Comme l’a rappelé l’OIT dans sa condamnation de la France en 2010, la réquisition ne doit concerner que les activités essentielles (véhicules sanitaires, de secours, de sécurité, etc.)
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Comme l’a rappelé l’OIT dans sa condamnation de la France en 2010, la réquisition ne doit concerner que les activités essentielles (véhicules sanitaires, de secours, de sécurité, etc.)
SOURCE : France Info
Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a indiqué ce mardi sur RTL que l'exécutif envisageait d'"intervenir" pour débloquer les accès aux raffineries et aux dépôts de carburant.
Si le gouvernement décidait de réquisitionner des salariés grévistes pour faire fonctionner les raffineries et permettre d'approvisionner à nouveau les stations-service en carburant, "ce serait la guerre", prévient sur franceinfo ce mardi Emmanuel Lépine, le secrétaire général de la Fédération professionnelle de pétrole de la CGT, qui représente des stations Esso et Total.
>>> Pénurie de carburant : suivez l'évolution de la situation dans notre direct
Alors que près d'un tiers des stations-service connaissent des difficultés d'approvisionnement, le mot "réquisition" a été prononcé lundi lors d'une réunion tardive, à Matignon, entre la Première ministre et quatre ministres concernés.
"Nicolas Sarkozy avait commis cet acte illégal [le président avait fait déloger les grévistes des raffineries lors d'une grève contre la réforme des retraites en 2010], pointe Emmanuel Lépine, et la France a été condamnée en 2011, l'année suivante, puisque ça enfreint la convention 87 de l'Organisation internationale du travail [sur le droit de grève et la liberté syndicale], donc si Emmanuel Macron veut également faire condamner l'Etat et surtout veut une extension rapide sur les autres secteurs économiques parce que là je peux vous garantir que ce serait la guerre, qu'il le fasse".
Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a indiqué ce mardi sur RTL que l'exécutif envisageait d'"intervenir" pour débloquer les accès aux raffineries et aux dépôts de carburant. Emmanuel Lépine répond qu'il "n'y a pas de barricade qui gêne l'entrée ou la sortie des camions" mais qu'il s'agit d'une grève.
"Je souhaite bon courage aux policiers ou à qui que ce soit d'autres qui viendrait, on lui dirait vas-y redémarre la raffinerie. C'est un travail de haute qualification"
Emmanuel Lépine
à franceinfo
Le syndicaliste dit n'avoir "aucune confiance" dans la direction de Total qui propose à la CGT d'avancer d'un mois la date des négociations sur les salaires à la condition qu'elle suspende son mouvement de grève, ce qu'elle se refuse à faire. Emmanuel Lépine dénonce d'ailleurs le "mensonge" du groupe qui a dit des "choses fausses" en affirmant que les opérateurs de raffinerie gagnaient 5 000 euros brut par mois.
Le secrétaire général de la Fédération professionnelle de pétrole de la CGT réfute avoir organisé une "grève préventive" comme plusieurs responsables politiques le dénonce : "On a fait des demandes d'ouverture de négociations depuis mars 2022, on est en octobre. Il y a eu une grève en juin de 24 heures chez Total et en juillet de 48 heures, sans impact sur l'approvisionnement de carburant, il n'y a eu aucune réaction de la direction et donc on en est arrivés aujourd'hui à l'extrémité, à savoir l'arrêt de l'outil de production pour se faire entendre. Aujourd'hui, nous attendons toujours une date de négociation avec Total et aussi des propositions concrètes."
La CFDT a signé à son tour une proposition d'accord du groupe ExxonMobil-Esso, après la CFE-CGC en septembre, mais la CGT ne compte pas le signer, affirme Emmanuel Lépine. "Pour les grévistes qui ont été consultés ce matin sur les deux raffineries [du groupe], ça ne change rien, la grève continue."
Publié par FSC
Suite à la procédure de réquisition des grévistes d'ExxonMobil lancée par le gouvernement, la CGT du Havre et la CGT Ports et Docks de Marseille ont publié des communiqués pour rappeler leur soutien et appeler à une réaction de tous les salariés.
Crédits : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP - Grève des dockers de Marseille en 2019
Les démonstrations de solidarité s’enchaînent depuis l’annonce de la réquisition des grévistes d’ExxonMobil par Elisabeth Borne cet après-midi. Parmi elles, l’union départementale CGT du Havre a publié mardi après-midi un communiqué appelant « toute ses bases, tous ses militants » à venir directement sur le piquet de grève pour montrer leur soutien aux grévistes d’Exxon. Ce faisant, elle affirme : « Les pseudos-syndicats ont trahi la grève pour une prime, mais la lutte CGT continue pour augmenter les salaires ! »
De son côté, la CGT des dockers du port de Marseille, a rappelé dans un communiqué que la lutte des raffineurs « devait se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications », tout en prévenant l’Etat et le patron d’Exxon qu’il seraient « solidaires et réactifs » si des réquisitions avaient lieu.
Une manière d’opposer la solidarité ouvrière au coup de poignard dans le dos qu’est la signature par la CFDT et la CFE-CGC de l’accord proposé par la direction, sur laquelle le gouvernement s’appuie aujourd’hui pour justifier la mesure de réquisition des grévistes d’ExxonMobil et pour menacer ceux de Total. Comme développé dans le communiqué : "Dans un moment où la grève se poursuit, les syndicats de complaisance apportent une caution anti-gréviste au discours du patronat et du gouvernement, permettant à la direction Exxon d’agiter de pseudo-concessions pour délégitmer la poursuite du conflit."
Pour faire plier le gouvernement et le patronat et obtenir des augmentations de salaires, face au piège des négociations par entreprise menées avec la direction de syndicats qui n’ont jamais participé au mouvement, la meilleure arme des grévistes d’ExxonMobil et de Total est leur unité par la base au sein de la pétrochimie, mais aussi avec l’ensemble des secteurs du monde du travail et de la population qui subissent de plein fouet la crise et l’inflation. En ce sens, c’est l’ensemble du mouvement ouvrier qui doit dénoncer la procédure de réquisition et appeler à soutenir les raffineurs en grève.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Arguant d'une multiplication des cas, la droite et la majorité ont voté pour l’assimilation de l'abandon de poste à une démission, privant ainsi d’indemnités chômage toutes les personnes concernées.
Le projet de loi en examen la semaine dernière ne devait être qu’une reconduction pure et simple de la convention d’assurance-chômage actuelle, qui expire à la fin du mois. Il ouvre finalement la porte à la perte de droits des chômeurs.
Mercredi dernier, les députés ont adopté un amendement prévoyant d’instaurer la présomption de démission en cas d’abandon de poste. Loin d’être anecdotique, le texte, présenté par « Les Républicains » et soutenu par la majorité présidentielle, permettra de priver d’indemnités chômage toutes les personnes ayant été licenciées à la suite d’un abandon de poste.
« Le phénomène est en augmentation constante », a justifié la ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle, Carole Grandjean, se félicitant d’un amendement permettant d’endiguer la situation.
À l’origine du texte, le député LR Jean-Louis Thiériot raconte avoir « rencontré depuis des mois toute une série d’entreprises qui vont de la petite boulangère aux restaurateurs et aux transports scolaires qui sont victimes d’abandons de poste du jour au lendemain par quelques salariés (…) qui l’utilisent pour obtenir le chômage », assure-t-il.
Pourtant, aucune statistique n’a été produite pour démontrer qu’un tel phénomène existe, ni qu’il porte préjudice aux employeurs. Pas plus qu’une étude d’impact sur les effets qu’aura un tel amendement sur les bénéficiaires d’indemnités chômage.
Qu’importe pour le ministre du Travail, Olivier Dussopt, qui, sans étude chiffrée, a reconnu en amont du vote qu’il existait « une faille », « dans la mesure où un salarié qui procède à un abandon de poste a accès à des conditions d’indemnisation plus favorables qu’un salarié démissionnaire ».
L’amendement vise ainsi à calquer les conditions d’indemnisation sur les règles existantes en cas de démission, à savoir, pour l’écrasante majorité des situations, quatre mois de privation d’indemnités chômage.
Aujourd’hui, seule une poignée de personnes en démission peuvent prétendre à des allocations, notamment si elles suivent un conjoint ou créent une entreprise. « La véritable solution serait d’arrêter de faire le distinguo entre les démissions légitimes et illégitimes, entre le chômage soi-disant volontaire ou involontaire, et de proposer à toute personne de bénéficier du chômage », suggère Denis Gravouil, de la CGT.
Alors que la droite et la majorité décrivent l’abandon de poste comme un stratagème pour bénéficier facilement de l’allocation chômage, l’équation serait en fait inverse pour le syndicaliste. « Ce sont surtout des employeurs qui conseillent à leurs salariés d’abandonner leur poste quand ils veulent s’en séparer sans signer une rupture conventionnelle », affirme- t-il.
La disposition priverait aussi les salariés en souffrance d’une porte de sortie de l’entreprise, lorsque la rupture conventionnelle leur est refusée. L’amendement est une attaque à « la protection des salariés », ont jugé des députés dans les rangs de la Nupes.
Publié par L'humanité .fr
SOURCE : Révolution Permanente
Ce matin, BFM TV recevait le directeur raffinage Europe de Total sur la grève en cours. L’occasion pour lui de s’en prendre aux grévistes et de répandre des fake news. Benjamin Tange, délégué syndical central CGT Total lui a répondu sur Révolution Permanente.
lundi 10 octobre
Crédits photo : Reuters
Suite à l’intervention d’un haut responsable de Total sur BFM TV ce matin, nous avons interviewé Benjamin Tange, délégué syndical central CGT, pour avoir ses impressions sur la séquence.
Révolution Permanente : premièrement, dans la présentation du sujet, BFM TV met l’accent sur les automobilistes tout en invitant un membre de la direction de Total. Qu’est-ce que tu penses du traitement médiatique réservé à la mobilisation ?
Benjamin Tange, CGT Total :
On voit clairement que BFM cherche à retourner l’opinion publique contre les grévistes. Ils ne font qu’interroger des automobilistes, dont on comprend l’agacement et dont on partage les difficultés qui nous touchent aussi ainsi que nos proches, sans parler de nos revendications. Nous ne sommes ni sourds ni aveugles face aux difficultés que beaucoup de français rencontrent. Mais, aujourd’hui, la seule responsabilité des pénuries revient à la direction de TotalÉnergies.
De fait, Jean-Marc Durand est le directeur du raffinage Europe en pétrochimie chez TotalEnergies et c’est un dirigeant qu’on a l’habitude d’avoir autour de la table des négociations, avec ses provocations et sa rigidité face aux demandes des salariés. Il a également dirigé la raffinerie de Grandpuits et a œuvré à la casse industrielle du site.
Révolution Permanente :
Dans l’interview, il revient sur le fait que la direction voudrait négocier pour arrêter « ce qui empoisonne la vie des Français », évoquant ainsi les grèves. Qu’en est-il de l’état des négociations et de la volonté de négocier pour la direction de Total ?
Benjamin Tange, CGT Total
Sur le contenu de son intervention, on a l’habitude des promesses non tenues et les salariés grévistes n’ont plus confiance en elles non plus. En plus de cela, depuis le mois de juin, l’ensemble des organisations syndicales ont interpellées, à plusieurs reprises et sous différentes formes, la direction pour rouvrir les négociations par rapport à l’inflation. Il y a déjà eu des journées de mobilisation où la direction aurait très bien pu commencer à négocier. Mais son obstination a engendré cette situation.
Maintenant, elle tente de renvoyer la responsabilité sur les grévistes et la CGT alors que son comportement a été irresponsable. La direction doit immédiatement ouvrir des négociations sans faire de chantage sur la levée de la grève, surtout qu’elle a les moyens de répondre aux revendications.
Pendant des mois, Total s’est gavé sur le dos des Français grâce à des prix à la pompe très haut ce qui leur a permis d’augmenter la pompe à dividendes en versant 2,6 milliards supplémentaires aux actionnaires. Mais ils ne seraient pas capables de répondre aux revendications des grévistes ?
Révolution Permanente :
Pour revenir sur les revendications et la question des salaires, Jean-Marc Durand a affirmé que le salaire moyen pour un opérateur était de 5000€. Peux-tu préciser ce qui en est réellement question aujourd’hui ?
Benjamin Tange, CGT Total
Sur les revendications, les grévistes posent la question des revalorisations salariales pour répondre à l’inflation mais aussi en lien avec les résultats de la compagnie. Le problème dans ce groupe, c’est le manque de répartition de la richesse créée par les salariés.
Quant aux chiffres sur les salaires, ils sont faux ! C’est la provocation ultime qui augmente encore la détermination des grévistes et rajoute de l’huile sur le feu. Dans la pétrochimie, on a des métiers à très haute valeur ajoutée, avec des conditions de travail difficiles et une exposition prolongée à des produits chimiques dangereux. On a par ailleurs des rémunérations qui sont le fruit de nombreuses luttes. Il faut prendre en compte l’intégralité de ces dimensions.
Mais de là à dire qu’un opérateur touche 5000 € en moyenne c’est totalement erroné. Pour donner un exemple, un opérateur entre 15 et 20 ans d’ancienneté peut toucher 3000€. On est très loin de ce qu’il annonce. La question des rémunérations est un argument avancé par la direction de Total pour mettre une cible sur les grévistes pour la population.
Révolution Permanente :
Dans l’extrait, on a aussi l’impression que la direction de Total ne s’étend pas trop sur la question de l’ampleur de la mobilisation. Peux-tu nous dresser un état actuel des mobilisations sur les différents sites ?
Benjamin Tange, CGT Total
Jean-Marc Durand tente de minimiser la mobilisation : il oublie de souligner la grève aux dépôts de Flandres, à l’agro-raffinerie à la Mède, dans l’usine d’Oudalle, des actions de blocage sur Grandpuits. De plus, il y a aussi des discussions à Donges pour rejoindre le mouvement. Le constat c’est que le mouvement n’est pas prêt de s’éteindre, il gagne en rapport de force et il y a de moins en moins de ravitaillement dans les stations-services.
Ils doivent arrêter leur cinéma, nous convoquer urgemment aux négociations et sortir les premiers chiffres que les grévistes étudieront. De plus, les deux autres revendications ne sont pas oubliées non plus, il y a des problèmes de maintenance à régler. Total ne sait plus où planquer les milliards, il faut absolument que l’argent soit mieux dépensé et mieux réparti.
Révolution Permanente :
Pour finir, Jean-Marc Durand semble être confiant sur le réapprovisionnement logistique des stations. On a aussi entendu des élus LR parler de réquisitions des travailleurs par la répression. Comment vois-tu la suite de la mobilisation en termes de perspectives ?
Benjamin Tange, CGT Total
Premièrement, la situation est loin d’être sous contrôle comme l’annonce Total ou le gouvernement. La direction ne fait pas tout ce qu’elle peut pour arrêter les grèves : elle doit revenir au bon sens et nous convoquer immédiatement sans l’exigence d’arrêter les blocages. Sur la réquisition par l’armée ou la police, ce sont des tentatives d’intimidation qui ont déjà été jugées illégales par l’OIT à Grandpuits en 2010, qui ne calmeront pas la situation mais risquent de l’envenimer.
J’aimerais aussi m’adresser à la population tout entière. On est parfaitement conscient de la situation que vivent des millions de Français. Moi, j’appelle toutes celles et ceux qui sont en colère contre leurs conditions de travail et de salaire à rejoindre le mouvement pour revendiquer des salaires qui couvrent a minima l’inflation et pourquoi pas l’indexation des salaires sur l’inflation comme cela a été réalisé en Belgique. Le gouvernement est responsable de la situation : si on avait les salaires indexés à l’inflation cela réglerait en grande partie les problématiques
En général, ce mouvement n’a pas pour objectif d’embêter les Français, c’est la conséquence d’un mouvement de grève que Total peut rapidement délier. Les fins de mois sont difficiles pour l’ensemble des travailleurs, il y a une nécessité absolue de participer pour augmenter les salaires de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses.
Publié par FSC
Face au pouvoir macronien, face aux spéculateurs qui s'enrichissent immensément dans la crise, face à ceux qui comme la CFDT de Laurent berger trahissent une fois de plus les travailleurs et le peuple, les salariés de la chimie donnent l'exemple!
Ce que le pouvoir et ses chiens de garde craignent regrettant le " retard à l'allumage " dans le conflit chez Total c'est que l'ensemble du monde du travail intervienne pour défendre ses salaires, ses conditions de travail ...
Ils essaient donc de dresser l'opinion et profèrent des menaces contre les travailleurs en lutte et s'appuient sur les collabos pour tenter d'empêcher l'extension du mouvement dans un climat social explosif sous la menace de la contre-réforme des retraites.
Pas d'autre solution - sauf à se coucher- pour le monde du travail de manifester sa solidarité à ceux qui courageusement ont engagé le fer et de se mettre en mouvement sur leurs propres revendications et objectifs !
Pas d'autre solution que delier le mouvement revendicatif à la lutte pour la PAIX sur des bases qui mettent résolument en cause les responsabilités de l'occident collectif dans le déclenchement et l'aggravation du conflit en Ukraine!
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Communiqué de la Coordination des Syndicats CGT de TotalEnergies
Paris La Défense, le 10 octobre 2022,
La Coordination des syndicats CGT de TotalEnergies prend acte du communiqué de presse de la Direction et consulte les grévistes sur la suite à donner à sa proposition
La CGT constate que la Direction de TotalEnergies sort enfin de son silence après 13 jours d’un mouvement reconductible décidé par les grévistes. Par ailleurs, depuis plus de 5 mois, même si seule la CGT a appelé à la grève, toutes les Organisations Syndicales Représentatives interpellent la Direction concernant le besoin de compenser rapidement les effets de l’inflation sur le pouvoir d’achat des salariés pour l’année 2022.
La CGT rappelle que les grévistes demandent un rattrapage de 10% sur les salaires pour l’année 2022 et non une anticipation de la Négociation Annuelle Obligatoire 2023. Au vu de la préconisation qu’a fait l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) d’augmenter les salaires 2023 de 5% dans les Entreprises du Pétrole, la CGT reste dubitative quant à la volonté de TotalEnergies de répondre favorablement aux grévistes qui demandent une augmentation de salaires pour l’année 2022, avant d’évoquer celle de 2023.
Cette crainte d’une enveloppe budgétaire insuffisante fait également suite à : - La décision de TotalEnergies de geler les salaires en 2021 (0% d’augmentation), année d’un bénéfice à hauteur de 16 milliards de dollars et d’une inflation à 2,8%. - L’augmentation des salaires de 2,35% en 2022, année d’un bénéfice semestriel de 18,8 milliards de dollars et d’une inflation avoisinant les 7%.
Chaque jour sur le terrain, la CGT constate un fort mécontentement et une totale perte de confiance des salariés dans la volonté de TotalEnergies de partager les richesses créées et donc, de négocier un accord à la hauteur de ce qu’ils réclament. Sans préjuger des décisions qui seront prises par les grévistes dans les Etablissements, la CGT considère que cette négociation doit se dérouler sous leur contrôle et qu’il doit leur revenir la faculté de poursuivre ou non leur mouvement de grève au vu de ce que TotalEnergies leur proposera.
TotalEnergies essaie d’imposer une suspension de la grève avant toute réunion de négociation et donc avant toute proposition d’augmentation salariale.
Cette tentative est perçue comme un chantage par la CGT et ne garantit en rien la satisfaction des revendications exprimées et donc la reprise du travail. Pour preuve, la grève en cours chez nos camarades d’ExxonMobil/Esso illustre la faiblesse des propositions des directions des multinationales pétrolières face aux demandes légitimes exprimées sur le terrain.
La Coordination des Syndicats CGT de TotalEnergies réaffirme sa volonté de négocier le plus rapidement possible, sans subir de chantage. Pour cela, elle appelle à une réunion immédiate sur la question des salaires et à la mise en place d’un calendrier pour répondre aux revendications sur l'emploi et les investissements
Le temps n’est plus aux tergiversations.
Merci à Jean Lévy pour ses recherches sur internet
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Publié par FSC
Alors que la grève des raffineurs pour les salaires a été reconduite lundi, les travailleurs de plusieurs stations essence du réseau Argedis, filiale du groupe Total, ont annoncé rejoindre le mouvement à partir de mardi.
Crédits photo : AFP
Alors que la grève pour les salaires chez TotalEnergies et Exxon a été massivement reconduite ce lundi, le mouvement va s’étendre ce mardi à une quinzaine de stations essence autoroutières du réseau Argedis, filiale du groupe TotalEnergies.
Alexis Antonioli, secrétaire général du syndicat CGT de la Plate-forme Total Normandie, a en effet annoncé à l’AFP après la reconduction de la grève que « le syndicat CGT Argedis, filiale de Total, appelle à un mouvement de grève à compter de demain dans les stations service Total. Ce sont des salariés maltraités et mal payés. C’est un marqueur fort de la mobilisation. Même ces salariés, isolés dans leur stations-service, s’emparent du mouvement. »
Les stations de Paisy (A6, Rhône), Montluel (Ain), Ceignes (autoroute A40, Ain), Lançon-Provence (A7, Bouches-du-Rhône), seront notamment touchées ainsi que d’autres en région parisienne, près de Rouen et dans la région de Strasbourg. À l’heure où 29,7% des stations-service connaissent des difficultés d’approvisionnement d’au moins un produit dans le pays, et alors que dans certaines régions comme les Hauts-de-France ce sont jusqu’à 54,8% des stations qui sont touchées et 44,9% en Ile-de-France, l’entrée de certaines stations dans la danse va encore augmenter l’impact de la grève.
Ce mouvement montre par ailleurs que la grève des raffineurs peut entraîner dans son sillage d’autres travailleurs, y compris dans des secteurs plus précaires. Alors que Total a engrangé des profits records cette année et a même annoncé le versement exceptionnel de dividendes pour l’année 2022 à la hauteur de 2,62 milliards d’euros à ses actionnaires, les salariés du groupes ne récoltent que des miettes et restent toujours aussi mal payés.
Alors que les salariés d’Argedis emboîtent le pas aux raffineurs, il y a urgence à étendre cette dynamique. Face à la pénurie de carburant, le gouvernement et le patronat essaient d’instaurer la division entre les raffineurs et le reste de la population, nous devons répliquer en clamant haut et fort notre solidarité avec cette lutte, comme l’ont fait les cheminots de SUD Rail, et en commençant à construire un mouvement d’ensemble pour les salaires !
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Toutes les téloches vous abiment les idées avec ces files d'automobiles devant des stations-service, tandis que le gouvernement joue du pipeau sur l'aire de "tout va très bien madame la marquise". Le même gouvernement de Macron 2 a refusé de taxer les superprofits.
Pourtant, TotalEnergis par exemple, ou Esso, ou Shell, engrange des milliards et des milliards de bénéfices grâce à la hausse du tarif du pétrole et du gaz, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie de Poutine, et de l'Opep jamais avare pour enregistrer du profit.
Ainsi, concernant TotalEnergies, groupe français -cocorico- libre et non faussé ne déclarant pas tous ses impôts en Gaule, a plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre, à 5,7 milliards de dollars, contre 2,2 milliards au même trimestre de 2021.
Ce qui fait dire, sans espèce de vergogne à son pdg, Patrick Pouyanné envers ses actionnaire et le Marché: "Nous sommes clairement dans un environnement très positif et dynamique marqué par des cours élevés des matières premières. Cela pourrait continuer à moyen terme à notre avis".
Et cette flambée sur les marchés profite à l’ensemble du secteur énergie dans le monde. Le géant britannique Shell a aussi publié jeudi 28 juillet 2022 un bénéfice net multiplié par cinq au deuxième trimestre, à 18 milliards de dollars.
Dimanche, dans un communiqué, la direction de TotalEnergies s'est dite prête à négocier dès octobre sur les salaires si les blocages cessent. Ah bon?
Quant au Rn, ex-Fn, il se dit préoccupé par ces blocages qui "pénalisent des millions de Français qui ont besoin d'aller travailler". Et pas par le pouvoir d'achat en berne de TOUS les salariés? Ah bon?
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
SOURCE : Le site Unité CGT
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Alors que la réunion de branche professionnelle (CPPNI) est programmée ce jeudi 6 octobre, la Fédération nationale Mines-Energie CGT (FNME CGT) a appelé à la mobilisation et à la grève ce même jour pour « peser sur les négociations en cours pour la revalorisation des salaires. »
Pour la CGT, « une mobilisation massive et en grève permettra incontestablement de faire avancer les propositions dans le sens de revendications portées par la FNME CGT », qui exige notamment l'évolution du salaire national de base (SNB) au niveau de l'inflation glissante.
La FNME CGT, avec l’intersyndicale, a notamment appelé les agents du parc nucléaire français à la journée nationale de grève, ce jeudi 6 octobre, pour réclamer cette revalorisation des salaires tout en tenant compte de l’inflation. Selon la CGT, les employeurs des entreprises de l’Energie, ainsi que le gouvernement et le président « doivent entendre et comprendre la colère qui grandit au même rythme que l’inflation ».
La CGT qui a réaffirmé sa totale hostilité à la réforme des régimes de retraites, affirme aussi organiser « la riposte dans tout le pays et ce, malgré une situation énergétique hivernale déjà annoncée comme difficile. Ce sont bien les électriciens et gaziers qui font vivre le Service public de l’Energie, 7 jours sur 7, 24h sur 24h. »
« Plutôt que d’attaquer leurs contrats de travail et leurs garanties collectives, utilisons-les comme des éléments essentiels d’attractivité pour un secteur qui manque de bras pour relever tous les défis de demain mais également comme des éléments qui permettent de maintenir le socle social du pays. », avance encore la FNME CGT qui revendique un Service public de l’Energie.
Publié par FSC
Quand des multinationales aux milliards de bénéfices ne veulent pas augmenter les salaires le soutien aux salariés en grève est légitime et nécessaire. Soutenons-les et généralisons les mobilisations.
Augmenter les salaires, ça urge !
Publié par Info'Com-CGT
Face aux boutefeux de l'UE cette député proclame : la classe ouvrière européenne n'a rien à gagner à cette guerre !
... Et ceux qui appellent à armer les ukrainiens actuellement n'ont jamais appelé à armer les palestiniens ou les yemenites ...
Publié par FSC
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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