Syndicat CGT Unilever HPCI France
Ça chauffe à Renault Cléon avec plus de 700 grévistes ce mardi 12 octobre, entre rassemblements et débrayages de 1h30, la mobilisation a clairement fait un saut depuis les dernières actions du 4 octobre, qui rassemblaient déjà 500 grévistes à l'appel de la CGT et la CFDT.
Crédits photo : CGT Cléon
En effet, le nouveau projet d’accord de compétitivité qui va massacrer les emplois ne passe pas chez les salariés de l’usines du géant automobile : 15 000 postes sur le groupe Renault dont 4600 en France sont visés, sur le site de Cléon, en plus des attaques, l’ingénierie est particulièrement touchée, la direction veut imposer 1300 suppression de postes. Mais cela va plus loin puisqu’il y aura également la possibilité d’allongement obligatoire du temps de travail d’une heure tous les jours, en cas de panne ou d’autre problèmes qui empêchent de la production de se réaliser « normalement ». De plus, la direction pourrait renvoyer les salariés chez eux sans délai de prévenance et avec une obligation de récupérer plus tard. S’ajoute à cela la possibilité de positionner 8 samedis obligatoires par ans, la pause de 20 minutes qui était rémunérée ne le sera plus pour les intérimaires. Enfin, pour les nouveaux embauchés, une perte de 82 euros.
Comme le souligne le militant CGT Pascal le Manach : « La direction tente une vraie entourloupe avec la suppression du paiement de la pause de 20 minutes quotidienne, ça représente 7 heures par mois. La direction veut transformer les 20 minutes de pause en prime accessoire qui diminuerait à chaque augmentation. C’est le blocage total de toute augmentation pour les salariés et pour les futur embauchés et les intérimaires, leur rémunération sera diminuée de 4,5 % »
Cette violence des attaques, dans les ateliers, Pascal Le Manach l’explique très bien : « dans les usines, vouloir imposer un accroissement violent de la flexibilité et un blocage des salaires et une baisse de la rémunération des heures supplémentaire est intolérable pour les travailleurs ». C’est une véritable déclaration de guerre contre l’ensemble de la classe ouvrière, alors que dans un même temps, Renault fait 10 milliards de bénéfice en 2021 et PSA en fait 6 milliards en 6 mois. C’est largement de quoi augmenter les salaires et embaucher les intérimaires qui sont plus de 800 à Cléon.
A Cléon, la perspective de l’usine sœur de Flins reste en tête, la fermeture du site est inacceptable au vu des profits qui explosent. Mais c’est pour cela qu’à Renault Cléon, les travailleurs donnent le ton, comme ailleurs des mobilisations dans d’autres sites de production sont prévus, comme les ouvriers du Mans qui se mobilisent d’ores et déjà. La direction cherchant à imposer ces accords sur l’ensemble des sites, la mobilisation pourrait s’étendre encore.
C’est directement dans les ateliers de Cléon, que les travailleurs ont manifesté ce mardi, avec des slogans qui affirmaient clairement le refus de se faire bouffer par le patronat mais aussi le gouvernement : « non aux salaires bloqués, au contraire il faut les augmenter ! », « c’est pas à Billancourt, c’est pas dans les salons, qu’on obtiendra satisfaction », ou encore « c’est par la lutte, c’est par l’action qu’on obtiendra satisfaction ». Le tout en se donnant rendez-vous la semaine prochaine, pour une autre journée de mobilisation, qui devra être encore plus forte.
La grève se mène pour l’instant par débrayage sur quelques heures pour marquer un refus clair face aux mauvais coups du groupe Renault. C’est aussi une prise de confiance par les travailleurs de leur force, de se voir de plus en plus nombreux à ces rendez-vous de lutte. A chaque fois, l’objectif est de populariser et se renforcer pour la suite.
L’ensemble du secteur automobile est finalement concerné, peu importe le constructeur ou le sous-traitant. Il se pose comme nécessité de se réapproprier la grève et ses méthodes, comme le font les ouvriers de Cléon, qui n’attendent pas les consignes de quelconque centrales syndicales pour se battre contre les attaques qui pleuvent contre notre camp.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Vendredi dernier, les prix du carburant ont atteint des records historiques, plus haut encore qu’avant la révolte des Gilets Jaunes. Face à cela, le gouvernement reste impuissant et enchaîne les discours creux, s’en remettant à un geste des distributeurs.
Crédits photo Thomas Coex / AFP
Après les annonces de Castex la semaine dernière sur les prix du gaz et de l’électricité, c’est sur celui du carburant que le gouvernement est aujourd’hui obligé de réagir. Depuis le début de l’année, le diesel a augmenté de 20,39 % pour atteindre 1,5354€ aujourd’hui, le SP95-E10 et le SP98 ont pris respectivement 18,73 % et 18,51 % pour atteindre 1,6073€ et 1,6937€ !
Le graphique de Ouest-France montre clairement la tendance, et surtout le fait que les prix atteints actuellement sont historiques. Les explications sont sensiblement les mêmes que pour les prix du gaz et de l’électricité, la reprise économique mondiale crée une importante hausse de la demande qui se répercute sur les prix. De plus, il faut voir que côté producteurs, OPEP+ maintient l’offre très basse et laisse profiter pour l’instant de l’explosion du prix des barils, qui ne diminuera sans doute pas sans une franche hausse de la production.
Face à cela, chaque pays adopte des réponses diverses cherchant à afficher une maîtrise de la situation. En France, le gouvernement semble inquiet, notamment après la révolte des Gilets Jaunes qui était partie en 2018 d’une revendication autour de cette question énergétique, centrale dans le « pouvoir d’achat » de la population.
A quelques mois des élections présidentielles, le gouvernement, qui est actuellement à l’offensive pour la réélection de Macron, cherche à nous enfumer à l’heure où la question du pouvoir d’achat devient l’un des sujets numéro 1 de la campagne. Les annonces de Castex la semaine dernière étaient représentatives de cela : un « blocage » des prix annoncés qui est en réalité un lissage qui va reporter dans tous les cas l’augmentation à plus tard. Une demi-mesure qui entérine par ailleurs l’ensemble des augmentations successives jusque-là.
L’actuelle ministre de la transition écologique, Barbara Pompili (ex-EELV), a seulement affirmé, ce mardi 12 octobre, qu’elle discutait avec les distributeurs, en les appelant publiquement à « faire un geste » :
"Nous allons nous assurer que les distributeurs jouent le jeux et ne profitent pas de la situation pour accroitre les prix à la pompe (...) je demande également aux distributeurs de faire un geste dans cette période difficile en réduisant leurs marges", dit @barbarapompili. pic.twitter.com/9rmfV2ZL1s
— LCP (@LCP) October 12, 2021
Prétextant que le gouvernement avait déjà fait des gestes ou encore qu’il existe un site gouvernemental pour savoir où l’essence est moins chère autour de chez soi… Elle dit s’en remettre à la bonne volonté des patrons, les appelant à réduire leurs marge, espérant qu’ils « jouent le jeu » et ne profitent pas de la situation. Or, il est pourtant évident que ces déclarations, qui n’engagent que le gouvernement, quand bien même les distributeurs feraient un geste, n’auront qu’un impact mineur voire inexistant au regard de la hausse des prix du carburant. En réalité, le gouvernement cherche à faire diversion et maintient une forme de statu quo, maintenant, in fine, les taxes et les profits du grand patronat : les classes populaires vont devoir payer.
De plus, la part dans le prix de l’essence revenant aux distributeurs est très relative au regard des 60 % de taxes qui reviennent à l’État. Si cette structuration engendre des prix fluctuants avec le prix du baril à l’international, ce sont aussi les entrées d’argents pour le gouvernement qui augmentent aujourd’hui. Des entrées qui ne sont absolument pas redistribuées et qui se basent surtout sur une imposition inégalitaire, on pense notamment auw 20 % de TVA qui pèse sur l’ensemble de la population quels que soient ses revenus. Le financement des chèques énergies, largement suffisant aujourd’hui, dont la généralisation est évoquée par le gouvernement, s’appuie d’ailleurs sur les recettes de la TVA, en aucun cas un geste du gouvernement.
L’énergie est un bien de première nécessité, sa gestion ne peut plus dépendre d’entreprises comme Total qui détruisent notre planète et engendrent des milliards de profits ou des gouvernements qui cherchent à se positionner comme régulateurs, toujours plus opportunistes avant les élections. Un grand service public de l’énergie géré directement pas les travailleurs serait la seule réponse à long terme pour ne plus subir les fluctuations provoquées par un marché international en tension constante, mais aussi pour que la nécessaire transition écologique se fasse de manière immédiate et ne fasse pas payer aux plus précaires des coûts engendrés. Dans l’immédiat, une diminution des prix est largement possible, en supprimant la TVA sur l’énergie mais aussi en taxant les superprofits accumulés par les grandes entreprises du secteur de l’énergie.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
L'ancien président du syndicat patronal, la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services, CNAMS en abrégé, avait été adoubé ministre des Pme en 2020 par l'ex-banquier d'affaires occupant le palais présidentiel pour le compte du capital. Jusque là normal.
Sauf que ses potes de la CNAMS lui avaient confié, lorsqu'il en était le boss, 131 000 euros sur son PEA, fric provenant d'une vente immobilière. Le PEA est réservé aux personnes physiques et pas à un organisation syndicale. Ces fonds repartent à la CNAMS dès qu'Alain Griset devient chambellan en charge des Pme.
Mais premier grabuge pour le ministre. Ses anciens potes de la CNAMS soupçonnent un abus de confiance dans la gestion du PEA et une enquête judiciaire s'ensuit.
Mais ce n'est pas cette affaire entre syndicalistes patronaux qui convie un ministre de la République en exercice devant la Justice correctionnelle, ce mercredi 13 octobre 2021. C'est parce que, dans sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, il avait omis de déclarer le PEA, ses intérêts, et des "participations directes" dans plusieurs sociétés, comme la Française des jeux ou Natixis.
Lorsque j'ai été adoubé ministre des Pme, plaide l'ancien chef d'entreprise de Pme et ex-dirigeant d'un syndical patronal des Pme, je me suis plongé sur le champ dans un tas de dossiers inhérents aux Pme. Voilà pourquoi, j'ai oublié de déclarer 171 000 euros.
Dans ses réquisitions, le vice-procureur de la République estime que le prévenu fait preuve d’une "particulière mauvaise foi". Il requiert dix à douze mois de prison avec sursis pour omission de déclaration de patrimoine, une amende de 30 000 euros et trois ans d’inéligibilité qui entraînerait «"automatiquement l’interdiction d’exercer des fonctions publiques", dont celle de ministre. Jugement le 8 décembre.
Présumé innocent, Alain Griset conserve son maroquin ministériel. Mais quelle idée de tripatouiller du fric à la pépère, en France même. C'est bêta tout de même. Non?
Dans un Supermarché Leclerc de Strasbourg, une caissière s'est vu licenciée pour avoir, le 13 janvier 2020, acheté une baguette et une patate douce sur son temps de pause. Être licenciée pour 2 euros parce que c'était contraire au règlement intérieur. Quant il y a oubli et oubli dans notre mauvaise société.
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
A l'heure de l'offensive électorale de Macron sur le thème de l'innovation, de la réindustrialisation de la France un rappel de ses actes politiques passés est présent ne fera pas de mal
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REPRIS du site de Jean LEVY
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C'est cette année-là, il a quitté la banque Rothschild pour l'Elysée où François Hollande l'a nommé secrétaire général-adjoint, chargé de l'Economie. C'est deux ans plus tard, nommé cette fois ministre de l'Economie, qu'il "facilite" la cession aux Américains la branche énergie du groupe Alstom.
Cette transaction, de près de 13 milliards d’euros, était - et est toujours - qualifiée par ses opposants de «scandale d’État», celle-ci revenant, entre autres, à confier à un groupe étranger la maintenance des turbines des 58 réacteurs nucléaires français et de notre équipement militaire, sous-marins, porte-avions à énergie nucléaire...
Selon Le Fiigaro (24 juillet 2019)
le Parquet national financier (PNF) a confirmé avoir pris le relais du parquet de Paris, saisi en janvier 2019 par le député LR Olivier Marleix pour enquêter sur les circonstances de la vente. Dans le cadre de la commission d’enquête sur «les décisions de l’État en matière de politique industrielle», qui englobe la cession d’Alstom, créée en 2017, l’élu d’Eure-et-Loir avait mené une série d’auditions pour comprendre le contexte et les conditions de la cession d’Alstom Énergie à General Electric. Il en est venu à soupçonner un «pacte de corruption» qui aurait pu bénéficier à Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie au moment de la signature de la vente,
En cette période de bilan, six mois avant les présidentielles, il est bon de revenir sur ce scandale d'état, dont le maître d'oeuvre était Emmanuel Macron, qui s'est alors opposé à Arnaud Montebourg, hostile à l'opération. Ce dernier devait en tirer les conséquences en démissionnant du gouvernement
Aussi, "Ca n'empêche pas Nicolas" vous propose de visionner une vidéo qui nous permet de vous rappeler ou d'apprendre le déroulé de l'affaire Alstom...
RAPPEL des articles parus sur notre site à propos de ce véritable scandale d'état et de liquidation de l'indépendance du pays en matière énergétique :
http://www.frontsyndical-classe.org/2019/10/ceux-qui-ont-vendu-alstom-sont-des-traitres.html
Publié par FSC
Parmi les dizaines de milliers de propriétaires de sociétés révélés par les « Pandora Papers », dont 600 Français, figurent un nombre sans précédent de responsables politiques de haut niveau, aux quatre coins du monde : l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, le président kenyan Uhuru Kenyatta, le premier ministre libanais Najib Mikati, le roi de Jordanie Abdallah II, le premier ministre tchèque Andrej Babis, le président équatorien Guillermo Lasso, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président gabonais Ali Bongo, le premier ministre ivoirien Patrick Achi, le président congolais Denis Sassou-Nguesso… A leurs côtés, une poignée d’hommes politiques français, souvent murés dans le silence au moment d’expliquer la raison d’être de leurs sociétés offshore. Au total, l’ICIJ a dénombré dans le leak plus de 300 responsables publics du monde entier
Qui parle encore aujourd'hui des 130 milliardaires - et des 35 chefs d'état et de gouvernement - pris le mois dernier le doigt, non la main toute entière, dans le pot de confiture de l'escroquerie fiscale ? A peine dérangé dans leurs trafics de prédateurs, ce monde fortuné de la grande truanderie demeure installé aux manettes de l'économie et de la politique.
C'est ça le capitalisme, qui poursuit sa mue au stade de l'oligarchique triomphante. Et dont la seule morale, c'est faire de l'argent, toujours plus vite et par tous les moyens. Ses pratiques sont celles de la mafia : dominer un marché, gagner la tête du peloton, imposer sa loi aux concurrents. Et c'est le monde du travail qui en paie le prix, vendu par lots avec les machines et les murs de l'usine...
Aussi pour les très riches, frauder le fisc pour planquer ses milliards n'est qu'un jeu d'écriture. Un aimable entorse à la Loi, un deal avec le politique, qui ferme les yeux partageant le butin...
C'est cette société-là qu'on nous donne modèle.
Gare à ceux qui en doutent, ou pire, qui veulent lui substituer un autre monde. Hier, le bourgeois dénonçait en eux les partageux, les "Rouges"...Et si d'aventure, ceux-là prenaient le manche, les forces de l'argent trouveraient bien un chef de bande, gammé, galonné ou civil, pour leur faire la guerre
Mais ce monde-là prend l'eau, il pourrit au soleil des paradis fiscaux.
Mais qui s'en soucie alors qu'on va voter ?
Qui en fait son cheval de bataille ?
Et pourtant, c'est la France de misère et de colère.
Laisserons-nous les millions de victimes, privés de voix, et loin des urnes ?
Et personne pour les représenter ?
Jean LEVY
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Alors que les conducteurs de bus Transdev sont en grève dans plusieurs dépôts d'Île-de-France, la présidente du Conseil régional Valérie Pécresse en appelle à l’État pour envoyer la police débloquer les piquets de grève. Les organisations syndicales et politiques doivent dénoncer les atteintes au droit de grève et soutenir les grévistes !
Soutenez les grévistes : participez à la caisse de solidarité !
Dans un communiqué transmis aux conducteurs de bus Transdev en grève, le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités qui s’est réuni ce lundi 11 octobre et qui est présidé par la présidente du Conseil régional Valérie Pécresse « demande à l’État d’intervenir dans les conditions les plus opportunes pour assurer le déblocage des dépôts de bus et permettre ainsi la réalisation du service minimum légitimement attendu par les usagers ».
Cet appel à envoyer la police réprimer les piquets de grève s’inscrit dans la continuité des tentatives de criminaliser les grévistes. La semaine dernière des grévistes du dépôt de bus de Lieusaint avait été assignés au tribunal par Transdev, et l’avocate de la direction les accusait d’être responsables d’un « climat de guérilla urbaine ». Cette tentative n’avait pas abouti puisque les charges étaient tombées à l’eau devant le tribunal, mais elle témoignait de la volonté de la direction de faire un exemple et d’en finir avec cette grève par la répression. En appelant à débloquer les piquets de grève par la force, la présidente de la région Île-de-France veut légitimer de prochaines interventions policières sur les piquets de grève et s’attaque donc au droit de grève.
Valérie Pécresse prétend réprimer les grévistes au nom du « fonctionnement des territoires, [de] la vie des usagers et [de] la scolarité des élèves ». Pourtant c’est aussi dans l’intérêt des usagers que les conducteurs de bus Transdev sont en grève depuis début septembre à Vaux-le-Pénil, Lieusaint, Saint-Gratien, Comb-la-Ville et d’autres, contre les accords locaux que la direction veut imposer et qui prévoient casse des conditions de travail et des pertes sèches de salaire pour les travailleurs.
Boujemaa Zreouil, délégué CFTC, nous expliquait ainsi : « on conduit 8 heures, on conduit l’équivalent d’un Paris-Marseille tous les jours et avec un temps de parcours qui est réduit. La petite mamie qui monte, on n’a pas le temps de lui dire bonjour, on accélère, elle finit au fond du bus. Ils nous poussent à l’erreur. On a un collègue qui s’est pissé dessus, parce qu’il n’avait pas de pause. Ça fait mal au cœur ». Par ailleurs avec l’accord local que la direction que Transdev veut mettre en place, les salariés enregistreront « une perte de salaire de 500 euros par mois ». Si les grévistes se battent pour de meilleures conditions de travail, c’est donc aussi dans l’intérêt des usagers, comme résume Boujemaa : « On ne transporte pas des marchandises ! ».
En réalité Valérie Pécresse est une des principales responsables de la dégradation du réseau de transports en commun pour les usagers puisqu’elle est à l’initiative de la casse du service public des transports au service. En effet, avec l’ouverture à la concurrence, elle permet aux entreprises privées de s’accaparer les réseaux de transports en commun, d’augmenter les prix et faire baisse la qualité du service, afin de privilégier leurs profits sur les dos des travailleurs et des usagers.
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Face à la répression, les grévistes doivent répondre par la solidarité et notre camp social doit leur apporter notre soutien, à l’instar de la conseillère régionale LFI Julie Garnier qui a ainsi dénoncé les menaces et intimidations contre les grévistes.
Mais plus que cela, il faut que l’ensemble des organisations syndicales et politiques qui se réclament du mouvement ouvrier doivent apporter leur soutien, dénoncer la répression et les atteintes au droit de grève, soutenir les grévistes et participer à la caisse de solidarité. Face aux attaques du patronat et du gouvernement qui veulent nous faire payer la crise, la détermination des travailleurs de Transdev en grève depuis 6 semaines montre l’exemple. Soutenons-les et exigeons un véritable plan de bataille pour relever la tête !
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Dans une intervention à un événement de BPI France, la ministre Agnès Pannier-Runacher a dépeint l’industrie comme un monde « magique », un véritable paradis sur terre. Gaëtan Gracia, ouvrier dans l’aéronautique, lui a répondu.
En tant qu’ouvrier de l’industrie, je me devais de répondre à la ministre Agnès Pannier-Runnacher qui expliquait cette semaine que l’industrie c’est « la magie » et que « lorsque tu vas sur une ligne de production, c’est pas une punition, c’est pour ton pays, c’est pour la magie ». Venez frapper des rivets, respirer l’huile, ne pas voir le jour, porter des bacs, te faire balader par des chefs, une journée seulement. Vous verrez qu’il n’y a pas de magie ici.
D’abord, la ministre répète la fable des dominants : « on est tous dans le même bateau ». Il n’y a vraiment qu’une cadre supérieure, ce qu’elle était avant d’être ministre, pour vouloir faire croire qu’il n’y a pas de différence entre ouvrier et cadre. Au choix, je n’en mentionne qu’une : l’espérance de vie d’un ouvrier est 7 ans de moins que celle d’un cadre ! On pourrait en lister plein, mais passons.
Ensuite, la « magie » qu’elle décrit, ou cadres et ouvriers sont sur un pied d’égalité une fois passée la porte de l’usine, ne ressemble à rien que j’ai connu. Les cadres ont une position dans la hiérarchie qui les place au-dessus des ouvriers A mon usine par exemple, les chefs d’atelier et d’équipe sont des agents de maîtrise, et les chefs de service sont des cadres. Ils sont nos N+2, il n’y a personne au-dessus d’eux à part les patrons. Ils touchent par ailleurs plus de 4000€ par mois.
Tous ceux qui ont bossé en usine savent qu’il n’y a pas d’unité avec les grands chefs, qu’on se fout d’eux parce qu’ils ne connaissent rien aux machines, et qu’ils touchent 4000 euros pour nous dire ce qu’on sait déjà. Le peu d’unité qu’on pourrait déceler entre ouvrier et cadre, c’est dans nos tracts syndicaux où l’on revendique des augmentations pour tous par exemple. D’ailleurs, contrairement à ce que dit la ministre, les patrons d’industrie ne cherchent pas à créer une « magie », une osmose entre cadres et ouvriers. Au contraire : un cadre ne doit surtout pas être trop proche ou favorable aux ouvriers. Tout le monde le sait.
Ensuite, concernant l’allusion qu’elle fait à l’unité entre ouvrier français et immigré, quand elle existe c’est contre les patrons et non grâce à eux. Eux organisent une division « raciale » du travail. Un de nos tracts les plus appréciés disait que « les noirs et les arabes sont en bas de l’échelle, et quand on monte dans la hiérarchie ça se blanchit ». Une formulation un peu brute, mais qui reflétait la pensée des collègues.
Bref, quelques idées écrites depuis l’usine, où la plupart des collègues font des ruptures conventionnelles pour « ne plus jamais travailler ici ».
On est loin de la magie qu’ils nous vendent…
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Il semble que cette capture d'écran reflète la réalité. Pourtant, l'évasion fiscale, dite de la Pandora Papers, en plus grand, via les paradis fiscaux, éclate après les Panama Papers, enquête déjà révélée par le même Consortium international des journalistes d'investigation.
Cinq ans après les Panama Papers, l’ampleur des dérives de l’industrie offshore et de ses sociétés anonymes s'aggrave. Ce système profite à des centaines de responsables politiques et de milliardaires, et comment de nouveaux paradis fiscaux se forment comme le Dakota du Sud dans la libre Amérique. Et, au même moment où éclate la Pandora Papers, l'UE du capital retire les Seychelles de sa liste de paradis fiscaux!
Qu'en disent les médias aux ordres et quelle réaction des états, notamment de la France de Macron face aux Français mouillés dans la Pandora Papers?
Jeudi, ils étaient plus de 160 000 à manifester dans la rue pour de meilleurs salaires et retraites et pour la défense de l'emploi. La CGT affirme que "Gouvernement et patronat n'avaient pas attendu le nombre de manifestants pour exprimer une fin de non-recevoir: il n'y a plus d'argent!"
Pourtant, la veille éclatait un nouveau scandale financier international lié à l'évasion fiscale.
Aucun des manifestants ne figure sur la liste des fraudeurs fiscaux et se note l'embarras des cercles du pouvoir à cette nouvelle affaire frauduleuse. Et le ruissellement, cher à Macron, a fait long feu depuis longtemps.
Il reste, dit la CGT, que côté monde du travail, "l'étincelle n'a pas encore jailli. Tout se passe comme s’ils assistaient à un fait divers de plus. Fatalisme, sentiment de ne pas avoir de prise sur ces événements, difficultés du quotidien… quelle qu'en soit la raison, la faiblesse de la réaction interroge.
Encore un exemple qui démontre que dévoiler et dénoncer ces détournements ne suffit pas."
En effet. Mais a meilleure façon de mettre fin à ces escroqueries en bande organisée n'est pas de mieux répartir les richesses pour qu'elles répondent aux biens communs de toute la société. C'est de renverser la table en nationalisant vraiment les secteurs indispensables au quotidien de la nation.
Sinon, ce sera toujours ça:
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Cela devrait être une question majeure. En France, chaque semaine, une quinzaine de personnes meurent, plus de 12 500 se blessent dans des accidents du travail. Une catastrophe sociale et financière que le livre de Véronique Daubas-Letourneux sort de l'ombre.
Hier soir, l’émission TPMP était encore consacrée à Zemmour. Au programme, le fils de Cheb Khaled venu défendre le polémiste d’extrême-droite sur la chaîne de Bolloré. Un nouvel exemple de propagande pro-Zemmour dans l’émission de Cyril Hanouna dénoncée par Anasse Kazib dans une vidéo.
Hier soir, l’émission TPMP était encore consacrée à Zemmour. Au programme, le fils de Cheb Khaled venu défendre, aux côtés de l’ancien cadre du RN Jean Messiah, le polémiste d’extrême-droite. Face à lui deux jeunes militants tentant de faire entendre un autre voix dans cet énième confrontation permettant de mettre Zemmour au centre et de légitimer sa candidature et son discours.
Sur Twitter, Anasse Kazib a dénoncé cette nouvelle émission au service de la propagande du potentiel candidat d’extrême-droite. « Tu nous le vends tous les jours parfaitement. Je n’ai jamais vu une telle propagande ! » explique notamment le cheminot.
Une propagande peu surprenante quand on connaît les liens entre Cyril Hanouna, C8 et Bolloré, le parrain médiatique actuel de Zemmour qui l’a propulsé sur Cnews et possède les deux chaînes dont il a fait des outils de promotion des idées réactionnaires. Pas surprenante non plus quand on connaît le programme de Zemmour qui en plus d’être ultra-réactionnaire se place résolument au service du patronat.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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