SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Gérald le Corre, inspecteur du travail sur le tas raconte : « On laisse des travailleurs crever au boulot »

ALLAST

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L’Inspection du travail a pour fonction de contrôler et de suivre si les dispositions des conventions collectives ou du Code du travail sont correctement appliquées dans les entreprises. Quant aux inspecteurs du travail, ils se doivent d’informer et de conseiller les employeurs, les employés et les représentants du personnel sur leurs obligations et sur leurs droits.

Gérald le Corre officie à ce poste depuis vingt ans. Également délégué syndical CGT en Seine-Maritime, on l’a aperçu, au lendemain de la catastrophe industrielle de Lubrizol, en 2019, dans le collectif du même nom qui s’est créé.

Nous discutons avec lui de ce qu’il qualifie à regret de « mission impossible » : protéger comme il se devrait les travailleurs et les travailleuses.

On compte environ un inspecteur pour 10 000 salariés. Peut-on parler d’une situation de sous-effectif ?

 

Il y a toujours débat avec notre administration centrale sur les chiffres, mais tout le monde est à peu près d’accord sur le constat : le nombre d’inspecteurs du travail baisse par rapport à la population salariée. Il y a des suppressions de postes, d’où ce nombre d’un inspecteur pour 10 000 salariés. Ce n’est pas toujours parlant donc l’autre chiffre qu’on peut retenir, c’est environ un millier d’entreprises par inspecteur du travail. Je serais tenté de dire que le mot « sous-effectif » est faible ! D’autant que la santé au travail est un des multiples thèmes que doit contrôler l’Inspection du travail. Il y a aussi la question des embauches, le recourt à l’intérim et aux CDD, les horaires de travail, les salaires, les congés payés, le fonctionnement de toutes les institutions représentatives du personnel — en tout cas, celles qui restent —, la formation professionnelle… Donc ça a toujours été mission impossible, mais c’est une situation qui empire d’année en année.

 

Vous mentionnez les institutions représentatives du personnel : en 2017 les ordonnances Macron ont mis fin aux Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) pour les fusionner dans le Comité social et économique (CSE). Commence-t-on à voir les effets concrets d’une telle mesure ?

« Le nombre de représentants du personnel qui peuvent s’investir sur les questions de santé au travail a été divisé par six ou sept dans les grosses entreprises. »

On commence à avoir un certain recul. En grande partie, les missions qui étaient celles du CHCST ont perduré. Le droit de faire des enquêtes sur les accidents du travail et les maladies professionnelles existe encore, les alertes pour danger grave et imminent aussi, le droit à recourir à des expertises aux risques graves perdure, tout comme les visites d’inspection dans les ateliers et sur les sites. Pour les entreprises du privé qui sont passées en CSE, il y a des effets assez différenciés. Pour les grands sites, sur un périmètre donné il y avait plusieurs CHSCT : par exemple pour Renault à Cléon, ou pour la raffinerie Total à Gonfreville, on est passé de sept CHSCT à un seul, à travers le CSE. Donc le nombre de représentants du personnel qui peuvent s’investir sur les questions de santé au travail a été divisé par six ou sept dans les grosses entreprises où il y avait un maillage plutôt fin. Pour les entreprises de taille plus modeste — entre 50 et 300 salariés —, on a à peu près le même nombre de personnes1. On ne perd donc pas en termes de représentants, par contre on retombe sur les mêmes militant⋅es qui ont un cumul d’activités.

 

Cumul d’activités qui implique de ne pas pouvoir s’occuper de tous les sujets…

 

Les militants « privilégient » — c’est triste de le dire comme ça — les aspects qui vont permettre de reconduire leur mandat. Un CSE qui ne ferait pas d’activités comme l’organisation des vacances, les prestations pour les enfants, ne serait pas reconduit, quelle que soit sa couleur syndicale. Les questions économiques (emploi, salaire) occupent aussi un temps important. Et en discutant avec les équipes syndicales, on commence à constater que les questions de santé au travail deviennent le parent pauvre de l’activité — comme on l’avait prédit. Même pour les salariés ce n’est pas une priorité : les syndicats sont plutôt attendus sur les activités sociales, les salaires, l’emploi — pour le dire vite. Le CSE va encore arriver à gérer deux choses. Premièrement, toutes les réorganisations et restructurations qui vont impacter la sécurité : il y a une obligation à consulter le CSE donc les camarades vont s’y intéresser a minima. Sur les accidents du travail graves et visibles, l’équipe syndicale va aussi être sur le terrain. Par contre, les risques qui sont moins visibles — risques psychosociaux, expositions aux agents chimiques, usure professionnelle liée à des postures contraignantes, etc. —, ne sont pas dans le haut des priorités et donc souvent non traités.

[A., 20 ans, est venu de Bulgarie pour travailler et aider sa mère : il travaille comme marbrier | Loez]

Et l’arrivée du Covid dans tout ça ?

 

C’est un exemple intéressant. Dans un premier temps on a eu énormément d’appels : sur les masques, la décontamination. Mais en fin de compte, sur la Seine-Maritime, il n’y a, à notre connaissance, aucune enquête de CSE sur les causes des clusters professionnels. Dans un hôpital du département, ils ont eu plus de 150 cas de Covid dans le personnel, des tracts et des mobilisations, mais pas d’enquête ni de demande d’expertise pour risque grave. Ils pourraient utiliser un droit à l’expertise pour qu’un expert vienne investiguer le cluster : même ça, ce n’est pas fait. Parce que les camarades nous disent que dans la santé, les préoccupations sont sur les salaires, les effectifs. Dans d’autres secteurs, c’est s’occuper des collègues en chômage partiel, etc.

 

Vous dénoncez les multiples réformes qui ont porté atteinte à l’Inspection du travail, car elles auraient pour objectif de mettre au pas les inspecteurs, considérés comme trop indépendants. Vous relevez aussi de nombreuses pressions subies par les inspecteurs de la part du ministère… Pouvez-vous expliquer ?

« Le ministère nous demandait clairement de ne pas appliquer le Code du travail au début de la pandémie. »

Avant le Covid, les pressions portaient plutôt sur l’orientation des actions de contrôle selon les priorités du ministère du Travail. Comme la question du travail illégal : c’est pas vraiment le sort des travailleurs qui les intéresse, mais plutôt d’assurer la concurrence libre et non faussée (des boîtes utilisent des sous-traitants avec des rémunérations européennes plus faibles que celles des conventions collectives). Ce n’est pas le fait que les salariés soient payés en dessous qui les préoccupe. On a de plus en plus de campagnes du ministère qui n’ont pas vraiment de sens : faire tant de contrôles sur telle problématique, pour faire du comptage d’actions. Mais peu importe la qualité du contrôle et son effectivité, on ne se demande pas si l’Inspection du travail a été efficace, si elle a les moyens humains et juridiques de travailler. Puis, lors de la crise du Covid, il y a eu l’affaire Anthony Smith — notre collègue qui a été suspendu pour avoir fait son boulot2. Le ministère nous demandait clairement de ne pas appliquer le Code du travail au début de la pandémie. Toute la hiérarchie — le directeur général du travail, les directeurs régionaux — considérait que les masques FFP2 n’étaient pas nécessaires : on nous demandait d’appliquer une politique qu’on décrit comme criminelle. En vingt ans de carrière, ça n’avait jamais été aussi loin que ça !

 

Vous avez réagi comment, du coup ?

 

On a eu une campagne intersyndicale sur la situation de notre collègue d’Anthony Smith, suspendu pour avoir engagé une procédure judiciaire contre une entreprise qui ne protégeait pas ses aides à domicile. La presse en a parlé. Mais on est loin d’avoir gagné : le ministère a reculé partiellement, mais le collègue reste muté pour une faute disciplinaire qu’il n’a pas commise. Il est clair que ça a douché plein d’autres collègues, qui sont assez terrorisés. Et pas seulement sur le Covid, mais aussi dans des dossiers où il faudrait rappeler de manière forte certaines règles à des entreprises. Des collègues nous disent qu’ils ne feraient plus ce qu’ils auraient fait il y a cinq ou dix ans quand ils sentent que le dossier est sensible, notamment avec des entreprises proches du pouvoir. Alors que là, je ne parle que de situations où le droit du travail est clair, explicite, où les sociétés sont en infraction, etc.

[Mamadou Marcizet a cofondé Riders Social Club, une entreprise de livraison à vélo | Loez]

 

Vous avez un exemple ?

 

À Renault Sandouville, les salles de repos étaient trop petites pour respecter les gestes barrières. La direction a eu la bonne idée de faire manger les gens dans les ateliers, où sont utilisés des produits chimiques. Il y a un risque Covid, mais c’est quand même un environnement avec des cancérogènes ! L’inspectrice du travail les a mis en demeure de respecter la réglementation qui interdit de manger dans les locaux de travail, notamment là où sont utilisés des produits dangereux. En pratique, ça passe par la location de bungalows, les mettre sur le parking, pour en faire des salles où les travailleurs puissent manger. En toute illégalité, l’administration a annulé la mise en demeure pour faire plaisir à Renault. Quelques semaines après, la CGT saisissait le tribunal judiciaire du Havre, qui a suspendu la reprise d’activités de l’usine parce que le risque Covid était mal géré. Le jour même de la décision, Murielle Pénicaud, la ministre du travail de l’époque, disait dans la presse qu’il n’y avait pas de risque sanitaire à Renault Sandouville… On avait déjà vu ce genre de décision politique, qui déjuge le travail des agents de terrain, sur des licenciements de salariés protégés, sur des licenciements économiques — je pense à l’affaire de la chemise à Air France. C’est choquant, mais on sait que ce sont des dossiers politiques. Là, on joue avec la vie des travailleurs et des travailleuses alors que la réglementation est claire.

 

Vous avez pointé la responsabilité de l’État en affirmant : « La politique du ministère du Travail en matière d’amiante est une politique criminelle qui continue aujourd’hui d’exposer de dizaines de milliers de travailleurs à un cancérogène qui continue de tuer. » Pourquoi ?

« On intervient trop souvent une fois que les blessés et les morts sont là. »

Effectivement, je confirme ces propos. Il y a la responsabilité de l’État avant 1997 : depuis au moins 1930–1940, il est clair que l’amiante est responsable de milliers de morts. L’État le savait depuis des décennies. En 1997, il y a interdiction d’utiliser l’amiante comme matériau neuf, mais elle est là. Dans tous les bâtiments construits avant 1997 — des usines, des écoles, des logements, etc. — il y a de fortes chances qu’il y ait de l’amiante. On ne sait pas forcément où, mais plus on cherche, plus on va en trouver. Pourquoi je réaffirme que l’État a une politique criminelle ? À la différence de certains sujets qui font débat, il y a un consensus scientifique sur le fait que l’amiante est un cancérogène sans seuil : on peut avoir été très peu exposé, à des quantités très faibles, et développer 20, 30 ou 40 ans après un mésothéliome (cancer de la plèvre). Il y a des veuves d’ouvriers du bâtiment qui ont été femmes au foyer toute leur vie, exposées seulement par le bleu de travail de leur mari qu’elles lavaient, et qui ont été victimes de l’amiante. Malgré ce consensus scientifique, le Code de la santé publique n’impose pas de travaux obligatoires dès lors qu’il y a moins de cinq fibres par litre d’amiante dans l’air. Alors que ce sont des proportions qui vont tuer à termes des travailleurs et des travailleuses. D’ailleurs il y a un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) considérant qu’il faudrait mesurer des fibres qui aujourd’hui ne sont pas comptées dans les cinq fibres par litre. Un rapport du Haut conseil de la santé publique dit que ce taux n’a plus de sens et qu’il faudrait le baisser… Mais le ministère du Travail ne prend pas les mesures pour protéger les travailleurs. Et ce n’est pas le seul produit pour lequel il y a des taux dans le Code du travail qui sont bien supérieurs à ceux dans d’autres domaines. Le conseil d’État a d’ailleurs récemment exigé que la valeur limite concernant les poussières soit abaissée.

 

Vous avez aussi mis en cause la responsabilité de l’État sur le dossier de l’entreprise Saipol à Dieppe : vous avancez qu’un défaut de contrôle a causé la mort de deux personnes en 2018.

 

Je précise : quand on dit « responsabilité de l’État », ce n’est évidemment pas la responsabilité des collègues. À l’Inspection du travail de Dieppe, ils ne sont plus que deux depuis quelques mois, ce n’est donc pas une responsabilité individuelle. Ce qu’on a voulu mettre en avant, en tout cas au titre de la CGT, c’est un accident assez surréaliste. Souvent, il y a des accidents du travail qui trouvent leur cause dans une infraction imputée à l’employeur. Là ce n’est pas une infraction, mais un nombre considérable ! La direction de l’entreprise Saipol a demandé aux salariés sous-traitants de continuer à travailler alors que tous les signaux montraient qu’il y avait un risque d’explosion. C’est tellement flagrant que je ne trouve pas les mots pour le dire ! Il ressort des investigations menées par les services de police qu’on aurait pu découvrir ces infractions avant si les services de l’État et l’Inspection du travail avaient eu les moyens humains de faire les contrôles nécessaires. Il y a pratiquement un millier d’entreprises à visiter par agent, et sur un établissement comme Saipol, il y a plein d’autres risques que l’explosion : risque chimique, chute de hauteur, incendie… L’Inspection du travail a réussi à investiguer et a eu un rôle assez prépondérant sur la mise de œuvre de l’action pénale contre la direction de Saipol. Par contre, on intervient trop souvent une fois que les blessés et les morts sont là. Si on n’était pas 1 800 sur le territoire, mais je ne sais pas combien de fois plus, on serait peut-être davantage en capacité d’éviter les morts. C’est dans ce sens là que la question de la responsabilité de l’État est posée.

[Travail d'abattage d'arbre à Pantin | Loez]

la CGT ne pouvait pas rester seule. On savait comment ça s’était passé à AZF : le patronat et le gouvernement allaient vouloir opposer les syndicats de travailleurs aux riverains, à ceux qui défendent l’environnement. Donc on s’est dit qu’il fallait travailler avec tout le monde, même si on n’allait pas être d’accord sur tout. Dès le lendemain, on a proposé un premier appel à manifester dans lequel il y avait déjà toutes les revendications reprises par le collectif unitaire : protéger les travailleurs, les riverains et la planète, obtenir justice et vérité sur le dossier, avoir un suivi médical des travailleurs et des populations exposées. Le collectif est composé d’organisations syndicales (CGTFSU, Solidaires, le syndicat des avocats de France, la Confédération paysanne, un syndicat de médecins), d’associations (Greenpeace, Attac, FNE, Génération future, Alternatiba, les Jeunes pour le climat), de partis politiques — en gros toutes les formations à la gauche du PS. Le collectif se réunit une fois par mois, sort un bulletin mensuel. Récemment on a manifesté à l’occasion des dix-huit mois de la catastrophe, on re-manifestera pour les deux ans au mois de septembre. On continue d’interpeller sur les questions de suivi médical, sur les réglementations insuffisantes, on suit avec attention la procédure pénale. Donc c’est un collectif qui vit, même s’il y a parfois un petit sentiment d’usure. Mais on est attaché à essayer de faire le lien : ici c’est Lubrizol, à Paris c’est la cathédrale Notre-Dame avec le plomb, à Fos sur Mer c’est la pollution pétrochimique, etc. Il faut arriver à faire la jonction de tous ces collectifs qui militent sur la question du risque industriel, en essayant d’intégrer à la fois les gens qui travaillent dans les usines et ceux qui sont à l’extérieur. Mais ce n’est pas simple. On est aussi en lien avec les camarades qui suivent la situation à Toulouse, car il y aura les vingt ans de l’explosion d’AZF. On espère qu’il y aura une manifestation qui ne soit pas que commémorative, mais qui prenne aussi un axe revendicatif. Parce qu’il n’y aura que dans le « tous ensemble contre les risques industriels » qu’on sera en capacité de faire pression a minima pour renforcer la législation, pour obtenir que les industriels arrêtent de jouer avec nos vies.

 

L’une des difficultés est celle du temps long lié à certains risques : quelques jours après l’incendie de l’usine Lubrizol, un article intitulé « Lubrizol : la catastrophe n’a pas (encore) eu lieu » était publié…

 

 

… Un très bon texte de Renaud Bécot, oui ! Sur la partie historique, il explique comment la réglementation censée nous protéger est surtout une réglementation qui protège les intérêts des industriels. S’il n’y a pas de pression de notre part, il n’y aura pas de poursuites, ou des condamnations tellement dérisoires que ça s’apparente à de l’argent de poche pour les multinationales, à un droit à polluer.

[Port de pêche du Guilvinec, Bretagne, 2008 | Loez]

L’auteur pointait aussi le fait que les maladies et les cancers, on les verrait arriver dans plusieurs années. Quand les salariés se rendent comptent qu’ils sont malades, ils ne sont peut-être plus à l’usine.

 

Voire ils ne savent même pas qu’ils sont malades du travail ! Par exemple, dans le cas des anciens verriers de Givors3, ils se sont aperçus des maladies après la fermeture de l’usine. Ils ont pris conscience du risque auquel ils étaient exposés « grâce » à ça. Quand des travailleurs apprennent qu’ils ont un cancer ou une pathologie grave, je ne peux pas m’empêcher de leur poser des questions : quel type de cancer ? est-ce qu’ils ont cherché un lien avec le travail ? Même des militants syndicaux ne pensent pas à chercher. Et les médecins de ville demandent rarement quelle activité professionnelle vous faites. Si vous leur dites votre métier, ils ne vous interrogent pas sur les conditions dans lesquelles vous faites ce métier, les produits que vous avez utilisés. On a donc surtout des malades qui s’ignorent et ne se rendent pas compte des causes. C’est vrai pour les cancers, mais aussi pour les troubles musculo-squelettiques. Par exemple, toutes les études de médecine disent qu’à moins de faire du tennis 5 à 6 heures par jour, si le canal carpien est abîmé, c’est dû au boulot. Or, sur 130 000 opérations du canal carpien par an, il y en a environ 12 000 qui sont reconnues en maladie professionnelle ! Donc il y a un taux de sous déclaration de 90 %. C’est un problème majeur que personne ne veut voir. Ça arrange bien le ministère du Travail et le patronat que tout ça soit payé par la Sécurité sociale et non par la caisse assurance accidents du travail et maladie professionnelle. Ça augmenterait ce qu’ils appellent le « coût du travail » ! Donc on peut laisser les travailleurs crever au boulot, il ne faut pas qu’ils sachent que c’est le boulot qui les tue.

 

 

 

Après vingt ans dans l’Inspection du travail, avez-vous vu une évolution sur la nature des maladies professionnelles et des souffrances au travail ?

« Il y a parfois des situations où les collègues ne voient pas les malades. 

Sur la partie risque psychique, on voit une grosse différence — que ce soit pour le secteur public ou privé. Avant l’Inspection du travail, j’ai travaillé dix ans dans le privé, y compris dans des grosses boîtes, donc j’ai aussi ce recul là. Le pilotage par objectifs a augmenté, la mise en concurrence des uns avec les autres aussi, le système de primes est devenu individuel, etc. Tout ça pèse de plus en plus sur le mental des salariés. D’autant que reconnaître sa souffrance au travail n’est pas facile. Même à l’Inspection du travail, il y a une multiplication de situations où les collègues, enfin, reconnaissent qu’ils n’en peuvent plus. Ils se rendent compte que ce n’est pas qu’eux le problème, mais bien le cadre de travail. Je ne sais pas comment on va sortir de cette crise du Covid, avec le télétravail qui s’est généralisé et s’est ajouté à tout ça. Pour les salariés en télétravail, c’est terrible. Et ceux qui sont restés à leur poste ont travaillé plus : la productivité a augmenté car ils ont dû faire avec des collègues absents. Combien de temps ils vont tenir ? Beaucoup de syndicats sont encore partiellement « confinés », ce qui n’aide pas.

 

Vous avez affirmé que « l’ensemble du monde du travail ne peut pas bénéficier de ce service public qui devrait être au service d’une réglementation censée protéger les travailleurs ». De même que certains salariés sont hostiles aux syndicats, on imagine que certains voient l’Inspection du travail d’un mauvais œil. Comment « travailler » avec ces personnes-là ?

 

Ça prend du temps. Un exemple : dans le secteur du bâtiment, on a le pouvoir d’arrêter temporairement les travaux en hauteur s’il y a un risque de chute mortelle. Ça crée toujours débat avec des travailleurs qui sont souvent dans le déni du risque ; ils ont l’impression qu’on est là contre l’activité. Bien sûr il y a eu des engueulades, des énervements de la part de travailleurs. On essaye de leur faire prendre conscience que s’il manque un garde-corps, un filet, il y a un risque de chute à 5 mètres de haut… Si un couvreur ou un cordiste avait vraiment conscience des risques réels au quotidien, il ne pourrait pas aller bosser, il aurait la boule au ventre. Donc il y a un déni du risque du point de vue du travailleur. Quant il s’agit de cancérogènes, c’est plus compliqué. Il y a parfois des situations où les collègues ne voient pas les malades. Ils ont d’abord des maladies, ils sont arrêtés (quand les médecins font le nécessaire en terme de diagnostics), certains pensent qu’il y a un lien avec le travail, mais ils sont déjà arrêtés depuis 6 mois, un an, deux ans… et ont peu de lien avec le collectif de travail. Quand on a l’impression que l’inspecteur du travail fait du pinaillage parce que la valeur limite de tel produit est tout juste dépassée, on leur dit d’une part qu’ils risquent d’attraper le cancer — et ils ne veulent pas entendre ça —, d’autre part leur patron dit « N’écoutez pas l’Inspection du travail sinon on va fermer l’usine ». Le Giscop 93 travaille sur ces questions et démontre que pour plusieurs types de cancers, les expositions professionnelles sont prépondérantes. En Italie, la justice va chercher parmi les malades, reconstituer leur carrière professionnelle pour voir si la maladie ne peut pas provenir du travail ou des pollutions industrielles. En France, on n’est pas capable de faire ça ! Il y a énormément de cancers, on nous rabat que les causes sont le tabac et l’alcool, alors que si on cherchait on verrait sûrement que des atteintes sont liées à des expositions professionnelles ou environnementales.

Simone R. a travaillé toute sa jeunesse dans la ferme de ses parents avant d'être embauchée à 14 ans comme "bonne de ferme" puis, plus tard, comme "femme à tout faire" auprès d'une famille bourgeoise | Loez]

Vous avez été exclu du Comité régional d’orientation des conditions de travail (CROCT) et de l’Observatoire du dialogue social début 2019. Pour quelles raisons ?

 

Ce n’est pas le fait que je sois dans ces organismes qui dérange le ministère du Travail. Je suis connu pour ma franchise, pour dire les choses dans la presse quand ça ne va pas, pour avoir un mandat interprofessionnel à la CGT, faire des communiqués. Ce qui les embête, c’est qu’à travers des dossiers comme Saipol ou Lubrizol, on a pris un point de vue ne mettant pas seulement en cause le patronat, mais aussi l’État au plus haut niveau. Alors, c’est toujours juste de taper sur les grandes multinationales ou sur les patrons de PME qui ne respectent rien. Mais au fur et à mesure des dossiers, on a mis en évidence les manquements de l’État — qui doit garantir la protection effective de la santé des travailleurs. Ça, ça ne plaît pas. Cracher sur Total ou Renault, je ne dis pas que ça fait plaisir au ministère du Travail, mais critiquer l’État pour son inaction, dénoncer le fait qu’il est responsable de milliers de morts et de malades professionnels qu’on pourrait éviter avec des actions de prévention, des renforcements d’effectif, des moyens juridiques, c’est la limite. Sur le cas France Télécom, on aurait pu faire quelque chose. Certes, il y a eu un procès et une condamnation de l’entreprise mais aujourd’hui on retrouve partout la politique de management de France Télécom ! Elle est dans plein de boîtes, dans plein de services publics… Donc aujourd’hui la punition c’est d’être viré du CROCT, de l’Observatoire, puis réintégré, reviré… On va continuer cette bataille juridique mais ces exclusions sont un moyen de mettre la pression indirectement sur nos collègues — comme avec la suspension d’Anthony Smith. Pour les plus jeunes, y compris des copains de la CGT, de Solidaires, de la FSU, ça a des répercussions.

 

Avec les taux de chômage qu’on connaît, la précarité, le chantage à l’emploi n’est pas anecdotique. Dans les combats pour la santé au travail, le nœud le plus difficile à dénouer semble être celui entre le travail et les circonstances dans lequel il s’exerce. N’est-ce pas finalement la question de ce qu’on veut produire et dans quelles conditions, qu’il faudrait poser de manière plus profonde ?

 

Oui, c’est ce qu’on essaie de faire dans nos réunions syndicales. On tente de renouer avec les sources d’un syndicalisme révolutionnaire, un syndicalisme de transformation sociale. On sera toujours là sur la question de l’emploi, des salaires, de la durée de travail — les revendications immédiates. Mais quel est le sens du travail si c’est pour produire des choses qui tuent la planète ? Que les ouvriers et ouvrières se tuent au travail, n’arrivent pas à l’âge de la retraite ou soient malades ? C’est loin d’être simple dans la CGT, mais il y a une prise de conscience qu’il faut articuler les revendications immédiates avec la perspective de transformation de la société. Avoir une CGT qui se définit comme anticapitaliste — un mot qu’on utilise dans les manifs, dans nos tracts — pose moins de problème aujourd’hui que dans les années 1990. Il faut être utopiste, d’une certaine manière ! Quel modèle de société ? comment ça fonctionne ? Je ne sais pas s’il faut l’appeler le communisme, le socialisme, certains l’appellent l’autogestion, d’autres encore une société débarrassée du capitalisme… Quoi qu’il en soit, le fait de revenir sur ces notions va dans le bon sens. Mais le rapport de force est extrêmement compliqué.


Photographie de bannière : Loez
Photographie de Gérald le Corre : France 3 Normandie


  1. En cumulant ceux qui étaient CHCSTCE et DP, par rapport à ceux qui sont CSE.
  2. Dans la Marne, en pleine première vague de Covid, l’inspecteur du travail Anthony Smith exigeait que les salariées d’une association d’aide à domicile disposent de protections (comme des masques). En avril 2020, il est mis à pied par sa hiérarchie, puis a ensuite été sanctionné par une mutation.
  3. Voir Qui a tué les verriers de Givors ?, de Pascal Marichalar, La Découverte, 2017.

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Au beau milieu de l'été, mobilisation record des opposants au pass sanitaire

Manifestation contre le pass sanitaire à Brest, le 7 août 2021.

RT France

Nouveau record pour les opposants au pass sanitaire, qui ont rassemblé près 237 000 manifestants en France dont 17 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, afin d'exprimer leur hostilité aux mesures gouvernementales anti-Covid.

237 000 manifestants dont 17 000 à Paris, selon les chiffres annoncés par le gouvernement. C'est un nouveau record pour les opposants au pass sanitaire et à l'obligation vaccinale pour les soignants. Après une mobilisation nationale d'ampleur le 31 juillet, ceux-ci ont remis le couvert ce 7 août, au surlendemain du verdict rendu par le Conseil constitutionnel sur le projet de loi promu par le gouvernement afin d'accélérer la campagne de vaccination en France. 

Après avoir rassemblé 114 000 manifestants le 17 juillet, 161 000 le 24 et 204 090 le 31 (toujours selon les chiffres du gouvernement, accusés d'être sous-évalués par les manifestants), la mobilisation nationale contre le pass sanitaire a donc franchi un nouveau cap en faisant descendre dans la rue plus du double de manifestants que quatre semaines plus tôt.

«Macron, ton pass on n'en veut pas !»

Comme les trois samedis précédents, des points de ralliement ont été observés dans presque 200 villes, où ont de nouveau résonné des slogans tels que «Liberté !», «Macron, ton pass on n'en veut pas !» ou encore «Ne touchez pas à nos enfants !». Des prises de paroles en public aux pancartes vindicatives, sans oublier l'hymne national entonné spontanément à plusieurs reprises dans certains défilés, cette nouvelle journée de mobilisation nationale s'est globalement déroulée dans de bonnes conditions, à l'exception d'éphémères tensions dans la capitale et de quelques échauffourées constatées dans d'autres villes comme Lyon ou encore Toulouse.

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https://francais.rt.com/france/89386-mobilisation-nationale-contre-pass-sanitaire-franchit-nouveau-cap

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De la part de notre camarade Catherine :


 

Hôpital public en danger !  Améliorer conditions de travail des soignants

 

    Je signe en un clic    

 

Auteur : Chris Roux

Les conditions de travail de nos soignants doivent être améliorées , les patients mieux écoutés pour une meilleure qualité de soin ! Stop à ces dysfonctionnements et ce manque de transparence…

Attention à l’effet boomerang que peut provoquer cette fracture entre vaccinés et non vaccinés contre le Covid-19 et ses nouveaux variants !

Comment vont s'organiser les hôpitaux à partir du 15 septembre avec la mise en place de L'obligation de vaccination et l'extension du pass sanitaire ?
Pendant cette période de pandémie le manque de  transparence concernant le fonctionnement de certains hôpitaux publics a été observé ! manque de coordination, prise de mesures sélectives ... certains patients atteints de longues maladies et autres en ont subi  les conséquences ..dans l’ombre.... que de souffrances… combien de familles ont été touchées ?

À partir du 15 septembre, des contrôles seront effectués  et des sanctions pourront être prises à l'encontre des personnels non vaccinés dans les délais impartis.... ce qui risque de générer de vives réactions !

inquiétude de la part des patients et de leurs proches concernant la mise en place de l'extension du pass sanitaire et des risques de dysfonctionnements occasionnés au sein des équipes médicales et du personnel déjà suffisamment éprouvés !

Nous attendons des réponses ... pour la mise en place de mesures adaptées !

Aussi je lance cet appel pour alerter et mobiliser le maximum de signataires afin d’apporter un soutien à tous ceux et celles directement concerné(es) par les conséquences liées à ces dysfonctionnements ! 

Agissons ! montrons notre désapprobation ! Notre système de santé doit être amélioré ! Combien de patients en on subi les conséquences pendant cette période de pandémie ? Nous attendons la mise en place de mesures concrètes  !


 

les conditions de travail de nos soignants doivent être améliorées…les patients et leurs proches écoutés pour une meilleure qualité soin… surtout en cette période de pandémie !

Merci pour votre soutien

 

 

 

    Voir la pétition    

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L'Intersyndicale KNORR DUPPIGHEIM UNILEVER
L'Intersyndicale KNORR DUPPIGHEIM UNILEVER
L'Intersyndicale KNORR DUPPIGHEIM UNILEVER
L'Intersyndicale KNORR DUPPIGHEIM UNILEVER
L'Intersyndicale KNORR DUPPIGHEIM UNILEVER
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Hausse du prix des vaccins, milliards de profits : Pfizer et Moderna se gavent en plein rebond épidémique

Selon le Financial Times, Pfizer et Moderna augmentent le prix de leurs vaccins en Europe à l’heure où elle craint une énième vague pandémique. Plus que jamais, il est urgent d’exiger la levée des brevets pour que ce ne soit pas à nous de payer cette crise pendant que les entreprises pharmaceutiques se remplissent les poches !

Expropriation des capitalistes !

Photos d’archive d’Albert Bourla, PDG de Pfizer. Crédits : AFP

Le Financial Times a révélé ce dimanche un scandale autour des prix des vaccins après avoir eu accès aux contrats entre l’Union Européenne et les laboratoires Pfizer et Moderna. Dans le cadre de négociations confidentielles, les deux parties auraient décidé d’augmenter les prix de leurs vaccins contre le Covid-19 : la dose de vaccin Pfizer passerait ainsi de 15,5 euros à 19,5 euros et la dose de vaccin de Moderna de 19 euros à 21, 5 euros. Ce type d’augmentation n’est pas nouveau ; il y a quelques mois, Pfizer avait déjà augmenté le prix de son vaccin de 25%, passant le prix de la dose de 12 euros à 15,50 euros.

Alors que les entreprises pharmaceutiques font déjà des profits faramineux au détriment de nos vies, ce n’est jamais suffisant. Selon un article du Capital : “Fin juillet, le laboratoire Pfizer prévoyait d’écouler cette année pour 33,5 milliards de dollars (28,23 milliards d’euros) de vaccins contre le Covid-19, soit bien plus que les 26 milliards de dollars (21,91 milliards d’euros) sur lesquels le groupe tablait deux mois plus tôt. Moderna tablait, en mai, sur des ventes annuelles de 19,5 milliards de dollars (16,43 milliards d’euros)”.

Ceci arrive dans un contexte où l’Europe craint une énième vague causée par le variant Delta, contre lequel ces vaccins ont prouvé leur efficacité. Les entreprises pharmaceutiques ont évidemment profité de cette nouvelle pour essayer de se remplir les poches, avec l’aval de l’UE. En effet, cette augmentation s’est faite grâce à un accord avec l’Union Européenne qui, depuis le début de la crise sanitaire, a montré qu’elle fera tout pour bien aménager les profits des entreprises privées, à l’image de leur vote contre la levée des brevets. Une réalité qu’ils cherchent à cacher dans des cadres où règne la plus grande opacité, soumis à des contrats de confidentialité qui ne leur “permettent” pas de rendre public le prix des vaccins.

Avec la révélation de ce scandale par le Financial Times, l’AFP a contacté les entreprises pharmaceutiques, qui n’ont pas réagi, tandis que la Commission européenne s’est cachée derrière la confidentialité des contrats pour ne pas avoir à se prononcer sur le sujet, et, comme le dit un article de LCI : “Elle a toujours refusé de communiquer les prix des vaccins”. Ce à quoi un autre article rajoute : “En mai, l’UE avait passé un nouveau contrat pour pour acheter jusqu’à 1,8 milliard de doses de vaccins à BioNTech-Pfizer livrables jusqu’en 2023, sans en révéler le prix.”. À la fin, toutes ces négociations faites dans les coulisses, et cette volonté de garder le savoir scientifique privé ne font qu’alimenter la défiance de la population vis-à-vis du vaccin, qui est pourtant un moyen clé pour en finir avec la pandémie du Coronavirus.

De plus, cette augmentation est sûrement conditionnée à un accès prioritaire aux vaccins, à l’heure où l’Europe craint une flambée épidémique à cause du variant Delta, et envisage même une troisième injection selon le Figaro. Encore une fois, le grand décalage entre les pays riches et les pays pauvres dans l’accès au vaccin est alarmant, comme le montre l’annonce de la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, qui annonçait en juillet disposer d’assez de doses pour vacciner 70% de la population adulte. Cet accord ouvre également la voie à ce que ce genre d’augmentation se généralise, ce qui rendrait l’accès au vaccin encore plus difficile pour les pays plus pauvres, et qui font face à d’autres variants comme le bêta.

Dans ce sens, plus que jamais, il est urgent d’exiger la fin de la propriété privée sur le savoir scientifique, avec la levée des brevets, et l’expropriation des laboratoires pharmaceutiques sous contrôles des travailleurs. Ce sont les travailleurs en première ligne, qui ont les mêmes intérêts que la population, les seuls en qui nous pouvons avoir confiance, et non pas en ceux qui ne cherchent qu’à faire plus de profit sur cette crise sanitaire. Ce n’est que comme ça que nous en finirons une fois pour toutes avec les ravages de cette pandémie et que les savoirs scientifiques seront mis au profit du plus grand nombre, et ce dans tous les pays.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le conseil constitutionnel doit invalider les mesures

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Nous le redisons : c'est l'entreprise de division de Macron, les mensonges successifs, l'association de la réplique sanitaire aux attaques contre les droits des travailleurs, le refus d'en finir avec les brevets couvrant les profits de la grande industrie pharmaceutique ... qui aliment les comportements antivax irrationnels!

Bataille pour la vaccination volontaire ET lutte pour les droits des travailleurs, mise en échec des contre-réformes auxquelles Macron n'a pas renoncé, c'est une seule et même chose !

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Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

C'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le décès de notre camarade Aimé HALBEHER.

Après le départ récent de Roger SILVAIN c'est toute une génération ouvrière qui s'en va après avoir puissamment marqué et incarné l'intervention de la classe ouvrière  dans la vie politique et sociale de notre pays.

Notamment dans les grandes grèves et les occupations de 1968.

Des destinées de militants et d'hommes étroitement associées aux conquis sociaux arrachés par la lutte contre le patronat et l'oligarchie.

Des hommes restés fidèles jusqu'au bout à leurs convictions de jeunesse et à leur classe!

 

 

 

A plusieurs reprises ces dernières années face aux calomnies habituelles colportées contre le mouvement ouvrier organisé pour l'affaiblir et le discréditer nous avions donné la parole à Aimé à notamment propos de ce qui s'était passé à RENAUL- Billancourt et à propos de la tentative de réhabilitation du collabo Louis Renault :

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/05/mai-68-a-renault-billancourt-interview-d-aime-halbeher-jeune-secretaire-de-la-cgt-de-l-entreprise-a-l-epoque.html

 

https://www.facebook.com/frontsyndicaldeclasse/posts/4096599207061776?comment_id=4096962040358826

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/05/mai-68-raconte-par-des-ouvriers-rfi-donne-la-parole-a-roger-silvain-et-aime-halbeher-8.html

 

Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits!

Publié le par FSC

Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits!
Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits!
Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits!

En mai 1968 Aimé Halbeher est le jeune secrétaire général du syndicat CGT de Renaul- Billancourt.

Dans les médias, chez les journalistes et les détracteurs de la CGT la chose est entendue : " G. Séguy s'est fait hué par les travailleurs à l'ile Seguin".

A force de le répéter depuis plus de 50 ans ils ont fini par y croire ... ou faire semblant. 

C'est qu'il s'agit d'abord d'instiller le doute et de dénigrer la principale centrale syndicale de ce pays et de l'affaiblir!

Notre ami et camarade Aimé Halbeher rétablit donc les faits.

Les falsificateurs tiendront-t-ils compte de cette mise au point comme le voudrait le respect des faits et de la réalité ?

 

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Notre camarade G. Seguy nous a quittés. Son décès provoque la plupart du temps des réactions positives et élogieuses à son égard mais aussi des calomnies inadmissibles. En tant que secrétaire général du syndicat CGT à l’usine Renault-Billancourt en 1968, je tiens à rétablir la vérité sur l’une des nombreuses falsifications de l’histoire qui sont encore reprises par des médias, hommes politiques ou historiens. Elle concerne l’attitude de la CGT et de son secrétaire national G Seguy durant la grande grève qu’à connu la France en mai et juin 1968.

Selon eux, G. Seguy serait venu le 27 mai 1968 chez Renault à Billancourt à la fin des discussions de Grenelle pour appeler à la reprise du travail. Il aurait été hué et sifflé par les grévistes.

Cette grève a concerné 9 millions de salariés. Elle fut victorieuse et elle modifia le rapport des forces social pendant de longues années en faveur des salariés qui en profitèrent pour augmenter le nombre d’acquis sociaux obtenus en 1968.

La première moisson des succès notamment l’augmentation générale des salaires de 10% (+ 35% pour le SMIC), la réduction du temps de travail sans perte de salaire, la reconnaissance du droit syndical dans les entreprises, le paiement des jours de grève, etc… s’est concrétisé au cours des discussions de Grenelle réunissant le 26 et 27 mai les centrales syndicales ouvrières, le gouvernement gaulliste et les dirigeants du patronat.

Lorsque les discussions se sont terminées, il est environ 6h du matin. Je suis informé par les radios du constat des discussions. Nous avions convoqué la totalité des salariés de l’usine à un rassemblement dans l’Ile Seguin pour les informer de ces résultats et décider ensemble de la conduite à tenir concernant notre grève avec occupation qui dure depuis 10 jours. A l écoute des résultats, j’apprécie leurs portées positives pour des millions de salariés notamment dans les PME mais aussi le tremplin qu’ils nous offrent chez Renault pour imposer l’ouverture des discussions sur la plate forme revendicative votée le 17 mai par 25000 salariés lors de leurs décisions d’engager une grève générale avec occupation.

Je prends contact avec mes camarades de la direction du syndicat qui sont unanimes pour estimer que les salariés qui occupent l’usine, eux aussi informés par leurs radios dans les piquets de grève, pensent que le constat de Grenelle avec ses importants acquis mais aussi ses insuffisances ne répondent pas, loin s’en faut, aux exigences formulées par le personnel de Renault Billancourt lors de leur décision d’engager la grève générale.

Quelques exemples parmi d’autres :

 

-nous demandions que pas un revenu mensuel ne soit inférieur à 1000 frs par mois dans le groupe Renault or, malgré son augmentation de 35 %, le salaire minimum mensuel en France, après Grenelle, atteindra 650 frs

-nous exigions la suppression des contrats provisoires (déjà du CDD !), la suppression des sanctions anti grève sur les primes, la suppression des déclassements en cas de changements de poste et du système de salaire liés à la machine.

 

*Autant de questions très sensibles pour des milliers d’employés et d’ouvriers.Ce n’est pas à Grenelle que l’on pouvait régler cela mais à Billancourt !

 

Le rassemblement a lieu à 9h du matin. J’apprends que G. Séguy viendra rendre compte du constat de Grenelle avec Benoit Frachon aux 25000 salariés présents. Il n’était évidemment pas question pour eux d’appeler les salariés de Renault à cesser ou poursuivre leur grève.

 

En les attendant je suis chargé par la direction du syndicat CGT de l’usine, et en accord avec la CFDT et FO de présenter brièvement les principaux résultats de Grenelle que nous connaissions mais surtout de fustiger la direction de l’usine et le gouvernement qui refusent d’ouvrir les discussions. En conséquence, je propose au vote des travailleurs la poursuite de la grève reconductible avec occupation aussi longtemps que ces négociations ne se seront pas tenues.L’immense majorité des salariés présents acclame et vote la poursuite de la grève.

G. Séguy apprend cette décision lors de son arrivée en voiture à Billancourt.

Par conséquent la poursuite de la grève s’est décidée avant l’arrivée de G. Seguy.

Cette décision n’a pas concerné le résultat de Grenelle mais l’obstination de la direction et du gouvernement à refuser toute discussion. Les grandes entreprises, notamment dans l’automobile, Renault, Peugeot, Citroën ne négocieront que vers le 20 juin 1968.

G. Séguy avec B. Frachon présentent aux salariés de Renault les conditions dans lesquelles se sont déroulées les discussions et déplorent au passage, que contrairement à 1936, l’unité syndicale a cruellement fait défaut. G. Séguy précise qu’aucun accord signé n’est intervenu. Il s’agit d’un constat de discussion qu’il faut améliorer dans chaque entreprise.

Il présente les acquis sociaux obtenus sous les applaudissements nourris et les revendications insuffisamment satisfaites ou totalement insatisfaites sous les huées adressées au patronat et au gouvernement.

G Séguy déclare : « il appartient aux travailleurs en France de se prononcer démocratiquement sur la suite à donner à leur grève comme vous venez de le faire tout à l’heure ». En tout cas ajoute t-il, "cette grande et magnifique grève appartient aux travailleurs. Comme nous n’avons pas donné de mot d’ordre de grève générale, il n’est pas question pour nous d’appeler à une quelconque reprise du travail".

Pour ce qui est de la suite de la grève à Renault Billancourt, à Cléon, Le Mans, Flins, Sandouville, il faudra attendre 33 jours de grève pour aboutir à un constat de fin de grève chez Renault améliorant sensiblement les résultats de Grenelle .La reprise du travail fut votée par bulletin à 75 %.

Je crois pour en terminer que ceux qui à droite ou dans la mouvance « gauche caviar » tentent depuis près de 50 ans de salir l’action exemplaire de G. Séguy, feraient mieux de saluer celui qui, avec B. Frachon, a su, dès le début de la grève de mai 68, lui donner un contenu auto gestionnaire et démocratique.

Cette ligne syndicale nationale fut un rempart remarquable face aux tentatives classiques du patronat, de la droite ou de la gauche réformiste d’ourdir des provocations, des tentatives de récupérations pour déposséder la classe ouvrière de la direction de ses grèves et manifestations.

Ce fut encore le cas récemment lors des journées d’action contre la loi El Khomri. Mais la vigilance et l’opiniâtreté des dirigeants de la CGT ont su mettre en échec les instigateurs de provocations et conserver l’énorme sympathie de l’opinion à leur mouvement.

 

Aimé HALBEHER

Le 19 Août 2016


 

Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits!
Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

TOUJOURS plein les poches !

Et après vous vous étonnez du manque de confiance et dans les institutions, et dans le pouvoir et dans l'industrie pharmaceutique ?

 

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image d'illustration

Le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes a confirmé l'information selon laquelle Pfizer et Moderna allaient augmenter le prix de leurs vaccins en Union européenne, précisant ne pas être choqué «qu'on rémunère l'innovation».

 

 

Présent le 2 août sur le plateau de Cnews, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a réagi à l'information du Financial Times parue le 1er août selon laquelle la firme Pfizer allait augmenter le prix de son vaccin contre le Covid-19 dans le cadre d'un accord avec l'Union européenne (UE).

«Pfizer, grand laboratoire américain, il l'a fabriqué [le vaccin] grâce à une startup, allemande, européenne, qui s'appelle BioNTech. Ils ont gagné beaucoup d'argent, ça c'est clair, on pourra débattre de est-ce que c'est le bon niveau etc. [...] Mais ils ont fait une innovation énorme, ils ont pris un risque énorme, et qu'on rémunère l'innovation pour qu'elle arrive encore à l'avenir, ça ne me choque pas», a-t-il fait valoir.

«Après il y a le bon niveau d'imposition, de taxation, ça c'est un débat et moi je suis favorable à ce que l'on ait des impositions élevées quand il y a des profits élevés», a-t-il ajouté. Clément Beaune confirme l'information du Financial Times Quelques minutes plus tôt sur l'antenne de RFI, le membre du gouvernement avait confirmé l'information du quotidien britannique selon laquelle les laboratoires Pfizer et Moderna allaient augmenter le prix de leur vaccin contre le Covid-19, expliquant : «Il faut regarder tout cela de manière rationnelle, ne pas se faire avoir évidemment mais avoir des contrats plus exigeants, avec des produits adaptés aux variants probablement oui, pas seulement pour l'Union européenne, pour tous les acheteurs ce sera un peu plus cher.» 

La fuite des prix de certains vaccins anti-Covid embarrasse la Commission européenne Clément Beaune s'est toutefois gardé de préciser le montant de ces augmentations, tout comme la Commission européenne, qui conserve le silence sur les contrats passés avec les laboratoires mettant en avant une «exigence contractuelle». «Tout ce qui concerne des informations comme le prix des vaccins est couvert par la confidentialité, c'est une obligation très importante», avait par exemple affirmé Stefan De Keersmaecker, un porte-parole de la Commission, lors d'un point presse à Bruxelles le 18 décembre dernier. 

La Commission européenne n'a pas fait de commentaire quant à l'information du quotidien britannique. Selon le Financial Times, qui explique s'être procuré le contrat conclu entre les deux sociétés américaines et l'UE, le vaccin Pfizer devrait passer de 15,5 euros à 19,5 euros et celui de Moderna de 19 euros à 21,5 euros. Ces augmentations ont lieu en pleine flambée du variant Delta qui n'est pas sans soulever des préoccupations chez certains quant à l'efficacité supposée des vaccins face à ce variant. De son côté, Pfizer prévoyait fin juillet d'écouler cette année pour 28,23 milliards d'euros de vaccins contre le Covid-19, soit bien plus que les 21,91 milliards d'euros prévus deux mois plus tôt. En mai, Moderna tablait lui sur la vente annuelle de 16,43 milliards d'euros de vaccins pour lutter contre le Covid-19.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Un succès incontestable de la mobilisation syndicale de la CGT en particulier.

Mais l'oligarchie, la macronie ET l'Union européenne n'ont pas l'intention de renoncer à livrer l'énergie aux appétits financiers et aux actionnaires.

DONC VIGILANCE et préparation à la résistance et à la contre-offensive !

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Ce 28 juillet 2021, le gouvernement français a annoncé que le projet Hercule, rebaptisé « Grand EDF », qui prévoyait la scission d’EDF en deux ou trois entités, pour permettre une réforme de l’Arenh, était reporté jusqu’à la prochaine mandature présidentielle. Sur fond d’opposition avec les syndicats, le gouvernement n’est pas parvenu à s’entendre avec la Commission Européenne. Ce 29 juillet 2021, EDF a présenté ses derniers résultats financiers, avec d’importants bénéfices pour le premier semestre 2021.

Le projet de scission d’EDF en plusieurs entités repoussé après la prochaine présidentielle

Hercule, chapitre final ? Après des mois de négociation, le gouvernement vient de signer l’arrêt du projet de réorganisation d’EDF en deux ou trois entités, pour au moins un an. Ce 28 juillet 2021, le gouvernement a annoncé que, faute d’un accord avec la Commission Européenne, ce projet (baptisé d’abord « Hercule », puis renommé « Grand EDF ») ne pourrait aboutir avant la fin de la mandature présidentielle d’Emmanuel Macron. Son éventuelle mise en place est donc reportée au-delà de la prochaine élection présidentielle de 2022.

 

« Il n’est pas envisageable d’avoir un projet de loi au Parlement dans l’immédiat », a reconnu une source gouvernementale auprès de l’Agence France Presse. Ce projet était combattu par l’ensemble des syndicats du groupe EDF, qui craignaient un véritable démantèlement de l’énergéticien public, ainsi que par la majorité de l’opposition parlementaire, de La France Insoumise aux Républicains, en passant par le Parti Socialiste et le Parti Communiste.

 C’est pour nous une belle et grande victoire à mettre à l’actif du rapport de force des travailleurs avec la CGT, qui n’a jamais attendu une quelconque annonce. Nous resterons pour autant vigilants, car les discussions entre le gouvernement et la Commission européenne vont se poursuivre », a commenté Sébastien Menesplier, secrétaire général de la Fédération nationale Mines Energie CGT.

Désaccord avec la Commission Européenne et les syndicats

 

Pour renforcer la rentabilité d’EDF, le gouvernement souhaitait rénover le mécanisme de l’Arenh, cette électricité d’origine nucléaire vendue par EDF à un tarif régulé aux autres fournisseurs d’énergie. Mais la Commission Européenne a conditionné cette rénovation à une scission d’EDF en deux ou trois entités.

 

Le but était de séparer les activités stratégiques et régulées (nucléaire, transport d’électricité) dans un groupe 100% public (EDF « Bleu”) des activités ouvertes à la concurrence (énergies renouvelables, distribution d’électricité), dans un groupe partiellement privatisé (EDF « Vert »). La gestion des barrages hydro-électriques devait basculer vers une quasi-régie, baptisée EDF “Azur”.

Le gouvernement s’est retrouvé dans une situation intenable, en martelant sa volonté de maintenir un groupe intégré, mais pris entre la Commission Européenne, qui souhaitait une franche séparation entre les différentes branches (notamment pour éviter que les subventions de l’Etat ne viennent soutenir des activités concurrentielles) et les syndicats, qui refusaient totalement la privatisation partielle d’EDF “Vert”, craignant à la fois pour le statut des agents et pour l’intégrité du groupe.

« Il y a eu des progrès, mais il n’y a pas d’accord global. (…) On est toujours convaincus de la nécessité de faire cette réforme », a déclaré une source gouvernementale. « EDF est un monopole national, verticalement intégré, qui a formidablement réussi grâce au nucléaire. Il cumule tous les facteurs pour déplaire à la sensibilité moyenne de la Commission européenne, anti-contrôle par l’État, et anti-nucléaire », a commenté l’économiste Élie Cohen pour nos collègues de La Croix.

Ce 29 juillet 2021, dans la foulée de cette annonce, EDF a présenté ses résultats pour le premier semestre 2021, en nette hausse, avec un bénéfice net de 4,172 milliards d’euros contre une perte de 701 millions sur la même période en 2020.

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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