SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

« Lead » : Le plan d’Airbus pour faire payer sa mauvaise gestion aux travailleurs

Début juillet, la direction d'Airbus a annoncé un plan d'austérité nommé « LEAD ». Alors que les carnets de commandes d'Airbus sont remplis, la direction justifie cette attaque par des difficultés de production qui sont, en grande partie, dues à ses choix stratégiques qui ont conduit aux suppressions massives d'emplois de la période Covid.

 
« Lead » : Le plan d'Airbus pour faire payer sa mauvaise gestion aux travailleurs

Crédits photo : Metronews Toulouse, assemblage A350, 2013 (CC BY-NC-ND 2.0 Deed)

Un plan d’austérité qui marque un tournant sur les embauches

Jeudi 11 juillet, Christian Scherer, directeur général d’Airbus Avions, annonçait la mauvaise nouvelle aux travailleurs du géant aéronautique : un plan nommé « LEAD » va être appliqué dans les prochains mois. Si le syndicat FO Airbus le présente comme un « projet d’optimisation des coûts », c’est en réalité un plan d’austérité important qui se dessine pour les travailleurs d’Airbus.

En effet, la direction annonce d’ores et déjà le gel des embauches pour les cadres (principalement les ingénieurs) et une « adaptation du recrutement » concernant la production. Elle a aussi évoqué la perspective d’un arrêt de « projets internes non critiques » et « d’engager des mobilités internes vers les activités essentielles » selon un porte-parole du groupe cité dans La Tribune.

Les mesures seront précisées lors du prochain CSE (comité économique et social) en septembre, mais d’ors et déjà, elles présagent d’une attaque importante contre les travailleurs de l’avionneur. Cette austérité cible à priori les embauches, mais pourrait également imposer des transferts forcés de salariés d’une branche à une autre. «  Ce n’est pas un plan social au sens classique du terme, mais les effectifs vont être regardés à la loupe, il y aura des transferts. Concrètement, ce n’est pas clair », déplore Patrice Thébault, coordinateur CGT Airbus, au journal Actu Toulouse

Une orientation qui constitue un tournant par rapport aux deux précédentes années marquées par un recrutement record, après que le patronat de l’aéronautique ait réduit brutalement ses effectifs avec l’arrivée du covid.

Des difficultés de productions en cause, mais qui sont les responsables ?

La direction d’Airbus justifie ces économies sur le dos des travailleurs par la révision à la baisse de ses livraisons pour 2024. En effet, le 24 juin, Airbus annonçait qu’il n’arriverait à produire « seulement » 770 avions au lieu des 800 promis. Cette différence de 30 avions produits peut paraître plutôt anodine, mais pour la direction c’est un élément central car l’entreprise gagne surtout de l’argent au moment de livrer l’avion.

« Ces annonces ont provoqué une chute de l’action Airbus (revenue au niveau de l’an dernier), ce qui affole les dirigeants du groupe alors même que les indicateurs économiques (chiffre d’affaires, commandes, trésorerie) sont en croissance et sans commune mesure avec Boeing » explique un communiqué syndical de la CGT Airbus. Cette pression à l’austérité est donc surtout le fait des actionnaires qui voient leurs perspectives de dividendes moins élevées que prévu.

Ce plan austéritaire vise donc à maximiser les profits alors que la situation économique de l’entreprise est au beau fixe. Avec 3,8 milliards d’euros de bénéfices nets pour l’année 2023 soit le troisième profit le plus important de son histoire, après les 4,2 milliards d’euros dégagés en 2022, le géant aéronautique se porte à merveille. A cela s’ajoute un carnet de commande (8 600 avions fin 2023) qui n’as jamais été aussi rempli et des perspectives d’un marché aéronautique, certes très optimistes, qui prévoient un besoin pour les compagnies aériennes de 42 000 avions neufs d’ici à 2040.

Sur cette base, la CGT Airbus dénonce « un plan injustifié et dangereux » affirmant que les « difficultés de production sont réelles mais provoquées par les décisions managériale ». L’avionneur connaît donc des difficultés de production mais qui sont liées aux difficultés de la montée en cadence prévue car Airbus produira 35 avions de plus qu’en 2023 et 110 de plus qu’en 2022.

Mais si Airbus n’arrive pas à atteindre les objectifs fixés, c’est non seulement dû à « la décision désastreuse en 2020 de supprimer des dizaines de milliers d’emplois dans le groupe et dans la sous-traitance » comme le dénonce la CGT, mais aussi à l’organisation extrêmement complexe qu’a développé la multinationale avec un recours massif à la sous-traitance pour baisser ses coûts de production. Une « chaîne d’approvisionnement » fragile et complexe qui fait défaut aujourd’hui à Airbus, notamment au niveau de la production des moteurs.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer

Quoi qu’il en soit, ce sont les travailleurs d’Airbus qui subiront les conséquences du plan d’austérité « LEAD ». Le patronat de l’aéronautique a déjà montré tout le mépris qu’il porte à ses salariés ces dernières années. En effet, l’arrivée du Covid avait donné lieu à une casse sociale massive supprimant des dizaines de milliers d’emplois en France chez les donneurs d’ordre mais aussi chez les sous traitants.

Après une reprise importante du secteur et des bénéfices records pour Airbus en 2022, les travailleurs ont vu aussi leur salaires réels baisser. Comme le note la CGT Airbus, le groupe aéronautique a pratiqué une « politique de gel du salaire moyen : le salaire moyen dans le groupe fin 2023 était inférieur à celui de 2018, malgré une inflation à deux chiffres pendant la période ».

A cela s’est ajouté une dégradation des conditions de travail avec le projet « Reload » qui a cassé de nombreux acquis par une refonte des différents accords d’Airbus. De plus, l’augmentation des cadences s’est faîte sans embauches à la hauteur entraînant une surcharge de travail pour certains secteurs. La politique de frein à l’embauche annoncé par le plan « LEAD » ne fera que renforcer cette contradiction et ne peut promettre aux travailleurs de l’avionneur qu’une dégradation accrue des conditions de travail.

Face à cette situation, c’est par la mobilisation qu’il sera possible d’imposer le retrait du plan « LEAD » mais aussi une amélioration des conditions de travail et de meilleurs salaires. Les travailleurs de l’aéronautique n’ont pas à payer les conséquences de la casse sociale engendrée par le patronat de l’aéronautique ou encore de la voracité toujours plus exacerbée des actionnaires. C’est au patronat et aux actionnaires qui se gavent des profits records engendrés ces dernières années de payer la facture.

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« Pas de treizième mois, pas de JO » : débrayage pour les salaires à l’hôtel du Comité Olympique

Les travailleurs de l’hôtel de luxe privatisé à grand frais par le Comité International Olympique ont débrayé jeudi pour exiger des augmentations de salaires dans le cadre de leurs NAO.

Crédits photo : capture d’écran vidéo UD CGT Paris

Crédits photo : capture d’écran vidéo UD CGT Paris

Jeudi matin, les travailleurs de l’Hôtel du Collectionneur, le cinq étoiles entièrement privatisé par le Comité International Olympique pendant les JO, se sont mis en grève pour exiger des augmentations de salaires dans le cadre de leurs Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).

Alors que la direction ne veut rien lâcher, une trentaine de grévistes ont débrayé de 7h à 9h30, à la veille de la cérémonie d’ouverture. Joint par Révolution Permanente, Loris Toufanian, le délégué CGT de l’hôtel, explique : « il n’y a pas eu d’augmentations de salaire depuis sept ans, alors que c’est un des hôtels les plus rentables de Paris. En plus, l’hôtel s’est servi de la fermeture du covid pour revenir sur tous les accords d’entreprise : plus de 13eme mois, plus de jours de congés pour les enfants malades, etc. Un plan de licenciement de 92 personnes attise également la colère. ». C’est le quatrième débrayage de ce genre depuis le début des NAO, en juin.

9,5 millions d’euros de dividendes ont été versés l’année dernière. Le coût astronomique de la privatisation (22 millions d’euros), et donc les profits-monstres à venir, attisent logiquement la colère. « Nos revendications coûteraient annuellement 1 million à l’employeur, donc un vingtième du montant du contrat des JO. », explique Loris Toufanian.

Le débrayage avait également pour but de lutter contre l’interdiction de pénétrer dans les locaux qui vise le délégué syndical. Il a en effet été privé de l’accréditation de la CIO nécessaire pour accéder au site, et ne peut plus se rendre sur son lieu de travail alors même que les NAO continuent. «  Je redeviens une menace parce qu’on est en pleine NAO. Leur objectif c’est d’essayer de casser le mouvement, ils s’attaquent à moi pour s’attaquer à tous les travailleurs.  », dénonce Loris Toufanian. Une répression syndicale scandaleuse, permise par l’ensemble des instruments sécuritaires déployés à l’occasion des Jeux Olympiques et face à laquelle les travailleurs de l’Hôtel du Collectionneur ont eu la meilleure des réponses.

Les travailleurs du site ont envoyé un ultimatum à leur patron et attendent des propositions lundi, date à laquelle le mouvement pourrait reprendre. Après les artistes-interprètes de la cérémonie d’ouverture qui se sont mobilisés pour leurs salaires et leurs conditions de travail, les travailleurs de l’hôtellerie sont plus que jamais légitimes à relever la tête et à imposer par la grève, et s’il le faut pendant les JO, les justes rémunérations qu’ils méritent. D’autant plus face à des patrons qui se gavent sur l’évènement et en profitent pour réprimer les militants syndicaux.

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Licenciement du délégué CGT Christian Porta : le feuilleton judiciaire entre le salarié et le géant agricole InVivo continue

L’avenir du délégué CGT de la boulangerie industrielle Neuhauser du groupe InVivo, à Folschviller en Moselle, est incertain. Si l'inspection du travail et les prud'hommes ont invalidé le licenciement de Christian Porta survenu fin avril pour "harcèlement moral", son entreprise, elle, refuse toujours de le réintégrer.

 

Le boulanger industriel Neuhauser, une filiale du géant agricole français InVivo, compte 280 employés dans son usine de Folschviller en Moselle et produit des pains et des viennoiseries pour la grande distribution, notamment Lidl. Christian Porta, salarié et délégué CGT au sein du site mosellan, a été licencié fin avril 2024 pour "harcèlement moral" contre sa direction et plusieurs employés. Depuis, différentes procédures judiciaires ont invalidé son licenciement mais l’entreprise refuse de réintégrer le salarié. Le bras de fer entre les deux parties, qui dure déjà depuis plusieurs mois, semble parti pour durer.

Je ne suis toujours pas réintégré et je ne peux pas exercer mon mandat syndical

Christian Porta, délégué CGT et salarié chez Neuhauser

 

Ce matin du mardi 23 juillet 2024 à Forbach (Moselle), plusieurs dizaines de soutiens de Christian Porta sont au rendez-vous pour exiger la réintégration du cégétiste. Deux nouvelles audiences ont lieu dans la journée, la première à 10h30 devant les prud'hommes de Forbach dans le but d'invalider la nouvelle procédure de licenciement de l'intéressé, l'autre à 15 heures devant le tribunal judiciaire de Sarreguemines visant à préserver les mandats syndicaux du cégétiste. "J’ai été mis à pied le 7 février 2024 et licencié le 23 avril, malgré les premières décisions du tribunal judiciaire de Sarreguemines et de l'inspection du travail en ma faveur. Je ne suis toujours pas réintégré et je ne peux pas exercer mon mandat syndical", déplore Christian Porta, par ailleurs militant à Révolution Permanente. Affaire à suivre, le délibéré des prud'hommes est attendu le 2 août.

Une figure médiatique du syndicalisme en Moselle

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Depuis la mise à pied de leur collègue, plusieurs salariés de Neuhauser à Folschviller ont entamé une grève reconductible pour le soutenir et protester contre son licenciement, notamment en paralysant la production par le biais d'opérations "usine morte". Pour cause, Christian Porta est l’une des figures médiatiques du syndicalisme en Moselle. Salarié depuis 2015 dans cette usine, il y a monté dès 2016 une section syndicale CGT. "Nous nous sommes fait connaître dans le territoire pour notre lutte contre les licenciements économiques, notre combat pour l’augmentation des salaires, l'obtention des 32 heures hebdomadaires payées 35 et la redistribution à des associations de denrées encore aptes à la consommation que l’entreprise voulait jeter pendant le Covid", se félicite le cégétiste.

La justice nous a donné raison lors de toutes les audiences

Maître Elsa Marcel, avocate de Christian Porta

 

Preuve de "la confiance qui s’est instaurée en huit ans avec les salariés, une personne sur trois est syndiquée dans cette usine (un ouvrier sur deux) et la CGT a obtenu 74% lors des dernières élections syndicales", rapporte Christian Porta. Pourtant, depuis sa mise à pied pour "harcèlement moral" envers sa direction et certains de ses collègues, le feuilleton judiciaire n’en finit pas pour le syndicaliste. Malgré les différentes décisions judiciaires rejetant son licenciement, InVivo refuse toujours l’accès au site de Neuhauser au salarié syndicaliste. "La justice nous a pourtant donné raison lors de toutes les audiences mais InVivo s’oppose toujours à la réintégration de Christian Porta et refuse de reconnaître ses mandats syndicaux", fustige Maître Elsa Marcel, son avocate.

Nous avons reçu une vingtaine témoignages de salariés qui témoignent de cas de harcèlement de la part de Christian Porta

Sébastien Graff, DRH du groupe InVivo

 

La direction du groupe InVivo maintient pourtant sa position. Elle accuse toujours Christian Porta de harcèlement moral et reproche entre autres au syndicaliste d'avoir "commis des faits d’intrusion dans l’entreprise" après son licenciement. Si Christian Porta rejette ces accusations en indiquant "accomplir simplement son travail de syndicaliste", son employeur n'est pas du même avis.

"L’inspection du travail n’a pas effectué correctement son travail d’enquête et a invalidé l’accusation de harcèlement moral. Pourtant, il y a bien eu plusieurs menaces et intimidations sur la direction et les employés. Nous avons reçu une vingtaine témoignages de salariés qui décrivent des cas de harcèlement de sa part. On veut protéger ceux qui ont témoigné et qui craignent d’aller au travail. Il y a des gens qui ne dorment plus, qui se sentent menacés. Nous sommes très professionnels dans l’approche de ce dossier, nous ne pouvons pas le réintégrer dans ces conditions", soutient Sébastien Graff, le directeur général en charge des ressources humaines, de la communication et des projets stratégiques du groupe InVivo.

Le géant agricole "assume" l'éviction du syndicaliste

Le caractère "inédit" de cette affaire a transformé le duel entre Christian Porta et InVivo en une bataille d'ampleur nationale. Une tribune publiée fin mai 2024 sur Mediapart, titrée "Tentative de licencier un syndicaliste malgré le refus de l'inspection du travail : défendons les droits syndicaux", a ainsi été cosignée par plusieurs organisations syndicales, inspecteurs du travail, avocats et juristes. "On demande simplement que les décisions de justice soient respectées. Selon moi, c’est une démarche idéologique de la part d'InVivo. C'est un problème démocratique majeur, symptomatique de la vague de répression syndicale dans le pays", regrette Me Elsa Marcel. Dans ce contexte tendu et face "aux atteintes à l’exercice du droit syndical" de Neuhauser-InVivo, "le tribunal judiciaire de Sarreguemines a décidé fin mai 2024 de transmettre les éléments de la procédure au procureur de la République, en application de l’article 40 du code de procédure pénale".

Nous sommes prêts à négocier avec lui et à lui permettre une sortie par le haut pour qu’il parte et évite d'entraîner des conséquences désastreuses pour l’usine

Sébastien Graff, DRH du groupe InVivo

 

De son côté, InVivo ne compte pas céder. "Nous n'avons aucun problème avec les autres syndicalistes présents dans le groupe, nous sommes ouverts au dialogue. Christian Porta n'est pas un simple syndiqué. C'est un militant extrêmement virulent qui exerce une pression sur les autres employés. Il se vante, entre autres, d’avoir "viré plusieurs directeurs". Il a mis à mal le bon fonctionnement de l'entreprise, notamment avec des grèves à répétition, et a intimidé plusieurs salariés. Aujourd’hui, il est surtout soutenu par l'extérieur et a de moins en moins de soutiens internes. Par ailleurs, il s'inscrit clairement et publiquement comme un ennemi d’InVivo, alors que nous faisons vivre des milliers de personnes. Nous sommes prêts à négocier avec lui et à lui permettre une sortie par le haut pour qu’il parte et évite d'entraîner des conséquences désastreuses pour l'usine de Folschviller et ses 280 employés", insiste le DRH du groupe InVivo.

Fin juillet 2024, plusieurs procédures judiciaires sont encore en cours dans le cadre de cette affaire. Le géant InVivo est l'un des premiers groupes agricoles européens (il possède notamment Gamm Vert, Jardiland, le groupe agroalimentaire Soufflet). Cette union de coopératives agricoles annonce 12,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploie plus de 14.000 personnes sur 90 sites répartis dans 36 pays.

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Le burn-out est reconnu comme une maladie par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2019.  Photo illustration Serge Mercier

Le burn-out est reconnu comme une maladie par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2019. Photo illustration Serge Mercier

Le Conseil d’État a récemment tranché, allant dans le sens de nombreuses fédérations de médecins. Les arrêts maladie pour burn-out pouvaient jusqu'alors être contestés par les employeurs et faire craindre une sanction disciplinaire aux prescripteurs. Ils sont désormais considérés comme légitimes.

La décision du Conseil d'Etat a soulagé les médecins, qui s'en félicitent même. Dans un arrêt publié le 28 mai dernier, la plus haute juridiction administrative a confirmé l’annulation d’une décision de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins, datée de 2022, qui avait sanctionné une généraliste pour avoir prescrit un arrêt de travail au motif de "burn out".

La décision du Conseil d'Etat pourrait ainsi désormais faire jurisprudence, tandis que jusqu'alors les employeurs avaient la possibilité de contester le motif du burn-out, jusqu'à attaquer en justice les prescripteurs. En effet, le Code de la Santé Publique interdit tout certificat médical "tendancieux" ou "de complaisance". Ces derniers font référence à des congés maladie prescrits de manière abusive, sans réelles justifications médicales.

Aussi, certains employeurs ont accusé les médecins, qui constataient l'existence d'un syndrome d'épuisement professionnel, d'émettre ce genre de certificat. Or, le Conseil d'Etat considère que cette seule mention ne constitue pas une faute déontologique de la part du médecin qui l’établit. Cette position acte de fait que les arrêts maladie prescrits pour burn-out ne sauraient être considérés comme des "certificats de complaisance".

"Ils ne s'inventent pas des pathologies"

"Il est fréquent que l'on reproche aux médecins les arrêts pour burn-out, note Aurore Baudoin-Haloche, qui exerce à Marseille. On estime que les docteurs n'ont pas le droit de faire un lien de cause à effet, n'étant pas sur place, sur le lieu de travail. Pourtant ce motif est récurrent, et même de plus en plus, constate la professionnelle de santé. Certains vivent mal la pression, des professions y sont plus exposées. C'est important que ce mal soit reconnu. On voit des patients être détruits du burn-out, qui peut résulter de harcèlement, ou de surmenage. Avoir la reconnaissance de son mal aide à se reconstruire, c'est leur dire qu'ils ne s'inventent pas des pathologies."

L'occasion de rappeler que le burn-out est reconnu comme une maladie par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2019. L'OMS le définit "comme un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail". De son côté, la Haute Autorité de Santé (HAS), le caractérise par un "épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel".

Des conflits employeur-employé

Un arrêt qui satisfait donc les professionnels de santé. "Les CODM (Conseil national de l‘Ordre des médecins Ndlr) se trouvent surchargés par ces dossiers où le médecin est mêlé, malgré lui, dans un conflit employeur-employé. Cela représente plusieurs dossiers chaque mois", a rappelé la Fédération des Médecins de France, dans un communiqué, suite au jugement rendu. La FMF regrette que "les avocats défendant les employeurs refusent systématiquement tout lien entre une pathologie, notamment psychologique, et l’activité professionnelle, ce qui place en situation difficile notamment les psychiatres spécialisés dans les psychopathologies au travail qui sont interrogés sur le sujet par les médecins du travail et se retrouvent alors systématiquement poursuivis."

Cette décision du Conseil d'État devrait rassurer les professionnels de santé qui pourront désormais constater librement les symptômes de cette pathologie.

Par Chanaël CHEMIN

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Eh il veut continuer CONTRE l'urgence des mesures sociales en essayant de gagner du temps pour satisfaire notamment le patron des patrons, Patrick Martin  arc-bouté contre l'augmentation du SMIC !

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La fortune des 500 Français les plus riches
dépasse 1 200 milliards d’euros
pour la première fois
 

On a beau le savoir, savoir également que ces gens-là détiennent de fait la quasi totalité de médias, on se dit que réussir à faire croire que ce sont les immigrés, les gens qui vivent avec le RSA qui sont la cause de nos problèmes avec les budgétivores c’est vraiment fort de café…

Et pourtant les faits sont là, les Français ont voté en majorité pour ces gens-là tout en exprimant une colère contre leur mal vie… c’est ça la fascisation et la manière dont les conservateurs comme les libéraux libertaires finissent par s’y rallier en défense de cette caste… contre les “partageux”… en utilisant une petite délinquance qui, in fine, comme tous les lumpen prolétariats se retourne contre les intérêts du peuple et d’abord ceux des prolétaires auquel on les identifie…

Mais au sein duquel ils font régner une violence bien utile pour masquer la véritable violence du capital… son accumulation forcenée… et pour donner des prétextes à la répression…

note de Danielle Bleitrach histoireetsociete

Selon le classement annuel du magazine “Challenges”, les dix premières fortunes accaparent même 693 milliards d’euros.

Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions Publié le 18/07/2024

Bernard Arnault, PDG de LVMH, à Paris le 18 avril 2024. (MIGUEL MEDINA / AFP)
Bernard Arnault, PDG de LVMH, à Paris le 18 avril 2024. (MIGUEL MEDINA / AFP)

 

Un record de richesse. En 2024, la fortune cumulée des 500 plus riches Français dépasse pour la première fois les 1 200 milliards d’euros, selon le classement annuel du magazine Challenges, publié jeudi 18 juillet. Au total, les 500 plus grandes fortunes totalisent ainsi 1 228 milliards d’euros, soit 5% de plus qu’en 2023. Et les dix premiers noms de ce classement accaparent 693 milliards d’euros.

Bernard Arnault, à la tête de LVMH, trône toujours en haut du podium avec 190 milliards d’euros. La famille Hermès arrive deuxième, avec 155 milliards, soit une hausse de 17 milliards d’euros, devant Alain et Gérard Wertheimer, héritiers de Chanel, avec 115 milliards.

Françoise Bettencourt Meyers, à 84 milliards d’euros avec sa famille, arrive 4e et reste la Française la plus fortunée dans un classement largement dominé par les hommes.

Le nombre de milliardaires progresse

Les patrimoines de Bernard Arnault et François Pinault (8e au classement avec près de 24 milliards d’euros) ont par ailleurs “reculé de plusieurs milliards d’euros, notamment en raison des difficultés du marché chinois”, qui ont pesé sur les cours de bourse, commente Challenges.

En parallèle, le nombre de milliardaires progresse à 147, contre 141 en 2023 et 67 il y a dix ans. La fortune minimale pour figurer parmi les 500 plus riches Français est désormais de 245 millions d’euros, contre 235 l’année dernière et 80 en 2014.

Publié par FSC

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Censé aider les salarié·es à faire face à l'inflation, le projet de loi sur le partage de la valeur se concentre sur les primes et l'intéressement, sans aborder la question des salaires. Pour la CGT, ce n'est pas satisfaisant – explications.

Pour partager vraiment la valeur, une seule solution : augmenter les salaires !
Le trompe-l’œil de la loi sur le partage de la valeur

Le projet de loi sur le partage de la valeur a récemment été adopté par le Sénat après avoir été débattu à l’Assemblée nationale.

Cette future loi fait la part belle au dispositif d’intéressement, de participation et de prime de « partage de la valeur » créée en 2022.

En revanche, la question fondamentale des salaires est totalement absente et le patronat reste dans le déni au sujet du partage des richesses créées par le travail. Le préambule du projet de loi indique que la part des salaires dans les richesses créées est stable. C’est bien le contraire ! Les entreprises du CAC 40 ont bénéficié d’une hausse de 15 % des profits en six mois, grâce à l’inflation !

Pour partager vraiment la valeur, une seule solution : augmenter les salaires !
Le mirage des primes

Les primes sont par nature aléatoires et décidées unilatéralement par les patrons : elles ne sont pas pérennes alors que le coût de la vie l’est clairement et durablement.

Les primes se substituent de plus en plus aux augmentations de salaire. Ce n’est pas la CGT qui le dit, c’est le Conseil d’analyse économique dans une note du 18 juillet 2023 : « L’intéressement et la prime de partage de la valeur sont plus propices à la substitution étant donné leur plus grande souplesse et le caractère volontaire de leur implémentation. »

Le fait que les primes remplacent petit à petit le salaire a des conséquences catastrophiques sur les finances publiques et le financement de la Sécurité sociale. Comme l’intéressement, la prime « de partage de la valeur » (PPV) n’est pas assujettie aux cotisations sociales, c’est-à-dire la part du salaire qui est socialisée et retenue pour financer la Sécurité sociale et les retraites. Cette exonération comme les autres n’est, en réalité, qu’une baisse de salaire.

Pire ! La loi prévoit aussi la possibilité que cette prime soit placée sur un plan d’épargne entreprise ou épargne retraite. C’est-à-dire que les sommes soient placées dans des produits de retraite par capitalisation, qui échappent à notre système de protection sociale et de retraite solidaire et intergénérationnelle.

Pour partager vraiment la valeur, une seule solution : augmenter les salaires !
Le salaire doit rester une priorité et permettre à chacun·e d'en vivre décemment

Il faut augmenter tous les salaires :

  • indexer les salaires sur les prix avec l’échelle mobile des salaires ;
  • augmenter le Smic à 2 000 euros bruts par mois pour 32 heures hebdomadaires ;
  • augmenter les minima de branches et garantir une échelle qui reconnaît les qualifications et permet de vrais déroulements de carrière ;
  • augmenter tous les salaires dans l’entreprise : ouvrir dès l’automne partout des négociations sur des hausses générales de salaire.

Des salaires adaptés aux qualifications :

Pour partager vraiment la valeur, une seule solution : augmenter les salaires !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

C'est par là qu'il faut commencer pour instaurer la justice.

En ne se contentant pas d'une redistribution des richesses mais en leur otant les moyens de leur domination : la propriété des grands moyens de production et d'échange, la propriété des grands moyens d'information garantissant leur " hégémonie culturelle" ..

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Le Monde, le 10 juillet 2024

 

Le sociologue constate, dans une tribune au « Monde », que la médecine et l’inspection du travail sont aujourd’hui totalement démunies, et il plaide pour le retour d’un authentique droit à la santé au travail.

 

Chaque jour, plus de deux salariés meurent d’un accident du travail en France, plus de 1 500 accidents du travail engendrent un arrêt de travail et plus de 120 nouvelles maladies provoquées par l’activité professionnelle sont reconnues et indemnisées par l’Assurance-maladie. Pour beaucoup trop de Français, le travail est une source de danger et de maladie. Il est parfaitement possible d’améliorer cette situation et d’ouvrir ainsi un horizon de conquête sociale fondamentale pour de nombreux concitoyens, notamment issus des classes populaires.

 

Ces chiffres devraient alerter sur l’état des conditions de travail, d’autant qu’ils affichent une inquiétante stabilité depuis plus de dix ans et qu’ils sous-estiment l’impact réel des conditions de travail sur la santé des travailleurs. Chaque année, moins de 300 cancers sont effectivement reconnus comme maladies professionnelles – hormis ceux liés aux expositions à l’amiante –, alors que les épidémiologistes les plus prudents estiment que le nombre de cancers liés au travail est au moins vingt fois supérieur ; un rapport de Santé publique France, publié en avril 2023, montre que les pathologies professionnelles non reconnues, à commencer par la souffrance psychique, ne cessent de progresser.

 

Le problème déborde la seule expérience de la maladie : selon les chiffres du ministère du travail, 37 % des actifs français occupés déclarent leur travail « insoutenable », au sens où ils ne se sentent pas capables de tenir jusqu’à la retraite.

 

Souffrance silencieuse

 

Ces chiffres dissimulent par ailleurs de profondes inégalités sociales face à la possibilité de pouvoir faire de son travail un facteur de développement de sa propre santé. Ce sont les classes populaires qui sont les plus durement touchées : ouvriers du BTP, aides à domicile, travailleurs du nettoyage et de l’industrie agroalimentaire, intérimaires, salariés des entreprises sous-traitantes dans l’industrie ou de la logistique… Une souffrance silencieuse parce que tue et dissimulée, qui nourrit le ressentiment social et son expression politique.

 

Notre système de santé au travail, premier pilier de l’Etat social, construit dès la fin du XIXe siècle, est en crise. Harcèlement moral, suicides liés au travail, risques psychosociaux, burn-out, mal-travail… Cela fait plus de deux décennies que les chiffres sont à la hausse et que les corps professionnels chargés de ces problématiques, médecine du travail et inspection du travail au premier chef, connaissent des réformes régulières, destinées, prétendument, à rendre leurs actions plus efficaces, mais contribuent à en réduire le nombre et les moyens. Cela fait aussi vingt ans que l’on constate les faibles effets de ces réformes ainsi que la faible progression d’une culture de prévention dans les organisations, etc.

 

En réalité, une bonne part de l’incapacité à progresser tient à la faiblesse et la centralisation du dialogue social sur ces questions. En outre, la disparition des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) provoquée par les ordonnances travail de septembre 2017 ont sapé un peu plus les capacités d’intervention collective sur les situations de travail. A l’échelle nationale, la gouvernance du système français de santé au travail apparaît très lacunaire. « Défaut de pilotage », « manque de lisibilité », « paysage fragmenté », « multiples cloisonnements »… Les rapports publics dressent un constat sévère, les propositions de réforme peinent à se concrétiser et les moyens manquent globalement pour agir.

 

« Modèle de la hâte »

 

En 2005, 70 % des salariés du privé déclaraient avoir eu une visite avec un médecin du travail ou une infirmière au cours des douze derniers mois ; ils ne sont plus que 39 % en 2019. On ne compte aujourd’hui qu’un inspecteur du travail pour près de 11 000 salariés, ce qui limite fortement leur influence. Le tour de vis budgétaire que subit l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), chargé de la recherche, de l’information et de la formation sur les risques professionnels et leur prévention, ne fait que renforcer le sentiment que le travail et la santé au travail, pourtant régulièrement placés à l’agenda politique, échappent aux priorités de l’action publique.

 

Ces constats font douter de la possibilité de rendre effectif un authentique droit à la santé au travail. L’exercice de ce droit, de cette liberté, se fonde sur des instruments institutionnels et des dynamiques collectives qui sont aujourd’hui profondément fragilisés. Par-delà la nécessaire refondation institutionnelle du système de santé au travail, unanimement proposée dans les rapports publics récents, il faut se donner collectivement les moyens de surmonter la difficulté à agir dans les entreprises, au plus près des situations de travail.

 

Cela suppose d’abord de faire évoluer notre perception des problèmes du travail et de la santé au travail, prisonnière des statistiques de sinistralité des accidents du travail et des maladies professionnelles. Les problèmes ont évolué. Même si nous peinons à les qualifier clairement, ils ont à voir avec la façon dont le travail est organisé, piloté, prescrit et contrôlé. Sur fond d’intensification du travail, un « modèle de la hâte » (Le Travail pressé, de Corinne Gaudart et Serge Volkoff, Les Petits Matins, 2022) s’est imposé dans les organisations du travail, souvent posé comme collectivement incontestable, non discutable, non négociable, et dont les conséquences se traitent à un niveau individuel, voire personnel.

 

L’ignorance managériale des conditions réelles de réalisation de l’activité de travail sape progressivement les fondements même du sens du travail. C’est ce silence imposé qu’il faut briser, cette certitude non questionnée et non débattue sur ce que le travail devrait être qu’il faut combattre. Cela passe par la réinvention de pratiques de dialogue au plus près du travail réel pour développer les ressources nécessaires à la réalisation d’un travail émancipateur et facteur de santé.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le patronat a tout intérêt à ce que nous soyons divisé·es. 

 

Nos droits ne nous ont pas été donnés mais gagnés par nos luttes. 

 

Nous, salarié·es, nous rassemblons au sein de la CGT pour défendre nos intérêts et gagner des nouveaux droits.

Le syndicalisme est d'utilité publique : avec la CGT je me défends
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Le syndicalisme est d'utilité publique : avec la CGT je me défends
Le syndicalisme est d'utilité publique : avec la CGT je me défends
Le syndicalisme est d'utilité publique : avec la CGT je me défends
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le géant britannique de l'agroalimentaire et des produits d'hygiène a entamé des discussions avec différents fonds en vue de la cession de son pôle glaces (Ben & Jerry's, Magnum et Wall's) pour environ 18 milliards d'euros, selon Bloomberg.Marie-Josée Cougard avec Neïla Beyler

La division glaces d'Unilever a réalisé un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros en 2023. (Michael M. Santiago/Getty Images Via AFP)

La division glaces d'Unilever a réalisé un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros en 2023. (Michael M. Santiago/Getty Images Via AFP)

Les glaces du britannique Unilever intéressent plusieurs fonds d'investissement, selon l'agence Bloomberg. Et le montant de la cession pourrait atteindre 18 milliards d'euros. Le groupe, qui avait annoncé en mars dernier vouloir se séparer de cette activité, connue pour les marques Ben & Jerry's, Magnum et Wall's, a entamé des discussions préliminaires avec Advent International, Blackstone, Cinven et CVC Capital Partners - les premiers à avoir manifesté de l'intérêt pour le pôle glaces. Selon Bloomberg, d'autres fonds auraient également étudié le projet, comme Clayton Dubilier & Rice et KKR.

Un processus de vente plus formel devrait s'engager au cours du second semestre de l'année. A ce stade, les discussions n'en sont qu'aux prémices. Elles n'ont donné lieu à aucun accord avec l'une ou l'autre partie. Ni Unilever ni les fonds concernés n'ont souhaité commenter. Le désengagement des glaces sera la première décision majeure du nouveau patron, Hein Schumacher, nommé il y a plus d'un an pour retrouver de la profitabilité.

Publié par Neïla Beyler, Marie-Josée Cougard

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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