SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Port de Metz : les soutiens de Christian Porta rassemblés contre la répression de InVivo !

De nombreux soutiens étaient présents ce vendredi matin, dès 6h, au port de Metz, devant les silos d'InVivo en solidarité avec Christian Porta et les travailleurs de l’usine Neuhauser de Fürst, pour dénoncer la répression syndicale du délégué CGT et le rôle du groupe anti-syndical dans la crise écologique.

InVivo

À deux semaines de la décision de l’inspection du travail au sujet du licenciement de Christian Porta et alors qu’un procès contre les militants d’extinction rébellion se tenait ce mardi à la Rochelle, plus de soixante personnes se sont rassemblées, vendredi matin, dès 6h, devant les silos de stockage d’InVivo, au port de Metz.

Dans le cadre de la campagne de solidarité avec le délégué syndical CGT de Neuhauser Christian Porta, victime d’une procédure de licenciement sur la base des accusations calomnieuses de « harcèlement » envers sa direction, de nombreuses organisations syndicales, écologistes et partidaires ont fait le déplacement pour exprimer leur solidarité avec le représentant CGT et ses collègues de l’usine Neuhauser du site de Fürst et dénoncer les pratiques écocidaires et antisociales du groupe InVivo, parmi lesquelles La France Insoumise, le NPA-B et le NPA-C, Attac, Les Amis de la Terre, Révolution Permanente, le Poing Levé, CGT Écologie, la Fédération CGT de l’agro-alimentaire, la CGT retraite, l’UNEF, Greenpeace, BDS, Extinction Rébellion et la CNT.

À l’image du rassemblement organisé devant le siège du groupe InVivo à Paris, une jonction inédite en Moselle s’est faite entre les travailleurs et les militants écologistes.

À l’ordre du jour : un barrage filtrant organisé par la CGT Neuhauser pour faire connaître la lutte de Christian aux travailleurs du port. Un tract d’information a été distribué à tous les travailleurs du port et aux visiteurs de passage, qui décrit les pratiques répressives que la direction du groupe InVivo a utilisé contre Christian Porta et les activités anti-écologiques de la multinationale qui prospère sur la destruction de l’environnement et la misère des petits agriculteurs.

Diffusé massivement, la distribution du tract a donné lieu à de très riches discussions. Une salariée du groupe Charal, syndiquée à la CGT, a ainsi fait état de l’offensive patronale qui sévit dans sa propre usine : « Je connais pas du tout Christian, mais ça m’étonne pas du tout, nous chez Charal ça devient de plus en plus dur de militer au sein de l’usine. Il y a une pression de plus en plus forte sur les syndicalistes combatifs de la boîte ». Un témoignage qui fait écho au durcissement sans précédent de l’offensive anti-syndicale depuis la lutte contre la réforme des retraites dont les syndicalistes combatifs sont les premières victimes.

Les militants écologistes ont également souligné l’importance de mener de front la lutte pour les droits syndicaux et contre la destruction de l’environnement, comme nous le confiait une militante d’Extinction Rébellion : « C’est la lutte qu’on attendait, ici à Metz c’est souvent compliqué de lier luttes sociales et revendications écologistes ». Comme le souligne une autre militante XR au média Reporter, présent lors du rassemblement, « InVivo entretient le même rapport au travail humain que sur le vivant. Son modèle s’inscrit dans une politique dégradant les conditions de travail et la destruction des sols ». Après le procès d’Extinction Rébellion contre InVivo, à La Rochelle, il semblait primordial aux militants écologistes de venir soutenir Christian Porta et les travailleurs réprimés d’une multinationale aux pratiques policières : « Il y a une répression similaire », explique Thierry, de Greenpeace, « à l’égard des militants écologistes et des représentants syndicaux qui rend naturel notre rapprochement ».

Si InVivo avait déjà perdu un procès contre l’ONG quelques années auparavant, la jonction des militants syndicaux, des étudiants et de la jeunesse, des travailleurs en lutte de Neuhauser et des militants de la cause écologique ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte face au géant de l’agrobusiness. La lutte contre InVivo et tous les cas de répression syndicale se poursuivra, notamment lors du comité de soutien à Christian Porta, le 11 avril, et du rassemblement prévu le 25 avril, devant le siège de Neuhauser à Folschviller, pour dénoncer les pratiques anti-syndicales du patronat.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le vol permanent par les riches et le détournement de l'attention par leurs politiciens et médias en montrant du doigt pauvres et immigrés

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Luttesinvisibles

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Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Après la garde à vue, la convocation au tribunal !

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

11 nouveaux milliardaires français, les capitalistes ne connaissent pas la crise

Tout augmente, et surtout la fortune des capitalistes ! Tandis que les salaires baissent, que Macron nous promet austérité et marche à la guerre et que Le Pen pointe du doigt les étrangers, les milliardaires se goinfrent toujours plus.

Crédit photo : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Crédit photo : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Hymne à la gloire du capitalisme triomphant, le classement annuel de Forbes célèbre les plus grands bourgeois de notre planète. Il a toutefois l’avantage de montrer aux travailleurs du monde entier qui font face aux crises et aux menaces de guerre, qui sont leurs vrais ennemis.

Car c’est une véritable inflation d’ultra-riches qui frappe notre monde. 265 nouveaux milliardaires en font grimper le nombre total à 2700 ! Au sortir de la crise de 2008, il n’y en avait « que » 793.

Parmi les nouveaux entrants, à côté de quelques stars du show-bizz comme Taylor Swift, Rihanna ou encore LeBron James, l’énorme majorité de ce classement est composée de grands patrons de la finance, de l’industrie et d’héritiers. Les exploiteurs français trônent en bonne position au sein de ce classement. A commencer par Bernard Arnault qui en prend la première place avec 233 milliards de dollars de richesse personnelle et une fortune qui a triplé depuis 2020. C’est à ce titre qu’Emmanuel Macron lui a remis la Grand-Croix de la Légion d’Honneur en mars.

L’envers du classement Forbes, ce sont les 1,1 milliards de personnes qui vivent dans un état d’indigence absolue (les Nations Unies parlent poliment de « pauvreté multidimensionnelle aiguë »). Entre 2020 et 2023, uniquement à cause du paiement de la dette des pays dépendants aux puissances impérialistes, 165 millions de personnes supplémentaires sont passés sous le seuil de 3.65$/jour. Finalement, c’est tout simplement la moitié du genre humain qui vit avec moins de 7$/jour !

Comme Karl Marx l’écrivait il y a plus d’un siècle, le capital est « semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage ». Cet étalage de richesses n’est que le reflet de l’exploitation toujours plus violente de centaines de millions de travailleurs à travers le monde.

Les rois de France

En France, la récolte a encore été bonne cette année, puisque 11 nouveaux milliardaires français intègrent le club restreint des milliardaires, portant à 53 le total national.

Loin d’être le fruit d’un dur labeur personnel ces nouvelles méga-fortunes françaises proviennent d’héritages, à l’instar des rejetons Peugeot ou Rocher qui héritent respectivement de 2,7 et 4,8 milliards. La famille de l’ancien député LR, et lui-même héritier de l’empire de marchands de mort Dassault, Olivier Dassault, hérite quant à elle de 5 milliards. Le groupe Dassault fait en effet des heureux parmi ceux qui ne meurent pas sous les bombes de ses Rafales : Bernard Charlès, PDG de Dassault Systèmes (fortune personnelle : 1 milliard d’euros, 45 millions de rémunération annuelle) rentre lui aussi cette année dans le club des milliardaires. Il rejoint le DG du groupe Dassault, Charles Edelstenne qui y figure depuis 2015.

Figure de l’industrie du luxe en France, Christian Louboutin intègre lui aussi ce classement, illustration de l’aberration d’un monde bourgeois qui se vautre dans le luxe pendant que les travailleurs luttent pour maintenir l’accès aux besoins essentiels.

Car les salaires n’ont cessé de baisser sous les coups de l’inflation et des politiques pro-patronales du gouvernement. 5,3 millions de personnes vivent en 2023 avec moins de 940 euros par mois. Le gouvernement nous explique désormais que la seule manière de faire face à la « crise » est de préparer une offensive contre les arrêts maladies et les chômeurs.

Objectif, 50 milliards d’économie sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Leur travail a pourtant déjà permis aux entreprises du CAC 40 de dégager 146 milliards d’euros de bénéfices en 2023. 97 milliards d’euros ont par ailleurs été ponctionnés sur les richesses produites pour aller dans la poche d’actionnaires inutiles !

C’est pour défendre ces profits que les capitalistes parlent aujourd’hui d’envoyer les peuples à la guerre, militarisent les frontières et attisent les haines nationalistes. Pourtant, comme le montre ce classement de l’indécence, l’explosion de la richesse des capitalistes balaye toutes les différences entre les nations, les langues et les cultures. Elle dresse en revanche une frontière ferme entre deux camps irréconciliables : celui des exploiteurs et celui des exploités. C’est entre ces deux camps que la guerre doit être déclarée !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Communiqué de presse – Le 27 mars 2024

I

Le déficit public de la France a atteint 5,5% du PIB en 2023, à 154,0 milliards d’euros, selon les derniers chiffres de l’Insee. Réitérant son refus d’augmenter les impôts, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, a maintenu l’objectif de retour sur les 3% de déficit en 2027.

« On en tire les conséquences en termes d’économie sur toutes les dépenses, de l’Etat, la dépense sociale et les collectivités locales », a ajouté le ministre.

Alors que ce ministre et son président dénoncent régulièrement le “niveau insupportable” des impôts dans notre pays, cet engagement de ne pas augmenter les impôts doit être particulièrement apprécié par Bernard Arnault, décoré il y a quelques jours de la grand-croix de la Légion d’honneur à l’Elysée par Emmanuel Macron.

Les cadeaux fiscaux faits, ces dernières années, aux grandes fortunes et aux entreprises ont en effet permis à Bernard Arnault, aux manettes du groupe LVMH leader mondial du luxe, d’être aujourd’hui l’homme le plus riche du monde, avec un patrimoine estimé à 230 milliards de dollars, devant Elon Musk et ses 210 milliards de dollars (source : classement Forbes).

Non contents d’avoir supprimé l’impôt sur la fortune, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont porté les aides aux entreprises à un niveau jamais atteint jusqu’ici : des chercheurs lillois, mandatés par l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) et la CGT, chiffrent, en mai 2022, ces aides à 157 milliards d’euros pour 2019, soit 6,44 % du PIB et 31 % du budget de l’Etat.

Comme le montre cette étude alors que les aides oscillaient en moyenne autour de 30 milliards d’euros par an dans les années 90, elles représentaient un montant de plus de 100 milliards par an dès 2008 et culminaient à 157 milliards en 2019, avant même la mise en œuvre du « quoi qu’il en coûte ».

Il est aujourd’hui hors de question pour nos gouvernants de remettre en cause leur politique visant à favoriser les grandes fortunes et les actionnaires au détriment de l’immense majorité de la population.

C’est pourquoi INDECOSA-CGT appelle toutes les organisations associatives, syndicales et politiques qui le souhaitent à s’engager en faveur d’un indispensable et grand débat public sur la justice fiscale dans notre pays au moment où le gouvernement s’apprête à sacrifier les dépenses sociales (assurance chômage, couverture santé, aides sociales diverses …), les salaires des agents publics et les dotations aux collectivités locales.

Communiqué de presse – Le 27 mars 2024

Loïc DAGUZAN – Indecosa CGT

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Des ministres coachés par des journalistes pour mieux répondre à leurs questions pour 1,6 millions €

Matignon a signé un contrat avec un cabinet de conseil pouvant porter jusqu'à 1,6 millions d’euros d’argent public, pour que des journalistes de grandes chaînes de télé forment des ministres à la prise de parole. Plusieurs autres ministères feraient également appel à ce cabinet.

Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur qui aurait été formé à la prise de parole par des journalistes. Crédit photo : Jean-Luc Hauser, wikimedia commons

Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur qui aurait été formé à la prise de parole par des journalistes. Crédit photo : Jean-Luc Hauser, wikimedia commons

On savait déjà que les journalistes envoyaient leurs questions à l’avance aux politiciens, mais il semblerait qu’ils les entraînent même à y répondre. C’est ce que révèle Le Monde ce lundi : trois membres du gouvernement, Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur, Dominique Faure, ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et Sabrina Agresti-Roubach, secrétaire d’État chargée de la ville, auraient été entraînés à la parole publique par le cabinet Expression Conseil, qui emploie des journalistes de différentes chaînes de télévision et de radio comme TF1, CNews, Europe 1 ou BFM-TV.

Ce cabinet de conseil, créé par un ancien journaliste de TF1, a en effet signé en octobre 2022 un contrat avec le service d’information du gouvernement (SIG), rattaché à Matignon, pour un marché reconductible jusqu’en 2026. Le gouvernement pourrait donc débourser jusqu’à 1,6 million d’euros hors taxes de prestations pour « préparation à la prise de parole médiatique et événementielle », comme l’explique Le Monde.

Ces formations coûtent rien de moins que 2 400 euros pour deux heures hors taxes. Une pratique vraisemblablement généralisée puisque, si le SIG dit n’avoir dépensé que 20 000 en 2023 auprès de Expression Conseil, le cabinet réaliserait les trois quarts de son chiffre d’affaires dans le public, et compterait également pour client les ministères de la transition écologique, de l’intérieur et des affaires étrangères. Un comble après le précédent scandale des factures du cabinet McKinsey, surtout quand on nous annonce un plan d’austérité pour les prochaines années. Sur Linkedin, Expression Conseil se vante d’avoir formé en 2023 des cadres et dirigeants de différents ministères, de l’économie à la culture, en passant par celui de l’Europe et des affaires étrangères ou encore le Service d’Information du Gouvernement.

Si le cabinet reste plutôt discret quant à l’identité des journalistes journalistes qu’il emploie, il assure que ce sont des professionnels, employés dans les plus grandes rédactions. Quelques noms sont tout de même mis en avant par Expression Conseil, comme celui de Marieta Frias, rédactrice en chef sur CNews depuis 2017. Le journaliste passé par TF1 Benjamin Dard a également animé des formations pour le compte du cabinet au cours de l’été 2023, avant de devenir rédacteur en chef d’une tranche horaire matinale de France Info en septembre de la même année. Des journalistes de grands médias ont ainsi aidé des politiques à se préparer à répondre à leurs propres questions !

Cette enquête illustre une nouvelle fois les liens étroits entre les journalistes des grandes rédactions bourgeoises et le gouvernement. Cette proximité avait déjà été mis en évidence au moment de la nomination au ministère de l’éducation nationale d’Amélie Oudéa-Castéra, dont on a appris qu’elle est la nièce de Philipe et Alain Duhamel, habitués des plateaux télés depuis les années 1970 voire avant, et de Nathalie St-Cricq, dirigeante du service politique de France Info. Les Duhamel incarnent ainsi parfaitement la famille de journalistes au service de la bourgeoisie libérale française, à tel point qu’Alain Duhamel déclarait sur BFMTV en septembre dernier « on me demande si je suis Macroniste, je trouve qu’on devrait demander à Macron si il est Duhamelien ».

Plus récemment, c’était le journaliste Jean-François Achili, présentateur de l’émission Les informés sur France Info dont on découvrait qu’il avait secrètement, et à titre gracieux, participé à la rédaction de l’autobiographie de Jordan Bardella, leader de l’extrême-droite pour les européennes. Un énième exemple de porosité entre sphères politiques et médiatiques qui rappelle que, de la macronie à l’extrême-droite, les journalistes à la tête des rédactions mainstream sont bien décidés à prêter main forte aux différents représentants de la bourgeoisie.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Non ce n’est pas un poisson d’avril ! Dans le climat politique ambiant qui consiste à accuser les assurés sociaux, les chômeurs, les parents etc. d’abus qui mettraient notre système de protection sociale en danger, il est bon de regarder de près les chiffres fournis dans le rapport annuel de l’Assurance maladie sur les fraudes.

Le premier sujet de satisfaction est que cette question est maintenant traitée de manière adaptée avec des moyens conséquents mis à disposition avec 1 500 agents mobilisés. Le montant des fraudes détectées et stoppées est de 466 millions d’euros alors qu’il n’était que de 286 millions en 2019. Il faut noter tout d’abord que cette somme est faible par rapport aux 250 milliards de dépenses de l’assurance maladie. Par ailleurs la Cour des comptes estime les fraudes à l’assurance maladie à un peu plus de 4 milliards, soit la moitié de la fraude aux cotisations sociales due aux employeurs.

Regardons maintenant de plus près quels sont les responsables de ces fraudes. Les assurés représentent 19,5 % du total, les offreurs de soins 70 % et les établissements de santé 9,6 %. Autre élément important à noter, la plus forte hausse entre 2022 et 2023 est celle concernant les offreurs de soins. Au sein de ces derniers les pseudo-centres de santé ophtalmologiques et dentaires ont vu leur part augmenter de 1 000 % avec la fermeture de très nombreuses structures accompagnée d’actions en justice contre leurs dirigeants. Les audioprothésistes sont également dans le collimateur.

Ces chiffres permettent de balayer les arguments du gouvernement qui désignent toujours les assurés sociaux comme boucs émissaires alors que ce sont les offreurs de soins qui sont de très loin les principaux responsables. Si le gouvernement évite le débat sur cette question, c’est parce que les possibilités de fraudes sont directement liées à la politique d’ouverture au marché de pans de plus en plus importants de notre système de santé. En effet, après l’ouverture de la dépendance avec les EHPAD et de la biologie médicale à des investisseurs financiers, la même possibilité à été ouverte pour l’ophtalmologie et le dentaire avec une solvabilisation des patients par la Sécu avec le fameux 100 % d’E. Macron. Ces prédateurs qui sont animés d’un appétit sans limite pour les fonds publics se sont gavés pendant des années et heureusement que le ménage commence à être fait. Cependant, il faut insister sur le fait qu’il faut plutôt prévenir que guérir. La bonne solution est de supprimer l’ouverture au marché de pans entiers de notre système de santé. Nous ne sommes pas les seuls à nous inquiéter car différents rapports institutionnels pointent du doigt les dangers de ce qui est appelé la financiarisation du système de santé. Un autre argument important est que si les fraudes dans le système actuel n’étaient pas si faciles, il serait possible de diminuer le nombre de personnes affectées au contrôle qui a fortement augmenté, pour le réaffecter sur les centres d’accueil qui ferment en masse et qui laissent de nombreux assurés sociaux dans la détresse, sans plus aucune possibilité de contact physique en cas de problèmes qui ne peuvent être résolus par des services en ligne.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

Source : Facebook

Publié par EL DIABLO

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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