SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Les dirigeants des grandes entreprises pourraient percevoir 5,4 millions d'euros en moyenne cette année, soit 1,6 million de plus en pleine crise sanitaire ! Pour les salariés, c'es zéro. Quand aux chômeurs, Macron entend réduire leurs indemnités... C'est normal pour le fondé de pouvoir de la caste des milliardaires...
Les dirigeants des grandes entreprises pourraient percevoir 5,4 millions d'euros en moyenne cette année, soit 1,6 million de plus en pleine crise sanitaire ! Pour les salariés, c'es zéro. Quand aux chômeurs, Macron entend réduire leurs indemnités... C'est normal pour le fondé de pouvoir de la caste des milliardaires...
Les dirigeants des grandes entreprises pourraient percevoir 5,4 millions d'euros en moyenne cette année, soit 1,6 million de plus en pleine crise sanitaire ! Pour les salariés, c'es zéro. Quand aux chômeurs, Macron entend réduire leurs indemnités... C'est normal pour le fondé de pouvoir de la caste des milliardaires...

Les rémunérations des patrons des entreprises de l'indice boursier CAC 40, qui avaient reculé de 21% à 3,8 millions d'euros en moyenne l'an dernier, devraient rebondir fortement à 5,4 millions d'euros cette année, selon une étude présentée en tandem par l'Hebdo des AG et le cabinet d'avocats Avanty, spécialisé en rémunération des dirigeants.

 

Ces enveloppes, qui ont été votées lors des assemblées générales des actionnaires entre avril et juin, dépassent de 10% celles de 2019 au sein du CAC 40. "Le rebond des rémunérations traduit la reprise économique", observe Bénédicte Hautefort, fondatrice de l'Hebdo des AG, interrogée par l'AFP.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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SOURCE : L'Humanité

Alors que leurs conditions de travail se détériorent depuis plusieurs mois, les employés des magasins de hard discount ont décidé de cesser le travail le 7 août. Un mouvement d’ampleur nationale et qui, promet la CGT, en appelle d’autres.

Rien n’avait été préparé, mais le ras-le-bol était tout simplement trop grand. Ce samedi 7 août, de nombreux salariés (d’abord auto-organisés puis rejoints par la CGT, qui a appelé à la mobilisation) ont décidé de ne plus ­accepter leurs conditions de travail et de se mettre en grève. Un mouvement inédit pour cette enseigne de commerce de hard-discount et de bazar venue des Pays-Bas qui n’avait jamais connu de mouvement social depuis l’implantation de son premier magasin dans l’Hexagone, en 2012. C’est donc sans grande expérience des luttes syndicales, mais forts du soutien de la CGT et d’une détermination sans faille, que les travailleurs ont décidé de revendiquer devant l’entrée de leurs magasins.

« Les salariés se sentent traités comme du bétail. Tous sont confrontés à une pression énorme, il y a beaucoup de burn-out et de dépressions », révèle Sylvie Vachoux, conseillère fédérale de la CGT commerce et services. En sous-effectif chronique dans de nombreux magasins, les employés de l’enseigne à prix bas se retrouvent souvent à devoir travailler plus que prévu et selon des plannings très serrés.

« Dans le magasin de Davézieux, on était une douzaine de salariés il y a trois ans au moment de l’ouverture, nous ne sommes plus que sept aujourd’hui. Les départs ne sont pas remplacés alors que la clientèle et le chiffre d’affaires sont en croissance constante », constate Mélanie Basty, élue CGT au CSE de la société et salariée du magasin ardéchois.« À Salaise-sur-Sanne (Isère), le magasin n’a pas pu ouvrir une après-midi puisque tout le monde était absent, en arrêt maladie », rapporte la cégétiste.

Une longue liste de revendications…

Malgré ces grandes pressions, les employés des magasins estiment que leur travail n’a pas été reconnu à sa juste valeur. Une prime de 250 euros octroyée aux salariés en télé­travail mais pas à ceux sur site a achevé de sceller ce sentiment. En réponse, à Châtellerault, dans la Vienne, le magasin a été contraint de fermer ses portes ce samedi lors du mouvement de grève, avec huit salariés mobilisés sur les quinze que compte la succursale. À Davézieux, en Ardèche, ce n’est que grâce aux intérimaires que le commerce a pu rester ouvert, malgré la participation au mouvement de la majorité des travailleurs. À Narbonne (Aude), Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), La Roche-Sur-Yon (Vendée) ou encore Limoges (Haute-Vienne), les travailleurs ont également refusé de travailler ce week-end pour faire pression sur leur direction.

La longue liste des griefs adressés à la direction, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, ne s’arrête toutefois pas là. En plus de la fatigue harassante et du manque de reconnaissance, de nombreux soucis viennent perturber la quiétude des travailleurs, souvent en temps partiel et très précaires. C’est le cas des délais de transmission des attestations de salaire à l’assurance-maladie lorsqu’un salarié est arrêté.

« La loi prévoit cinq jours pour que l’employeur établisse cette attestation, mais Action met parfois plus d’un mois, ce qui fait que les salariés ne touchent pas d’indemnités journalières pendant plusieurs semaines. Les salariés ne veulent pas être arrêtés pour ne pas se retrouver sans revenus, ils tirent sur la corde jusqu’au bout jusqu’à ne plus pouvoir travailler du tout », détaille Mélanie Basty.

Une récente décision de la direction d’annualiser le temps de travail, et donc de faire fluctuer les plannings d’une semaine à l’autre, a achevé de mettre le feu aux poudres.« Ce sera très difficile de prévoir des solutions de garde d’une semaine à l’autre pour les mères célibataires, beaucoup de salariés seront en difficulté », assure la syndicaliste.

… et une direction mutique

Sur les piquets de grève, des cadres de la direction sont venus prendre des notes des revendications des travailleurs. Mais, pour l’instant, l’enseigne n’a pas répondu sur le fond aux demandes des grévistes, indique Mélanie Basty.

Ces derniers seront-ils prêts à remettre le couvert si Action campe dans son mutisme ?« Nous avons des NAO (négociations annuelles obligatoires – NDLR) prévues en septembre. Nous attendrons de voir comment elles se déroulent, mais oui, reprendre un mouvement n’est pas exclu », prévient Sylvie Vachoux, de la fédération commerce et services de la CGT

par  Marie Toulgoat 

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Pourquoi les employeurs n’ont pas intérêt à appliquer la loi sur le passe sanitaire
Les employeurs ont-ils intérêt à appliquer la loi sur le passe sanitaire ? Un président de section prud'homal nous explique pourquoi cette loi est un piège à employeurs, qui n'ont rien à perdre à ne pas appliquer la loi, et même tout à y gagner. Une contribution essentielle, qui apportera de nombreuses précisions de notre part dans les jours à venir.
Pourquoi les employeurs n’ont pas intérêt à appliquer la loi sur le passe sanitaire

Le Conseil Constitutionnel ayant validé une bonne partie de la nouvelle loi sur le passe sanitaire, la question se pose maintenant de savoir ce qu’elle change pour les employeurs.

Pour tous les employeurs, le texte ne change rien à ce qui existe aujourd’hui

Tout d’abord, alors que le gouvernement avait annoncé des sanctions pour les employeurs qui refuseraient de suspendre, voire à l’époque de licencier, leurs salariés qui n’auraient pas de pass sanitaire ou de vaccin obligatoire, selon les cas,  en fait cette loi ne crée aucune sanction pour ces cas là !

Si donc un employeur de la restauration suspend un salarié pour absence de pass sanitaire, ou si en employeur du milieu médical suspend un salarié pour absence de vaccination, il ne pourra pas se cacher derrière une contrainte : il n’y en a aucune dans cette Loi !

Et c’est normal, et c’était prévisible : le contrat de travail de droit privé a force de Loi, et si un tiers s’immisce dans la relation pour la bloquer par la contrainte, alors il doit en assumer toutes les conséquences pour les deux autres parties. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Etat avait pris en charge les salaires de tous les salariés qu’ils avait empêchés de travailler pendant le confinement. Ce n’était pas par gentillesse, c’est juste parce que c’était une obligation légale.

La subtilité de l’article 16

Une petite subtilité cependant pour les employeurs des milieux médicaux et paramédicaux dans l’article 16 :

«  La méconnaissance, par l’employeur, de l’obligation de contrôler le respect de l’obligation vaccinale » est passible  d’une sanction, en l’espèce une contravention de 5eme classe, soit 1500 euros maximum.

C’est la seule sanction prévue pour les employeurs,  et une lecture rapide laisserait penser qu’elle s’applique pour ceux qui ne sanctionne pas leur salarié. Tel n’est pas le texte.

L’obligation qui est faite à ces employeurs est de contrôler le respect de l’obligation vaccinale. Ce qui n’est pas du tout la même chose que de sanctionner un salarié pour absence de respect de l’obligation vaccinale.

Le deuxième piège de la loi

Et ce qui amène au deuxième piège.

Un employeur ne peut pas interroger un salarié sur sa santé, et encore moins le sanctionner pour ce motif. C’est très explicitement interdit par l’article L1132-1 du Code du Travail

Pour faire court : «  aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte…. en raison de son état de santé »

La suspension du contrat de travail étant une sanction, si elle est prononcée « en raison de son état de santé », elle est nulle. C’est-à-dire que si l’employeur suspend le contrat de travail pour tout motif de santé, l’application de cet article suffira à annuler la sanction. Et comme il s’agit d’une discrimination, c’est l’un des seuls cas avec le harcèlement où il n’y a ni barème ni plafond en cas de rupture du contrat. Les condamnations peuvent donc être très lourdes.

Le troisième piège de la loi pour les employeurs

Enfin, le troisième piège : la suspension du contrat de travail, qui est en fait une sanction disciplinaire qui prive le salarié de son salaire, est soumis à une procédure particulière, qui est décrite dans les articles L 1332-1 et suivants du Code du Travail.

Il faut notamment convoquer le salarié en respectant des délais, permettre l’assistance par un membre de l’entreprise, respecter encore un délai avant de prononcer la sanction. Le non respect de cette procédure peut invalider la sanction.

Pour résumer les pièges tendus, un employeur qui voudrait suspendre le contrat de travail de son salarié devra :

  • respecter le formalisme et la procédures propres aux sanctions disciplinaires
  • ne pas interroger le salarié sur sa santé
  • ne pas le sanctionner sur un motif de santé.

Si l’employeur ne respecte pas ces éléments, le risque de sanction devant un Conseil de Prud’hommes est maximal, et s’agissant de discrimination, sans limite.

Que faire ?

Alors, comment l’employeur peut-il s’accorder avec la nouvelle Loi ?

Pour tous ceux qui ne relèvent pas de l’article 12 (les restaurateurs, bars, lieux culurel ou de loisirs…), la meilleure chose à faire est : RIEN

Il n’y a aucune sanction prévue si l’employeur ne fait rien, en revanche il risque très gros en sanctionnant son salarié.

Pour les employeurs particuliers de l’article 12, qui sont exclus des sanctions, là encore, la meilleure chose à faire est : RIEN

Pour les autres employeurs de l’article 12 (les professions de santé et assimilées), ils ont l’obligation sous peine d’amende, de contrôler le respect de l’obligation vaccinale. Comme ils ne peuvent pas interroger leur salarié sur leur situation vaccinale, qui relève du secret médical, ils doivent suivre la procédure normale en cas de question sur un élément de santé : ils doivent organiser une visite d’examen par le Médecin du Travail indépendamment des examens périodiques, ainsi qu’il est prévu par l’article R4624-17 du Code du Travail.

Le Médecin du Travail ne communiquera aucune information à l’employeur sur l’état de vaccination, mais seulement l’aptitude ou pas du salarié à travailler à son poste. Et l’employeur aura satisfait à son obligation de contrôle du respect de l’obligation vaccinale sans enfreindre aucune Loi.  

Finalement, loin des effets d’annonce tonitruants du 12 juillet 2021, cette Loi a été vidée de sa substance en ce qui concerne le Droit du Travail, qui n’a pas été remis en cause. Elle ne produit que très peu, voire pas du tout, d’obligation contraignante pour les employeurs. Elle vise manifestement plutôt à mettre en place une pression psychologique sur les employeurs. Malheur cependant à ceux qui cèderaient à cette pression et mettraient ainsi eux-même leur tête sur le billot judiciaire.

 

Publié par lecourrierdesstrateges.fr

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Tous dans la rue le 14 août 2021
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
TRISTESSE, INQUIÉTUDE et COLÈRE face à la situation dramatique des hôpitaux aux ANTILLES

-Depuis des années les personnels hospitaliers, notamment en Guadeloupe, alertent sur le manque criant de moyens de l'hôpital.

Pourtant rien a été fait.

-Encore une fois la crise sanitaire et ses conséquences dramatiques pour la population des Antilles révèlent l'inaction coupable des directions hospitalières, des ARS, du ministère de la santé, du gouvernement et de la Présidence de la République

-Entendre hier le ministre de la santé Olivier Véran appeler au secours les soignants (un dimanche après-midi) pour venir aider les équipes sur place, alors qu'en 2018 ces dernières suppliaient la ministre de la santé Agnès Buzyn de leur donner les moyens d'assurer leurs missions est vraiment difficilement supportable

-Insupportable car depuis plus de 2 ans, nos Collectif Inter-Urgences et Collectif Inter-Hopitaux ne cessent d'interpeller les politiques sur la situation dramatique de nos hôpitaux publics du fait de manque de moyen et d'un budget qui n'a cessé d'être très insuffisant et inadapté aux besoins. Insupportable car il y a 3 jours le projet de loi référendaire proposé par nos collectifs et l'association Notre Hôpital, c'est vous qui visait à sauver l'hôpital public a été rejeté par le conseil constitutionnel (pour une raison technique sur un seul article sur 11)

-Insupportable car le Président de la République Emmanuel Macron, comme le premier ministre Jean Castex et le ministre de la santé Olivier Véran continuent de mépriser le personnel hospitalier, récemment culpabilisé face à l'insuffisance de vaccination (sans tenter de comprendre ce qui l'expliquait) en le menaçant de licenciement (sans indemnités de chômage possible). De héros, ils deviennent les "parias" de la société, mais on leur demande de renoncer à leur congés pour pallier à un manque aigu de soignants qui survient dans un contexte de pénurie chronique.

-Insupportable car depuis plus d'un an 1/2 de crise COVID il est incompréhensible que rien n'ait été fait pour organiser une réserve sanitaire, un plan pour aider des hôpitaux et des populations à risque. Envoyer des messages à tous les soignants un dimanche après midi via nos directions et le ministre de la santé relève réellement de l'improvisation et témoigne de l’incompétence des pouvoirs publics dans cette crise sanitaire: absence d'anticipation et gestion catastrophique par nos tutelles.

-Aujourd'hui nous sommes particulièrement tristes et inquiets pour nos concitoyens antillais et pour les équipes soignantes là-bas, et nous sommes en colère devant tant d'insuffisances de l’État.

Évidemment de tout cœur avec les équipes soignantes et nous ferons tout ce que nous pouvons pour leur venir en aide, ce que l’État a été, et est toujours incapable de faire.

-La responsabilité du Président de la République, du premier ministre et du ministre de la santé est engagée face une véritable mise en danger d'autrui faute de moyens alloués à nos hôpitaux publics.

https://www.france24.com/.../20210808-covid-19-olivier-v...

Pour mémoire en 2018 au CHU de Pointe-à-Pitre:

https://www.huffingtonpost.fr/.../en-guadeloupe-agnes.../

Source : Facebook

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les vaccins et le confinement sont-ils efficaces ?

Bulletin d’information scientifique de l’IHU Méditerranée Infection Pr Philippe Parola, Chef de service des maladies infectieuses Pr Bernard La Scola, Responsable du laboratoire NSB3

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Interview. Grève au CH de Jury : « Combattre le pass sanitaire c’est préserver l’accès aux soins »

Ce mardi 10 août, Révolution Permanente est allé à la rencontre des salariés en grève du centre hospitalier de Jury en Moselle. Vincent Félix, infirmier et militant CGT est revenu pour nous sur l’opposition au passe sanitaire et à l’obligation vaccinale, en pointant par là l’absence d’une réelle opposition de la CGT au niveau national.

Après avoir été validé par le Conseil Constitutionnel la semaine passée, le passe sanitaire est entré en vigueur ce lundi 9 août. Désormais obligatoire dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux pour les visiteurs et les patients non-urgents, il induit un accès inégalitaire aux soins et à la santé. En réponse aux attaques du passe sanitaire sur le secteur hospitalier, la CGT du centre hospitalier de Jury (Moselle) a déposé un préavis de grève illimité à partir du lundi 9 août. Ce mardi 10 août, Révolution Permanente est allé à la rencontre des salariés rassemblés devant l’administration du centre hospitalier. Vincent Félix, infirmier et militant CGT à Jury est revenu pour nous sur l’opposition au passe sanitaire et à l’obligation vaccinale, en pointant par là l’absence d’une réelle opposition de la CGT au niveau national.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les conducteurs de trains allemands appelés à une grève massive

______________________

Ce sont Les Echos (propriété de lVMH) qui le disent :

 

La Deutsche Bahn sera touchée cette semaine par sa première grève depuis décembre 2018, lors de laquelle l'activité avait été stoppée... pour quatre heures. Les conducteurs de trains allemands ont appelé mardi à une grève nationale de plusieurs jours afin de peser dans les négociations salariales avec leur direction.

Le syndicat GDL des conducteurs de la DB,l'exploitant ferroviaire public allemand, a annoncé une « première action » sur les trains de fret dès mardi, avant une action syndicale globale, sur tout le réseau, de mercredi à vendredi.

Les perturbations s'annoncent massives : l'opérateur ferroviaire ne pourra offrir que 25 % de sa capacité dans les trains longue distance (ICE) à partir de mercredi, a-t-il indiqué. « La Deutsche Bahn ne peut garantir que tous les voyageurs arriveront à leur destination comme ils le souhaitent », a reconnu le groupe par euphémisme. Pour s'adapter, la DB va proposer des plans de circulation alternatifs, comme sur l'axe reliant Hambourg et Francfort.

Troisième coup dur pour la Deutsche Bahn

Un troisième coup dur en peu de temps pour l'entreprise publique allemande, après le Covid, qui a engendréune chute de trafic de 42 % l'an dernier et des pertes totales de 5,7 milliards d'euros, puis les inondations de juillet dernier. Ces intempéries sans précédent, qui ont surtout touché les deux Länder de la Rhénanie, ont emporté en quelques jours 600 km de voies ferrées, 50 ponts, 40 postes d'aiguillage et endommagé des dizaines de gares. Au total, leur coût est estimé à 1,3 milliard d'euros par la DB, avec une reconstruction qui sera très longue.

La mobilisation de cette semaine réside dans l'échec des négociations salarialessur la prochaine convention collective, notamment sur les augmentations de salaires. La Deutsche Bahn a proposé une hausse de 1,5 % à partir de janvier 2022, puis 1,7 % à partir de mars 2023. Offre jugée « beaucoup trop faible » par le syndicat, qui demande une augmentation de 1,4 % dès 2021 ainsi qu'une « prime corona », sous forme de bonus de 600 euros, puis 1,8 % d'augmentation en 2022. Des positions très éloignées.

« Les cheminots en ont assez que les dirigeants s'emplissent les poches de millions et que les petits cheminots soient bernés », affirme Claus Weselsky, le président du syndicat GDL. Cette grève est une « une escalade inutile faite sur le dos des clients du rail », a déploré pour sa part la Deutsche Bahn dans un communiqué. Tout en appelant les syndicats à revenir à la table des négociations. « Nous avons besoin de solidarité, surtout maintenant », a déclaré le ministre des Transports, Andreas Scheuer, rappelant que la crise sanitaire avait « fortement touché » l'entreprise.

Le mouvement social des conducteurs devrait également toucher les trains de marchandises, une activité importante du groupe, à travers sa filiale DB Cargo. Ces perturbations s'ajouteront aux problèmes de livraisons et de logistique déjà existants, qui plombent depuis plusieurs semaines l'industrie allemande.

Le dernier conflit social majeur s'était déroulé entre 2014 et 2015. Pendant environ neuf mois, le syndicat GDL avait organisé neuf grèves de plusieurs jours chacune, pour demander une réforme des règles de représentation. En mai 2015, une grève de six jours était ainsi devenue la plus longue de l'histoire de l'entreprise. 

par  D. F. (avec Afp)

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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