SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Des imprécations du réactionnaire Maurice Druon de 2003 que d'une certaine manière Macron et les siens veulent voir se traduire dans la réalité.

Repris du site de René Bidouze

A nous de contrer tout ce beau monde qui rêve quant au fond de renvoyer le prolétariat public et privé à l'exploitation du 19e siècle !

PAR FSC

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TRACT négociations salariales Unilever France HPCI Le meux
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PAR EL DIABLO

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Pénibilité, espérance de vie, grève des cheminots… Mickaël Wamen tacle Pujadas et consorts

Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear, a transformé en ring le plateau de l’émission « 24h Pujadas » ce mardi, sur la question de la réforme de la SNCF. Un ring classe contre classe, où les affabulations des laquais du gouvernement ne tiennent plus, face aux punchlines acérées d’un ouvrier en colère, qui connaît trop bien le quotidien de ceux d’en bas, ceux sans qui la société ne tournerait pas, et qu’on voudrait faire passer pour des nantis.

C’est bien la bataille de l’opinion publique qui est en train de se jouer sur les plateaux télé, en ce moment clé où le gouvernement et sa clique patronale et médiatique tentent de faire passer la casse du service public ferroviaire comme une réforme inéluctable du statut des cheminots, à grand renfort de sondages tous plus biaisés les uns que les autres. Mais face aux diatribes capitalistes, Mickaël Wamen ne s’est pas laissé abattre, mettant au tapis David Pujadas, le directeur délégué des Echos Dominique Seux, et l’ancien secrétaire d’État chargé des entreprises Hervé Novelli. Une défaite à l’écran des chiens de garde du gouvernement, qui est l’expression du retour tant redouté sur le devant de la scène d’un secteur explosif de la classe ouvrière comme les cheminots, avec chaque fois plus de soutien dans l’opinion publique.

Pénibilité et espérance de vie des cheminots : Mickaël Wamen jette un froid

A partir de son expérience d’ouvrier à l’usine, Mickaël Wamen a coupé court aux fausses polémiques sur l’âge de départ à la retraite des cheminots, en rappelant ce que signifie la pénibilité au travail : « je ne sais pas quel est votre job monsieur, et je vous souhaite que vous viviez plus longtemps possible, mais moi j’ai travaillé 23 ans chez Goodyear à respirer des produits cancérogènes sans protection aucune. Mon espérance de vie par rapport à la votre est beaucoup plus courte et il serait donc tout à fait légitime que je parte en retraite avant. A la SNCF aujourd’hui quand vous travaillez en horaires décalés, n’importe quel médecin du travail qui va vous dire qu’effectivement c’est une nuisance sur la santé qui fait que l’espérance de vie pour un conducteur, pour toutes les personnes qui travaillent en horaires décalés est plus faible ».


Le mythe des jours de grève payés des cheminots

Répondant à la question d’un auditeur sélectionnée par l’émission, Mickaël Wamen a ensuite démonté le mythe de la rémunération des jours de grève des cheminots : « c’est complètement faux, une fois encore c’est une ineptie totale annoncée à grands coups de renfort médiatique. Tous les salariés grévistes perdent de l’argent ! », enchaînant sur le rôle central des caisses de grève : « vous croyez aujourd’hui que ce qui va freiner les cheminots c’est parce qu’ils vont faire trois semaines de grève ? Vous savez ce que c’est que la solidarité ? On est en train de travailler à créer une caisse de solidarité nationale pour justement faire en sorte que les gens qui ne sont pas en grève puissent contribuer et permettent effectivement que la grève s’installe durablement dans notre pays ».


L’hypocrisie des sondages anti-cheminots

Mickaël Wamen a aussi dénoncé l’hypocrisie des sondages conçus pour monter la population contre les cheminots, appellant à soutenir leur grève : « faut pas nous prendre pour des imbéciles, vous savez le sondage de ce matin qui dit que 7 français sur 10 sont pour la privatisation ou sont pour l’arrêt du statut des cheminots, c’est du pipeau ! (…) En tout état de cause aujourd’hui il y a quelque chose qui est clair c’est que les cheminots ils vont user de quelque chose qui leur est tout à fait légitime, c’est le droit de grève (…), et quand ils font grève ils arrêtent de faire rouler les trains, c’est pas plus compliqué que ça ! ». Il a ensuite fustigé les ordonnances, annoncées avant même que les soi-disant « concertations » n’aient lieu, ce qui montre bien la volonté du gouvernement de foncer quelle que soit la volonté des travailleurs.


Les « négociations » à l’amende, les adversaires au tapis

Mickaël Wamen a fini par mettre KO son adversaire principal, s’appuyant sur la colère montante des cheminots mais pas seulement : « Vous êtes expert en tout et vous ne voyez rien arriver. La réalité c’est qu’aujourd’hui une partie de la population française n’en peut plus (…). Le mouvement social ne pourra gagner que s’il crée les conditions du tous ensemble. Et pour ça, une chose à faire c’est de ne plus aller voir ce gouvernement et discuter avec eux. On n’a rien à discuter avec Emmanuel Macron. Je suis contre aller dialoguer avec le gouvernement, parce que le dialogue social je n’y crois pas (…). Aujourd’hui la base [des syndicats] ne compte pas se laisser faire ».

Puis, face au directeur des Echos qui prétendait que « le billet [de train] est payé à moins de 50% par l’usager », il a répondu du tac au tac : « vous pensez que j’ai pas trouvé injuste qu’on supprime l’ISF aux plus fortunés ? Qui c’est qui paye ? Moi aussi je paye ça, et pour autant est-ce que je suis milliardaire ? Non, bon alors ? On supprime l’ISF, ça ne vous pose pas de problème ça ? Moi ça me pose un problème qu’on supprime l’ISF pour des milliardaires et qu’on est en train de massacrer des gens qui gagnent à peine le SMIC par mois ! Ca ça me pose un problème ».



PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La conception du dialogue social des représentants de l'oligarchie, A bon entendeur salut !

On n'arrête pas de dire : pas d'illusion !

Contenu de l'intervention initiale du premier ministre le lundi 26 février présentant sa conception de la contre-réforme de la SNCF :

 

 

Traduction retirés les éléments de langage destinés à masquer la brutalité des intentions 

 

PAR FSC

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Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse de l’Union Départemental CGT du Calvados et un article de presse du magazine HOLD nous concernant.

Vous pouvez trouver nos produits sur :

https://boutique.fraliberthe.fr/

Et souvenez-vous :

« Qui n’y a pas goûté, n’a pas saisi la beauté du combat ! » 

Merci à tous !

Bonne journée et bon weekend ! A très bientôt !

Amicalement, 

Les Coopérateurs de SCOP-TI.

 

SCOPTI 1336

Ci-dessous les documents en PDF

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PSA : 1,9 milliards de bénéfices, 19 euros d’augmentation

PSA affiche aujourd'hui des résultats historiques, 1,9 milliard de bénéfices en 2017, et la direction se félicite de diriger une « excellente entreprise ». Pourtant les salariés ne vont toucher qu'une ridicule part du gâteau. Derrière les milliards, l'exploitation des salariés.

Une croissance des ventes de 15 %, plus de 3 millions de véhicules vendus, 65 milliards de chiffres d’affaires, 1,9 milliard de bénéfices ! L’année 2017 s’est close de manière tonitruante sur ces chiffres pour le groupe PSA qui affiche des résultats historiques. PSA est ainsi un groupe en excellente santé selon la direction et le gouvernement. Pas sûr pourtant que les salariés soient du même avis tant les conditions de travail se sont dégradées sur les différents sites : cadences intenables, sanctions disciplinaires si elles ne sont pas tenues, division entre les travailleurs en nivelant vers le bas par l’embauche en intérim en lieu et place de CDI, répression syndicale féroce, vastes plans de licenciements (2150 postes doivent être supprimés en 2018)…

Par ailleurs, la modernisation de la production appelée de ses vœux par la direction du groupe correspond à une régression encore plus accrue des conditions de travail. Dans le cadre du programme « Nouvel Élan pour la Croissance », signé en juillet 2016 par la CFE/CGC, CFTC, CFDT, FO et GSEA (seule la CGT ayant refusé de signer cet accord parmi les organisations syndicales représentatives), l’augmentation générale des salaires est de 1,5 %, avec comme augmentation minimale… 19 euros net par mois. Une augmentation qui ravit forcément Carlos Tavares, PDG du groupe, rémunéré 13 500 euros par jour ! Ainsi, là où les travailleurs et les travailleuses se serrent la ceinture, travaillent plus dur, plus longtemps, c’est bien le patronat qui se régale.

Toutefois, l’entreprise veut féliciter ses « excellents collaborateurs » en leur accordant une prime d’intéressement de 2400 euros. Cette prime unique est encore un moyen d’éviter d’augmenter les salaires d’autant qu’elle ne concerne pas les intérimaires, pourtant déjà les travailleurs les plus précaires de l’entreprise. Ces collaborateurs tant chéris, les salariés sous contrat avec PSA, sont également ceux qui sont visés par les plans massifs de licenciements et sont remplacés, petit à petit, par toujours plus d’intérimaires. PSA emploie 10 000 personnes en intérim, soit un ouvrier sur quatre.

PSA est bien aujourd’hui l’entreprise modèle, le poulain du capitalisme français. Ce qui gèle l’augmentation des salaires, c’est un accord collectif d’entreprise, ce qui permet les licenciements ce sont les « Plans de Sauvegarde de l’Emploi » ou plus récemment les ruptures conventionnelles collectives : autant d’attaques des capitalistes contre les travailleurs et travailleuses ces dernières années, avec une accélération de l’offensive du capital contre le travail avec la Loi Travail sous Hollande et la Loi Travail XXL sous Macron. Ce dernier a d’ailleurs choisi la DS7 Crossback comme voiture présidentielle, une voiture qui, à l’image de son quinquennat, représente toutes les attaques contre les salariés (augmentation des cadences, précarité, flexibilité) qui, eux, ne pourront jamais se payer un tel modèle.

Mais la bourgeoisie n’est pas seuement à l’offensive sur les conditions de travail. Pour dégrader ces dernières en évitant d’attiser la colère des salariés, mieux vaut utiliser les bons mots ! Ainsi, on remarque dans les discours de la direction de PSA, la disparition des mots « ouvriers », « travailleurs », « salariés » à la place desquels on entend « collaborateurs ». La collaboration, voilà ce que recherche la bourgeoisie. Les résistances des syndiqués CGT au sein du groupe PSA amènent la direction à réprimer violemment ceux qui ne sauraient collaborer efficacement.

Là apparaît le vrai visage de la bourgeoisie dont le seul objectif est le profit, et non pas, comme l’insinue la propagande patronale, « soutenir la croissance du Groupe, renforcer sa performance, pour faire gagner l’entreprise dans l’intérêt de ses salariés. » (Extrait du NEC). En effet, les prétendus intérêts communs du salariat et du patronat sont systématiquement invoqués par la bourgeoisie pour contenir la colère des travailleurs que ce soit à l’échelle d’une entreprise comme ici avec PSA ou à l’échelle nationale, car, c’est bien connu, l’exploitation est plus douce dans son pays.

Pourtant, dès 1849, Karl Marx écrivait dans la brochure, Travail salarié et capital que « les intérêts du travail et les intérêts du travail salarié sont diamétralement opposés. […] Dire : l’ouvrier a intérêt à un accroissement rapide du capital, cela signifie seulement que plus l’ouvrier augmente rapidement la richesse d’autrui, plus les miettes du festin qu’il recueille sont substantielles ; plus on peut occuper d’ouvriers et les faire se reproduire, plus on peut multiplier la masse des esclaves sous la dépendance du capital.

Nous avons donc constaté :
Même la situation la plus favorable pour la classe ouvrière, l’accroissement le plus rapide possible du capital, quelques améliorations qu’il apporte à la vie matérielle de l’ouvrier, ne supprime pas l’antagonisme entre ses intérêts et les intérêts du bourgeois, les intérêts du capitaliste. Profit et salaire sont, après comme avant, en raison inverse de l’autre. Lorsque le capital s’accroît rapidement, le salaire peut augmenter, mais le profit du capital s’accroît incomparablement plus vite. La situation matérielle de l’ouvrier s’est améliorée, mais aux dépens de sa situation sociale. L’abîme social qui le sépare du capitaliste s’est élargi. »

Depuis lors, la situation n’a pas changé. PSA essaye dans sa vidéo de bilan de fin d’année de faire croire à l’idée d’une grande famille (dans le plus pur style du capitalisme paternaliste) unie autour de valeurs. « Tous ensemble, nous réussirons et atteindrons nos objectifs », voilà le slogan de la bourgeoisie dont les réels objectifs, sous couvert d’écologie et de progrès, ne cherchent que la régression sociale afin d’augmenter encore sa marge de profit. Les objectifs de PSA ne peuvent se réaliser que sur le dos des travailleurs car c’est eux qui, par leur travail, nourrissent déjà les actionnaires et Carlos Tavares en premier lieu. Face aux offensives de la direction, nous rappelons notre soutien aux salariés dans leurs revendications pour l’augmentation conséquente des salaires et pour les embauches en CDI des intérimaires !

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Une « approche commune » de l’Union Européenne pour surexploiter les travailleurs détachés

Ce jeudi 1er mars, le Parlement, la Commission et le Conseil européens ont annoncé qu'une « approche commune » sur la réforme du travail détaché avait été trouvée. Présentée comme une avancée sociale historique, la logique d’aggravation de l’exploitation des plus précaires apparaît dès que l'on gratte un peu sous le « vernis social ».

Crédits photo : LP/A.R

Un « accord » encore loin d’être signé

Pour l’heure, aucun accord n’est signé. En effet, il faudra attendre au moins le mois de Juin pour savoir si la nouvelle directive sur les travailleurs détachés, révisant celle de 1996, sera adoptée ou non.

L’annonce de ce jeudi 1er mars ne concerne qu’une « approche commune », selon les mots de la co-rapporteuse du Parlement européen, Elisabeth Morin-Chartier. Ainsi, les 28 représentants des Etats-membres se prononceront à la mi-mars, après examen de l’ensemble du dossier au sein de leurs institutions respectives. Viendront ensuite les pourparlers de la commission emploi du Parlement à Strasbourg puis, enfin, la validation en séance plénière qui se tiendra, sauf accroc, en juin. Enfin, les différents Etats-membres auront une période de deux ans pour appliquer la directive et l’adapter à leur législation. De ce fait, c’est au moins à l’horizon 2020 qu’un éventuel accord pourrait être appliquée.

Au milieu des déclarations triomphalistes, un autre discours, plus discret, fait surface. La grande réticence d’une série de pays de l’Est de l’Europe, très hostile à toute réforme concernant les travailleurs détachés, rend incertaine l’issue des négociations à venir. Morin-Chartier est montée au créneau : « Il n’y aura pas de perdants, mais il n’y aura pas de grands gagnants non plus, nous avons tenu compte de la diversité de l’Europe en rédigeant cet accord ».

Une concession a été faite aux pays réticents : l’engagement de maintenir les conditions de travail des routiers telles qu’elles étaient régies par la directive de 1996. Ainsi, leur temps de travail ne sera toujours pas limité, et leur salaire de misère sera maintenu.

Si les grandes puissances européennes, et en premier lieu la France, cherchent à lutter contre le « dumping social », les pays de l’Est entendent défendre la « compétivité » de leurs entreprises, maintenue essentiellement par des salaires extrêmement bas pour les travailleurs et l’absence quasi totale d’acquis sociaux.

Le très libéral gouvernement Macron met en avant une avancée sociale...

« Le compromis trouvé cette nuit est très positif, il garantit toutes les avancées essentielles de la réforme, notamment le respect du principe : à travail égal, salaire égal », a salué l’Elysée ce jeudi. Il faut dire qu’Emmanuel Macron avait fait de la réforme de la directive sur les travailleurs détachés une promesse de campagne centrale, censé lui donner un visage social au sein de l’Union Européenne.

Une hérésie tant le gouvernement s’attache, dans le même temps, à mener ses contre-réformes contre le code du travail, avec la loi travail XXL, de destruction du service public avec les réformes actuelles à la SNCF et, à l’avenir, contre les retraites et l’ensemble du système de sécurité sociale, sans parler des attaques contre l’éducation.

Salaires égaux aux « travailleurs locaux ». Vers un nivellement par le bas ?

A l’instar de la déclaration de Macron au salon de l’agriculture selon laquelle il serait impossible « de maintenir le statut des cheminots » quand, à côté de cela, un agriculteur travaille même les jours fériés, la logique de la réforme concernant les travailleurs détachés est celle du nivellement par le bas. C’est par ce prisme que l’on comprend l’acharnement de Paris à vouloir réduire les possibilités pour un travailleur détaché de travailler dans un autre pays – actuellement pour une durée maximum de 24 mois – à 12 mois avec la nouvelle directive.

On entend déjà les patrons des grands pays impérialistes européens s’émouvoir. Car le texte annoncé est clair : les travailleurs détachés doivent bénéficier « de la même rémunération, pour le même travail sur le même lieu de travail ». Autrement dit, les conditions de travail, les réglementations et les salaires des différents pays de l’Union Européenne, qui varient de 1 à 10, ne seront en aucun cas harmonisés. De quoi donner du grain à moudre aux discours des grands patrons sur l’inéquitable concurrence et la nécessité de libéraliser (et précariser) l’ensemble du monde du travail (sur le SMIC, la « flexibilité » ou bien encore les différents types de contrat).

Ne pas tomber dans le piège du « nationalisme de gauche »

En soi, la situation actuelle des travailleurs détachés est aujourd’hui dramatique, et la lutte contre la sur-exploitation de cette frange de la classe ouvrière est absolument centrale. Ce qui n’est évidemment pas l’essence de « l’approche commune » proposé par les instances européennes.

Pourtant, l’autre risque majeur réside dans un rejet de la défense des travailleurs détachés par les organisations et les travailleurs des pays impérialistes, à commencer par la France. Une forme de « repli national » visant à préserver les acquis sociaux à l’intérieur des frontières qui, en dernière instance, sert les intérêts des différentes bourgeoisies européennes.

A contrario, c’est en revendiquant une uniformisation des salaires revus à la hausse et indexés sur les variations du marché, ainsi que du système des retraites ; la régularisation de tous les sans-papiers ; la prise en compte de tout les corps de métiers (et donc, bien sur, des routiers) ainsi que la baisse drastique et la répartition du temps de travail à salaire égal, que s’ouvre une perspective progressiste pour l’ensemble des travailleurs à échelle de l’Europe.

En ce sens, la lutte pour la préservation et l’obtention de nouveaux acquis prend un sens internationaliste, luttant contre l’Europe du Capital et renversant le rapport de force en faveur des travailleurs. A l’heure ou les classes dominantes européennes cherchent un accord pour coordonner leurs offensives, il s’agit aujourd’hui de répondre à la hauteur de l’attaque, en ouvrant la voie à une alternative à échelle internationale.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PSA Mulhouse : On a dit la vérité au ministre

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C'est pour tenter d'éviter un front social cheminots/usagers/communes et régions qu'Edouard Philippe ment.

Cette réalité de leur politique doit donc être portée partout dans le pays !

PAR FSC

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1290€ net. Un aiguilleur de la SNCF dévoile sa fiche de paye de janvier

Les cheminots, des nantis ? Des avantages à gogo, des salaires mirobolants ? Sud Rail Paris Est a publié sur sa page facebook le témoignage d'un de ces travailleurs, aiguilleur, qui partage sa fiche de paie et ses conditions de travail afin de mettre un terme aux mensonges politiques et médiatiques sur les prétendus avantages des cheminots.

" Cela fait maintenant 3 ans que je travaille à la SNCF, après une formation de 7 mois pour devenir Aiguilleur.

2 ans et demi sur mon poste de travail à alterner horaire du matin (5h-13h sans coupures et 13h-21h sans coupure toujours). Deux ans à refuser des invitations, à rater des anniversaires, à passer Noël et le jour de l’An au boulot.
Je travail samedi, dimanche et fêtes.

J’ai choisi ce métier car le domaine ferroviaire m’a toujours énormément plu. Je pensais, en arrivant dans cette grande entreprise, à tous les avantages vendu par les médias. Il n’en est rien : pas de prime mirobolantes, ni même celle de charbon d’ailleurs, pas de prime d’absence de prime. Juste une prime de fin d’année et une sur les résultats individuels (bien souvent pas plus de 350€/an sur 1 mois)

J’en ai marre des âneries que l’on peut entendre sur les différents médias, je laisse donc ma feuille de paye ici : on peut voir dessus un crédit à la fin car j’ai du acheter une voiture pour me rendre au travail, en effet je ne peux pas prendre les transports en commun vu mes horaires.

Il me reste quoi en vrai "avantage" ? Le train gratuit pour aller voir ma famille. Heureusement car j’ai dû faire le sacrifice de venir travailler en région parisienne, il n’y avait pas de travail dans ma région natale.

Si le statut vient à disparaitre, si nous en venons à fiscaliser sur le seul avantage que nous avons, je risque bien de démissionner après mon engagement auprès de l’entreprise à rester 7 ans."

Retrouvez ce témoignage sur la page facebook de Sud Rail Paris Est.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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