SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Augmentation des salaires et financement des retraites… même combat

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SOURCE : Le Grand Soir

 

 

Une affaire de corruption et de blanchiment d'argent impliquant la vice présidente du Parlement Européen Eva Kaili député socialiste grecque et Lucas Visentini le nouveau secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) précédemment secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats(CES) que préside Laurent Berger de la CFDT, à leurs côtés, un ancien euro député italien dirigeant de l'ONG "fight Impunity" et quelques assistants parlementaires. L'émir du Quatar Tamir ben Hamad El Thani savait se montrer très généreux pour que l'on fasse la promotion de son paradis social pour travailleurs migrants.

La mise en cause par la justice belge et dans une affaire de corruption de Lucas Visentini, ex-secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats CES) et nouveau secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CIS, ex CISL) est très grave. Elle est aussi révélatrice ! Elle met en évidence les complicités politiques et financière directes dans les rouages européens, d’organisations syndicales, de partis, d’ONG avec les institutions. Autant dire avec la commission de Bruxelles comme avec le parlement. Cela renvoie à l’indépendance et au fonctionnement de la CES dont le budget est assuré à plus de 75% par l’Union Européenne et dont les dirigeants bénéficient d’avantages identiques aux fonctionnaires de l’UE, en matière de rémunérations, de conditions de travail, de promotions et ou le système de « pantouflage » existe depuis longtemps, permettant de passer des bureaux de la CES à ceux de l’Union Européenne afin de poursuivre une carrière dans les meilleurs conditions possibles. Evidemment ce système n’est pas sans contrepartie. Cette affaire ci est dans les mains de la justice, celle-ci doit jouer son rôle.

Mais dans ce cas, sa particularité est qu’elle est liée au Mondial de Football qui se tient au Quatar. Ce n’est pas innocent ! Car dans les conditions scandaleuses que l’on sait, entre autre les plus de 6 000 morts officiels sur les chantiers de constructions des infrastructures sportives dont les entreprises nord-américaines furent les grands bénéficiaires dont AECOM (AECOM Technology Corporation), il faut bien reconnaître que la CSI et la CES ont laissé faire et qu’elles portent avec leurs affiliés une responsabilité dans l’immobilisme et l’impuissance de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) comme dans la non-interpellation des autorités quatariennes et internationales. Bien avant cet événement, j’avais personnellement dans mon livre CGT : pour que les choses soient dites mis en question cette corruption dans les rangs du mouvement syndical et j’avais également contesté le rapport en 2019 d’une mission au Quatar de la CSI (CISL) et d’administrateurs de l’OIT dont l’ancien secrétaire général de la CGT ou dans la perspective du Mondial de foot, l’on se congratulait devant les progrès sociaux enregistrés par cette pétromonarchie. On y annonçait même la reconnaissance du droit syndical pour bientôt. La réalité était et est tout autre. Les travailleurs migrants y sont toujours soumis à des conditions de travail de quasi esclavage, des journées de 14 et 16h, 7 jours sur 7, sans congés, de promiscuité, sans regroupement familial, de pressions et de violences dont la pratique de la kafala, c’est à dire la détention par l’employeur des tous les documents d’identité du travailleurs est un des exemples les plus accablants. La question se pose donc de savoir si cette affaire de corruption n’est pas en fait le prix du silence payé par des syndicalistes complices et sans honneur.

Je dois avouer que pour moi cette affaire n’est pas franchement une surprise. Lucas Visentini vient d’être élu secrétaire général de la CSI (CISL), il remplace l’australienne Sharan Burrow qui il y a quelques années avait établi des relations privilégiés avec le groupe Danone. Bill Jordan, un des prédécesseurs de Visentini et Burrow, ne fût-il pas anobli par la Reine d’Angleterre, tout comme d’autres dirigeants de cette organisation représentants inamovibles des travailleurs au conseil d’administration de l’OIT. De trop nombreuses affaires de corruption impliquent les confédérations syndicales affiliées à la CSI qui a succédé à la CISL. Je pense à la Histadrout israélienne qui rackettent les travailleurs palestiniens ou actuellement autre exemple l’UAW, la puissante fédération de l’automobile de l’AFL-CIO dont les principaux dirigeants sont publiquement mis en cause pour le grand train de vie qu’ils menaient en détournant les cotisations des adhérents. Au récent congrès de la CSI, l’invité d’honneur était Joe Biden qui lui a exprimé son soutien alors qu’il encourage la répression de 100 000 cheminots en grève aux EU. Il est vrai qu’au congrès de la CES, Lucas Visentini avait, quant à lui, salué Jean-Claude Junker, ancien premier ministre libéral Luxembourgeois et Président de la Commission de Bruxelles pour « avoir sauvé l’Europe sociale ». Là, à travers ces pratiques et cette absence d’indépendance, sont les causes véritables de ces dérives qu’il faut dénoncer avec fermeté car elles sont étrangères au syndicalisme.

Ces faits condamnables sont en profonde contradiction avec les principes du mouvement syndical international. Ils sont incompatibles avec les valeurs de dévouement, de désintéressement, de solidarité qui sont celles de militants syndicaux qui souvent connaissent la répression et même payent de leur vie leurs engagements en faveur de la justice sociale, de l’égalité et de la paix. Je pense à nos camarades colombiens, brésiliens, philippins, canadiens, étasuniens, ukrainiens et combien en France et en Europe. On ne saurait mettre dans le même sac cette petite minorité de syndicalistes qui décrédibilisent l’action syndicale et dont les orientations en faveur d’un syndicalisme de partenariat social, d’accompagnement et de collaboration avec le patronat s’expliquent à travers leurs complicités, leur bureaucratie et leur professionnalisation avec les institutions européennes, les sociétés transnationales et financières.

Ce sont ces orientations et ces stratégies que préconisent la CES et la CSI qui sont les causes véritables d’une situation qui tourne le dos aux intérêts du monde du travail. C’est la raison pour laquelle le syndicalisme a besoin de militants intègres et d’une activité transparente, d’une démocratie syndicale et ouvrière vivante. Cela ne peut être qu’à travers un syndicalisme de classe, de masse, démocratique, indépendant, comme le soutient internationalement la FSM (Fédération Syndicale Mondiale).

Info Le Soir : le Qatar soupçonné de corruption en plein cœur de l’Europe

Quatre interpellations et seize perquisitions ont été réalisées ce vendredi 9 décembre à Bruxelles dans le cadre d’une vaste enquête anticorruption menée par le parquet fédéral. Un ancien eurodéputé et le patron de la Confédération internationale des syndicats ont été privés de liberté, soupçonnés d’avoir reçu les faveurs du Qatar. Les enquêteurs anticorruption soupçonnent le Qatar « de tenter d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen ». - EPA. Enquête - Joël Matriche , Louis Colart et Kristof Clérix (« Knack »)

La justice belge a lancé une vague de perquisitions vendredi 9 décembre au matin, à l’issue d’une enquête ouverte mi-juillet 2022 sur une organisation criminelle présumée, infiltrée au cœur du Parlement européen et soupçonnée d’ingérence dans la politique de l’Union et de corruption par le Qatar, révèlent Le Soir et Knack. Deux personnalités publiques, dont un ex-eurodéputé italien du groupe Socialistes et démocrates (S&D), viennent d’être interpellées.

Cette affaire potentiellement explosive, éclatant en pleine Coupe du monde de football, a abouti ce vendredi à de premières perquisitions et interpellations à Bruxelles, comme nous le confirme le parquet fédéral : « La police judiciaire fédérale a mené 16 perquisitions (à 14 adresses différentes) dans plusieurs communes bruxelloises. Notamment à Ixelles, Schaerbeek, Crainhem, Forest et Bruxelles-Ville. Ces perquisitions ont été réalisées dans le cadre d’une vaste enquête pour des faits présumés d’organisation criminelle, de corruption et de blanchiment d’argent. »

Argent et cadeaux

L’enquête ultra-sensible, coordonnée par le parquet fédéral, est instruite par le juge Michel Claise, spécialisé dans les matières financières. Les devoirs d’enquête sont menés dans la plus grande discrétion depuis plus de quatre mois par l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC).

Les enquêteurs anticorruption « soupçonnent un pays du Golfe de tenter d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen », avance le parquet fédéral dans sa réponse à nos deux médias. Comment ? En « versant des sommes d’argent conséquentes ou en offrant des cadeaux importants à des tiers ayant une position politique et/ou stratégique significatives au sein du Parlement européen. » Le parquet ne mentionne pas le Qatar. Mais plusieurs sources bien informées ont indiqué au Soir et à Knack qu’il s’agissait bien de l’Etat organisateur de la Coupe du monde.

Selon nos informations, l’ancien eurodéputé S&D, l’Italien Pier-Antonio Panzeri, le Secrétaire général fraîchement élu de la Confédération internationale des syndicats (l’Ituc) Luca Visentini, ainsi qu’un directeur d’ONG et un assistant parlementaire européen, ont tous les quatre été interpellés dans la matinée. Ils sont présumés innocents.

Le parquet fédéral nous confirme d’ailleurs « l’interpellation pour audition » – en procédure Salduz 4, c’est-à-dire en tant que suspects et en présence d’un avocat – de quatre individus « nés en 1955, 1969, 1971 et 1987 ». Ils pourraient être présentés devant le juge sous 48 heures, qui déciderait alors d’éventuels mandats d’arrêt.

Tous ces suspects ont la nationalité ou une origine italienne. En public, ils sont très actifs dans des associations et ONG pro-droits de l’Homme. M. Panzeri est d’ailleurs le président de Fight Impunity, une ASBL promouvant « la lutte contre l’impunité pour de sérieuses violations des droits humains » et la justice internationale. Selon nos informations, le siège de Fight Impunity, situé en plein centre de Bruxelles (rue Ducale), a subi une perquisition ce matin.

Coffre-fort bien garni

Les perquisitions de ce matin ont permis aux officiers dirigés par le juge Claise de mettre la main sur plus d’un demi-million d’euros en liquide. Selon les informations du Soir et de Knack, ces quelque 600 000 euros cash ont été découverts dans la résidence bruxelloise de l’ancien eurodéputé.

Luca Visentini a été élu en novembre Secrétaire général de l’Ituc. Une confédération de syndicats du monde entier, dont des organisations belges, représentant au total plus de 200 millions de travailleurs.

Pour le Qatar, il s’agirait de défendre « sa » Coupe du monde de football tant décriée, et les progrès supposés de l’émirat sur les droits humains ou les conditions de travail des migrants.

Des assistants parlementaires visés

Preuve de la sensibilité du dossier, « cette opération visait en particulier des assistants parlementaires européens », conclut le parquet fédéral en réponse à nos questions. Chez eux, c’est essentiellement du matériel informatique et des téléphones qui ont été saisis par les enquêteurs. « Ces éléments seront analysés dans le cadre des investigations. »

Parmi les personnes concernées par les perquisitions, Le Soir et Knack identifient quatre assistants parlementaires proches du groupe S&D (y compris celui qui a été privé de liberté), l’un de ces assistants est également lié au groupe PPE (droite). Les enquêteurs ont encore « visité » les domiciles de deux conseillers et d’une fonctionnaire du Parlement européen. Sans compter des directeurs de groupes de pression actifs dans l’UE.

En réponse à nos sollicitations, le service presse du Parlement européen déclare « ne pas commenter les procédures judiciaires en cours » : « Comme toujours, le Parlement européen coopère entièrement avec les autorités nationales compétentes. Pareil dans ce dossier spécifique », déclare-t-il.

Bruxelles pullule à la fois d’espions, mais aussi de lobbyistes, en raison de la présence de l’OTAN et des institutions européennes. Les investigations tentent toutefois de déterminer si les acteurs du dossier ne sont pas allés bien au-delà du simple lobbying. On parle de corruption présumée au sein du seul organe européen élu au suffrage direct. Par un État étranger, régulièrement accusé depuis l’attribution de la Coupe du monde de violer les droits humains d’opposants politiques, de personnes LGBTQ+ et des 2 millions de travailleurs migrants qui peuplent l’émirat gazier.

MAJ LGS : Eva Kaili a été écrouée le 11 décembre 2022.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Rappelez vous, dans sa campagne présidentielle pour appater l'opinion et donner des allures " sociales " à sa contre-réforme il avait promis la retraite minimum POUR TOUS à 1100 euros !

 

programme présidentielle

A présent on apprend que la mesure ne concernera que les nouveaux retraités et exclura donc de la mesure 5 millions de petits retraités !

 

 

Seuls les nouveaux retraités concernés !

D’après la réforme, dans sa version actuelle, seuls les nouveaux retraités bénéficieraient de cette pension minimale à 1.200 brut euros par mois.

Un message clair à tous ceux qui auraient pu se fier à la parole macroniste au lieu de compter sur leurs propres forces et sur la lutte qui seule fera reculer le pouvoir.

Un avertissement à tous ceux qui pourraient penser que les moyens considérables dégagés pour s'engager dans la guerre contre la Russie n'ont pas de conséquences sur les choix sociaux du pouvoir et sur leur propre vie !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Parlement européen : ce que l’on sait de l’affaire de corruption présumée impliquant le Qatar

D'après Le Parisien, la police belge, a appréhendé l'eurodéputé Panzeri qui avait été condamné en 2017 par la Cour européenne de Luxembourg à rembourser 83 764 euros de dépenses indues au Parlement européen. Il est fondateur et président de l’organisation Fight Impunity, qui se dit « lutter contre l’impunité pour de sérieuses violations des droits humains » et pour la justice internationale....

Le Parisien précise que la Grecque Eva Kaili, l’une des quatorze vice-présidentes de l’institution, était arrêtée à son tour.

Selon le journal L’Echo, « plusieurs sacs remplis de billets » ont été découverts au domicile bruxellois de la vice-présidente.

Compte tenu de l’immunité dont jouissent les parlementaires européens, les interpellations ne sont en principe possibles qu’en prenant la personne en flagrant délit. Eva Kaili est une ancienne présentatrice de journaux de la télévision grecque, élue eurodéputée depuis 2014, et réélue en 2019.

Selon toujours Le Parisien, depuis le début de l’année, elle est vice-présidente, chargée, entre autres, des relations avec le Moyen-Orient.

Eva Kaili à la tribune du Parlement européen le 22 novembre. « Le Qatar est un chef de file en matière de droits du travail ».

Le procureur fédéral du royaume belge a confirmé qu’il s’agissait d’une possible corruption impliquant un État non identifié du Golfe et au moins un membre du Parlement européen.

Le Parisien poursuit : le bureau des assistants de deux députés du groupe S&D - Socialisme et Démocratie, les Belges Marc Tarabella et Marie Arena ont par ailleurs été fouillés par les enquêteurs et placés sous scellés.

Selon l’agence Belga, l’assistante parlementaire de l’ancienne ministre belge Marie Arena, d’origine italienne, travaillait il y a un an pour Fight Impunity. Un assistant parlementaire du groupe Parti populaire européen (PP) a également été interrogé. 

Le « patron » mondial des syndicats, Luca Visentini, le secrétaire général fraîchement élu de la Confédération internationale des syndicats, a été également interpellé dans la matinée.

Du beau monde, en vérité.

Mais au-delà de ces vols et escroqueries, la corruption au quotidien revêt une autre forme : le lobbying, le démarchage des députés européens, pour qu'ils infléchissent leur vote dans le sens des intérêts de l'entreprise ou de la profession dont le Parlement européen discute.

Celui-ci, du fait de son rôle économique, est en relation étroite avec les groupes industriels et financiers. Les élus sont démarchés en permanence par des milliers de solliciteurs, qui défendent les intérêts de leurs patrons, à l'affût des moindres mesures touchant leurs affaires.

Cela s'appelle le lobbying.

Et je te fais pression pour introduire une modification au texte en discussion, quand celui-ci va trop loin - ou pas assez, - dans l'intérêt du capital.

Et de justifier cette pratique :

RAPPORT D’INFORMATION

DÉPOSÉ

en application de l’article 145 du Règlement

PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES,
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU TERRITOIRE

sur le lobbying

                  Quand, par méconnaissance du terrain, la loi devient inapplicable

                            Quand les partenaires aux mêmes objectifs s’opposent faute de dialogue.

Les parlementaires ne peuvent tout connaître seuls.

  Les pays performants et modernes développent, eux, le lobbying.​​​​​​

Les élus manquent de culture économique

 

Ces démarchages auprès des députés européens s'accompagnent parfois (souvent ?) de cadeaux pour les remercier - ou les inciter - à "bien voter" un texte encore plus favorable aux entreprises.

On ne refuse pas un voyage, un objet, parfois des gros billets...

Mais l'escroquerie la plus répandue, pour les députés européens, c'est de faire croire qu'ils sont là pour l'intérêt de leur pays, dont ils ont bradé la souveraineté.

C'est l'escroquerie la plus répandue.

JEAN LÉVY

******

VOIR ÉGALEMENT L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Corruption au Parlement européen : Eva Kaili suspendue de ses fonctions de vice-présidente

Exclue du Parti socialiste grec le soir de son arrestation, le 9 décembre, Eva Kaili s'est vu retirer provisoirement les tâches que lui avait déléguées la présidente Roberta Metsola, a annoncé un porte-parole.

Une opération anticorruption de la police belge au Parlement européen, en lien avec le Qatar, a suscité de très vives réactions à Bruxelles, élus et ONG appelant à débattre en urgence d'une amélioration des règles d'éthique dans cette grande institution de l'UE.

Dans la soirée du 10 décembre, le Parlement a annoncé la première sanction dans cette affaire : la Grecque Eva Kaili, interpellée la veille au soir par la police, s'est vu retirer provisoirement les tâches que lui avait déléguées la présidente Roberta Metsola, comme celle de la représenter dans la région Moyen-Orient.

« À la lumière des enquêtes judiciaires en cours menées par les autorités belges, la présidente Metsola a décidé de suspendre avec effet immédiat tous les pouvoirs, devoirs et tâches qui ont été délégués à Eva Kaili en sa qualité de vice-présidente du Parlement européen », a annoncé un porte-parole de Roberta Metsola.

Dès le soir de son arrestation, Eva Kaili avait été exclue du Parti socialiste grec (Pasok-Kinal), qui souhaiterait aussi la voir céder son siège au Parlement européen. Le groupe Socialistes et Démocrates (S&D) de l'assemblée européenne a annoncé sa suspension « avec effet immédiat ».

L'eurodéputée grecque Eva Kaili est une ex-présentatrice télé de 44 ans devenue une figure de la social-démocratie dans son pays. Elle a le titre de vice-président du Parlement européen comme 13 autres élus. Désormais sans délégation.

Ciblé, le Qatar dénonce « une grave désinformation »

Cinq personnes dont Eva Kaili ont été arrêtées à Bruxelles à l'issue d'au moins 16 perquisitions dans une enquête sur des soupçons de versements d'argent « conséquents » par un pays du Golfe pour influencer les décisions des eurodéputés.

Le parquet fédéral n'a pas nommé le pays, mais une source judiciaire proche du dossier a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait du Qatar, comme le révélaient les médias Le Soir et Knack. « Toute allégation de mauvaise conduite de la part de l'Etat du Qatar témoigne d'une grave désinformation », a réagi un responsable du gouvernement qatari sollicité par l'AFP. L'affaire éclate en plein Mondial de football, alors que le pays organisateur doit déployer des efforts pour défendre sa réputation décriée en matière de respect des droits de l'Homme, notamment ceux des travailleurs.

Eva Kaili s'était rendue début novembre au Qatar où elle avait salué en présence du ministre qatari du Travail les réformes de l'émirat dans ce secteur. « Le Qatar est un chef de file en matière de droits du travail », avait aussi affirmé la Grecque le 22 novembre à la tribune du Parlement européen. Ces propos, qui avaient alors suscité des remous dans les rangs de la gauche, sont revenus à l'esprit de nombreux eurodéputés à l'annonce de son arrestation. 

Des socialistes français ont dénoncé « un scandale gravissime », tandis que les écologistes Michèle Rivasi et David Cormand ont pointé du doigt «une complaisance coupable» de certains socio-démocrates (S&D) lors du débat sur le Qatar à la dernière session plénière.

Vers un placement en détention provisoire ? 

Les auditions de cinq suspects se poursuivaient le 10 décembre à Bruxelles, selon un porte-parole du parquet fédéral. Un éventuel placement en détention provisoire par le juge d'instruction doit être décidé dans un délai de 48 heures après l'interpellation, soit ce 11 décembre au plus tard.

Vu sur l’application RT News

AUTRE LIEN :

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
65 ANS DANS LA HOTTE DU PÈRE MACRON, EN PLUS DES PÉNURIES D'ÉLECTRICITÉ ET DE L'INFLATION ... MACRON NE COMPTE QUE SUR NOTRE RÉSIGNATION !

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« La direction de la SNCF nous crache au visage » : 50 euros d’augmentation en 2023 pour les cheminots

A l’issue de la première réunion de NAO, la direction de la SNCF a proposé une augmentation de 50 euros par mois aux cheminots. Des miettes dans le contexte inflationniste et un crachas à la gueule des travailleurs et travailleuses du ferroviaire alors que l’entreprise devrait engranger des profits records en 2023. Nous avons interrogé Anasse Kazib et Laura Varlet, cheminots et militants à Révolution Permanente.

Salaires

Ce mercredi 7 décembre se sont tenues les négociations annuelles obligatoires (NAO) à la SNCF pour 2023. « Cette table ronde pour les salaires avait été avancée de quelques semaines au lendemain de la grève du 18 octobre, par peur d’une contagion de la lutte aux travailleurs et aux travailleuses du ferroviaire, mais il apparaît que la direction de la SNCF n’a pas retenu la leçon » nous explique Anasse Kazib, cheminot, syndicaliste Sud-Rail et porte-parole de Révolution Permanente.

600 euros brut d’augmentation à l’année (soit 50 euros par mois) et diverses primes (notamment une prime à l’achat d’un vélo de 150 euros) : les propositions de la SNCF peinent à convaincre. « On est très loin des 400 euros nets d’augmentation que demande SUD-Rail, ou des 300 euros revendiqués par la CGT, il n’est pas question d’indexation des salaires sur l’inflation. Cette proposition de la SNCF c’est un crachas au visage des cheminots. D’autant plus que l’entreprise va clôturer l’année avec des profits records » poursuit Anasse Kazib.

En effet, l’entreprise devrait annoncer en cette fin d’année des résultats inédits. Au premier semestre, la SNCF avait déjà annoncé un bénéfice net de 928 millions d’euros, contre une perte de 780 millions sur la même période. « Après les fêtes de fin d’année, le résultat global devrait se chiffrer en milliards » selon le cheminot.

Dans ce contexte, il va falloir « se poser la question de comment partir dans un mouvement dur, à l’image de nos collègues contrôleurs et alors que les attaques sur nos retraites se précisent ». Même son de cloche du côté de Laura Varlet, cheminote, syndicaliste Sud Rail et militante à Révolution Permanente : « Il y avait aujourd’hui une journée d’appel intersyndicale à la grève, mais il y a clairement un problème sur la question du plan de bataille et du rapport de force. On voit bien que les journées isolées et sans perspectives ne mobilisent plus. Pourtant à la base, et la grève des aiguilleurs du Bourget et des contrôleurs à échelle nationale en sont la démonstration, la colère est là ».

Et la cheminote de poursuivre : « aujourd’hui la direction de la SNCF essaie d’escamoter la question des salaires alors que l’offensive gouvernementale sur les retraites et les régimes spéciaux se rapproche à toute vitesse, mais ils ne pourront pas y échapper. La grève des raffineurs ou de Géodis dernièrement nous ont rappelé que seule une grève dure et reconductible était susceptible d’imposer au patronat une victoire sur les salaires. L’enjeu est de préparer à la base cette perspective à la SNCF et d’opérer la jonction avec le combat contre la réforme des retraites qui s’annonce ». A bon entendeur.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Unilever envisage de vendre pour 3 milliards de dollars certaines marques de crème glacée aux États-Unis - Bloomberg News

Le géant britannique des biens de consommation Unilever envisage la vente d'un portefeuille de marques américaines de crème glacée telles que Klondike et Breyers, qui pourrait être évalué à 3 milliards de dollars, a rapporté Bloomberg News jeudi.

Les marques internationales Magnum et Ben & Jerry's ne font pas partie de la révision, selon le rapport de Bloomberg News, citant des personnes familières avec la question.

Unilever a refusé de commenter le rapport.

Publié par © Zonebourse avec Reuters 2022

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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