Publié par EL DIABLO
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Publié par EL DIABLO
Santé magazine, 06 décembre 2021 |
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Des chercheurs recommandent aux personnes dont la profession implique de travailler en soirée de manger seulement pendant la journée et non pendant leur service. Cette habitude empêcherait en effet un « désalignement » de leur horloge interne, phénomène qui favorise l'intolérance au glucose et donc l'apparition de troubles métaboliques comme le diabète. Travail de nuit, travail posté (travail en rotation en 3 x 8 heures sur 24H)... certaines personnes doivent faire avec des horaires de travail atypiques en raison de leur profession. Or, la question du lien entre ce type de rythme de travail et les risques pour la santé se pose depuis plusieurs années. Le Centre international de recherche sur le cancer a d’ailleurs inscrit le travail posté à la liste des agents « probablement cancérogènes » en 2007, mais les chercheurs s'intéressent aussi au risque de survenue de diabète de type 2 pour les personnes concernées. En cause : une désynchronisation de l’horloge biologique en raison des changements d’exposition à la lumière et d’une dette de sommeil. Une étude soutenue par les National Institutes of Health révèle que manger pendant la nuit, comme le font de nombreux travailleurs postés, peut augmenter les niveaux de glucose dans le sang, tandis que manger uniquement pendant la journée pourrait empêcher ce phénomène, et ainsi limiter le risque de diabète de type 2. Ces résultats publiés dans la revue « Science Advances » pourraient conduire à de nouvelles interventions comportementales visant à améliorer la santé des travailleurs postés (épiciers, employés d'hôtel, chauffeurs de camion et de taxi, personnel médical...) en éloignant le risque de diabète de type 2 et avec lui d'autres pathologies associées que sont l'obésité et les maladies cardiaques. Manger en journée ou en soirée ? Les deux possibilités testées Cette étude est la première à démontrer l'effet bénéfique de ce type d'intervention sur l'heure des repas. « Il s'agit d'une étude qui démontre une intervention potentielle pour les effets métaboliques indésirables associés au travail posté, qui est un problème de santé publique connu. », explique Marishka Brown, coordinatrice de l'étude. « Nous attendons avec impatience les études supplémentaires qui confirmeront les résultats et démêleront leurs fondements biologiques. » Pour l'étude, les chercheurs ont recruté 19 jeunes participants en bonne santé, assignés au hasard à un protocole de 14 jours impliquant des conditions de travail de nuit simulées avec deux horaires de repas différents selon chaque groupe. Les participants du premier groupe ont mangé pendant la nuit pour imiter un horaire de repas typique des travailleurs de nuit, et ceux du deuxième groupe ont mangé pendant la journée. Les chercheurs ont ensuite évalué les effets de ces horaires de repas sur leur rythme circadien, un cycle d’une durée de 24 heures. Ce processus interne régule non seulement le cycle veille-sommeil, mais aussi d'autres fonctions de l'organisme : température corporelle, pression artérielle, production d’hormones, fréquence cardiaque, capacités cognitives, humeur ou encore la mémoire et le métabolisme. Ce rythme circadien est endogène, c’est-à-dire qu’il est généré par l’organisme lui-même. Des perturbations du rythme circadien directement en cause Les chercheurs ont découvert que manger la nuit augmentait les niveaux de glucose, facteur de risque de diabète, mais la prise de repas uniquement en journée empêchait cet effet. Plus précisément, les niveaux de glucose moyens pour ceux qui mangeaient la nuit ont augmenté de 6,4% pendant le travail de nuit simulé, tandis que ceux qui mangeaient pendant la journée n'ont montré aucune augmentation significative. « Il s'agit de la première étude à démontrer l'utilisation de l'heure des repas comme mesure contre les effets négatifs combinés d'une altération de la tolérance au glucose et d'un alignement perturbé des rythmes circadiens résultant d'un travail de nuit. », expliquent-ils. Quant au mécanisme derrière cet effet observé, une hypothèse est évoquée. Déjà évoquée dans de nombreuses études, celle-ci serait que les effets de l'alimentation nocturne sur les niveaux de glucose pendant le travail de nuit sont causés par un désalignement circadien. Soit un décalage entre l'horloge circadienne centrale située dans l'hypothalamus du cerveau et les cycles comportementaux sommeil/éveil, lumière/obscurité et jeûne/alimentation, qui peuvent influencer toutes les « horloges » périphériques dans tout le corps. Le décalage de l'horloge circadienne centrale avec le cycle de jeûne/alimentation serait particulièrement en cause dans l'augmentation des niveaux de glucose. L'équipe scientifique suggère en outre que les effets bénéfiques de l'alimentation en journée sur les niveaux de glucose pendant le travail de nuit pourraient s'expliquer par un meilleur alignement entre ces « horloges » centrales et périphériques. « L'étude renforce l'idée que le moment où vous mangez est important pour déterminer les résultats pour la santé tels que les niveaux de sucre dans le sang. C'est pertinent pour les travailleurs de nuit car ils mangent généralement pendant leur quart de travail. », ajoutent les chercheurs. Pour traduire ces résultats en interventions concrètes, ils estiment que davantage d'études sont nécessaires, y compris avec des travailleurs postés « réels » dans leur environnement de travail typique. |
SOURCE : Sud Ouest
Publié par FSC
FAIRE BARRAGE
AUX FORCES POLITIQUES DU MEDEF
DE LA DROITE EXTREME A L'EXREME DROITE
MACRON
PECRESSE
ZEMMOUR
LE PEN
TOUS ONT FAIT LEUR LA REVENDICATION PERMANENTE DU GRAND PATRONAT
détricoter toutes les avancées sociales imposées par la mobilisation populaire et mises en place à la Libération par le Conseil National de la Résistance
MACRON
PECRESSE
ZEMMOUR
LE PEN
ILS VEULENT TOUS DETRUIRE LA SECURITE SOCIALE
en supprimant les cotisations sociales sur les feuilles de paye, sommes sur lesquelles les droites comptent bien pour alimenter
LES ASSURANCES PRIVEES
ILS VEULENT TOUS SUPPRIMER LES DROITS DE SUCCESSION
afin que les plus riches, détenteurs des moyens de production accumulent, génération après génération, des fortunes colossales à l'égal des anciens seigneurs avant la prise de la Bastille pour maintenir les Français sous leurs bottes
ILS VEULENT TOUS DEMANTELER LES RETRAITES PAR REPARTITION
DEJA AVEC MACRON,
ILS S'EN PRENNENT AUX CHOMEURS ET A LEURS FAIBLES DROITS
ILS ONT FRACASSE LE CODE DU TRAVAIL POUR PRIVER LES SALARIES D'UNE DEFENSE EFFICACE ET REGNER EN MAÏTRE AU SEIN DE L'ENTREPRISE
ILS REFUSENT D'AUGMENTER LES SALAIRES, LE SMIC EN PREMIER
DANS CES CONDITIONS,
QUELLE DIFFERENCE Y-A-T-IL
ENTRE "DROITE', DROITE EXTRÊME ET EXTREME-DROITE ?
Pour faire diversion, ls dénoncent tous le spectre de l'étranger, la menace musulmane, la France en soit disante guerre de civilisation. Ils évoquent la sécurité, en voulant rayer de la carte la sécurité sociale, c'est à dire les soins pour tous.
Ceux qui, se réclamant de la "gauche" font leurs l'idée d'une droite 'républicaine', en fait à leurs yeux fréquentable, pour l'opposer à une "extrême-droite", pour eux, le seul véritable ennemi, font le jeu des droites qui allignent leur programme sur celui du Medef.
Le peuple de France se trouve ainsi livré sans combat à son pire ennemi, le capital financier, qui est aux manettes de l'économie, du pouvoir politique et médiatique de notre pays, et qui peut changer de manadger sans changer de politique...
FAIRE BARRAGE A TOUTES LES DROITES, QUEL QUE SOIT LE MASQUE DONT LEURS CANDIDATS S'AFFUBLENT, C'EST LA SEULE RESISTANCE EFFICACE POSSIBLE CONTRE LES MANOEUVRES DU CAPITAL;
Jean LEVY
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Après s’être mobilisés dans le cadre des NAO le 25 novembre dernier, les travailleurs du groupe Sanofi ont décidé de réengager une journée de grève ce mercredi 8 décembre pour une augmentation généralisée des salaires et une baisse du temps de travail face au géant pharmaceutique.
Dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), les travailleurs de Sanofi étaient en grève pour réclamer une augmentation généralisée des salaires et une amélioration des conditions de travail au géant pharmaceutique. Dans l’entreprise au bénéfice record et employant près de 100 000 travailleurs, selon les informations qui nous ont été fournies par les grévistes ce n’est pas moins de 18 sites qui son entrés en grève aujourd’hui dans 7 secteurs d’activité de Sanofi. Une mobilisation conséquente qui marque une certaine colère chez les travailleurs.
En effet, les travailleurs font face à la tentative de la part de la direction de laisser geler les salaires pour la neuvième année consécutive. C’est seulement suite à une première journée de grève le 25 novembre dernier que la direction de Sanofi a décidé de concéder des miettes avec une revalorisation salariale de 0.8%. Une concession ridicule et largement en-dessous des exigences des syndicats, puisque celle-ci représenterait 12 € sur un salaire net de 1 500 €.
En effet, de son côté, la CGT Sanofi revendique d’une part l’augmentation généralisée de 5% des salaires et des primes, l’embauche de l’ensemble des emplois précaires en CDI. D’une autre la réduction du temps de travail à 32h et la semaine de 4 jours sans perte de revenu et l’embauche qui s’en suit.
Des revendications à l’extrême opposé de la politique du groupe qui, après une année 2020 record - 12,3 milliards de bénéfices et 4 milliards de dividendes -, a maintenu ses plans de restructuration, supprimant 1700 postes dans le groupe.
Parmi les grands groupes qui ont profité de la crise sanitaire pour s’enrichir, Sanofi est sur le podium. Ce troisième semestre 2021, le géant pharmaceutique français a engendré des bénéfices records avec une augmentation des résultats nets de 19% sur une année.
Une situation qui agace et énerve notamment Romuald, secrétaire CGT Sanofi à Ambarès, qui nous a fait part ce mercredi matin de son le ras-le-bol face à cette situation : « Les actionnaires sont augmentés depuis 28 ans, cette année c’est 14% d’augmentation de part par action et nous on nous propose 0.8% d’augmentation à la première réunion ». Selon Jean-Louis Peyren, coordinateur CGT chez Sanofi, « chaque salarié a fait gagner 40.000 € de dividendes aux actionnaires cette année ».
De plus, et en plein bon exponentiel de la cinquième vague, les travailleurs de Sanofi portent aussi des revendications importantes sur le plan sanitaire. Comme nous explique Romuald : « Sanofi a un vaccin ARN qui fonctionne, les essais cliniques sont concluants mais pour des raisons de rentabilité ne veulent pas le sortir. Nous demandons que ce vaccin soit émis dans tous les pays qui en ont besoin pour pouvoir vacciner le maximum de monde ».
Cette grève, si elle rentre dans le cadre des NAO, a aussi lieu au moment où de nombreux secteurs de ce que l’on peut appeler la première et la seconde ligne se mobilisent pour l’augmentation des salaires. En effet, depuis la rentrée, le monde du travail est marqué par la mobilisation dans les secteurs qui sont apparus essentiels pendant le Covid et qui subissent aujourd’hui le retour à la normale. Encore plus ces dernières semaines, l’actualité est frappée par l’augmentation conséquente du coût de la vie, le prix du carburant, de l’électricité mais aussi des denrées qui n’a cessé d’augmenter pendant qu’à côté les salaires restent les mêmes. Le pouvoir d’achat est aujourd’hui la préoccupation principale des travailleurs pour les présidentielles.
En cette période où les mobilisations se multiplient dans différents secteurs, que ce soit dans la santé, les transports la grande distribution ou l’industrie, nous ne pouvons que questionner l’absence d’un plan global de la part des directions syndicales. D’autant plus que la semaine dernière, les employés de Leroy-Merlin-> https://www.revolutionpermanente.fr/Victoire-des-Leroy-Merlin-c-est-par-la-greve-qu-on-augmente-nos-salaires-26923] ont montré la voie suivre en arrachant l’augmentation de leur salaire par la grève. Il est certain que la colère face au mépris patronal est bien présente et que si celle-ci est coordonnée et étendue les travailleurs pourraient prétendre à des augmentations de salaire beaucoup plus conséquentes que les ambitions actuelles.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Alain Griset, ministre des PME, a été condamné ce mercredi 8 décembre à six mois de prison avec sursis et à trois ans d’inéligibilité avec sursis pour "déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale". Avant d'être adoubé par Emmanuel Macron, il avait été patron d'une organisation syndicale patronale.
Condamné par la Justice, mais même pas mal! Le président de la République, en déplacement à Vichy, vient de remercier chaleureusement Alain Griset pour son action dans son ministère doré et se déclare "très triste" de sa démission. Et pas de sa condamnation?
Quant au premier chambellan de l'Elysée, Jean Castex, dans le genre Oh les copains je ne vous oublierai jamais, "tient à remercier Alain Griset pour le travail remarquable accompli au sein du collectif gouvernemental, en particulier au plus fort de la crise sanitaire".
Bien, après tout, pourquoi a-t-il été condamné ce très estimé ministre?
Oh, 3 fois rien! Alain Griset avait oublié, tête de linotte va, de déclarer, en août 2020, après sa nomination, une partie de son patrimoine et de ses intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Soit la détention d’un plan d’épargne en actions (PEA) de 171 000 euros, ainsi que des " participations directes" dans plusieurs sociétés, comme la Française des jeux ou Natixis.
Quand le palais de l'Elysée et ses subordonnés font une chasse honteuse aux pauvres et aux chômeurs, cette affaire rappelle le caractère à deux classes de la République. Alain Griset a gardé la confiance de l'Elysée jusqu'au bout malgré les poursuites judiciaires à son encontre. Et plus encore en dépit de sa condamnation en correctionnelle.
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
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Quand des salariés reprennent leur usine pour éviter sa fermeture, c'est un pari difficile mais ça peut marcher. La preuve à Gémenos, près de Marseille, où les ex-salariés de Fralib, qui produisaient les thés Eléphant, font vivre la coopérative Scop-Ti et les thés 1336
1336 comme le nombre de jours de grève qu'ils ont dû faire pour sauver leur usine. Et quand 58 salariés se sont lancés dans l'aventure de la coopérative en 2014, les mauvaises langues ne leur donnaient pas grandes chances. Alors 7 ans plus tard, c'est avec fierté qu'Olivier Leberquier, président de Scop-Ti, fait visiter le site.
Publié par FSC
SOURCE : L'Humanité
rappel des faits Après le vote du projet de loi de finances 2022, les annonces autour du rapport du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie interrogent.
La question du financement est cruciale
Catherine Mills
Économiste, codirectrice de la revueÉconomie & Politique
Le rapport du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) sur l’articulation entre assurance-maladie obligatoire et complémentaire est bien loin d’une réforme de progrès de la Sécurité sociale. Il répond à une saisine gouvernementale et comprend quatre scénarios, dont certains sont un repoussoir. C’est sur le scénario initialement intitulé « Grande Sécurité sociale » que se concentre le débat. Nous devons partir d’un constat réel : notre système de santé et de Sécurité sociale est de plein fouet dans la crise. Cela ne peut rester en l’état, des réponses de progrès sont incontournables.
Le renoncement aux soins pour les plus modestes est catastrophique. Les dépassements d’honoraires, insupportables, sont pris en charge par les complémentaires (pour ceux qui en ont une) ou par les ménages eux-mêmes. Le reste à charge est élevé, le forfait hospitalier reste inadmissible, les frais de gestion des complémentaires pèsent sur le pouvoir d’achat. Les déserts médicaux progressent inexorablement. Et que dire de la crise de l’hôpital et du système de soins face à la crise du Covid ?
Ce scénario prétend un remboursement à 100 % des soins et examens. Mais qui définit ces derniers ? Il propose une suppression des franchises et une prise en charge intégrale des dépenses dentaires, optiques et audition, dites du « 100 % santé » (très majoritairement financées actuellement par les complémentaires). Mais cela serait amené à évoluer à l’avenir, afin de « réguler » les dépenses de santé en supprimant la possibilité de se défausser sur les complémentaires pour certaines dépenses essentielles. Ce qui inquiète, c’est le « panier de soins » limité, soit un ensemble de soins minimaux garantis aux assurés sociaux pour le remboursement à 100 % de la Sécurité sociale, et la définition d’un « périmètre remboursable ». Au-delà, ce serait le secteur privé intégral non remboursé, paradis des assurances privées. L’objectif réel est de réduire les dépenses publiques et sociales de santé, et de diminuer les cotisations sociales patronales. Se profile la construction d’une Sécurité sociale à trois étages, éclatée entre assistance et assurance « supplémentaire », en lieu et place des complémentaires.
La question du financement de l’augmentation du remboursement par l’assurance-maladie obligatoire est cruciale, mais le rapport déclare que ce n’est pas de sa compétence. Il insiste sur la « régulation » des dépenses et évoque surtout la CSG et la TVA, donc les seuls ménages. Il estime le coût de la réforme à 22,4 milliards d’euros, mais ce coût est sous-estimé, puisqu’on prétend étendre le champ des bénéficiaires. La question de financements alternatifs supplémentaires est évacuée. Ce serait donc lâcher la proie pour l’ombre.
Quel rôle pour les mutuelles ? Il y a là un débat à ouvrir. Mais notre ennemi, ce ne sont pas les mutualistes, c’est la finance. Un grand plan d’expansion de la Sécurité sociale pour sortir de la crise du système de santé est indispensable. Nous défendons le principe d’une réponse aux besoins sociaux : on cotise selon ses moyens et on reçoit selon ses besoins. Il concernerait à la fois l’orientation des dépenses, le financement et la démocratie.
Une réforme dynamique des cotisations sociales, notamment les cotisations patronales, est essentielle. Nous proposons leur accroissement à partir d’une modulation du taux de cotisations centrée sur le développement de la base salaires et dépenses de formation dans la valeur ajoutée produite, une suppression des exonérations de cotisations sociales (75 milliards d’euros). Ainsi qu’une nouvelle cotisation sur les revenus financiers des entreprises et des banques qui explosent.
La démocratie sociale, cruciale, n’est pas traitée dans le projet de « Grande Sécu ». Se profilent une étatisation renforcée, un nouveau recul de la démocratie, comme déjà dans le projet de loi de finances 2022. Que faire du paritarisme actuel et comment le transformer ? Nous voulons développer la démocratie sociale, avec de nouveaux pouvoirs aux salariés, visant à répondre aux besoins sociaux. Cela implique le rétablissement des élections des administrateurs au suffrage universel.
Revenons aux conditions fondatrices révolutionnaires
Francis Balay
Président d’Alternative mutualiste
Il aurait fallu être bien naïf pour imaginer qu’un gouvernement ultralibéral, qui a démontré toute son inefficacité dans la gestion de la crise sanitaire et sociale tout en restant droit dans ses bottes et poursuivant la destruction de l’hôpital public en accélérant la fermeture de lits hospitaliers sur l’ensemble du territoire, puisse vouloir imposer une Sécurité sociale à 100 % pour l’ensemble de la population.
Ce gouvernement n’est pas celui de 1945, le couple Véran-Macron, n’est pas Croizat, même s’ils aiment à se référer aux « jours heureux ». Ce programme du Conseil national de la Résistance a mis, dans une France exsangue, l’ensemble de la population du pays en sécurité sociale. Dès 1967, tous les gouvernements successifs n’auront eu de cesse de vouloir le démanteler. Cette annonce de « Grande Sécu » ou « bouclier sanitaire », selon l’expression en cours, portée par ce gouvernement libéral, n’avait qu’une fin électoraliste. Personne ne sera dupe, et de croire que, dans le même temps, il annonce une Sécurité sociale à 100 % (rapport HCAAM) et dénonce les frais de gestion des organismes complémentaires, mutuelles (sans expliquer les frais de gestion et qui les a imposés). Et en même temps, ce gouvernement impose la mutuelle obligatoire dans les entreprises depuis 2016 et, dès 2022, dans la fonction publique. L’objet de cette annonce ne sert qu’à entretenir un écran de fumée masquant la réelle volonté.
Quelques chiffres. Le budget de la Sécurité sociale est de 510 milliards d’euros, affûtant ainsi l’appétit féroce de tous les fossoyeurs. 470 milliards d’euros de prestations sont versés chaque année. Le PIB s’élève à environ 2 000 milliards d’euros. Les complémentaires santé sont devenues des collecteurs d’impôts indirects, voire des différentes taxes. Les mises en concurrence des mutuelles avec les assurances dans les années 1980 avec la perte de l’exclusivité de la complémentaire santé ont détruit de fait la gestion solidaire mutualiste.
Avec les accords de groupes, la situation s’est aggravée. Les assurances gardent les salariés actifs. Ils excluent les retraités, les précaires via des accords ou en surtarifant les « indésirables » en termes de rentabilité financière (pour les assureurs, deux types de population sont inassurables : les plus pauvres et les malades chroniques).
Pour les mutuelles d’Alternative mutualiste défenderesses d’une Sécurité sociale de haut niveau, il faut revenir aux trois conditions révolutionnaires de 1946 :
- le financement par la cotisation sociale, prélèvement dès la création des richesses dans l’entreprise ;
- la gestion des caisses ni par l’État, ni par le privé, ni par la mutualité, mais par les représentants élus des assurés sociaux ;
- le remplacement du principe de charité par celui de solidarité : à chacun selon ses besoins, chacun y contribuant selon ses moyens.
L’union nationale Alternative mutualiste avance des propositions. Il faut augmenter immédiatement les remboursements de la Sécurité sociale au minimum au niveau des remboursements de la complémentaire santé solidaire, en arrêtant ainsi de marginaliser cette population et tendre rapidement vers un « 100 % sécu ». Il faut mettre en place une taxation de tous les profits non investis dans l’appareil productif. Cela passe par une augmentation des taux de cotisation sociale et une généralisation de la cotisation sociale à tous les produits du travail. Il est temps de créer un pôle public du médicament afin de supprimer les conflits d’intérêts et de permettre un financement public de la recherche.
Pour les mutuelles, nous demandons un retour à la prévention. L’accès aux soins à travers les centres de santé et le personnel mutualiste pourraient intégrer la Sécurité sociale.
Pour éviter l’aggravation de l’exclusion et de la démutualisation, une seule solution, l’amélioration immédiate des remboursements et des prestations de Sécurité sociale. Il s’agit d’un tremplin pour arriver au remboursement intégral des dépenses de santé. Mais la Sécurité sociale, c’est l’unicité : santé, famille, retraite et accident du travail-maladie.
Ce sont bien ces fondamentaux qu’il faut sauver, développer et améliorer ! Si ce projet de « Grande Sécu » était stoppé, nous pourrions supposer que, devant le lobby des assureurs, des professionnels de santé, de la Mutualité et de tous ceux qui ont gros à perdre avec une Sécu à 100 %, ce gouvernement aurait fait machine arrière. Toujours pour des raisons électoralistes (entre bons amis).
pour de nouvelles configurations
Jean-François Naton et Daniel Prada
Militants syndicaux
Tout comme la « Grande Sécu » de Macron ne signifie pas une prise en charge à 100 %, le 100 % Sécu ne signifie pas une meilleure prise en charge. Mieux vaut savoir de quoi on parle quand on parle du 100 % Sécu. Dans les années 2000, cette idée lancée par les néolibéraux vise à récupérer une part de salaire socialisé, prélevée sur les richesses créées par les travailleurs pour financer la Sécurité sociale, et à rompre avec sa conception originelle.
Cette spoliation repose sur la nécessité supposée de réduire le « coût du travail » pour développer la compétitivité des entreprises et l’emploi. En réalité, l’objectif est de transformer du salaire socialisé en capital à investir dans la recherche du profit, dans une économie capitaliste mondialisée et financiarisée. En contrepartie d’un « panier de soins » plus ou moins garni, pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, devrait être accepté le transfert, aux assurés sociaux, des prestations non retenues, libre à eux d’en assurer ou pas la charge. Dès l’origine, Sécurité sociale, travail, pouvoir d’agir des travailleurs ont à voir ensemble.
Avec le choc mondial provoqué par la pandémie, nul ne peut ignorer que l’exploitation du travail humain et de la nature produit des dégâts climatiques, détruit la biodiversité et les écosystèmes. Pour inverser ces logiques mortifères, confronté à un système capitaliste qui en est arrivé au stade de l’appropriation et de la marchandisation du vivant, l’être humain doit se penser comme partie intégrante de ce vivant. Ce qui menace les autres formes de vie menace sa propre existence. L’émancipation humaine ne peut donc se réaliser que dans un rapport harmonieux entre les différentes formes de vie, humaine, animale, végétale. Ce point de vue interroge la finalité du travail, les techniques et technologies utilisées. Il interroge les institutions et les systèmes de protection sociale dont se dote l’être humain, pour pouvoir construire sa santé, son rapport aux autres, et la société. Il interpelle en conséquence le droit social : droit du travail et droit de la Sécurité sociale.
Quels droits, quelles nouvelles conceptions et formes d’organisation de la démocratie seraient indispensables au monde du travail pour pouvoir agir en ce sens ? Dans quelles voies nouvelles pourrait s’engager la Sécurité sociale ? Quelles missions, quels moyens et financement nouveaux pour agir en matière de prévention, d’éducation, de transmission de connaissances sanitaires pour promouvoir la santé en prenant en compte les écosystèmes et la biodiversité dont les équilibres conditionnent la santé humaine ? La Sécurité sociale de l’alimentation, imaginée par une partie du monde paysan, porte cette ambition.
Les défis sont considérables. Ils appellent à la mobilisation des différents acteurs qui défendent les mêmes valeurs de solidarité et de fraternité. Cette mobilisation sera d’autant possible que le monde du travail trouvera les ressources pour se rassembler, à commencer par celles et ceux qui ont pour mission d’assurer la santé et le social, quels que soient les institutions ou organismes où ils travaillent. C’est dans le rapport permanent entre eux et les assurés sociaux, entre expression des besoins et réponses, dans la recherche d’un haut niveau de couverture sociale pour plus de justice sociale, que se construiront les configurations d’une nouvelle mise en sécurité sociale.
Lire Pour d’autres jours heureux. La Sécurité sociale de demain, de Jean-François Naton (L’Atelier, 2019).
Publié par FSC
Interrogée ce vendredi 3 décembre sur BFM Business, Barbara Pompili, a annoncé que l’Etat plafonnerait la hausse de l’électricité de 4% jusqu’à début 2022. « Quoi qu’il arrive l’état protègera » a-t-elle affirmé … mais sûrement pas les plus précaires.
Crédit photo : AFP
Depuis le mois de septembre, les prix de l’énergie mais aussi des produits de grandes consommations s’envolent. En bref, ce sont toutes les dépenses de première nécessité pour une grande partie de la population qui explosent, et ce à échelle mondiale. Face à cette crise de l’inflation, qui affecte en premier lieux les plus précaires, le premier ministre avait annoncé fin septembre un « bouclier tarifaire » sur les prix de l’énergie avec donc une limitation à 4% de l’augmentation des tarifs de l’électricité, mais aussi le versement d’une « prime inflation » pour les ménages les plus modestes à hauteur de 100 euros et versée une seule fois à partir du mois de décembre.
Dans cette droite lignée, ce vendredi, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a assuré que face à la flambée des prix de l’électricité, « l’Etat protégera » les consommateurs en garantissant la limitation de la hausse à 4% pour les particuliers jusqu’à début 2022. « Ce n’est jamais une folie d’accompagner nos concitoyens dans des moments de crise » a-t-elle ajouté. A quelques mois des présidentielle et alors que l’inquiétude et la colère croissent sur la question du pouvoir d’achat, Barbara Pompili a donc cherché à redorer l’image du gouvernement et à rassurer les plus précaires sur son action.
D’après des calculs du Figaro cette promesse du gouvernement de limiter l’envolée des prix de l’électricité devrait coûter aux alentours de 12 milliards. On voudrait bien souffler l’idée au gouvernement de rétablir l’ISF (l’impôt sur les grandes fortunes) qu’il a lui-même supprimé, mais évidemment on se doute que ceux que « l’état protègera » ce sont ceux qu’il a l’habitude de protéger… les riches ! Et Barbara Pompili d’annoncer la couleur : « Notre priorité est de faire en sorte que l’évolution du prix de l’énergie pénalise le moins possible les entreprises ». En réalité, le gouvernement cherche à faire diversion et maintient une forme de statu quo, maintenant, in fine, les taxes et les profits du grand patronat : le constat est clair, ce sont toujours les classes populaires qui vont devoir payer. Et ce sont donc malgré tout 4 %, qui continueront à s’ajouter à l’ensemble des autres hausses. Sur ce terrain, le coût reporté sur les consommateurs est particulièrement scandaleux lorsque l’on sait qu’EDF, entreprise dont l’État reste le principal actionnaire, va réaliser des bénéfices records en 2022.
Dans cette perspective, la ministre a incité à « consommer moins d’énergie » et annoncé en ce sens l’accélération des travaux de rénovation et d’isolation des bâtiments soutenus financièrement par l’Etat. Mais rien de concret à l’horizon, en attendant les classes populaires devront se serrer la ceinture ou ne pas se chauffer.
Si depuis le début de cette crise de l’inflation, les économistes et le gouvernement se veulent rassurants, à l’image de Barbara Pompili ce vendredi, et promettent que cette augmentation des prix n’est que passagère, la réalité c’est que [l’indice du prix en zone euros est à son plus haut niveau depuis 30 ans - > https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/11/30/l-inflation-en-zone-euro-au-plus-haut-depuis-trente-ans_6104195_3234.html] et que comme l’indique Le Monde ce n’est pas prêt de s’arrêter : « Mois après mois, les économistes et les banquiers centraux estiment que le phénomène est passager. Mois après mois, ils sont démentis ». Le président de la FED devant la commission bancaire du Sénat ce mardi 30 novembre, faisait en ce sens un constat édifiant : « il faut s’attendre à ce que les pressions inflationnistes se maintiennent pendant une bonne partie de l’année prochaine ».
Alors que la hausse des prix risque à nouveau de s’accélérer comme le note Le Parisien le prix des pâtes a à nouveau augmenté de 2,5%, celui des lentilles de 0,39%, et des huiles avec +,0,05% seulement pour le mois de novembre. Ainsi, d’après le décompte provisoire de l’INSEE, la perte du pouvoir d’achat des français en un 1 an est de 2,8% et elle va s’intensifier comme le souligne Emily Mayer interrogée par Le Parisien qui explique que sur les produits des marques nationales, qui sont encadrés juridiquement, l’inflation risque d’arriver à retardement et de se faire ressentir au mois de Mars. A cela s’ajoutent, l’augmentation de la taxe foncière qui devrait connaître une hausse d’au moins 3% en 2022 ainsi que celle du prix des loyers dont l’indice de référence a fait un bond de 1% selon l’INSEE.
Face à cette situation qui met dès le 15 du mois une grande partie de la population dans le rouge, une colère commence à émerger dans notre camp social à l’image de la démultiplication des grèves dans les secteurs de première et seconde ligne qui posent avant tout la question des salaires, et donc du pouvoir d’achat. Comme à Séphora, à Leroy Merlin, mais aussi dans des secteurs du public à la SNCF et à la RATP et chez les petites mains de l’éducation nationale avec la grève des AESH. Cette combativité qui s’exprime dans ces secteurs aussi précaires et éparpillés est le signe d’un ras le bol dans notre camps social. Mais pour aller au bout de ces revendications et taper fort pour renverser le rapport de force, il est plus que jamais nécessaire de proposer un projet alternatif à même de rassembler ces colères autour de revendications fortes. C’est en ce sens qu’avec Révolution Permanente nous voulons faire entendre une candidature et un programme de lutte révolutionnaire pour la présidentielle de 2022.
Nous y défendrons le gel des prix sur les produits de première nécessité, ainsi que la réquisition immédiate et la rétribution aux consommateurs de l’ensemble des superprofits accumulés par les grandes entreprises de l’énergie. Et comme le coût de la vie ne cesse d’augmenter, il faut imposer, a minima, que les salaires suivent à travers un mécanisme d’indexation des salaires et des pensions sur le taux d’inflation, ainsi qu’une hausse de tous les salaires et du SMIC à 1800 euros.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
On comprend la colère, et même le désespoir, du personnel soignant : cela fait des années et des années - donc tout au long de la présidence Macron - que l'hôpital est dépecé systématiquement par le pouvoir en place. Hôpitaux de proximité fermés, des milliers de lits supprimés ( Et ça continue pendant les vagues successives de la pandémie...), du personnel réduit à la portion congrue, mal payé, privés de considération.
Et tout cela au nom de la rentabilité : il faut, pour le pouvoir en place, que les établissements de soin rapportent de l'argent. C'est pourquoi les gouvernements successifs ont voulu gérer les hôpitaux comme non plus comme des lieux de soin au service de la population, mais comme des sources de profit privées.
Le personnel soignant en colère froide manifeste aujourd'hui nationalement à Paris et souhaite rencontrer Olivier Véran, le ministre de la Santé.
Faut-il qu'il sache qu'Emmanuel Macron l'a choisi à ce poste justement parce qu'il est un "spécialiste" de la rigueur budgétaire dans le domaine des hôpitaux : en effet, il avait été recruté par François Hollande, Président, et sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, justement pour rendre "rentables" les établissements de soin.
Un spécialiste, en quelque sorte, recruté comme ministre de la Santé par Emmanuel Macron.
Le personnel soignant qui, par ses nombreuses mobilisations au cours des années passées, avait tenté d'alerter l'opinion sur l'état lamentable de l'hôpital public, doit rester vigilant et savoir que ce qu'il combat aujourd'hui n'est pas le fruit d'erreurs de gestion des pouvoirs en place, donc de celui d'Emmanuel Macron, mais d'une politique délibérée menée par lui, comme celle qui consiste à faire payer les chômeurs le coût des retraites pour préserver le taux de profit des milliardaires de l'économie et leurs dividendes monstrueux.
Cette politique de classe est assumée par l'ancien associé gérant de la Banque Rothschild, au nom et au profit des milliardaires qui ont mis la France en coupe réglée.
Le personnel soignant, qui n'en peut plus, doit savoir que le combat qu'il mène contre le monstre , s'attaque à une de ses tentacules, celle qui s'attaque à la Santé. Et en tirer politiquement les conséquences;
Jean LEVY
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Le rendez-vous est donné par le syndicat samedi 4 décembre de 11h à 15h, devant l'hôpital de Givors. La CGT appelle les soignants et les habitants à se mobiliser contre la fermeture des urgences de nuit dans cet hôpital de proximité. Le 4 décembre est aussi une journée de grève pour le personnel de l'établissement, après deux journées précédentes les 8 et 19 novembre.
Leurs revendications sont multiples, ils se mobilisent contre : "la fermeture du service des urgences et des menaces sur la maternité", "la dégradation [des] conditions de travail et le manque de personnel" et "les fermetures de lits".
Les urgences de nuit ont d'abord été fermée de 20h30 à 7h30 pendant un mois du 25 octobre au 30 novembre. Un choix motivé par un manque de personnel pour faire fonctionner le service. La fermeture a ensuite été prolongée jusqu'au 3 janvier 2022. Sur ces horaires les patients doivent se tourner vers les urgences les plus proches : à Lyon-sud, ou plus loin, à Vienne.
Publié par FSC
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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