SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Maladies chroniques : un rapport de l’Etat préconise une offensive d’une brutalité inédite

Sur demande du gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal, l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales viennent de rendre un rapport chiffrant les recettes que l’Etat pourrait dégager d’une nouvelle offensive d’ampleur contre la prise en charge des affections de longue durée (ALD).

L’austérité qui vient

Conquis social emblématique arraché au sortir de l’après-guerre, la prise en charge des affections longue durée (ALD) est une nouvelle fois dans le viseur des « experts » de l’austérité. Alors que le gouvernement démissionnaire d’Attal prépare activement sa succession depuis plusieurs semaine avec une liste d’offensives austéritaires de premier ordre, de la réduction de l’indemnisation maladie des fonctionnaires à l’accélération de la casse de l’école, on observe le retour d’une petite musique austéritaire contre la prise en charge des affections de longue durée (ALD).

Pour rappel, les ALD sont les maladies chroniques nécessitant au moins 6 mois de soins. Elles concernent pas moins de 12 millions de personnes en France, pour un coût estimé à 12.3 milliards d’euros par an. Déjà partiellement prise en charge, avec seulement 29 pathologies reconnues comme étant des ALD et une distinction entre ALD exonérante et ALD non-exonérante (n’ouvrant pas le droit au remboursement du ticket modérateur), les chantres de l’austérité appellent à une offensive historique. Dans leur rapport, l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) proposent deux options, sous forme de « réformes structurelles », qui impliquent un dépeçage du système tel qu’il existe actuellement.

La première impliquerait la mise en place d’ « une ALD à deux niveaux », faisant la distinction entre les ALD « les plus graves » et les ALD « les moins graves », assorti d’un déremboursement partiel des soins des ALD considérées comme moins graves, pour des bénéfices d’entre 400 et 600 millions d’euros. La seconde option implique tout simplement la suppression du système d’ALD, remplacé par un plafonnement des coûts à charge des patients à 1000€/an, qui pourrait rapporter 800 millions d’euros à l’Etat, tout en étant défavorable à 82% des patients.

Parmi les autres pistes étudiées, le rapport IGF-Igas décrit également les recettes que permettraient de réaliser la mise en place d’une franchise sur les transports des patients (entre 90 et 123 millions d’euros d’économies), le déremboursement du ticket modérateur d’une partie des médicaments et prescriptions (148 millions d’euros d’économies), ainsi que l’assujettissement à l’impôt sur le revenu des indemnités perçues par les patients (entre 300 et 600 millions d’euros d’économies).

Une telle offensive a d’ailleurs d’ores et déjà reçu l’approbation de la rapporteure de la branche maladie du Sénat, Corinne Imbert, membre de LR au même titre que le nouveau premier ministre Michel Barnier, qui a expliqué qu’elle n’est « pas étonnée que ce genre de piste soit mise sur la table » et « est-ce qu’il faut renoncer à cette réflexion dans un cadre budgétaire très contraint ? Je ne pense pas. Je crains que l’on n’y échappe pas ». La sénatrice, qui défend la nécessité de mettre les prescriptions du rapport IGF-Igas en application, explique que « par devoir de responsabilité, il faut étudier des pistes, et le Parlement ensuite se prononcera ».

De leur côté, plusieurs associations ont vivement dénoncé le rapport. France Assos Santé explique par exemple que « les personnes en ALD sont celles qui accusent déjà le plus de reste à charge. Ce sont aussi les premières confrontées aux dépassements d’honoraires qui explosent – et pour lesquels rien n’est fait – et aux frais déjà non remboursés dans le cadre de l’ALD. La remise en cause de la prise en charge à 100 % aura un impact non seulement sur les personnes malades elles-mêmes, mais également sur l’ensemble de la population, dans la mesure où ces dépenses seront transférées aux usagers et aux complémentaires santé, lesquelles les répercuteront sur le montant des cotisations, elles aussi en hausse constante. »

Un constat partagé par la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath), qui dénonce dans un communiqué « [les] choix idéologiques présentés comme des évidences et qui consistent, au final, à faire financer par les malades leurs dépenses de santé en réduisant la couverture sociale actuelle. »

Comme rappelé plus haut, le précédent gouvernement avait déjà étudié un projet similaire au printemps, avant de rapidement rétropédaler face au tollé qu’avait suscité une telle proposition. Alors que le gouvernement prépare une offensive austéritaire sans précédent avec près de 130 milliards d’euros de coupe austéritaire d’ici à 2028, la question se pose de savoir si le gouvernement Barnier reprendra l’offensive sur ce terrain dans les mois qui viennent. Quoiqu’il en soit, le sujet est de nouveau au premier plan avec un mode opératoire qui est toujours le même : un rapport télécommandé qui vient justifier une réforme au détriment des plus malades et des plus précaires.

Face à l’austérité qui vient de tous les côtés, il faut d’ores et déjà se préparer à lutter contre une offensive historique qui viendra donner un coup supplémentaire contre nos droits et face à la destruction méthodique de notre système de santé. Des attaques austéritaires brutales contre lesquelles le mouvement ouvrier doit opposer et construire un plan de bataille pour faire face à la casse du système de sécurité sociale et exiger une santé de qualité au service de toutes et tous.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

En cette « rentrée » de septembre 2024, l’Oligarchie, ces quelques centaines de familles qui dirigent la France, utilise sans doute quelques-unes de ses dernières cartouches dans la guerre quotidienne qui l’oppose au Peuple et à l’ensemble des travailleurs.

Notre pays s’enfonce dans une crise politique profonde ; le président le plus illégitime de la 5e république, et ses alliés de droite, sont minoritaires. La petite caste qui se maintient au pouvoir par des « coups » politiques permanents ne supporte ni la défaite, ni l’opposition, ni la remise en cause des politiques ultralibérales.

Michel Barnier, ancien commissaire européen, apparatchik du « vieux monde », membre d’un parti ultra-minoritaire dans les suffrages et à l’Assemblée nationale, a ainsi été nommé près de deux mois après les élections législatives anticipées, sous la « surveillance » du Rassemblement national, au poste de Premier ministre.  

> Emmanuel Macron est décrédibilisé. Sa politique – dictée par l’agenda patronal – et ses manœuvres politiciennes grossières, sa prétendue « toute-puissance » d’un Pouvoir sans majorité choquent largement dans le pays.

> Au-delà du président, c’est bien l’ensemble des institutions de la 5e république – et notre pays avec – qui se retrouvent à terme dans une situation institutionnelle inextricable – hormis la convocation d’une Assemblée Constituante.

> Et, par-delà les institutions, c’est aussi la véritable nature du système économique capitaliste, brutal, injuste et prédateur, qui se retrouve à nu.

> Les partis qui s’accordent pour mener des politiques ultra-libérales, le régime qui le nourrit et qu’il sert, sont illégitimes. Ils doivent donc être destitués, par les institutions ou par le peuple. C’est d’ailleurs ce que soulignaient déjà les revendications des Gilets Jaunes en 2018 et 2019.

Les deux tiers des Français rejettent le nouveau Premier ministre et son gouvernement qui ne reflète en rien l’aspiration au changement et au progrès social. Ce crépuscule de la caste politique et de ses donneurs d’ordre milliardaires, prépare et accélère la crise de régime ; la seule question qui importe est de savoir comment les travailleurs, avec leurs organisations CGT, vont riposter à l’aggravation brutale de nos conditions de vie et de travail.

Pour gagner, il faut s’organiser et agir par la grève

Déjà, le budget 2025 cristallise toutes les attentions. Pour Bruno Le Maire (en poste depuis 7 ans à Bercy), le patronat et ses complices, l’affaire est entendue : c’est au peuple de continuer de payer les factures des grosses entreprises (un tiers du budget de l’Etat part chaque année dans les poches des patrons au nom de la politique de l’offre), de subir l’inflation et la vie chère, la désindustrialisation et le chômage forcé, et de continuer chaque année à se serrer un peu plus la ceinture.

Une chose est certaine : pour gagner, il faut s’organiser et agir, par la grève nationale interprofessionnelle, pour imposer un rapport de force, déborder le Pouvoir, Macron et les siens, mais aussi ceux et celles qui veulent enfermer le mouvement social dans des illusions électorales stériles ou brider la mobilisation des salariés par des stratégies inefficaces, impuissantes et désespérantes de journées « saute-mouton ».

L’augmentation générale des salaires, pensions et allocations, l’indexation des salaires sur l’inflation, la retraite à 60 ans, la bataille pour l’emploi : le Peuple est clair sur ce qu’il veut. Nous avons la force et l’intelligence pour rompre avec le capitalisme et sa société de précarité permanente, de violences et de racismes, sa « mondialisation heureuse ».

Mais, pour obtenir satisfaction, nous avons besoin, plus que jamais, d’une confédéralisation des grèves et luttes dans notre pays. Nous avons aussi besoin d’une élévation de la radicalité dans nos moyens d’actions syndicales et sociales : grève reconductibles, occupation des ronds-points, réappropriation des outils de travail par les travailleurs en grève…

Alors, prenons nos affaires en main ! La date du 1er octobre, journée nationale de grèves et manifestations ouvre une première perspective à la soif de justice sociale, de libertés et de démocratie qui s’exprime à travers le pays. Mais, ce qu’il nous faut surtout, c’est un plan de bataille et la construction d’un processus confédéralisé de luttes et de grèves.

Pour le Pain, la Paix, les Libertés, ouvrons la voie à l’élévation du rapport de force et à un soulèvement social général dans un objectif clair : gagner le progrès social, destituer Emmanuel Macron, ses alliés de droite et d’extrême-droite, le régime capitaliste !

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
LA FRANCE EN GRÈVE !
 

 

Transports en commun, industries sidérurgiques, automobiles et chimiques, éducation nationale, transport aérien… quelques exemples des luttes et grèves en cours dans notre pays.

La Guerre sociale en chiffres :

Selon une infographie publiée par Attac début septembre, la part des 500 plus grosses fortunes française en pourcentage du PIB a plus que doublé sous la présidence d’Emmanuel Macron. Dans le même temps, 2,7 millions de ménages sont en attente d’un logement social.

Appels à la grève dans la sidérurgie le 13 septembre : La CGT se mobilise pour sauver l’industrie et l’emploi

A l’appel de la fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie (FTM CGT), une journée de grèves et de mobilisations, avec des débrayages de deux heures minimum par poste, est organisé le vendredi 13 septembre et devrait notamment impacter des sites ArcelorMittal à Dunkerque, Fos-sur-Mer, Reims mais aussi l’usine de Florange du sous-traitant automobile ZF.

La CGT exige, au travers de cette mobilisation, des investissements massifs dans la filière sidérurgique en France, pour défendre et sauver les emplois, directs comme indirects, menacés par la recherche permanente de profits du patronat.

Journée de grèves dans l’Education nationale le 10 septembre

Une journée de grèves et de mobilisations a été organisée par la FSU, la CGT et Sud le mardi 10 septembre contre les réformes annoncées initialement par Gabriel Attal, puis portées par Nicole Belloubet. Les syndicats ciblent notamment la généralisation des évaluations dans les classes du CP au CM2.

Plus localement, en Seine-Saint-Denis, les travailleurs de l’éducation avec leurs syndicats ont relancé, par un appel à la grève le même jour, leur mouvement, initié en février 2024, pour gagner un plan d’urgence de l’Etat pour l’enseignement public dans le département.

Grève dans les transports urbains à Rennes

A l’appel de la CGT, une grève a éclaté ce jeudi 12 septembre dans l’entreprise Keolis, gérant le réseau de transports publics de Rennes. Selon le syndicat CGT, une centaine de conducteurs et conductrices, soit un tiers des effectifs nécessaires pour faire tourner le réseau de bus, étaient en grève.

La CGT dénonce notamment « un management répressif, du flicage et un manque d’humanité constaté dans l’ensemble de l’entreprise ».

Appel à la grève à Easyjet contre la fermeture de la base aéroportuaire de Toulouse     

Un préavis de grève illimitée a été déposé au sein du groupe Easyjet, au lendemain de l’annonce surprise et brutale par la direction de la fermeture de sa base à l’aéroport de Toulouse.

«L’ensemble des Personnels Navigants Commerciaux basés en France [sont appelés] à se mobiliser en signe de solidarité, et à cesser le travail à compter du 16 septembre pour une durée illimitée. » afin de dénoncer « la fermeture brutale de la base malgré des performances records ces dernières années » et qui concerne 125 salariés.

Les travailleurs de Valéo se mobilisent

Trois mois après l’annonce brutale de l’équipementier automobile Valeo sur la délocalisation en Pologne et en Turquie de 3 de ses sites en France (Suze-sur-Sarthe, Saint- Quentin-Fallavier, Verrières-Le-Buisson) et de la suppression de plus de 1200 emplois, les syndicats du groupe poursuivent le combat contre la casse sociale.

Pour rendre visible la lutte contre ces licenciements et mettre la pression sur l’entreprise, un rassemblement national des travailleurs du groupe est organisé le mardi 17 septembre devant le siège de Valeo.                     

Grève à Guerbet contre les mauvaises conditions de travail et le manque d’embauches qui font peser un danger mortel sur les salariés

Après l’accident, une fuite de produit chimique, qui avait fait un blessé grave le 17 août 2024, les salariés de l’usine Guerbet, à Lanester, dans le Morbihan, sont entrés en grève à l’appel de la CGT le 22 aout dernier en solidarité avec leur collège et pour dénoncer le manque – organisé par le patron – de main d’œuvre.

Les salariés dénoncent ainsi, avec leur syndicat, les mauvaises conditions de travail, le turn-over trop important, le non-remplacement de postes, ainsi que des démissions, des burn-out et des licenciements en cascade.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Travail
Travail
Travail

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
LES 33 000 TRAVAILLEURS DE BOEING REJETTENT A 96% LA HAUSSE DE SALAIRE DE 25%, ILS VEULENT 40%
Ils votent la grève à 96%
L'ambiance change aux USA

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Unilever PLC - société londonienne de biens de consommation à l'origine de Marmite, Dove, Persil et Lynx - entame la deuxième et dernière tranche de son programme de rachat d'actions d'un montant de 1,5 milliard d'euros, annoncé en février. La société a déjà racheté 13,4 millions d'actions pour une valeur de marché de 700,1 millions d'euros. La deuxième tranche, menée indépendamment par BNP Paribas Financial Markets SNC, réduira encore le capital social, avec un maximum de 799,9 millions d'euros d'actions devant être rachetées avant le 13 décembre.

 

Cours actuel de l'action : 4 938,00 pence, en hausse de 0,2 % à Londres vendredi matin.

Evolution sur 12 mois : +22%.

 

Par Elijah Dale, journaliste à Alliance News

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Arrêts de travail : au nom de l’austérité, l’assurance-maladie veut faire la guerre aux travailleurs malades

Interrogé par Les Échos, Thomas Fatôme, directeur général de l’assurance-maladie, prépare l’opinion à de nouveaux durcissements de l’indemnisation des arrêts de travail. Une politique austéritaire dangereuse pour la santé des travailleurs.

Thomas Fatôme au micro de France Inter Crédit photo : capture d’écran Youtube/ France Inter

Thomas Fatôme au micro de France Inter Crédit photo : capture d’écran Youtube/ France Inter

Dans un entretien publié ce dimanche dans Les Échos, Thomas Fatôme, directeur général de l’assurance-maladie, insiste sur la dégradation des comptes de la Sécurité sociale : « Le déficit de la branche maladie sera vraisemblablement plus élevé que les 11,4 milliards d’euros attendus par la commission des comptes de la Sécurité sociale en juin. ». Une sortie qui vise à pointer du doigt les arrêts de travail, jugés responsable du déficit grandissant : « Malheureusement, au premier semestre, le coût d’indemnisation des arrêts de travail est de nouveau en hausse de 8 % sur un an, ce qui est très important. 

Encore et toujours la « lutte contre la fraude »

La conclusion du patron de l’assurance-maladie est sans appel : « Il faut réfléchir à un nouveau système d’indemnisation des arrêts de travail plus soutenable financièrement. » Une préconisation qui résonne avec la proposition avancée en mai dernier par la Cour de comptes d’augmenter le nombre de jours de carence dans le secteur privé de trois à sept jours. Des sorties particulièrement alarmantes, qui laissent présager de nouvelles attaques en ces temps d’austérité. Alors que la préparation de la loi de finances et de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 sera le premier dossier brûlant du futur gouvernement Barnier, cette idée pourrait bien être remise à l’ordre du jour pour trouver une partie des 16 milliards d’euros de coupes budgétaires préconisés par le ministre de l’Économie sortant Bruno Le Maire.

Comme d’habitude concernant les arrêts de travail, la rhétorique de la lutte contre la « fraude » tourne à plein régime. Si Thomas Fatôme reconnaît que « la population active augmente et vieillit, et quand le SMIC et les salaires augmentent avec l’inflation, c’est normal que le coût d’indemnisation des arrêts augmente », il affirme toutefois que « cela n’explique pas tout ». Il annonce que l’assurance-maladie contactera les salariés en arrêt de longue durée et les médecins prescrivant à son goût « trop » d’arrêts de travail, et amplifiera la « lutte contre la fraude, en déployant dès ce mois-ci auprès des médecins de nouveaux certificats d’arrêts de travail plus sécurisés ».

La santé des travailleurs en danger

Pourtant, les facteurs explicatifs de l’augmentation des arrêts de travail ne manquent pas. Outre le vieillissement de la population active, que Thomas Fatôme reconnaît, causé par les réformes des retraites successives qui contraignent au travail des personnes vieillissantes et à la santé plus fragile, les travailleurs sont également de plus en plus exposés à des risques pour leur santé. En novembre 2023, Les Échos relayaient eux-mêmes une étude d’Empreinte Humaine et OpinionWay qui concluait qu’un salarié sur deux était en état de « détresse psychologique » et que 2 400 000 personnes étaient en risque de burn-out sévère.

Selon le baromètre de Malakoff Humanis sur l’absentéisme, en 2023, 33 % des arrêts étaient dû à des maladies infectieuses, 15 % à des troubles psy et à l’épuisement professionnel, 12 % à des troubles musculo-squelettiques et encore 7 % au covid. La détérioration des conditions de travail et leurs conséquences sur la santé physique et psychique, mais aussi l’indigence de l’État face aux maladies infectieuses telles que le covid pèsent donc lourd dans sur l’état de santé des travailleurs et, en bout de course, sur le recours aux arrêts de travail.

Le rétablissement d’un jour de carence pour les arrêts de travail dans la fonction publique en 2018 offre un recul pour mesurer les effets de la détérioration des conditions d’indemnisation sur le comportement des travailleurs malades. Analysant les effets de cette réforme dans l’Éducation nationale, les experts de l’Insee pointent une réduction du nombre d’arrêts de courte durée, mais une augmentation du nombre total de jours indemnisés. En somme, si le mécanisme des jours de carence réussit à dissuader les travailleurs malades ou psychologiquement épuisés de solliciter un arrêt de travail, cela se solde au final par une augmentation des arrêts de travail de plus longue durée, signes d’un état de santé plus dégradé. Des dispositifs qui ne font pas d’économies, mais ne servent qu’à exploiter davantage les travailleurs, au mépris de leur santé.

Arrêts de travail, maladies chroniques : les prochaines victimes du gouvernement

Dans la situation de crise politique aiguë, et acculé par une situation budgétaire très dégradée, le nouveau gouvernement pourrait donc encore une fois en profiter pour faire payer les travailleurs, au mépris de leur santé. Une attaque qui pourrait également concerner les malades chroniques, avec des préconisations de la haute administration pour raboter le régime des affections longues durées (ALD) qui permet aujourd’hui un niveau de prise en charge plus important des soins pour les maladies chroniques.

Ces mesures austéritaires inscrivent dans la droite ligne des attaques de ces dernières années telles que l’augmentation des franchises sur les boites de médicaments ou la dernières réformes des retraites. Autant de mesures qui mettent en danger la population alors que la Sécurité sociale est aujourd’hui structurellement sous-financée en raison des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les employeurs, qui ont coûté 70 milliards d’euros en 2023.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La lutte continue à Wittenheim contre les baisses de salaires et la fermeture du site

Après une semaine de débrayages, les employés du site de Wittenheim des Papillons Blancs, une entreprise adaptée qui réalise des assemblages pour Stellantis, poursuivent la lutte contre le plan austéritaire brutal de leur direction qui prévoit de fermer le site et de supprimer de nombreux acquis sociaux.

Depuis une semaine, les ouvriers du site de Wittenheim de l’entreprise adaptée alsacienne les Papillons Blancs, une association qui œuvre à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés, luttent contre le plan austéritaire brutal, proposé par la direction (« Nouvel Horizon 2024 »), destiné à économiser un million d’euros. Parmi les dispositions du plan, les travailleurs seront privés de nombreux acquis sociaux. Si l’ensemble de l’entreprise est concerné, le site de Wittenheim, qui produit des assemblages mécaniques pour le géant de l’automobile Stellantis, sera le plus durement touché.

En plus de l’augmentation du coût de la complémentaire santé, que l’entreprise prenait auparavant à sa charge, de la suppression du pont de l’ascension, de la non-comptabilisation des temps de pause comme temps de travail et de la suppression de plusieurs primes, la suppression du site est au cœur de toutes les inquiétudes : si l’entreprise s’est engagée à muter ses employés sur d’autres sites, en faisant assumer aux employés des frais de transports imprévus et potentiellement élevés, les modalités du reclassement sont très opaques. Seulement garanti pendant un an, les travailleurs risquent de perdre leur emploi au terme de cette période.

Alors que l’ensemble des syndicats du site, de la CFDT à la CFE-CGC en passant FO, à l’exception de la seule CGT, a signé les accords de négociations rédigés par la direction, les employés ont initié des débrayages de quelques heures plusieurs fois par semaine pour réclamer la réouverture du site et la suspension de toutes les mesures austéritaires du plan, cyniquement intitulé « nouvel horizon », comme l’explique Laurent Cusey, délégué syndical CGT.

Pour l’ensemble des travailleurs du site, la suppression des primes et l’augmentation du coût de la mutuelle représente un manque à gagner de 170 euros sur les salaires, une perte désastreuse pour des salariés qui, même après des décennies d’ancienneté, sont pour la plupart rémunérés au SMIC, comme le souligne Bernard, ouvrier depuis 34 ans sur le site : « Ça fait 34 ans que je suis là. Sans la prime qu’on va nous enlever, j’arrive à pratiquement 1200, cela va devenir impossible de vivre. Avec la fermeture du site, ceux qui sont encore ici vont être reclassés mais rien ne dit que cela va durer longtemps. La direction n’en a rien à foutre de nous, elle vit dans un autre monde. Ils ont leur salaire, ils sont bien confortables alors que nous on est sous crédit, ils ont du mal à survivre et ils ont encore des années avant la retraite ».

Face à ces attaques brutales, qui condamnent les travailleurs aux salaires déjà faibles à une précarité aggravée, et en dépit de la faible résistance que les syndicats ont opposé lors des négociations, les travailleurs de Wittenheim, soutenus par la CGT, poursuivent une lutte exemplaire, au cœur du secteur automobile, pour de meilleures conditions de travail et l’augmentation des salaires. Alors que les travailleurs sont en train de mettre en place une caisse de grève, pour durcir leur mobilisation, il faudra être prêt à les soutenir dans leur combat.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
18e baromère de la pauvreté et de la précarité 2024 du Secours populaire français

Le 18e baromètre de la pauvreté et de la précarité, réalisé par Ipsos pour le Secours populaire français, brosse le tableau d'une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé, en particulier pour les populations des zones rurales.

 

Les difficultés financières des Français ne faiblissent pas malgré une légère accalmie sur le front de l’inflation. C’est ce que montre la 18e édition du baromètre de la pauvreté et de la précarité Ipsos / Secours populaire* : deux Français sur cinq disent désormais avoir traversé « une période de grande fragilité financière » au moins à un moment de leur vie. Jamais ce niveau n’a été aussi élevé depuis le pic enregistré en 2013. Le niveau de difficulté est tel qu’au total, 62 % des Français déclarent avoir connu la pauvreté ou avoir été sur le point de la connaître. Un chiffre en hausse de 4 points par rapport à 2023.

Lire le lien ci-dessous.

Pendant ce temps, le président de la République a choisi un premier ministre de droite dans un groupe LR ne comptant qu'une quarantaine de députés. L'extrême droite est le premier parti politique en France. La marmite bout mais n'explose pas. Trouvez l'erreur... ou pas ...

Dès lors, j'ai mis cette chronique dans la catégorie" Chemins de Faire". L'on ne sait jamais...

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Un hommage a été rendu, mardi à Paris, à Sylvie Trémouille et Daniel Buffière, deux contrôleurs assassinés par un agriculteur, le 2 septembre 2004, en Dordogne. Confrontés à une recrudescence d’actes hostiles, les agents de l’inspection dénoncent la remise en cause de la légitimité de leurs missions.

Ils peuvent encore dire, au détail près, ce qu’ils faisaient et où ils se trouvaient à la minute où ils ont appris, le 2 septembre 2004, que deux de leurs collègues venaient d’être tués dans l’exercice de leurs missions.

Vingt ans plus tard, le traumatisme est encore vivace parmi les agents de l’inspection du travail, réunis ce mardi 10 septembre à Paris, à l’appel d’une large intersyndicale (dont la CGT, SUD travail, la CNT, FO et la CFDT), à quelques pas de leur ministère de tutelle. Venus de plusieurs départements, une centaine d’entre eux ont convergé dans la capitale pour une journée d’hommage national.

Au cœur du rassemblement, en présence de la députée France insoumise (FI) Danielle Simonnet et de l’ancien inspecteur du travail devenu député européen FI, Anthony Smith, venus apporter leur soutien, un représentant de l’intersyndicale rappelle, dans leur crudité, les faits qui ont conduit à l’engrenage.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Logo Convergence
 
Quand la précarité gagne du terrain


Le 18e baromètre de la pauvreté et de la précarité vient d'être publié. Réalisé par Ipsos pour le Secours populaire français, il brosse le tableau d'une précarité qui s'aggrave, en particulier en zone rurale.

Les difficultés financières des Français ne faiblissent pas malgré une légère accalmie sur le front de l'inflation : deux Français sur cinq disent désormais avoir traversé « une période de grande fragilité financière » au moins à un moment de leur vie. Jamais ce niveau n'a été aussi élevé depuis le pic enregistré en 2013. Le niveau de difficulté est tel qu'au total, 62 % des Français déclarent avoir connu la pauvreté ou avoir été sur le point de la connaître. Un chiffre en hausse de 4 points par rapport à 2023.

Cette fragilité financière touche en premier lieu les catégories populaires, que l'on retrouve notamment dans les communes rurales : le niveau y monte à 69 %. Le ressenti dans les zones rurales a été particulièrement interrogé dans cette édition du baromètre 2024, en raison des témoignages recueillis sur le terrain.

La pauvreté à 2€ du Smic

La vulnérabilité de nombreux ménages se reflète dans la hausse, pour la 3e année consécutive, du "seuil de pauvreté subjectif" : une personne seule doit désormais disposer de 1 396 euros par mois pour ne pas être considérée comme pauvre, selon les Français. Au terme d'une hausse de 19 euros par rapport à 2023, le "seuil de pauvreté subjectif" n'avait jamais été porté aussi haut, à juste 2 euros du Smic pour un temps plein.

Pour la 3e fois, le baromètre est complété par une enquête menée dans 10 pays européens montrant que près d'un tiers des habitants du continent (29 %) se considère confronté à la précarité. Si la situation est préoccupante sur tout le continent, près de la moitié de la population est concernée en Grèce (46 %) et en Moldavie (45 %).

SUITE :

ICI

Publié par FSC

Voir les commentaires

Visiteurs

547288

 

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog