SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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L'évolution de l'impôt sur les sociétés depuis 1948 en France

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Santé

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Répression syndicale à Airbus : l’inspection du travail confirme des discriminations contre la CGT

Suite à une enquête sur le CSE d'Airbus, l'inspection du travail a pointé des discriminations contre les salariés ayant eu des arrêts-maladies ou étant affiliés à la CGT. Une pratique qui s'inscrit dans une longue tradition d’attaques contre le syndicalisme combatif chez Airbus.

Crédits photo : Révolution Permanente

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Le CSE d’Airbus est une « entreprise dans l’entreprise » avec plus de 350 salariés qui travaillent pour la grande majorité à la restauration des sites toulousains du géant aéronautique. C’est au sein de cette entité que l’inspection du travail a réalisé une enquête cherchant à identifier de potentielles discriminations de salariés par rapport à l’attribution des augmentations individuelles (AI).

« L’inspection du travail a été saisie par la CGT en 2023 parce que des pratiques discriminantes liées à l’état de santé des salariés avait été constatée. Plusieurs travailleurs qui ont été en arrêts-maladies ont dit qu’ils ne bénéficiaient pas comme les autres des augmentations individuelles. Ça faisait longtemps qu’on se doutait que quelque chose n’allait pas. En plus de cela, l’inspection du travail a constaté de la discrimination syndicale notamment envers la CGT » nous explique un militant de la CGT Airbus.

Pour mener à bien son enquête, l’inspection du travail s’est donc intéressée aux critères d’attributions des augmentations individuelles pour l’année 2023 en croisant les données des salariés selon leurs arrêts-maladies et les augmentations individuelles qu’ils ont perçues. Le 6 septembre, l’inspection du travail a adressé ses conclusions au CSE d’Airbus Opérations.

Dans son courrier, l’inspection du travail pointe tout d’abord des pratiques discriminantes liées à l’état de santé des salariés. En effet, elle constate « une propension plus importante à ne pas accorder d’AI aux salariés cumulant le plus d’absences maladie » avec 58 % des salariés qui cumulent plus de 100 jours d’arrêts-maladies et qui n’ont pas bénéficié d’augmentations individuelles, alors que c’est le cas pour seulement 16% des personnes qui cumulent moins de 100 jours d’arrêts-maladies.

De plus, l’enquête met en évidence « des différences flagrantes (qui) apparaissent selon l’appartenance syndicale des salariés ». Effectivement, pour les travailleurs qui se sont portés candidats aux élections professionnelles avec l’étiquette CGT, « le nombre de bénéficiaires d’AI est donc en très fort décrochage comparativement à la population générale ». L’enquête révèle aussi que le montant des augmentations individuelles pour les salariés affiliés CGT est inférieur de 13,9 % par rapport à l’ensemble des salariés et de 26,7 % par rapport à ceux affiliés à FO. L’inspection du travail pointe une différence flagrante de traitement entre les travailleurs affiliés au syndicat majoritaire FO et à ceux affiliés à la CGT.

« On sent qu’en tant que CGT, on n’est pas écouté et mal vu. Il y a un traitement à deux vitesses quand on compare avec le syndicat majoritaire FO. Tout simplement parce qu’à la CGT on soulève les vrais problèmes et qu’on défend les salariés » regrette le militant de la CGT Airbus. En effet, ces pratiques de discrimination syndicale envers la CGT ne sont pas nouvelles chez Airbus. Encore récemment, le 22 décembre 2023, le géant aéronautique était condamné par la cour d’appel de Toulouse pour discrimination syndicale.

Un phénomène de discrimination syndicale qui n’est pas sans lien avec un contexte où les attaques de la direction contre les salariés se multiplient à l’image de l’annonce récente du plan d’austérité nommé « Lead ». « Comme les conditions de travail se dégradent sur l’ensemble des postes d’Airbus avec le projet Reload qui a fait beaucoup de mal, le mécontentement monte et les gens voient d’un meilleur œil la CGT pour s’organiser. Si le syndicat majoritaire reste FO, la CGT progresse malgré tout à l’image des 24% réalisés par la CGT aux élections du CSE d’Airbus alors qu’avant elle n’existait pas. Tout ça ne plaît pas à la direction » résume le syndicaliste. Face à une telle situation, la direction pourrait être d’autant plus offensive contre un syndicalisme combatif qui gagne du terrain.

Le militant CGT que nous avons interrogé détaille quelles suites donner après cette enquête de l’inspection du travail : « je pense qu’il faudra lancer une procédure aux prud’hommes pour permettre à toutes celles et ceux qui ont été victime de ces discriminations, de faire valoir leurs droits. Il faut continuer à diffuser l’information, de plus en plus de salariés se rapprochent de la cgt pour dire qu’ils sont dans la même situation, cela va au-delà de la discrimination syndicale des salariés affiliés CGT. Il y a de nombreux salariés qui auraient « pris trop d’arrêts-maladies » pour la direction et qui sont mis de côté quand il s’agit des AI ».

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Dans son livret économique, l'extrême droite gomme plusieurs mesures sociales

Le 14 septembre, dans les 35 pages du Livret économique, présenté par le Fn, pardon le Rn, des mesures sociales emblématiques de son programme pour les dernières législatives ont disparu. Pour rassurer les marchés, le patronat et les entreprises.

 

Or, sur les plateaux télé, on ne s'est aperçu de rien puisqu'aucune question des éminents journalistes ne fut posée à l'extrême droite à ce sujet. C'est dire si l'info est libre et non faussée.

Pourtant, il y avait de quoi: plus d'abrogation de la réforme anti-sociale du chômage; plus de baisse de la TVA sur les produits énergétiques utilisés par les ménages; plus de "protection" pour les travailleurs âgés de 55 ans. Quant à la réforme des retraites, c'est 62 ans avec 42 années de cotisations. Na! Et loin du programme du NFP.

En revanche, dans ledit livret figurent la baisse des impôts de production sur les entreprises, la suppression de leur contribution foncière, l'exonération de cotisations pour les entreprises qui augmenteraient les salaires de 10 %, création d’un fonds souverain permettant par exemple des placements dans des paradis fiscaux...

Pro-business ou parti pour la justice sociale? Aucun commentateur patenté n'a posé la question. Mais comme dit le dicton, les amis de mes ennemis sont mes ennemis. Non?

Publié par Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Licenciements : Samsung supprime plusieurs dizaines de milliers d’emplois malgré des bénéfices records

Bien que l'entreprise ait enregistré un bénéfice dix fois supérieur à celui de l'année précédente au premier trimestre 2024, elle s'apprête à lancer un plan de licenciements à l'échelle mondiale.

Casse sociale

Capture d’écran : France 24

La semaine dernière, Reuters a révélé que Samsung Electronics prévoyait des suppressions massives de postes dans la plupart de ses secteurs d’activité. Ce vaste plan de réduction des effectifs viserait à diminuer de 15 % le personnel de vente et de 30 % le personnel administratif d’ici à la fin de l’année. Le géant de l’électronique, qui emploie actuellement 270 000 personnes à travers le monde, entame ainsi la plus grande campagne de licenciements de son histoire.

Samsung justifie cette décision par la volonté « d’améliorer [son] efficacité », citant la pression croissante depuis la pandémie de COVID-19 ainsi qu’une concurrence accrue dans le secteur. Cependant, cette quête d’efficacité semble n’être qu’un prétexte pour masquer une stratégie visant à augmenter les marges bénéficiaires, au détriment de ceux qui ont bâti ses profits. Cette stratégie est d’autant plus scandaleuse quand on sait que Samsung a réalisé un bénéfice record de 4,9 milliards de dollars au premier trimestre 2024, soit dix fois plus que l’année précédente, avec des prévisions encore plus optimistes pour le deuxième trimestre. Pendant ce temps, des milliers de travailleurs se retrouveront sans emploi et sans protection, alors même que l’entreprise continue d’accumuler des profits colossaux.

Pour l’instant, seuls les salariés basés en Corée du Sud seraient épargnés par ces licenciements massifs. Une « exception » qui n’est sans doute pas sans relation avec les conditions de travail souvent difficiles auxquelles sont soumis les ouvriers coréens, ainsi que la longue tradition anti-syndicale de l’entreprise. Cet été, pour la première fois dans l’histoire de Samsung, les salariés ont décidé de ne plus rester silencieux face à la direction. Ils ont déclenché une grève illimitée, luttant fermement pour obtenir une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail.

Un exemple à suivre et à généraliser. Et cela d’autant plus que dans toute l’Europe, comme le notait déjà Le Monde en février dernier, les banqueroutes sont au plus haut (et les licenciements qui vont avec) depuis 2008-2009. Sur fond de tendances à la crise, le capital se prépare plus que jamais à une offensive contre les travailleurs. Et la situation ne va pas en s’arrangeant, à l’image des fermetures d’usine que prépare le géant de l’automobile Volkswagen en Allemagne.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Patrick Martin, le président du Medef multiplie les contacts avec les syndicats pour tenter de renouer un dialogue. La CGT, elle, entend maintenir le rapport de force avec la mobilisation du 1er octobre. Deux stratégies pour reprendre la main face à un exécutif aux abonnés absents.

 

Le public présent en nombre, dans un Forum social bondé, samedi 14 septembre, à la Fête de l’Humanité, dit tout de l’importance de l’événement. Durant près de deux heures, Patrick Martin (Medef) et Sophie Binet (CGT) ont exposé leurs points de vue, parfois âprement, sur l’actualité économique et sociale.

« Oui, il faut augmenter les salaires », a fini par concéder le patron des patrons, plutôt surpris des applaudissements. « Cela suppose que nos entreprises soient plus performantes d’un côté et que, d’autre part, on revisite nos régimes sociaux », a toutefois précisé Patrick Martin, pointant là l’un des nombreux désaccords avec la secrétaire générale de la CGT sur l’avenir de la protection sociale.


Côté patronat, ce débat illustre la volonté de Patrick Martin de renforcer le « dialogue social », mis à mal par plusieurs années d’accords défavorables au monde du travail et d’ingérence de l’État dans les rouages du paritarisme. « Je ne suis pas chaud pour le ménage à trois avec l’État », avait-il lancé lors des universités de rentrée du Medef.

Deux jours avant sa venue à la Fête de l’Humanité, le patron des patrons avait d’ailleurs convié les numéros un des centrales syndicales chez lui, dans la région lyonnaise, pour un dialogue informel à l’occasion des Worldskills, une compétition internationale des métiers. Les numéros un de la CFTC, Cyril Chabanier, et de Force ouvrière, Frédéric Souillot, avaient fait le déplacement, accompagnés de François Asselin, de la CPME.

Le budget 2025 dans le viseur

Face à un exécutif affaibli, les organisations syndicales et patronales entendent pousser leur avantage. La machine de la démocratie sociale avait été enrayée en avril, après l’échec des négociations sur l’emploi des seniors. Parmi les dossiers sur la table, l’assurance-chômage, alors que l’Élysée parie toujours sur la casse des droits des salariés privés d’emploi. D’ailleurs, depuis ce lundi 16 septembre, les collaborateurs du premier ministre Michel Barnier reçoivent à tour de rôle les organisations de salariés et d’employeurs.

Côté CGT, la feuille de route revendicative est connue :

  • abrogation de la réforme des retraites,
  •  hausse des salaires,
  • égalité femmes-hommes
  • et défense des services publics.

Ces mots d’ordre sont partagés par Solidaires et la FSU, qui appellent aussi à participer à la journée de mobilisation interprofessionnelle du 1er octobre, date butoir de la présentation du budget aux députés.

« Cet exercice est central pour nos vies. Sans mobilisation, nous risquons une violente austérité : jours de carence, franchises médicales, coupes dans les services publics. Nous le disons à Michel Barnier : pour redynamiser nos services publics, les impôts des plus riches et des multinationales devront augmenter », prévient Sophie Binet dans un entretien à l’Humanité magazine.

Publié par FSC

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Dunkerque (Nord), correspondance particulière.

Au moins 314 décès de 2012 à 2023, dans des mines et des aciéries au Kazakhstan, en Afrique du Sud, au Brésil, en Espagne, en France, au Maroc, en Ukraine, en Pologne aux États-Unis… Voilà l’effrayant bilan dressé par le réseau syndical mondial IndustriAll au sein du groupe ArcelorMittal. Les mineurs du Kazakhstan ont payé un tribut particulièrement lourd, avec 51 morts rien qu’en 2023.

« Arrêtons l’hécatombe » : c’est sous ce mot d’ordre qu’IndustriAll appelait à la mobilisation, vendredi 13 septembre, dans les sites du géant de l’acier à travers le monde. En France, les métallos CGT ont répondu à l’appel, en organisant des rassemblements à Dunkerque, Reims, Florange et Fos-sur-Mer.

Publié par FSC

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Les salariés des très petites entreprises (TPE) comptant moins de 11 salariés, soit environ 5 millions de personnes, doivent vérifier leur inscription avant le 27 septembre pour pouvoir participer aux élections syndicales prévues du 25 novembre au 9 décembre.

La liste électorale est constituée à partir des informations recueillies auprès de la Sécurité sociale, mais celles-ci sont parfois inexactes ou obsolètes. C’est pourquoi il est indispensable de se connecter à election-tpe.travail.gouv avec son numéro de Sécurité sociale ou via FranceConnect pour vérifier son inscription sur la liste électorale et confirmer les informations personnelles. Si nécessaire, une demande de mise à jour peut être effectuée.

Lors des dernières élections syndicales des TPE, le taux de participation n’était que de 5,44%. La CGT était arrivée en tête avec 26,31%, suivie de la CFDT avec 16,46%, l’Unsa avec 15,89%, et FO avec 13,84%. Les salariés des très petites entreprises (TPE) comptant moins de 11 salariés, soit environ 5 millions de personnes, doivent vérifier leur inscription avant le 27 septembre pour pouvoir participer aux élections syndicales prévues du 25 novembre au 9 décembre.

La liste électorale est constituée à partir des informations recueillies auprès de la Sécurité sociale, mais celles-ci sont parfois inexactes ou obsolètes. C’est pourquoi il est indispensable de se connecter à l’espace dédié avec son numéro de Sécurité sociale ou via FranceConnect pour vérifier son inscription sur la liste électorale et confirmer les informations personnelles. Si nécessaire, une demande de mise à jour peut être effectuée.

Lors des dernières élections syndicales des TPE, le taux de participation n’était que de 5,44%. La CGT était arrivée en tête avec 26,31%, suivie de la CFDT avec 16,46%, l’Unsa avec 15,89%, et FO avec 13,84%

Publié par FSC

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La pauvreté s'aggrave en France, selon le baromètre annuel du Secours populaire

De plus en plus de Français rencontrent des difficultés d'argent, pour se loger, se soigner, payer leurs dépenses d'énergie, pratiquer un sport ou encore partir en vacances.

La précarité augmente en France en 2024, alerte le Secours populaire dans son baromètre annuel sur la pauvreté et la précarité, publié jeudi 12 septembre. Selon cette étude, un Français se considère pauvre avec moins de 1 396 euros par mois (+19 euros par rapport à 2023), soit presque autant que le Smic, à 2 euros près (1 398 euros net par mois).

Ce seuil subjectif de pauvreté varie en fonction du lieu et de la composition de la famille. En Île-de-France, les habitants se considèrent pauvres s'ils gagnent moins de 1 431 euros mensuels. Les Français qui vivent avec au moins un enfant de 18 mois estiment, pour leur part, qu'il faut gagner plus de 1 447 euros par mois pour vivre décemment. Des montants loin du seuil de pauvreté officiel fixé à 1 158 euros par mois, selon l'Insee.

La pauvreté atteint de nouveaux records

Dans ce baromètre du Secours populaire, 62% des Français disent aussi connaître ou avoir connu une situation de pauvreté, soit 4 points de plus que l'an dernier. Et près de 8 Français sur 10 (79%) se disent pessimistes sur le risque que leurs enfants connaissent un jour une situation de précarité.

POURSUIVRE LA LECTURE :

Publié par EL DIABLO

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Maladies chroniques : un rapport de l’Etat préconise une offensive d’une brutalité inédite

Sur demande du gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal, l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales viennent de rendre un rapport chiffrant les recettes que l’Etat pourrait dégager d’une nouvelle offensive d’ampleur contre la prise en charge des affections de longue durée (ALD).

L’austérité qui vient

Conquis social emblématique arraché au sortir de l’après-guerre, la prise en charge des affections longue durée (ALD) est une nouvelle fois dans le viseur des « experts » de l’austérité. Alors que le gouvernement démissionnaire d’Attal prépare activement sa succession depuis plusieurs semaine avec une liste d’offensives austéritaires de premier ordre, de la réduction de l’indemnisation maladie des fonctionnaires à l’accélération de la casse de l’école, on observe le retour d’une petite musique austéritaire contre la prise en charge des affections de longue durée (ALD).

Pour rappel, les ALD sont les maladies chroniques nécessitant au moins 6 mois de soins. Elles concernent pas moins de 12 millions de personnes en France, pour un coût estimé à 12.3 milliards d’euros par an. Déjà partiellement prise en charge, avec seulement 29 pathologies reconnues comme étant des ALD et une distinction entre ALD exonérante et ALD non-exonérante (n’ouvrant pas le droit au remboursement du ticket modérateur), les chantres de l’austérité appellent à une offensive historique. Dans leur rapport, l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) proposent deux options, sous forme de « réformes structurelles », qui impliquent un dépeçage du système tel qu’il existe actuellement.

La première impliquerait la mise en place d’ « une ALD à deux niveaux », faisant la distinction entre les ALD « les plus graves » et les ALD « les moins graves », assorti d’un déremboursement partiel des soins des ALD considérées comme moins graves, pour des bénéfices d’entre 400 et 600 millions d’euros. La seconde option implique tout simplement la suppression du système d’ALD, remplacé par un plafonnement des coûts à charge des patients à 1000€/an, qui pourrait rapporter 800 millions d’euros à l’Etat, tout en étant défavorable à 82% des patients.

Parmi les autres pistes étudiées, le rapport IGF-Igas décrit également les recettes que permettraient de réaliser la mise en place d’une franchise sur les transports des patients (entre 90 et 123 millions d’euros d’économies), le déremboursement du ticket modérateur d’une partie des médicaments et prescriptions (148 millions d’euros d’économies), ainsi que l’assujettissement à l’impôt sur le revenu des indemnités perçues par les patients (entre 300 et 600 millions d’euros d’économies).

Une telle offensive a d’ailleurs d’ores et déjà reçu l’approbation de la rapporteure de la branche maladie du Sénat, Corinne Imbert, membre de LR au même titre que le nouveau premier ministre Michel Barnier, qui a expliqué qu’elle n’est « pas étonnée que ce genre de piste soit mise sur la table » et « est-ce qu’il faut renoncer à cette réflexion dans un cadre budgétaire très contraint ? Je ne pense pas. Je crains que l’on n’y échappe pas ». La sénatrice, qui défend la nécessité de mettre les prescriptions du rapport IGF-Igas en application, explique que « par devoir de responsabilité, il faut étudier des pistes, et le Parlement ensuite se prononcera ».

De leur côté, plusieurs associations ont vivement dénoncé le rapport. France Assos Santé explique par exemple que « les personnes en ALD sont celles qui accusent déjà le plus de reste à charge. Ce sont aussi les premières confrontées aux dépassements d’honoraires qui explosent – et pour lesquels rien n’est fait – et aux frais déjà non remboursés dans le cadre de l’ALD. La remise en cause de la prise en charge à 100 % aura un impact non seulement sur les personnes malades elles-mêmes, mais également sur l’ensemble de la population, dans la mesure où ces dépenses seront transférées aux usagers et aux complémentaires santé, lesquelles les répercuteront sur le montant des cotisations, elles aussi en hausse constante. »

Un constat partagé par la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath), qui dénonce dans un communiqué « [les] choix idéologiques présentés comme des évidences et qui consistent, au final, à faire financer par les malades leurs dépenses de santé en réduisant la couverture sociale actuelle. »

Comme rappelé plus haut, le précédent gouvernement avait déjà étudié un projet similaire au printemps, avant de rapidement rétropédaler face au tollé qu’avait suscité une telle proposition. Alors que le gouvernement prépare une offensive austéritaire sans précédent avec près de 130 milliards d’euros de coupe austéritaire d’ici à 2028, la question se pose de savoir si le gouvernement Barnier reprendra l’offensive sur ce terrain dans les mois qui viennent. Quoiqu’il en soit, le sujet est de nouveau au premier plan avec un mode opératoire qui est toujours le même : un rapport télécommandé qui vient justifier une réforme au détriment des plus malades et des plus précaires.

Face à l’austérité qui vient de tous les côtés, il faut d’ores et déjà se préparer à lutter contre une offensive historique qui viendra donner un coup supplémentaire contre nos droits et face à la destruction méthodique de notre système de santé. Des attaques austéritaires brutales contre lesquelles le mouvement ouvrier doit opposer et construire un plan de bataille pour faire face à la casse du système de sécurité sociale et exiger une santé de qualité au service de toutes et tous.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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