8 mars, c'est la communiste Clara Zetkin qui en 1910 à Copenhague , lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, propose, pour la première fois, d’organiser une Journée internationale des femmes
Comme la plupart des commentateurs en cour ne le rappelleront pas.
La petite musique distille des intentions proclamées mensongères et toujours démenties du" on va voir ce qu'on va voir" , "les inégalités de salaire homme-femme vont être réduites" d'ici la fin du quinquennat de Macron, car bien sûr, là contrairement à la casse de la SNCF il faut prendre son temps!
Promesses mensongères qui ne disent jamais comment on va s'y prendre ALORS que le capitalisme financier adossé à la concurrence de TOUS contre TOUS fonctionne comme une énorme machine à fabriquer, creuser et décupler les inégalités de revenus, et les inégalité tout court !
C'est ce qu'à son corps défendant une émission comme "C dans l'air" sur la 5 produite par le richissime Lagardère où défilent et campent de nombreux et ardents tenants du capitalisme a illustré lors de sa diffusion du mercredi 7 mars : "Milliardaires : les nouveaux maîtres du monde" à partir des données produites par le classement des 500 plus grandes fortunes mondiales par la revue Forbes.
EXTRAITS avec des éclairs de réalité :
Les plus grosses fortunes du monde ont vu leurs richesses augmenter de 18% l'an dernier
208 milliardaires possèdent à eux seuls 7500 milliards d'euros
Philippe de Sertine entre autre directeur de l'institut de haute finance s'émerveille : les 18% de hausse des grande fortunes ça s'appelle aussi la bulle sur les actifs financiers inimaginable pour le commun des mortels (c'est la France plus l'Allemagne en produit intérieur brut ); on a plus 800 euros par seconde durant toute une année.
Emerveillement car ces empires n'existaient pas il y a 20 ans, on vit une époque incroyable!
Et comment expliquer cet écart entre une croissance globale à 4%et les 18% pour les grandes fortunes?
François Lenglet éditorialiste multicarte : : C'est cet écart qui est frappant parce que la croissance de la planète c'est 4% en 2017 et donc 17/18% pour la valorisation du capital, 4 fois supérieure; il y a une décorrélation complète entre l'économie réelle et l'économie financière ...
Et Macron continue de plus bel !
Christine Kerdellant Directrice de la rédaction de L’Usine nouvelle et L’Usine digitale :
"Il y a peut-être une chose qui étonne les téléspectateurs, dans ce classement il n' y a pas de footballeurs ... ou de chanteur, tout simplement parce que un homme seul ne peut pas bâtir une fortune comme ça, c'est un homme qui possède une entreprise donc qui fait travailler des milliers, voire des dizaines de milliers qui travaillent pour lui, qui vendent des sacs, des téléphones etc ... ce ne sont pas de hommes seuls, ce sont des entreprises qui ont ces fortunes là ..."
LE NOMBRE DE MILLIARDAIRES
François Lenglet ; oui de plus en plus nombreux, c'est exactement le même phénomène
Eric Tréguier Journaliste à Challenges
En France, Il y a 20 ans il y avait 11 milliardaires dans le classement, aujourd'hui ils sont 88.
L'ensemble de ces 11 milliardaires à l'époque pesaient 80 milliards de , aujourd'hui l'ensemble de nos 88 milliardaires français pésent 570 milliards ...
c'est-à-dire ils ont fait FOIS 7 tandis que la richesse de la France n'a fait que doubler (fois 2) dans la même période.
Philippe Dessertine :
"la question des inégalités revient : en même temps vous avez 8 millions de pauvres en France, c'est un vrai souci à l'échelle mondiale : la démultiplication de milliardaires s'accompagne aussi d'un élargissement terrible de la fourchette. On est avec de pus en plus de gens qui sont exclus ... c'est compliqué à gérer et ça peut effectivement conduire à des votes extrêmes ... on met des milliers de milliards, ça va sur la sphère économique, ça profite par conséquent à un très petit nombre de possédants d'actions, c'est pas les salaires, ce sont les actions qui vous rendent riches "
Ayons ces données en tête.
Leur souci ce n'est pas de réduire les inégalités, mais de neutraliser voire tuer les résistances à ces évolutions inacceptables fruits de décisions politiques à l'échelon national, européen, mondial.
Ne cédons pas à la propagande sur ce qui serait la volonté du pouvoir actuel de réduire les inégalités de manière générale ou d'agir pour l'égalité salariale homme/femme.
Tout cela c'est de la poudre aux yeux.
Toutes les mesures prises par Macron jusqu'ici ou envisagées dans un proche avenir : casse du code du travail, casse des services publics, cadeaux aux plus riches avec la réduction de l’impôt sur les fortunes (ISF), pénalisation des plus humbles comme avec l'augmentation de la CSG pour les retraités au dessus de 1200 euros ... vont dans le sens del'aggravation des tendances lourdes à l'accroissement des inégalités.
Pour les femmes aussi au delà des ronds de jambes et des mises scènes médiatiques!
Comme le passé le prouve il n'y aura pas de ruissellement de la croissance de la grande richesse vers la grande masse de la population : mensonge !
Et le véritable combat pour l'égalité de genre dans toutes ses dimensions passe inéluctablement par le combat contre l'explosion des inégalités de revenu et par conséquent contre le système qui les produit, les entretient et les défend bec et ongles : le capitalisme!
Cancers en série chez des salariés d’Orange exposés à la radioactivité
Depuis les années 1970 des dizaines de milliers de travailleurs des PTT – employés ensuite par France Télécom, puis Orange – ont été en contact avec des éléments radioactifs mortels, ayant causé des grandes vagues de cancers, et de décès. Ce, alors que leur direction était depuis les premiers temps alertée sur les risques encourus.
Une enquête de Médiapart ces derniers jours a apporté de nouveaux éléments à un scandale sanitaire de premier ordre, déjà mis au jour en 2013 par la revue Santé et Travail : des dizaines de cancers chez des travailleurs des télécoms chargés d’installer les lignes téléphoniques, des années 1970 à aujourd’hui. Pendant cette période de nombreuses études scientifiques ont permis de prouver la dangerosité des matériaux manipulés par les employés, et leur lien direct dans les cancers.
En cause : des parafoudres radioactifs manipulés par les employés des télécoms
Les responsables des cancers sont les parafoudres (ou parasurtenseurs) : des petits tubes de quelques centimètres de long qui servent à protéger les lignes téléphoniques des incendies, coupures de courant, électrocutions, etc. en améliorant la résistance. Mais radioactifs, ils émettent des gaz cancérogènes. À partir des années 70 on y a particulièrement recours dans le cadre de l’équipement de toute la France en lignes téléphoniques. Des dizaines de milliers de personnes, alors employées par les PTT – appelées les « lignards » – chargées de mettre en place les lignes, sont en contact direct avec les parafoudres radioactifs. Il en faut quatre pour chaque ligne au moins. Cela représente entre 20 et 80 millions de parafoudres qui sont passés entre les mains des agents sans avertissement. Ce, alors que le Centre national d’études des communications (CNET) avait déjà alerté sur la sécurité des employés dès 1974.
Le ministère alerté dès les années 70
En 1977 le ministère des télécommunications est informée par l’APRI (Association pour la protection contre les rayonnements ionisants) de la dangerosité des matériaux. À partir de là « la Direction générale des télécommunications interdit l’usage des parafoudres à radioéléments, mais n’en préconise pas le retrait systématique et va écouler ses stocks » explique Médiapart.
Des cancers, et décès à la chaîne chez les « lignards »
Dans les années 2000, des cancers commencent à être déclarés par vagues. Jean-Michel Duport, agent des lignes de Riom-ès-Montagnes (Cantal), est diagnostiqué en 2005 d’un cancer de la thyroïde. À sa suite, en 2006, 12 autres employés des PTT, annoncent des cancers ; onze meurent dans les années qui suivent. Un CHSCT (Comité local d’hygiène et du personnel), composé de syndicalistes, se met en place en Auvergne pour enquêter sur l’affaire. Personne ne soupçonne au départ les parafoudres comme responsables des cancers. Grâce à l’aide d’Henri Pézerat, toxiocologue qui a mis au jour le scandale de l’amiante, et du médecin du travail des Télécom Christian Torrès, le CHSCT finit en 2008 seulement, par découvrir la responsabilité des parafoudres radioactifs.
Le médecin leur révèle alors le cas d’une agence des Télécom de la Croix-Rousse à Lyon, où une dizaine de cancers du sein ont été déclarés par des employées dans les années 90. De même ils découvrent une plainte contre X de la part de la CFDT de Saint-Nazaire, suite au décès de cancers, de cinq jeunes lignards entre 1989 et 1995. Le plus vieux avait 37 ans.
France Télécom, mise en garde, ne donne d’abord pas de suite
En 1998, après la révélation des cancers de la Croix-Rousse, l’affaire avait déjà été médiatisée : France Télécom avait été prévenue, comme le démontre un certain nombre de courriers, mais sans aller plus loin. « Ce dossier gêne et dérange plus qu’il n’intéresse. » écrit le responsable national des questions de santé au travail du secteur nantais de France Télécom dans un courrier. L’entreprise commande alors une étude réalisée par l’Inserm (Institut national de la santé) qui révèle une surmortalité par cancer chez les agents des lignes. 2010, 29 cancers sont découverts à Béziers et Bédarieux chez des employés ou ex-employés.
… puis ordonne le retrait des parafoudres radioactifs sans protection suffisante
France Télécom, finit en 2001 par se rendre à l’évidence, et recommande le retrait des éléments radioactifs, lors des opérations de maintenance. Cependant elle juge l’exposition des agents, en charge de ces manipulations, anodine. Le CHSCT d’Auvergne va mener une bataille contre France Télécom pour faire nettoyer réellement le réseau, qui sera victorieuse en 2015 avec la mise en demeure d’Orange par l’inspection du travail d’« enfin lancer un plan de retrait massif ».
Les agents de télécommunication plus exposés que les travailleurs du nucléaire
Les parafoudres, nous explique Médiapart, sont particulièrement concentrés « dans le répartiteur du central téléphonique, une pièce sécurisée généralement située au rez-de-chaussée du bureau de poste communal (17 000 parafoudres dans un grand répartiteur, 3 000 dans un petit ». C’est les agents qui travaillent à ce niveau qui sont les plus exposés : bien au-dessus des limites autorisées. Ainsi pour les travailleurs du nucléaire « l’accumulation de dose » est limitée à 100 mSv sur 5 ans : pour les agents cette dose est montée jusqu’à 221 mSv.
« Cela coûte moins cher d’exposer les salariés à un risque mortel que de prendre les précautions qui les en protégeraient »
Selon une enquête de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), les travailleurs d’Orange ou sous-traitants, qui travaillent dans les dépôts de parafoudres, ont dépassé en une à deux heures la dose annuelle de radioactivité tolérée pour le public ! Alors que, comme le souligne Anne Thébaud-Mony, chercheuse interrogée par Sciences et Avenir , il serait possible d’empêcher ce type d’exposition dangereuse pas les mesures techniques adéquates, par exemple des masques avec cartouche à charbon actif. Mais comme le souligne la chercheuse, « cela coûte moins cher d’exposer les salariés à un risque mortel que de prendre les précautions qui les en protégeraient ».
Formation professionnelle : Big Bang ou enfumage ?
La formation professionnelle en France est un système obscur et méconnu, que la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a promis de réformer pour le simplifier. Mais cette réforme n’ira certainement pas dans le sens des plus précaires et des sans-emplois.
Ce lundi, Muriel Pénicaud a présenté les grands axes de sa réforme de la formation professionnelle, qu’elle entend transformer en profondeur, pour aller vers une simplification du système. Le texte devrait être présenté au Conseil des ministres courant avril.
Deux enjeux sont au coeur de la réforme : le compte personnel de formation (CPF) sera crédité en euros, et non plus en heure ; le projet marque également la fin du paritarisme dans la formation professionnelle, via la suppression des OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés par l’État chargé du financement de la formation professionnelle continue).
Un compte personnel de formation crédité de 500 € par an
Aujourd’hui, les CPF sont crédités en heure. Ainsi, au moins en théorie, chaque travailleur ou sans-emploi peut bénéficier du même nombre d’heures de formation professionnelle. Mais la réforme prévoit qu’au lieu d’être crédités de 35h de formation par an, les CPF passeront à 500€ annuels.
Avec le changement d’unité et le passage en euros, les travailleurs désirant se former deviennent les grands perdants. Les formations ainsi ouvertes à la concurrence vont devenir plus chères, et n’auront plus la même valeur. A titre d’exemple, le Caces, certificat qui permet de conduire des transpalettes ou des chariots élévateurs à l’issue d’une formation, coûte en moyenne 500€. Mais il représente aujourd’hui 20h sur le total de 35h annuelles créditées sur le CPF. Ainsi si aujourd’hui un ouvrier qui passe le Caces peu prétendre à 15h d’une autre formation, avec la réforme il aura vidé son compte personnel de formation.
Avec la réforme que promet Pénicaud, les personnes qui désireront se former devront chercher avant tout une formation adaptée à leurs moyens, et non à leurs besoins ou leurs envies. Et pour cela, rien n’est moins simple : la ministre du travail a annoncé vouloir mettre en place un « AirBnB de la formation ». C’est-à-dire une application mobile sur laquelle chacun pourra voir les formations proposées dans sa région, s’y inscrire et… les payer.
La CGT dénonce cette dernière mesure : « Cette réforme fragilise encore le monde du travail en érigeant une individualisation totale des travailleurs, désormais seuls responsables de leur employabilité ».
Vers la fin du paritarisme dans la formation professionnelle
Le financement de la formation professionnelle représente une enveloppe annuelle de plus de 31 milliards d’euros (dont 45 %, soit plus de 14 milliards d’euros sont issus des entreprises). Jusqu’à présent c’est les OPCA (organismes paritaires – entre représentants du patronat et des syndicats – collecteurs agréés par l’État) qui géraient le financement de la formation professionnelle.
Désormais ce sera le rôle des Urssaf (organisme privé chargé de missions publiques) de collecter les montants d’une nouvelle taxe unique Apprentissage et formation. Ainsi l’État veut reprendre la main sur le financement des formations et pourra s’il le désire les réduire à loisir dans le secteur qu’il souhaite.
Par ailleurs les milliers de travailleurs employés par les actuelles OPCA vont devoir se reconvertir notamment dans la gestion du financement des CFA (centres de formation d’apprentis) et la « co-construction » des diplômes.
Enfin, c’est une agence nationale gérée par l’État, les régions et les partenaires sociaux sobrement appelée France compétences qui se chargera du contrôle de la qualité et du prix des formations, en lieu et place des trois instances de gouvernance paritaires actuelles. Une mise à mort en bonne et due forme du paritarisme qui régit actuellement le système de formation professionnelle... et qui ouvre la voie à ce gouvernement des riches pour le vider progressivement de son contenu et de son intérêt - à l’image de la sécurité sociale attaquée depuis la fin du paritarisme avec le plan Juppé de 1995.
À qui bénéficient les formations professionnelles ?
A l’heure actuelle, seuls 15 % de l’argent prévu pour les formations professionnelles bénéficie aux personnes sans emploi, tandis que plus de 42 % de ce dispositif bénéficie aux cadres des entreprises. Pas étonnant quand on sait que les patrons financent presque la moitié du système de formation professionnelle… Et qu’ils n’ont aucun intérêt à former les chômeurs ou les travailleurs peu qualifiés, qu’ils peuvent rémunérer moins cher et ainsi niveler l’ensemble des salaires par le bas.
Mais cela ne changera pas avec la réforme, le patronat sera toujours le principal financier de la formation professionnelle, qu’il continuera à orienter vers la course aux profits et la sacro-sainte compétitivité plutôt que les besoins de la population.
Interrogée sur RT France sur le récent plan de départs volontaires proposé par Pimkie, la déléguée syndicale CGT de l'entreprise, Valérie Pringuez, a estimé que la suppression des 208 emplois ne se faisait pas sur la base de motif économique.
La déléguée syndicale CGT, Sylvie Pringuez, revient pour RT France sur le bras de fer qui oppose actuellement les syndicats et la direction chez Pimkie. Selon elle, la direction ne peut avancer des motifs économiques pour supprimer les 208 emplois en France.
Estimant que l’entreprise se retrouve désormais «fragilisée» face aux salariés, elle a annoncé que les syndicats entendaient poursuivre leurs revendications. Pour obtenir satisfaction, ces derniers tenteront le 9 mars prochain de convaincre le comité d’entreprise, chiffres à l’appui, de la bonne santé financière de l’enseigne vestimentaire appartenant au groupe Mulliez.
Cette "amnésie" concernant le rôle historique et de la CGT et d'Ambroise CROIZAT dans la création et la mise en place de la Sécurité sociale ne frappe pas que la Mutualité sociale agricole de Provence-Azur.
Dans le film de Gilles Perret "La sociale" on avait pu constater que dans l'École nationale supérieure de Sécurité sociale de Saint-Etienne il n'existait aucune référence, aucune image, aucun texte se rapportant au rôle pourtant considérable d'Ambroise CROIZAT.
Et à présent les fossoyeurs de cette immense conquête ne supportent plus la moindre allusion à ces racines fondatrices!
A nous de les faire vivre à la fois comme hommage légitime ET comme point d'appui des combats du présent!
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SOURCE : Le site confédéral de la CGT
Le Conseil des Prud'hommes de Draguignan a annulé la sanction (avertissement) injustement infligée par sa direction à Gilles Piazzoli, salarié et délégué CGT de la Mutualité sociale agricole de Provence-Azur (MSA PA). Ce dernier n'avait fait que rétablir une vérité historique au moment des célébrations des 70 ans de notre Sécurité sociale, en réhabilitant Ambroise Croizat, son véritable créateur.
Les faits ont eu lieu lors des célébrations des 70 ans de notre Sécurité sociale. La direction de la MSA PA a invité par mail les salariés à faire la promotion de ces 70 ans, mais en éludant le rôle du ministre communiste et responsable CGT, Ambroise Croizat, dans la création de cette dernière en 1945. Gilles Piazzoli a répondu à cette invitation en rétablissant une vérité historique : c'est bien Ambroise Croizat le véritable créateur de la Sécurité sociale. Pour avoir osé dire la vérité, Gilles Piazzoli a été sanctionné par sa direction, avant que le conseil des prud'hommes, saisit par la CGT, ne l'annule.
Cette lutte pour la vérité et contre la réécriture assumée de l'histoire a été menée avec courage par Gilles Piazzoli et les militants CGT, avec le soutien de l'UL de Draguignan, de l'UD du Var et de la fédération des organismes sociaux.
Parce que la vérité ne se sanctionne pas, vive la Sécurité sociale, vive Ambroise Croizat et vive la CGT !
C’est un syndiqué CGT de toutes les manifestations, une figure bien connue sur son vélo. Militant jusqu’au bout. Michel Monfourny, qui vient de s’éteindre à l’âge de 93 ans, a demandé à « ses camarades », de prendre la parole avec le drapeau de la CGT et de jouer L’Internationale, à son enterrement.
Michel Monfourny est né en 1924 à Venette. Apprenti forgeron à l’âge de 14 ans, il travaille par la suite dans le bâtiment et la chaudronnerie. En 1943, il n’échappe pas au Service du travail obligatoire (STO) imposé en 1943 par les Allemands. Son camp est libéré le 24 avril 1945 par l’armée soviétique. En 1946, de retour dans le Compiégnois, il prend sa carte à la CGT.
« Il a été de toutes les luttes sociales », fait savoir dans un communiqué, le syndicat des retraités CGT du Compiégnois, qu’il a aidé à mettre sur pied. Une de nos journalistes l’avait encore croisé dans une manifestation contre la réforme du code du travail, en octobre. « Notre président est en train de s’asseoir sur tous nos acquis sociaux, lui avait-il déclaré. Je ne me bats pas pour moi, mais pour les générations qui vont suivre. »
Le syndicat des retraités CGT demande aux adhérents et sympathisants de venir rendre un dernier hommage, jeudi 8 mars, à 10 h 30, au cimetière de Venette.
« Leur dette, nos morts ». La colère d’un cheminot après la mort d’un ouvrier sous le RER A
Alors que l’actualité nous gave d’infos sur la dette que nos dirigeants veulent nous faire payer alors que ce n’est pas la nôtre, un nouvel accident a emporté l’un des nôtres.
Lundi matin, à 5h, « la France qui se lève tôt » comme nous le répètent les ministres, était déjà au travail sur les voies du RER A, dans la banlieue Est de Paris en secteur RATP. Elle mourrait tôt.
Deux ouvriers de l’entreprise Colas Rail sont percutés par une rame RER, l’un d’eux sera blessé gravement, l’autre perdra la vie, au travail, comme tant d’autres avant lui. Imaginons un instant dans quel état se trouve la conductrice du RER également...
Le bilan est terrible mais, pour les patrons du ferroviaire, RATP, SNCF et leurs innombrables filiales et sous-traitants ne sont que des chiffres. Un chiffre balayé par un autre dans leur esprit, celui de l’économie qu’ils réalisent depuis des années par le jeu de la sous-traitance. Depuis des années sur les chantiers, il y a de moins en moins de personnels formés aux risques ferroviaires, nos patrons mettent en dangers nos collègues en connaissance de cause, dans le seul but d’encaisser un maximum de profits. C’est là aussi tout leur objectif, ils l’écrivent noir sur blanc dans leur projet de réforme de la SNCF.
Nos collègues militants à la RATP ont immédiatement mis toute leur énergie pour faire éclater la vérité au travers de l’enquête CHSCT - ces mêmes CHSCT qui disparaissent progressivement avec la loi travail de Macron.
Nous, cheminots de la SNCF, salariés de la RATP, ou du privé avons les mêmes intérêts, et les mêmes ennemis en face de nous. S’il y a bien une dette qu’il faudra payer, c’est celle des vies brisées de nos collègues par nos patrons.
Les photos du château de Gattaz à 11 millions d’euros : c’est qui les "privilégiés" ?
Cet été, Pierre Gattaz, le président du MEDEF, s'était offert un château à 11 millions d'euros. Ces jours-ci sont apparues sur les réseaux sociaux sont apparues les photos de cette demeure. Petit panorama à l'heure où le terme de "privilégiés" est sur toutes les lèvres dans les médias dominants.
Pierre Gattaz est bien connu pour ses bons et loyaux service au patronat à la tête du Medef. Il est aussi issu d’une des familles françaises les plus riches du pays avec plus de 300 millions d’euros capitalisés, notamment grâce à l’entreprise familiale, Radiall, fondée par son père, qui emploie 3000 salariés. En pleine négociation sur les ordonnances Macron, on avait appris au mois d’août que le président du syndicat des patrons avait signé une promesse d’achat sur le château de Sannes, un domaine d’une valeur de 11 millions d’euros. À quelques mois de la retraite, Pierre Gattaz assurait ses arrières pendant qu’il agissait main dans la main avec le gouvernement pour faire passer de force la nouvelle loi travail destinée à détruire le code du travail.
Le domaine situé dans le Luberon impressionne en raison de ses « 2.120 m2 habitables, abritant, notamment, six suites et une piscine chauffée », selon les révélations du Canard enchaîné. Mais ce n’est pas tout. Une seconde piscine en extérieur et 73 ha de terres dont 35 ha de vignes AOC viennent compléter le tableau. Pas étonnant que le domaine ait été convoité par Steeve Jobs il y a quelques années. Originellement, le château était une résidence de chasse, dont les jardins ont été pensés par André Le Nôtre et qui appartenait à Lady Hamlin, une riche anglaise de la « haute société ».
Si ces 11 millions peuvent paraître dérisoire pour le président du Medef, ils représentent 797 années de SMIC net
Habille spéculateur, Gattaz aura attendu un peu que le prix du château et de son domaine baissent. Il conclut une bonne affaire à 11 millions d’euros soit trois fois moins cher qu’il n’y a quelques années. Mais, c’est tout sauf une retraite dorée que veut s’offrir le patron des patrons. « Il s’agit d’un projet entrepreneurial » dans lequel Gattaz investi et « il compte bien ne pas y perdre d’argent », comme le confirme une source du journal satirique. Les Gattaz veulent s’offrir une cave particulière et produire leur propre vin tandis que Pierre Gattaz se lance dans la production d’amendes et d’huile d’olives bio qu’il médiatisera par « des manifestations culturelles internationales dans la partie château ».
Alors que des millions de travailleurs voient leurs conditions de travail être attaquées de plein fouet par le gouvernement Macron, et alors qu’on nous parle des "privilégiés" à longueur de temps sur les antennes médiatiques pour parler des cheminots, gageons que ces mêmes médias n’emploieront pas les mêmes mots pour parler du patron du Medef, principal soutien de la politique de casse sociale du gouvernement, qui s’offre tranquillement un château et un vignoble pour sa retraite.
[Cheminots en colère] Le gouvernement et Macron veulent détruire le service public. Pour les cheminots, ces attaques contre la SNCF sont très graves et portent préjudice aux usagers, aux conditions de travail et à l'avenir du rail en France. Voici le témoignage très intéressant de Grégory Laloyer, secrétaire général CGT des cheminots de Normandie.
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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