SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Austérité : la Cour des Comptes préconise de supprimer 100 000 postes dans les collectivités locales

La Cour des Comptes a publié ce mercredi 2 octobre un rapport préconisant une cure d’austérité dans les collectivités locales. Alors que le gouvernement compte attaquer durement les services publics et les fonctionnaires, l’instance suggère notamment la suppression de 100 000 emplois.

Crédit photo : Observatoire du journalisme

Crédit photo : Observatoire du journalisme

Des économies drastiques. Alors que le gouvernement promet 40 milliards d’austérité dès 2025, dont la moitié proviendrait de coupes budgétaires dans les fonds de l’État et de la Sécurité sociale, le budget des collectivités locales devrait également être en première ligne. Dans la continuité du discours de Michel Barnier, qui a annoncé vouloir trouver 5 milliards d’économies dans les budgets des collectivités locales (communes, départements et régions), la Cour des Comptes n’a pas tardé à proposer des pistes : baisse des recettes, encadrements des projets locaux et surtout la suppression de 100 000 postes.

Suppressions de postes massives et baisse de moyens des collectivités

Le rapport de la Cour des Comptes envisage une réduction des effectifs des agents locaux massive en proposant la suppression de 100 000 postes. Une suppression progressive qui permettrait selon l’instance d’économiser 4,1 milliards par an à partir de 2030. Derrière l’argument « comptable », une telle décision, si elle venait à être appliquée, accentuerait drastiquement les sous-effectifs déjà importants dans tous les différents secteurs ainsi que la dégradation des services rendus aux usagers. Et cela d’autant plus qu’en outre des suppressions de postes, le rapport propose d’allonger la durée du temps de travail sur les heures légales. Une attaque préparée par l’offensive XXL de la réforme de la Fonction Publique menée par Macron en 2019 qui avait posé le principe d’un retour obligatoire aux 1607 heures annuelles, et dont la Cour des Compte entend imposer la mise en application dans les collectivités qui ne l’ont pas encore fait tout en réduisant le service honoraire des heures supplémentaires. Des attaques que la Cour des Comptes entend accompagner d’une lutte contre « l’absentéisme », soit un tour de vis supplémentaire envers les agents et qui s’inscrit dans la même logique qu’un précédent rapport préconisant l’allongement des jours de carences pour les fonctionnaires.

En plus de préconiser une taille massive dans les effectifs, le rapport propose une baisse des fonds alloués aux collectivités à travers plusieurs systèmes. Le premier serait de réduire les recettes des collectivités afin de les pousser à mettre en place des politiques austéritaires pour rentrer dans les clous. Le deuxième serait de mettre en place des nouveaux contrats entre l’État et les plus grosses collectivités afin de « maîtriser l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement ». Ces contrats permettraient à l’État d’avoir un levier direct pour sanctionner les collectivités qui ne respecteraient pas les limites budgétaires tout en orientant leurs investissements. Une idée reprise hier par Michel Barnier dans son discours à l’assemblée. Et autant de mesures qui auraient pour but de manière détournée de plier les collectivités à une politique austéritaire à travers des coupures budgétaires inévitables. Une politique qui impacterait en premier lieu le financement des services publics et qui pourrait s’accompagner de politiques xénophobes et anti-sociales déjà existantes sur de nombreux territoires, comme la fermeture de centres sociaux, la non-création de logements sociaux ou encore l’absence de prise en charge de mineurs isolés

Une série d’offensives du gouvernement contre les services publics

Les mesures proposées dans le rapport de la cour des comptes donnent le ton des potentielles attaques que pourrait utiliser le gouvernement Barnier pour trouver les 5 milliards qu’il entend escamoter du budget des collectivités locales. Mais la question des coupures budgétaires et des attaques contre les fonctionnaires ne s’arrêtera pas aux collectivités. Le gouvernement Barnier a déjà annoncé des coupes budgétaires dans les différents budgets des services publics ainsi que la baisse des effectifs de la Fonction Publique sans donner plus d’informations. Des annonces qu’il faut coupler à la décision de nommer l’ultra-libéral Guillaume Kasbarian à la tête du ministère de la Fonction publique qui laisse présager des attaques d’ampleur contre les travailleurs.

Alors que les services publics sont en déliquescence à l’échelle nationale comme le secteur de la santé, ce n’est pas en proposant aux retraités de reprendre un peu de service comme le préconise notre premier ministre que les choses vont s’arranger. Au contraire, c’est bien d’un investissement massif dans les services publics que nous avons besoin, en lien avec les usagers et en fonction des problématiques locales. Un investissement qui doit s’accompagner d’un un réel plan d’embauche dans les différents secteurs pour répondre aux sous-effectifs chroniques que connaissent les fonctionnaires. Autant de mesures qui ne pourront se faire que par la mise en place d’un plan de bataille offensif qui cherche à unifier l’ensemble des secteurs de la Fonction publique pour mettre fin aux offensives du gouvernement, à la casse des services publics et faire payer la crise aux grandes fortunes et au patronat.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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« Les salariés sont à bout. » Des débrayages à SOITEC pour dénoncer les conditions de travail !

Alors que le fleuron de l’industrie des semi-conducteurs SOITEC continue d’enregistrer des profits record, les salariés dénoncent la dégradation des conditions de travail. Depuis vendredi, la CGT organise des débrayages pour réclamer un plan massif de titularisation et des augmentations de salaire.

Crédit photo : Capture d’écran, Télégrenoble

Crédit photo : Capture d’écran, Télégrenoble

Coup de colère chez le géant SOITEC. Alors qu’en 2022, une grève avait déjà mobilisé les travailleurs de l’usine de Bernin, en Isère, pour dénoncer la dégradation des conditions de travail aujourd’hui, la situation n’a pas évalué. Elle a même empiré : « Cela fait plusieurs semaines que les salariés viennent nous avertir de la gravité de la situation à SOITEC quant aux sous-effectifs et aux conditions de travail qui se dégradent à vue d’œil. Alors qu’on nous avait promis des améliorations en 2022, la situation n’a pas bougé. » dénonce Hela Sahli, déléguée syndicale de la CGT SOITEC. L’entreprise qui poursuit son ascension dans le secteur des semi-conducteurs enchaîne les prises de commandes et les nouveaux partenariats, entrainant une augmentation des objectifs et de la charge de travail pour les salariés de l’usine iséroise.

Cette augmentation des cadences pèse sur les équipes qui dénoncent des conditions de travail toujours plus précaires et accompagnées de méthodes managériales brutales. Une situation à laquelle se coupe la question du sous-effectif comme le décrit Hela : « On nous demande des objectifs toujours plus gros qui ne correspondent pas à la capacité des effectifs. On est en sous-effectifs chroniques, on arrive plus à former correctement les nouveaux qui sont lâchés dans la nature et à qui on va demander de former à leur tour. C’est ce système qui conduit les burn-outs et les arrêts-maladies qui amplifient le sous-effectif, c’est un cercle vicieux. »

Des conditions de travail dégradées qui ont un impact brutal sur les travailleurs. Comme le pointe la CGT dans son tract, les burn-outs s’accumulent ainsi que la détresse des salariés : pour trois d’entre eux, la sécurité sociale a déjà reconnu des accidents de travail liés aux risques psychosociaux. Des cas qui risquent de se multiplier au vu de la détresse dans les équipes, mais que la direction choisit d’ignorer, selon la syndicaliste : « On a sonné l’alerte à de nombreuses reprises sur l’état physique et psychologique des équipes. Les collègues pleurent au travail, viennent avec la boule aux ventres. Certains ont même évoqué avoir réfléchis au suicide. Ce sont les conditions de travail qui ont créé cette situation. Ils ne nous respectent pas. On fait des groupes de travail pour améliorer cette situation, mais ils ne prennent pas en compte nos revendications. »

Une situation qui retombe sur les salariés alors que le géant dans la production de semi-conducteurs continue d’enregistrer des bénéfices record et d’élargir son panel de partenariat. Mardi dernier, SOITEC a annoncé un nouvel accord avec le fabricant japonais de matériaux semi-conducteurs Resonac Corporation pour produire des plaques de carbure de silicium de 200 mm. Cet accord ouvre un nouveau marché à Soitec à l’international, qui continue de s’installer comme poids lourd du secteur des semi-conducteurs à l’échelle mondiale. Début septembre, dans le cadre d’un projet européen sur le développement de ce secteur-clé dans la compétition internationale, SOITEC s’est retrouvé à la tête du lancement d’un consortium européen pour développer des semi-conducteurs.

En plus de ces projets, la compagnie a enregistré des chiffres record en 2024. Sur un seul trimestre, l’entreprise a engrangé 337 millions d’euros, avec un résultat net qui s’élève à 178 M€, soit une marge nette de 18%. Des records qui se sont matérialisés par des primes exceptionnelles pour la direction, mais pas pour les salariés qui ont reçu des augmentations dérisoires lors des dernières NAO.

Appuyée par la colère des travailleurs, la CGT SOITEC a lancé une série de débrayages de vendredi dernier jusqu’à mercredi. Le syndicat réclame une amélioration des conditions de travail à travers un accord sur la Qualité de Vie et les Conditions de Travail, mais aussi une titularisation massive des CDD et une augmentation des salaires Face à la situation catastrophique que vivent les travailleurs de SOITEC et le mépris de la direction, les salariés refusent de se contenter des miettes du géant, et comptent poursuivre la lutte pour réussir à imposer un CDI pour toutes et tous, un large plan d’embauche, et une augmentation importante des salaires.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le syndicat CGT appelle à une meilleure sécurisation des chantiers franciliens, quelques jours après la mort tragique d’un ouvrier, écrasé par une poutre en métal.

 

Paris (XVe), le 25 septembre. Selon nos informations, l’homme âgé de 45 ans travaillait au niveau du dernier étage actuellement construit - le 10e étage - lorsque l’une des armatures métalliques sur laquelle il intervenait s’est, pour une raison indéterminée à ce stade, détachée.

Près d’une semaine après le tragique décès d’un ouvrier sur le chantier de la Tour Triangle (XVe), ses confrères se mobilisent. Lundi, l’Union Régionale de la Construction-Bois-Ameublement CGT IDF s’indigne de la « répétition des morts au travail » sur les chantiers franciliens. L’organisation syndicale réclame dans un communiqué un plus grand respect des « normes de sécurité élémentaires ».

« Le capitalisme tue et cela doit cesser. Chaque jour, des ouvriers paient de leur vie l’irresponsabilité des entreprises qui privilégient la rentabilité au détriment de la sécurité », s’indigne-t-elle.

L’ouvrier décédé, un quadragénaire portugais, aurait été écrasé par une poutre en métal qui servait de coffrage aux piliers en béton de ce qui doit devenir la troisième plus haute tour de Paris. Une enquête a été ouverte immédiatement.

Contre « la sous-traitance en escalade »

« Les responsables de cette situation doivent répondre de leurs actes, martèle le syndicat. Il est impératif que les entreprises concernées, quelle que soit leur taille ou leur influence, rendent des comptes pour leur manque de vigilance et de protection des travailleurs. »

L’URCBA-CGT IDF demande expressément la mise en œuvre immédiate de mesures concrètes pour garantir la sécurité des ouvriers sur les chantiers. Le syndicat rappelle par ailleurs que cet accident n’est pas un cas isolé et dénonce « la sous-traitance en cascade, mise en place pour maximiser les profits », qui affaiblirait « les protections de santé et de sécurité sur les chantiers ».

Publié par FSC

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Grève et manifestation mardi 1 octobre 2024

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On comprends à partir de ces informations les raisons du mattraquage médiatique et gouvernemental sur la dette, le gouffre financier, les tribunes de macronistes Aurore Berger en tête exigeant en priorité la réduction des " dépenses " publiques.

Tandis que les investissement socialement utiles sont sacrifiés au profit des dépenses de guerre dans la foulée des choix agressifs et pro OTAN de Macron !

 

 

Pour eux, « le rétablissement des comptes passe avant tout par la baisse de la dépense publique » et, pour y parvenir, ils préconisent « le culte de la performance de nos politiques publiques », la « suppression de dizaines d’agences et de comités Théodule », « la simplification de l’action publique et la baisse du nombre de fonctionnaires en préservant nos services publics de proximité ».

 

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Alors que la première sortie de Michel Barnier s’est effectuée dans un hôpital, plaçant la santé parmi ses priorités, nous découvrons avec stupeur que le budget du ministère de la Santé sera amputé l’an prochain de 44 %, soit la plus forte saignée de tous les ministères.

Ce budget, qui n’est pas celui de la Sécurité sociale, concerne notamment les investissements dans les hôpitaux. Pour rappel, les fameuses promesses du Ségur de la santé annonçaient 6 milliards d’euros d’investissement pour les hôpitaux et les Ehpad… des annonces mensongères.

Regardons de plus près les conséquences concrètes de ces mesures. De très nombreux hôpitaux souffrent de vétusté et nécessitent des rénovations urgentes. Ces travaux ont été retardés depuis que la Banque centrale européenne oblige les hôpitaux à emprunter auprès d’elle avec des taux d’intérêt élevés, ce qui a abouti à une dette cumulée de plus de 30 milliards d’euros.

Plus grave, certains ont été plombés par des emprunts toxiques, avec des taux d’intérêt qui ont dépassé les 20 %. Face à cette impasse, le gouvernement est intervenu. Mais il s’est contenté de reprendre à sa charge seulement un tiers de cette dette, ce qui laisse aux hôpitaux une charge d’intérêt d’environ 1 milliard par an. Somme qui manque non seulement pour investir mais qui pèse aussi sur la principale dépense des établissements : les salaires. Ce qui se traduit par une réduction des embauches alors que nous manquons déjà de personnel.

Cette saignée fait suite à celles opérées les années précédentes avec le transfert au budget de la Sécurité sociale du financement de certaines agences ou encore de la rémunération des étudiants hospitaliers. La stratégie est claire, on déshabille le ministère de la Santé et on charge la barque de la Sécurité sociale pour alourdir son fameux trou, ce qui permet d’imposer comme obligatoires des mesures d’économies.

Dans le même temps, le budget militaire progresse de 5 % dans le cadre de la Loi de programmation qui affecte 413 milliards aux armées d’ici à 2030. Bref, des milliards pour l’armée, l’austérité pour la santé.

Autre exemple des choix de l’État dans un domaine où visiblement l’argent coule à flots, c’est celui des aides aux entreprises pour soi-disant réindustrialiser la France. Ainsi Sanofi, champion français de la pharmacie, s’est vu octroyer une subvention de l’État de 240 millions d’euros pour son usine de Neuville-sur-Saône, avec en perspective la création de 200 emplois.

Belle opération pour une entreprise qui fait entre 5 et 10 milliards d’euros de bénéfices. Quelle efficacité pour la collectivité quand la création d’un emploi coûte plus d’un million d’euros ?

Tout cet argent manque pour la santé, c’est-à-dire pour la vie, au profit de la guerre et du veau d’or capitaliste.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
En novlangue macroniste les salariés sont des collaborateurs et la démocratie une manifestation commerciale dominicale....

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L'annonce du départ de Syngenta, son principal client, fait craindre le pire aux 400 salariés de l'usine chimique Weylchem à Trosly-Breuil (Oise).

Par Guillaume Grasset
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L’usine Weylchem Lamotte située le long de l’Aisne à Trosly-Breuil est l’un des principaux employeurs des Lisières de l’Oise – Crédit : Lamotte Industrial Park

L’usine Weylchem Lamotte située le long de l’Aisne à Trosly-Breuil est l’un des principaux employeurs des Lisières de l’Oise – Crédit : Lamotte Industrial Park

«On a de grosses inquiétudes», soupire un délégué syndical de l’usine chimique Weylchem Lamotte de Trosly-Breuil. Les salariés craignent un plan social dans les trois prochains mois, dans cette société basée à Trosly-Breuil. «On craint la suppression de 150 postes sur les 400 salariés», reprend le délégué.

Cette crainte de licenciement s’appuie sur la perte du principal client de la société Weylchem. En l’occurrence le producteur de semences et produits phytosanitaires Syngenta. «On nous l’a annoncé en juin», reprend le délégué syndical. Ce client contribuait à un tiers du chiffre d’affaires et 20% de la marge selon les syndicats. La perte de contrat sera effective au 1ᵉʳ janvier 2025.

«Ça pourrait être le début de la fin»

L’usine Weylchem a changé de direction voici trois ans. «On a l’impression qu’ils sont là pour préparer cette restructuration et faire remonter l’argent aux actionnaires, même s’ils investissent quand même», poursuit le syndicaliste.

Cette annonce survenue avant les grandes vacances a eu pour conséquences de faire mariner les salariés. «Quand ils vont dégainer, ça va faire très mal», prévoit-il. Les syndicats ont voté un droit d’alerte en Conseil social et économique (CSE), afin de mandater un expert sur la situation l’entreprise. «Lui-même n’arrive à obtenir aucune réponse de la part de la direction», reprend le délégué.

Le sentiment général qu’il partage est qu’un plan social signifierait le début de la fin pour l’usine WeylChem.

Le site industriel aura 130 ans en 2026

Depuis 2014, le site de Lamotte appartient au groupe ICIG (International Chemicals investor group), une société d’investissement privé familiale.

WeylChem Lamotte est le propriétaire et l’exploitant principal de la plateforme industrielle de Lamotte (ex-site Clariant). Ce site existe depuis 1896. Il compte cinq entreprises : Merck, PQ Europe, Archroma, Cell Alternativ et Weylchem Lamotte.


Nous n’avons pas réussi à joindre la direction du groupe

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Cinquième mois de lutte à MA France : « On ne les laissera pas récupérer les machines ! »

En lutte contre le « Plan de Sauvegarde de l'Emploi » qui menace quatre cent familles, les salariés de MA France entament leur cinquième mois de grève contre Stellantis. Présents tous les jours sur le site, ils défient le géant de l'automobile en continuant de refuser la saisie des machines.

Sous-traitant automobile

Crédits photo : CGT 93 sur X

Les travailleurs de MA France ont entamé la semaine dernière leur cinquième mois de mobilisation. Alors que la quasi-totalité des salariés ont reçu leurs lettres de licenciements, ils continuent à se mobiliser pour obtenir des postes de reclassement et des indemnités de départ auprès de Stellantis, principal donneur d’ordre et propriétaire des outils de production. Malgré un contexte difficile, avec un salarié qui a tenté de mettre fin à ses jours, la motivation des travailleurs reste forte. « On a tellement mal pris notre licenciement, qu’on veut tenir la grève coûte que coûte. On est là sept jours sur sept, presque 24h sur 24h, c’est vraiment la guerre des nerfs » explique Abdel de la CGT MA France.

Les salariés ont également décidé d’ouvrir un nouveau front en contestant la validité du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) devant la justice. Une audience a été fixée le 2 octobre au tribunal administratif de Montreuil. Comme l’explique Abdel, « c’est un moyen de pression et ça peut être une première victoire ».

De son côté, le groupe Stellantis continue de refuser toute négociation. En dépit des conséquences financières massives de cette occupation pour le groupe, Stellantis n’a, pour l’heure, fait aucune proposition, à l’exception de la distribution d’une prime de 15 000 euros brut aux salariés qui renonceraient à les attaquer en justice.

« On leur a redit qu’on ne les laisserait pas récupérer les machines »

Si Stellantis refuse toute négociation, l’entreprise entend bien récupérer les machines de l’usine que les travailleurs refusent de lui remettre. Une délégation du géant automobile s’est rendue ce vendredi à l’usine, traduisant la détermination de Stellantis à clôturer le dossier. Pourtant, les salariés font front, comme l’indique Abdel, élu CGT au CSE : « la dernière fois qu’ils sont venus à la mi-août on leur avait indiqué qu’il était hors de question qu’ils partent avec quoi que ce soit. Ils sont quand même revenus. On leur a redit qu’on ne les laisserait pas récupérer les machines ».

Si la petite équipe est effectivement repartie les mains vides, elle ne semble pas s’être déplacée pour rien. Pour Stéphane, élu CGT de l’usine, « ils étaient vraiment là pour organiser les choses, avec l’idée de revenir rapidement. On va donc augmenter notre présence la nuit au cas où ils décideraient de venir avec les camions ».

Pour Stellantis, la crainte d’un « mauvais exemple » dans un contexte de suppression massive d’emplois

Derrière cette rigidité, Stellantis tente de contenir un mouvement qui pourrait s’amplifier, alors que l’heure est à la réduction des coûts dans le secteur de l’automobile. Stellantis a déjà supprimé plus de 20 000 emplois entre 2021 et 2023, et, anticipe, en coulisse, une possible fermeture de l’usine de Poissy, dernier site d’assemblage de voitures d’Ile-de-France.

Au-delà de Stellantis, les premiers signes d’une vague de licenciement dans le secteur se font déjà sentir. Alors qu’on apprenait en juillet que l’équipementier automobile Valéo s’apprêtait à fermer trois sites en France, menaçant près de 1200 emplois, c’est le constructeur Volkswagen qui annonçait au début du mois se préparer à son tour à des licenciements massifs.

Conscients de l’importance de leur lutte dans ce contexte pour les salariés du secteur, les travailleurs de MA France se sont joints mardi dernier à la manifestation organisée par les salariés de Valéo. Pour Abdel « Ils ne veulent pas qu’on donne le « mauvais exemple ». Demain on se prépare à un massacre au niveau de Stellantis avec des usines comme Poissy qui pourrait disparaître mais aussi plus largement, avec ce qui se passe chez Valeo par exemple. Et ils craignent qu’on serve de somme plancher. Parce que, si demain ils doivent donner ce qu’on pourrait obtenir, ça commence à chiffrer ».

Alors même que les profits de Stellantis ont augmenté de 11% en 2023, les mégacorporations de l’automobile pourraient supprimer 500 000 emplois d’ici 2040, dans une honteuse quête de profits. Dans la lutte contre les géants de l’industrie qui licencient pour augmenter leurs marges, les salariés de MA France montrent que seule la lutte peut arracher la victoire. Plus largement, face à la menace d’une casse sociale massive, il devient nécessaire de défendre le refus de tout licenciement ou suppressions d’emplois. Ce n’est pas aux travailleurs de payer les conséquences de la course aux profits d’un patronat toujours plus vorace !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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