SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pouvoir d'achat en berne et inflation en hausse, toujours plus pour le capital: Qu'est-ce qu'on attend pour leur faire la fête?

Que d'un chapeau de magicien sorte un dieu, un césar, un tribun pour nous conduire vers un avenir radieux? Je suis désormais parmi les vieilles branches. Et jusqu'à ce jour, aucun droit social ou sociétal ne fut obtenu par l'unique grâce du capital. Seul, le mouvement puissant du monde du travail a pu en conquérir.

 

Mesurons à nouveau les droits conquis à la Libération, impulsés par le Conseil National de la Résistance: Sécurité sociale, nationalisation de l'énergie, des banques et des assurances statut des fonctionnaires, Comité d'entreprise, droit de vote pour les femmes. conventions collectives, etc, alors que la France était dévasté, pillée, ruinée, endeuillée.

Et aujourd'hui, 5e puissance économique au monde, siégeant comme état permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, avec des milliards et des milliards d'euros alloués au capital, il faudrait ronger son frein, sous le joug et la souffrance, et attendre des jours meilleurs?

Très loin de nos préoccupations quotidiennes et de notre désir ardent à mieux vivre, les candidats à la prochaine élection présidentielle éclosent plus vite que des champignons. Comme Macron, ils ont revêtu de beaux habits de campagne. Ils monopolisent l'attention des médias qui ne demandent que ça pour embrumer l'esprit des citoyens. Ils distillent des promesses qui peuvent enchanter. Mais comment révolutionner notre mauvaise société en ne s'attaquant jamais au pouvoir de l'argent-roi?

L'heure n'est pas à choisir entre les pires et les moins pires. L'urgence oblige à imposer des choix politiques, économiques et sociaux pour balayer cette grande scène politicienne au service exclusif du capital.

D'ores et déjà, des journées d'action spécifiques sont prévues en septembre: à l'Hôpital public ou dans l'enseignement. Les retraités seront dans la rue le 1er octobre. Le 5 octobre, CGT, FO, Solidaires, Fsu et des mouvement de jeunesse appellent à se mobiliser pour notre pouvoir d'achat, nos salaires et nos conditions de travail,  pour nos emplois et nos études.

La Cfdt n'en sera pas. Mais son patron, Laurent Berger, n'est-il pas le président de la Confédération européenne des syndicat, unique partenaire social statutaire de l'UE du capital?

Pouvoir d'achat en berne et inflation en hausse, toujours plus pour le capital: Qu'est-ce qu'on attend pour leur faire la fête?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Par Denis Renard
Syndiqué CGT – Retraité

Concernant l’approche de la situation dans l’Aude à propos du COVID-19, il nous apparait que comme partout en France, la pandémie du coronavirus a mis en évidence la responsabilité primordiale du système capitaliste dans les causes de la crise sanitaire, aggravant du même coup les crises économique et sociale.

Comme pour l’ensemble des enjeux sociaux d’emploi et de salaires, de services publics et de droit du travail, cette responsabilité doit être bien mise en lumière en ce qui concerne la Sécurité Sociale.

La branche maladie de la Sécurité Sociale est en effet confrontée à une forte contradiction, délibérément créée par la politique libérale du gouvernement qui a la mainmise sur sa gestion.

Cette contradiction tient au décalage entre le montant croissant des dépenses qu’elle doit assumer et une décroissance certaine de ses ressources pour y faire face. Comme l’indiquait dans son dernier rapport (Septembre 2020) la Commission des Comptes de la SS : « La branche maladie supporte en effet les pertes considérables de recettes associées à la récession économique et des dépenses exceptionnelles pour permettre au système de soins de face à la crise sanitaire ».

Décalage car du côté des prestations en effet, la Sécu doit faire face à l’ensemble des dépenses nécessaires pour lutter contre la pandémie :

Cela inclut le coût des dépenses hospitalières pour soigner les malades, les indemnités journalières des arrêts maladie, … mais aussi les dépenses liées au dépistage et à la prévention de la contamination par le virus, c’est-à-dire les tests de dépistage, le coût des vaccins et les actes médicaux qui les accompagnent.

Et quand on sait que le coût d’un vaccin Pfizer peut aller jusqu’à 19,50 euros la dose, on comprend pourquoi cette multinationale de l’industrie pharmaceutique réalise des profits fantastiques sur le dos de notre Sécurité Sociale, bonne fille, qui rend solvable leurs ventes !
Et on saisit mieux aussi l’urgence de gagner la levée des brevets sur la production des vaccins, de mettre ainsi en place la licence obligatoire afin de faire cesser ce pillage ! « Pas de profits sur la pandémie ! » est plus que jamais le mot d’ordre à imposer aux multinationales de la production pharmaceutique.

De l’autre côté, celui des ressources, la Sécu est confrontée à une baisse de ses rentrées en cotisations qui relève pour une large part d’un pillage en règle – un vol en bande organisée – pour plusieurs raisons :

  • 1. Le chômage augmente avec les licenciements qui se multiplient ; une partie de ces licenciements s’effectue d’ailleurs, c’est un comble ! alors que de l’argent public et du crédit bancaire ont été accordés à de grandes entreprises via « le plan de relance »,
  • 2. Les salaires bruts font du surplace ou sont en baisse relativement à l’augmentation du coût de la vie du fait de l’absence d’augmentations générales de salaires, mais aussi à cause des accords dits de « performance collective » (une des infamies des ordonnances MACRON) organisant la baisse des salaires par le chantage au maintien de l’emploi. Si les salaires se portent mal, il n’en est rien pour les profits qui sont au beau fixe comme en témoignent les records de profits enregistrés par les entreprises du CAC 40,
  • 3. Le dispositif de chômage partiel maintient 70% du salaire brut mais ce revenu de remplacement (indemnité d’activité partielle) n’est pas soumis à cotisations sociales. A cela s’ajoutent les dispositifs exceptionnels mis en place d’exonérations et de reports de cotisations sociales pour les entreprises,
  • 4. Les dispositifs antérieurs d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises (Exos Fillon, etc.) non seulement n’ont pas été remis en cause, ne serait-ce que pour tenir compte de la récession économique, mais ils ont été poursuivis et amplifiés avec le CICE, transformé en système pérenne d’exonérations, privant le régime général de Sécu de 20 milliards par an !
  • 5. Une partie de ces exonérations n’est pas compensée par l’État ce qui prive la Sécu là encore de plusieurs milliards.

Rappelons nous que ces exonérations sont accordées aux entreprises sous prétexte que les cotisations sont soi-disant une charge selon le patronat et parce que le travail serait lui un coût, le « coût du travail » dans le lexique du MEDEF.

Si le travail était un coût, la France aurait dû se porter beaucoup mieux et son activité économique s’améliorer considérablement à la suite de tous ces mois de confinement et avec ces millions de travailleuses et travailleurs obligés de chômer ! Tout au contraire, nous nous sommes rendus compte, - et pour certains de nos libéraux ce fût une découverte ! - qu’il y avait des premières et premiers de corvée et que leur travail – mal reconnu et mal payé – n’était pas un coût mais une activité indispensable à la vie sociale de toutes et tous !

Au total, pour résumer ces cinq dimensions de la baisse organisée des ressources, il y a bien « effondrement de la masse salariale du secteur privée sous l’effet de l’explosion de l’activité partielle et de la baisse de l’emploi ».
Ce n’est pas la CGT qui le dit mais la Commission des Comptes de la S.S.

Ce décalage grandissant entre recettes et dépenses a débouché sur un déficit lequel a fourni le prétexte au gouvernement pour décréter que la C.R.D.S serait prolongée jusqu’en 2033 ! C’est inacceptable ! Car ce déficit n’est que le résultat d’un pillage organisé qui se porte à la fois sur les recettes et sur les dépenses.

• Est-il exagéré de parler de « pillage organisé » ? Il semble que non car comment accepter que la Sécu soit obligée de rembourser les vaccins aux prix imposés par l’industrie pharmaceutique alors que la levée des brevets et la mise en place de la licence obligatoire permettraient de diminuer nettement ces prix ?

• Comment accepter que la Sécu puisse continuer à être pillée par les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, pour un coût de plus en plus dispendieux, alors que la démonstration a été faite depuis longtemps qu’elles ne servaient pas l’emploi mais le desservaient, et ce alors que la seule suppression de ces exonérations pour les entreprises du CAC 40 (pour commencer), rapporteraient 5,5 milliards de recettes supplémentaires à notre régime général de Sécurité Sociale et que la division par deux de leur montant global rapporteraient 45 milliards de plus ?!

Pour la CGT, il est clair que si le gouvernement voulait asphyxier la Sécurité Sociale il ne s’y prendrait pas autrement ! En conséquence, il est tout aussi clair que toutes les forces syndicales, associatives et politiques attachées à défendre la Sécu, à lui redonner la plénitude de ses moyens et missions et au-delà à la renforcer, doivent réagir ! Ce doit être l’occasion de proposer un large et grand débat public afin que les salariés, - en activité, privés d’emploi ou à la retraite - puissent se réapproprier ce qui leur appartient. Il y a urgence.

Quatre points cruciaux, selon nous, doivent être fermement défendus, mis en lumière et en débat :

1. La politique libérale, menée par le gouvernement afin de servir les intérêts de la classe capitaliste, organise délibérément l’asphyxie de la Sécurité Sociale et programme sa mort prochaine. Il faut la stopper.

2. La dette sociale ne doit absolument pas être remboursée par le monde du travail qui n’en est pas responsable puisqu’il n’est pas, et n’a jamais été, le décideur des exonérations de cotisations sociales, encore moins des suppressions d’emplois et des baisses de salaire, toutes ces mesures étant à l’origine du déficit de la Sécu. Le concept de dette sociale qui a donné lieu à la création de la CADES par le plan Juppé en 1995 est une injustice sociale, une erreur économique et une faute morale qui se résume pour tout dire en un scandaleux racket des richesses créées par le travail pour le seul profit des rentiers du capital.

La CRDS appliquée au 1er Janvier 1996 devait prendre fin en 2009 mais elle a d’abord été prolongée jusqu’en 2014 puis ensuite jusqu’en 2024 et on comprend pourquoi : le déficit de la Sécu est devenu une source sûre, très lucrative et inépuisable de profits ! Autrement dit les privilégies du capital ont trouvé la corne d’abondance car ils passent deux fois à la caisse : d’abord en exploitant au maximum la force de travail, en pressurant les salaires et en supprimant des emplois afin d’augmenter leurs profits ce qui est la cause du déficit de la Sécu, et ensuite pour combler ce déficit en prêtant à la CADES qui les rembourse grassement !! Alors, face à cette fantastique extorsion de fonds et plutôt que de se résigner à une énième prolongation de ce racket, n’est-il pas grand temps de faire cotiser les revenus financiers du capital et de leur transférer le remboursement de la dette sociale ? N’est-il pas temps de revoir en profondeur les conditions mises au remboursement de cette dette au moment où l’État français emprunte à des taux négatifs ?

3. Des solutions crédibles peuvent immédiatement être mises en œuvre pour rééquilibrer la Sécurité Sociale, d’abord en relançant le moteur de son financement, sur la base de son triptyque emploi – salaire – cotisation sociale et parallèlement en agissant pour stopper le pillage dont ces dépenses et prestations sont les victimes au travers de l’emprise de l’industrie pharmaceutique et des secteurs privés de l’hospitalisation et du soin.

4. L’ensemble de celles et ceux qui, sans être d’accord sur tout, tant sur les aspects du diagnostic que sur les remèdes proposés, s’accordent néanmoins sur le constat d’une Sécurité Sociale menacée d’une transformation d’ampleur qui contredirait définitivement ses principes fondateurs de solidarité, d’universalité et de gestion démocratique, et qui convergent en conséquence sur le besoin d’alerter et mobiliser, doivent se placer à l’initiative pour engager des débats publics. Il s’agit de mener des débats larges et approfondis permettant au monde du travail de reprendre la main sur ce bien commun qu’est notre Sécurité Sociale.

Il y a maintenant trois quarts de siècle que la Sécurité Sociale nous protège toutes et tous de la maladie et de l’invalidité, nous garantit l’accès aux soins et des ressources en cas de perte de revenus.

C’est une création relativement récente à l’échelle historique, - elle est en effet beaucoup plus jeune que les Déclarations des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et 1793, bien plus jeune aussi que le droit de grève de 1864, la liberté syndicale de 1884 ou le Code du Travail de 1910, - mais elle est toujours aussi moderne et se trouve donc bien enracinée au cœur de notre histoire populaire, inscrite dans le quotidien de notre pays face à tous les risques sociaux.

Le 22 Mai dernier, nous nous sommes donc réjouis de fêter les 75 ans de notre Sécurité Sociale, la loi du 22 MAI 1946 ayant en effet décidé d’instaurer la généralisation de cette formidable innovation sociale qui allait permettre progressivement de garantir aux travailleuses et travailleurs salariés le maintien d’un revenu face aux divers risques sociaux, d’accéder à une retraite décente et au remboursement des soins médicaux.

En conclusion, la CGT le réaffirme, il y a urgence également à créer les conditions pour que les salariés et retraités retrouvent leurs pouvoirs d’intervention et leurs droits de gestion dans une Sécurité Sociale démocratisée.

Il s’agit donc de réinstaurer le droit de vote des assurés sociaux pour leurs représentants aux Conseils de la CPAM qui devront parallèlement redevenir de vrais conseils d’administration munis des pouvoirs de gestion correspondants et garantissant une représentation majoritaire des syndicats de salariés, comme cela était le cas de 1947à 1967.

Ce principe fondateur de la Sécurité Sociale, énoncé par Ambroise CROIZAT et selon lequel l’organisation de la Sécurité Sociale doit être confiée aux intéressés eux-mêmes a en effet besoin d’être réhabilité et remis en fonction au vu de la gestion calamiteuse qui a cours depuis un quart de siècle que sévit le plan Juppé, lequel a enterré toute esprit de démocratie sociale.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce mardi 31 août, le Tribunal administratif de Melun a rendu sa décision et donne raison à Total. Après la Direccte, le Tribunal prend parti pour la direction au mépris de la sécurité des travailleurs. Main dans la main, la multinationale et l’administration assument la responsabilité d’un risque Lubrizol.

Le recours des Grandpuits rejeté : l’Etat et Total main dans la main malgré un "risque Lubrizol"

Photo : O Phil des Constrastes

Risque industriel et sécurité des travailleurs. Le tribunal fait la sourde oreille

Pour commencer, il convient de rappeler que, fait notable, le tribunal administratif était saisi de l’annulation du PSE sur un seul fondement : celui du manquement à l’obligation de prévention des risques. L’objectif des requérants était ainsi de cibler leur démarche et d’exiger que Total revoit sa copie afin d’assurer la sécurité de l’ensemble des travailleurs amenés à rester à la raffinerie.

Il était donc attendu du juge qu’il contrôle la qualité des mesures adoptées par Total pour prévenir les différents types de risques, qu’ils soient psycho-sociaux ou chimiques, industriels et environnementaux, nombreux sur un site SEVESO seuil haut.

Or, force est de constater que le tribunal s’est dérobé et, dans la suite de la décision d’homologation de la Direccte, considère que Total, en consultant les instances de représentation du personnel et fournissant des documents relatifs aux risques, a rempli son obligation. Mais là n’était pas le débat. Si les instances de représentation du personnel ont bien été consultées et « informées », les élus n’ont eu de cesse de rappeler que le projet n’était pas abouti, notamment en termes de prévention des risques. C’est d’ailleurs un fait rappelé par Maitre Bernard à l’audience, qui s’est appuyée sur les déclarations d’élus d’autres organisations syndicales, de FO à la CFDT : toutes sont unanimes et s’inquiètent de l’avenir des travailleurs sur un site dont elles ne connaissent rien.

Pire encore, le tribunal semble refuser de contrôler la qualité des mesures de prévention des risques adoptées par la direction. Ce qui est contesté par les salariés, c’est le contenu des « dispositifs de prévention des risques psycho-sociaux » proposés par la direction. D’ateliers de sophrologie à des cellules d’écoute en passant par des topos sur « l’opportunité du changement », il ne s’agit que de propositions cosmétiques en décalage absolu avec les risques pris par des salariés qui interviennent sur des feux d’hydrocarbures.

Aucune réponse donc sur des revendications pourtant simples : des embauches sur l’équipe d’intervention, un plan d’opération interne abouti, des postes en nombre suffisant pour assurer la sécurité du site et des salariés, des congés en quantité suffisante.

Total, le juge et la Direccte face aux travailleurs de la raffinerie

En réalité, le juge, comme la Direccte avant lui, a repris à son compte l’entièreté de la motivation de Total sans même prendre la peine d’entrer dans l’examen des mesures réellement adoptées par la direction. C’est ainsi que les salariés ont réagi, affirmant dans un communiqué : « Par contre, une information qui est bien connue des travailleurs, ce sont les 700 emplois supprimés, l’équipe de pompier du site revue à la baisse alors que la plateforme de Grandpuits reste un site Seveso seuil HAUT et que sa proximité avec l’usine de production d’engrais Borealis (anciennement AZF) augmente d’avantage le risque d’un potentiel LUBRIZOL ».

Un dossier profondément politique

Plus précisément, cette décision permet de prendre la mesure des mots prononcés par Gérard Filoche avant l’audience : « Le rapport de force juridique sur l’homologation du PSE est très incertain. C’est la raison pour laquelle il faut s’appuyer sur le rapport de force social. En réalité, c’est le Ministre du travail qui donne la consigne de céder à Total ou pas, et ne pas céder à Total c’est montrer qu’il est possible de faire reculer la première entreprise de France ». En d’autres termes, le dossier Grandpuits est un dossier profondément politique, qui s’attaque aux intérêts de la principale multinationale du pays. Dans un contexte où le gouvernement prépare le retour de mesures antisociales, faire plier Total est un signal fort, que le tribunal administratif n’est de toute évidence pas enclin à envoyer.

En réalité, c’est bien par une mobilisation large et un combat quotidien qu’il est possible d’obtenir gain de cause. Dans ces conditions, la bataille de Grandpuits, celle qui défend un avenir écologiste pensé par les travailleurs et une alternative politique consciente à la « transition écologique » du plus gros pollueur mondial, est plus que jamais d’actualité.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Cinq jours de grève pour les salariés du McDo de Gourdan Polignan contre le mépris de leur direction !

Les salariés du McDonald's de Gourdan Polignan ont organisé une grève reconductible de cinq jours pour dénoncer leurs conditions de travail déplorables et le mépris de leur direction. Ils tenaient ainsi un piquet de grève ce mercredi, auquel se sont rendus l’Union départementale de la CGT 31 ainsi que la section CGT Chronodrive afin de soutenir les jeunes travailleurs mobilisés.

GREVE POUR LA DIGNITE

Source photo : Révolution Permanente

Le 28 août, les salariés du McDonald’s de Gourdan Polignan se sont mis en grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, notamment depuis le rachat du magasin en avril par un nouveau patron. Ils expliquaient en effet que leurs plannings pouvaient être modifiés à la dernière minute, que les heures supplémentaires n’étaient pas payées, mais accusaient également ce nouveau franchisé de licenciements abusifs et harcèlement moral. C’est ce que dénonçait Marine, syndiquée CGT : « des manageuses pouvaient terminer à 4h du matin, le franchisé nous écoute pas, il nous pousse quand les choses ne sont pas bien faites, et pleins d’autres choses... ».

Les salariés, pour beaucoup de jeunes précaires pour qui cette grève était la première, revendiquaient ainsi une augmentation des salaires à 13€ de l’heure, la mise en place d’un CSE (Comité Social et Economique), le respect de la majoration des heures de nuit,…des revendications pour lesquelles la direction a jouée la sourde d’oreille, cherchant à épuiser les salariés dans le conflit. Pour ne pas rester isolés, les salariés ont donc lancé une pétition et une caisse de grève, et ont reçu le soutien de l’Union Départementale de la CGT31 et de la section CGT Chronodrive, qui se sont rendus pour le piquet afin d’encourager les grévistes dans leur lutte. Rafael Cherfy, responsable de la section CGT Chronodrive était présent hier sur le piquet de grève, appelait dans ce sens à soutenir ces jeunes travailleurs qui relèvent la tête face au géant Mcdonald’s, et a participer à leur caisse de grève.

Ce jeudi, la grève reconductible prend fin et laisse place à une grève ponctuelle sur des temps forts prévus selon les grévistes. Mais ce combat pour de meilleures conditions de travail et pour la dignité fait écho à d’autres mobilisations s’étant déroulées ces derniers mois : la grève reconductible au Mcdonald’s de Fouquières-lès-Béthune contre les conditions de travail intenables et le manque de reconnaissance, la grève en Ile-de-France en solidarité des salariés mis en garde à vue pour avoir dénoncé du harcèlement moral, mais aussi le combat mené par le collectif Mcdroits depuis plusieurs mois, qui a permis de lever l’omerta des violences sexistes et morales au sein de la multinationale. De ce point de vue, la grève des salariés de Gourdan Polignan s’inscrit dans un combat plus large mené par de nombreux travailleurs précaires ces dernières années, qui relèvent la tête face à leurs directions et se battent pour le respect et la dignité.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Alstom-APTIS : les salariés en grève face au plan de suppression de 141 emplois

Face à un PSE qui va mettre 141 travailleurs sur le carreau, les salariés d'APTIS, filiale d'Alstom, se sont mis en grève graduelle. Une démonstration de plus de la nécessité d'un plan de bataille d'ensemble contre les licenciements.

Crise économique

Crédits photo : PATRICK HERTZOG / Archives AFP

APTIS, filiale d’Alstom située dans le Bas-Rhin, a lancé un plan social en mai dernier qui va concerner 141 salariés. L’entreprise fabrique des bus électriques, et cherche à négocier un accord d’ici le 9 septembre avec des premières lettres de licenciements qui devraient tomber à partir du 31 octobre.

Alors que la direction a demandé deux semaines de plus de négociations pour proposer un repreneur, les salariés sont partis en grève en revendiquant l’amélioration du plan social. En effet, le groupe Alstom a 74 milliards de commande à venir, compte 3,7 milliards de chiffre d’affaire au premier semestre et est figure « dans le top 10 du CAC 40 » ; des chiffres qui montrent bien la volonté d’Alstom de faire des profits à court terme.

« Il y a une grosse frustration après que les ouvriers aient beaucoup donné »

Face à cette situation, l’heure est à la frustration et à la colère pour les salariés. Grégory du service de production explique ainsi auprès de Rue89strasbourg : « il y a une grosse frustration après que les ouvriers aient beaucoup donné, avec des heures en soirées et des samedis. Maintenir la fin de la production dans ce climat social est compliqué. Pour les ouvriers, ça va être difficile de retrouver de l’emploi, car il y a d’autres fermetures comme celles de Knorr, ce qui fait que beaucoup d’ouvriers, parfois âgés, vont se trouver en concurrence, le tout dans le contexte du Covid. Pour les personnes qui sont mobiles géographiquement, il y aura des opportunités de reclassement à La Rochelle ou Belfort ».

Une frustration partagée, d’autant plus que l’avenir des salariés est plus qu’incertain. Julie, du service informatique, qui avait déjà changé d’employeur lorsqu’Alstom avait racheté cette branche d’activité au groupe alsacien Lohr Industries, abonde en ce sens auprès de Rue89strasbourg : « Un repreneur, je n’y crois pas, Alstom cherche depuis longtemps, pourquoi deux semaines de plus maintenant ? » Pascal Felice, de la CGT, dénonce la casse sociale entamée par Alstom, qui se soucie davantage de ses profits que de ses employés, et exprime lui aussi ses peurs auprès de Rue89strasbourg : « Notre crainte, c’est que les repreneurs industriels aient décliné, mais que l’entreprise en lice soit plutôt une société financière, plus ou moins spécialisée dans les plans sociaux. Alstom est prêt à verser plusieurs millions d’euros à un entreprise pour un accompagnement de la reprise. Mais il n’y a pas du tout de montant similaire pour les salariés qui, eux, jouent leur survie. »

Une centaine de salariés en grève devant le site contre le plan social

Face à l’incertitude et aux dizaines de vies qui vont être broyées par le PSE imposé par Alstom, les salariés du site ont entamé une grève « graduelle » et aucune organisation syndicale ne compte signer la proposition de la direction dans le cas où il n’y aurait pas de repreneur. Les équipes ont repris le travail le 31 août et la grève doit dépendre des négociations de ce mercredi et de jeudi, sur la base des propositions de la direction. Une grève qui reste donc conditionnée aux propositions de la direction et qui revient à négocier un chèque de sortie plus gros, alors que même de meilleures conditions de sortie vont entraîner les salariés dans le chômage et la précarité. Pour tous ceux que la vague de licenciements va frapper, les exemples de difficultés à retrouver un travail ne manquent pas. En ce sens, il est urgent de proposer un plan de bataille sérieux contre tous les licenciements, que l’ensemble des salariés aient un objectif clair et ouvrent un front large et se coordonnent avec les autres secteurs en lutte pour imposer le maintien de tous les emplois et interdire les licenciements. Face à la crise économique, pas un seul salarié ne doit se retrouver sur le carreau !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Biocoop. Un rassemblement combatif devant les Prud’hommes contre le licenciement des grévistes !

Ce jeudi, au conseil des prud’hommes, avait lieu le délibéré de Lætitia et la première audience de Konstantin, tous les deux ex-grévistes et licenciés par la direction pour réprimer le mouvement qu’ils avaient lancé il y a quelques mois. De nombreux soutiens sont venus exprimer leur solidarité, comme le collectif McDroits.

Patrons-voyous

Un an après la grève exemplaire des salariés des magasins Biocoop – Le retour à la terre, enseigne parisienne, qui avait duré 4 mois et s’était conclue par l’occupation d’un des magasins, ce 2 septembre avait lieu la première audience de jugement aux prud’hommes d’un des six salariés licenciés par l’entreprise. Comme nous l’expliquions dans un précédent article : « En effet, ce sont six grévistes qui ont été licencié.e.s après avoir mené une grève dans leur entreprise contre la précarisation, la dégradation de leurs conditions de travail, notamment pendant le premier confinement mais également contre le travail dominical que leur direction cherchait à imposer en guise de remerciement après le premier confinement. Après avoir signé un protocole de fin de conflit courant novembre qui acte « de la non-ouverture le dimanche ainsi que d’une victoire partielle concernant les jours de repos » comme l’a expliqué Konstantin, l’une des figures du mouvement, auprès de Révolution Permanente deux grévistes et lui-même sont mis à pied et licenciés le 18 novembre. Si la direction a su trouver des prétextes pour les licencier comme des journées d’absence injustifiées, il est évident que ces licenciements qui surviennent après quatre mois de grève y sont directement liés. »

Ce rassemblement était une échéance importante, comme le rappelle Konstantin lui-même licencié par l’entreprise, qui permet de continuer le combat contre cette direction qui a tenté de leur imposer le travail le dimanche, entre autre, derrière sa vitrine écologique. Dans l’interview qu’il nous a accordé, il pointe notamment la complicité entre la direction et la justice bourgeoise qui travaillent de pair pour faire pencher la balance en faveur des patrons : « Le but de la direction, de la justice bourgeoise, c’est de faire passer ces affaire pour individuelles ».

Il explique également que la justice tente d’isoler les ex-salariés de l’entreprise dans leur combat, et rappelle par la même occasion que cette a toujours été celle de l’ensemble des salariés contre leurs patrons, contre toutes les stratégies de division classiques des classes dominantes qui ne permettent que de nous affaiblir. L’exemple du procès des salariés de Biocoop est d’ailleurs très éloquent en la matière. En effet, alors que le délibéré devait avoir lieu aujourd’hui pour Laeticia, gréviste licencié pour avoir dénoncé le sexisme dans l’entreprise, une nouvelle audience aura lieu dans 18 mois, c’est-à-dire dans plus d’un an. Un moyen de faire durer les procédures et affaiblir le soutien et la portée du combat de ces jeunes travailleurs, qui ont relevé la tête.

De nombreux soutien sont venus en solidarité des ex-salariés, notamment Antoine du collectif Mcdroits qui nous rappelait à notre micro l’importance de la solidarité de classe contre les classes dominantes : « Que ce soit Mcdonald’s ou dans d’autres entreprises, on retrouve les mêmes méthodes de management, de casse de grève. C’est important de faire front commun pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. » Mais aussi des militants de Sud Commerces ou du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Nous étions également présent au rassemblement en soutien aux ex-grévistes, Youri, l’un de nos militants, rappelait dans son intervention que cette grève qui a été mené en autre par des étudiants salariés, représentait symboliquement cette jeunesse en première ligne qui a travaillé durant les premiers confinements, et qui relève la tête face à une conjoncture sociale et économique qui ne lui offre aucun avenir.

Une prochaine audience aura lieu le 7 septembre, le juge n’ayant pas accepté de réunir dans une même audience Tiphaine et Konstantin. Soyons nombreux en soutien pour exiger la nullité de ces licenciements abusifs ! Jusqu’au bout, il sera essentiel de maintenir notre soutien à ces camarades qui payent le prix de leur combat contre la casse sociale et le greenwashing.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Emmanuel MACRON débarque à Marseille sous les huées des citoyens

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
C'est donc vraiment la rentrée pour les petits et les grands

Bon, cela, c'était pour les petits sous la Commune de Paris

Mais aujourd'hui, pour les patrons!

C'est donc vraiment la rentrée pour les petits et les grands

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Invitation à l'ouverture de notre Conscience
Ce texte datant de 1980 écrit par Marguerite Yourcenar n'a pas pris une ride. Hélas.
 
« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »
 
Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."
 
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Les producteurs de vaccins augmentent les prix

Les producteurs de vaccins, avant tout les compagnies Pfizer et Moderna, ont rapporté des revenus record et espèrent que la "pandémie" garantira leur prospérité. 

Le prix d'une dose de Pfizer est passé de 15,50 à 19,20 euros, et celui de Moderna de 19 à 21,50 euros. Les géants pharmaceutiques augmentent progressivement leurs revenus déjà gigantesques. 

La hausse du prix des vaccins Pfizer et Moderna a été entraînée par une "hausse des craintes" face au nouveau variant Delta. C'est ce qu'écrit le journal français Les Echos, alors que le britannique Financial Times, se référant à une source anonyme de l'UE, rapporte que "les compagnies ont tiré profit de leur pouvoir sur le marché". 

Pfizer et Moderna publient des rapports sur leurs revenus. Les résultats financiers de la compagnie Pfizer "ont dépassé les attentes en termes de bénéfices nets et ont de nouveau fait augmenter les prévisions pour 2021". Le géant pharmaceutique américain a rapporté un bénéfice net de 5,56 milliards de dollars avec des recettes de 18,98 milliards de dollars au deuxième trimestre 2021 essentiellement grâce à son vaccin contre la Covid-19. Le BNT162b2, appellation officielle de ce vaccin, représente 41% des recettes de Pfizer. La compagnie compte livrer pour 2,1 milliards de doses du vaccin ARNm cette année, en revoyant à la hausse les pronostics des recettes du vaccin de 26 à 33,5 milliards de dollars (une augmentation de 90% par rapport à la même période l'année dernière). 

"Le deuxième trimestre a été remarquable sur plusieurs points. La rapidité et l'efficacité de nos efforts pour vacciner le monde entier contre la Covid-19 étaient sans précédent: plus d'un milliard de doses du BNT162b2 ont été livrées à travers le monde", déclare avec prétention le patron de Pfizer Albert Bourla dans le rapport financier. 

"Moderna affiche une hausse grandiose des revenus au deuxième trimestre en vendant 199 millions de doses de son vaccin contre la Covid-19", indique MarketWatch

Le bénéfice net de la compagnie au deuxième trimestre se chiffre à 2,78 milliards de dollars par rapport aux pertes de 117 millions de dollars en glissement annuel. Les recettes trimestrielles ont augmenté jusqu'à 4,35 milliards de dollars contre 67 millions de dollars au deuxième trimestre 2020, soit une hausse de 65 fois! Moderna a signé des accords préalables sur la vente de son vaccin pour un montant de 20 milliards de dollars et compte vendre 1 milliard de doses de son vaccin d'ici la fin de l'année et 3 milliards l'an prochain. 

Les indicateurs financiers élevés des géants pharmaceutiques pèsent comme un lourd fardeau sur le budget de l'UE. Les dizaines de milliards de dollars gagnés par Pfizer et Moderna viennent de la poche du contribuable. Et c'est dû à l'alliance corrompue des géants pharmaceutiques avec les gouvernements de l'UE. 

"Tandis que Pfizer augmente le prix de ses vaccins, il convient de rappeler le lourd passé judiciaire derrière cette compagnie", rappelle le site français Planètes360. Pendant le procès, en 2016, de l'ancien ministre français des Finances Jérôme Cahuzac, ce dernier a déclaré que l'alliance corrompue entre Pfizer et les autorités de la Ve République s'était établie dans les années 1990. 

En 1993, Pfizer a financé la campagne politique du secrétaire général du parti socialiste français, l'ancien premier ministre Michel Rocard, en échange des garanties d'achat des produits Pfizer. Jérôme Cahuzac était conseiller du ministre de la Santé Claude Evin et était responsable des achats de médicaments. Pfizer vendait des médicaments en étant persuadé que les achats seraient "subventionnés par des programmes sociaux", c'est-à-dire financés par le budget public aux frais du contribuable. Pfizer a viré, en 1993, plus de 1,3 million de francs suisses sur un compte secret de Michel Rocard dans une banque suisse. 

Les liens de corruption entre Pfizer et les gouvernements de l'UE n'ont pas disparu, de toute évidence. Un scandale a éclaté en Europe concernant des contrats secrets entre l'UE et Pfizer. Le quotidien suisse Blick écrit que "les fuites des contrats secrets avec Pfizer ont provoqué un scandale et la confusion" à cause d'une "hausse exorbitante des prix" du vaccin. 

Les géants pharmaceutiques placent leurs intérêts financiers au-delà des intérêts de la société, écrit Libération. Les prix des vaccins sont artificiellement exagérés par les compagnies pharmaceutiques. Avec un trop versé d'au moins 4,6 milliards d'euros pour la France et de 31 milliards pour l'Europe dans l'ensemble. 

Les Européens ont été victimes d'un chantage du Big Pharma en se retrouvant entre l'enclume de la "pandémie" et le marteau de la vaccination organisée par les autorités. Les géants pharmaceutiques parlent actuellement de l'élaboration d'une troisième version de leurs vaccins et du travail sur des vaccins pour enfants.

Alexandre Lemoine

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Enfin, sans stigmatiser quiconque, la majorité du peuple de France n'est pas parti en vacances et ses gosses non plus d'ailleurs. Les vacances, ces 15 jours de congés payés, conquis par les grèves et l'occupation des entreprises en 1936, arrachés au patronat. Congés payés qui ne figuraient dans aucun des partis soutenant le Front populaire, mais revendication inscrite dans les orientations de la CGT de l'époque.

C'est la rentrée!

En cet été de l'an de grâce à Macron 2021, ce n'est plus du tout la même ambiance. Pire, au 1er septembre, les tarifs du gaz augmentent de 8,7%, le tarif des carburants pour le chauffage ou la bagnole culmine comme si les GJ n'avaient servi à rien.

En revanche, le pouvoir d'achat des actionnaires est au beau fixe. Normal avec un commis du capital à l'Elysée. Mais avec X ou Y du même acabit dans le palais présidentiel, muni des pleins pouvoirs pour gérer les affaires du business, y aurait-il du changement?

Côté jeux du cirque, Messi est arrivé au PSG-Qatar. La monarchie intégriste du golfe a déboursé des millions d'euros pour cela. Le maillot floqué "Messi n° 30" est vendu 140 euros dans les boutiques du PSG, quand le taux horaire du Smic brut est de 10 euros, 25. Sans mettre en cause le talent footballistique de Lionel Messi, n'y a-t-il pas quelque chose de pourri?

Dans le même temps, les talibans ont conquis entièrement l'Afghanistan dont le monde dit libre, autour de la dite libre Amérique, les en avait chassés il y a 20 ans. Pour se carapater le 31 août, les USA avaient signé un accord avec le Talibans, à Doha, capitale du Quatar, soutien financier des talibans et refuge de leur état-major. Le Chef suprême des talibans est d'ailleurs, rentré du Qatar pour apporter sa bonne parole à l'Afghanistan.

La France de Macron, l'ex-patrie des droits de l'Homme, fricote également avec les talibans au Qatar. Peut-être que pour la coupe du monde du foot-pro, ils seront dans la même tribune officielle. Cette coupe du monde se déroulera pile poil au Qatar en 2022.

Ce ne sont pas les Qataris qui l'édifient en plein désert, mais des ouvriers immigrés payés au lance-pierres, quand ils sont rémunérés et dans des conditions de travail toujours inhumaines.

C'est la rentrée!

Bon, la rentrée, Macron, le PSG, le Qatar et subsidiairement les talibans en Afghanistan, le capital et la coupe du monde 2022, la boucle est bouclée. Non?

Sinon, ce bon vieux dessin toujours d'actualité:

C'est la rentrée!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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