« Je ne veux pas d’"exit tax" » : interrogé par le magazine américain Forbes, Emmanuel Macron a confirmé vouloir supprimer une mesure mise en place par Nicolas Sarkozy en 2011. Cette dernière se voulait pourtant un rempart contre l'évasion fiscale.
Le 1er mai, le magazine économique américain Forbes a publié sur son site une interview avec le président Emmanuel Macron. Alors que l’entretien porte principalement sur les réformes souhaitées par le locataire de l’Elysée, le journaliste a particulièrement insisté sur l’une d’entre elles : la suppression de l’« exit tax ». La mesure, prise durant le mandat de Nicolas Sarkozy, affichait l’objectif de lutter contre l’exil fiscal en taxant les contribuables transférant leur domicile fiscal à l’étranger. Après lasuppression de l'ISF, annoncée en début de mandat, Emmanuel Macron se prépare donc à porter un deuxième coup à la fiscalité française[...]
Les médias des milliardaires et ceux du pouvoir prennent leurs désirs et leurs souhaits profonds pour la réalité : ils n'arrêtent pas d'annoncer l'effritement de la grève à la SNCF ... pour être à chaque fois démentis par le forte poursuite du mouvement.
dans la perspective d'une extension du mouvement avec d'importants soutiens internationaux!
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INFO reprise du site initiative Communiste
Euro privatisation de la SNCF : pas de trains, les cheminots en grève
les cheminots sont toujours massivement en grève. 1/3, c’est le nombre de cheminots en grève les 28 et 29 avril derniers. Par ailleurs la solidarité s’organise avec près de 1 millions d’euros collectés en ligne pour soutenir les cheminots grévistes. Le PRCF a organisé une collecte et chacun peut se rapprocher des militants du PRCF pour soutenir la grève.
TGV : moins de 1 TGV sur deux ( Est 3/5, Ouest 2/5, Nord 1/3, Sud 1/2, intersecteur 1/4)
TER : 2 trains sur 5
Intercités : 1 trains sur 3
Transilien : 1 RER / 2
sauf RER C (1/3), RER D (2/5), RER E (1/3) J ( 1/3), N 2/5 R 1/6
Soutien international : le RMT principal syndicat de cheminots britanniques soutient la grève des cheminots, la CES silencieuse avec Macron UE
Les cheminots en grève rechercheront en vain un quelconque message de soutien de la CES, la confédération européenne des syndicats, réformiste et soutien de la Cmmission Européenne, à laquelle sont pourtant affiliés les confédérations syndicales telles que FO ou la CGT. Et pour cause puisque la CES accompagne et de fait soutien la construction européenne et les directives prises par l’Union Européenne pour libéraliser et privatiser le rail en Europe.
Ils peuvent en revanche compter sur le soutien total du RMT, le principal syndicat des cheminots britanniques, qui sait ce que libéralisation, ouveerture à la concurrence et privatisation veut dire en terme de dégradation des conditions et salaires pour les cheminots, de casse du service public et de dégradation des conditions de transport doublés d’une explosion des tarifs. A l’inverse de la CES, le RMT s’est d’ailleurs prononcé pour le Brexit :
Le syndicat du transport RMT s’engage «en totale solidarité» avec les travailleurs ferroviaires français
Le Syndicat des Transports le RMT s’est engagé aujourd’hui en faveur d’une “solidarité totale” avec les cheminots en grève en France dans leur combat pour la défense de l’emploi, les droits des travailleurs et le principe d’un chemin de fer public.
Les membres de la conférence des cheminots, réunis à Aberystwyth, ont confirmé leur soutien et le secrétaire général Mick Cash a envoyé le message suivant au syndicat CGT en France:
“Je vous écris pour vous informer que les membres du Syndicat national des travailleurs ferroviaires, maritimes et des transports (RMT) représentant les gardes, les manœuvres et les conducteurs de train réunis aujourd’hui à Aberystwyth lors de la conférence annuelle des cheminots appellent à une totale solidarité avec la grève des cheminots français. Nous vous soutenons de tout coeur ainsi que vos efforts, dans la lutte de vos emplois, des droits des travailleurs et duchemin de fer public français. ” Mick Cash, secrétaire général du RMT, a déclaré:
«Le RMT envoie aujourd’hui une solidarité et un soutien total à nos frères et sœurs en France qui luttent pour la défense de l’emploi, des droits des travailleurs et du principe d’un chemin de fer public.
“Après plus de deux décennies d’exploitation et de profit sur les chemins de fer britanniques depuis la privatisation, nous savons exactement ce qui est en jeu en France et nous sommes fiers d’apporter tout notre soutien aux syndicats impliqués dans la lutte.”
Dis-moi ceux qui te soutiennent, je te le dirais. Et en tout cas, selon Médiapart, il est certain que la société GL Events lui a fait des cadeaux lors de sa campagne présidentielle. Cette société, qui organise de grands évènements culturels, politiques ou sportifs, est dirigée par Olivier Ginon. Et celui-ci s'est retrouve attablé à la droite du chef de l’État, le 27 septembre 2017, au déjeuner des grands premiers de cordée organisé à l’Élysée, comme le signale Ouest-France. Coïncidence? Vous avez dit coïncidence?
Je reprends Médiapart. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, autrement dit CNCCFP, s’est interrogée sur un "pourcentage anormalement élevé " de promotions très importantes sur la location des salles et du matériel de campagne utilisé par Emmanuel Macron et ses équipes. Ce qui n’a pas empêché au final la CNCCFP de valider les comptes de campagnes du candidat En Marche ! Ben oui, on ne charge pas une équipe qui gagne.
D’après le site d’information en ligne, la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l’occasion d’un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9 000 € pour passer de 39 490 € à 29 663 €". Autre exemple avancé par Mediapart, la location de la salle principale de la Mutualité, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, initialement facturée 14 129 €, aurait également fait l’objet d’une remise de 100 %.
Tandis que le candidat de gôche Benoît Hamon n'a lui bénéficié d'aucune ristourne, c'est le moins qui puisse s'écrire. Mais lui, évidemment n'était pas dans une campagne qui pouvait gagner avec le bilan de ses potes au gouvernement -dont sa pomme- et à l'Elysée.
Il n'y a que deux côtés à une barricade. Et vous le remarquez, le patronat, les forces de l'argent, la droite et extrême sont toujours du même côté pour l'attaquer.
Des Black Blocs, comme la pensée capitaliste, les appelle, ont tenté de dénaturer la manifestation parisienne du 1er mai 2018 conduite par la CGT, la FSU, Sud et l'Unef auxquels s'étaient joints des syndicats FO et Cfdt d'Île-de-France.
Pourtant, une note de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris du 30 avril à 13h 32, consultée par le Parisien, évoquait une nombreuse présence encagoulée et vêtue de noir qui, devant se positionner "en amont du carré de tête, pourrait s’en prendre violemment aux forces de l’ordre, dégrader du mobilier urbain (...)". Or, le ministère de l'Intérieur a réagi tardivement et non pas dès le début des violences. Pour dénaturer le rôle revendicatif de la manif parisienne du 1er mai.
Alors que l'une des missions du ministère de l'Intérieur est d'assurer la sécurité des personnes et des biens. Comme de protéger le droit de manifester garanti par l'article 11 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par ailleurs, le Conseil constitutionnel de la France, le 18 janvier 1995, dit que le droit de manifester se rattache au "droit d'expression collective des idées et des opinions".
La manif parisienne de ce 1er mai était autorisée et pacifique: alors qu'ont recherché le gouvernement et en premier lieu son ministre de la Police, l'ex-socialiste Gérard Collomb, sinon de dénaturer le mouvement social en cours qui grandit dans le pays?
1er mai 2018 - place de la Bastille à Paris (capture d'écran)
Ce mardi 1er mai plus de210.000 manifestantsde tout secteur public / privé ont manifesté dans tout le territoire, des manifestations festives, dynamiques, en famille, avec la participation de très nombreux jeunes, tous réunis pour dénoncer la politique du patronat, de Macron et de son gouvernement. Les exigences et le mécontentement montent chez les salariés, retraités, chômeurs, jeunes, lycéens et étudiants.
La mobilisation contre la régression sociale grandit dans tout le pays. En ce mois de Mai, laCGTva continuer à œuvrer pour la convergence des luttes, pour porter haut et fort nos revendications, améliorer le quotidien de chacune et chacun et pour que le progrès social devienne une réalité.
Le président Macron et son gouvernement doivent entendre l’exigence sociale et prendre la mesure des oppositions grandissantes à sa politique qui flatte les plus riches.
D’ores et déjà, des initiatives sont prévues tous le mois de mai notamment chez les cheminots, selon le calendrier défini unitairement. Le 22 mai dans la fonction publique, à l’appel de toutes les organisations syndicales ainsi que dans le commerce et services.
Les premières images des mobilisations du 1er Mai à travers le monde et les revendications qui sont portées par la classe ouvrière dans différents pays
Corée du Sud, des manifestations pour réclamer de meilleurs conditions de travail
Aux Philippines, contre le travail des enfants et les politiques néolibérale de Duterte
En Iraq, avec le Parti communiste
Au Pakistan
Cambodge, des mobilisations marquées par la revendication du droit des femmes
Myanmar (Birmanie) pour l'instauration d'un salaire minimum
En Catalogne (Barcelone) avec une manifestation en 3 tonalités : Féministe, sociale et républicaine
En Russie (défilé de Moscou)
Bangladesh, pour l'augmentation du salaire minimum et une sécurité accrue des travailleurs
À la veille du 1er mai et alors que la SNCF s'apprête à organiser son septième épisode de grève, Gérard Filoche livre à RT France son analyse du mouvement social. Il revient notamment sur l'origine des contestations : «la politique de Macron ».
Syndicaliste et auteur du livre Macron ou la casse sociale, Gérard Filoche était l'invité du JT de RT France le 30 avril. Quelques jours avant le premier anniversaire de la présidence Macron, l'ancien inspecteur du travail déplore la volonté du chef de l'Etat de « dépasser les droits des gens qui travaillent », fustigeant ainsi la « société post-salariat de Macron ».
Au sujet de la SNCF, il salue des « cheminots courageux » : « Ce n'est pas seulement leur peau qu’ils sauvent […] c’est aussi un service public qui concerne tous les Français.»
Même s'il s'agit d'une simple proposition de loi qui pour l'instant n'engage pas le gouvernement cela n'en manifeste pas moins l'intention des forces hostiles au droit de grève.
Au vrai ce qu'ils veulent c'est empêcher les travailleurs de lutter et de contester leur politique.
L'état de droit ... de l'oligarchie macronienne.
pleine puissance pour eux ... muselage pour le peuple !
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N° 871
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ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUINZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 11 avril 2018.
Dans tous les médias, pour ses animateurs et bonimenteurs professionnels ce mardi 1er mai c'est la fête du travail .
Eh bien NON !
La fête du travail et de la Concorde sociale c'est ce que décrété Pétain en 1941, dans la foulée de l'interdiction des organisations syndicales rejetées dans la clandestinité; mais justement c'est le sens en total contradiction avec la journée de lutte des travailleurs et l'on peut y voir le souhait secret d'un Macron et d'un patronat qui cette fois au nom de la modernité se passeraient bien de toute représentation syndicale de lutte digne de ce nom !
"Nos" commentateurs patentés reprennent donc le récit réactionnaire
QUELQUES RAPPELS :
Le Premier mai ou journée internationale des travailleurs est une fête internationale instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, qui devint rapidement une journée de célébration des combats des travailleurs.
La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXème siècle.
Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai, date du "moving day" parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l'ouvrier devant déménager (d'où le terme de moving day) pour retrouver du travail.
La grève générale du 1er mai 1886 est largement suivie. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.
À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait 6 morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester.
Le lendemain a lieu une marche de protestation.
En 1889, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, à l'occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.
Sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).
À l'époque, la durée de la journée de travail est de 10 h, voire plus, dans la plupart des pays industrialisés.
Le 1er mai 1890, l'événement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.
Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et affaire de Clichy). Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d'Eglantine.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.
En 1920, l'Union Soviétique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs.
Le 24 avril 1941, Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : le régime pétainiste, fasciste, débaptise « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes.
A l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération.
A présent pour contribuer de son côté au détournement du sens de cette date mémorielle riche de sens pour les travailleurs et leurs luttes le F_haine célèbre depuis des années en cette occasion Jeanne d'Arc, les médias se prêtant de manière complaisante à cette diversion !
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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