SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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UN POINT D’HISTOIRE :

 

 

La Révolution aux barrières : l’incendie des barrières de l’octroi à Paris en juillet 1789

 

En s’attaquant aux barrières parisiennes de l’octroi en juillet 1789, le peuple de Paris détériore le mur des Fermiers généraux, montrant son intention de supprimer les impôts aux portes de la ville. Plus qu’une émeute sans lendemain, il s’agit aussi pour la population d’affirmer qu’elle prend une place importante, ignorée jusque-là. L’assaut aux barrières est mené conjointement par le peuple et les principaux fraudeurs. En insistant sur la chute de la Bastille, les historiens n’ont-ils pas occulté l’importance de l’incendie des barrières qui, pourtant, permet que la forteresse soit prise ? Ce sont deux mouvements simultanés et parallèles qui voient le jour, mais se renforcent pour œuvrer vers le même but, celui d’exister sur la scène politique.

 

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Théophile Kouamouo a reçu le journaliste d'investigation Denis Robert. Dans son dernier livre « Les Prédateurs : des milliardaires contre les États », il traque les profits de deux milliardaires discrets passés maîtres dans l’art de piller les États, dont la France : le Canadian Pierre Desmarais et le Belge Albert Frère. Ils sont notamment impliqués dans le rachat de GDF Suez, dans le scandale de la vente de Quick à caisse des dépôts et des consignations, dans le scandale UraMin, et le scandale Petrobas au Brésil.

 

Publié par El Diablo

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Frédéric Taddeï reçoit Thomas Guénolé, politologue et candidat France Insoumise aux élections européennes, Annie Lacroix-Riz, historienne , François Bousquet, rédacteur en chef de la revue «Eléments» et Pierre Birnbaum, historien et sociologue .

 

Publié par EL DIABLO

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Grâce à des montages financiers complexes, les fraudeurs parvenaient à se faire rembourser plusieurs fois un même impôt, voire un impôt pas payé du tout. CC - PIXABAY

Publié le . Mis à jour  par SudOuest.fr avec AFP.

Pendant 15 ans, banques et fonds spéculatifs ont trompé le fisc de nombreux États et empoché des milliards d’euros, grâce à des achats et reventes de titres boursiers savamment étudiés.

Les chiffres dépassent l’entendement. Ce jeudi, 19 médias internationaux, dont Le Monde, révèlent les dessous de l’une des plus grandes fraudes fiscales de ces dernières années. Baptisée « CumEx » et mise au jour en Allemagne par une contrôleuse des impôts déterminée, l’escroquerie a coûté 55 milliards d’euros à une dizaine de pays européens.

De quoi s’agit-il ?

Contrairement à de précédentes affaires de fraude, évasion ou optimisation fiscale, qui consistaient à éviter de payer les impôts dus aux États, la fraude « CumEx » est un vol commis dans les caisses de l’État, par une extorsion de l’argent du fisc.

Pour fonctionner, elle s’appuie sur une loi, en cours dans plusieurs pays, qui permet aux investisseurs étrangers de bénéficier de crédits d’impôts sur le versement de leurs dividendes (dans des cas particuliers, et, normalement, une fois que les investisseurs se sont bien acquittés de leur impôt).

Grâce à des montages financiers complexes, les fraudeurs parvenaient à échanger de manière industrielle des actions autour du jour de versement du dividende, si rapidement et à si grande échelle que l’administration fiscale ne pouvait plus en identifier le véritable propriétaire. Il ne restait alors plus aux fraudeurs qu’à se les approprier pour réclamer à l’État un remboursement d’impôts.

La combine a si bien fonctionné jusqu’en 2011 en Allemagne et jusqu’en 2017 dans d’autres pays européens, qu’un « impôt payé une seule fois (a pu) être récupéré plusieurs fois » voire même a été « récupéré sans avoir été payé », indique Le Monde.

Qui sont les fraudeurs ?

La mise en oeuvre de ce montage litigieux est attribuée à un avocat allemand de renom, Hanno Berger. Ancien haut fonctionnaire du fisc de Francfort, contrôleur de la Bourse et des banques, il a acquis une connaissance inouïe du milieu et de ses failles, avant de se reconvertir en fiscaliste pour conseiller banques, fonds spéculatifs et millionnaires sur la manière de payer le moins d’impôt possible. 

Année après année, l’homme a constitué autour de lui un petit groupe de connaisseurs, qui se retrouve en secret entre Londres et Francfort. Et la »boutique » vend ses services à des banques ayant pignon sur rue : Goldman Sachs, BNP Paribas… au total, « une cinquantaine de banques participent à ces schémas frauduleux », note Le Monde.

Pour les investisseurs, le placement est à risque zéro, et permet d’engranger des centaines de millions d’euros, directement prélevés dans les coffres de l’État.

Quelles conséquences pour les États ?

Jusqu’à l’enquête publiée ce jeudi, circulaient uniquement les estimations des sommes extorquées au fisc allemand, allant d’environ 30 milliards d’euros selon la presse à 5,3 milliards selon le ministère allemand des Finances.

Mais les investigations concluent que le « CumEx » a coûté 55,2 milliards d’euros à 11 Etats,  soit l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique, l’Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suisse.

Pour l’Allemagne, l’enquête reprend la fourchette haute des estimations, soit 31,8 millions d’euros extorqués au fil, d’après les calculs déjà connus de Christoph Spengel, spécialiste de fiscalité à l’université de Mannheim.

L’escroquerie aurait aussi coûté « au moins 17 milliards d’euros » à la France, 4,5 milliards à l’Italie, 1,7 milliard au Danemark et 201 millions d’euros à la Belgique.

En France néanmoins, la fin du système d’avoir fiscaux en 2005 aurait permis de limiter les dégâts, rendant impossible le mécanisme de « CumEx ».

Quelles retombées judiciaires ?

L’affaire a éclaté en 2012 en Allemagne, entraînant l’ouverture de six enquêtes pénales. Parallèlement, le pays a voté en urgence une réforme fiscale qui interdit les avoirs et le « CumEx ».

Un premier procès devrait se tenir en 2019 à Wiesbaden, contre Hanno Berger et plusieurs de ses associés, aujourd’hui expatriés en Suisse ou à Dubaï. Les banques, elles, pourraient être poursuivies au civil, car en Allemagne, une « personne morale » ne peut être poursuivie au pénal.

Publié par anti-k.org

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Le président du Medef veut contrôler les médecins qui délivrent plus de quatre arrêts maladie

En début de semaine, le président du Medef s’est exprimé en début de semaine sur les arrêts maladies en ciblant les « médecins gros prescripteurs », exigeant un contrôle systématique des médecins après le 4e arrêt maladie prescrit pour un même salarié, niant ainsi complètement la responsabilité des patrons dans la multiplication de ces arrêts maladies, liés à des conditions de travail toujours plus précaires.

Dans une interview donnée au Figaro en début de semaine, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, a expliqué vouloir faire des économies en luttant contre les « médecins gros prescripteurs », autrement dit les médecins qui, pour le gouvernement et le Medef, donnent trop d’arrêts maladie.

Le président du syndicat patronal demande donc un « effort collectif » pour diminuer le coût des arrêts maladie. Sa première proposition ? « Un contrôle systématique » du médecin « après le 4e arrêt prescrit » pour la même personne. Et pour que les salariés n’aillent pas « voir ailleurs », il propose de « déterminer un parcours de prescription unique, dans lequel le médecin traitant serait le seul à pouvoir prescrire un arrêt ». De plus, Geoffroy Roux de Bézieux évoque la valorisation du « dispositif de la contre-visite médicale à l’initiative de l’employeur ».

Et le flicage ne s’arrête pas là, c’est un renforcement général du contrôle des salariés malades qui est exigé par le patronat : « vérifier que les assurés sociaux respectent bien les heures de sortie autorisées, envoient leurs arrêts de travail dans le délai de 48 heures, etc. »

Niant complètement la responsabilité des patrons dans la multiplication des arrêts maladie, le syndicat patronal explique donc que c’est un effort collectif qui doit être fait, rejetant la responsabilité sur les médecins et les salariés, et prétendant que les entreprises sont déjà « largement responsabilisées sur le sujet ». Un discours qui ne peut que choquer aux vues des causes de ces arrêts maladies qui se multiplient, liées évidemment à la casse des conditions de travail des ouvriers, qui se détruisent psychologiquement et physiquement au travail jour après jour. La semaine dernière, ce sont quatre cheminots qui sont décédés à la SNCF, dont un suicide, un heurté par un train, et deux par accident sur un chantier ferroviaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Air France. Le syndicat CFE-CGC prêt à se battre contre l’augmentation des salaires !

C'est Médiapart qui a révélé l'affaire. Ainsi, dans un courrier adressé au PDG d'Air France, et à deux jours de l'ouverture des négociations, le syndicat CFE-CGC, majoritaire, demande expressément à « ne rien céder à l'intersyndicale » et de ne pas augmenter les salaires !

Crédit photo : Airbus Industries, Gousse H.

Sans doute, la CFE-CGC se serait passée d’une pareille fuite. Médiapart a en effet révélé un courrier pour le moins explosif, adressé par la centrale syndicale à Benjamin Smith, le nouveau PDG d’Air France. Ainsi, la CFE-CGC exhorte, sur la question des négociations annuelles obligatoire, la direction de l’entreprise à « ne rien céder » aux revendications de l’intersyndicale et des grévistes qui se sont battus ces derniers mois : c’est à dire, une augmentation des salaires !

Joint par téléphone par Médiapart, le secrétaire général de la CFE-CGC d’Air France Bernard Garbiso cherche à justifier l’injustifiable. « Il y a des raisons liées à la stratégie de l’entreprise. On ne peut pas augmenter les salaires au niveau demandé par l’intersyndicale alors que l’on a déjà connu des pertes énormes à cause de la grève cette année » a t-il ainsi avancé. Une position que l’on croirait tenue par un PDG... Plus loin, Garbiso assume totalement son rôle de véritable co-gestionnaire, estimant qu’il était de son devoir d’« informer du contexte » Benjamin Smith, qui a remplacé Jean-Marc Janaillac après le très médiatique référendum perdu par Air France en mai dernier. Et la menace de Garbiso est même explicite : si la direction cède, la CFE-CGC ne sera plus à ses côtés !

Ce que nous voulons dire au nouveau PDG, c’est qu’il est dangereux, pour vouloir faire plaisir à certains, de céder maintenant

Bernard Garbiso

En se présentant comme un « syndicat responsable », la CFE-CGC se place ouvertement du côté de la direction contre les travailleurs et les grévistes d’Air France, qui se sont battus pour une augmentation des salaires ! Une position qui peut apparaître aberrante, mais qui ne fait que se placer dans la suite logique des positions du syndicat pendant le conflit, qui a refusé d’intégrer l’intersyndicale et s’est frontalement opposé aux travailleurs en lutte. La fuite de ce courrier adressé au PDG d’Air France n’est qu’une confirmation éclatante : celle d’une collaboration évidente de la CFE-CGC avec la direction.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Les députés votent une prime pour inciter les hôpitaux à ne pas traiter les patients

L’amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale adopté hier par l’assemblée générale. Adopté sous le joug de la rentabilité, l’amendement constitue dans la lignée du plan « Ma Santé 2022 », une véritable attaque contre l’hôpital public et le droit à la santé.

Ce mardi 16 octobre, les députés ont adopté un amendement, loin d’être anodin, au Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale. En outre, l’amendement présenté par le député LaREM Olivier Véran, établit une prime versée aux hôpitaux qui accepteront de réorienter des patients qui se présentent aux urgences pour de « petites urgences », vers un cabinet de médecine générale, spécialisée ou bien une maison de garde. Les patients atteints de fièvres aigues ou victime d’un accident domestique seraient ainsi redirigés par les médecins urgentistes vers de des professionnels de leur choix. Conçue et justifiée comme une réponse au problème de la surpopulation des urgences, Olivier Véran et les députés LaREM s’appuient notamment, pour justifier cette mesure, sur un rapport du Sénat de 2017 qui révèle que le nombre de patients n’a eu cesse de croître de deux à trois pourcents chaque année depuis dix ans. Toujours selon le rapport, un quart des patients auraient pu être pris en charge par un médecin généraliste. L’amendement permettra donc de réorienter chaque année six millions de malades hors des urgences, vers des médecins généralistes, contre quoi les hôpitaux recevront entre vingt et soixante euros par patients (entre cent-vingt et trois-cent-soixante millions d’euros par ans donc). Si l’on suit cette logique, les hôpitaux ont tout à gagner à adopter cette mesure ; plus de temps et plus de moyens pour traiter les patients. Sauf que…

Sauf que loin d’apporter une réponse évidente au problème bien réel de la surpopulation des urgences, l’amendement risque plus encore d’approfondir les inégalités de santé au sein de la population. La situation des urgences est indéniablement critique comme l’a révélé un article du monde du 25 juin. Le manque de moyens et d’effectif a entraîné un nombre important de burnouts et suicides au sein du personnel hospitalier, et une dégradation générale des services qui impacte directement les patients. Toutefois, il est plus que probable que cet amendement se situe en réalité dans une stratégie de privatisation de la santé qui vise à faire fuir les classes moyennes et tous ceux qui pourront se le permettre des hôpitaux publics vers des centres de soin privés. En effet, il est vital de rappeler le contexte dans lequel se situe le domaine de la santé aujourd’hui en France. Les hôpitaux sont financés au moyen d’une tarification à l’acte. Des critères tels que la qualité du soin sont abandonnés dans cette logique comptable qui s’appuie purement sur le nombre de patients qui ont fréquenté l’hôpital. Logique meurtrière, qui a notamment couté la vie à Naomi Musenga le 29 décembre 2017. Traité comme un cas isolé, fait d’une seule et unique employée du Samu, par les autorités hospitalières, il est judicieux ici, de rediriger l’attention vers les conditions de travail des employés du domaine hospitalier. Dans un environnement qui valorise le nombre au détriment de la qualité, il paraît évident qu’il s’en suivra une détérioration de la qualité des soins prodiguée. Ceux qui en auront les moyens se dirigeront vers des cliniques privées, et le reste de la population devra pâtir de soins à la chaîne et déshumanisés. L’amendement, qui prévoit que les hôpitaux pourront tirer profit de la redirection des patients vers d’autres services instaure ainsi une compensation au manque à gagner que la redirection entraînerait. Là encore les avantages d’une telle mesure sont loin d’être avérés. En effet, cet argument est basé sur l’idée que les urgences ont un intérêt financier à encourager un niveau d’activité élevé. Ce qui en réalité est faux : plusieurs directeurs d’hôpitaux ont communiqué perdre entre treize et vingt euros par patients. Les urgences ne sont qu’indirectement source de « bénéfices » pour les hôpitaux, dans la mesure où elles constituent la « porte d’entrée » vers les services d’hospitalisation (60% des patients hospitalisés viennent des urgences). La relative « rentabilité » des hôpitaux n’est pas basée sur les services d’urgences, elle ne l’a jamais été.

La mesure donc, loin de ralentir la politique comptable de financement des hôpitaux, la renforce un peu plus, en créant une incitation financière à refuser un plus grand nombre de patients. Loin de garantir une amélioration des soins, la politique présente le risque majeur d’une plus grande exclusion encore de populations isolées, discriminées et précaires. Priscille Sauvegrain a démontré [1] comment les femmes noires étaient particulièrement victimes de racisme au sein d’institutions médicales. Il est à redouter que ces populations souffrent particulièrement de l’amendement adopté hier par les députés.

Le problème plus profond relève alors de l’accès aux soins et à la santé. Loin de constituer un luxe, l’accès à la santé est un droit, droit qui se heurte aujourd’hui à la logique de profit, toujours en croissance, le domaine de la santé.
Cette mesure doit donc se voir sous le jour du contexte plus général de privatisation de la santé et non sous l’angle de la rentabilité des hôpitaux. La santé échappe à la logique de rentabilité, et nécessite donc que de réels moyens soient mis en œuvre pour assurer la continuité et la qualité des services, contrairement à l’agenda défendu par Agnès Buzyn, plus généralement représenté par le plan « Ma santé 2022 » qui marginalisent déjà les populations les plus isolées.

[1] SAUVEGRAIN Priscille (2012) La santé maternelle des « Africaines » en Île-de-France : racisation des patientes et trajectoires de soins, Revue Européenne des Migrations Internationales, 28 (2), pp. 81-100.

Crédits photos : (FLORENT MOREAU / MAXPPP)

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Frédéric Taddeï reçoit Thomas Guénolé, politologue et candidat France Insoumise aux élections européennes, Annie Lacroix-Riz, historienne , François Bousquet, rédacteur en chef de la revue «Eléments» et Pierre Birnbaum, historien et sociologue.

Publié par EL DIABLO

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L' Union locale CGT de Miramas dit NON à la direction confédérale
 
163 ans avant Macron, un banquier de la Banque Rothschild s'exprimait en termes de classes...

163 ans avant Macron, un banquier de la Banque Rothschild s'exprimait en termes de classes...

M. Sherman dit que les quelques personnes qui comprennent ce système ou bien seront intéressées à ses profits, ou bien dépendront tellement de ses faveurs qu’il n’y aura pas d’opposition de la part de cette classe, alors que la grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les formidables avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans complainte et peut-être sans s’imaginer que le système est contraire à ses intérêts.

 

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Ford Blanquefort. Un repreneur pas si "crédible" : la seule perspective, c’est la lutte !

Au moins, les choses sont claires. Ford préfère fermer son usine de Blanquefort plutôt que de négocier une reprise par le Strasbourgeois Punch. De son côté, le gouvernement au nom de Lemaire et Juppé disent être « en désaccord total » y voit une opportunité bien commode pour « rejeter » la responsabilité sur la multinationale américaine. Une illustration de plus que seuls les ouvriers pourront, par les grèves, construire le rapport de force face à Ford pour maintenir l’ensemble des emplois.

Ce lundi 15 octobre, les ouvriers de Ford étaient reçus par la préfecture avec Bruno Lemaire. Après la proposition de reprise incitée par l’État, qui s’est chargé de trouver un nouveau repreneur, Punch Powerglide, la direction de Ford a refusé cet accord. Lemaire, suivi par Juppé et Rousset, a affirmé qu’il était inacceptable de refuser une telle proposition. Le gouvernement, qui n’a eu cesse de faciliter les licenciements avec ses ordonnances XXL et autres loi de précarisation, appelle même à « faire du bruit ». Une manière pour le moins commode de « rejeter » la responsabilité sur la multinationale américaine et de « redorer » le blason terni d’un gouvernement affaibli, ou encore d’améliorer son image à des fins purement électorales pour Alain Juppé, qui prépare les élections municipales.

S’il est clair qu’il ne faut se faire aucune illusions sur les déclarations de ceux qui n’ont eu cesse de casser l’emploi, l’éventualité que la Région Nouvelle-Aquitaine et Bordeaux-Métropole proposent 12,5 millions d’euros pour « soutenir » un plan de reprise montre bien que, quand il faut trouver de l’argent pour sauver la face, on en trouve.

Au Comité d’Entreprise, on a remis aux salariés des documents décrivant le projet de Punch. Celui-ci prévoit en 3 ans une baisse de 30% des conditions sociales : 3 ans de gel des salaires, baisse de 12% des primes sur 3 ans, 13 jours de RTT retirés. D’autre part, comme si tout cela n’était pas déjà aberrant, Punch annonce qu’il refusera de financer la cantine. Mais la cerise sur le gâteau, c’est que Punch demande à la CGT de signer ce projet, sans quoi il n’y aurait pas de reprise. Du chantage, donc.

Par ailleurs, cette requête se heurte à une grande méconnaissance de la composition syndicale (en faisant mention des élections professionnelles de février, et exigeant la signature de la CGT en mars).

Dans le projet de Punch, ils ne seraient que 360 à conserver leurs emplois, soit un peu moins de la moitié des 900 salariés de l’usine. Sur les salariés qui ne retrouveraient pas leur emploi, environ 400 seraient susceptibles de partir en pré-retraite, et 150 autres pourraient être transférés sur l’usine voisine, Getrag Ford Transmissions (GFT). Les derniers seraient en formation ou au chômage.

L’investissement aurait pour objectif la production d’une boîte à 8 vitesses avec un premier versement en 2020, avant un investissement maximal à l’horizon 2024. Un ouvrier de Ford note "Je n’ai jamais vu une cadence aussi lente".

Le patron de Punch, Dumarey, de son coté, est très impatient. Il a pris l’avion le mardi 16 octobre pour être à Bordeaux à 9H30 dans une réunion officieuse au CE.

Au final, dans cette histoire, tout le monde y trouve son compte. Tout le monde, excepté les ouvriers de Ford et l’ensemble des emplois induits. Hier matin, il y avait 150 salariés à l’appel du débrayage, avec blocage de l’entrée des camions.

La Direction de Ford a menacé les salariés : s’ils ne font rien à la chaîne de production, ça ne l’intéresse pas ; s’ils perturbent les réunions, la Direction enlève deux heures de grève.

Le 25 octobre, la fédération métallurgie appelle à manifester contre la fermeture de l’usine et les licenciements, à Bordeaux Place de la République à 13H.

Tous dans la rue ! Solidarité avec les travailleurs !

Crédits photos : NICOLAS TUCAT / AFP

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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