SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Fausses mesures contre l’évasion fiscale

Pour s’attaquer à la fraude fiscale et récupérer les 60 à 80 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État chaque année, le ministre des finances a présenté un projet de loi, le 28 mars, dont les mesures sont à de « la poudre aux yeux », selon Alexandre Derigny, secrétaire général de la fédération des Finances CGT. Entretien. (publié sur www.nvo.fr)

Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, présentait, le 28 mars, les mesures du projet de loi censé muscler son action contre la fraude fiscale. Quelle est votre première réaction ?

Malheureusement, comme depuis maintenant plusieurs années, ces mesures ne sont que de la poudre aux yeux. Les scandales à répétition obligent les politiques à faire semblant de s’attaquer à la problématique de la fraude fiscale et encore une fois, c’est malheureusement un grand numéro de communication qui ne va déboucher sur rien. C’est extrêmement insuffisant par rapport à l’ampleur du problème. Et d’autre part, il y a presque de la mauvaise foi de la part de ministres qui essaient de sauver la face sans s’attaquer vraiment aux problèmes.

Que dites-vous d’une police fiscale ?

Cela pourrait être le seul élément positif. Sauf que deux facteurs nous laissent dubitatifs. D’abord, le verrou de Bercy devrait – selon les annonces – rester en place, inchangé, c’est-à-dire que les poursuites pénales ne pourront être lancées que par le ministère des finances et ne pourront pas être instiguées par un juge. C’est un problème politique. Ensuite, il y a celui qui relève des moyens mis en œuvre pour s’attaquer au phénomène. Si on imagine qu’avec une cinquantaine de personnes, on va pouvoir traquer les 60 à 80 milliards d’euros, de pertes nettes, que représente la fraude fiscale pour le budget de l’État français, on nage en pleine plaisanterie.

Une plaisanterie, carrément ?

C’est pire : le gouvernement se fout vraiment de la gueule du monde, ou en tous cas de celle des non initiés, car imaginer que cinquante « super-traqueurs » pourraient instruire des dossiers de A à Z ne tient pas une seconde. Ceux qui connaissent le métier savent bien que cela relève de la recherche, du renseignement, et qu’ensuite il faut mener l’affaire à bien puis gérer une série de procédures, de contentieux et de recouvrements… c’est toute une chaîne, une équipe. Or, c’est précisément cette équipe qui est en train d’être cassée par ce même ministre, Gérald Darmanin. On nous a déjà supprimé 1 800 postes cette année alors qu’on nous en avait supprimé 40 000 au cours des quinze dernières années et qu’avec les conclusions de CAP 22, nos rangs vont encore connaître de nouvelles centaines et milliers de suppressions d’emplois. On se paie la tête des agents de Bercy et celle des citoyens. La stupéfaction et la colère dominent. Le grand talent de M. Darmanin, c’est ce tour de magie qui consiste à faire croire à l’opinion publique qu’on va s’attaquer à la fraude fiscale alors qu’en fait, on supprime 40 000 postes de personnes censées la combattre.

Que pensez-vous de la procédure du « name and shame » ?

C’est la cerise sur le gâteau et la conclusion de mon raisonnement précédent : comme on ne se donne pas les moyens de lutter réellement contre la fraude fiscale, on va s’en tenir – comme c’est le cas aux USA puisqu’on copie le modèle américain – à jeter sur la place publique deux ou trois individus qu’on aura cloués au pilori. Cela montre bien notre incapacité à lutter sérieusement contre la fraude fiscale.

Pourquoi ?

Parce que la fraude fiscale ne consiste pas à humilier deux ou trois individus – qui le méritent d’ailleurs. Il s’agit de lutter contre l’évasion de ces 60 à 80 milliards d’euros qui nous manquent pour pouvoir financer nos hôpitaux, nos écoles, nos services publics, autant de fonds qu’on essaie de nous reprendre, pour arroser copieusement, en allégements fiscaux, les plus riches et les grandes entreprises.

Et quant à l’extension annoncée de la liste noire française des paradis fiscaux ?

Même chose. Ce sont des mots et dans les faits ça va être la grande désillusion : quand on sait qu’il n’est pas question d’ajouter à la liste noire l’Irlande ou le Luxembourg, alors qu’on sait que ce sont les deux plateformes principales de l’évasion fiscale en Europe… C’est vraiment de la poudre aux yeux pour endormir l’opinion publique. Les fraudeurs ont encore de beaux jours devant eux.

PAR cgtfinances.fr

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Point à la mi-journée : Début de grève massif des cheminots, trafic quasi-paralysé dans toute la France

Malgré les diverses manœuvres du gouvernement et de la direction de la SNCF pour casser la grève des cheminots, le taux de gréviste ce mardi matin est sans précédent et les perturbations au rendez-vous ! De nombreux trains annulés, le trafic quasi paralysé, le parfum d'un début de grève dur à l’horizon.

La direction de la SNCF et le gouvernement avaient tout tenté pour casser la grève des cheminots et limiter les effets de celle-ci. Un pari raté pour cette première journée de grève qui démarre fort, marquée par un taux de gréviste conséquent, 48% de cheminots déclarés gréviste – un taux sans précédent chez les cheminots pour un premier jour de grève - et un trafic très perturbé, avec de nombreux trains annulés. Sur les grandes lignes, seuls 12% des TGV et 13% des Intercités circulent ce mardi ! En région, une liaison TER sur cinq est assurée, 6% de trains et 24% de cars. En Ile-de-France le trafic des lignes RER est également fortement perturbé, seulement un RER A sur deux circule, en ce qui concerne les autres lignes, seul 14 à 30% du trafic est maintenu. Dans leur propagande pour essayer de retourner l’opinion publique, tous les médias parlent de « mardi noir », et les images montrent des quais de gare bondés. S’exprime ici la volonté du gouvernement, bien aidé par les médias pour essayer de casser du sucre sur le dos des cheminots, derrière eux l’ensemble du monde du travail et la jeunesse. Ce qu’il fustige en réalité, c’est la capacité que les cheminots ont de bloquer l’économie et qui permet dés lors d’instaurer un rapport de force sérieux et conséquent à l’égard du gouvernement qui n’est aujourd’hui pas prêt de reculer sur cette réforme ferroviaire. Elisabeth Borne affirmait en effet ce matin encore que le « gouvernement tiendra bon ».

La grève massive des cheminots ce mardi montre que les manœuvres mises en place par la direction de la SNCF et le gouvernement pour casser la grève des cheminots n’étaient pas à la hauteur de la colère qui s’exprime aujourd’hui. L’opération de débauchage des cadres pour casser la grève a en effet été un échec cuisant ! Nombre d’entre eux se sont mis en grève aujourd’hui, seulement 125 cadres ont accepté de travailler et de remplacer les grévistes, et ce malgré les pressions qu’ils subissaient ainsi que la prime de 150 que la SNCF leur proposait ! Les alternatives mises en place pour limiter les effets de la grève, notamment la mise en place de la gratuité des covoiturages, par la filiale de covoiturage de la SNCD iDVROOM ainsi que par la région Ile-de-France, ont également montré leurs limites puisque le trafic sur les routes en direction d’Ile de France était également fortement perturbé ce matin, avec des plus de 400 kilomètres de bouchons ce matin, un « niveau exceptionnel » selon Sytadin, site d’information routière.

Cette première journée de grève à la SNCF démarre donc fort et s’annonce bien suivi ! Parmi les autres secteurs qui se joignaient aux cheminots, les étudiants sont eux aussi fortement mobilisés ce matin, avec des dizaines de facs bloqués ainsi que des lycées ! Une convergence cheminots étudiants qui, avec la jonction également de la fonction publique, des éboueurs, des travailleurs de l’Energie, de Carrefour, d’Air France, peut être explosive et déterminante dans le bras de fer dur qui s’ouvre entre le gouvernement et les cheminots.

© M.ASTAR/SIPA

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Surveillance, infiltrations, faux salariés… L'étrange catalogue d'IKEA pour espionner ses employés et ses clients [ENQUÊTE FRANCE-INFO]
Surveillance, infiltrations, faux salariés… L'étrange catalogue d'IKEA pour espionner ses employés et ses clients [ENQUÊTE FRANCE-INFO]

L'enseigne suédoise Ikea aurait espionné ses salariés, mais aussi ses clients, pendant des années. Un système mis en place avec la complicité d’anciens policiers.

Le géant mondial de l'ameublement, Ikea, aurait usé de méthodes illégales pour espionner, durant des années, des salariés et des clients. C'est en février 2012 qu'éclate cette incroyable affaire, lorsque le Canard enchaîné publie des courriels échangés entre Ikea-France et une société privée de sécurité, dans lesquels il est question de payer un accès illégal aux fichiers de police afin d'obtenir des renseignements sur des employés mais aussi des clients en litige avec Ikea.

Aussitôt une enquête judiciaire est ouverte. Dans l'intervalle les juges ont perquisitionné, saisi des mails et entendu les principaux protagonistes de cette affaire qui ressemble à s'y méprendre à de l'espionnage. Six ans plus tard, l’enquête est bouclée et le parquet de Versailles demande le renvoi en correctionnelle de 15 personnes, dont deux anciens patrons d’Ikea-France pour "collecte illicite de données personnelles". 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Alternative économique

de mars 2018

Dans le moment, ce texte de Philippe Martinez
 
CHRONIQUE
Point de vue : "Le capitalisme ne cache plus ses méthodes"
hilippe Martinezsecrétaire général de la CGT

Certains aujourd’hui aimeraient nous laisser à croire et à penser que la lutte des classes telle qu’elle a été théorisée par Marx est un concept totalement dépassé.

S’il est vrai que la classe ouvrière n’est plus la même qu’il y a un siècle, et ce principalement par les avancées technologiques survenues et les évolutions des qualifications, le maintien d’une très grande majorité d’individus travaillant au service d’une toute petite minorité est plus que jamais d’actualité. Le 1 % contre les 99 %, les exploitants contre les exploités, les capitalistes contre les prolétaires, peu importe au fond les qualificatifs, la question de la répartition des richesses reste posée car les chiffres sont parlants : ce sont bien 56 milliards de dividendes aux actionnaires qui ont été versés en 2016, et ce uniquement pour les entreprises du CAC 40.

Le capitalisme, lui, au contraire du siècle dernier, est "dévoilé", au sens qu’il ne cherche plus à cacher ses méthodes. Il est également devenu mondialisé.

La pensée marxiste ouvrait des horizons aux ouvriers. C’est ce qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui. Ce sont les mêmes recettes proposées depuis des années par des gouvernements qui, s’ils changent de noms ou de couleurs politiques, ont cessé depuis bien longtemps d’offrir de véritables perspectives d’émancipation aux peuples.

Ce dont nous manquons aujourd’hui, c’est d’une pensée moderne qui proposerait la fin de cette fabrique de l’exclusion, de ce modèle de précarité et de pauvreté appliqué au plus grand nombre. Dans cette société inégalitaire, les classes populaires, qui sont le plus grand nombre, portent en elle l’alternative. Mais ceux qui triment aujourd’hui ont-ils conscience d’appartenir à une classe ?

Avis de Canaille le Rouge :

Ce texte qui recadre bien les enjeux et le besoin d'une alternative devrait conduire à une réflexion de fond dans la CGT sur le statut de l'activité économique, sociale humaine laquelle a besoin comme le disait aussi Marx de s'affranchir du statut de salarié pour tendre à la libre association des libres producteurs, objectif et moyen de l'alternative.

Pour permettre de penser cette alternative et donc pour s'en sortir, remettre à plat ce piège du statut du travail salarié qui, par le lien organique de subordination, fait que les 99 % sont prisonnier du primat des 1 %.

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Monsieur Pépy pensez à mai 68
Monsieur Pépy pensez à mai 68
Monsieur Pépy pensez à mai 68
Monsieur Pépy pensez à mai 68

Monsieur Pépy pensez à mai 68

par Jean LEVY

Le gouvernement Macron, en application des directives de Bruxelles,  veut privatiser le rail français en l'offrant aux appétits du privé, et annuler le statut des cheminots, et monsieur Pépy se demande pourquoi les salariés de la société nationale font grève...: 

 "Cette grève est complètement décalée, déclare-t-il, et je ne sais pas si elle est supportable par les Français »

Monsieur Pépy se moque des Français et provoque le monde du travail,au-delà des cheminots eux-mêmes: car,  dirigeant depuis de nombreuses années de la SNCF, il est coresponsable avec les pouvoirs successifs de l'état lamentable du réseau, des voies hors d'usage, de la régularité perdue des chemins de fer français, fierté de notre pays, des lignes abandonnées, des gares fermées, de la vétusté de nombreux trains. 

Cette responsabilité, monsieur Pépy la partage avec le gouvernement Macron, dont la ministre des Transports ajoute ses provocateurs à ceux du PDG de la SNCF :

Ainsi, la ministre des Transports Elisabeth Borne, dans une interview au Parisiendimanche, a haussé le ton: "Je le dis clairement, personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue", ajoutant :

"Je déplore franchement cette grève très pénalisante pour les voyageurs. Il est incompréhensible que les syndicats restent dans une posture de blocage qui n'est pas justifiée alors que nous apportons des réponses aux cheminots", a-t-elle poursuivi.  Selon elle, les syndicats "agitent des peurs infondées sur la privatisation de la SNCF

Ces déclarations provocatrices attestent de la grande peur du pouvoir - et de l'oligarchie financière dont il est issu - face à cette colère sourde des Français. Celle-ci, jusqu'ici contenue dans un silence hostile risque de s'étendre et de s'embraser, la grève des cheminots agissant comme un détonateur.

Et c'est déjà le cas avec les salariés de chez Carrefour et d'autres magasins, ceux de l'Energie, appelés à suivre le chemin des cheminots, ceux des Services publics à qui aussi le président détaché de la banque Rothschild s'attaque aussi à leur statut,  aux éboueurs qui cessent le travail, les retraités dépouillés de leurs maigres ressources qui descendent dans la rue, et la colère gagne d'autres couches de la population, tels les étudiants, inquiets pour leur avenir, qui bloquent de plus en plus d'universités, aux professions judiciaires, avocats, juges, greffiers, qui manifestent dans la rue...

Le couvercle de la marmite commence à se soulever.

On comprend dans ces conditions l'angoisse du pouvoir et du grand patronat.

Pour contenir cette menace, ceux-ci de concert avec leurs médias, leurs chiens méchants dressés pour mordre, le Capital et son gouvernement, visent à dissuader l'ensemble du monde du travail de se joindre au mouvement en divisant la population, tablant sur les inconvénients des grèves, celle des cheminots en particulier qui aujourd'hui en portent le flambeau.

Mais, les retards quotidiens des trains, leur suppression courante et non annoncées, les bousculades qui s'ensuivent sur les quais pour monter dans les wagons bondés, les grandes gares bloquées comme à Pâques à Montparnasse pour incidents techniques, ce ne sont pas les cheminots les responsables, mais le pouvoir et la direction de la SNCF, qui se soucient peu du confort des usagers, de leurs désagréments quotidiens. 

Les entendez-vous dans les médias commenter les effets de leur politique ?

Celle-ci ne vise qu'à réduire le coût de ce service public, au lieu d'investir massivement dans le renouvellement du réseau et du matériel. Seul compte pour eux l'intérêt des grandes entreprises privées. Peu importe les voyageurs.

Quand vous les entendez à la radio, à la télé,  éructer contre les cheminots, pensez-y. Ils  ne sont pas si bavards au quotidien pour évoquer le sort des voyageurs pris en otage par ceux qui n'ont que le mot profit à la bouche, laissant pourrir le matériel et l'entretien des voies ferrées de la SNCF.

Et affirmez votre solidarité avec les cheminots et les autres travailleurs en lutte, car leur cause est votre cause, leurs intérêts vos intérêts. 

Et si, à votre tour, vous entriez dans la danse, pas pour les autres salariés, mais pour vous-même, votre feuille de paix, vos conditions de travail, contre les cadences inhumaines, le mépris de votre employeur à votre égard, votre retraite pour demain...

Ne serait-ce pas le meilleur moyen par le nombre toujours croissant de grévistes de créer la force nécessaire pour forcer le pouvoir de tenir compte du peuple et de ses besoins ?

PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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ci-dessous, lien pour agrandir le texte: 

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C'est dans "Valeurs actuelles" du 30 mars dernier qu'Eric Brunet déverse sa bile ... et ses grossiers mensonges.

Ce journal classé à l'extrême droite fait partie du groupe Valmonde, propriété de Privinvest Médias, une filiale de la holding Privinvest qui appartient à l'homme d'affaires Iskandar Safa (voir sa bio édifiante à l'adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Iskandar_Safa, et dont Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve sont actionnaires.

 

C'est pour cacher la collaboration réelle celle-là de ses maîtres, du grand patronat français comme allemand comme le rapporte le dernier Goncourt, qui préféraient alors "Hitler au Front populaire" que les thuriféraires comme E. Brunet accusent la CGT et ceux qui résistent aujourd'hui de tous les maux !

 

Louis Renault en compagnie d'Hitler

au Salon de l'auto de Berlin en 1938

En ne perdant pas de vue que le révisionnisme des circonstances d'hier vise à désarmer les luttes d'aujourd'hui!

ci-après la réplique de l'historienne Annie LACROIX-RIZ suivie du texte calomnieux initial du sieur Brunet.

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Annie LACROIX-RIZ

L’histoire de la CGT vue par Éric Brunet

Le journaliste Éric Brunet est un habitué des provocations. Son Sauve qui peut ! (Albin Michel, 2013), prétendant parler au nom de « millions de Français », « riches » ou « pauvres », qui « ne se sentent plus aimés par leur pays », les a incités à le quitter au plus vite. Car « la France ne leur offre que de la bureaucratie, là où ils réclament du pouvoir d’achat, elle les assomme d’impôts (nous payons 220 milliards de taxes de plus que les Allemands) » puis les méprise quand ils ont « réussi » : « “J’aime pas les riches !” s’était exclamé François Hollande en 2007 ». Lequel, on le sait, a ensuite, comme son second Macron, démontré sa « haine de la finance » et son amour du peuple travailleur.


Celui qui vient, dans l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles, d’accuser la CGT d’avoir « jadis […] fait passer ses intérêts avant ceux de la France », avait presque tout dit. Exaltation des « émigrés de Coblentz », nobles ayant dès 1789 fui pour l’Allemagne ou le reste de l’Europe aristocratique (dont les Wendel, sidérurgistes de Lorraine) pour obtenir de leurs alliés « européens » le rétablissement de leurs privilèges par l’écrasement militaire de la France. Lamentations fiscales masquant l’adhésion à l’impôt indirect accablant les pauvres et le refus de l’impôt pour les riches. Célébration du modèle allemand (entre absence de grèves et « jobs » à moins de cinq € de l’heure baptisés « plein emploi »), comme « jadis » le grand capital s’enthousiasmait pour la formule hitlérienne de 1933 au point d’organiser la Défaite militaire de la France, seul moyen pour liquider la République et les syndicats. La France serait aussi « vivable » que l’Allemagne, où le patronat faisait librement travailler seize heures par jour les ouvriers interdits de grève.
Non, « pendant la drôle de guerre, entre septembre 1939 et le printemps 1940, les communistes français » ne furent pas « les alliés des nazis. » Les alliés d’Hitler furent les hommes d’État qui supposés avoir aidé « l’armée française [à] aller barrer la route de Hitler » : le radical Daladier (gauche), président du Conseil de 1938 à mars 1940, et le chef de l’Alliance démocratique (droite) Paul Reynaud, ministre de la justice et des Finances puis successeur de Daladier, qui avaient fin 1938 cassé de concert les 40 heures et les salaires. C’est Reynaud qui prit les traîtres Pétain et Weygand pour ministres en mai 1940, une semaine après l’attaque allemande, puis céda son poste à Pétain, le 16 juin.


Les communistes combattus comme « traîtres » à cause du pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, vraiment? Le 1er juillet, près de deux mois auparavant, deux mois avant l’offensive allemande notoirement imminente, le radical Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères surnommé « ministre étranger aux Affaires françaises » après avoir livré à Hitler la Tchécoslovaquie alliée, avait annoncé au nom de Daladier à l’ambassadeur d’Allemagne, l’aristocrate von Welczeck, que « les communistes » qui déplaisaient tant au Reich seraient bientôt « mis à la raison » : ils le furent, syndicalistes combatifs inclus, dès que la signature du fameux pacte, prévue depuis 1933 en cas de refus de renouvellement de l’alliance France-Grande-Bretagne-Russie de 1914, en offrit le prétexte.


Ces hommes d’État s’apprêtaient à céder au Reich l’Europe entière comme ils l’avaient fait pour l’Autriche (mars 1938) et de la Tchécoslovaquie (octobre 1938). Ils ordonnèrent à leur police et à leur justice de frapper ces syndicalistes toujours antifascistes, et permirent à des chefs cégétistes anti-grévistes, leurs complices, de s’en débarrasser. Les prétendus « traîtres » furent emprisonnés depuis septembre 1939, grâce au décret du 26 interdisant le PCF. Depuis juillet 1940, Vichy poursuivit la traque des militants clandestins. Ce sont ces prisonniers que ses ministres de l’intérieur, dont Pierre Pucheu, remirent depuis l’automne 1941 à l’occupant comme « otages » à fusiller, tels les 27 Martyrs de Châteaubriant. Les vrais traîtres au syndicalisme et à la Nation furent récompensés, tel René Belin, second de la CGT et successeur présumé de son chef Jouhaux : nommé « ministre de la production industrielle et du Travail » en juillet 1940, Belin signa en novembre suivant le décret interdisant la CGT puis, en octobre 1941, celui créant la Charte du travail, machine de guerre contre les salariés et leurs moyens de défense, dont la grève.


Les archives de « la Drôle de guerre » font définitivement justice de la thèse du sabotage communiste de la production militaire. Elles en attribuent la responsabilité exclusive au grand patronat, qui avait saboté la préparation économique de la guerre, et depuis une décennie. Comme Louis Renault qui parcourait fin novembre 1939 ses ateliers de Boulogne-Billancourt en claironnant : “La Défense Nationale, je m’en fous; ce que je veux, ce sont “des Primaquatre, des Juvaquatre, des voitures [de tourisme] qui paient”, etc. ». Du peu qui avait été produit, l’état-major de l’armée, sous la houlette de Pétain et Weygand, ne fit pas usage. Voilà pourquoi l’occupant trouva en masse les chars et les avions intacts que ces traîtres avérés n’avaient pas lancé dans la prétendue « Bataille de France ».


Quant aux « tribunaux militaires de la IIIe République » qui avaient début 1940 « condamn[é] à mort de nombreux [prétendus] saboteurs communistes », ils continuèrent, en compagnie des tribunaux civils ou spéciaux, à se déshonorer en livrant à l’occupant allemand les résistants communistes, tous syndicalistes CGT, fer de lance de la Résistance nationale.
M. Brunet a besoin d’une formation historique accélérée : le Front Syndical de Classe est à sa disposition…

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Eric Brunet dans "Valeurs actuelles"
 
CGT : grève ou sabotage ?

Liberté chérie. La véritable stratégie de la centrale syndicale est de perturber au maximum la circulation des trains tout en limitant l’effet financier pour les grévistes.

Le mouvement engagé à la SNCF est-il une grève, dont l’objet est de manifester le mécontentement des cheminots face à un projet de réforme… ou est-il plus que cela ? Quelle stupéfaction lorsque les journalistes du Parisien ont publié, la semaine dernière, le contenu d’un e-mail envoyé par le syndicat CGT des cheminots de Paris-Gare de Lyon à ses adhérents. La révélation de ce message, qui a irrité le président de la SNCF, Guillaume Pepy, est une prise de guerre. Il lève le voile sur la véritable stratégie de la CGT : perturber au maximum la circulation des trains tout en limitant l’effet financier pour les grévistes.

Morceaux choisis : « Nous pouvons tenir trois mois tout en ayant quasiment le même impact qu’une grève reconductible classique. » Et l’auteur de l’e-mail de s’enthousiasmer : « Cette proposition de grève prend tout le monde de court ! Je vous invite d’ailleurs à voir la tête de Guillaume Pepy sur TF1 le soir de l’annonce et de la ministre Élisabeth Borne [ministre chargée des Transports, NDLR] sur BFM TV, c’était tout simplement jouissif. La direction avait anticipé et s’est organisée pour une grève dure et reconductible classique. Ils n’ont à aucun moment senti venir le coup. » Beaucoup plus intéressant : la CGT dévoile son intention de perturber le trafic ferroviaire pendant les journées sans grève grâce à une stratégie… mystérieuse : « La désorganisation du travail devra se faire également sur les jours ouvrés mais je ne vous en dis pas plus sur ce mail, je pense que vous avez compris où l’on veut en venir », écrit le délégué de la CGT-Cheminots. Et pour ceux qui douteraient encore de la détermination du syndicat majoritaire à faire fléchir le gouvernement, le syndicaliste précise : « Si jamais nous voyons que ces deux jours [de grève, NDLR] ne suffisent pas à désorganiser la production alors nous pourrons toujours durcir le ton. »

À ce stade, l’intention de la CGT est-elle de manifester son mécontentement dans le cadre du droit de grève ou de “saboter” l’entreprise SNCF ? Jadis, il est vrai, la CGT n’avait pas hésité à faire passer ses intérêts avant ceux de la France. Pendant la drôle de guerre, entre septembre 1939 et le printemps 1940, les communistes français étaient les alliés des nazis. Pétain n’était pas encore au pouvoir et la France de la IIIe République était dirigée par Édouard Daladier puis Paul Reynaud. Les pauvres hommes pensaient encore que l’armée française aller barrer la route de Hitler…

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En contradiction totale avec ce type d'assertion l'histoire du fondateur de la sécurité Sociale, ministre à la Libération, Ambroise CROIZAT

Ambroise Croizat est arrêté le 7 octobre 1939, avec d'autres députés communistes(3). Il est incarcéré à la prison de la Santé. Fers aux pieds, il traverse quatorze prisons françaises avant de connaître les procès truqués, la déchéance de ses droits civiques et les horreurs du bagne à Alger où il apprendra à Prosper Môquet, arrêté comme lui, la mort de son fils sous les balles allemandes.

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À cette époque, sur ordre de la CGT, des syndicalistes communistes perpétrèrent de nombreux actes de sabotage dans les arsenaux français afin que nos équipements et nos armes soient inutilisables par les soldats français dans la guerre contre le Reich. En avril 1940, des accidents survinrent sur des avions Farman produits à Boulogne-Billancourt. Une enquête révéla qu’il y avait eu sabotage. Le procédé était à chaque fois le même : un fil de laiton ayant été sectionné, au bout d’un certain nombre d’heures de vol, un écrou desserré laissait échapper l’essence et provoquait une explosion en plein vol. On sait que plusieurs pilotes de chasse sont morts en mission de reconnaissance, leurs appareils ayant été détériorés par des ouvriers aux ordres de Moscou.

Outre les établissements Farman, d’autres arsenaux subiront des actes de sabotage pronazis : la poudrerie de Sorgues, les établissements Renault, les établissements Weitz à Lyon, la Somua à Vénissieux, qui produisait des chars pour l’armée française, la Compagnie générale de construction à Saint-Denis… Au mois de février 1940, alors que les combats n’avaient pas encore débuté, le taux de malfaçons observé dans les usines d’armement était devenu effrayant. On décida de faire surveiller les ateliers de la Société nationale des constructions aéronautique, l’usine Bloch (du nom de Marcel Bloch, futur Dassault) de Villacoublay. Et dans les premiers mois de l’année 1940, les tribunaux militaires de la IIIe République n’hésitèrent pas à condamner à mort de nombreux saboteurs communistes qui avaient agi sur ordre de la CGT et du PCF.

PAR FSC

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7 hypermarchés Carrefour sur 8 bloqués dans le 13 !

C’est dans le cadre d’un mouvement national fortement suivi que les 7 hypermarchés ainsi que de nombreux carrefour Market se sont mis en grève ce samedi 31 mars 2018 dans notre département,

Contre des salaires proches du smic, contre les suppressions de postes et pour une autre répartition Des richesses dans un groupe qui a généré 773 millions d’euros de bénéfices et perçu près de 400 millions d’euros d’aides publiques.

 

PAR FSC

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Loi sur le « secret des affaires » validée par l’Assemblée : énième cadeau au patronat, en procédure accélérée

Mercredi 28 mars, l’Assemblée Nationale adoptait, par une procédure accélérée, la proposition de loi de LREM concernant le secret des affaires, à 46 pour et 20 contre. Le Sénat devrait en débattre le 18 avril. Après la loi sur ISF, le président des riches continue donc dans sa lancée en permettant aux patrons d’être toujours plus opaques quant à leurs pratiques, et protégés pour cela par la loi.

Loi travail XXL, casse des statuts et des services publics, tout ça par ordonnances et procédures accélérées… Le renforcement du pouvoir de la bourgeoisie avance à grands pas avec Macron, dont les députés prévoient de faire appliquer le plus rapidement possible cette nouvelle loi sur le secret des affaires, qui suit un vote du Parlement européen en 2016. L’introduction de cette directive européenne dans la législation française avait alors soulevé une levée de boucliers qui avait fait reculer temporairement le gouvernement, repoussant sa date limite d’application jusqu’en juin 2018.

LREM veut maintenant la faire passer une bonne fois pour toutes, par une procédure accélérée qui supprime les navettes entre les deux Chambres. Sous couvert de protéger les secrets industriels d’un espionnage économique et industriel, cette loi sur le secret des affaires prévoit surtout de laisser une marge de manœuvre encore plus grande qu’elle ne l’est déjà aux entreprises pour passer outre les normes environnementales, économiques, de santé publique, fiscales, etc. Un énorme cadeau pour les entreprises qui auront encore plus les mains libres pour leurs petits arrangements industriels et commerciaux, en dissuadant quiconque voudrait dénoncer leurs pratiques.

Des affaires étouffées…

Raphaël Gauvain, député LREM, a présenté le texte devant l’Assemblée en plaidant qu’il s’agissait de « protéger nos entreprises contre l’espionnage économique, le pillage industriel ou la concurrence déloyale ». Dans les faits, tout un armada de lois françaises permettent déjà de protéger la « propriété intellectuelle » et le « secret des affaires » des entreprises, deux choses qui sont en elles-mêmes hautement discutables.

Contre toute envolée lyrique sur le bien-fondé de ce type de loi, qui serait nécessaire aux entreprises pour qu’elles restent concurrentielles, cette loi tend surtout à restreindre encore plus la publicisation des affaires des entreprises, de leurs méthodes de production, et de leur financement, en leur donnant un cadrage plus strict et général pour empêcher toute révélation. Il ne s’agit pas de possibles conflits entre grandes entreprises, mais surtout d’un conflit entre leurs intérêts pour un profit à tous prix, et les nôtres. Une manière pour les patrons de s’éviter (encore plus) tout embarras.

Le 21 mars sortait une tribune, intitulée « La loi sur le secret des affaires est un danger pour nos libertés fondamentales », et signée par une quarantaine de personnalités journalistiques, syndicales, d’ONG ou de lanceurs d’alerte. Dans leur texte, les signataires dénoncent cette loi qui vise à dissuader de révéler au grand jour toutes les magouilles des entreprises (détournement de fond, danger écologique, ou pour la santé des consommateurs etc), et rappellent que « des scandales comme celui du Mediator ou du bisphénol A, ou des affaires comme les Panama Papers ou LuxLeaks pourraient ne plus être portés à la connaissance des citoyens ».

… et des lanceurs d’alerte condamnés ?

C’est bien ce genre d’affaire que le texte cherche à étouffer en tentant de dissuader tous les potentiels lanceurs d’alerte. Lanceurs d’alerte qui risquent déjà gros avec la législation actuelle, puisque les entreprises ont les moyens judiciaires et financiers de les traduire en justice pendant de longues années, et à grands frais. La nouvelle proposition de loi est notamment critiquée par toute la profession journalistique car elle reste suffisamment floue et d’une grande largesse pour permettre de poursuivre en justice qui voudrait révéler ce genre d’affaires.

La loi prévoit en effet la poursuite en justice dans les cas de « d’obtention, d’utilisation et de divulgation du secret des affaires ». Elle prévoit des dérogations, notamment en cas d’exercice du droit à la liberté de la presse, ou encore de « la révélation de bonne foi d’une faute, d’un acte répréhensible ou d’une activité illégale dans le but de protéger l’intérêt public général » ou de « la révélation d’une information pour la protection d’un intérêt légitime reconnu par le droit de l’Union ou le droit national ». Des termes qui sont donc très vagues (« secret des affaires », « intérêt général »), et peuvent être contournés et interprétés en fonction.

Maintenir leur ordre, protéger les grands patrons

« L’exigence de transparence au sein du monde économique ne peut être totale : le bon fonctionnement des marchés concurrentiels exige un minimum de confidentialité. C’est donc légitimement que les entreprises se protègent de l’espionnage industriel et qu’elles demandent la protection de leurs secrets des affaires », a déclaré Nicole Belloubet, ministre de la Justice devant l’Assemblée. Mais ne nous trompons pas, ce n’est pas la confidentialité vis-à-vis des entreprises que le patronat réclame : c’est l’opacité la plus complète de leurs pratiques vis-à-vis de notre classe qu’il souhaite. Ce n’est pas le secret industriel entre eux qui assure « le bon fonctionnement des marchés » dans leur course au profit, mais bien le fait que nous n’ayons pas connaissance des mécanismes (exploitation, fraudes fiscales, financements obscures, dangers écologique et sanitaires, etc) de cette course.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Mercredi 21 mars 2018, la Commission européenne, de ce fait les 27 chefs d'état et de gouvernement qui lui donnent des ordres, bref l'UE du capital, ont autorisé le rachat de Monsanto par Bayer. C'est à dire la boite privée qui vend du poison est rachetée par la boite privée qui vend des médicaments. C'est Margrethe Vestager, de l'Internationale socialiste et commissaire danoise à la Concurrence libre et non faussée, qui a a donné le feu vert au rachat de Monsanto par Bayer.

Bayer a mis 51 milliards d’euros sur la table pour racheter son concurrent américain. C'est bêta mais je pensais que c'était toujours la crise en Europe et qu'il fallait se plier à l'austérité.

Ceci dit, en combinant leurs forces, Bayer et Monsanto vont bloquer le développement de l’agriculture biologique. Développement d’une agriculture et alimentation saine vont à l’encontre du capitalisme. D'aucuns disent que la Commission européenne est totalement irresponsable avec ce futur groupe qui fabriquera et vendra à la fois du poison et des médicaments. Ben oui, si on n'a du temps à perdre, il faudrait discuter avec l'UE, pour l'humaniser par exemple.

Petit rappel historique sur Bayer l'Allemand. Durant la Deuxième Guerre mondiale, l'entreprise soutint le régime nazi. Bayer, filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à des expériences médicales sur des femmes déportées tirées des camps de concentration.

Dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant, extraits de cinq lettres de Bayer au commandant du camp d'Auschwitz.

Première lettre :
" En vue d'expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous."

Deuxième lettre :
" Nous accusons réception de votre lettre.
Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. "

Troisième lettre :
" D'accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. "

Quatrième lettre :
"Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. "

Cinquième lettre :
"Les expériences n'ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. "

IG Farben fournissait le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa la main-d'oeuvre concentrationnaire dans ses usines. Condamné pour crimes contre l'humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer et BASF.

La Commission européenne fait dans le plus propre que propre
Par le-blog-de-roger-colombier.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Air France, énergie, facs, éboueurs... Le 3 avril, les cheminots ne marcheront pas seuls !

A l'approche du 3 avril, premier jour de grève des cheminots, des appels à la grève de différents secteurs affluent. Un indice positif de la colère qui monte partout dans le pays, et qui ouvre la perspective concrète d'une convergence des luttes.

Crédits photo : IAN LANGSDON / EPAMAXPPP

Même les médias dominants ne peuvent le nier. Bien des secteurs travailleurs, du public comme du privé, ont choisi d’appeler à des journées de grève le 3 avril prochain, date de départ chez les cheminots. Si le Figaro se contente d’un sobre « Grèves : journée noire en prévision le 3 avril », le Parsisien, quant à lui, fait part bien plus ouvertement de sa stupéfaction : « Cheminots, pilotes, éboueurs... rien en commun sauf la grève du 3 avril ».

Bien sûr, ces différents médias se gardent bien de mettre en avant les points de convergence, afin d’éviter de grossir les rangs de la mobilisation le 3 avril. Pourtant, le gouvernement Macron, guidé par une boussole ultra-libérale, attaque tous azimuts. La seule réponse possible est une mobilisation massive et unitaire.

Air France, éboueurs, secteur de la santé, universités, énergie...

A partir du 3 avril, les travailleurs de l’énergie sont appelés, sous la pression de la base, à une grève de 3 mois par la CGT, marquant ainsi l’entrée en bataille d’un secteur autrefois estampillé « service public » et qui a subi les foudres de la privatisation. Les revendications mises en avant vont, par ailleurs, dans le sens de la défense d’un « secteur public de l’énergie ». Même son de cloche du côté des éboueurs, en grève illimitée à partir du 3 et qui réclament un « service public national » de gestion des déchets, la « reconnaissance de la pénibilité » de leur travail et un « statut unique public ».

Du côté d’Air France, la bataille est déjà lancée. Mobilisés sur leur mot d’ordre propre, notamment sur la question de la mise en place d’un mécanisme d’ajustement salarial pour augmenter certains salaires individuellement, les pilotes ne s’arrêteront pas le 30 mars, et ont appelé à la mobilisation du 3 avril. Le service de la santé n’est pas en reste, avec de nombreuses grèves éparses dans les CHU et la mobilisation en cours dans les EHPAD.

Enfin, la mobilisation en hausse des personnels, enseignants et étudiants des Universités a officiellement appelé, via la Coordination Nationale Étudiante du week-end dernier à Toulouse, à converger dans la rue le 3 avril prochain. Une décision qui va dans le sens d’une bataille commune étudiants/travailleurs qui hante les classes dominantes à chaque mobilisation d’ampleur nationale.

Les cheminots, clef de voûte d’une mobilisation massive et convergente. La reconductible à la SNCF est une condition indispensable pour mettre le feu aux poudres !

On le sait, le choix de la part de secteurs entiers de travailleurs et de la jeunesse, de se mobiliser le 3 avril n’est pas le fruit d’un alignement des planètes. Au contraire, c’est bel et bien grâce aux cheminots qui sont actuellement au cœur de la bataille contre le gouvernement que ce désir de convergence le 3 avril est si fort.

En effet, en attaquant les cheminots, Macron s’attaque au secteur de travailleurs le plus organisé et le plus combatif, l’objectif affiché étant d’infliger une défaite d’ampleur à l’ensemble de notre camp social, pour ensuite dérouler ses réformes contre l’ensemble de la classe ouvrière et de ses acquis. En bref, attaquer le fer de lance du mouvement ouvrier, et le défaire, est décisif pour la suite de son quinquennat. C’est pourquoi, outre la question d’un service public du rail de qualité et adapté à nos besoins, la bataille du rail est celle de l’ensemble de la classe ouvrière.

C’est la raison pour laquelle les cheminots, au delà de leur revendication en propre sur la question du statut par exemple, peuvent et doivent se mettre à l’avant-garde de la bataille générale contre Macron et ses réformes libérales. Dans ce cadre, la modalité d’une grève de deux jours sur cinq, si elle est criminelle pour le combat des cheminots en soi (car préparant la défaite), est également nocive pour l’ensemble des travailleurs et de la jeunesse en lutte. Seul un départ en grève reconductible, synonyme d’une bataille dure jusqu’à la victoire, donnera l’impulsion nécessaire pour un mouvement massif ouvrant la perspective de l’entrée en grève de nouveaux secteurs jusqu’ici dans l’attente. On le voit, les cheminots ne marcheront pas seuls le 3 avril. Un mouvement dur de grève reconductible permettrait à cette unité de ne pas se cantonner à une seule date mais, au contraire, à ce que s’installe une véritable convergence dans la durée et ce, jusqu’à la victoire.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Après les décisions prises par le gouvernement de renforcer le contrôle des chômeurs et de nationaliser l’UNEDIC afin de détruire l’assurance chômage, l’exécutif se donne aussi la possibilité de toucher au cumul chômage-emploi.

Crédit photo : DR

Le renforcement du contrôle des chômeurs

Même si, aujourd’hui, il est déjà possible de réduire de 20% les allocations des chômeurs qui « ne cherchent pas suffisamment » et si, en 2015 sous François Hollande, 200 « super-contrôleurs » surveillaient déjà les chômeurs dans leurs recherches d’emploi, le projet de Macron vise à durcir encore plus les sanctions et à valider la logique économique du patronat selon laquelle le chômage ne serait pas dû à une insuffisance de l’emploi entretenue par le capital, mais à la responsabilité du chômeur lui-même.

Le projet, qui a irrité les syndicats et qui est largement connu depuis la fin de l’année dernière, prévoit comme sanction une réduction de 50% des allocations chômage pendant deux mois en cas de recherche insuffisante, de refus de formation ou de refus de deux offres d’emploi. Pour les cas de récidive, la suppression des allocations serait totale deux mois durant. Le but est de renforcer le flicage de Pole Emploi et de contraindre les chômeurs à accepter tout emploi , même dans des conditions précaires et dégradées.

Vers la nationalisation de l’UNEDIC et la fin de l’assurance chômage

Sous prétexte d’universaliser l’assurance chômage en l’élargissant aux indépendants, qui aujourd’hui ne cotisent pas dans les caisses de l’UNEDIC, le gouvernement a annoncé en décembre dernier le projet de supprimer les cotisations chômage et de les remplacer par une hausse de la CSG (contribution sociale généralisée).

Cette suppression des cotisations viserait principalement à mettre en faillite la caisse de chômage par manque de moyens, pour ainsi en finir avec la logique basée sur l’assurance de l’UNEDIC. En effet, depuis 1950, syndicats et patronat gèrent ensemble l’assurance chômage et négocient sur les modalités d’indemnisation des chômeurs en ouvrant le droit à des indemnisations élevées. Dans ce système là, chacun cotise et reçoit des droits correspondants.

Le gouvernement pourtant, comme avait déjà promis Macron en campagne, cherche à aller vers un contrôle plus étroit de l’Etat sur la gestion et les modalités d’indemnisation du chômage, par la mise en place de prestations minimales conditionnées au niveau des revenus. La nationalisation de l’UNEDIC permettrait ainsi à l’Etat, au service du MEDEF, d’avoir un plus grand contrôle sur le chômage en écartant les représentants syndicaux.

De plus, tandis que l’assurance chômage rapporte actuellement 30 milliards d’euros, le remplacement de celle-ci par l’impôt de la CSG ne rapporterait que 18 milliards.

Toucher au cumul chômage-emploi

Dans ce contexte-là, les chômeurs ont encore une autre raison pour être en colère car la dernière attaque du gouvernement va toucher à leur possibilité de cumuler chômage et emploi. Comme annoncé par Les Echos, « le projet de loi sur les parcours professionnels ouvre la possibilité pour l’Etat d’ « adapter » les règles de cumul allocations-revenus des chômeurs ».

Pour rassurer tous les syndicats qui se sont irrités face à la possibilité d’ « adapter » le cumul chômage-emploi, des sources proches du ministère du travail ont avancé que ce projet de loi sur les parcours professionnels permettrait d’adapter les règles de cumul afin de « pouvoir agir le moment venu en fonction des résultats des négociations dans les branches attendues pour la fin de l’année ». C’est-à-dire, le cumul allocations-revenus pourra s’adapter en fonction des accords passés entre l’Etat et le patronat.

Cependant, rien n’est moins rassurant que l’étouffement des moyens de l’assurance-chômage, les emplois de plus en plus précaires que les chômeurs vont être forcés d’accepter et l’étroite collaboration entre l’Etat et le MEDEF dans ces attaques. Tout laisse penser, au contraire, que le cumul allocations-revenus sera adapté au détriment des chômeurs et au bénéfice du patronat.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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