SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Malgré les profits, Carrefour supprime près de 1000 emplois en France

Malgré de bons résultats et de gras dividendes versés aux actionnaires au début du mois, la direction de Carrefour a annoncé viser 979 départs « volontaires » dans ses sièges français. Cette décision s’ajoute à d’autres qui participent à précariser les travailleurs de l’enseigne dans le but de réduire les « coûts » pour maximiser les profits des investisseurs.

Suppressions d'emplois

Crédit photo : Wikimedia commons

Un nouveau plan de suppression de postes dans les sièges du groupe

Les salariés ont appris la nouvelle le 30 mai dans la presse sans en connaître le détail. D’après le Point, l’entreprise viserait 979 départs « volontaires » de salariés dans ses sièges à Mondeville (Calvados), Massy et Évry (Essonne). La négociation n’est pas terminée mais certains syndicats-maisons ont déjà démontré leur volonté de signer l’accord de rupture conventionnelle collective. Il s’agit de la CFDT, de FO et de la SNEC rattachée à la CFE-CGC. Hors de France, le détail n’est pas connu mais des travailleurs de sièges situés dans d’autres pays européens pourraient également être touchés.

Ainsi que le révelait fin-mai La Lettre A, plan de « réorganisation » et de réduction des effectifs des sièges du groupe à l’échelle européenne est géré par le cabinet McKinsey, connu pour son rôle dans la campagne d’Emmanuel Macron puis pour avoir bénéficié de nombreux contrats publics une fois que le Président est arrivé au pouvoir.

Ce n’est pas la première fois que Carrefour réalise des plans de suppressions de postes dans ses sièges. C’est le poste qu’elle a trouvé pour rogner le plus facilement sur les effectifs en minimisant les effets à court-terme. À Carrefour, des milliers de salariés ont été écartés et des milliers de postes ont été supprimés en 2018 et en 2021. D’après le PDG Alexandre Bompard Carrefour serait moins compétitif que ses concurrents notamment à cause du nombre de personnes travaillant dans les sièges.

Ces plans de suppression de postes ont en réalité moins pour objectif d’abaisser les coûts que de maximiser les profits de la direction et des actionnaires. Le groupe Carrefour a réalisé en 2022 1,35 milliard de bénéfices contre 1,07 milliard en 2021, et s’attend à une hausse en 2023. Sur les bénéfices de l’an passé, Carrefour a distribué au début du mois 380 millions aux actionnaires et en utilise 800 millions pour racheter des actions afin de faire monter le cours de la bourse. Ces sommes ne sont pas nouvelles mais elles continuent d’augmenter d’année en année.

Les travailleurs du groupe, eux, sont laissés pour compte et soumis à des plans de réduction des coûts. Quelques jours avant d’apprendre la nouvelle des suppressions de postes, le 26 mai, la CGT s’est réunie devant l’assemblée des actionnaires et est intervenue pour y dénoncer l’accaparement des profits et la dégradation des conditions de travail.

Des bénéfices records que la direction n’est pas prête à partager

D’après les chiffres sur les actions communiqués en décembre, nous pouvons estimer que la famille Moulin (31ème fortune de France, détenant les Galeries Lafayette) qui détient 13,7% de l’entreprise va engranger 57 millions d’euros de dividendes. Le PDG Bompard s’est même fait augmenter son salaire passant à 1,5 million d’euros par an de part fixe, soit 9 millions dans sa poche en comptant la part variable.

Dans le même temps, l’entreprise refuse d’ajuster les salaires des salariés pour qu’ils suivent l’inflation. L’entreprise a déjà connu des grèves pour les salaires en 2021. En septembre 2022 les travailleurs de Carrefour ont de nouveau fait grève pour leurs salaires.

D’autres postes de « réduction des coûts » sur le dos des travailleurs

Les suppressions de postes ne sont pas le seul levier de réduction des coûts pour Carrefour. L’entreprise cède ses magasins depuis des années à des sociétés locataires. En 2021 des salariés s’étaient mobilisés à Lille en protestation. Cette année encore, 43 magasins dont 16 hypermarchés doivent passer sous ce nouveau statut, et plus de dix mille salariés sont concernés. Lorsqu’un salarié voit son lieu de travail passer en location-gérance, il reste couvert par les accords du groupe pendant un peu plus d’un an puis tombe sous le coup des accords de branche nettement plus précaires. La CFDT a calculé que le passage sous le statut de la location-gérance, dont elle a pourtant signé l’accompagnement en 2018 avec FO et le SNEC, faisait perdre l’équivalent de 2 mois de salaire aux employés.

Par tous les moyens, l’enseigne Carrefour supprime des postes et fait passer les salariés sous le contrôle de locataires afin de diminuer leurs protections sociales, tout en continuant de réaliser des profits record qu’elle distribue volontiers aux actionnaires. Une réalité bien éloignée de la stature qu’essaye de se donner publiquement Emmanuel Bompard, régulièrement invité sur les médias pour se faire l’apôtre de la défense du pouvoir d’achat.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Cherbourg. Deux nouveaux syndicalistes de la CGT convoqués à la gendarmerie

Deux nouveaux syndicalistes de la CGT sont convoqués, ce vendredi 30 juin 2023 à la gendarmerie de Cherbourg (Manche), après la plainte déposée par le député Stéphane Travert.

Au centre en tee-shirt blanc, arborant le slogan « Syndicaliste, mais pas voyou », Benoît Holley, qui a répondu à une convocation dans le cadre d’une plainte déposée par Stéphane Travert.

Le mercredi 21 juin 2023, Benoît Holley avait été convoqué à la gendarmerie de Saint-Pierre-Église (Manche).(©Nathalie BONNEMAINS/La Presse de la Manche)

 

Secrétaire général du syndicat CGT de l’Arsenal de Cherbourg pour l’un et syndiqué à Naval Group pour l’autre, Vincent Hurel et Julien sont convoqués à la gendarmerie de Cherbourg (Manche), ce vendredi 30 juin 2023 à 14 h 30. 

Le temps de cette convocation, liée à une plainte déposée par le député manchois Stéphane Travert aboutissant à l’ouverture d’une enquête, le syndicat appelle à un rassemblement de soutien, vendredi à 14 heures à la gendarmerie de La Glacerie

Deux convocations récentes

De telles actions avaient déjà été organisées les lundi 12 et mercredi 21 juin, respectivement devant les gendarmeries de Bricquebec et de Saint-Pierre-Église. La première fois, Jérémy Philippot, énergéticien EDF à Flamanville et militant à la CGT, avait été convoqué.

Ce fut ensuite au tour du secrétaire adjoint du syndicat de la CGT de l’Arsenal de Cherbourg, Benoît Holley. À chaque fois pour les mêmes raisons que Vincent Hurel et Julien.

Une plainte déposée par Stéphane Travert 

Stéphane Travert avait déposé plainte après une action menée contre la réforme des retraites, le 23 mars, se traduisant par une opération escargot menée entre Cherbourg et La Haye-du-Puits, jusqu’à la permanence du député. 

« Cette opération était symbolique et à aucun moment il n’y a eu de débordements, ni d’atteintes à la démocratie. Cette opération était étroitement encadrée et surveillée par les services d’ordre présents sur place », nous expliquait Benoît Holley, le 21 juin.

La « multiplication des auditions » inquiète

De son côté, la CGT s’inquiète de « la multiplication des auditions ». « Cela fait la démonstration que nous sommes face à un gouvernement qui ne veut pas de contestation. Nos « dirigeants » cherchent à interdire toute forme de critique. ».

« Nous demandons au député Stéphane Travert de faire cesser ses poursuites, pour ne pas laisser le souvenir d’un député qui a préféré attaquer la démocratie sociale à l’heure où l’extrême droite était aux portes du pouvoir », soulignait également l’intersyndicale le 21 juin.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

AHG Médical liquide son usine de masque : « les salariés sont jetés comme des mouchoir usagés »

Trois ans après son installation en Ariège grâce à 8 millions d’euros d'argent public, l’usine de masques AHG-Médical ferme déjà ses portes et licencie 22 salariés. Après une ouverture célébré par le gouvernement comme symbole de « réindustrialisation », c'est la douche froide pour les salariés.

Non aux licenciements !

Crédits photo : Ri_Ya

L’information est tombée, les patrons des Ateliers de la Haute Garonne liquident leur filiale médicale en mettant 22 salariés à la porte. Après avoir laissé sur le carreau de nombreux intérimaires, la direction de Auriol Masques-AHG Médical a déposé au Tribunal du Commerce, le 31 mai dernier, la liquidation de l’entreprise située à Varilhes en Ariège. Ainsi, 22 salariés en CDI ont reçu une lettre de licenciement lundi 19 juin. Comme l’indique l’Union départementale FO : « Sans convocation du Comité social et économique pour expliquer les raisons exactes de la cessation d’activités, les salariés viennent de recevoir une convocation individuelle pour un entretien préalable au licenciement pour motif économique ». 

Alors que la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher avait visité l’usine en début 2022 pour vanter qu’il est possible de « réindustrialiser dans un territoire rural avec la bonne méthode », la liquidation de l’usine vient démonter le discours gouvernementale.

Une casse sociale financée par de l’argent public

Une casse sociale d’autant plus scandaleuse dans la mesure où l’usine a été en partie financée par des fonds publics et ferme aujourd’hui après seulement trois ans d’existence. En effet, le projet d’AHG Médical avait vu le jour pendant la période du COVID où le patronat de l’aéronautique voyait dans la production massive de masques un terrain fertile pour maintenir les profits alors qu’Airbus et Boeing diminuaient leurs commandes. Une opportunité pour les propriétaires, la famille Auriol qui, quelques semaines avant, avait refusé de fournir des masques aux ouvriers travaillant dans ses usines et rejeté les revendications de la section CGT AHG qui visaient à reconvertir la production pour produire des masques, des respirateurs ou tout ce qui serait utile face à l’urgence sanitaire. Après un appel à manifestation d’intérêt des entreprises lancé par la Direction Générale des Entreprises, la nouvelle production s’est installée dans les anciens locaux d’une usine ariégeoise de l’aéronautique spécialisée dans les pièces en titane, MKAD.

Pour son projet, AHG Médical a bénéficié d’un financement conséquent de la part de l’Etat, avec 8 millions d’euros qui ont servi dans l’installation de nouvelles machines mais aussi avec des formations pris en charge par Pôle emploi. De plus, comme en témoigne au micro de Révolution Permanente un ancien salarié : « Il y a eu des investissements qui n’ont jamais été utilisés. Des machines ont été achetées et n’ont jamais servi. La direction a préféré investir dans une autre machine haute cadence qui a été privilégiée par rapport aux autres restées sous emballages ». Il poursuit : « Alors que la direction avait investi dans une machine de filtration des masques, servant à la production, cette dernière a servi un mois. Nous étions toujours dépendants des fournisseurs de barrettes nasales et d’élastiques ».

Alors que les 22 CDI sont aujourd’hui licenciés, une proposition de relocalisation dans les ateliers de Flourens à proximité de Toulouse (qui produisent des rivets aéronautique) avait été mis en avant par la direction. Cependant, ces postes très éloignés du domicile des salariés ont été proposés sans aucune augmentation de salaire et ne pouvait donc pas constituer une alternative sérieuse. De leurs cotés, les patrons des Ateliers de la Haute Garonne ont pleinement profité de l’aventure « Auriol Masques » en réalisant des bénéfices fonciers par l’intégration des locaux de l’usine de masque dans le capital du groupe. « C’est de la casse sociale financée avec l’argent public, tout ça pour le profit de la famille Auriol. Avec la CGT-AHG on n’avait pas accès à l’usine, parce que nos patrons avait créé une nouvelle entité pour l’activité des masques. Mais des collègues nous ont raconté l’enfer qu’ils vivaient là bas, ajouté à tout ce qui se passe aujourd’hui, c’est un véritable scandale » affirme Simon Gazano délégué syndical de la CGT AHG.

Des conditions de travail extrêmement dure et un recrutement basé sur les contrats précaires

A cela s’ajoute des conditions de travail particulièrement difficiles pour les salariés avec des cadences très soutenues (35 millions de masques produits sur certains mois). Selon l’explication d’un des anciens ouvriers, la médecine du travail aurait alerté en mai dernier sur le nombre de risques psycho-sociaux à l’intérieur de l’usine, notamment sur les pressions exercées sur les ouvriers. Une alerte aurait aussi été émise sur le travail à risque : « il n’était pas absurde pour la direction de demander à un ouvrier de travailler sur une machine alors qu’elle était sous des opérations de maintenance » explique ce même ex-salarié. L’inspection du travail a bien rendu un rapport en mai dernier, mais la direction de AHG Médical refuse de le transmettre au CSE, malgré plusieurs relances.

À ce sujet, une ex-salariée a témoigné à la Gazette Ariégeoise des conditions de travail dans l’entreprise : « à force de répéter les mêmes gestes, je me suis percé le tendon », la rendant ainsi inapte au travail ou à toute atre reconversion professionnelle. L’ex-salarié que nous avons interrogé nous confirme aussi une pression importante au sein de l’usine : « Ils ont fait craquer le DS FO, par le biais de pression managériale et de pression au rendement. On a compté sur l’année 2022 la démission de 16 ouvriers sur les 31 présents alors dans la boite ». Sur les quatre représentants syndicaux, deux ont été mis en arrêt dont une en inaptitude totale.

En plus de conditions de travail désastreuses pour les salariés, pour tenir ces cadences infernales, la famille Auriol a eu recours à de nombreux intérimaires qui ont été remerciés assez rapidement dans la foulée : « En février 2022, la direction nous a demandé d’écrémer le nombre d’intérimaires dans nos équipes. Sur les quelques 190 intérimaires du début, certains de mes collègues ont dû annoncer leur départ à plus de 50 personnes à la fois » nous explique l’ancien salarié. Aujourd’hui la fermeture de l’usine vient conclure trois ans d’une aventure qui n’aura été bénéfique que pour les patrons du sous-traitant aéronautique.

D’un symbole de la réindustrialisation encensé par le gouvernement à la fermeture brutale

Il y a deux ans, Stéphane Auriol, un des patrons des AHG, annonçait en grande pompe qu’une « belle aventure » démarrait sur le site ariégeois. Pour lui, AHG Médical a fait le choix d’« entreprise pérenne » qui devait « prendre des grosses parts de marché sur le territoire français ». Agnès Pannier-Runacher, venue sur le site en 2022, a cherché à s’emparer du projet pour mener sa campagne de réindustrialisation : « Quand on a la bonne méthode, quand on a la bonne façon de trouver les hommes, de les animer et de porter un projet (…) On y arrive ».

Cette « bonne méthode », un an et demi après, s’incarne dans la fermeture de l’usine et le licenciement de dizaines de travailleurs, soit un impact non négligeable sur les emplois de la région. En effet, l’hypocrisie est totale et bien visible. Alexandra Biescas, responsable commercial « grands comptes », prétendait en 2022 que : « Acheter un masque Auriol, c’est aussi permettre la création d’emplois et la réindustrialisation des masques chirurgicaux en France ». Le bilan de cette réindustrialisation est plus tranchant : conditions de travail dégradées, pertes d’emplois et fermeture d’une production utile à la lutte contre le COVID-19, tout cela alors que des millions d’argent public avaient été investis. Dans ce contexte, ceux qui célébraient l’arrivée de l’usine en 2020, sont aujourd’hui bien discrets, à l’instar de la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Pour en finir avec la casse sociale, nationaliser sans rachat et mettre sous contrôle des travailleurs les entreprises

Après avoir encaissé de l’argent public investi de façon irrationnelle, usé les salariés avec des conditions de travail dégradés et utilisé des dizaines d’intérimaires comme des kleenex, la famille Auriol ferme aujourd’hui les portes de son usine en licenciant 22 salariés. Depuis l’annonce de la liquidation, la direction de l’entreprise fait la sourde oreille et ne répond plus du tout aux membres du CSE. Un mépris total envers celles et ceux qui ont travaillé pendant plusieurs années à produire des produits essentiels dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Comme le résume Simon Gazano : « la liquidation de AHG Médical montre bien le rapport qu’a notre patron aux travailleurs qu’il emploie. Après avoir empoché l’argent, les salariés sont jetés comme des vulgaires mouchoirs usagés ».

Cette fermeture de l’usine représente aussi un scandale sanitaire. En effet, arrêter une unité de production de masques s’inscrit dans la continuité d’un déni politique sur la situation sanitaire. Le Covid n’as pas disparu et encore aujourd’hui il tue. De plus une récente étude de Santé Publique France montre l’ampleur du phénomène de Covid long qui touchait déjà plus de deux millions de personnes fin 2022. Pourtant, le déni du Covid ne cesse de s’accentuer à l’image de la levée du port du masque obligatoire dans les hôpitaux en mars 2023. Aucune politique de prévention n’est mise en place et la fermeture de l’usine AHG-médical vient d’autant plus illustrer cette dynamique.

Plus largement, cette casse sociale financé par de l’argent public fait écho à d’autres situations similaire. C’est le cas pour le sous traitant aéronautique Latécoère qui délocalise une partie de son activité, notamment l’usine de Montredon installée depuis cinq ans, et menace de supprimer 150 emplois. La encore, le projet industriel a été financée en grande partie par de l’argent public. Face à ces scandales, il n’y a aucun compromis à faire. Seule l’interdiction des licenciements, la nationalisation sans indemnités ni rachat des entreprises et leur mise sous contrôle des salariés peut éviter le carnage social et maintenir une production nécessaire pour répondre à la situation sanitaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ramsay Santé France: "Dis t-a pas 11,90 euros par mois, un abonnement pour être soigné?"

Sur son site internet,  le groupe australien, leader des cliniques privées en France, lance cette offre de téléconsultations avec un généraliste ou un spécialiste, 7 jours sur 7 et 24h sur 24, pour 20 prestations par an.

 

Le groupe Ramsay, aussi le leader européen en santé privée, annonce, la main sur le portefeuille, pardon sur le coeur, que tout ses toubibs sont inscrits au Conseil National de l’Ordre des Médecins et diplômés en France. Bah, heureusement, non?

C'est contre les déserts médicaux et l'allongement du temps d'attente pour consulter son médecin traitant, affirme Ramsay Santé.

En 1946, dans une France meurtrie, dévastée, pillée, ruinée, avec la création de la Sécurité sociale, la Nation assurait à tous la protection de sa santé et le principe de l'Assurance maladie. Et chacun devait  contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins.

Mais c'est peut-être de la préhistoire ces généreux principes. Non ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le ras le bol des personnels soignants !

 

 

François Bayrou, en qualité de président du conseil de surveillance de l’hôpital, a été pris à partie lundi 26 juin au matin par une vingtaine de manifestants CGT, rassemblés en marge de la cérémonie de lancement des travaux du centre hospitalier de Pau

 

Interpellé à la sortie de la conférence de presse, le maire de Pau est allé à la rencontre des manifestants, sous les insultes. « Je vous prépare un nouvel hôpital pour 150 millions d’euros », a-t-il tenté d’expliquer devant des manifestants hostiles. « On sait qu’il va y avoir des travaux, on y travaille à l’hôpital, on y crève ! » a-t-on pu entendre crier en réponse. François Bayrou s’est rapidement éloigné, le dialogue semblant impossible.

Dès 10 h 30, une vingtaine de manifestants s’était réunie sur le rond-point d’entrée du bâtiment François-Mitterrand, protestant contre « la maltraitance du personnel » de l’hôpital de Pau. Sandrine Baradat, déléguée CGT du personnel, y fustigeait notamment « une augmentation du personnel pas à la hauteur de l’augmentation des infrastructures ».

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
"Plus de 3 millions d'hectares de terres agricoles sont désormais détenus par des sociétés basées dans des paradis fiscaux occidentaux», a -t-il rappelé.
Et bien sûr il ne plaît, mais alors pas du tout à l'Encyclopédie " apolitique " et "vindépendante " Wikipedia!
Son intervention au Parlement européen :

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Point de vue Les JDS

« Combiner nos talents », « accélérer nos innovations », « développer l’autonomie et le leadership », « l’optimisation des processus », « le développement de la mesure et de la qualité », « l’agilité », « le management participatif », « améliorer la synergie groupe » … Ces formulations ne vous sont certainement pas inconnues et vous les entendez régulièrement lors des interventions de votre direction. Certains auteurs parlent de « novlangue managériale », pour décrire ce « système verbal d’expression de la pensée qui s’impose aux individus dans les organisations et qui formate ceux qui l’utilisent »[1]. Astucieusement exploité, tout le vocabulaire associé crée de l’ambiguïté et permet surtout d’éviter toute formulation de critique à l’encontre de celui qui l’utilise.

Ce discours, né dans les années 1980, est de plus en plus répandu dans les entreprises, que ce soit dans la communication interne, dans les échanges quotidiens, les offres d’emploi, etc. Ce langage managérial a infiltré toutes les voies de communication et en a vidé, au fur et à mesure, son sens. On le reconnaît grâce à plusieurs caractéristiques : il complexifie le discours, il utilise des mots « à la mode », il est souvent nourri d’anglicismes (« soft-skills »), il a recours aux euphémismes, à la déshumanisation, aux paradoxes (« conduite bénéfique du changement ») et manie très bien les champs lexicaux de la compétition ou de la guerre. Avec un niveau de généralité et d’abstraction important, ce type de langage ne permet pas la confrontation des idées. Il a un pouvoir consensuel et désamorçant, tant sa contradiction paraîtrait absurde. En effet, qui voudrait contredire une direction qui annonce vouloir être une entreprise plus inclusive, innovante et souhaitant développer l’autonomie de ses salariés en adoptant les méthodes agiles ? Mais derrière ces annonces se cache généralement un volet social bien moins réjouissant.

Ce langage est donc très souvent utilisé à l’occasion des projets de réorganisation, dans les documents d’information transmis aux membres du CSE et lors des présentations en séance. Le discours managérial permet alors de désamorcer voire d’empêcher le conflit puisqu’il est fondé sur des généralités que personne n’oserait remettre en question. Cette technique qui a pour objectif de légitimer les changements organisationnels, ne doit pas duper les élus qui ont un rôle important à jouer dans la lutte contre ces dérives du langage.

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Des économistes chargées de suivre les effets de la réforme du marché du travail de 2017 constatent une étrange augmentation des licenciements pour faute grave. Premiers visés, les travailleurs essentiels. Décryptage.

Publié le Jeudi 22 juin 2023
Peu organisés ou peu au fait de la législation, les salariés du nettoyage, les serveurs ou les caissiers constituent des proies faciles pour les dirigeants d’entreprise. © Stéphane Audras/Réa

Peu organisés ou peu au fait de la législation, les salariés du nettoyage, les serveurs ou les caissiers constituent des proies faciles pour les dirigeants d’entreprise. © Stéphane Audras/Réa

C’est un article explosif, qui vient de sortir en toute discrétion dans une revue spécialisée. Les deux autrices, Camille Signoretto et Julie Valentin, ont planché sur le bilan des ordonnances Macron, dans le cadre d’un appel à projets de la Dares (ministère du Travail).

Entrées en application à l’automne 2017, en dépit de l’opposition acharnée de certains syndicats, ces ordonnances visaient à « flexibiliser » le droit du travail dans le but affiché de relancer la machine à créer de l’emploi.

Les effets du plafonnement des indemnités prud’homales

Les deux économistes se concentrent sur les effets du plafonnement des indemnités prud’homales versées aux salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse (ordonnance de septembre 2017). Elles prennent tout d’abord au sérieux le principal argument invoqué par l’exécutif : réduire les coûts du licenciement devait inciter les patrons à embaucher davantage en CDI.

Las, les chercheuses ne trouvent aucune donnée corroborant cette fable. On observe bien une hausse des embauches en CDI, mais le retournement de tendance remonte à 2014 : « Alors qu’elles étaient plutôt en baisse sur la période 2007-2014, (ces embauches) augmentent de façon continue ensuite avec une croissance plus marquée entre 2016 et 2017, notent-elles. Après 2017 (c’est-à-dire après l’introduction des ordonnances), elles poursuivent leur hausse mais de manière moins prononcée. »

Le patron échappe au versement d’indemnités…

Les embauches en CDD restent quant à elles jusqu’à 7,5 fois plus nombreuses que celles en CDI. Pourtant, « la logique de sécurisation du licenciement, en incitant l’embauche en CDI, devrait aussi se manifester par un recours plus faible aux CDD dans une logique de substitution », écrivent les chercheuses.

À la lecture de ces résultats, les propos tenus par Édouard Philippe en 2017 prennent une saveur particulière. « Notre objectif est simple, assurait gravement l’ancien premier ministre, il s’agit de favoriser la création d’emplois en apportant beaucoup plus de sécurité et de visibilité au chef d’entreprise dans sa décision d’embaucher. » Permettre aux patrons de licencier sans crainte devait les inciter à embaucher sans compter : raté !

L'effet pervers derrière une mesure en apparence généreuse

Si les ordonnances ont joué sur le comportement des chefs d’entreprise, c’est sur un tout autre registre. Les chercheuses ont observé une très nette augmentation des licenciements pour faute grave, qui ont progressé de 32,3 % entre fin 2017 (date d’application des ordonnances) et fin 2021.

« Autrement dit, les licenciements pour faute grave ont connu une accélération de tendance à la hausse après la mise en place des ordonnances », notent les chercheuses : entre 2015 et 2017, on constatait déjà une augmentation, mais elle était près de 4 points inférieure. Résultat : sur 100 licenciements pour motif personnel en 2021, 51 l’étaient pour faute grave.

Les chercheuses émettent l’hypothèse que cette hausse est liée à deux facteurs cumulatifs. Premièrement, les ordonnances Macron ont revalorisé les indemnités légales de licenciement pour les salariés avec moins de dix années d’ancienneté.

Cette mesure en apparence généreuse induit un effet pervers : il devient d’autant plus avantageux pour un patron qui cherche à se débarrasser d’un salarié d’opter pour un licenciement pour faute grave, puisque cela lui permet d’échapper au versement d’indemnités, contrairement aux autres types de ruptures de contrat.

À l’abri d’une trop lourde condamnation

Un autre facteur vient se surajouter : le plafonnement des indemnités prud’homales, qui met le patron à l’abri d’une trop lourde condamnation si d’aventure le salarié renvoyé pour faute grave décide de se retourner contre lui.

Prenons un cas concret, cité par les chercheuses. Un agent d’entretien payé 1 000 euros brut par mois, avec trois ans d’ancienneté, se fait licencier. Avant 2017, le salarié pouvait espérer toucher au moins 6 600 euros devant les prud’hommes, en sachant que ce n’était qu’un plancher – en pratique, le montant pouvait grimper bien au-delà. Avec les ordonnances, le tarif oscille désormais entre 3 750 euros et 4 750 euros, soit au minimum 1 850 euros d’économies pour le patron. Un employeur qui mettrait un salarié à la porte pour faute grave a donc beaucoup à gagner et plus grand-chose à perdre.

15 professions trinquent plus que d'autres

Contactée par l’Humanité, Camille Signoretto, maîtresse de conférences en économie à l’université Paris-Cité et membre du Ladyss, prend soin de préciser que leur hypothèse mérite d’être confirmée par d’autres travaux.

Une chose est sûre : certains travailleurs trinquent plus que les autres. Les chercheuses montrent que 15 professions concentrent à elles seules près de la moitié des licenciements pour faute grave en France, parmi lesquelles les salariés du nettoyage, les serveurs ou les caissiers. Autant de « travailleurs essentiels », qui ont pourtant été loués par Emmanuel Macron pour leur dévouement lors du confinement.

« Toutes ces professions figurent dans le champ dit de “deuxième ligne” de la crise sanitaire, confirment les chercheuses, dont les conditions de travail et d’emploi sont particulièrement dégradées et où le taux de syndicalisation est significativement plus faible, à l’exception des agents de sécurité. »

Des proies faciles

Cette vulnérabilité pourrait expliquer pourquoi le taux de licenciement pour faute grave atteint de tels niveaux chez ces salariés : peu organisés, peu au fait de la législation, on imagine qu’ils constituent des proies faciles. Par ailleurs, les licenciements pour faute grave peuvent être aussi des conséquences d’abandons de poste.

« En ce moment, le débat public sur le sujet cible les salariés qui quitteraient leur poste pour profiter des allocations-chômage, déplore Camille Signoretto. En réalité, si les travailleurs de “deuxième ligne” abandonnent leur poste, c’est probablement davantage en raison de leurs conditions de travail. »

En attendant, l’étude jette un sacré pavé dans la mare, au moment où les syndicats tentent de remettre les ordonnances Macron sur la table, en invoquant les injustices subies par les salariés. Jusqu’à présent, le chef de l’État s’est montré inflexible, mais les résultats des deux chercheuses pourraient donner du grain à moudre aux syndicalistes.

Publié par humanite.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Christian Porta, CGT Neuhauser, convoqué par sa direction : 90% de ses collègues en grève en solidarité

Ce mercredi, Christian Porta, délégué syndical de la CGT Neuhauser, était convoqué par la direction du groupe InVivo. Une tentative de museler un syndicat particulièrement combatif. En réponse, une centaine de personnes étaient présentes devant l’usine, et 90% des travailleurs de Neuhauser étaient en grève.

Répression syndicale

Crédits photos : Révolution Permanente

Ce mardi, une centaine de personnes se sont réunies devant l’usine de boulangerie industrielle Neuhauser à Folschviller (Moselle) pour défendre Christian Porta, syndicaliste convoqué à un entretien disciplinaire par la direction de Invivo. A leurs côtés, 90% des travailleurs étaient en grève contre la direction. Ce n’est que lors de son entretien qu’il apprendra les motifs exacts de sa convocation, qui ne sont autres que… trois tweets. « C’est encore pire que ce qu’on pensait, je pensais qu’ils avaient vraiment des éléments contre moi, mais non. Ils ont quand même ramené la DRH du groupe InVivo [qui compte 10 000 salariés en France], par ailleurs c’est surement la première fois qu’elle vient sur le site. » raconte Christian Porta en sortant de l’entretien.

 

Les tweets reprochés à la CGT Neuhauser.

« Ils veulent nous intimider pour les quatre prochaines années »

A l’heure de la convocation du syndicaliste, 90 % des salariés de l’usine ont débrayé en solidarité, malgré une pression importante du patron, qui a tourné dans l’usine pendant près d’une semaine expliquant qu’une telle grève serait illégale et menaçant les salariés de sanctions s’ils débrayaient pour cette raison. Malgré cela, les salariés ont répondu à l’appel de la CGT, affirmant qu’ils étaient prêt à défendre leur collègue et à se battre pour toutes leurs conditions de travail.

Face à la répression syndicale, de nombreux syndicats locaux ont fait le déplacement : la CGT Total Carling, la CGT Arkema, ainsi que les métallurgistes de l’usine d’Arcelor Mittal de Florange, venus avec l’union locale CGT de Thionville, à une heure de route du rassemblement. Les syndicats Solidaires et Sud Rail étaient aussi présents, aux côtés de plusieurs organisations politiques comme LFI, le NPA et Révolution Permanente.

« Ce qui arrive intervient après cinq mois de lutte contre la réforme des retraites. Le patronat voit que la lutte retombe, et en profite pour réprimer tous les travailleur·ses combatif·ves. Ils veulent nous faire taire, le gouvernement et le patronat ont peur ! Ils veulent nous intimider pour les quatre prochaines années » dénonce Christian Porta.

En effet, si la répression s’est abattue très largement pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, notamment sur la jeunesse, elle s’abat aujourd’hui férocement sur le mouvement ouvrier, comme c’est le cas des énergéticiens réprimés à Bordeaux, mais aussi des grévistes de Verbaudet.

Face à la répression politique qui s’étend, une solidarité qui doit se consolider pour les années à venir

Au micro, Christian Porta ajoute : « Pendant qu’ils se gavent, ils nous proposent une augmentation dérisoire et viennent nous dire que les travailleurs au SMIC n’auront pas d’augmentation parce qu’ils ont « déjà eu leur augmentation cette année ». Mais si ces personnes sont là, c’est parce que nous, tous les jours, on travaille. C’est la valeur de ce qu’on produit qui paye leur salaire, et si ces usines tournent, c’est grâce à nous et au boulot qu’on fait tous les jours ! Les syndicalistes et l’ensemble des travailleurs, on va préparer des rencontres pour discuter de comment arrêter le groupe pour avoir des augmentations à hauteur de ce qu’on mérite, c’est-à-dire à minimum à hauteur de l’inflation ! »

Dans les prises de paroles, de nombreux militants locaux affirment leur soutien, dont Loïc, de Solidaires : « On sera de toutes les luttes contre la répression syndicale. On ne va pas lâcher va à la plus petite des intimidations. On sait comment ça marche : les coups de pression ça peut fonctionner quand ça se joue dans des coins portes, ça peut déstabiliser des collectifs essentiels pour les luttes de terrain ». Même soutien de la part de Roger Casanova, ancien secrétaire CCE de la plateforme Total Carling : « Le ruissellement que Macron nous avait promis, ce n’est pas le ruissellement de l’argent, c’est le ruissellement de la répression. L’attaque que la direction formule envers Christian, c’est la lutte de classes : quand on parle de lutte des classes, on nous dit que vous êtes dépassés, mais eux pratiquent tous les jours la lutte des classes ».

Julie, militante à Révolution Permanente et au Poing Levé, conclue : « Aujourd’hui, cette solidarité doit se construire et se consolider. C’est pour ça qu’à Metz, on a été à l’origine de l’interpro, et c’est central que pour les quatre ans à venir, on puisse continuer à faire marcher cette solidarité qui se construit à la base. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

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