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Publié par EL DIABLO
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Publié par EL DIABLO
SOURCE : Ouest France
À Falaise, la CGT manifeste devant la gendarmerie pour protester contre l’audition de l’un des leurs
Les sympathisants de la CGT se sont réunis devant la gendarmerie de Falaise (Calvados) jeudi 22 février 2024. Ils sont venus soutenir l’un des leurs, convoqué pour un collage d’affiches illégal.
Vers 16 h, jeudi 22 février 2024, une quarantaine de manifestants de la CGT s’est massée devant les grilles de la gendarmerie de Falaise (Calvados).
Philippe Vivien, syndiqué à la CGT, était convoqué pour s’expliquer sur un collage d’affiche sauvage. « À travers moi, c’est le groupe de la CGT qu’on attaque. Je le reconnais, j’ai collé des affiches en dehors des endroits prévus (sur des conteneurs de tri sélectif de la communauté de communes du pays de Falaise, dans le centre-ville, N.D.L.R.). Mais à Falaise, nous n’avons pas beaucoup de place où afficher », pestait-il avant d’être auditionné.
Kevin Dewaële, vice-président de la communauté de communes à l’Environnement, qui a déposé plainte précise : « Que ce soit des affiches de la CGT ou des annonces de concerts, il faut que les points d’apports volontaires restent propres. Sans parler du coût, une affiche en appelle d’autres et cela donne l’impression d’un manque d’entretien et, par la suite, favorise le dépôt d’autres déchets. »
« Le droit syndical trop souvent remis en cause »
Selon lui les faits remontent à « la fin de l’été ». Présent pour soutenir son camarade, le secrétaire départemental de la CGT, Alan Bertu, expliquait qu’à ses yeux « on remet en cause le droit syndical trop régulièrement et de plus en plus souvent ».
Contacté au sujet d’un éventuel manque de lieux d’affichage dans la ville, le maire de Falaise, Hervé Maunoury, explique « qu’il faut qu’on étudie le sujet. S’il manque véritablement des zones d’affichages, nous travaillerons à en rajouter mais ce n’est pas une raison pour coller n’importe où. »
En attendant la décision à son égard, Philippe Vivien compte proposer une rencontre entre le maire et la CGT pour obtenir plus de zones d’affichages.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Depuis 5 jours, les travailleurs de la tour Eiffel sont en grève contre la gestion catastrophique de la mairie de Paris. À quelques mois des J.O, cette mobilisation très médiatisée vient remettre au centre des débats la question des coupes budgétaires et de la dégradation généralisée des conditions de travail.
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Ce lundi 19 février, les salariés de la SETE (Société d’exploitation de la tour Eiffel) se sont mis en grève pour dénoncer la mauvaise gestion financière du site par la ville de Paris, propriétaire à 99 % de l’entreprise. Les salariés dénoncent la dégradation accélérée du monument, mais aussi la multiplication par sept de la redevance que doit verser l’entreprise SETE à la mairie. Une gestion qui, selon les syndicats, ne peut que « limiter le budget disponible pour mener à bien les travaux nécessaires à l’entretien et l’exploitation de la tour et de son site, tout en menaçant à terme les recrutements et les rémunérations. »
Les grévistes entament aujourd’hui leur cinquième jour de grève et ont voté la reconduction de la grève jusqu’à samedi minimum. Une centaine de grévistes et de soutien se sont réunis ce vendredi en bas de l’édifice. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT était présente, symptôme de l’ampleur qu’est en train de prendre ce mouvement conflit.
De son côté, la mairie de Paris continue de déclarer que le monument serait en « très bon état » et compte bien cherche à désamorcer la grève comme en témoigne les déclaration d’Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris : "Il y aura sans doute encore besoin de quelques heures, quelques jours peut-être, mais les négociations ont bien avancé ce jeudi", a-t-il assuré le jeudi 22 février sur France Info. "On leur laissera le temps vendredi de discuter et de décider".
Dans un autre registre, la sortie de Rachida Dati « proposant » à Anne Hidalgo le classement de la tour Eiffel comme monument historique illustre la volonté du gouvernement de reprendre le dessus face à l’importante médiatisation de la mobilisation, y compris à l’international.
FLASH - Des salariés de la #TourEiffel affirment que le monument est dans "un état de délabrement avancé" au niveau de la rouille et de la corrosion : "Cela fait 14 ans qu'elle a été repeinte alors que normalement c'est tous les 7 ans". Ils reprochent à la mairie de Paris une… pic.twitter.com/tWXencD4wc
— Mediavenir (@Mediavenir) February 21, 2024
Cette grève n’est pas une première, mais elle se démarque par sa durée. En effet, il suffit de remonter au 27 décembre dernier, jour du centième anniversaire de la disparition de Gustave Eiffel et date où les salariés de la SETE s’étaient déjà mobilisés pour mettre en lumière la dégradation importante du monument. Cela dit, la grève actuelle revêt un caractère inédit depuis 2016 en raison de sa longueur, mais aussi de ses mots d’ordre, centrés sur la dénonciation de l’augmentation de la redevance et, plus largement de la pérennité de leurs emplois.
Les grévistes appuient aussi sur l’impact symbolique qu’a cette grève et dénonce la politique de la ville de Paris qui casse tous les budgets, et même ceux dont le but est de garantir la rénovation du monument le plus connu de France, visité par plus de 7 millions de personnes par an. Les quatre jours de fermeture du monument représenteraient une perte d’environ 70 000 entrées, un impact important donc, tant économiquement que médiatiquement.
Ainsi, le conflit en cours dans l’un des monuments les plus touristiques de Paris illustre l’aiguisement des contradictions entre la colère grandissante face aux conditions de travail dégradées et aux politiques toujours plus austéritaires, et la nécessité pour le patronat et le gouvernement de mettre au pas les travailleurs afin de garantir les Jeux olympiques les plus rentables possibles. Le cas des transports est aussi flagrant dans ce sens puisqu’à peine quelques mois avant l’accueil d’un des événements les plus médiatisés au monde, les conflits sur les salaires et les conditions de travail se multiplient, tandis que les conditions de transport dégradés et l’augmentation perpétuelle du coût des transports provoquent la colère des usagers.
Une situation explosive donc, à peine quelques mois avant les Jeux olympiques, que le patronat et le gouvernement redoutent. En témoigne la volonté de mettre au pas tous les secteurs combatifs du monde du travail, dont la multiplication des cas de répression syndicale est une conséquence directe. La mobilisation des travailleurs de la SETE n’est donc qu’un exemple de la colère latente chez les travailleurs et ceci par-delà les frontières sectorielles. Des colères qu’il s’agira de faire converger pour construire un front large ouvrier afin d’arracher une véritable victoire sur le terrain des salaires et des conditions de travail.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
La rémunération du patron de Stellantis va atteindre 36,5 millions d’euros en 2023, soit une augmentation de 56% en un an. Des chiffres démentiels réalisés sur le dos des travailleurs du groupe, qui ont, entre autres, vu baisser leurs primes.
Crédits photo : Alexander Migl, Wikipedia Commons
Le salaire du PDG de Stellantis a été annoncé ce vendredi : 36,5 millions d’euros pour Carlos Tavares. Ce montant astronomique revient à toucher « 100 000 euros par jour, samedi et dimanche compris », comme le rappelle Jean-Pierre Mercier, porte-parole de Lutte Ouvrière. Alors que le salaire de Carlos Tavares s’élevait déjà en 2022 à 23,5 millions d’euros, cette augmentation de 56% de salaire en un an n’est pas anodine. Elle témoigne des bénéfices records du groupe automobile, qui s’élèvent à 18,6 milliards d’euros en 2023, réalisés sur le dos des travailleurs.
Pour justifier cette somme, l’entreprise croit se dédouaner en affirmant que le salaire fixe de Carlos Tavares est resté à 2 millions d’euros en 2023, et que ce montant n’a pas changé depuis trois ans. Mais le PDG de Stellantis touche tous les ans, en plus de ce salaire, un bonus de performance de 11 millions d’euros environ. S’ajoute à cela une prime de 10 millions d’euros, comme « récompense » pour avoir réussi à faire du groupe un « fournisseur de mobilité technologique durable ». Et ce n’est pas terminé. Le multimillionnaire recevra également 13 millions d’euros de bonus en actions, liés à ses objectifs à long terme, qu’il touchera « sous réserve de réalisations futures potentielles », selon le Figaro.
Ce niveau de salaire insensé s’inscrit dans les bénéfices records de Stellantis, qui s’élèvent à 18,6 milliards d’euros en 2023. Des profits réalisés sur le dos des travailleurs, par des licenciements massifs et une baisse des salaires. Le licenciement de 1800 intérimaires en un mois illustre cette volonté de casse sociale par le groupe Stellantis. 600 intérimaires sur le site de Mulhouse, 750 à Sochaux, de 200 à 250 à Poissy et 200 intérimaires à Rennes ont perdu ou vont perdre leur poste d’ici les prochains jours.
Pendant les Négociations Annuelles Obligatoires, l’augmentation générale des salaires de 4,3% a été votée, alors que l’inflation s’est élevée à 4,9% en moyenne en 2023. En somme, les salaires des travailleurs ont diminué. Pour tenter de contourner les critiques autour des profits records de l’entreprise, Carlos Tavares a affirmé la semaine dernière que 1,9 milliard d’euros seraient redistribués sous forme de prime aux salariés du monde entier, soit un intéressement de 4100 euros par travailleur.
Derrière ces belles paroles, la prime aux salariés a diminué de 200 euros par rapport à l’année dernière alors que les bénéfices de l’entreprise ont augmenté de 11%, et les quelques 10 000 intérimaires de l’entreprise ne toucheront pas un centime de prime. Par ailleurs, comme nous le rappelions la semaine dernière, « les primes en « récompenses » ne sont qu’un revenu ponctuel et incertain qui ne permet pas de cotiser pour la retraite ou le chômage ».
Stellantis réalise donc une casse sociale d’ampleur consciemment organisée sur le dos des travailleurs, pour augmenter ses gains de productivité. A l’échelle mondiale, c’est près d’un quart des emplois de l’automobile, soit 70 000 postes, qui seraient menacés d’ici à 2030 selon une étude, sous prétexte du passage des véhicules thermiques à électriques.
Alors que Bruno Le Maire a annoncé des coupes budgétaires de 10 milliards d’euros qui vont précariser toujours plus la population, le salaire de plusieurs millions d’euros de Carlos Tavares nous rappelle que de l’argent, il y en a, et avant tout dans les poches des grands patrons et des actionnaires. La grève massive qui a eu lieu aux États-Unis en septembre dernier a été une démonstration historique de la force des travailleurs de l’automobile face à leurs patrons, et doit montrer l’exemple pour les futures mobilisations. Il faut un plan de bataille contre la casse sociale et l’austérité, pour de meilleures conditions de travail et des salaires dignes.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
10 MILLIARDS D’AUSTÉRITÉ ANTI-ÉCOLOGIQUE ET ANTISOCIALE
EN DÉCRETANT 10 MILLIARDS D’ECONOMIES BRUTALES DES LE 21 FEVRIER, LE GOUVERNEMENT FRAPPE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET LES INVESTISSEMENTS SOCIAUX.
Publié par Info'Com-CGT
Alors que la grève se poursuit depuis une semaine chez Neuhauser (groupe InVivo), la CGT affirme que l’entreprise aurait dépensé 200 000 euros en frais d’huissiers et de vigiles pour surveiller et entraver le délégué qu’elle tente de licencier.
Crédit photo : Anasse Kazib
Alors que la grève pour les salaires et contre la répression syndicale se poursuit depuis plus d’une semaine sur le site Neuhauser de Fürst, la direction, contrainte par le tribunal de laisser Christian Porta, représentant CGT, accéder à l’usine, continue d’user de méthodes policières pour entraver la lutte des travailleurs. Dans le cadre de la répression contre le délégué, l’entreprise fait en effet appel aux services de trois huissiers, qui se relaient toutes les huit heures…
Tandis qu’une grève pour les salaires était en préparation, la direction du groupe avait mis à pied le syndicaliste le 7 février, l’accusant de « harcèlement moral contre la direction ». Privant le représentant de son droit d’accès au site, InVivo avait été débouté au tribunal, le 16 février. Après le rassemblement réussi de vendredi, qui a réuni près de 200 soutiens du syndicaliste, et la tribune signée par 120 syndicats en soutien à Christian Porta, la grève se poursuit et le syndicaliste a pu retourner à l’usine.
Celui-ci subit cependant un traitement spécial : accompagné en permanence par un huissier chargé de contrôler ses moindres faits et gestes, le syndicaliste est surveillé jour et nuit. En plus de trois nouveaux vigiles, la direction emploie également, depuis début février, les services de 3 huissiers, qui se relaient toutes les huit heures, pour entraver l’action du dirigeant syndical. « Ce matin, l’huissier m’a suivi jusqu’aux toilettes... On a procédé à un calcul rapide sur la base du coût horaire de ce type de missions, et en ajoutant les frais de vigiles on arrive à plus de 200.000€ ! C’est totalement délirant à l’heure où la direction refuse d’augmenter les salaires » explique Christian Porta.
Avec cette somme, la direction aurait pu accorder une prime de plus de 500 euros à chacun des employés relève la CGT Neuhauser, alors que les travailleurs du site continuent la grève pour obtenir de meilleurs salaires. Ces derniers font état de leurs difficultés à finir le mois, comme Stéphane*, interrogé par Révolution Permanente la semaine dernière : « Tout augmente. Même pour les déchets ménagers, ils ont augmenté par trois les taxes. Le gaz, l’électricité. Avec ma femme on a du mal à s’en sortir. On doit réfléchir mille fois avant chaque achat, on achète tout à crédit. On peut pas vivre avec notre salaire ».
Ce n’est pas la première fois que la direction utilise la méthode InVivo. Après avoir accusé de manière calomnieuse le syndicaliste de harcèlement, entamé une procédure de licenciement et employé des vigiles et des gendarmes pour l’empêcher d’exercer son mandat syndical, l’entreprise avait diffusé, la semaine dernière, une lettre appelant les travailleurs qui soutiennent la grève à se manifester « pour envisager avec eux leur sortie de l’entreprise dans les meilleurs délais ».
Le message est clair : plutôt que d’améliorer les salaires des travailleurs, la direction préfère investir dans la répression. Un constat d’autant plus scandaleux qu’un accord a finalement été trouvé pour les NAO avec une partie des syndicats, et que celui-ci inclut la suppression des parcours qualifiants, un dispositif qui permet aux travailleurs d’obtenir des gains de salaire grâce à leur ancienneté ou leur parcours dans l’usine. « Il s’agit de la perte d’un acquis social gagné par la lutte en 2018 » explique Christian Porta. Une attaque qui pourrait accroître la détermination des salariés en grève sur le site de Fürst depuis plus d’une semaine contre la répression syndicale et pour les salaires.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
SOURCE : Par Roland RICHA
AFP du 21 février 2024
« Dans quel monde vivons-nous lorsque les gens ne peuvent pas se procurer de la nourriture et de l’eau, ou lorsque des personnes qui ne peuvent même pas marcher ne peuvent pas recevoir de soins ? » a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, lors d’une conférence de presse régulière à Genève.
« Dans quel monde vivons-nous lorsque le personnel de santé risque d’être bombardé lorsqu’il effectue son travail ? Dans quel monde vivons-nous lorsque les hôpitaux doivent fermer parce qu’il n’y a plus d’électricité ou de médicament pour sauver les patients, et qu’ils sont la cible des militaires ? » a-t-il poursuivi.
A ses yeux, « la situation sanitaire et humanitaire à Gaza est inhumaine et continue de se détériorer ».
Plus généralement, « Gaza est devenue une zone de mort », a assuré le chef de l’OMS, reprenant une expression qu’il a déjà utilisée. « Une grande partie du territoire a été détruite, plus de 29.000 personnes sont mortes, beaucoup d’autres sont portées disparues, présumées mortes, et beaucoup, beaucoup d’autres sont blessées », a-t-il ajouté.
Il a également relevé que les niveaux de malnutrition sévère dans la bande de Gaza ont augmenté de façon spectaculaire depuis le début de la guerre, passant de moins de 1% à plus de 15% à certains endroits.
« Nous avons besoin d’un cessez-le-feu maintenant ! Les otages doivent être libérés, les bombes doivent cesser de tomber et l’accès à l’aide humanitaire doit être libre. L’humanité doit prévaloir », a lancé le Dr Tedros.
Selon l’ONU, 2,2 millions de personnes, soit l’immense majorité de la population, sont menacées de famine dans la bande de Gaza, assiégée par Israël.
La situation est particulièrement alarmante dans le nord, en proie « au chaos et à la violence », selon le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies qui a suspendu mardi la distribution de son aide dans ce secteur.
L’aide humanitaire, soumise au feu vert d’Israël, entre à Gaza essentiellement par Rafah via l’Egypte, mais son acheminement vers le nord est rendu presque impossible par les destructions et les combats qui isolent cette région du reste du territoire.
Publié par FSC
Ce mardi chez Sud Radio, Marie Lebec, ministre déléguée auprès du Premier ministre a annoncé envisager de « sanctuariser » certaines périodes dans les transports, en y interdisant les grèves. Une potentielle attaque très grave à laquelle qu'il va falloir s'opposer.
Sur Sud Radio ce mardi matin, la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec le Parlement a présenté une potentielle nouvelle offensive contre le droit de grève. En référence aux grèves des contrôleurs de la SNCF, Marie Lebec a déclaré « s’interroger sur le recours au droit de grève quand on a une mission de service public ».
La ministre déléguée estime en effet que « la grève c’est un droit légitime mais je crois qu’il y a des moments où on peut estimer qu’il faut sanctuariser ces périodes », après avoir rappelé l’importance des vacances scolaires pour les Français mais surtout l’accueil des Jeux olympiques à Paris l’été prochain qui « mettent la France à l’honneur ». « L’honneur » de la France et les « missions de service public » : voilà le prétexte choisie par la ministre pour ouvrir la voie à une grande offensive par l’interdiction des grèves dans les transports sur de larges périodes.
Cette attaque qui, si elle était mise en oeuvre, constituerait un énorme recul pour le monde du travail, fait suite au mouvement de grève important des cheminots le week-end dernier et aux nombreux trains annulés en conséquence. Cette mobilisation a donné lieu à une propagande médiatique sur la « nécessité » d’encadrer les grèves. Un « débat » médiatique qui permet au gouvernement d’avancer des pions pour faire reculer ce droit.
Alors que la droite au Sénat a proposé une loi visant à rendre possible l’interdiction par décret de grèves 60 jours par an, et que le Président du Sénat Gérard Larcher a lui même appuyé cette proposition, les déclarations de la ministre déléguée font directement écho à cette menace. Sur la forme, la ministre a cependant nuancer les ambitions de la droite, déclarant : « est-ce que les modalités doivent forcément passer par la loi ? Est-ce que ça peut faire l’objet d’un accord ou autre avec les représentants syndicaux ? ».
Mais si pour elle « toutes les options sont ouvertes », Marie Lebec ne cache pas son intention de s’attaquer au droit de grève d’une manière ou d’une autre. Le gouvernement compte ainsi s’appuyer sur le climat anti-grève ambiant, avec de nombreux cas de répression syndicale pour faire avancer des attaques historiques visant à restreindre le droit des travailleurs à faire grève. Gabriel Attal avait déjà préparé le terrain en ce sens ces derniers jours, estimant que « la grève est un droit mais travailler est un devoir ».
S’il n’y a pas encore de mesures concrètes annoncées par l’exécutif, ces déclarations marquent un saut dans la menace contre le droit de grève, en proposant de le restreindre et de le limiter dans le temps sur de larges périodes, dans un contexte plus large d’attaques contre le monde du travail et ses organisations. Alors que plus d’un millier de syndicalistes CGT fait aujourd’hui face à des poursuites pour leur engagement syndical, le mouvement ouvrier se confronte à un nouveau niveau d’offensive pro-patronale du gouvernement. Des menaces qu’il faut prendre très au sérieux et qui appelle à une réaction du mouvement ouvrier et des syndicats.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
SOURCE : L'Express
Publié le
Il n'y a aucune chance que ça se débloque dans la nuit (de mardi à mercredi), a affirmé mardi après-midi à l'AFP Stéphane Dieu, délégué syndical de la CGT, représentant majoritaire des quelque 360 salariés de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (Sete).
La direction de la Sete refuse de négocier et la Ville de Paris, son actionnaire ultra-majoritaire, refuse même de nous recevoir, assure M. Dieu pour expliquer pourquoi les négociations ont tourné court mardi matin.
Il n'y a aucune chance que ça se débloque dans la nuit (de mardi à mercredi), a affirmé mardi après-midi à l'AFP Stéphane Dieu, délégué syndical de la CGT, représentant majoritaire des quelque 360 salariés de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (Sete).
La direction de la Sete refuse de négocier et la Ville de Paris, son actionnaire ultra-majoritaire, refuse même de nous recevoir, assure M. Dieu pour expliquer pourquoi les négociations ont tourné court mardi matin.
En pleines vacances scolaires d'hiver et à cinq mois des Jeux olympiques (26 juillet - 11 août), le bras de fer entre les deux syndicats - CGT et FO - et la municipalité a pour objet le modèle économique de la Sete, en cours de réécriture avec un avenant au contrat de délégation de service public qui court jusqu'en 2030.
L'avenant doit être validé en mai au Conseil de Paris. Mais si le propriétaire (la mairie) impose un modèle intenable, on montrera notre désapprobation en juillet pendant les JO, prévient Stéphane Dieu.
Les deux syndicats avaient déjà déclenché une grève entraînant la fermeture de la Dame de Fer le 27 décembre, jour du centième anniversaire de la disparition de Gustave Eiffel.
Ils reprochent à la mairie une recherche de rentabilité à tout prix et à court terme et lui demandent d'être raisonnable au niveau de ses exigences financières afin d'assurer la pérennité du monument et de l'entreprise qui le gère.
L'équilibre économique de la Tour Eiffel, qui a retrouvé en 2023 une fréquentation supérieure à ce qu'elle était avant le Covid-19, avec 6,3 millions de visiteurs, a été fragilisé par quelque 120 millions d'euros de manque à gagner lors des deux années de crise sanitaire (2020 et 2021).
Pour faire face, la Sete a bien été recapitalisée à hauteur de 60 millions d'euros en 2021. Mais aux pertes de recettes s'est ajoutée une facture supplémentaire équivalente - environ 130 millions d'euros - de surcoûts de travaux de rénovation, principalement liés à l'actuelle campagne de peinture, compliquée par la découverte de traces de plomb.
Selon la CGT, l'actuel contrat est biaisé par une sur-évaluation des recettes basées sur des objectifs de fréquentation annuelle de 7,4 millions de visiteurs, soit des niveaux de fréquentation jamais atteints.
Pour rétablir l'équation, les variables d'ajustement sont le montant de la redevance que la Sete reverse à la mairie, le prix des entrées et le budget des travaux.
La piste envisagée d'augmenter les tarifs de 20% ne soulève pas d'opposition. Mais les interprétations diffèrent quant à l'évolution de la redevance et l'enveloppe des travaux.
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Des salariés et membres du syndicat CGT manifestent lors d'une grève du personnel de la Tour Eiffel, le 20 février 2024 à Paris
© / afp.com/GEOFFROY VAN DER HASSELT
La CGT estime que la Ville exige dans l'avenant une hausse exponentielle de sa redevance, de 8 à 50 millions d’euros par an, ce qui revient selon Stéphane Dieu à imposer un modèle ultra-tendu où 40% du chiffre d'affaires brut part directement en redevance.
Mais la direction affirme que l'avenant fait baisser la redevance par rapport au contrat initial.
Quant aux travaux réalisés, de nombreux points de corrosion sont visibles, symptômes d'une dégradation inquiétante du monument vieux de 135 ans, s'inquiètent les syndicats, déplorant les 100 millions d'euros investis pour une campagne de peinture partielle avec seulement 3% du monument décapé.
Les syndicats, qui réclament la création d'un fonds de dotation spécial pour les futurs travaux, accusent aussi la Sete et la mairie de repousser la modernisation des ascenseurs et du dispositif de scintillement.
La fermeture du symbole de Paris et de la France suscite la frustration de milliers de visiteurs, majoritairement étrangers (environ 80% selon les statistiques de 2023).
Ils sont automatiquement remboursés, assure la Sete à l'AFP.
Publié par FSC
Naturellement, dans la société française inégalitaire, les travailleurs agricoles n'encombrent pas les plateaux de télé ni la Une dans la presse. Dès lors, les salariés, bergers, chevriers et vachers, se sont rassemblés ce 14 février à Saint Martin de Crau, dans les Bouches-du-Rhône, à l'initiative du Syndicat CGT des gardiens de troupeaux.
Dans un tract, le syndicat CGT revendique une hausse générale des salaires et le paiement de toutes les heures travaillées. Précaires et mal payés, les bergers, chevriers et vachers revendiquent aussi la reconnaissance de l’expérience professionnelle, l’amélioration de leurs conditions de travail et de logements.
L’immense majorité est payée au SMIC, souvent moins car de nombreuses heures pas comptabilisées notamment en estive. Les contrats de travail sont saisonniers et donc précaires. La réforme de l’assurance chômage prive d’un revenu de remplacement dans les périodes hors contrat. Cotiser suffisamment pour la retraite semble impossible
Travailler dehors exige un équipement spécifique entièrement à leurs frais. Quant à un minimum de sécurité par la formation!
Garder des animaux exige des chiens dressés à la charge des salariés. Selon le siège de l’entreprise, bergers, chevriers et vachers n'ont pas accès aux même droits, ni au même salaire quand ils interviennent dans le même massif. En estive, ou la présence est constante, souvent les hébergements sont insalubres, quand des améliorations simples pourraient être effectuées.
la FNSEA, syndicat patronal majoritaire, a obtenu la prolongation d’exonération des cotisations patronales sur les salaires des employés agricoles. Mais les salaires demeurent toujours au ras de l'herbe ou les troupeaux pâturent. Et rien non plus sur le rallongement du contrat de travail avant et après l'estive, pour la mise ou remise en état des équipements s'il y a lieu.
"Aujourd’hui, nous sommes exploités à tel point qu’il nous est impossible de vivre dignement de notre métier, quand notre travail est essentiel à la production agricole", rappelle le SGT-CGT.
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Sur fond de croissance en berne et alors que se font sentir les effets collatéraux du Covid, les faillites d’entreprises dans toute l'Europe sont au plus haut depuis la crise de 2008-2009.
Crédits Photo : Wikimedia Commons
Une vague de faillites d’entreprise traverse l’Europe. D’après le journal Le Monde, qui s’appuie sur les éléments présentés par l’analyste financier S&P Global Ratings, les faillites sont au plus haut depuis la crise de 2008-2009 tandis que le nombre de défauts de paiement a doublé entre 2022 et 2023.
Un constat corroboré par les statistiques des faillites dans l’Union européenne : les défauts de payement ont « progressé de 60% par rapport à leur point bas de mi-2020, pendant la pandémie de Covid-19, quand les aides publiques avaient maintenu à flot toute l’économie ». À suivre les chiffres, il faut remonter à 2015 pour retrouver un tel niveau.
Allianz Trade, société qui a pour tâche de répertorier les défaillances d’entreprises, tire le même bilan. L’agence est notifiée chaque jour d’une nouvelle faillite pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 millions d’euros. Comme l’agence l’explique, « on va rentrer dans le dur. On n’a plus les mesures de soutien, la croissance ne reprend pas, en tout cas pas tout de suite, les taux d’intérêt ne vont pas redescendre très rapidement ».
Au premier rang des secteurs les plus durement touchés, on trouve ceux qui ont été frappés par les effets de la crise sanitaire de la Covid-19 : l’hôtellerie, la restauration et le commerce de détail. Après la fin des aides publiques de l’État qui soutenait les entreprises durant la crise sanitaire, l’on assiste au « rattrapage » des défaillances évitées par la politique du « quoi qu’il en coûte ».
À ce titre, le vice-président du Centre for Economic and Business Research explique que « les entreprises qui feront faillites en 2024 et 2025 seront celles qui sont en difficulté depuis le Covid et ne s’en sont jamais vraiment remises ». En France, le phénomène est particulièrement fort, les prêts garantis par l’État devant être remboursés par les entreprises qui en ont bénéficié.
La crise du niveau de vie et la paupérisation des classes populaires du fait de l’inflation radicalisent enfin la dynamique en cours. Comme le note Romaric Godin : « la question est désormais de savoir si la situation est tenable. Elle ressemble à une impasse. La crise du niveau de vie a modifié les comportements et il faudra du temps pour revenir à la normale. ». En février dernier un sondage Haaris Interactive révélait que près de 87% des Français avaient modifié leurs habitudes alimentaires et 65% avaient renoncé à des dépenses liées aux loisirs. En France, la consommation des ménages compte pour moitié du PIB.
Derrière ce phénomène, des centaines de milliers d’emplois sont menacés de suppression tandis que le patronat veut faire payer la crise aux travailleurs. Ainsi, le groupe bancaire français BPCE estime que 250 000 emplois sont menacés en France par les défaillances d’entreprises, un record depuis 7 ans, auxquels s’ajoutent les 17 000 faillites du dernier semestre 2023, nombre sans précédent depuis 1993.
En outre, les perspectives de création d’emplois en usine sont pessimistes pour 2024 en France. En effet, toujours selon Le Monde, si les chiffres restent positif dans les secteurs industriels en 2023, la dynamique ralentit et pourrait passer en négatif en 2024. Le « retour à l’industrie », annoncé par le gouvernement, s’annonce difficile, comme l’affirme la dernière étude du cabinet de recherche Trendeo sur l’emploi et l’investissement pour 2023.
D’ores et déjà le gouvernement a revu [à la baisse ses prévisions de croissance> https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/bruno-le-maire-revise-la-croissance-2024-a-la-baisse-a-1-et-met-letat-a-la-diete-2077043]. Bruno Le Maire déclarait, ce dimanche, qu’il espérait une croissance de 1 % contre 1,4 % initialement. Un réajustement qui va dans le sens des prévisions des institutions internationales : le FMI table sur une croissance de 0,9 %, l’OCDE envisage une hausse de 0,6 % du PIB.
Une situation face à laquelle il convient de rappeler haut et fort que ce n’est pas aux salariés de payer la crise. Il faut imposer l’interdiction des licenciements, exiger des entreprises qui veulent licencier qu’elles rendent publiques leurs livres de comptes et ordonner la fin du secret commercial. Dans le cas contraire, les mois à venir pourraient être particulièrement difficiles.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Le groupe Forvia, qui a reçu de nombreuses aides publiques pour créer des emplois, va supprimer 10 000 postes dans les cinq prochaines années alors que l’entreprise a versé 100 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires.
Crédits photo : Gerd Fahrenhorst/Wikimedia commons
D’après le bilan 2023 de l’équipementier automobile Forvia (ex-Faurecia), paru ce lundi, l’entreprise a réalisé 1,439 milliards d’euros de bénéfices en 2023, une hausse de 35,6 % par rapport aux 1,061 milliards enregistrés en 2022. Ces bons résultats, conformes aux attentes du groupe, ne l’ont pas empêché d’annoncer des [réductions d’effectifs>https://www.forvia.com/sites/forvia/files/documents/FORVIA_2023%20RESULTS_VDEF.pdf] en Europe sur les cinq prochaines années : employant actuellement 75 500 travailleurs, le groupe veut supprimer 10 000 postes et économiser 500 millions d’euros. Le projet, baptisé « EU-Forward », sacrifie les travailleurs pour augmenter les dividendes des actionnaires.
En effet, après deux années passées sans verser de dividendes, le groupe a versé 0,50 € par action pour 98,5 millions d’euros de dividendes au total. Le projet austéritaire présenté dans le bilan devrait garantir des revenus encore plus importants aux actionnaires du groupe. Compte tenu de la répartition des actions, la plus grande partie des dividendes sera versée à des actionnaires en bourse (75,9 millions d’euros), à la famille Hueck-Roepke (8,9 millions d’euros), à deux fonds d’investissements (5 millions pour Exor et 2,1 millions pour Bpifrance) à deux entreprises automobiles (3,1 millions pour Peugeot et 1,9 millions pour Dongfeng).
Le groupe tire prétexte de la concurrence chinoise pour justifier la suppression massive de 10 000 emplois. Cette concurrence n’est cependant pas nouvelle et les constructeurs automobiles européens s’en plaignent depuis longtemps. L’Union européenne a par ailleurs demandé une enquête sur les subventions accordées par l’État chinois aux entreprises européennes.
Aux États-Unis, le constructeur Stellantis a annoncé la suppression de plusieurs milliers de postes et mentionne également la concurrence « déloyale » de la Chine qui « prendrait les emplois des américains » pour justifier la réduction des effectifs.
Si le directeur financier de Forvia assure, pour l’heure, que le « le plan ne veut pas dire un licenciement de 10.000 personnes », étant donné que plus de 2000 salariés s’en vont chaque année, la direction de l’usine Forvia de Bavans pousse chaque mois « une dizaine de travailleurs » vers la sortie.
En 2022, Emmanuel Macron se rendait à Belfort pour visiter l’usine General Electric et annonçait avoir libéré « des fonds pour soutenir deux entreprises qui vont créer de l’emploi dans l’économie locale : McPhy et Forvia », comme le rapporte le magazine des patrons de la filière de l’hydrogène. Le plan accordait au groupe 246 millions d’euros en contrepartie de la construction d’une lusine à Allenjoie, également subventionnée par la région Bourgogne-Franche-Comté à hauteur de 6,4 millions d’euros en 2023, comme l’usine de Bavans.
Forvia a alors profité du développement du site d’Allenjoie pour y délocaliser son usine de Diors (Indre). Un salarié, sous couvert d’anonymat, dénonçait l’hypocrise de la direction dans les pages de la Nouvelle-République : « à leur arrivée, les dirigeants de Faurecia avaient promis que le site de Diors servirait aux démarrages de nouveaux projets et que la construction en parallèle de l’usine d’Allenjoie, dans le Doubs, n’aurait aucune incidence pour nos emplois ».
Au même moment, Forvia, qui venait de recevoir 213 millions d’euros de l’Union européenne pour financer son projet « History Next », avait également fermé son usine de Pulversheim (Haut-Rhin), licenciant 136 salariés pour délocaliser la production à Allenjoie.
Il est inadmissible qu’un tel groupe réduise ses effectifs pour maximiser ses profits alors même qu’il perçoit des millions d’euros d’aide pour créer des emplois. Tirant prétexte de la concurrence, il sacrifie la vie des travailleurs sur l’autel des dividendes. À l’heure où le gouvernement précarise l’emploi et démantèle l’assurance chômage, ces attaques ne peuvent rester sans réponse. Ce sera au mouvement ouvrier d’organiser la riposte.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
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