SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Débrayage chez Safran : « Ils prônent l’écologie et l’humain mais c’est toujours l’argent qui tranche »

Depuis quelques semaines, dans le cadre des négociations annuelles, les salariés de Safran se mobilisent pour exiger de meilleures conditions de salaire et de travail. Nous avons interviewé Jenny Grandet, secrétaire générale Safran Nacelles, au Havre.

"Augmentez les salaires maintenant"

Révolution permanente : est-ce que tu peux te présenter ?

Jenny Grandet : Je m’appelle Jenny Grandet, je suis ajusteur monteur cellule pour Safran Nacelle au Havre, et secrétaire générale CGT Safran Nacelle le Havre. Mon métier consiste à faire de l’assemblage en production, on fabrique des nacelles, des inverseurs de poussée pour les avions. J’exerce ce métier depuis 2005.

Révolution permanente : peux-tu présenter le mouvement ?

Jenny Grandet : Aujourd’hui, on a débrayé à nouveau en réaction à la « politique salariale » catastrophique de la direction. En fait, suite à la crise sanitaire, il n’y a eu aucune réelle politique salariale, les salaires ont été gelés, mise à part quelques cas particuliers. En clair, il n’y a pas eu de politique salariale. Cette année, cependant, il y a eu des changements : les négociations ont eu lieu à échelle nationale, c’est quelque chose d’inédit. Il y a eu un cadrage des augmentations en masse à hauteur de 2,8 % maximum, et une répartition entre les augmentations générale et individuelle à hauteur de 50 % 50 % maximum. Ensuite, c’est chaque société qui répartit comme elle le souhaite.

Du coup, à Safran Nacelle, ça a été très rapide, il n’y a eu que de deux réunions. Certaines organisations syndicales ont signé directement les accords (CFDT, CFE-CGC) et ont complètement faussé les négociations. Les NAO ont été entérinées le 24 janvier. Nous, à la CGT, on revendiquait un budget en masse de 5 % avec un plancher en augmentation générale pour les catégories socio-professionnelle à 75 euros et un budget pour l’augmentation individuelle de 2 %. On a proposé cela pour compenser l’inflation, notamment. Forcément, ça n’a pas été admis par la direction.

Par ailleurs, les accords de sortie de crise, que la CGT n’a pas signés, ont été adoptés en se basant sur 2 % d’inflation, ce qui est bien en dessous de la réalité. Aujourd’hui, les estimations tablent sur 2,8 % pour cette année. Encore une fois, les salariés ont fait des sacrifices pendant la crise et derrière la direction a continué de dégrader nos conditions de travail.

Révolution permanente : le mouvement est-il toujours bien suivi ?

Jenny Grandet : La signature des accords par les autres syndicats, nous a mis un coup forcément. Mais mouvement de groupe engagé les semaines passées se maintient et prend de la force. On sent un réel élan de contestation face à ces propositions salariales bien en dessous des attentes. Aujourd’hui, on était quand même assez massifs, surtout au niveau des ouvriers. On doit être à 80 % d’ouvriers mobilisés. Sur la population globale, on doit être à 10 %. La plupart des salariés tenaient à manifester leur mécontentement vis-à-vis de ces accords. C’est un symbole pour nous de se mobiliser aujourd’hui et on s’en sert pour annoncer également la couleur pour l’année prochaine. Ça ne va pas se passer comme ça.

Révolution permanente : quelles sont les perspectives pour le mouvement ?

Jenny Grandet : On ne sait pas encore comment le mouvement va évoluer, mais on va pas en rester là. On ne peut pas se contenter de ça. Cependant, avec la signature des accords, on a très peu d’espoir de pouvoir les remettre en cause. Mais ce qui est sûr c’est qu’on se prépare déjà pour les combats futurs et cela participe déjà à construire le rapport de force pour les batailles de demain.

Révolution permanente : vous travaillez dans un secteur qui a connu de grosses vagues de licenciement pendant la crise, est-ce que tu voudrais revenir sur vos conditions de travail aujourd’hui et votre situation pour l’avenir ?

Jenny Grandet : En effet, ne serait-ce que pour notre site, durant la crise sanitaire il y a eu 200 départs anticipés. Auparavant, nous étions 1700, aujourd’hui, nous ne sommes plus que 1500. Les conditions de travail se sont beaucoup dégradées, la direction nous met beaucoup la pression. Toute la charge de travail qu’on effectuait avant la crise sanitaire, on doit la faire avec les salariés qui restent, donc, forcément, la charge de travail a énormément augmenté. À cela, on peut rajouter le climat anxiogène lié au COVID-19. De plus, la direction nous met énormément de pression en nous parlant de concurrence tout le temps. Avec tout ça, on a des collègues qui partent en vrille.

Déjà, avant la crise, on avait peu de perspectives. Maintenant, avec l’arrêt de l’ancien A320 et de l’A380, cela ne va pas vers le mieux. Le nouvel A320 a lui été négocié avec le Maroc avec 60 % de la production à réaliser là-bas. Beaucoup de notre activité a été délocalisée. Concrètement, on a beaucoup d’incertitude pour notre emploi. Ils se sont servis de la crise du Covid pour réorganiser la production afin d’aller produire à bas coût à l’étranger.

Révolution permanente : les grands groupes comme Safran aiment parler d’écologie pour promouvoir leur activité économique, quel est ton point de vue sur cette question, en tant qu’ouvrière ?

Jenny Grandet : Effectivement, Safran se lance sur l’écologie, mais il y a beaucoup d’hypocrisie et de comm’. Dans les actes, ce n’est pas du tout ça, il y a plein de non-sens. Le bilan carbone est loin d’être bon. Ces boites n’ont en réalité que le rendement comme objectif. C’est très contradictoire, ils prônent l’écologie et l’humain, mais, au final, c’est toujours l’argent qui tranche. C’est comme Total et son greenwashing. En réalité, l’écologie, ils la pensent comme la politique salariale, en fonction de ce qui leur coûte le moins cher. Les patrons ne font pas, et ne feront pas le nécessaire, alors si eux ne le font pas, qui va le faire ? C’est donc à nous de nous en préoccuper.

Révolution permanente : quelque chose à rajouter ?

Jenny Grandet : Oui, grâce aux sacrifices faits par les salariés, on a rempli les objectifs de l’entreprise. Mais derrière, tous les bénéfices partent dans les poches des actionnaires. Cette répartition des richesses n’est plus possible !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ils appellent cela délit d'initié !

Sous-entendu c'est une entorse au fonctionnement " normal " des entreprises.

Comme si la règle du capitalisme qui écrase toutes les autres n'était pas la recherche du profit maximum ... dans le laps de temps le plus court !

Contre toute autre considération et contre toute morale !

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Révélations
Délit d’initié au sommet d’Orpea? Le DG a vendu un gros paquet d’actions à l’annonce du livre-scandale
Selon «le Canard enchaîné», Yves Le Masne, limogé dimanche soir, a revendu 5 456 actions du leader mondial des Ehpad en juillet. Reste à savoir s’il y avait un lien direct entre cette opération boursière et les défaillances dénoncées par Victor Castanet.

par LIBERATION

publié le 2 février 2022 à 8h02
 

Yves Le Masne, directeur général du groupe Orpea pendant vingt-huit ans, a revendu en juillet dernier 5 456 actions du groupe, révèle le Canard enchaîné. Selon l’hebdomadaire, cette opération boursière d’un montant de 588 000 euros a été réalisée «trois semaines seulement après que la direction d’Orpea a été informée de la parution prochaine du livre» enquête de Victor Castanet les Fossoyeurs, qui dénonce une maltraitance quasi institutionnalisée dans les établissements du groupe. Selon le journal satirique, cette vente s’apparenterait donc à un «délit d’initié».

Les informations du Canard ont fait exploser la ministre chargée de l’autonomie des personnes âgées, Brigitte Bourguignon. «On est là au cœur d’un système, je pense», a-t-elle déploré sur LCI. Les deux principaux dirigeants du groupe, qu’elle a convoqués mardi dans son bureau, «ne se remettent pas en question, ont l’air de dire qu’ils ont des explications pour tout, des preuves pour tout».

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

C'est Lucien MASCART qui nous informe suite à la publication de notre article de ce jour :

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

C'est cela qu'il voudrait faire disparaître :

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le tribunal de Compiègne vient d'annuler la délibération du CSE Unilever Le meux  d'une expertise pour risques graves.

Malgré cette décision, le combat continu !

Les salariés doivent prendre conscience de ce qui nous attend !

 

Ci-dessous un récapitulatif.

 

Décision du tribunal suite et fin (CSE Unilever usine Le meux)

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Résultat des négociations :

 

1,6% d'augmentation générale

 

0,3% d'augmentation individuelle

Prime de vacances : + 20€

Prime de nuit : + 2,6%

Prime d'équipe : + 3,2%

Signature de l'accord de télétravail

Achat des jours de repos sup au volontariat

Et voici la réponse des syndicats ci-dessous

 

NAO chez Unilever MIKO à Saint-Dizier
NAO chez Unilever MIKO à Saint-Dizier

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le géant britannique est en panne de croissance, et va supprimer 1 500 postes d’encadrement dans le monde.

  • Jean-Claude Bourbon
Agroalimentaire : Unilever sous pression

Les annonces n’ont pas traîné. Quelques jours après l’arrivée à son capital du fonds activiste Trian Partners de Nelson Peltz, Unilever a dévoilé une restructuration de ses activités, mardi 25 janvier. Le géant britannique de l’agroalimentaire et des produits d’hygiène va supprimer 1 500 postes d’encadrement dans le monde, soit 1 % des effectifs, et va s’organiser en cinq grands pôles : beauté et bien-être, hygiène personnelle, entretien de la maison, alimentation et glaces.

En 2018, Nelson Peltz avait obtenu à peu près la même chose du grand concurrent Procter & Gamble. « L’objectif est d’être plus réactif aux tendances des consommateurs », fait valoir Unilever, en soulignant que chaque entité « sera entièrement responsable de sa stratégie, de sa croissance ».

Un portefeuille de plus de 400 marques

Le groupe cherche surtout à rassurer les actionnaires. Car malgré un portefeuille de plus de 400 marques, dont les plus connues sont les savons Dove, les lessives Skip et Omo, les déodorants Fabergé, le nettoyant Cif, les glaces Magnum et Ben & Jerry’s, les soupes Knorr ou encore la moutarde Maille, la croissance des ventes patine et le titre recule quand celui de ses rivaux progresse.

Pour l’heure, la stratégie d’Alan Jope, en poste depuis trois ans, ne semble pas très claire. Mi-janvier, malgré trois tentatives et la promesse d’un chèque de près de 60 milliards d’euros, il n’a pas pu s’emparer de la branche santé grand public de GSK, le numéro un mondial sur ce segment, avec notamment les antidouleurs Advil et les patchs Nicorette. En novembre, Unilever avait réussi, en revanche, à vendre sa gamme de thés Lipton au fonds CVC, pour 4,5 milliards d’euros.

Les investisseurs demandent de se concentrer sur les rendements

Une fois réorganisé, le groupe devrait relancer les cessions et les acquisitions, sans que l’on sache encore s’il va persister dans sa volonté de recentrage sur la santé. En attendant, les investisseurs demandent à la direction de se consacrer au redressement des ventes et des marges, plutôt que de se focaliser sur la manière dont le groupe est perçu. « Une entreprise qui estime qu’elle doit définir la mission de la mayonnaise Hellmann’s, une marque existant depuis 1913, a clairement perdu la boussole », affirme Terry Smith, l’un des dix principaux actionnaires d’Unilever, dans une lettre ouverte, qui vient de faire grand bruit Outre-Manche.

Depuis son arrivée aux commandes, Alan Jope souhaite concentrer les investissements et les dépenses de marketing dans des marques qui « communiquent un objectif environnemental ou social fort ». Ses actionnaires lui rappellent aujourd’hui que le profit compte aussi.

Publié par la-croix.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS d'un article de ça n'empêche pas NICOLAS :

Covid-19 : comment les grandes fortunes françaises se sont enrichies pendant la pandémie

De gauche à droite : Françoise Bettencourt-Meyer (cachée), Gérard Wertheimer, François Pinault, Alain Wertheimer et Bernard Arnault, les cinq Français les plus riches. (PHOTOS : AFP, GETTY – MONTAGE : PIERRE-ALBERT JOSSERAND / FRANCEINFO)

De gauche à droite : Françoise Bettencourt-Meyer (cachée), Gérard Wertheimer, François Pinault, Alain Wertheimer et Bernard Arnault, les cinq Français les plus riches. (PHOTOS : AFP, GETTY – MONTAGE : PIERRE-ALBERT JOSSERAND / FRANCEINFO)

franceinfo

La fortune des Français les plus riches a davantage augmenté pendant la pandémie que ces dix dernières années, selon un récent rapport d'Oxfam.

"les richesses des grandes fortunes françaises ont bondi de 86%, soit un gain de 236 milliards d'euros"

Ainsi, de l'argent pour la santé,

pour l'école,

pour les services publics,

pour les salaires et le SMIC, il y en a ! 

La fortune des Français les plus riches a davantage augmenté pendant la pandémie que ces dix dernières années, selon un récent rapport d'Oxfam.

"les richesses des grandes fortunes françaises ont bondi de 86%, soit un gain de 236 milliards d'euros"

Ainsi, de l'argent pour la santé, pour l'école, pour les services publics, pour les salaires et le SMIC, il y en a ! 

 

Ils sont deux fois plus riches qu'avant la crise. Entre le début de la pandémie en mars 2020 et la fin de l'année 2021, la fortune des cinq Français les plus riches a augmenté de 173 milliards d'euros, selon Oxfam (PDF). C'est plus que ce qu'a coûté la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 en 2021.

Cet enrichissement massif concerne d'ailleurs la quarantaine de milliardaires que compte la France. Sur cette période de dix-neuf mois, "les richesses des grandes fortunes françaises ont bondi de 86%, soit un gain de 236 milliards d'euros", écrit Oxfam. A titre de comparaison, "elles avaient augmenté de 231 milliards d'euros en dix ans, entre 2009 et 2019". Une augmentation fulgurante qui interroge, alors que la crise sanitaire a dans le même temps fragilisé les plus précaires.

Comment expliquer cet enrichissement d'une poignée de personnes ? Cette situation française est-elle exceptionnelle ? Franceinfo répond, graphiques à l'appui, aux questions que soulève cette augmentation des grandes fortunes.

Cette hausse est-elle exceptionnelle ?

C'est du jamais vu pour Bernard Arnault, le dirigeant de LVMH, numéro 1 mondial du luxe avec des marques comme Louis Vuitton ou Dior, Françoise Bettencourt-Meyer, actionnaire majoritaire de L'Oréal, François Pinault à la tête de Kering, dont font partie les marques Gucci ou Yves Saint Laurent, et les frères Alain et Gérard Wertheimer qui se partagent la propriété de Chanel. La fortune de ces cinq milliardaires, les plus riches de France, a plus que doublé en un an et demi. Le champion incontesté est Bernard Arnault, avec une hausse de presque 100 milliards entre mars 2020 et octobre 2021.

"Il faut garder à l'esprit que mars 2020, c'est le point bas. C'est le moment où la Bourse a beaucoup chuté au début de l'épidémie de Covid, et donc la comparaison avec mars 2020 rend les écarts particulièrement impressionnants", précise Catherine Lubochinsky, économiste à l'université Paris 2 et spécialiste de la finance, auprès de franceinfo.

Le classement de Challenges, qui fait le point en septembre de chaque année sur les grandes fortunes françaises, permet d'observer l'évolution sur dix ans. Ce palmarès est légèrement différent puisqu'il est calculé par famille. Ces cinq milliardaires sont bien présents, mais les frères Wertheimer sont comptés ensemble, ce qui fait entrer la famille Hermès dans le top 5.

Le constat reste le même que celui d'Oxfam : l'augmentation de 2021 est la plus importante jamais constatée. Leur fortune cumulée était déjà en hausse presque permanente depuis dix ans et ce phénomène s'était déjà accéléré depuis 2016. Ces dix dernières années, la fortune des cinq familles les plus riches de France a ainsi été multipliée par 6,5.

Comment se sont-ils enrichis ?

"Leur fortune est principalement composée d'actions. La valeur de ces actions a augmenté", explique à franceinfo Pierre-Noël Giraud, économiste spécialiste des inégalités. Si les Bourses mondiales ont chuté lourdement en février et mars 2020, elles sont rapidement reparties à la hausse. En France, le CAC40 a retrouvé son niveau d'avant-crise dès le mois de mars 2021 et a même atteint un nouveau record historique au début du mois de janvier 2022.

En Europe, la BCE a créé un programme d'achats d'urgence face à la pandémie. En tout, 1 850 milliards d'euros ont été injés par la BCE pour acheter aux banques des titres de dettes, privées ou publiques, dans une logique de "quoi qu'il en coûte" financier.

Cet argent n'a pas directement servi à acheter des actions, mais à rassurer les investisseurs et à faire baisser les taux d'intérêts, ce qui a profité in fine aux marchés boursiers et fait monter le prix des actions. Des programmes similaires existaient déjà depuis 2007, mais la somme dépensée lors de la crise sanitaire est sans commune mesure.

"Le but de la Banque centrale, quand elle mène sa politique d'achat, n'est pas d'enrichir les plus riches, détaille Pierre-Noël Giraud. Elle le fait pour éviter une crise financière qui se répercuterait sur l'économie réelle. L'enrichissement des grandes fortunes financières en est une conséquence mécanique connue depuis le début." Quentin Parrinello, responsable du plaidoyer chez Oxfam France, souligne de son côté que "l'enrichissement des ultrariches pendant la crise n'est pas dû à leurs bonnes décisions, mais à l'intervention publique".

ect

Y a-t-il une exception française ?

Des programmes similaires à celui de la BCE ont été mis en place un peu partout dans le monde et le rebond rapide des marchés financiers a donc été observé à l'échelle mondiale. De nombreuses places boursières ont enregistré des niveaux records ces derniers mois, selon Capital.

"La hausse des grandes fortunes est un phénomène mondial, mais les fortunes françaises ont particulièrement progressé. Bernard Arnault est le deuxième homme qui s'est le plus enrichi au monde depuis le début de la crise, derrière Elon Musk", fondateur de Tesla et Space X, précise Quentin Parrinello. En Asie, la palme de l'enrichissement revient à l'industriel indien Gautam Adani, spécialisé dans la production d'énergie fossile, dont la fortune a été multipliée par huit pendant la crise sanitaire.

Les grandes fortunes françaises profitent de la bonne santé du secteur du luxe. "Comme les riches s'enrichissent globalement malgré la crise, ils continuent à consommer du luxe", explique Catherine Lubochinsky. Par exemple, le groupe LVMH de Bernard Arnault a vu son chiffre d'affaires baisser en 2020 à cause des confinements stricts partout dans le monde. Mais le rebond ne s'est pas fait attendre puisque le chiffre d'affaires en 2021 a dépassé de près de 20% celui de 2019, avant l'épidémie de Covid-19.

C'est surtout au niveau boursier que la comparaison avec les niveaux d'avant-crise est la plus impressionnante. Entre janvier 2020 et janvier 2022 la hausse de LVMH au CAC40 est de plus de 70%. Il a profité de l'augmentation globale des marchés financiers et de la chute d'autres secteurs plus fragilisés par la crise du Covid-19, comme le tourisme, pour devenir plus attractif auprès des investisseurs.

Les milliardaires français sont-ils mis à contribution pour rembourser la "dette covid" ?

Pour Oxfam, l'équation est simple : "Puisque c'est l'intervention publique de la BCE qui a aidé ces ultrariches à accroître leur fortune, ce serait normal que soit à eux de contribuer pour rembourser la dette covid." 

Les près de 2 000 milliards d'euros dépensés par la BCE ne sont pas de l'argent public issu de taxes ou d'emprunts d'Etat, mais de la création monétaire, ce qui peut notamment créer de l'inflation. Cette dernière est justement en hausse mais l'augmentation des prix de l'énergie, liée à la reprise économique, semble en être davantage responsable que l'argent injecté sur les marchés par la BCE.

Pour faire contribuer les plus fortunés, Catherine Lubochinsky estime qu'il est difficile de taxer la hausse de valeur d'une action, car il s'agit de plus-value potentielle. "La plus grande valorisation d'une action ne crée directement de l'argent pour son propriétaire que lorsqu'elle est vendue, explique l'économiste. C'est comme quand la valeur de votre logement augmente : si vous ne le vendez pas, cette augmentation ne vous rend pas plus riche en réalité. En plus, cette hausse de valeur est temporaire et peut très bien repartir à la baisse ensuite. Mais au moment de la vente, là il y a possibilité d'une taxation." Cette taxation des revenus du capital a précisément été allégée par Emmanuel Macron en 2018, via la "flat tax".

"Il pourrait également y avoir une vraie politique de taxation sur les très hauts revenus, car aujourd'hui ils arrivent largement à échapper à l'impôt et c'est vraiment un problème", ajoute l'économiste. Selon Quentin Parrinello, d'Oxfam, ce n'est cependant pas la piste privilégiée par la France : "Le gouvernement est en train de réfléchir aux solutions pour payer la facture de la crise et pour l'instant les milliardaires ne semblent pas devoir être mis à contribution."

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

C'est dans Challenges, le journal autorisé du patronat qui l'annonce en sa Une. Et Bruno Le Maire, ex du parti de Sarkozy-Pécresse, devenu ministre de l'économie capitaliste sous Macron -comme quoi qui se ressemble s'assemble un jour ou l'autre-, de fanfaronner sur toutes les chaines d'infos libres et non faussées: Cela "prouve que la politique du gouvernement est efficace. (...) Du jamais vu depuis 52 ans. En 2021, la France a affiché une croissance record de 7% du PIB."

 

"7 % de croissance en 2021, c'est un résultat spectaculaire ! Un des meilleurs de la zone euro ! Nous le devons aux Français, aux entrepreneurs, aux salariés et à notre politique économique mise en place depuis 2017", me lanterne le même sur BFMtv.

Bon, pour ceux qui ne prendraient pas des vessies pour des lanternes, ce dessin dans votre quotidien:

Cocorico! Le rebond spectaculaire de la croissance en 2021 efface la crise économique!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Sans commentaires !?

Vous avez dit concentration des médias aux mains des milliardaires?

Et vous avez des nouvelles de la commission parlementaire sur le sujet ?

 

 

 

 

A quand donc la réappropriation publique en vue d'une véritable information et d'un véritable débat démocratique ?

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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