SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Brésil. Routes barrées et demandes « d’intervention militaire », le patronat à la manœuvre

Un mouvement de routiers paralyse l’économie brésilienne depuis plus d'une semaine. Protestant contre l’augmentation du prix du diesel, les manifestants poussés par les fédérations patronales, défendent avant tout les intérêts de secteurs des classes dominantes, souvent avec des revendications politiques réactionnaires.

Crédits photo : AFP / MIGUEL SCHINCARIOL

Les blocages ont déclenché une vague de pénurie concernant les produits alimentaires, les médicaments ou encore le carburant, et entraîné ainsi une grande perturbation de l’ensemble des transports. Ce mouvement d’opposition au gouvernement putschiste et néolibéral de Michel Temer est l’expression de secteurs du patronat dont les profits se voient affectés par la hausse du prix des carburants comme les grandes entreprises de transport (de marchandises et de personnes) ou encore l’agrobusiness.

Une grève qui dure depuis 9 jours

Les différents accords proposés par le gouvernement n’auront pas suffi à mettre fin au mouvement des routiers qui, à l’initiative de différents syndicats de routiers indépendants rejoints par les grandes entreprises de transport, paralyse l’économie brésilienne pour demander une réduction du prix du diesel.

Jeudi le président Temer pensait avoir trouvé un accord avec les représentants du mouvement, en cédant à certaines revendications concernant notamment la réduction des taxes sur le diesel, en échange d’une trêve de 15 jours. La veille Pedro Parente, le président de Petrobras, l’entreprise publique pétrolière, avait annoncé une réduction de 10 % du prix du diesel dans les raffineries afin de soutenir le processus de négociation, et d’aller vers une sortie de conflit.

Pourtant ces concessions n’ont pas mis fin au mouvement. Face aux pénuries, qui ont conduit par exemple la ville de Sao Paulo à décréter vendredi l’état d’urgence pour pouvoir réquisitionner des biens privés, et en particulier du carburant, Michel Temer annonçait vendredi l’envoi de l’armée pour procéder au déblocage des grands axes, sans réussir toutefois à débloquer la situation. Dimanche, de nouvelles concessions étaient faites par le gouvernement, avec notamment une réduction de 12 % du prix du diesel et un gel de ce tarif pendant 60 jours. Pourtant, lundi, d’après un bilan de la Police Routière Fédérale mentionné par l’AFP, seul un peu plus de la moitié des barrages mis en place depuis le début du mouvement avaient été levés.

Derrière la combativité des routiers, les intérêts du patronat

Si l’opposition au gouvernement de Michel Temer, président non élu qui mène depuis 2ans de nombreuses politiques anti-sociales (réforme fiscale, réforme du Code du Travail, réforme des retraites, plafonnement des dépenses publiques), peut sembler progressiste au premier abord, le mouvement apparaît en réalité comme particulièrement réactionnaire. Pour s’en rendre compte, il convient de lire entre les lignes des revendications.

On l’a dit, le conflit a débuté lundi dernier en protestation contre l’augmentation continue du prix du carburant, à l’appel notamment des fédérations patronales. En effet, les combustibles connaissent depuis près d’un an des augmentations aux alentours de 50 %. Ce phénomène fait notamment suite à deux mesures du président Michel Temer et du président de Petrobras, Pedro Parente : d’une part l’indexation du prix du pétrole sur les cours internationaux en octobre 2016, de l’autre l’accroissement de la fréquence de modification du prix du pétrole qui est passée de mensuelle à quotidienne en 2017, accroissant l’instabilité économique.

Toutes ces mesures étaient prises pour créer plus de profits pour Petrobars et la rendre plus « attractive » pour les investisseurs étrangers qui participeront potentiellement au processus de privatisation de l’entreprise.

Pour autant, face à ces mesures problématiques qui affectent durement les conditions de vie de l’ensemble des travailleurs, le mouvement de grève ne revendique qu’une réduction du prix du diesel, ignorant ainsi les autres carburants plus centraux dans le quotidien de la population brésilienne, notamment les travailleurs, comme l’essence ou encore le gaz domestique. En clair, le patronat se contente de défendre son intérêt, en dénonçant une évolution du prix du diesel qui grève ses marges, mais dont il répercute l’augmentation sur les prix à la consommation.

En outre, il convient de rappeler que les intérêts du secteur du transport sont étroitement liés à celui de l’agro-industrie, pilier de la bourgeoisie brésilienne, dont les entreprises ont depuis longtemps développé des branches logistiques essentielles à la production et au commerce, et qui voient leurs bénéfices affectés par le prix du diesel.

Si, comme le notait dans une interview à la BBC le sociologue marxiste Ricardo Antunes, les entreprises ne contrôlent que 55 % du secteur du transport routier, tandis que 45 % du secteur est composé de routiers autonomes, il n’en demeure pas moins que le mouvement de contestation est largement hégémonisé par le grand patronat. Ainsi, aucune revendication véritablement progressiste ne semble émerger du mouvement, qui reste circonscrit à l’exigence de subventions en direction des employeurs.

Les concessions faites par le gouvernement dimanche sont à ce titre éclairantes : suspension temporaire d’un impôt comme la Contribution sur l’Intervention dans le Domaine Économique (CIDE) pour les transporteurs, exemption des péages pour les camions roulant à vide, et réduction du prix du diesel. Pire, certains syndicats tels que l’Association Brésilienne des Camionneurs (Abcam) refusent de signer un accord tant que l’impôt PIS/Cofins ne sera pas aboli sur le diesel… alors même que cet impôt sert à financer l’assurance chômage et la santé !

Un mouvement réactionnaire qui témoigne de la faillite de la politique du PT

On a pu observer depuis le début du mouvement un certain nombre de prises de position particulièrement réactionnaires de la part des transporteurs. Ainsi, des photos de camions portant l’inscription « Intervenção militar ja ! » [Intervention militaire maintenant !] ont été diffusées sur les réseaux sociaux, et démontrent que pour certains « grévistes », la seule option politique possible pour mettre fin au gouvernement corrompu de Michel Temer réside dans une prise de pouvoir par l’armée. Une opinion qui prend des allures particulièrement paradoxales lorsque ces mêmes militaires sont envoyés par le gouvernement pour déloger les grévistes.

Cette idée que le retour de la dictature militaire constitue la seule solution pour remettre de l’ « ordre et (du) progrès » au Brésil est probablement encouragée par la politique de Temer, qui, donne depuis le début de son mandat un rôle politique particulièrement central aux militaires. En nommant des militaires à des fonctions politiques, en mettant la police de Rio de Janeiro sous tutelle dans le cadre d’une opération fédérale de sécurité, Michel Temer mène ainsi une opération de renforcement du régime pour faire face à l’instabilité générée par ses politiques anti-sociales ainsi que par les tensions économiques profondes qui traversent le pays.

Le mouvement pourrait également aller dans le sens d’un appui à la candidature de Jair Bolsonaro, candidat d’extrême-droite à la présidentielle d’octobre 2018. Ce dernier a en effet gagné l’opinion des patrons de l’agro-industrie ces derniers temps, et pourrait offrir un débouché politique à ce type de mouvement de grève réactionnaire.

Ces options plus effrayantes les unes que les autres, en tant qu’elles entraînent des secteurs populaires vers l’extrême-droite, sont le fruit des politiques désastreuses de collaboration de classe portées autant par le PT que par les syndicats tels que le CUT, liés au courant de l’ex-président Lula. En effet, tandis que le premier a défendu lorsqu’il était au pouvoir une politique de subordination aux actionnaires de Petrobras et utilisé les bénéfices de Petrobras dans des affaires de corruption, le second se refuse depuis plusieurs mois à proposer une politique de lutte progressiste face à l’augmentation du prix des carburants. Ainsi, cela fait plusieurs semaines que la Fédération du Pétrole diffère le lancement d’une grève pourtant votée le 12 mai dernier, ouvrant ainsi la voie à une canalisation de la colère par un mouvement pro-patronal. Une grève qui aura finalement lieu pendant 72 h, mais dans des conditions particulièrement périlleuses puisque le mouvement devra se montrer capable de se délimiter clairement de celui des routiers.

Cependant, même si la grève des travailleurs pétroliers arrive tard et avec beaucoup de difficultés imposées par la politique des directions syndicales bureaucratiques, elle commence déjà à faire peur au patronat. En effet, les travailleurs en grève pourraient devenir un pôle alternatif, de classe, indépendant des revendications réactionnaires du patronat et mettre en avant des revendications ouvrières et populaires capables de massifier la mobilisation tout en en changeant le caractère social. Ce n’est pas un hasard qi Bolsonaro lui-même déclare à la presse qu’il appelle des transporteurs à mettre fin à la mobilisation car, entre autres raisons, les travailleurs du pétrole appellent à la grève qui pourrait devenir une « revendication de gauche, une revendication du chaos ».

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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RIEN N'EST JOUÉ ! La lutte des CHEMINOTS continue

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Le gouvernement investit 17 millions d’euros en grenades lacrymogènes

Le gouvernement vient d’attribuer un marché de plus de 17 millions d’euros de fourniture de grenades et de fusils de lancement. L’avis d’attribution a été publié jeudi 24 mai. Le contrat porte sur 17.544.153 euros de munitions, pour les 4 ans à venir, destiné à fournir la police et la gendarmerie en grenades lacrymogènes et en lanceurs, c’est le fructueux marché qui vient d’être attribué par le gouvernement à trois entreprises. Gérard Collomb vient d’annoncer « si on veut garder le droit de manifester il va falloir que les manifestants arrêtent d’être les complices passifs des casseurs » mais la contestation ne faiblit pas et le gouvernement Macron se prépare en matériel de répression pour ses dernières quatre années.

Le gaz lacrymogène, un produit au top des ventes

L’appel d’offre, passé le 5 août 2017, a été réparti entre deux sociétés françaises, Nobel Sport, pour près de 12 millions d’euros, Aseltex, pour 5,3 millions d’euros, et une société allemande, Rheinmetall, pour 0,4 million d’euros.

Alsetex, cette entreprise dans laquelle une employée avait perdu la vie suite à une explosion en 2014 avait déjà remporté en février 2016, un contrat d’un montant similaire portant sur la livraison de 5,5 millions d’euros de munitions. On peut donc supposer que, en 2 ans, la majorité de ce stock a dû être liquidé.

C’est que le gouvernement ne badine pas sur l’usage de ce gaz. À Notre-Dames-des-Landes, depuis le 9 avril 2018, début de l’évacuation de, plus de 11.000 grenades ont déjà été tirées par les gendarmes mobiles. Et c’est ce type de grenade qui a fait perdre la main à l’étudiant sur la ZAD ce 25 mai.

Ce gaz lacrymal, pourtant interdit en temps de guerre continue de faire l’unanimité

L’usage de ces gaz lacrymogènes a été interdit en temps de guerre par la Convention internationale sur les armes chimiques de Genève, en 1993. Mais contre les manifestants cette arme s’avère très efficace, ainsi que pour les civils elle reste autorisée.

La panique, la peur. Voilà ce que produit les gaz lacrymogènes. C’est l’une des techniques du gouvernement qui peut mettre des lycéens en garde à vue 72h et qui peut aussi utiliser massivement ces gaz qui touchent sans discernement tous ceux qui sont là comme ce fut le cas lors de la manifestation du 1er mai à Paris par exemple.
Le gaz provoque une sensation de perte de contrôle par l’impossibilité de bien respirer et de voir, des irritations de la peau et autres symptômes qui en fonction des personnes et des conditions peuvent s’avérer plus ou moins graves.

Et alors que le gaz est utilisé depuis le début du siècle il n’existe quasiment pas d’études sur sa nocivité. C’est que, dans aucun pays, il n’existe d’obligation légale de recenser le nombre de ses victimes ou de fournir des données sur ses livraisons, ses usages, les profits qu’il génère ou sa toxicité pour l’environnement. Et quand il y a des morts, ce sont, pour les pouvoirs publics qui autorisent cette arme « non létale », de simples accidents.

La répression française fait vendre

Le marché de ces armes "non-létales" est estimé à plus de 1,6 milliard de dollars, avec un fort potentiel de croissance dans les années à venir.
Ainsi aujourd’hui deux entreprises françaises ont décoché de beaux contrats auprès de l’État français. Et cette entente État-industriels risque de continuer longtemps car la France est l’un des pays qui dispose de l’un des meilleurs« savoir-faire » dans l’industrie mais aussi dans la répression, ce qui lui permet ainsi de mieux exporter ses produits, comme ses services.

L’un des derniers exemples en date –avant l’Afrique du Sud- est le Bahrein avec lequel la France avait signé en 2007 un accord de coopération en matière de sécurité intérieure et avait envoyé des CRS afin de former les forces anti-émeute. L’entreprise française Alsetex, elle, vendait les bombes lacrymogènes.
Durant les manifestations de 2011 au Bahrein, les gaz lacrymogènes ont causé la mort d’au moins trente-neuf personnes selon l’ONG Physicians for Human Rights.
Alors qu’à Notre Dame des Landes, chacun redoute que la répression puisse tuer, l’État Français continue à faire ses achats tout en faisant passer des lois afin de pouvoir au mieux se couvrir.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Sélectionneur des bleus et Président : les deux métiers les plus difficiles selon Macron

« Il y a deux fonctions très difficiles : c'est Président de la République et sélectionneur de l'équipe de France de football » a déclaré Emmanuel Macron à une Ruth Elrkief dévote d'admiration. A quand l'ouverture d'un compte pénibilité pour ces deux métiers éprouvants ?

Humour de riches

Farceur, Emmanuel Macron fait dans la boutade. Il déclarait récemment à une Ruth Elrkief dégoulinante d’obséquiosité qu’« il y a deux fonctions très difficiles : c’est Président de la République et sélectionneur de l’équipe de France de football ». Et Macron de préciser derechef qu’il « dit ça en plaisantant. » La France est hilare, son monarque la divertit comme il faut. Car on connaissait un Macron-Bonaparte, un Macron président des riches, un Macron qui envoie ses forces de l’ordre réprimer à coups de matraque les mouvements sociaux (étudiants, cheminots, ZAD...), on découvre désormais un Macron farceur et mutin, tout en boutades et traits d’esprit. Après sa sortie sur les fainéants et les cyniques, « ceux qui mettent le bordel », les « illettrés » de Gad, ou encore sur le « costard » contre le « T-shirt », Macron a le sens de la blague.

C’est qu’Emmanuel Macron est visiblement plus prompt à commenter l’actualité footballistique que l’actualité sociale. Il faut dire qu’il a passé plus de temps (soit une minute en tout et pour tout) à commenter la non-sélection de Benzema en équipe de France qu’à évoquer les répressions multiples et brutales qui s’abattent sur le moindre écart face à une politique ultra-réactionnaire qui vise à imposer l’ordre par la force brute de la coercition. On aimerait le voir aussi habile commentateur lorsqu’il s’agit de commenter les gardes à vue ignominieuses des lycéens et lycéennes d’Arago ou encore évoquer la situation de Maxime, jeune homme mutilé à Notre-Dame-Des-Landes des suites de l’explosion d’une grenade des forces de l’ordre.

Le métier le plus difficile

En effet, s’il est un métier éreintant c’est d’abord sélectionneur de l’équipe de France. Il faudrait d’ailleurs songer à instaurer un compte pénibilité pour tous ces sélectionneurs qui souffrent affreusement des lombaires à force de rester assis sur un banc de touche des centaines d’heures durant. A côté, le métier de cheminot avec ses trois huit, c’est une sinécure.

Quant à celui de Président, on a rarement vu métier plus difficile !

Pensez donc ! Il suffit de se souvenir de l’interview de Macron par Laurent Delahousse pour en avoir un aperçu. On voyait les deux compères flâner dans les couloirs de l’Elysée, passant d’une pièce à l’autre, commentant ici une horloge en bois, là une commode en acajou. Ce genre de marches épuisent, c’est bien connu. Et encore, ce n’est rien : il faut parfois signer tout un tas de lois réactionnaires sur l’immigration, les aides sociales, l’éducation, supprimer l’ISF et l’APL etc. C’est qu’il est épuisant de mener une guerre sociale sur tous les fronts à la fois.

Tous les travailleurs et travailleuses peuvent aller se rhabiller – et sont priés de cesser de mettre le bordel. Car le métier le plus difficile de France c’est Président. Et sélectionneur de l’équipe de France de Football. Et si c’est Bonaparte qui l’a dit, alors c’est vrai.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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L'Union Européenne pourra conclure ses prochains accords commerciaux sans Parlements nationaux

Les ministres du Commerce de l'Union européenne ont validé mardi une nouvelle approche dans la conclusion des futurs accords commerciaux de l'Union qui permettra de se passer, selon les cas, de leur ratification par les Parlements nationaux afin d'accélérer les discussions.

Cette approche permettra à l'Union européenne d'éviter que les traités qu'elle négocie puissent être stoppés par un seul Parlement national ou régional, comme ce fut le cas dans le passé pour l'accord avec le Canada, le CETA.

[…]

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PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Baisse des aides sociales : Macron lance-t-il une nouvelle offensive contre les plus démunis ?

Baisse des aides sociales : l'Etat lance-t-il une nouvelle offensive contre les plus démunis ?

Le rapport de la direction du budget, intitulé « transformer les prestations sociales », est une bombe politique. Le Monde a pu se procurer un document qui prévoit de nouvelles coupes dans les prestations sociales aux dépens des plus fragiles.

Après la révélation par Le Parisien de l'avant-projet de loi sur la réforme du code du travail en juin 2017, la divulgation du rapport Spinetta en février 2018 pour une réforme drastique du ferroviaire, la publication en mai de la note interne pour privatiser la SNCF ou encore la fuite en janvier du projet de loi sur les fake news, le gouvernement cherche-t-il encore à tester l'opinion publique avant de lancer une nouvelle réforme explosive ? 

[…]

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SOURCE : L'Humanité

https://www.humanite.fr/blogs/ils-me-font-marrer-655878

Ils me font marrer !

 

Ah, ils me font marrer, ces journalistes « objectifs » capables de mesurer au manifestant près l’importance d’une manif... Pagnolade. Couillonnade, certes, mais très réacts et politiques ces compteurs sachant désormais compter !!

Aujourd’hui, après le 4 mai, c’était la finale. Qui a gagné, rérérépètent-ils, la bouche en cul de poule : Mélenchon ou Martinez ? Ils ont tout compris ces petits soldats (et soldates) du libéralisme médiatique. Pur jus.

En fait, ils savent que ce jour inédit, avec dans un même cortège des politiques, des dirigeants syndicaux, associatifs, des milliers de « simples citoyens », comptera...

Houle forte, faible brise, petite marée, grand vent, marée montante ? Peu importe la météo marine. On s’en tape !!! « Ils » (ces arsouilles) ont même recruté désormais un « cabinet » pour mieux nous sinistroser, nous cacher l’essentiel (les belles journées porteuses d’avenir), nous faire...

Or, que je sache, en toute scatologie assumée, dans un cabinet « la bouche doit se taire seul le... doit parler. ». L’alexandrin n’est pas de moi. Mais il leur va comme un gant, tant leur haine à notre égard est incommensurable. Ils haïssent, par esprit de classe, les militants de la transformation sociale... pour faire court. Ils ont décompté... 32200 manifestants...

Loin du compte ! Les syndicalistes, les militants, habitués à battre le pavé sont rompus, depuis le 19iéme, à compter, et pas avec/dans une quelconque officine, mais en plein jour de la démocratie de lutte. Ils savent la manipulation gouvernementale dont sont victimes les vrais chiffres... Alors au diable les toutous qui aboient... Les défilés passent, et de plus en plus longs longs longs...

Défilé nombreux et « bon enfant » aujourd’hui à Paris... une centaine de jolies manifs ailleurs... Comment ne pas être rebelle, révolté ? Ils nous font les poches et nous voudraient à genoux. Il vient (le Macron méprisant « qui ne cèdera pas ») de donner 4 milliards supplémentaires aux riches, dans un pays, parait-il, où « il n’y a pas d’argent », et où les pauvres doivent verser toujours plus de sueur, sang et larmes.

Jusqu’à en mourir. En France. En 2018. Attention « messieurs que l’on nomme grands », l’omelette peut (va) se renverser...

Nous y travaillons. (Presque) TOUS. ET ENSEMBLE. « El pueblo, unido... » n’a été que trop vaincu. ¡BASTA YA !

PAR FSC

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Au théâtre de Belleville, les 1.336 jours de lutte des Fralib mis en scène

 

"1336, Paroles de Fralib", au théâtre de Belleville, à Paris. / © Pauline Le Goff

 

"1336, Paroles de Fralib", au théâtre de Belleville, raconte l'histoire des 1.336 jours de combat des salariés de Fralib, l'usine qui fabriquait les thés Lipton et Eléphant, à Gémenos, près de Marseille, face au géant de l'alimentaire Unilever. Une pièce à voir jusqu'au 31 mai.

 

Voilà un spectacle qu’il faut se dépêcher de voir avant qu’il ne disparaisse de la scène parisienne. "1336, Paroles de Fralib", c’est l’histoire de la lutte des ex-salariés de cette entreprise de Gémenos, près de Marseille, qui fabriquait les thés Lipton et Eléphant depuis la fin du 19ème siècle.

Une usine comme tant d’autres, promise à la fermeture pour cause de délocalisation. Mais une usine où l’occupation par les salariés qui refusent l’inéluctable, va se transformer en un long combat collectif, humain et judiciaire contre la firme Unilever.

C’est un peu le monde du travail contre le monde de la finance. Ce travail, colonne vertébrale de nos vies. Ce travail bien fait, où la fierté, c’est là de reconnaître l’arôme d’une plante. Le récit de cette aventure collective se termine par une victoire inédite à l’issue de 1336 jours de bataille. Presque quatre ans.
 

La fierté du travail bien fait

Ce récit, ces mots de travailleurs, de salariés, Philippe Durand, les a recueillis, passant du temps auprès d’eux, et retranscrivant sur le papier, puis sur scène cette histoire. Avec des mots qui disent l’espoir, le doute, mais aussi les soutiens qui se découvrent, le collectif qui devient une famille et un appui pour avancer encore, malgré les difficultés.

Aujourd’hui, Fralib est devenu la coopérative Scop-Ti, les thés "1336" sont en vente. Et chaque soir, sur la petite scène du théâtre de Belleville, un grand combat se joue sur une petite table derrière laquelle raconte et nous emporte Philippe Durand. C’est fort, drôle et exemplaire.

Et on peut même acheter une boîte de thé à la fin.

► "1336, Paroles de Fralib", au théâtre de Belleville, ju

Par France 3 Paris IDF/Geneviève Faure

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PAR FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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