise aux travailleurs.

Analyse

Crédit photo : O phil des contrastes

L’austérité est de retour, pour de bon. Le 27 septembre Bruno Le Maire a en effet présenté le Projet de Loi de Finances pour le budget 2024, qui devra être discuté au parlement dans les prochaines semaines. Dans la continuité des annonces faites par le gouvernement depuis la rentrée, l’addition est salée, avec 16 milliards d’économies, pour une diminution de 5 milliards d’euros des dépenses de l’Etat.

Un budget austéritaire en forme d’attaque contre les travailleurs

L’objectif de l’exécutif est de diminuer le déficit public, qui correspond en 2023 à 4,9 % du Produit Intérieur Brut, pour le porter à 4,4% en 2024. Une forte réduction, qui sera avant tout payée par les travailleurs.

En effet, pour réaliser ces économies, le gouvernement va mettre fin à une bonne partie des dispositifs visant à réduire les effets les plus difficiles de l’inflation, et notamment les aides à la consommation qui permettaient déjà peine de survivre. Ainsi l’Etat va gagner 15 milliards d’euros par rapport à 2023 grâce à la clôture progressive des boucliers énergétiques, le tout alors que les prix de l’énergie pourraient encore augmenter de 10 à 20% en février 2024.

Ces réductions sont complétées par d’autres baisses de dépense, avec la fin des 600 millions payés aux centres de formation des apprentis (CFA), ou encore avec 500 millions piochés dans la trésorerie des opérateurs de l’Etat, notamment les universités, que Macron menaçait de coupes budgétaires au début du mois. A ces économies de l’Etat, il faut ajouter celles de la Sécurité Sociale. Alors que l’Etat aurait dû couvrir la hausse induite par l’inflation des dépenses de l’assurance-maladie, ces dernières vont être amputées de 3,5 milliards d’euros. Une détérioration du service public à prévoir donc, quand l’augmentation des prix entraine une hausse des recettes pour l’Etat, via la TVA.

En d’autres termes, le budget 2024 entérine la fin des dernières mesures du « quoi qu’il en coûte ». Le gros des économies réalisées consiste au non-renouvellement des dépenses et « boucliers tarifaires » décidées pendant la pandémie, ce qui va avant tout peser sur les travailleurs qui continuent de subir l’inflation alimentaire ou énergétique, sans que leurs salaires n’augmentent. Une politique d’économie qui ne s’applique pourtant pas aux secteurs du régalien. Dans ce projet de loi de finances, les budgets de l’armée, de la police et de la justice devraient en effet être augmentés de 4 milliards d’euros, auxquels s’ajouteront les programmations déjà votées, comme la loi de Programmation militaire et ses 413 milliards d’euros d’augmentation sur la période 2024-2030.

Pour faire face à une période potentiellement agitée socialement, l’Etat continue de renforcer son appareil répressif. Comme quoi l’austérité ce n’est pas pour tout le monde, et surtout pas pour les piliers de l’Etat et de l’impérialisme français.

Un premier avant-goût avant une forte austérité jusqu’en 2027

Pour autant, ces coupes budgétaires peuvent paraître moins dure qu’annoncées, le gouvernement ayant suspendu l’application de certaines mesures, ou différé la suppression de certaines aides. Le doublement de la participation forfaitaire pour chaque visite chez le médecin, ou bien le doublement des franchises médicales de 50 centimes à 1 euro sur les boîtes de médicament ne figurent pour l’instant pas dans le projet de loi, même si elles pourraient être rajoutées au cours de la discussion au Parlement.

Dans le même temps, le gouvernement a décidé de maintenir certains petits dispositifs au prix d’un important enfumage, comme le chèque carburant de cent euros pour 50% des salariés les « plus modestes ». Toujours arc-bouté sur son refus de s’attaquer aux profits patronaux et donc d’augmenter les salaires, l’annonce prend la forme d’une reculade (après l’annonce de la « fin des chèques » le 13 juillet dernier) dans un contexte d’inflation qui ne cesse de comprimer les salaires et d’appauvrir les travailleurs face auquel le gouvernement craint une nouvelle explosion sociale.

Mais le gouvernement prévoit déjà de resserrer la vis à nouveau. Ce budget austéritaire en 2024 est le premier d’une longue série qui va traverser le quinquennat, avec comme horizon de ramener le déficit à 2,7% du PIB en 2027 et de baisser la dette de 109,7 % du PIB en 2023 à 108,1 % en 2027. Aussi, ce budget moins austéritaire que prévu constitue un pas de côté et une première offensive pour la macronie, qui se prépare à attaquer plus durement encore quand le contexte lui sera plus favorable. D’autant que pour parvenir à ces objectifs, les coupes budgétaires des années à venir devraient être particulièrement dures, car l’Etat s’est déjà engagé à des dépenses importantes avec les lois de programmations, comme celle sur l’armée.

Ainsi de l’avis même du Haut Conseil des finances publiques (HCFP), un organe de conseil de l’Etat : « les dépenses de l’État hors lois de programmation sectorielles nécessiteront un effort de maîtrise très important : elles devraient diminuer en volume en moyenne de 1,8 % » chaque année. Dans le même temps, les budgets des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale devraient être durement allégés. Selon l’Opinion, le gouvernement serait déjà à la recherche de 12 milliards d’économies pérennes pour 2025. Autrement dit, avec les objectifs que le gouvernement veut dès maintenant entériner, c’est la garantie de plusieurs années de forte austérité qui sont à prévoir.

Le durcissement pourrait d’ailleurs arriver plus vite que prévu. En effet, pour arriver à ce niveau d’économies, le gouvernement se fonde sur des hypothèses de croissances plutôt élevées. Pour 2024, il prévoit une croissance de 1,4 %, qui de l’aveu du Haut Conseil des finances publiques est « supérieure à celle du consensus des économistes » fixée à (+ 0,8 %). Conscient de ce risque, le gouvernement prévoit donc des restrictions brutales et in extremis, qui pourraient être décidées en cours d’année. Ainsi le député Renaissance et rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve est clair et explique pour L’Opinion : « si nos prévisions ne se réalisent pas, il faudra réviser notre budget en cours d’année » avec un projet de loi rectificatif en début de printemps. L’occasion de porter un nouveau coup pour les travailleurs dans le courant du printemps, une fois les chocs de la rentrée et de l’hiver passés.

Un budget qui résonne avec les faiblesses de la macronie

Si l’horizon des quatre années à venir est donc bien celui de l’austérité, certains secteurs de la droite et de la bourgeoisie voudraient s’attaquer plus vite et plus durement aux travailleurs. Le chef des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau a par exemple estimé que « 16 milliards d’économies, ce n’est rien », avant de préconiser que « l’Etat se mette au pain sec » car « on a plus de 3 000 milliards d’euros de dettes ». Même son de cloche chez le président du groupe de l’Union centriste au Sénat, Hervé Marseille, pour qui « 16 milliards d’économies, ce n’est pas assez » car « la charge de la dette devient monstrueuse ».

De ce point de vue, le budget 2024 devra également faire face à un climat parlementaire agité. Les déclarations de Retailleau et Hervé Marseille, deux poids lourds du Sénat, indiquent qu’il sera difficile de trouver un compromis avec la droite, comme la macronie a réussi à le faire pour l’attaque sur le RSA. A l’Assemblée également, rien ne sera facile pour l’exécutif, qui a déjà dû utiliser un premier 49-3 sur la loi de programmation des finances publiques. Dans ces circonstances, tout indique que le vote de budget se fera sous une avalanche de 49-3 et de motions de censure, signes des faiblesses politiques répétées de la macronie, mais aussi de son autoritarisme et de sa détermination pour nous imposer ses attaques.

Contre un budget austéritaire et face à un gouvernement fragile, mais autoritaire, la préoccupation des organisations du mouvement ouvrier devrait donc être de se préparer à lutter. C’est pourtant une tout autre perspective qui se dessine actuellement, avec la participation des directions syndicales à la conférence salariale, et l’absence de préparation de la date de manifestation du 13 octobre. Au contraire, dans le contexte actuel d’inflation, de recul des droits sociaux comme le RSA, de coupes budgétaires et de casse des services publics, il y a urgence à mettre sur pied un rapport de force d’ampleur, qui mette notamment en avant des augmentations de 400 euros des salaires, bourses et minimas sociaux, ainsi que leur indexation sur l’inflation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Guerre en Ukraine, en direct : double revers pour Kiev sur le front diplomatique

ET :

En Slovaquie, les législatives remportées par un parti prorusse

Le parti populiste slovaque Smer-SD, opposé à l’aide à l’Ukraine et prorusse, a remporté le scrutin législatif en Slovaquie, selon le décompte de la quasi-totalité des voix. Le scrutin dans ce pays de 5,4 millions d’habitants, membre de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, était considéré comme déterminant pour savoir si la Slovaquie peut rester, ou non, sur sa lancée pro-occidentale.

Contrairement aux résultats de deux sondages à la sortie des urnes, le parti de l’ancien premier ministre Robert Fico a obtenu 23,3 % des voix, devançant le parti centriste Slovaquie progressive (PS) soutenu par 17,03 % des votants, après le décompte de 99,43 % des bulletins de vote.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PAS DE BAISSE DE LA HAUSSE
PAR CONTRE LA HAUSSE DE LA BAISSE NE HAUSSE PAS
Bref, les prix de l'énergie montent de 11,5% sur un an et ceux des produits alimentaires de 9 ,6%
PAS DE BAISSE DE LA HAUSSE
PAS DE BAISSE DE LA HAUSSE

Publié par Luttesinvisibles

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

L’éditeur de « Fortnite », Epic Games annonce 1080 licenciements

Ce jeudi, l’entreprise de distribution de jeux vidéo « Epic Games » a annoncé licencier 1080 travailleurs. Un nouveau plan social dans le secteur de la tech qui comptabilise déjà plus de 230 000 licenciements à l'internationale depuis le début de l'année 2023.

Licenciements massifs

Crédits photo : Official GDC

830 employés licenciés

Ce jeudi 28 septembre, Tim Sweeney, PDG du studio américain Epic Games et créateur du jeu vidéo à succès mondial Fortnite, annonçait à ses employés le licenciement de 830 d’entre eux, soit 16% de sa masse salariale. Ce plan social, sous couvert de stabiliser financièrement l’entreprise, est en réalité un plan de licenciements massif dans l’unique but d’augmenter toujours plus les marges de cette dernière. « Depuis un certain temps, nous dépensons beaucoup plus d’argent que nous n’en gagnons », déclare le PDG. On rappelle tout de même que, seulement 2 ans après son lancement, le jeu générait un chiffre d’affaires s’élevant déjà à 9,186 milliards de dollars.

D’après Sweeney, la croissance de la société était principalement due au programme Fortnite Creator qui permettait de créer et de vendre son propre contenu sur le jeu. Il ajoute que ce mode de fonctionnement obligeait l’entreprise à reverser 40% de ses revenus à des créateurs indépendants, ce qui constituait, selon Sweeney, une activité à plus faible marge qu’auparavant. Afin de combler ce soi-disant déséquilibre, le PDG déclare qu’un « changement structurel majeur du modèle économique » s’impose.

1 080 licenciements au total

Mais ce n’est pas tout. L’entreprise annonce également se séparer de la société Bandcamp, (plateforme de musique en ligne hébergeant des bandes-son pour jeux indépendants), ainsi que de la majorité de la société SuperAwesome (société spécialisée dans le développement d’outils permettant d’améliorer la sécurité des plus jeunes utilisateurs sur internet), impliquant ainsi le départ supplémentaire de 250 personnes. Une refonte totale de la masse salariale de l’entreprise impliquant le licenciement de centaines de travailleurs dans le seul but de maximiser le profit de quelques actionnaires.

Plus de 200 000 licenciements dans la tech en 2023 : interdiction des licenciements et transparence sur les comptes de l’entreprise !

Ainsi, l’année a été marquée par une vague de licenciements dans l’industrie du jeu vidéo. Le mois dernier, c’est le conglomérat suédois Embracer Group AB, dont le chiffre d’affaires s’élevait à 879,4 millions de dollars en 2023 (soit une hausse de 79% par rapport à l’année dernière) qui a fermé les portes du studio Volition à l’origine de la licence Saints Row. Une situation similaire concerne Niantic, le développeur du jeu Pokemon Go, ayant généré 5 milliards de dollars en 2021. L’entreprise annonçait en juin la fermeture de son studio basé à Los Angeles dans le cadre d’une restructuration ayant entraîné la suppression de 230 postes, soit environ 25% de son effectif. Plus largement, cette casse sociale s’inscrit dans la lignée d’une vague massive de licenciements dans le secteur de la tech, avec près de 200 000 licenciements en 2022 et 238 306 en 2023 selon ce compteur alimenté par les journaux Bloomberg, The Wall Street Journal et The New York Times.

À travers chacune des situations énoncées précédemment, on retrouve un même schéma : des grandes entreprises qui engrangent des bénéfices, mais n’hésitent pas à licencier en masse pour maintenir, voire augmenter leur taux de profit. Alors que nous faisons aujourd’hui face à une crise économique et énergétique sans précédent, et que les travailleurs sont les premiers à en faire les frais, il nous faut revendiquer l’interdiction des licenciements. Ces suppressions de postes ne servent qu’à maintenir les taux de profits des grands patrons alors même qu’ils engrangent déjà des bénéfices démesurés. Il est également essentiel de revendiquer la plus grande transparence sur les comptes de l’entreprise, afin que les patrons ne puissent plus mentir aux salariés sur les raisons les poussant à licencier !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : Vitisphère
ÉPERNAY CE 3 OCTOBRE
La CGT appelle à manifester contre "les vendanges de la honte" en Champagne
Alors que la filière champenoise reste secouée par une récolte endeuillée, la CGT se lance dans un bras de fer avec le syndicat général des vignerons pour que soient payés les saisonniers victimes de traite d’êtres humains.
Par Alexandre Abellan Le 29 septembre 2023
« Cette année, les vendanges en Champagne font une nouvelle fois scandale ! » dénonce la CGT, rapportant des cas « d’hébergement insalubres, des campements dans les bois, sans eau, sans électricité, sans toilette, sans douche et en plus sans paye ». - crédit photo : CGT Champagne (camp de saisonniers sur la commune de Cramant)

« Cette année, les vendanges en Champagne font une nouvelle fois scandale ! » dénonce la CGT, rapportant des cas « d’hébergement insalubres, des campements dans les bois, sans eau, sans électricité, sans toilette, sans douche et en plus sans paye ». - crédit photo : CGT Champagne (camp de saisonniers sur la commune de Cramant)

A

vec les décès accidentels de cinq saisonniers, la fermeture préfectorale de quatre hébergements collectifs après contrôles administratifs et l’ouverture de deux enquêtes pour traite d’êtres humains, la récolte 2023 laisse un goût plus qu’amer au vignoble champenois. Alors que les enquêtes judiciaires sont en cours et que les leçons collectives n’ont pas été tirées de ces drames individuels, pour la CGT Champagne les choses sont claires :

« les patrons des maisons de champagne, avides de toujours plus de profits, font appel à des prestataires de services qui emploient des salariés étrangers, pour bon nombre sans-papier, pour effectuer les travaux de vendanges » 

 

indique un tract appelant à manifester ce mardi 3 octobre sur l’avenue de Champagne, à Épernay.

Cette marche « des travailleurs bafoués, spoliés, exploités, maltraités, mal logés, mal nourris… » vise le siège du Syndicat Général des Vignerons de Champagne (SGV) pour 

« pour aller chercher la paye des salariés agricoles vendangeurs victimes d’esclavagisme moderne ! »

Cette demande s’appuie sur un courrier de la CGT* envoyé ce 22 septembre au SGV en réaction à l’affaire de traite d’êtres d’humains révélée à Nesles-le-Repon (Marne). Si les syndicats reconnaissant que 

« le travail juridique (pénal et prud’homal) demande du temps. Ce temps est préjudiciable pour ces ex-salariés maltraités qui ne sont à ce jour pas rémunérés. » 

Relogés à Châlons en Champagne et Reims, ces saisonniers « sont en situation vulnérable » plaident les syndicats qui demande au SGV « de bien vouloir rémunérer ces ex-salariés » comme le SGV représente les employeurs vignerons (charge partagée avec l’Union des Maisons de Champagne, qui fédère le négoce).

Publié par FSC

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Macron veut augmenter le prix des médicaments mais offre 500 millions € aux labos pharmaceutiques

Dans le cadre du projet de loi sécurité sociale de 2024, le gouvernement veut augmenter le coût des médicaments pour l’ensemble des travailleurs afin de réaliser 500 millions d’euros d’économie. Une ponction équivalente au cadeau qu’il entend offrir aux labos pharmaceutiques…

Macronisme

Crédits photo : Wikimedia Commons

Le 25 août dernier, sur le plateau de Télé matin, Thomas Cazenave, nouveau ministre délégué chargé des comptes publics, envisageait la possibilité de multiplier par deux le montant de la franchise médicale. Mise en place par Sarkozy en 2008, celle-ci désigne la part à payer par les patients sur les médicaments remboursés par la sécurité sociale, et s’élevait jusqu’ici à 50 centimes.

Jusqu’ici, car l’augmentation évoquée à l’époque devrait figurer dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale du gouvernement, et être effective à partir du 1er janvier 2024. Une mesure justifiée par la volonté de faire une économie de 500 à 600 millions sur le budget de la sécurité sociale sur le dos des travailleurs et des classes populaires.

Alors que l’augmentation des prix de l’alimentaire et du carburant attaquent durement les budgets des ménages, la macronie décide ainsi de venir rajouter sa pierre à l’édifice de l’inflation. Une offensive d’autant plus scandaleuse qu’elle concerne l’accès à la santé, déjà dégradé par la destruction des services publics hospitaliers.

En ce sens, la Fédération des diabétiques de France a réagi dans un communiqué en alertant des risques d’une telle mesure sur les personnes diabétiques, entraînant « une moins bonne adhérence aux traitements et de conduire à développer des complications. Leur santé serait alors mise en péril : il est inacceptable de prendre ce risque. »

Des mesures d’austérité d’autant plus scandaleuse que le gouvernement entend par ailleurs plafonner la « clause de sauvegarde », une contribution imposée aux entreprises de l’industrie pharmaceutique lorsque leur chiffre d’affaires lié aux médicaments augmente plus vite que ce qui est prévue par la loi. Un cadeau d’au moins 500 millions d’euros comme le détaille Les Echos : « cette « clause de sauvegarde » va être ramenée à 1,6 milliard d’euros en 2023 et 2024 (…) sachant que le secteur aurait dû débourser 1,7 milliard d’euros cette année et plus de 2 milliards d’euros l’an prochain. ». Une mesure décidée « sous pression » des laboratoires pharmaceutiques et dont s’est félicité le lobby des labos, Les Entreprises du médicament.

Une mesure qui ne s’arrête pas là puisque Roland Lescure ministre, ministre délégué chargé de l’Industrie, suivant les recommandations d’une enquête demandée par Matignon souhaiterait baisser cette contribution sur le long terme à 500€ millions d’euros (contre 1,6 milliards prévus en 2023 à l’issue du PLFSS). Une mesure pro patronale qui permet de maintenir le cap de profits toujours plus faramineux pour les actionnaires des grands laboratoires pharmaceutiques, dans une période post covid où ces industries continuent d’engendrer des fortunes.

Prendre aux travailleurs pour donner aux patrons de l’industrie pharmaceutique : voilà un symbole supplémentaire de ce qui a toujours été la devise de la macronie. Une offensive austéritaire face à laquelle il faudra riposter, pour imposer des moyens massifs dans la santé et en finir avec sa transformation en marchandise au service des profits de quelques entreprises.

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Répression syndicale chez Total : 70% des raffineurs se mettent en grève et font reculer la direction

Suite à une convocation pour un entretien disciplinaire du secrétaire du syndicat CGT de la raffinerie de Normandie, 70% de la raffinerie s’est mise en grève. Face au mouvement, la direction a dû reculer et s’excuser auprès du syndicaliste.

Raffineries

Crédits photos : Alexis Antonioli, le 25 mars, devant la raffinerie de Total Normandie / Révolution Permanente

Tout est allé très vite. Ce mardi 26 septembre, Alexis Antonioli, secrétaire de la CGT Total à la raffinerie de Normandie, près du Havre, reçoit une convocation pour un entretien disciplinaire. Le syndicaliste, au cœur des grèves de l’an dernier, qui ont vu la raffinerie être arrêtée à deux reprises, d’abord pour des augmentations de salaire à l’automne, puis contre la réforme des retraites en mars, était menacé de sanctions disciplinaires. A peine le courrier de convocation reçu, la réponse de ses collègues a été immédiate : dès 21h, à la prise de quart des salariés de nuit, 70% des salariés de la raffinerie et de l’usine pétrochimique se sont mis en grève pour défendre leur camarade, menaçant la direction de cinq jours de grève, dont 48h immédiatement.

« La direction essaye de provoquer les syndicalistes, en les insultant et les méprisant » explique Ludovic Desplanches, de la CGT Total. « La direction passe régulièrement dans les salles de contrôle en critiquant la CGT, c’est un travail de sape depuis la fin de la grève pour la réforme des retraites ». En avril dernier, alors que les aéroports parisiens étaient presque à sec de kérosène du fait des grèves, le gouvernement a réquisitionné les raffineurs, envoyant les gendarmes déloger le piquet de grève. Pour la direction de la plus grande raffinerie française, les deux arrêts de l’an dernier ont coûté très cher, et celle-ci est à l’affut pour réprimer les syndicalistes. « Ils veulent envoyer un message à l’ensemble des travailleurs du site qu’ils sont prêts à couper des têtes y compris celles des dirigeants syndicaux. Ils sont revanchards des mouvements de l’an dernier, où ils ont été impuissants face à la force de la grève. Leur stratégie aujourd’hui c’est de taper sur les militants qui ont été le plus en avant dans ces mouvements » analyse de son côté Alexis Antonioli.

Dans ce contexte, la réponse exemplaire des salariés, qui se sont mis en grève pour défendre leur camarade, aura permis de faire reculer celle-ci et d’annuler les sanctions : « quand on leur a dit qu’on partait sur 48h de grève immédiatement, puis 72h de grève les trois jours avant le rendez-vous préalable, ils ont tourné dans les postes et ils ont vu qu’on n’allait pas plier. Cinq ou six chefs de secteurs sont revenus de chez eux pour empêcher la grève, cela n’a pas suffi » explique Ludovic, qui travaille depuis quinze ans sur la raffinerie. Après quatre heures de grève, vers minuit, le directeur de la plateforme a dû s’excuser auprès du secrétaire du syndicat et abandonner la procédure disciplinaire à son encontre.

Il faut dire que la raffinerie, dans le contexte d’inflation du prix des carburants, est littéralement une machine à cash : selon l’entreprise, le seul secteur essence, où travaille Alexis Antonioli, aurait dégagé 88 millions d’euros de bénéfices le mois dernier. La raffinerie est tellement rentable que les grands travaux du secteur, qui devaient arrêter la raffinerie pour plusieurs mois, ont été décalé de trois semaines, quitte à payer des millions d’euros de pénalités aux sous-traitants. Dans ce contexte, la seule menace d’une grève a poussé la direction centrale à désavouer le directeur local, nommé suite aux grèves de l’automne.

Pour Ludovic Desplanches, au-delà des bénéfices de l’entreprise, c’est avant tout la réaction de solidarité qui est importante : « Quand un camarade ou un collègue est attaqué, il faut répondre d’emblée. Il ne faut pas tergiverser ou attendre : on sait que chaque jour laissé à la direction, c’est du temps qu’elle gagne pour tourner dans des salles, pour cracher son venin. Il faut répondre rapidement à chaque demande d’explication. Hier soir on a démontré que la direction ne faisait marche arrière que lorsqu’une grande partie du personnel était gréviste ». Dans un contexte où des centaines de syndicalistes, particulièrement de la CGT, jusqu’au secrétaire de la CGT Energie Sébastien Menesplier, sont poursuivis pour des faits de grève suite à la grève contre la réforme des retraites, la réaction des raffineurs normands montre la voie à suivre. Face à la répression patronale et policière, la grève montre aujourd’hui qu’elle seule peut mettre un coup d’arrêt à ces procédures, et empêcher le patronat de prendre sa revanche.

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Aveu qui vient percuter directement le récit de " nos " médias et leur fleuron LCI ... de Bouyghes !

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SOURCES : Le Grand Soir et l'Humanité

Quand le patron de l’OTAN en dit trop...

 

 

 

 

 

 

Jens Stoltenberg, patron de l’Organisation     atlantiste, s’est exprimé le 7 septembre devant   le comité des Affaires étrangères de  l’Union européenne. Il a expliqué qu’à l’automne 2021, son organisation avait refusé les propositions de Vladimir Poutine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en tenue militaire, s’est rendu jeudi matin devant le Congrès des États-Unis où les élus débattaient d’une possible nouvelle aide militaire et humanitaire pour son pays. À l’ONU, quelques jours plus tôt, le chef de l’État avait opté pour un style vestimentaire similaire pour accompagner son discours.

Mais là où, il y a quarante-neuf ans, Yasser Arafat s’était présenté avec un fusil dans une main et un rameau d’olivier dans l’autre, le président ukrainien s’est adressé, mardi soir, aux chefs d’État et de gouvernement en ne brandissant qu’une arme. Pis, il ne voyait pas l’utilité du symbole de la paix. Le but ultime étant la mise à genoux de l’adversaire. Pour cela, il n’a pas besoin de discussions, mais d’armes.

« Nous sommes sur la ligne d’arrivée », a-t-il souligné dans une interview à CNN, après que des responsables étasuniens, anonymes, ont émis des réserves dans la presse sur la stratégie militaire ukrainienne. À l’ONU, il dénonçait même « certains pays (qui) feignent la solidarité en soutenant indirectement la Russie ».

Ce que la Pologne – qui a décidé l’arrêt de toute livraison militaire à l’Ukraine – a pris à son compte, convoquant l’ambassadeur d’Ukraine à Varsovie. On croit entendre George W. Bush dans sa guerre contre l’Irak : « Ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi. »

Ce jeudi, Volodymyr Zelensky a gardé ce cap sans faillir auprès de son principal allié, les États-Unis. Il est « vital » que le Congrès débloque les 24 milliards de dollars demandés par l’exécutif pour soutenir les Ukrainiens, a dit mercredi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche. Cette détermination semble moins étonnante encore lorsqu’on écoute le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. Celui-ci s’est exprimé le 7 septembre devant le comité des Affaires étrangères de l’Union européenne.

L’Otan a refusé la proposition du Kremlin

Une intervention particulièrement intéressante puisqu’il montre qu’en réalité, la guerre et l’invasion de l’Ukraine par la Russie auraient pu être évitées.

« Le contexte était que le président Poutine avait proposé, à l’automne 2021 (soit cinq mois avant l’entrée des troupes russes en Ukraine – N.D.L.R.), un projet de traité qu’il voulait que l’OTAN signe, pour promettre de ne plus l’élargir. C’est ce qu’il nous a envoyé. Et c’était une condition préalable pour ne pas envahir l’Ukraine. Bien sûr, nous n’avons pas signé cela. »

Le responsable de l’OTAN poursuit en expliquant que Moscou demandait un arrêt de l’élargissement de l’Otan et que soit retirée l’infrastructure militaire de tous les alliés qui ont rejoint l’Alliance depuis 1997, c’est-à-dire de l’Europe centrale et orientale. « Nous avons rejeté cela », se félicite Stoltenberg en remarquant à propos de Poutine : « Il est donc parti en guerre pour empêcher l’OTAN de s’approcher de ses frontières. Il a obtenu exactement le contraire. Il a accru la présence de l’OTAN dans la partie orientale de l’Alliance. Il a également constaté que la Finlande avait déjà rejoint l’Alliance et que la Suède en serait bientôt membre à part entière. »

Au bout de dix-neuf mois de conflit, après l’invasion russe, la seule voie pour éviter une escalade toujours plus inquiétante réside bien dans le dialogue et dans la recherche d’une solution pacifique. En ce 576e jour de guerre, Volodymyr Zelensky craint aussi la lassitude des opinions publiques en Europe et aux États-Unis.

Source : l’Humanité www.humanite.fr/monde/guerre-en-ukraine/guerre-en-ukraine-zelenski-compte-plus-que-jamais-sur-son-allie-americain

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