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Syndicat CGT Unilever HPCI France
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Ce 1er juillet, un séisme social devait s’abattre sur la France : la modification du mode de calcul de l’allocation chômage allait mettre des centaines de milliers de personnes en grande difficulté financière. Heureusement, suite à une mobilisation syndicale de longue haleine, le Conseil d’Etat, instance qui traite des litiges administratifs au plus haut niveau, a suspendu ce qui n’est qu’une des mesures scandaleuses de la réforme de l’assurance-chômage votée en 2018. Le gouvernement va présenter une nouvelle formule de ce mode de calcul : ce n’est hélas que partie remise.
Sans la suspension provisoire par le Conseil d’Etat , 41% des allocataires de l’assurance-chômage auraient perdu en moyenne 13% de leurs revenus dans l’année à venir. Pourquoi ? Parce que le salaire journalier de référence, c’est-à-dire la base de calcul utilisée par Pôle emploi pour calculer le niveau de votre allocation, change.
Jusqu’à présent, l’allocation était calculée sur la base de la moyenne des salaires perçus les 12 derniers mois, divisée par le nombre de jours travaillés.
Le gouvernement souhaite que l’allocation soit calculée sur les 24 derniers mois, et le revenu sera divisé par le nombre de jours total, y compris les jours non travaillés. Le fait d’avoir eu des périodes de chômage, un creux entre deux CDD par exemple, sera très pénalisant.
La réforme prévoit qu’il faille désormais avoir travaillé 6 mois pour pouvoir recharger ses droits au chômage, et non plus 4 mois comme actuellement.La contrepartie, c’est un temps d’indemnisation légèrement allongé, qui ne bénéficierait qu’à ceux qui restent au chômage jusqu’à la fin de leurs droits.
C’est pour cela que cette réforme touche d’abord les salariés les plus précaires et les jeunes, selon une étude des députés socialistes.
Encore plus fort, la clémence du gouvernement a été orientée vers les plus aisés. Les personnes dont le salaire moyen était supérieur à 4500€ brut devaient voir leur allocation chômage baisser après 6 mois. Le dernier décret d’application de la loi, pris le 30 mars, leur a octroyé deux mois supplémentaires avant que la dégressivité ne s’applique.
Il existe d’autres mesures dans cette loi, censées être “sociales” et “de gauche”. Pour l’indemnisation des démissions, les critères pour en bénéficier sont tellement restrictifs que seule une toute petite minorité des démissionnaires en profite réellement, et c’est Ouest France qui nous le dit.
Autre exemple, un bonus-malus sur les cotisations patronales des entreprises, en fonction de leur taux d’utilisation des contrats courts, est mis en place. Mais cette mesure ne s’appliquera qu’en septembre 2022 et exclura les secteurs les plus utilisateurs de contrats précaires, comme l’hôtellerie-restauration. Il ne faudrait pas contrarier les patrons avant les élections.
« L’objectif de la réforme de l’assurance chômage, c’est de lutter contre la précarité de l’emploi en réduisant le recours excessif aux contrats courts. Ils ont explosé de 250% en 15 ans en France », expliquait Elizabeth Borne, ministre du travail, sur France Info le 16 juin. Sauf que c’est le gouvernement qui encourage les entreprises à utiliser ces contrats. Dans sa loi travail de 2017, il a introduit les contrats dit de « mission », qui sont des contrats qui s’arrêtent quand le salarié n’est plus utile à l’entreprise.
Venir pleurer sur l’explosion de la précarité quand on bosse pour le président qui a participé comme ministre et chef d’Etat à la loi El Khomri, à l’ubérisation et à la “loi travail”, c’est sacrément gonflé. Mais plus aucune malhonnêteté de nous étonne de la part de ces gens.
Cette réforme est d’abord faite pour faire faire des économies à l’assurance-chômage : plus de 2 milliards par an, selon les estimations de l’Unédic. Et ce sont les précaires, qui de toute façon ne votent pas Macron, qui vont payer, en basculant dans la grande pauvreté.
Il faut bien avoir en tête que l’assurance-chômage est depuis le début de son quinquennat la principale cible d’Emmanuel Macron. Mais toutes les évolutions clefs de cette attaque sociale sans précédent se sont passées dans l’indifférence générale.
L’assurance-chômage telle que nous la connaissons a été créée en 1958. Gérée par un organisme paritaire (y siègent syndicats de salariés et représentants du patronat) nommé Unédic, elle indemnise les chômeurs et elle est financée par les cotisations patronales et salariales. Jusqu’à l’automne 2017. Lors de la loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2018, les cotisations salariales pour l’assurance-chômage ont été supprimées, remplacées par la fameuse CSG, un impôt que tout le monde paye, y compris celles et ceux qui n’ont plus besoin d’assurance-chômage : les retraités.
En 2018, la réforme de l’assurance chômage, dont les mesures qui s’appliquent en juillet prochain résultent, est votée l’été, dans la quasi indifférence. Elle s’appelait, sans rire, « Loi pour la Liberté de choisir son Avenir Professionnel ». Sa première mesure entrée en vigueur est la suivante : un chômeur peut maintenant se voir privé de son indemnité s’il refuse deux offres raisonnables d’emploi. Qu’est-ce qu’une offre raisonnable au juste ? Auparavant défini par des critères rationnels comme la distance, les compétences ou le niveau de salaire, une offre sera « raisonnable » quand elle sera définie comme telle par le conseiller Pôle emploi. « Allons Martine, soyez raisonnable, prenez ce temps partiel payé au SMIC à 50 bornes de chez vous. » Cette définition ne comporte plus le niveau de salaire : pas question que vous refusiez en raison de votre salaire antérieur.
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
En bleu, le nombre de chômeurs. La ligne jaune représente le nombre d’emplois vacants. Schéma réalisé par le compte Twitter Plans de Licenciements d’après les données du ministère du travail
Ces réformes ont toutes pour but de faire en sorte que ce système ne soit plus assurantiel, plus contrôlé par les syndicats, et qu’il soit de moins en moins protecteur.
Il l’était déjà nettement moins qu’à ses débuts. Rappelons qu’en France, les chômeurs touchent 1050 € d’indemnité mensuelle en moyenne et la moitié d’entre eux touchent moins de 970€ par mois. En outre, 40% des chômeurs ne sont pas indemnisés par Pôle emploi : ils ont épuisé leurs droits ou ont été radiés. La situation actuelle n’est donc pas la panacée, contrairement à ce qu’on entend à longueur d’antenne sur notre généreuse protection sociale. Il ne fait pas bon vivre au chômage en France, c’est d’ailleurs pour ça que 12 000 personnes meurent chaque année du fait du chômage.
Mais notre gouvernement veut aller plus loin : le droit aux allocations chômage reste toujours un caillou dans la botte de tout capitaliste qui se respecte. Car la classe dominante a besoin du chômage, le patronat en jouit chaque jour.
Comme en recadrant un salarié en lui disant : « J’en ai 100 comme toi qui attendent de l’autre côté de la porte ! » Ou en faisant des chantage au plan social à longueur d’année, comme dans ces usines ou des « accords de performance collectives » ont été conclus après une intimidation du type « baissez vos salaires ou on ferme ». C’est ce qui est arrivé aux salariés de Derichebourg récemment, mais aussi à ceux de Smart en Moselle en 2015,et leur usine a quand même fermé. Tout ça serait impossible s’il n’y avait pas de chômage en France.
Mais cette situation bien confortable ne leur suffit pas : comme il y a une assurance-chômage et qu’on ne se retrouve pas immédiatement à la rue quand on perd son emploi, le patronat reste insatisfait. Notre peur n’est pas assez grande.
Si le gouvernement parvient à contourner la suspension du Conseil d’Etat, ce qu’il compte bien faire, des centaines de milliers de personnes sur le fil vont basculer dans la grande pauvreté. Ils auront beau, sous pression, accepter le pire job possible, tous n’en trouveront pas, car il y a une pénurie d’emploi en France. Ces gens iront grossir le rang de nos parents, proches, amis, connaissances, qui vivent au RSA, en proie aux contrôles administratifs et à une vie de galère. Ces gens nous feront nous souvenir que quitter ce job où l’on est maltraité est un trop gros risque, ils nous feront nous dire que ce boulot qui nous brise le dos n’est pas si mal, cette masse de gens dont la vie de misère et d’humiliations ravit la bourgeoisie car elle sèmera la terreur parmi les travailleurs qui osent encore lutter, désobéir, négocier, faire la grève.
Avec cette réforme, la classe dominante veut nous briser les genoux. Il devient vital de lui mettre une balayette si nous ne voulons pas passer notre vie à ses pieds.
Nicolas Framont
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Dans un communiqué publié vendredi, le syndicat Sud Santé Sociaux de l'hôpital Edouard Herriot à Lyon a déposé un préavis de grève illimité à partir de ce jeudi 28 juillet à 6h afin de lutter contre l'obligation vaccinale des personnels soignants sous menace de licenciement ainsi que contre le pass sanitaire pour les patients à l'entrée de l'hôpital.
Crédits photo : JEFF PACHOUD/AFP
Dans un préavis rendu public vendredi, le syndicat Sud Santé Sociaux de l’hôpital Edouard Herriot appelle à la grève à partir du 29 juillet. Un appel associé à des revendications qui s’opposent à la gestion autoritaire du gouvernement. A commencer par l’obligation vaccinale, face à laquelle le syndicat revendique « le non licenciement des agents hospitaliers non vaccinés contre le Covid-19 » ainsi que « le respect du libre choix de chaque agent d’être vacciné sans contrainte ni menace de licenciement. »
En outre, le syndicat entend également s’opposer à la mise en place du pass sanitaire à l’entrée des hôpitaux, notamment pour les patients hors-urgences ainsi que les visiteurs. Cité par Rue 89 Lyon, le syndicat explique : « Si on ne peut plus laisser rentrer les patients parce qu’ils n’ont pas de pass sanitaire, la mission de service public de l’hôpital n’est plus respectée. »
Un appel à la grève qui s’inscrit dans le refus des mesures autoritaires du gouvernement, et témoigne de la colère des soignants, héros du premier confinement désormais pointés du doigt. Ainsi, si le vaccin est évidemment un moyen fondamental pour en finir avec la pandémie, l’obligation vaccinale et le pass sanitaire apparaissent comme un tour de vis autoritaire du gouvernement qui choisit la coercition plutôt que la conviction et cherche, en pointant du doigt les non-vaccinés, à masquer sa propre responsabilité dans la gestion catastrophique de la crise.
L’hôpital Edouard Herriot de Lyon n’est d’ailleurs pas le seul à se mobiliser contre ces mesures autoritaires. Ces dernières semaines, l’hôpital de Montélimar s’est lui aussi mobilisé contre l’obligation vaccinale et les menaces de licenciement. En Martinique, les soignants ont organisé plusieurs manifestations importantes, alors que l’île subit une quatrième vague particulièrement virulente et fait face à un fort risque de saturation des hôpitaux. L’intersyndicale dénonce auprès de France Info : « Ces dispositions sont inacceptables, alors que ce qui nous manque ce sont des moyens et du personnel pour soigner, pas une obligation d’être vaccinés. »
Des mobilisations qui expriment une colère légitime, et face auxquelles il est urgent que le mouvement ouvrier réagisse en construisant un plan de bataille pour s’opposer aux mesures autoritaires du gouvernement. Un plan de bataille dans le cadre duquel il serait fondamental d’opposer une stratégie sanitaire alternative, qui défende les intérêts des travailleurs en mettant au centre l’investissement dans l’hôpital public, la mise en place de réelles mesures de prévention pour limiter les contaminations, et la mise en place d’une campagne ouvrière en faveur de la vaccination, élément central pour endiguer durablement l’épidémie.
Une stratégie sanitaire alternative qui refuse les menaces de licenciement mais qui cherche à convaincre les travailleurs de la nécessité de se vacciner, ainsi qu’à arracher les moyens de cette vaccination en France comme dans le monde en revendiquant la levée des brevets, l’expropriation des grands laboratoires pharmaceutiques sous contrôle des travailleurs, mais aussi des moyens pour informer et permettre à toutes et tous d’accéder au vaccin. Une démarche centrale pour lutter contre l’influence de l’extrême-droite et des covidosceptiques qui tentent d’hégémoniser la colère pour la canaliser sur un terrain obscurantiste et réactionnaire.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Après que les sénateurs aient prétendu avoir retiré du projet de loi la possibilité de licencier les salariés refusant le pass sanitaire, la Ministre du Travail a confié ce mardi que cette option restait possible, et même plus tôt que ce que prévoyait initialement le texte !
Dans la nuit de dimanche à lundi, le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire du gouvernement a été adopté. Un texte ultra-liberticide, en dépit des amendements des sénateurs de droite qui ont cherché à s’afficher hypocritement en opposition modératrice à Macron..
Parmi les amendements présentés comme des avancées, le retrait de la possibilité de licencier des salariés refusant de présenter un pass sanitaire dans les secteurs concernés par cette mesure. Une mesure qui ne change en réalité rien sur le fond puisque les salariés concernés verront leur salaire suspendu, de quoi les pousser à la démission, tandis que les contrats des salariés en CDD pourront être interrompus, soit un licenciement de fait.
Or, ce mardi matin la ministre du Travail Elisabeth Borne sur le plateau de BFM est revenue sur les dispositions de la loi, en remettant en cause l’idée même que les licenciements ne seraient pas possibles. « Le Sénat a supprimé [la] disposition, mais ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir de licenciements » a-t-elle expliqué, ajoutant même qu’ « il pourrait intervenir plus tôt » que les deux mois originellement prévus. En effet, le licenciement serait en fait déjà permis par « le droit commun du Code du Travail ».
Et effectivement, même sans la version du texte explicite de la majorité présidentielle, le Code du Travail prévoit déjà que les salariés concernés par l’obligation vaccinale - comme le seront les soignants - sont passibles de licenciements en cas de refus. Et avec ce nouveau projet de loi, « c’est la même logique juridique » assure à BFM Xavier Dulin-[BFMTV]], avocat en droit du travail.
En ce sens, la version du texte de loi votée par le Sénat ne seraient donc pas une concession, comme ils ont voulu nous le faire croire, mais peut-être même une surenchère comme l’indique la ministre du Travail qui explique que les travailleurs seront encore « moins protégés » qu’avant puisque il n’y aurait désormais pas besoin d’attendre les deux mois de suspension de salaire pour licencier les salariés concernés.
Ces révélations ont évidemment provoqué un tollé sur les réseaux sociaux en ce qu’ils dévoilent une attaque dissimulée supplémentaire, mais ils ont aussi scandalisé à droite de l’hémicycle. Le sénateur des Républicains Bruno Retailleau s’est étonné des déclarations de la ministre mais s’est aussi inquiété qu’elle « [jette] de l’huile sur le feu » en plein mouvement de contestation.
Ces réactions à droite traduisent bien la peur qu’a la classe politique quant à l’élargissement de la contestation au projet de loi et aux attaques sociales qu’il contient. En effet, même si les sénateurs ont voulu éluder toute mention du terme « licenciement » dans le texte issu de la CMP, la ministre a trahi leur tentative de leurrer la population avant la mise en place effective de la loi.
Au-delà du caractère grotesque de la bataille politique qui se joue entre LREM et les Républicains, la loi votée par la commission paritaire ce weekend et qui devrait être validée par le Conseil constitutionnel la semaine prochaine, est bien une attaque majeure contre notre camp social. Elle permet aux entreprises de suspendre le salaire des employés présentant un défaut de pass sanitaire, qui seront donc encouragés à démissionner d’eux-mêmes sans toucher d’indemnités, voire à les licencier directement si ça leur chante, notamment pour la totalité des salariés embauchés en CDD pour qui il n’y aura pas de deuxième chance avec cette loi, comme le révèle La Tribune dans un article.
En ce sens, il est inconcevable que les syndicats, à l’échelle nationale, restent extérieurs à la mobilisation en cours contre le projet de loi et, plus largement, la gestion erratique de la crise sanitaire par le gouvernement depuis plus d’un an. Face à l’autoritarisme de Macron et son monde, nous devons nous coordonner à la base et entre l’ensemble des salariés, afin de lutter pour un programme sanitaire qui réponde réellement à nos besoins et mettre fin à la gestion capitaliste de la crise.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Alors que la crise sanitaire a laminé l'hôpital public et révélé à tout le monde l'état de délabrement des infrastructures de santé, alors que le chômage et la précarité explosent, le gouvernement vient d'annoncer ce lundi 26 juillet que le budget du ministère de l'intérieur va recevoir 900 millions d'euros supplémentaires.
Crédits photo : François Nascimbeni / AFP
Alors que la crise sanitaire a laminé l’hôpital public et révélé à tout le monde l’état de délabrement des infrastructures de santé, alors que le chômage et la précarité explosent, le gouvernement vient d’annoncer ce lundi 26 juillet que le budget du ministère de l’intérieur va recevoir 900 millions d’euros supplémentaires.Un choix ouvertement revendiqué par Macron et Castex, qui a réitéré les promesses d’embauches faites en 2017. C’est-à-dire, 10.000 postes supplémentaires de policiers et gendarmes crées entre 2017 et 2022.
« De la police avant toute chose, et autant que possible partout » : voilà le message délivré par Jean Castex ce lundi, lors de son déplacement avec Darmanin à Saint Dizier (Haute Marne) où il a signé un contrat Territoire de sécurité urbain et rural (TSUR). Sur place, revendiquant « ouvertement une politique de sécurité publique qui part des territoires et passe par les territoires et qui repose sur un lien de confiance pour assurer plus efficacement les responsabilités régaliennes prééminente de l’État » Castex laisse entendre qu’il s’agit d’organiser la présence de l’Etat dans le moindre recoin du territoire, par le jeu des emboîtements d’échelle, et de multiplier les moyens matériels et humains de ce qui est en effet en train de devenir la seule fonction de l’Etat : la répression.
Priorité absolue donc pour la police et les policiers, quand en revanche on a continué à supprimer, en pleine crise sanitaire, des lits dans les hôpitaux : en juin dernier FO dénonçait la suppression de près de 2000 lits. Cette augmentation du budget de l’intérieur, qui s’ajoute aux 2’5 milliards supplémentaires pour la période 2017-2022, peut être comparée à la mesure du Ségur de la santé qui, comme le relate France Info, a accouché de « la création d’une enveloppe de 50 millions d’euros par an pour financer l’ouverture de 4000 lits ponctuels lors des pic d’activité ». Pour l’hôpital et en plein pandémie, des investissements au coup par coup, ponctuellement, mais pour les forces de l’ordre, des investissements spectaculaires et massifs. Alors que le gouvernement cherche à culpabiliser la population non-vacciné de l’échec de sa politique sanitaire, ses choix nous montrent bien qu’elle est sa priorité.
Dans cette situation de crise économique, sociale et sanitaire, le gouvernement reste attentif à la préservation de ses intérêts et trouve de « l’argent magique » autant qu’il en faut quand il s’agit de défendre cet ordre social inégalitaire. Alors que les mobilisations contre le pass sanitaire et la politique sanitaire du gouvernement commencent à se développer il est important que les organisations du mouvement ouvrier investissent la rue pour exiger que l’argent n’aille pas à la police mais qu’il soit destiné dans un plan d’investissement massif pour l’Hôpital Public.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
« Je tiens également à remercier chaque employé d’Amazon et chaque client d’Amazon », a déclaré Jeff Bezos mardi au retour du bord de l’espace, « parce que vous avez payé pour tout cela ».
Bezos dit vrai : c'est avec le fric accumulé par l'exploitation sans borne de ses salariés et par le bénéfice tiré de millions de clients, que le milliardaire, puissance 100, s'est payé une ballade de quelques minutes aux frontières de l'espace

Ce qui n’est rien d’autre qu’une approbation inattendue de la théorie de la plus-value de Karl Marx qui a connu des moments difficiles depuis l’effondrement du communisme à la fin des années 1980 avec le néo-libéralisme et le keynesisme, l’un reposant sur le seul marché et niant l’exploitation même s’il y a un retour à la valeur travail de Ricardo, l’autre reposant sur le postulat keynésien de la valeur utile et de la monnaie qui conduit à rejeter la théorie de la valeur et de la répartition auprofit des bienfaits de la régulation étatique .
Merci donc à ceux que j’exploite… pour m’offir le privilège du parasitisme spatial…
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Ce dimanche, le projet de loi relatif à la gestion de crise a été adopté après des négociations en commission mixte paritaire. Le texte final contient quelques modifications, produit des pressions de la colère suscitée par le texte et de la rue, qui ont conduit Macron à nouer un compromis avec la droite pour faire passer son texte en urgence.
Crédits photo : AFP
Dans la nuit de dimanche à lundi, le projet de loi relatif à la gestion de crise a finalement été adopté après des débats parlementaires agités et alors que ce samedi plus de 160.000 personnes étaient mobilisés contre la mise en place du pass sanitaire, mesure phare du texte du gouvernement. Un texte produit d’un compromis entre le Sénat et l’Assemblée qui s’est noué dimanche après-midi à l’occasion d’une commission mixte paritaire.
Celle-ci a été l’occasion de plusieurs modifications du texte. Ainsi, le contrôle de l’isolement des patients sera finalement assuré par l’assurance-maladie et non par la police comme le souhaitait le gouvernement, le pass sanitaire ne sera mis en place qu’à partir du 30 septembre pour les mineurs de 12 à 17 ans tandis que les centres commerciaux seront globalement exemptés du pass sanitaire, sauf en cas de décision du préfet. Les amendes contre les chefs d’établissements concernant l’application du pass sanitaire ont également été réduites, tandis que l’application du pass sanitaire au-delà du 15 novembre devra faire l’objet d’un nouveau vote du Parlement.
Des mesures portées par la droite, majoritaire au Sénat, qui a cherché à apparaître comme une opposition modératrice tout en donnant ainsi des gages au patronat, échaudé par certaines dispositions du pass sanitaire. Une attitude hypocrite et politicienne de la part des Républicains, spécialistes en mesures liberticides et sécuritaires, qui ne change par ailleurs rien à la nature autoritaire du texte.
Ainsi, si les sénateurs ont théoriquement retiré du texte la possibilité de faire du refus du pass sanitaire un motif de licenciement pour les salariés, le texte autorise bien la suspension du salaire des salariés concernés, les poussant ainsi qui à démissionner sans pouvoir bénéficier des droits ouverts à l’assurance chômage. D’autre part, il rend possible une interruption anticipée du contrat pour les travailleurs en CDD, équivalent à un licenciement de fait. Malgré les modifications, c’est donc un texte qui constitue une attaque contre le monde du travail qui a été adopté cette nuit.
La volonté de Macron de négocier avec le Sénat sur ces différentes dispositions est en revanche un signe clair d’inquiétude face à la pression du mouvement entamé le 14 juillet dernier. Comme le notent Les Echos : « la volonté de s’entendre était par ailleurs réelle car le gouvernement cherche le soutien des élus de droite alors que la rue commence à s’agiter. » Et pour cause, en plein été, ce sont plus de 100.000 personnes qui ont manifesté les 17 et 24 juillet, dans le cadre d’une mobilisation qui ne cesse de s’élargir contre le pass sanitaire. C’est dans ce contexte agité que Macron a dû céder aux pressions de la droite, qui menaçait de prolonger les débats parlementaires. ce qui aurait ouvert un espace plus grand à la rue.
En cédant à la droite, Macron a atteint son objectif de passer le texte en une semaine et espère ainsi probablement couper l’herbe sous le pied des manifestants anti-pass sanitaire en les mettant devant le fait accompli. Un pari qui peut compter pour l’instant sur la passivité des directions syndicales, qui ont choisi de boycotter le mouvement, mais qui pourrait se heurter à la détermination de nombreux manifestants mais aussi à la colère suscitée par la mise en œuvre du pass sanitaire. Du côté du monde du travail, celle-ci pourrait aller croissante. La semaine dernière les bibliothécaires parisiens ont déposé un préavis de grève contre le pass sanitaire tandis que SUD Rail a appelé ce matin les cheminots a refusé de contrôler le pass sanitaire.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
La mobilisation était forte partout en France ce samedi 24 juillet contre le pass sanitaire et l’autoritarisme de Macron, à Bordeaux la manifestation a encore pris de l’ampleur avec plusieurs milliers de manifestants, parmi lesquels défilaient certains militants d'extrême droite, qui ont pris à partie des manifestants en fin de parcours.
Crédits photo : O. D.
Ce vendredi les députés ont adopté en première lecture la loi relative à l’extension du pass sanitaire, encore en examen par le Sénat, des appels à manifester étaient donc lancés partout en France pour contester cette mesure autoritaire et liberticide du gouvernement. A Bordeaux, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont répondu à l’appel et scandaient « Non au pass sanitaire ! ».
Le cortège est parti à 15h depuis Place de la Bourse, derrière une banderole jaune barrée du message « Non au pass sanitaire », remontant le Cours Victor Hugo pour ensuite s’arrêter à l’hôpital Saint-André vers 15h45 où les manifestants ont fait une ovation aux blouses blanches, en scandant cette fois-ci « aides soignantes, résistez ! ». Les hospitaliers sont en effet parmi la première ligne des travailleurs impactés par le pass sanitaire, soumis à l’obligation vaccinale sous peine de suspension de contrat ou de licenciement alors qu’ils étaient hier les « héros de la nation » selon les dires de Macron.
Dans le cortège, on retrouvait des aides-soignantes, des puéricultrices, des travailleurs précaires de la restauration, mais aussi des petits patrons, des jeunes et des retraités qui ont crié dans la rue leur colère et leur défiance vis-à-vis de la politique sanitaire catastrophique de Macron.
Si pour leur grande majorité, les manifestants expriment un ras-le-bol contre la politique sanitaire répressive du gouvernement, il faut cependant noter que l’extrême-droite était elle aussi présente dans la manifestation. Ainsi des militants de Bordeaux Nationaliste ont pu défiler tranquillement avant que des militants antifascistes ne viennent les chasser en fin de manifestation.
Une présence ultra-réactionnaire contre laquelle il est essentielle de lutter, et face à laquelle il est essentielle de défendre un programme qui lie la lutte contre les mesures autoritaires de Macron à la défense d’une stratégie sanitaire ouvrière et à la lutte contre ses réformes anti-sociales.
En ce sens, et dans cette perspective, les grands absents de cette mobilisation restent les centrales syndicales qui se fendent de quelques communiqués, mais laissent par leur absence d’initiatives l’espace à des secteurs réactionnaires pour tenter d’hégémoniser la colère. La présence du mouvement ouvrier serait pourtant essentiel pour chasser l’extrême-droite et porter une perspective radicalement différente de celle vers laquelle les réactionnaires veulent canaliser la colère.
On notera pour finir que la mobilisation a également fait face à la répression. A Bordeaux, les fourgons de CRS ont ainsi bloqué les manifestants au niveau du Cours d’Albret, ils ont ensuite gazé les manifestants qui tentaient de rejoindre l’Hôtel de ville et bloqué l’accès à la rue Saint-Catherine vers 16h30.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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