SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Nouveau mort sur le chantier du Grand Paris Express, les ouvriers endeuillés

Ce mercredi, un jeune travailleur est mort sur le chantier de la station Pleyel, dans le cadre des travaux du Grand Paris Express. Alors que l’évènement des JO 2024 approche, les ouvriers de ces grands chantiers subissent des cadences infernales et la pression de l’État qui met en danger leur vie.

Mort au travail

Crédit photo : © Société du Grand Paris / David Delaporte

Plus d’un par jour, c’est la triste réalité des décès de travailleurs depuis le début de l’année 2022. Au 6 janvier nous en sommes déjà à huit travailleurs décédés sur leur lieu de travail, selon le compte de veille Accident du travail : silence des ouvriers meurent

Mercredi 5 janvier, c’est sur le chantier de la futur gare Saint-Denis – Pleyel au Grand Paris Express qu’un jeune ouvrier décède. Selon les premiers éléments, le décès du jeune homme serait dut à « une chute de matériel » précise au Parisien la Société du Grand Paris l’ouvrier travaillait dans l’entreprise depuis seulement quelques mois.

Ce n’est pas le premier décès qui a lieu sur ce chantier, en décembre 2020, Abdoulaye Soumahoro, 41 ans et père de trois enfants trouvait la mort sur un chantier de la Courneuve dirigé aussi par l’entreprise Eiffage. Un nombre d’accidents grave ont aussi lieux dans ces chantiers en Seine-Saint-Denis. A travers son blog Une Histoire populaire, Mathieu Lépine - professeur d’histoire connu pour son travail de recensement des accidents du travail via son compte twitter Accident du travail : silence des ouvriers meurent – récence environ 8 accidents grave sur ces chantiers sur l’année 2021. Dans l’indifférence général du monde politique et médiatique.

L’État et les entreprises assassines ?

À 2 ans et demi des Jeux Olympiques à Paris, et sur des chantiers liés à cet événements, la responsabilité de l’État et des grandes entreprises qui les dirigent doivent être profondément mise en question. Pour Le Parisien, un ouvrier préférant garder l’anonymat offre un témoignage des plus clair : « Ce deuxième mort, ce n’est pas surprenant. On sait bien qu’on n’est pas dans les temps. On a la pression tout le temps, de l’État, du client [la Société du Grand Paris]. On se retrouve fréquemment en sous-effectifs, ou avec des travailleurs détachés qui défilent et qui ne connaissent pas le chantier. On repousse les limites des machines et des hommes. Il y a tout un tas de facteurs qui font qu’on se demande franchement qui sera la prochaine victime.  »

Les condoléance et autre « association de douleur » de la part des entreprises et de la Société du Grand Paris relève du non-respect envers les familles des victimes. Car ce sont bien ces entreprises en utilisant des sous-traitants, qui eux-mêmes sous-traitent parfois, qui dégradent les conditions de travailles des ouvriers dont les conséquences les plus dramatiques sont ces morts. Et la Société du Grand Paris qui en accélérant toujours plus les cadences mènent à ces drames dont le silence qui les entoures est insupportable.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève nationale à Naval Group pour « la reconnaissance et une juste répartition des richesses »

Ce mercredi, à l’occasion de la dernière journée des négociations annuelle obligatoire (NAO), à travers plusieurs sites en France, plusieurs centaines de salariés ont décidé de se mettre en grève pour exiger une augmentation de leur salaire face à la hausse du coût de la vie, et "une meilleure répartition des richesses au sein de l’entreprise".

NAO

Crédits : Ouest France

Ce mercredi, à l’occasion du dernier jour des négociations annuelles obligatoires (NAO), les salariés de plusieurs sites de Naval Groupe ont décidé de se mettre en grève pour exiger une augmentation de leur salaire, en réponse aux propositions bien insuffisante proposée par la direction. Ainsi, à Ruelle-sur-Touvre (Charente), Toulon, Brest et Nantes-Ingret, les salariés ont décidé de se mettre en grève pour exiger une augmentation de leur salaire.

Du côté de Ruelle-sur-Touvres, une soixantaine de salariés se sont mis en grève pour la quatrième fois depuis le début des négociations, Nicolas Matéo, délégué syndical CGT, rapporte pour le journal local Charentelibre :« Initialement, la direction proposait 1,2 % d’augmentation pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM), nous réclamions 6 %. Les négociations ont permis d’obtenir 2 % d’augmentation générale, 1,2 % d’augmentation individuelle et évolutions professionnelles et 0,3 % d’ajustement salarial, pour pallier le fait que les jeunes embauchés touchent parfois plus que les personnels en place depuis quelques années. Soit 3,5 % au total. Du côté des ingénieurs et cadres, la direction propose 3,2 % mais uniquement à répartir en augmentations individuelles et évolution. Nous demandons à ce que cela soit transformé en augmentation générale. Une prime exceptionnelle de 500 euros pour tous a également été accordée. Mais nous estimons que ce n’est pas assez au vu de l’inflation et des 190 millions d’euros de résultat net que prévoit Naval Group ».

A Toulon, d’après la CGT Naval Groupe Toulon, ce sont près de 150 personnes qui se sont réunis ce mercredi devant la porte principale de l’Arsenal de Toulon pour des prises de paroles et une conférence de presse. Amélie Pichon, co-responsable CGT Naval Groupe Toulon, explique au micro de BFM-TV : « nous en sommes à la troisième réunion pour demander une augmentation générale des salaires, ainsi qu’un treizième mois et une meilleure répartition des richesses au sein de l’entreprise ».

A Nante-Ingret, les débrayages ont commencé dès le mardi 5 décembre et concerne plus de 200 salariés. La grève s’est donc reconduite le mercredi avant d’être à nouveau voté pour être poursuivis le lendemain afin de d’aller manifester en bas d’un des sièges de l’entreprise, à La Montagne. L’intersyndicale, mise en place localement, composée par la CGT, FO et la CFTC, dénonce également l’augmentation insignifiante de la direction à hauteur de 3,5 % et exigent que celle-ci soit augmentée à 6 %, pointant également « un versement de dividendes supérieur à l’enveloppe proposée aux salariés, ce qui rend encore plus amère les propositions faites par la direction centrale » rapporte le journal Ouest France.

A Brest, enfin, c’est près de 350 salariés qui se sont mobilisés ce mercredi et environ 400 le lendemain pour exiger la tenue d’une nouvelle réunion, rapporte la CGT Arsenal de Brest. Le syndicat explique ainsi : « Les personnels sont donc venus réclamer une reconnaissance à la hauteur de leur implication dans l’entreprise et une juste répartition des richesses avec les salariés et pas seulement les actionnaires, notamment par la mise en place d’un 13e mois » et prévoit d’ores et déjà une action le mardi 11 janvier sur le site de Brest.

En tout cas, ce qui est claire, c’est que face à l’augmentation du coût de la vie et au mépris de la direction de Naval Groupe qui, à l’image du patronat dans toute les entreprises, ne proposent que des miettes à ses salariés, la seule méthode qui permettra d’arracher les profits faramineux du grand patronat, comme celui de Naval Groupe qui prévoit de réaliser 190 millions d’euros de résultat net, c’est bien par celle que les salariés de l’entreprise ont commencé à mettre en place à travers la France, c’est à dire par la grève, seul moyen d’imposer un rapport de force conséquent face à la direction.

C’est pourquoi ces premiers jours de mobilisation doivent servir de point d’appui pour préparer les combats à venir comme celui que prévoient déjà les salariés de Brest pour le mardi 11 janvier. En ce sens l’appel national de la CGT Lorient, à l’adresse de tous les syndicats, pour le 10 janvier dois également être l’occasion d’élargir et coordonner le mouvement pour construire le rapport de force !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Covid-19: le chaos à l'école organisé par le gouvernement

Cette image peut prêter à sourire. Mais Macron a choisi le chaos dans la scolarité des enfants, toujours pour rassurer le capital dont il est le commis principal au sommet de l'état. Un exemple, hélas entre beaucoup d'autres, mon petit-fils scolarisé en CE1 dans un petit village de l'Eure.

 

Ce jeudi, 8h 30, entrée normale en classe. Un parent se présente alors à l'institutrice. Lui et toute sa famille, dont son enfant en CE1 avec mon petit-fils, sont contaminés. Coup de fil aux parents de l'école pour venir rechercher les gosses afin de les faire tester. Fastoche pour les parents déjà au boulot.

Puis queue interminable devant le centre de dépistage intercommunal, parce que le virus contamine petits et grands, bien au-delà des grandes agglomérations urbaines et que le gouvernement, avec la droite de Valérie Pécresse à la tête du département, n'a rien anticipé du tout.

Résultat du test sur mon petit-fils à 5h du matin, ce vendredi, par un mail. Ben oui, on est citoyen ou pas et avoir le regard constamment fixé sur son portable. Du délire quoi! Test négatif, mais pas de classe pour mon petit-fils, vu l'heure très matinale du résultat du test.

Puis application du protocole ordonné par le sinistre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer pérorant dans les téloches que son unique ambition est la scolarité des enfants et non pas les profits du patronat.

Deux autotests en pharmacie, à faire chez soi: à J plus 2 et J plus 4. Fastoche dans la famille, puisque tout sera inscrit dessus. Mais après la queue au centre intercommunal de dépistage, comme sous l'occupation nazie de la France avec des tickets de rationnement, nouvelle file d'attente à la pharmacie. Ben oui, le palais de l'Elysée, qui ne pense qu'à emmerder les gens d'en bas, a oublié que les pharmacies appartiennent également à la santé publique, asphyxiée de longue date et pas que depuis Macron président.

Ce midi, sur un chaine d'infos, le gouvernement annonce un nouveau protocole. La spécialiste journalistique en matière scolaire, sans du tout attaquer le gouvernement, en a perdu son latin en expliquant les nouveaux diktats. Encore que le latin ne soit pas une matière primordiale pour être journaliste sur une chaine d'infos continues. Si?

Bref, mon petit-fils va reprendre normalement sa scolarité lundi matin dans ce tout petit village de l'Eure. A moins que le ciel ne tombe sur la tête de toute la Normandie.

En tout cas, Macron reste bien droit dans ses bottes dorées et les enseignants ont raison d'appeler à la grève le 13 janvier prochain. L'école craque pour les élèves, les familles et le personnel de l'éducation nationale.

Mais écouté à la radio: Christiane Taubira, ex-ministre du socialiste Lionel Jospin: "Je réfléchis très sérieusement à pouvoir être en capacité d'agir sur l'amélioration de la vie des Françaises et des Français." 

Merdre, j'ai dû sauté au moins un chapitre depuis l'élimination du socialiste Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle en 2002!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Depuis cinq ans, Macron n'a pas seulement envie "d'emmerder' les seuls non-vaccinés: par Jean LEVY

Quand Arnault et Macron ne "s'emmerdent pas"....

Une phrase présidentielle fait aujourd'hui la "une" des médias :

"J’ai envie d’emmerder les non vaccinés "

Les oppositions tombent à bras raccourci sur cet aveu. "Indigne d'un président de la République !" clament les uns. Les autres lèvent les bras au ciel, face à cet aveu, comme s'ils découvraient que le passe sanitaire n'avait pas induit ouvertement cette vocation.

Mais ce qui frappe dans la réaction parlementaire, et  son écho dans les médias, c'est de sembler découvrir le charme particulier d'Emmanuel Macron  'd"emmerder", bien au-delà des non-vaccinés, une majorité de Français.

Cette envie présidentielle s'est manifestée doublement dès son élection en 2017.

D'abord l'hôte de l'Elysée s'en est pris aux salariés : jugeant que ceux-ci "emmerdaient" les patrons grâce au Code du travail, il a pratiquement détruit cet instrument juridique, livrant ouvriers, employés et cadres à l'arbitraire des employeurs.

Ensuite, estimant qu'il ne voulait plus voir ses lois entravées par les arcanes d'un système parlementaire faisant perdre du temps à l'exécutif, Macron, grâce à une majorité de 'Marcheurs" recrutés sur CV, a modifié le réglement de l'Assemblée en réduisant à zéro le rôle des oppositions.

Ainsi, celles-ci ne "l'emmerderaient' plus.

Cette méthode de gouvernement, Macron l'aurait bien utilisée contre les retraités, mais la pandémie en a décidé autrement. 

A défaut, il ne s'est pas laissé "emmerdé" par les privés d'emploi...

Et aujourd'hui donc, il s'en prend aux non-vaccinés, déclarant qu'il veut « les emmerder ».

Et cette déclaration tonitruante, il en confie l'audience au Parisien". Ce n'est pas un hasard. Le quotidien appartient à l'homme le plus riche de France, et sa fortune est la troisième du monde. Bernard Arnault et sa famille sont en tête, avec  plus de 157 milliards d'euros.

Une progression de 57% par rapport à juin 2020, selon "Challenges".

Qu'il veut poursuivre sans se laisser  « emmerder » par les électeurs.

Emmanuel Macron réserve donc ses pensées intimes au plus emblématique représentant de sa caste, celle qui l'a porté au pouvoir en 2017, et qui compte bien renouveler l'exploit en avril prochain. 

Mais le peuple français est-t-il prêt à se laisser "emmerder" cinq ans de plus ?

Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dans une interview au Parisien de ce mercredi, le président de la République charge sévèrement celles et ceux qui n'ont reçu aucune dose de vaccin. "On (en) réduit (le nombre), pardon de le dire (...). en l'emmerdant encore davantage.", affirme-t-il dans le journal qui lui sert la soupe pour sa réélection.

 

Diviser pour mieux régner, ou lorsque le sage montre la lune l'imbécile regarde le doigt, l'ex-banquier d'affaires, logé à l'Elysée par le capital et quelques autres pour en être le commis efficace, est fortiche en la matière.

En effet, ce mardi, le crash dans le système de dépistage de celles et ceux qui voulaient se dépister est phénoménal: les pharmacies ne pouvaient pas distribuer les autotests gratuits promis par le gouvernement. Et les files d’attente pour les tests PCR s’allongeaient dangereusement, quand le cap des 300 000 contaminations par jour es atteint. Et toujours rien sur un plan pour sauver la Santé publique de sa déliquescence, dans l'hôpital public ou la médecine de ville.

Et face à l'épidémie, Macron ne relance que les mesures d'aide aux entreprises. De ce seul fait, l'augmentation du pouvoir d'achat n'est aucunement la priorité du gouvernement. Deux exemples concrets en ce début d'année: + 0,9% pour le Smic et l'instauration du forfait "patient urgence". Sans parler des services bancaires(sic) qui vont augmenter de près de 3%, des profits du CAC 40, de l'évasion fiscale tournant toujours à plein régime comme les délocalisations qui ruinent les derniers pans de notre industrie nationale.

Oui, vraiment, Emmanuel Macron n'emmerde pas que les non-vaccinés. Quant aux gigotements actuellement à l'Assemblée nationale, qui font la une dans toutes les télés d'infos, les médias aux ordres du capital nous prennent vraiment pour celui qu'on n'est pas. Non?

Sinon, cette capture d'écran qui me plait assez:

Macron n'emmerde pas que les non-vaccinés

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Qui Emmerde qui ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Délibération du tribunal de Compiègne le 1 février 2022

RAPPEL DE LA PROCEDURE

 

Par acte délivré le 29 octobre 2021, la demanderesse a cru devoir assigner le CSE devant le Président du Tribunal judiciaire de Compiègne, statuant selon la forme de la procédure accélérée.

Elle demandait d’annuler la délibération du CSE du 20 octobre 2021 visant à recourir à une expertise pour risque grave et à désigner le cabinet PROGEXA pour réaliser cette expertise;

Le concluant entend soutenir que l’expertise votée est parfaitement justifiée et conclut au rejet des demandes formulées.

Mardi 4 janvier 2022 à 16H45, notre avocat a pu défendre Grandement le dossier des élus CSE Unilever, après avoir écouté les propos méprisants de la partie adverse sur les élus et les salariés.

Le tribunal rendra sa délibération le 1 février 2022.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une hécatombe qui passe pour les patrons par profits et pertes

Accident de grue à Turin en Italie le 22 décembre 2021  (ANSA)Accident de grue à Turin en Italie le 22 décembre 2021  (ANSA)

Près de deux millions de décès
liés au travail en un an

Vatican News - Radio LAPURDI Irratia

En 2016, les maladies et accidents liés au travail ont causé la mort de 1,9 million de personnes dans le monde, selon le récent rapport mondial conjoint établi par l'OMS et l'OIT. Un fléau rappelé par le Pape la nuit de Noël : un appel fort à s'engager concrètement pour mettre fin aux décès liés au travail.

En 2016, les maladies et accidents liés au travail ont causé la mort de 1,9 million de personnes dans le monde, selon le récent rapport mondial conjoint établi par l'OMS et l'OIT. Un fléau rappelé par le Pape la nuit de Noël : un appel fort à s'engager concrètement pour mettre fin aux décès liés au travail.
Isabella Piro - Cité du Vatican

Parmi les nombreux risques mortels que l'on peut courir sur le lieu de travail, il en est un qui guette toujours : celui de s'y habituer. Nous nous habituons aux décès au travail, à la "énième tragédie sur le lieu de travail", comme le titrent parfois les médias. S'habituer au fait qu'il est possible, presque normal, de perdre sa vie tout en gagnant son pain. Mais non. Le Pape François l'a dit clairement, dans son homélie de la messe de la nuit de Noël, le 24 décembre, dans la basilique vaticane : «Ce soir, Dieu vient remplir de dignité la dureté du travail. Il nous rappelle combien il est important de donner une dignité à l'homme par le travail, mais aussi de donner une dignité au travail de l'homme, car l'homme est seigneur et non esclave du travail – a-t-il dit. En ce jour de la Vie, nous répétons : plus de morts au travail ! Et engageons-nous à cela.»

La santé et le travail dans l'Agenda 2030

Son appel a été lancé quelques jours seulement après le tragique accident survenu à Turin, en Italie, où une grue s'est effondrée le 18 décembre, tuant trois travailleurs. Les paroles du Souverain Pontife ont attiré l'attention sur un aspect fondamental souvent négligé : la dignité du travail, afin que l'homme n'en soit pas l'esclave ou la victime. Mais les victimes sont malheureusement nombreuses dans le monde : il suffit de consulter le premier rapport conjoint publié en septembre dernier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Il s'agit d'estimations des maladies et accidents professionnels dans 183 pays du monde. Rien qu'en 2016, on a enregistré près de 2 millions de décès prématurés (1,9 million pour être précis) qui auraient pu être évités. Des statistiques dramatiques qui entrent en conflit avec les dix-sept Objectifs de développement durable de 2030, parmi lesquels figurent la santé et le bien-être (OMD 3) et le travail décent (OMD 8).

750 000 décès dans le monde dus à une durée de travail excessive

Le rapport, qui analyse une période allant de 2000 à 2016, montre que la plupart des décès liés au travail sont dus à des maladies respiratoires et cardiovasculaires. Dans l'ensemble, les maladies non transmissibles représentent 81 % des décès, les principales causes étant les maladies pulmonaires obstructives chroniques (450 000 décès), les accidents vasculaires cérébraux (400 000) et les cardiopathies ischémiques (350 000). Les accidents du travail, quant à eux, représentent 19 % des décès (360 000). Parmi les facteurs de risque professionnels examinés par l'étude figurent l'exposition à de longues heures de travail (environ 750 000 décès), la pollution atmosphérique (450 000 décès), ainsi que le bruit et les substances cancérigènes. Les maladies et les accidents liés au travail - poursuit le rapport - n'affectent pas seulement la vie des individus, mais aussi l'ensemble du système social, car ils «mettent à rude épreuve les systèmes de santé, freinent la productivité et peuvent avoir un effet dévastateur sur les revenus des familles».

Il y a de bonnes nouvelles : l'étude montre qu'entre 2000 et 2016, le nombre de décès liés au travail a baissé de 14 % au niveau mondial. Une amélioration due à une plus grande attention portée à la santé et à la sécurité sur le lieu de travail. Mais il y a aussi le revers de la médaille : les décès dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux associés à l'exposition à de longues heures de travail ont augmenté respectivement de 41 et 19 %. Et il s'agit d'un «facteur de risque psychosocial relativement nouveau» qui tend à augmenter sans cesse.

Les retombées de la pandémie

Il y a d'autres spécificités à prendre en compte, notamment la géographie : selon le rapport, «un nombre disproportionné de décès liés au travail survient parmi les travailleurs d'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental». L'Inde, par exemple, est l'un des pays les plus touchés par le problème des horaires de travail trop longs, avec 12 décès pour 100 000 personnes. L'Italie, en revanche, présente l'un des taux de mortalité par cancer du larynx associé à l'exposition à l'amiante les plus élevés au monde, avec 0,6 cas pour 100 000 habitants. Elle est suivie par la France avec 0,4 cas pour 100 000 habitants. En général, les statistiques montrent que la mort au travail touche davantage les hommes et les personnes de plus de 54 ans. Sans oublier que la pandémie de Covid-19 ajoutera «une nouvelle dimension» à la charge des maladies professionnelles. Et cette dimension devra être prise en compte dans les estimations futures.

Au total, dix-neuf facteurs de risque sont examinés dans le rapport, et chacun est associé à un certain nombre d'actions préventives qui peuvent être prises. Par exemple : pour éviter l'exposition à de longues heures de travail, un accord peut être conclu sur les heures de travail maximales autorisées ; ou pour réduire l'exposition à la pollution de l'air sur le lieu de travail, le contrôle des poussières, la ventilation et l'utilisation d'équipements de protection individuelle sont recommandés. En substance, l'étude souligne la nécessité de «lieux de travail plus sains, plus sûrs, plus résilients et socialement équitables», ce qui peut être réalisé grâce au «rôle central de la promotion de la santé et des services de santé au travail».

De nouveaux modèles et systèmes d'emploi sont nécessaires

«Il est choquant que tant de personnes soient littéralement tuées par leur travail», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé. «Notre rapport est un signal d'alarme pour les pays et les entreprises, qui doivent améliorer et protéger la santé et la sécurité des travailleurs en honorant leurs engagements de fournir une couverture universelle des services de sécurité et de santé au travail». Maria Neira, directrice du département Environnement, changement climatique et santé de l'OMS, lui fait écho : «Ces presque 2 millions de décès prématurés auraient pu être évités. C'est une responsabilité partagée de veiller à ce qu'aucun travailleur ne soit laissé pour compte», a-t-elle ajouté. «Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs peuvent tous prendre des mesures pour réduire l'exposition aux facteurs de risque sur le lieu de travail, notamment en introduisant des changements dans les schémas et systèmes professionnels», a conclu Guy Ryder, directeur général de l'OIT.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A partir du premier janvier 2022, le forfait "patient urgence" entre en vigueur à l'hôpital

C'est 19,61 euros si le patient n'est pas hospitalisé. A payer sur-le-champ. Non remboursé par la Sécu. Remboursé si ledit patient a une "bonne mutuelle". C'est le député Thomas Mesnier, du parti de l'Elysée, qui en est à l'origine. Avant de siéger à l'Assemblée nationale, il était portant médecin urgentiste, mais pas du bon côté de la barricade pour défendre l'hôpital public.

 

En ce moment, pour préparer la réélection de son patron à l'Elysée, il est chargé de piloter le groupe de travail Santé du candidat-président. Avec le forfait patient urgence voté par les godillots à l'Assemblée, ça commence bien.

Ledit député a présenté ce forfait comme une mesure permettant de désengorger les urgences.

L’essentiel des patients -le mot est juste dans un service des urgences complètement saturé- arrive dans ce secteur pas par plaisir. Mais à cause de la rareté des médecins généralistes ou des spécialistes en ville et ceux en place sont généralement débordés.

Alors comment faire, par exemple, avec une infection dentaire, une otite à percer, ou simplement si votre gosse a 40° de fièvre et la diarrhée?

En pleine pandémie du coronavirus qui affaiblit plus encore l'hôpital public, asphyxié par les gouvernements de Sarkozy, Hollande et Macron, aucun plan pour sauver la santé publique. Mais un forfait "patient urgence". En revanche, on exonère à tire larigot le patronat de ses cotisations qui alimentaient le budget de la Sécu.

Alors ce dessin, mais pas pour rire:

A partir du premier janvier 2022, le forfait "patient urgence" entre en vigueur à l'hôpital

Ne sont exonérés de cette taxe que "les assurées bénéficiant de l'assurance-maternité (à partir du sixième mois de grossesse), des victimes d'accident du travail ou maladie professionnelle ayant une incapacité au moins égale aux deux tiers, des pensionnés d'invalidité, des nouveaux-nés dans les 30 jours suivant leur naissance, des mineurs victimes de violences sexuelles pour des soins consécutifs aux sévices subis, des donneurs d'organes pour tous les actes en rapport avec leurs dons, des victimes d'actes de terrorisme pour les soins en lien avec l'acte de terrorisme". Ah, merci Macron!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La CGT lance une pétition contre la mise en place d’un forfait payant pour les passages aux urgences sans hospitalisation. Un disposition qui, dans un contexte de crise sanitaire et d’explosion de la pauvreté, marque un nouveau recul pour l’accès de tous aux soins.
Alors que toute notre attention est fixée sur la capacité de notre système de santé à absorber le choc de l’épidémie de coronavirus, la loi de financement de la Sécurité sociale de 2022 (PLFSS) ce donne comme objectif de réaliser plus de 800 millions d’euros d’économie sur l’hôpital.
Une mesure punitive
Parmi les mesures préconisées, le gouvernement met en place, sans concertation, une «participation forfaitaire » pour chaque passage aux urgences dès lors que celui-ci ne serait pas suivi d’une hospitalisation. Sa mise en place va impacter 80% des patients qui passent par les urgences. Il remplace l’actuel ticket modérateur laissant à la charge du patient 20 % du coût de ses soins qui seront pris en charge par la complémentaire de santé… enfin pour ceux qui en ont une.


Double peine


Pour les 5% de français qui n’ont pas de complémentaire santé (… plus de 3 millions de français), cette décision risque d’aggraver un peu plus le renoncement aux soins. Compensant souvent les insuffisances de la médecine de ville, les urgences hospitalières étaient, jusqu’alors, la garantie d’être soigné quelques soient ses moyens. Cette disposition crée un nouvel obstacle à l’accès aux soins et rogne un peu plus sur le principe de solidarité de la Sécurité sociale.


Mauvaise réponse à un vrai problème


Les malades ne peuvent être rendus responsables du manque de médecins de ville ou de recours possibles à des soins de proximité qui les obligent à se rendre dans les services d’urgence. C’est pourquoi, pour la CGT « le gouvernement doit renoncer à la mise en place de ce scandaleux forfait urgence». C’est dans ce sens que la CGT a lancé une pétition contre la mise en place du “forfait urgences” à faire signer et à partager avec les salariés et les usagers. https://www.cgt.fr/petition/non-au-forfait-urgences

 

✴ l’Union Locale CGT du Bassin Montcellien vous souhaite une bonne année 2022 ;
✴ Qu’elle nous permette de faire valoir nos droits haut et fort ;
✴ Qu’elle apporte de meilleures conditions de vie et de travail ;
✴ Défendons ensemble sans relâche nos idéaux de justice, de progrès social et de paix dans le monde ;
✴ Continuons tous ensemble, forts de nos convictions et de notre indéfectible détermination ;
✴ La CGT est forte de vous toutes et de vous tous !

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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