SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Retraites : « Après 60 ans, travailler à la chaîne c’est une tentative d’assassinat »

Le projet mortifère de Macron d’imposer le report de l’âge de départ à la retraite est non seulement une déclaration de guerre, mais aussi une atteinte à la vie de toutes et tous.

Edito

Crédits photos : L’Alsace/Thierry Gachon

Lancée pour préserver les profits patronaux, la réforme des retraites veut coller les ouvriers au boulot jusqu’à la mort. Pour toutes celles et ceux qui vivent et travaillent dans la précarité, ce n’est pas une réforme mais un crime social.

Trente années de travail sur une chaîne, comme je l’ai fait, personne n’en sort indemne. Peugeot-Citroën est un l’exemple parfait de comment les conditions de travail se sont dégradées ces dernières décennies, usant de plus en plus les corps et la santé. Après la grande grève de 1989, l’objectif du patron a été de casser tous les collectifs pour empêcher la solidarité entre collègues. Un an plus tard, c’est la « chasse aux temps morts » qui a été lancée : tous les gestes devaient être productifs, tout était chronométré, le tout pour supprimer des postes et en surcharger d’autres. Avec le lean management et le toyotisme, les cadences ont été à nouveau élevées : impossible de parler à ses collègues par peur de ne pas tenir le rythme, c’est la mort par épuisement moral et physique.

D’années en années, les tendinites s’accumulent, ainsi que les troubles musculo-squelettiques. A la fin de chaque arrêt maladie, vous avez droit à un « entretien de retour d’arrêt », où le patron vous explique comment votre arrêt perturbe le fonctionnement de l’entreprise. Il y a 30 ans vous aviez des « postes à capacité restreinte », attribués aux plus vieux et à ceux qui avaient des incapacités, mais ils n’existent plus aujourd’hui, étant donné qu’ils ont été transférés à des sous-traitants.

Une fois que l’on est usé jusqu’à la corde, on vous propose un plan de départ à 57 ans, sans retraite à taux plein. Mais c’est cela ou le licenciement faute d’être assez productif. Partir à la retraite à 65 ans, après 40 ans de chaîne, c’est une tentative d’assassinat avec préméditation.

On parle souvent de la proposition de finir sa carrière dans un bureau, mais qui croit à cela quand on a été ouvrier toute sa vie ? En réalité, on finira par partir de l’usine en cercueil. Les grandes annonces sur la pénibilité sont totalement mensongères : seuls 9500 personnes ont profité de l’ancien système de pénibilité. A part avoir un bras en moins, impossible de partir avant 62 ans aujourd’hui.

Pour les précaires, c’est la même situation, en pire. Dans les usines automobiles, beaucoup de jeunes enchaînent les missions d’intérim, et la majeure partie d’entre eux viennent des quartiers populaires. Privés de CDI, affectés aux postes les plus difficiles, au moindre problème ils sont mis en fin de mission et jamais réembauchés. Sur ma chaîne à PSA Mulhouse, nous avions le poste des « joints arrière », que tout le monde dans l’usine appelait « le tueur d’intérimaire », tellement les conditions étaient horribles.

Pour les travailleurs, ce qui est en jeu, avec le report de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, c’est l’impossibilité d’avoir une retraite en bonne santé, voire d’avoir une retraite tout court. Selon l’INED (Institut National d’Études Démographiques), en 2016, 23% des hommes les plus pauvres étaient déjà morts à 60 ans. A 65 ans, c’est 31% des plus pauvres qui sont morts et qui ne verront donc jamais la retraite. De la même manière, 25% des 25% des hommes les plus pauvres du pays sont morts à 65 ans. Concernant l’espérance de vie en bonne santé à la naissance, c’est-à-dire l’espérance de vie sans incapacité, l’INSEE donne les chiffres de 65,9 ans pour les femmes et 64,4 ans pour les hommes.

Autant dire que la retraite à 65 ans n’est plus le repos après une vie de travail mais une période de convalescence. Il faut urgemment revenir à la retraite à 60 ans, et 55 ans pour les travaux les plus pénibles : il en va de notre santé.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Répression à Sanofi. Face à la terreur patronale, les grévistes s’organisent et se mobilisent

A Sanofi, après un mois de grève pour les salaires qui avait mobilisé 17 sites en France, la direction du géant du médicament profite de la fin du mouvement pour attaquer les grévistes au cœur de la mobilisation. Face à la répression, les grévistes s'organisent.

Répression patronale

Crédits Photos : AFP

Du 14 novembre au 14 décembre, des milliers de travailleuses et de travailleurs du groupe Sanofi se sont mis en grève sur 17 sites en France, paralysant les capacités de production et d’acheminement. Au total, ce sont « entre 2500 et 4000 salarié.e.s » qui se sont mobilisés pour des augmentations de salaire selon Jean-Louis Peyren, coordinateur CGT Sanofi.

Plusieurs organisations syndicales avaient ainsi appelée à la mobilisation des salarié.e.s, à l’occasion des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), pour revendiquer une augmentation collective des salaires sur l’inflation, à savoir 10% d’augmentation et 5% d’augmentation rétroactive. Aussi face aux énormes bénéfices du groupe, ils revendiquaient une prime exceptionnelle de 10 000 euros. Les revendications touchaient également à la question de l’emploi, avec la revendication de l’embauche de deux tiers des contrats précaires.

Face à une grève inédite, la direction a fait le choix de la répression

La direction du groupe Sanofi n’avait alors pas hésité à faire appel à la gendarmerie pour réprimer les grévistes, notamment en forçant le blocage du site de Le Trait, pour faire sortir les camions de livraison. De même, celle-ci avait employé des huissiers pour prendre en photo les grévistes sur leur piquet et tenter ainsi de les intimider. Enfin, lors des rassemblements devant le siège social de Sanofi, les grévistes avaient été reçus par la police à coup de matraques et de gaz lacrymogènes.

La fin de la grève n’a pas pour autant signifié la fin des méthodes répressives. En effet, cette semaine, trois salariés grévistes ont été convoqués par la direction, et un quatrième hier, lundi 19 décembre d’après la CGT Sanofi. Parmi eux, trois syndiqués à la CGT, figures de la grève, et un travailleur non syndiqué. Tout indique une continuité dans la ligne particulièrement brutale de Sanofi, qui, après n’avoir lâché que des miettes à l’issue de la grève, en signant un accord au rabais avec les syndicats pro-patronaux, vise maintenant les grévistes les plus combatifs.

Face à la répression, les salarié.e.s s’organisent : Il faut les soutenir !

Ainsi, le 4 et 5 janvier 2023, la direction de Sanofi convoque trois grévistes à un entretien pouvant conduire au licenciement pour faute lourde. Le quatrième lui, sera convoqué le 22 décembre pour un entretien préalable à sanction. A travers cette répression, la direction tente de se débarrasser des syndicalistes combatifs et cherche à installer un climat de menace envers le reste des salariés.

A travers ces quatre salariés, ce sont tous les grévistes et tous les travailleurs qui sont attaqués.

Face à la répression, des rassemblements de soutien se tiendront pendant les entretiens des trois salariés menacés de licenciement. Les 4 et 5 janvier, sur le site de Le Trait, le rendez vous est donné à partir de 13 heures. La CGT Sanofi appelle également à la grève de 14h à 15h, avec rassemblement devant les bureaux des RH. Contre la contre-offensive de la direction, la solidarité et l’unité sont plus que jamais nécessaire. Toute notre solidarité aux salariés qui subissent la répression !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La Samaritaine fermée temporairement en raison d'une action de la CGT pour les salaires

SOURCE : Le Figaro*

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Initiative Communiste du PRCF

 

 

Défenseur, non seulement dans les mots, mais dans les actes, du syndicalisme de classe et de masse, très critique envers une direction confédérale de la CGT qui s’est de plus en plus distanciée du combat de classe qui fit la grandeur de la CGT, refusant que la CGT continue de lier son sort au syndicalisme maastrichtien et contre-réformateur qu’incarnent la C.E.S. et la C.F.D.T., Olivier Mateu explique les motifs de sa candidature à la responsabilité première dans la CGT.

Cet évènement syndical majeur annonce et prépare la « grande explication » qui vient entre le monde du travail et l’oligarchie euro-atlantique personnifiée par Macron à propos des salaires, des retraites, du produire en France et des services publics. 

Comme les médias favorables au jaunâtre Laurent Berger ne risquent pas de donner beaucoup la parole au camarade Mateu, I.C. fait son devoir de classe en publiant en priorité la déclaration du camarade Olivier Mateu, qui s’était déjà exprimé sur notre site (lire ici)

A lire :

 

 

 

 

 

DOCUMENT JOINT :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
HAUSSE DES PRIX, RETRAITE, ACCÈS AUX SOINS ... TOUTES LES MISÈRES EN MÊME TEMPS ? STOP À LA RÉSIGNATION, PRÉPARONS LA MOBILISATION

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
FACE À LA HAUSSE DES PRIX, LE SMIC, REVALORISÉ AU 1ER JANVIER 2023, EST LE MODÈLE DE L’INDEXATION

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
1.353 euros net sera le montant du Smic à partir du 1er janvier, soit une hausse de 24 euros pour cette revalorisation automatique de début d'année ©PHILIPPE HUGUEN, AFP

1.353 euros net sera le montant du Smic à partir du 1er janvier, soit une hausse de 24 euros pour cette revalorisation automatique de début d'année ©PHILIPPE HUGUEN, AFP

publié le jeudi 15 décembre 2022 à 12h55

1.353 euros net: ce sera le montant du Smic à partir du 1er janvier, soit une hausse de 24 euros pour cette revalorisation automatique de début d'année, qui prend en compte l'inflation, dont les derniers chiffres ont été publiés jeudi.

Cela représente une hausse de 1,8%, qui interviendra après trois revalorisations automatiques en 2022 (5,6% sur l'année) pour protéger le pouvoir d'achat.

En brut, pour un temps plein de 35 heures hebdomadaires, le Smic mensuel passera à 1.709 euros et le Smic horaire à 11,27 euros. Le ministère du Travail a confirmé cette hausse, notant qu'en net, à 1.353,07 mensuel, le Smic va gagner 84 euros par rapport au 1er janvier 2022.

Le Smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique au 1er janvier qui tient compte de la hausse des prix pondérée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus. 

Des revalorisations interviennent aussi en cours d'année dès que l'inflation dépasse les 2%, ce qui a conduit à deux hausses exceptionnelles cette année (2,6% au 1er mai et 2% au 1er août) après celle, automatique, de 0,9% en janvier 2022.

Du fait de la revalorisation du Smic intervenue le 1er août, la hausse des prix prise en compte pour l'augmentation automatique de janvier porte uniquement sur les mois de juillet, août, septembre, octobre et novembre. 

Selon les chiffres publiés par l'Insee jeudi matin, cet indice des prix pour "les ménages du premier quintile" (les 20% les plus pauvres) a progressé de 0,4% en novembre et de 1,8% depuis juin. Sur un an, la hausse est de 6,6%. 

Le gouvernement peut choisir d'aller au-delà de l'augmentation automatique par "un coup de pouce", mais il n'y en a pas eu depuis 2012. 

Et comme chaque année, le panel d'économistes consulté avant chaque hausse s'est prononcé contre cette éventualité dans leur rapport rendu il y a quelques jours. 

Selon ces experts, la revalorisation automatique "permet une protection du pouvoir d'achat salarial des personnes rémunérées au salaire minimum légal". 

Leur justification: "Une dynamique trop forte du Smic pourrait avoir des effets négatifs sur l'emploi des travailleurs les plus fragiles."

- "Pauvreté laborieuse" -

Ces experts jugent aussi "inadapté" le Smic pour réduire "la pauvreté laborieuse dont les deux premiers facteurs sont le nombre d'heures travaillées (temps partiel contraint) et la configuration du ménage".

Le panel d'économistes recommande de modifier la formule de revalorisation du Smic. Parmi les pistes, il suggère l'idée d'"indexer automatiquement le Smic sur la moyenne des évolutions des minima salariaux d'un panel de branches" représentatives.

Dans un communiqué, Force ouvrière a jugé cette "recommandation particulièrement malvenue à l'heure où les branches rencontrent des difficultés à respecter la conformité des minima conventionnels au Smic", c'est-à-dire à faire en sorte que dans leurs grilles, les salaires minimaux soient égaux ou supérieurs au Smic. La CGT revendique un Smic à 2.000 euro brut.

Selon la Dares, 2,5 millions de salariés du secteur privé non agricole ont bénéficié de la revalorisation du Smic au 1er janvier 2022.

La proportion de bénéficiaires de la revalorisation du Smic est plus élevée parmi les salariés à temps partiel (29,5%, contre 11,1% pour ceux à temps complet) et au sein des très petites entreprises (24,5% dans celles de 1 à 9 salariés, contre 12,2% dans les autres). 

Et 55% des salariés au Smic sont des femmes, alors qu'elles représentent 45% des salariés du secteur privé non agricole. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève pour les salaires à Keolis Bordeaux : « on ne s’arrêtera pas sans 6% minimum »

Jeudi dernier, plusieurs centaines de travailleurs de Keolis se sont réunis devant la tour de la direction. Avec un taux de grève à 68%, le message était clairement passé pour la dernière réunion de NAO. La direction ayant méprisé les revendications, les grévistes ont annoncé que le week-end prochain sera noir à Bordeaux !

Grève des transports en commun

Dès 8h jeudi matin dernier, à l’appel de l’ensemble des syndicats de l’entreprise, plusieurs centaines de travailleurs de Keolis se sont réunis devant la tour du gestionnaire du réseau de transport en commun bordelais. C’est à l’occasion de la troisième et dernière réunion des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), que la CGT, FO, la CFTC, la CFDT et la CGC ont déposé un préavis de grève et ont appelé à un rassemblement, également rejoint par Sud (« non représentatif » à ce jour).

Il était impossible de ne pas avoir connaissance de cette journée de mobilisation à Bordeaux, avec 68% de grévistes, le réseau de transports en commun était largement perturbé. Une journée qui se préparait depuis plusieurs semaines : « au vu des premières réunions de négociations et des pratiques habituelles de la direction, on savait qu’une grande mobilisation serait nécessaire pour faire bouger les ligne  » nous confiait l’un des grévistes sur place.

En effet, après deux réunions qui n’ont pas débouché sur un accord, la direction bordelaise de Kéolis maintenait sa proposition de 3.5% d’augmentation (principal point de discussion). Si la CGT demandait en amont de l’ouverture des négociations 8% d’augmentation, c’est 6% qui a été porté par l’ensemble des organisations syndicales, comme valeur consensuelle.

Une journée d’aller-retour avec la direction : aucune hésitation des grévistes

De 8h à 16h, dans le cadre des négociations, les organisations syndicales sont descendues trois fois face aux grévistes lors d’interruptions de séances. La démarche avait été tranchée : aucune décision des syndicats sans l’aval de "l’assemblée" présente devant la tour de la direction.

Les négociations ont montré la volonté de camper sur ses positions : après être restée sur une augmentation de 3.5% seulement, la deuxième interruption de séance a appris à l’assemblée que "l’effort maximum" serait de 4% et une prime de 350 euros ’proratisée’. À chaque annonce du délégué CGT, ce sont des vagues de huées qui ont ponctué les mots rapportés de la direction :

Si les débats étaient relativement limités par le format, l’expression collective était très claire : 6 % d’augmentation ou une reconduite de la mobilisation. Un gréviste nous précisait après la seconde interruption de séance : “de toute manière, on s’est préparés à ça, depuis des années Keolis nous marche dessus, l’an dernier, on n’a rien eu, celle d’avant, il y avait la covid, on ne partira pas sans 6 % minimum
De leur côté, si les directions syndicales ont maintenu un front unitaire autour de cette revendication, elles ont tout de même travaillé dans les discours à aller vers un potentiel compromis. En expliquant au cours de la matinée qu’il allait falloir “réfléchir aux propositions”, ou encore en donnant quelques arguments en faveur de la direction sur “les difficultés financières” de l’entreprise qu’il s’agirait selon elles de prendre en compte dans la négociation. Enfin, l’argument du cadre imposé par les NAO est revenu : “si l’on ne signe rien, la direction risque d’imposer un accord unilatéral”. Aucune de ces “précisions” n’a fait flancher la volonté des grévistes de poursuivre la mobilisation. La volonté collective était clairement exprimée et la pression contre la direction autant que contre leur interlocuteur a été mise.

Une colère profonde : week-end noir annoncé les 16, 17 et 18 décembre

Les échanges dans la matinée étaient tous tournés autour d’une dénonciation des conditions de travail et de vie actuelles, que ça soit à TBM ou ailleurs : "Évidemment qu’on demande du salaire, comme tout le monde, c’est de plus en plus dur de tenir. Mais il faut aussi voir que ces boîtes [Keolis], ils s’en tapent de nous, mais aussi de vous, le matériel est pas entretenu, le service se dégrade... Ils sont là pour les thunes, c’est tout".

Il est clair qu’à l’issue de la journée, la proposition ‘maximum’ de la direction est largement rejetée. Les travailleurs et travailleuses de Kéolis ont aussi en tête, au-delà du salaire, les conditions générales de travail. Plusieurs grévistes témoignent des difficultés de recrutements : “tu as bien vu les campagnes de pub dans les trams, quand ils font ça, c’est vraiment qu’ils sont mal”. Enfin, c’est la question des retraites qui reste en perspective dans plusieurs échanges : "Pas grand monde veut bosser ici, en même temps, vu les conditions… et maintenant ils nous disent qu’on va devoir bosser jusqu’à 65ans ! Non mais ils se rendent pas comptent, à 65 ans, dans un bus, au centre-ville de Bordeaux, c’est tout simplement dégueulasse et dangereux"

C’est sur cette base qu’à l’issue des négociations échouées de la journée, la décision a été prise de reconduire la mobilisation pour le week-end suivant. Encore une fois, s’il y a eu quelques échanges sur les modalités, ce sont les directions des syndicats qui sont restées au micro, prenant en compte quelques remarques criées à travers la foule. La modalité semblait tout de même mettre d’accord : le week-end d’après sera marqué par trois journées de grèves, avec “une assemblée générale” dès le vendredi matin, puis une manifestation “pour ne pas passer trois jours au pied de la tour”.

Entre les grévistes, des mentions aux autres luttes en cours, mais aussi aux récentes grèves victorieuses (Géodis, Arc-en-ciel…) revenaient régulièrement. Des souvenirs de la grande grève de la RATP en 2019 étaient également mentionnés. Un état d’esprit qui s’est exprimé par un taux de grève important, par le refus systématique de compromis avec la direction, mais aussi par la reconduite du mouvement sur trois journées de grève dure.

Si beaucoup de grévistes annoncent qu’ils poursuivront “tous les weeks-end s’il le faut”, il faudra aussi poser clairement la question de l’organisation collective permettant à cette radicalité de s’exprimer dans tout son potentiel. Pour l’heure et face à la détermination d’une majorité des travailleurs de l’entreprise, les syndicats n’ont pas de choix que de suivre la revendication consensuelle, malgré des tentatives d’alléger pour la suite des évènements. Si le mouvement se durcit encore, la question d’une caisse de grève et de sa gestion devra se poser rapidement, mais c’est aussi pour un enjeu de jonction avec les autres mobilisations que les travailleurs devraient se doter d’organes démocratiques pour gérer la suite de leur mobilisation.

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  Home » Nouvelles » Unilever investira 4,7 milliards de pesos aux Philippines dans des plans d’automatisation et de numérisation

Home » Nouvelles » Unilever investira 4,7 milliards de pesos aux Philippines dans des plans d’automatisation et de numérisation

La multinationale de biens de consommation Unilever investira 4,7 milliards de pula aux Philippines alors qu’elle prévoit d’automatiser et de numériser ses opérations dans le pays.

Cela s’est développé après que le président Ferdinand Marcos Jr. ait rencontré des responsables d’Unilever dirigés par Matt Close, président du groupe commercial mondial de la société, pour discuter des opportunités d’investissement.

Selon le bureau du secrétaire de presse, l’investissement de plusieurs milliards de pesos était la preuve de l’engagement de l’entreprise aux Philippines, que l’entreprise considère comme “l’un des principaux sites d’investissement d’Unilever”.

Les dirigeants d’Unilever ont déclaré que l’entreprise avait investi “lourdement” dans ses usines aux Philippines, en vue d’utiliser des énergies renouvelables et d’assurer la durabilité au cours des trois dernières années.

Marcos a remercié les dirigeants d’Unilever pour leur fort engagement envers les Philippines, affirmant qu’il était “bon de voir qu’Unilever poursuit cette tendance”.

“Je pense que nous avons une bonne opportunité avec certaines des mesures politiques qui ont été prises par l’administration précédente et certains des changements de politique que nous avons apportés au début de cette administration”, a déclaré Marcos.

Le président faisait référence à des mesures telles que la loi sur le redressement des entreprises et les incitations fiscales pour les entreprises (CREATE), qui permettra aux entreprises de fournir des incitations compétitives.

L’autre mesure est la suppression des restrictions à la propriété étrangère sur les entreprises visant à exploiter les sources d’énergie renouvelables qui étaient auparavant plafonnées à 40 %.

Marcos a déclaré que l’établissement de partenariats solides était l’une des “pièces maîtresses” des politiques de son administration, se concentrant davantage sur les partenariats public-privé (PPP), les coentreprises et toutes sortes de rapprochements pour encourager les investissements aux Philippines.

Il a déclaré qu’il souhaitait s’entretenir avec les responsables d’Unilever pour les écouter et évaluer les orientations politiques afin de faciliter les investissements de l’entreprise.

“Cela complète la volonté du président d’attirer davantage d’investissements étrangers pour soutenir le secteur manufacturier du pays compte tenu de son énorme marché intérieur”, a déclaré l’OPS.

Ses réunions de mercredi ont été repoussées après que Marcos ait raté son café-rencontre avec des membres des médias philippins à cause d’un rhume.

Marcos, dans son allocution de clôture du sommet commercial ASEAN-UE mardi soir, s’est excusé pour sa voix, citant le temps froid à Bruxelles.

Il est en Belgique pour assister au Sommet commémoratif entre l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et l’Union européenne.

Le président devrait également tenir des réunions bilatérales avec des dirigeants d’Estonie, de République tchèque, d’Espagne, du Danemark, d’Allemagne, de Pologne, de Finlande, des Pays-Bas et de l’Union européenne. —Ivan Mayrina et Richa Noriega, GMA Integrated News

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 LA FNIC-CGT CONDAMNE LA CORRUPTION DANS L’UNION EUROPÉENNE, LA (C.E.S.) ET LA (C.S.I.)

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