PAR FSC
Syndicat CGT Unilever HPCI France
PAR FSC
Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93,4 milliards de profits en 2017, une hausse colossale de 24 % par rapport à 2016, déjà une bonne année.
Les entreprises du CAC 40 ont racheté l'an dernier pour un total de 6,5 milliards d’euros de leurs propres actions, un montant à comparer aux 39,2 milliards d’euros de dividendes versés en numéraire. (© Fotolia)

L'ouvrier de Ford couvert par une convention collective, le cheminot à 1500 euros par mois (à peine le SMIC en début de carrière), le prof débutant à 1300 euros, l'infirmière de l'hôpital, les personnels des Ehpad, les surveillants de prison, les salariés de Carrefour, les éboueurs, les retraités à 1000 euros de pension ou moins...
Depuis des semaines, les médias officiels déversent leurs tombereaux d’ordures, d'insultes et de désinformation pour tenter de juguler la colère populaire qui monte dans le pays.
Croyant pouvoir utiliser la vieille révolte française contre les privilèges, ils cherchent à diviser la masse des salariés, travailleurs, retraités, étudiants en opposant les diverses catégories entre elles : chômeurs/actifs, retraités/actifs, public/privé, salariés/travailleurs ubérisés....
Après les salariés du privé bénéficiant d'un code du travail trop protecteur, après les retraités qui peuvent bien faire un geste en acceptant sans broncher la hausse de la CSG, après les « chômeurs-fraudeurs », c'est au tour des fonctionnaires et des cheminots d'être une fois de plus ciblés et il n'est pas une émission sans un expert grassement payé pour expliquer horrifié l'énormité des privilèges des cheminots et appeler à soutenir les contre-réformes Macron au nom de la justice sociale !
Vous pensez donc ? Un salaire bien inférieur à 2000 euros, quel privilège ! Une retraite à 56 ans pour des conducteurs de train dont l'attention doit être soutenue et qui dorment plus souvent qu'à leur tour loin de chez eux, quel privilège !
Le problème est que ces arguments martelés jusqu'à l’écœurement et la désinformation proprement totalitaire sont en train de se retourner contre leurs auteurs et contre le pouvoir. Exactement comme lors de la campagne du référendum contre la constitution européenne en 2005.
Car la France du monde du travail sait bien que les cheminots comme les fonctionnaires font du mieux qu'ils peuvent, qu'ils déploient une énergie colossale à faire fonctionner leurs services dans des conditions dégradées, qu'ils ont, à niveau de qualification égal, des salaires inférieurs à ceux du privé mais qu'ils ont choisi leur profession pour servir l'intérêt collectif. Elle sait que les privilégiés ne sont pas là.
Les vrais privilégiés, ce sont ceux qui commanditent les contre-réformes Macron et au-delà toutes les directives européennes dont les projets actuels ne sont que le copié-collé.
Les vrais privilégiés, ce sont les « journalistes » et autres « experts » payés une fortune pour vomir sur les ondes leur haine de classe. Les vrais privilégiés, ce sont tous ceux qui gagnent, grâce à l'exploitation du travail, plusieurs salaires de cheminots par heure ; ce sont tous ces « premiers de cordée » à qui Macron s'est empressé d'accorder la suppression de l'impôt sur la fortune. Les vrais privilégiés, ce sont les amis de ce président banquier, les Rothschild, les Arnault, les Bolloré, les Niel, les gros actionnaires, les grandes entreprises du CAC 40 qui mènent ouvertement leur guerre contre le monde du travail et les acquis qu'il a su conquérir par ses luttes.
Alors oui, le peuple de France depuis plus de deux siècles est saisi par la « passion égalitaire » et la haine des privilèges.
C'est ce qui explique le retournement sous nos yeux et le soutien de plus en plus massif de « l'opinion » en faveur des cheminots et des mouvements de grève. C'est ce qui explique que plus de la moitié des français juge nécessaire un nouveau mouvement social comme en 1968.
Alors oui, face aux vrais privilégiés qui cassent le pays et ses acquispopulaires, refusons les fausses divisions. Etudiants, chômeurs, retraités, salariés du privé, fonctionnaires, cheminots, infirmières, travailleurs de la propreté, ouvriers délocalisés… nous sommes tous des travailleurs attaqués par le pouvoir des privilégiés.
Et ce n'est que tous ensemble que nous allons pouvoir gagner en ce printemps 2018 contre les contre-réformes Macron et rouvrir enfin une perspective de progrès social et de changement de société appuyée sur le refus des privilèges par le peuple travailleur de France.
Front Syndical de Classe, 5 avril 2018
PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Comme à Air France, comme dans de nombreuses entreprises les salariés réclament leur dû et refusent les miettes proposées par le patronat, cela après des années de blocage !
Une grosse centaine de salariés ont débrayé deux fois ce mercredi 11 avril pour réclamer des augmentations de salaires.
« Ce que propose la direction, c’est 0,6 % d’augmentation générale, nous à la CGT, on réclame 5 % ». Régis Belliot, élu au comité d’entreprise est au micro ce mercredi 4 avril devant plus d’une centaine de salariés d’Airbus.
Les négociations salariales annuelles ont commencé la semaine dernière et le syndicat veut marquer le coup par un débrayage à 11 h et à 14 h.
« La direction joue sur les augmentations individuelles qui excluent 20 % des salariés, observe le syndicaliste. Il faut des augmentations générales qui tirent tous les salaires vers le haut, et qui obligent les sous-traitants à suivre. Airbus est une bonne boîte mais en ce moment, on fait tous des efforts pour suivre les cadences imposées. Cette année, on va sortir 90 appareils de plus que l’an dernier. » Soit 808 pointes avant, tronçons centraux ou équipements pour les A320, A330, A350, A380…
PAR FSC
Preuve que le mécontentement et la résistance grandissent !

EXEMPLE :
SOURCE : Le républicain Lorrain
Depuis ce mercredi matin, une quinzaine de militants CGT bloquent l’entrée du centre de tri de la société Haganis, avenue de Blida. « Plus aucun camion ne rentre », indique Nicolas Ravaud, secrétaire général CGT chez Haganis. Les poids lourds sont redirigés vers la plate-forme Haganis de Metz Borny en attendant la réouverture des portes du centre.
Le mouvement répond à un appel lancé au niveau national par la CGT des Transports et des Services publics. Un préavis de grève court du 3 au 20 avril. « Il s’agit de soutenir les revendications de la CGT portant sur les conditions de travail des salariés des entreprises de collecte et de traitement », explique Nicolas Ravaud.
La CGT réclame une reconnaissance de l’insalubrité et de la pénibilité de ces métiers pour tous les travailleurs de la filière déchets, qu’ils soient issus du service public ou de sociétés privées.
Le syndicat exige un départ anticipé de cinq ans à taux plein pour tous et de dix ans pour les salariés aux conditions de travail les plus difficiles (rippers et agents de tri), une diminution du temps de travail et une révision des conventions collectives.
PAR FSC
Une majorité de français estimaient déjà que La République En Marche, et son saint patron, Emmanuel Macron, étaient de droite. Avec son discours devant la Conférence des évêques de France, il n'y a plus l'ombre d'un doute. En appelant à « réparer le lien entre l'Église et l'État », Emmanuel Macron ne se contente pas de fouler du pied la loi sur la laïcité de 1905. Il lance un appel de soutien à la droite dure, catholique et traditionnelle, qui pourrait bien se sentir pousser des ailes, et cherche à translater sa base sociale, déjà branlante, dans les ex-contrées fillonistes, aujourd'hui draguées par Wauquiez.
A la reconquête d’une base sociale
Le discours d’Emmanuel Macron à la la Conférence des évêques de France de ce lundi n’est pas passé inaperçu tant le ton adopté par le chef de l’État ressemblait à un appel à un soutien massif des catholiques à sa politique. Par-delà les arrangements avec la laïcité, l’appel du chef du gouvernement aux représentants catholiques traduit la posture sociale difficile que le macronisme traverse en ce moment, avec un premier mouvement social d’ampleur qui commence à faire trembler le pouvoir après seulement un an de mandature. La base sociale du président a toujours été vacillante, ébranlée par les effets des réformes touchant au pouvoir d’achat (hausse de la CSG pour les retraités notamment, promesse de suppression de la taxe d’habitation non effective). Son hégémonie politique reposait surtout sur la vitesse à laquelle il enchaînait les réformes, et l’effet de sidération provoqué. Elle se trouve aujourd’hui remise en cause par le mouvement de grève à la SNCF et dans les universités, qui reçoit un écho plutôt favorable au sein de la population. Fragilisé, Macron est contraint de sortir du bois, de changer les discours et les valeurs, pour s’attirer la sympathie des franges les plus droitières de la population. L’épisode de la Conférence des Evêques sera-t-il le point de bascule d’un Macron entrepreneur 2.0, libérale à tout point de vue, à un Macron « néo-filloniste », prônant à la fois les vertus du « libre- marché » et le conservatisme des normes sociales ? Apparemment. Pour conquérir une nouvelle base sociale, s’arroger le soutien d’une partie de la population, - et pourquoi pas organiser des manifestations à l’image de François Fillon pendant la campagne ? - Macron semble prêt à tout, y compris à réajuster son offre politique auprès les franges les plus radicalisées de la droite conservatrice.
OPA sur le « mariage pour tous » et l’ex-camp filloniste
Le président des riches s’est donc fendu d’une heure de discours devant les représentants catholiques en appelant à « réparer » les « lien entre l’Église et l’État » qui auraient été « abimés ». Après la séquence sur la légalisation du mariage pour tous, qui a mobilisé les catholiques sous le quinquennat Hollande, Macron veut se rapprocher une frange de l’électorat qui s’est senti attaquée. Pour ce faire, Macron n’a pas lésiné sur les formules, que son fidèle ministre Gérard Collomb n’hésite pas à relier à un « sens de l’absolu » qui ferait du président « presque un artiste ». Derrière cette admiration béate, la réalité est beaucoup plus prosaïque et politicienne. En réaffirmant « les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme », en rappelant que la France « a été fortifiée par l’engagement des catholiques » et en martelant « un appel à un engagement des catholiques en politique », Macron cherche à réveiller un électorat catholique traditionnel pour élargir sa base sociale au moment même où son pouvoir autoritaire rencontre ses premières limites et le ramène à la réalité de ses 25% de soutien du corps électoral au deuxième tour des présidentielle en mai dernier.
Ne se contentant pas d’une simple profession de foi sans garanties, Macron a su donner des gages aux représentants catholiques. Sur les migrants, Macron a répondu aux sollicitations de Mgr Pontier, archevêque de Marseille : il a promis de modérer sa politique du gouvernement, répressive au point de créer de dissension au sein même de son propre camp, en répondant par l’« humanisme réaliste », la même formule qu’il utilisait déjà lorsque les migrants à Paris, à Calais, se faisaient jeter par vague de grand froid de leurs camps de fortune. La formule devrait cependant suffire à soulager la conscience de l’archevêque, et les rafles continueront.
Mais c’est sur le droit à la fin de vie que son appel du pied s’est fait le plus explicite. En effet, Macron s’est déclaré opposé à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, position dont l’Église se revendique explicitement. Pour finir, le président a entendu renouer les liens entre l’Église et l’État en s’appuyant sur le sacrifice d’Arnaud Beltrame chez qui « la part du citoyen et la part du catholique » brûlaient « d’une même flamme ». Tous les ingrédients étaient donc réunis pour s’attire les faveurs de l’Église catholique : un brin de compassion, un gage d’immobilisme sur les valeurs et du patriotisme qui rappelle que « l’engagement des catholiques » a « fortifié » la France.
Dans « ce moment de grande fragilité sociale », comme le souligne le président qui incarne la casse sociale à tous les étages, la Conférence des évêques de France au collège des Bernardins à Paris, était une aubaine pour Macron. Elle lui a permis de lancer un appel clair sur sa droite en brossant l’électorat catholique dans le sens du poil. Cette manœuvre vise à garder une assise politique à l’heure où l’écran du fumée du « ni de droite, ni de gauche » se dissipe et que le gouvernement perd en autorité face à un mouvement social déterminé à la SNCF et une situation explosive dans les universités.
PAR REVOLUTION PERMANENTEUne coïncidence, la vague de répression actuelle contre les facs bloquées ? Pas du tout. Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal aurait donné l’ordre aux présidents d’université de faire débloquer l’ensemble des sites mobilisés par tous les moyens nécessaires, y compris par la force.
La séquence actuelle ne doit rien au hasard. D’un côté, on envoie la gendarmerie contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. De l’autre, on envoie des fourgons de CRS tourner autour des universités bloquées et on expédie la police sur Nanterre, lundi, pour expulser violemment ce qui ressemblait à un début d’occupation. Tout se tient, d’autant que dans les couloirs du ministère, ça chauffe.
C’est un secret de Polichinelle, désormais, et les infos fuitent, volontairement ou non, en direction des élus de l’opposition, à l’Assemblée et au Sénat, qui relaient le message : Vidal, mais surtout Jean-Michel Blanquer, qui est derrière elle, et le Premier-ministre, sur ordre de l’Elysée, auraient donné la consigne de faire cesser les occupations, par tous les moyens nécessaires. Et s’il s’agit de suspendre les franchises universitaires pour permettre l’intervention des forces de répression, le gouvernement a donné son blanc-seing.
C’est la raison pour laquelle les flics sont sur les dents, depuis lundi matin. Après Nanterre, ils ont remis le couvert, mardi en milieu de matinée, avec les étudiants rassemblés devant le rectorat de Montpellier. C’est ainsi dans le sillage de ce raidissement de l’exécutif que les groupuscules d’extrême droite multiplient les provocations qui sont fonctionnelles à la politique gouvernementale.
Alors, bien entendu, le risque d’un saut dans la mobilisation, en réaction à la répression, existe bel et bien. Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, favorable à la Loi ORE, soulignait dernièrement, à propos de Tolbiac, que « faire intervenir les forces de l’ordre dans un site où il y a (…) une seule entrée, des grilles, risquerait d’envenimer la situation (...) Il y a un climat général qu’on sent monter, avec des risques d’affrontement (…). Notre inquiétude c’est que ça se transforme non pas en débat autour de la loi mais en des scènes de violences auxquelles nous ne sommes pas en mesure de répondre ».
Le gouvernement semble prêt à courir le risque, en frappant un grand coup, juste avant la pause universitaire de Paris, Montpellier et Toulouse, notamment. Voudrait-il faire place nette avant les interventions de propagande huilée de Macron sur TF1, jeudi, puis sur BFM et Médiapart, dimanche pour dire que la situation est revenue à la normale et que les sacro-saints examens se tiendront dans les délais prévus ? C’est une hypothèse. Faute d’avoir su tuer la mobilisation de la jeunesse dans l’œuf, le gouvernement essaye de matraquer suffisamment avant que les cheminots ne passent à la seconde phase de leur grève, vendredi 13, avec des annonces de reconductible sur plusieurs gares, comme à Saint-Lazare ou Paris Nord, la plus grosse gare d’Europe.
Le ras-le-bol contre ce gouvernement est bien réel. Pour lui, le risque de coagulation des colères l’est aussi. D’où l’ordre donné, en cette nouvelle journée de mobilisation dans l’éducation et le supérieur, de taper dans le tas, avant qu’il ne soit trop tard.
[Crédit illustration : Louis Rémillard]
PAR REVOLUTION PERMANENTE
Ce matin, les cheminot.e.s ont réalisé une opération péage gratuit au tunnel Prado-Carénage pendant quelques minutes, le temps que la direction du tunnel déclare la fermeture du tunnel et bloque ainsi les usager.e.s pour préserver les profits d’Eiffage et de Vinci.
Le rendez-vous était décidé à 10h30 à la Gare-St-Charles de Marseille par les différents syndicats de cheminots (CGT, SUD, FO et même CFDT) pour une action surprise. Les policiers étaient également au rendez-vous pour qu’elle n’ait pas lieu. Après une prise de parole, les centaines de manifestants déferlent dans le métro, gratuit pour l’occasion, et avancent dans la direction du Tunnel Prado-Carénage. Celui-ci permet de traverser Marseille moyennant le péage le plus cher de France au kilomètre, plus d’1 € le kilomètre, 2,80 € pour moins de 2,5 kilomètres, au service des dividendes des actionnaires des entreprises privées qui gèrent le tunnel, Eiffage et Vinci.
Pendant quelques minutes, les cheminots ont levé les barrières et les usagers ont pu traverser gratuitement cet axe souterrain mais rapidement, la direction du tunnel a décidé d’interrompre le trafic pour mieux préserver les profits de l’entreprise privée chargée de la gestion du tunnel. Voilà ce que donnent les entreprises d’infrastructures privatisées, elles préfèrent empêcher les citoyens de se déplacer plutôt que de priver leurs actionnaires d’Eiffage et Vinci de quelques profits. La Provence, principal journal local, détenu par Bernard Tapie, a rapidement diffusé des informations erronées selon lesquelles les cheminots auraient été à l’origine du blocage. Les cheminots ont ainsi occupé l’entrée du tunnel pendant une demi-heure avant de permettre le rétablissement de la circulation pour les usagers face à l’absurdité du blocage de la direction du tunnel.
La mobilisation se poursuit à Marseille et dans sa région. Les Assemblées Générales étudiantes ont voté la reconduction du blocage des deux principaux amphithéâtres, l’un à Aix et l’autre à Marseille. Ce n’est pas l’autoritarisme du gouvernement qui les fera faiblir !




PAR REVOLUTION PERMANENTE
Le 9 mars 2018, un tonitruant « 93 400 000 000 € de profits pour le CAC40 » barre la Une du Monde. Une titraille tapageuse qui n’annonce pourtant aucun dossier mettant ce chiffre faramineux en perspective, aucun débat de fond entre économistes ou responsables politiques, ni même la moindre tentative d’analyse. Au contraire, les deux articles auxquels cet appel de Une renvoie, sont le signe d’un journalisme économique en apesanteur, qui aligne les chiffres sans chercher à leur donner la moindre signification et qui accompagne dans l’allégresse la marche en avant d’un capitalisme mondialisé et triomphant.
Page 6 du cahier « Éco & Entreprise » de cette édition du 9 mars, un premier article aligne les superlatifs pour présenter le palmarès des sociétés les plus profitables, s’esbaudir de la hausse de 24 % du bénéfice net de l’ensemble des groupes du CAC40 par rapport à 2016 et mettre en avant une conjoncture et une croissance mondiales « exceptionnelles ».
[…]
LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Le Monde en extase devant les milliards de profits du CAC40
Le 9 mars 2018, un tonitruant " 93 400 000 000 € de profits pour le CAC40 " barre la Une du Monde. Une titraille tapageuse qui n'annonce pourtant aucun dossier mettant ce chiffre faramineux en ...
http://www.acrimed.org/Le-Monde-en-extase-devan
PAR EL DIABLO
Déploiement ultra disproportionné à Notre-Dame-des-Landes, intervention des CRS ce lundi à l'université de Nanterre contre 2 à 300 étudiants pacifiquement réunis en AG, sortie du bois dans les médias de manière répétitive de Macron (jeudi et dimanche) la fébrilité gagne l'exécutif.
Continuons à développer les luttes, à construire le TOUS ENSEMBLE et à gagner l'opinion au soutien de la lutte!
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Les CRS sont intervenues lundi lors d'une assemblée générale organisée par des étudiants de Nanterre occupant un bâtiment de l'université, qui a été fermée pour la journée par la présidence de la faculté, a-t-on appris de sources concordantes.
A la demande de la présidence de Nanterre, en région parisienne, les CRS ont pénétré vers 15H00 dans le bâtiment des sciences sociales où une assemblée générale improvisée réunissait entre 200 et 300 étudiants.
Certains participants ont été évacués tandis que d'autres restaient retenus à l'intérieur, a rapporté Julian, militant présent lors de l'intervention. Une personne a été interpellée, a constaté une journaliste de l'AFP.
Anne-Frédérique Perol, bibliothécaire à l'université, s'est dite "complètement sidérée" par l'intervention des forces de l'ordre.
"C'est honteux de faire intervenir les flics dans la fac", s'est indigné Victor, élu Unef à Nanterre, lors de l'AG improvisée.
Depuis lundi matin, une salle était occupée par des étudiants opposés à la réforme de l'accès à l'université.
"Nous avons tenté une négociation et proposé un local associatif pour les étudiants occupant le bâtiment", a expliqué la présidence de l'université, tout en précisant que cela avait été refusé. Dans la foulée, elle a décidé de fermer l'établissement jusqu'à lundi soir au moins.
Jean-François Balaudé, le président de Nanterre, "ne nous parle pas. Il commémore Mai 68, mais quand on demande le dialogue il envoie les CRS", a lancé Zoé Vaillant, prof de géographie.
Les forces de l'ordre sont intervenues en deux temps. D'abord à la mi-journée pour déloger "une vingtaine de personnes" occupant les lieux, selon la préfecture de police de Paris. Les occupants se sont alors retranchés sur un toit avant que les CRS ne se replient, laissant le temps aux étudiants d'organiser l'assemblée générale, finalement interrompue par les forces de l'ordre.
Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a condamné une "scandaleuse intervention des CRS à la fac de Nanterre sur demande de la présidence de l'université". "Pas de CRS face à notre jeunesse! Solidarité avec les étudiant-es", a-t-il twitté.
La Coordination nationale étudiante (CNE), opposée à la réforme de la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, s'est réunie ce week-end à Nanterre, et a appelé à une nouvelle mobilisation sur les campus mardi.
PAR FSC
La venue d’Emmanuel Macron était prévue à Aix-en-Provence en compagnie du prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane pour la clôture du Festival de Pâques. Mais l’appel à manifester de l’UD CGT 13 lui a visiblement fait peur et il a annulé sa venue.
Emmanuel Macron devait accueillir le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, en clôture du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. Cet accueil devait se conclure par un dîner privé. Il n’avait sans doute pas prévu que cette rencontre aurait lieu au début d’un printemps de contestations explosif et a annulé sa venue. Plusieurs centaines de personnes ont néanmoins manifesté dans les rues d’Aix-en-Provence au départ des Allées Provençales, centre commercial où le travail dominical est malheureusement autorisé depuis que Macron a sévi comme ministre de l’Économie, jusqu’au Grand Théâtre de Provence où devait se tenir la réception.
Le cortège était surtout composé des secteurs actuellement en lutte contre le gouvernement, contre la privatisation rampante de la SNCF mise en place par la réforme ferroviaire mais aussi contre l’instauration de la sélection à l’Université par la loi mal-nommée « Orientation et Réussite des Étudiants ».
L’invitation du prince héritier d’une des dictatures les plus anciennes et réactionnaires de la planète qui mène une guerre sanglante contre le peuple yéménite en dit long sur le cynisme du gouvernement Macron. L’Arabie Saoudite intervient militairement au Yémen par des bombardements massifs. La catastrophe humanitaire y est désormais « la pire de la planète » selon l’ONG Acted. 20 millions de Yéménites ont besoin d’aide humanitaire, 7 millions de personnes sont au bord de la famine, plus de 10 000 hommes, femmes et enfants sont déjà morts dans ce conflit.
En invitant le prince héritier saoudien en France du 8 au 10 avril, Emmanuel Macron se fait le complice de cette dictature immonde responsable de la mort de milliers de personnes au Yémen. Fidèle à sa coutume d’inviter les dirigeants avec le plus de sang sur les mains pour permettre aux patrons français d’obtenir quelques juteux contrats, le gouvernement Macron devrait signer près de 18 protocoles d’accord dans les domaines du tourisme, de l’énergie et des transports en faveur notamment de grandes entreprises comme Total ou la CMN. Emmanuel Macron peut toujours s’ériger en donneur de leçons de démocratie au Venezuela, son intérêt pour les droits de l’homme est à géométrie variable, selon les intérêts du patronat français.
La mobilisation se poursuit dans la région marseillaise. La région PACA est une de celles où la grève cheminote a la plus grande ampleur selon l’aveu de la direction SNCF. Le mouvement étudiant se développe avec l’occupation de deux des principaux amphithéâtres de l’Université depuis jeudi après-midi. Une vingtaine de migrants ont été accueilli durant la première nuit d’occupation à Marseille. Deux manifestations « Stop Macron » sont prévues samedi prochain, le 14 avril à 14 h et le 19 avril, à 10 h 30 au Vieux-Port à l’appel des partis de gauche (NPA, PCF, Rouges vifs, FI, PG, Ensemble), des organisations syndicales (CGT, FSU, SUD, UNEF) et d’associations (ATTAC, Marche mondiale des femmes, Mouvement de la paix).
Emmanuel Macron, avec ou sans ses amis dictateurs, doit savoir qu’on ne le laissera jamais tranquille. Hué à Rouen, condamné à fuir à Aix-en-Provence, le président de la République ne pourra plus se déplacer sur le territoire sans que des secteurs mobilisés ne lui rappelle leur opposition à sa politique de destruction des services publics et notre détermination à le faire reculer.



PAR REVOLUTION PERMANENTE
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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