SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
200 fois le SMIC c’est pas assez : le grand patronat s’apprête à augmenter ses salaires

D’après le dernier rapport Proxinvest, la rémunération des patrons des 120 plus grosses entreprises françaises a enregistré une baisse de 14% cette année pour atteindre une moyenne de 3,2 millions d’euros… insuffisante à leurs yeux, puisque les patrons développent des stratégies pour se rattraper cette année. Une insulte envers les travailleurs qui même en travaillant toute leur vie n’auront jamais de telles rémunérations.

Toujours plus

Ce 10 novembre, le dernier rapport Proxinvest, qui examine ce que gagnent les grands patrons du SBF120 (les 120 plus grosses sociétés boursières françaises), annonçait une baisse de 14% de leur rémunération à cause de la crise sanitaire et économique. Ainsi, en 2020, les 120 dirigeants des plus grosses entreprises françaises ont touché en moyenne seulement… 3,2 millions d’euros pour un an. Zut, pas de voyage sur Mars cet été !

Dans le calcul de Proxinvest ce n’est pas seulement le salaire fixe qui est pris en compte, et celui-ci d’ailleurs n’a que très peu voire pas du tout baissé, mais ce sont aussi les avantages en nature, les primes, les actions etc… En réalité, donc, cette baisse s’explique par la baisse des bonus et primes annuelles (qui ont chuté en moyenne de 27%) puisque ces derniers sont conditionnés aux performances et que de fait l’arrêt ou le ralentissement de la production lié à la crise sanitaire mondiale ce n’est pas top pour le profit !

Ce sont d’ailleurs ces mêmes patrons, en grands princes, qui avaient annoncés vouloir participer à l’effort national pendant le confinement et qui avaient gracieusement proposé de réduire leur rémunération… qui aujourd’hui s’offusquent d’une baisse « historique » de leur rémunération. Ces larmes de crocodile de la bourgeoisie révèlent un mépris de classe des plus insupportable quand on sait que 3,2 millions d’euros équivaut à presque 200 fois le SMIC annuel.

Mais rassurons-nous, « il va y avoir une forme de rattrapage » souligne Loïc Dessaint, DG de Proxinvest, avant d’ajouter « les entreprises peuvent être tentées de rattraper les bonus perdus au titre de 2020 par une politique de rémunération très avantageuse dans le futur ».

En effet, comme l’écrit LesEchos : « Pour l’instant, certains investisseurs ou analystes, consultés en amont des assemblées générales par les sociétés, remontent les quelques cas qui les agacent. « Des groupes révisent à la baisse sans le dire les critères de performance, indique l’un d’eux. Ils regardent si ces critères ont été atteints, pas au vu des premiers budgets estimés mais au vu des budgets révisés au second semestre, donc en baisse. Par conséquent, le taux d’atteinte des critères est bon car ils ont déjà intégré l’effet Covid. Ce n’est pas acceptable ».

Autre cas de figure, certaines sociétés abaissent le poids des critères financiers et ajoutent des critères qualitatifs. « Il y a des inégalités entre les entreprises qui ont défini des critères extrêmement précis pour les rémunérations et qui ne pourront y déroger, et celles qui avaient des critères vagues subjectifs, qui pourront faire un peu comme elles veulent », ajoute un autre analyste. »

On apprend ainsi dans ce même article que l’entreprise Pierre et Vacances, a revu ses critères de performances faisant passer le bonus de son patron de 80 000 à 240 000 euros ou alors qu’Elior a intégré un nouveau bonus dans la rémunération de son DG qui serait versé en quatre ans et qui serait égal à la moyenne des bonus versés les trois dernières années.

Ainsi, alors que la rémunération des patrons n’a eu de cesse d’augmenter pour atteindre des sommes astronomiques, à l’image du patron de Dassault qui malgré la crise a empoché plus de 20 millions d’euros cette année (soit 1080 fois le SMIC !), les travailleurs, les jeunes et les plus précaires peinent à boucler le mois, croulent sous l’inflation, les APC, les licenciements… Alors pendant que le patronat, cherche à mettre en place de nouvelles stratégies pour se faire toujours plus d’argent sur notre dos, que le gouvernement cherche à faire croire qu’il n’y a pas d’argent magique, on sait où est cet argent : exigeons un rétablissement des impôts sur les grandes fortunes et récupérons ce qui nous est dû.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La situation à l'hôpital est catastrophique», alerte le président de la commission médicale d'établissement de l'APHP
Selon Rémi Salomon, «on est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l'hôpital».

«Il faut un signal fort dès maintenant». Sur franceinfo, vendredi 12 novembre, le président de la commission médicale d'établissement de l'APHP Rémi Salomon a adressé un message au gouvernement. «On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l'hôpital», a-t-il alerté. Le médecin décrit la situation en région parisienne comme «catastrophique» et «très très inquiétante dans beaucoup d'autres régions». Et pour lui, cela ne date pas d'hier :
 
«C'est la conséquence d'une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l'hôpital uniquement sur des critères budgétaires

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 
 
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Fermeture d’Opel Eisenach : les travailleurs répondent par la lutte et la solidarité internationale

Le 29 octobre a eu lieu une journée de mobilisation dans toute l'Allemagne contre les suppressions d'emplois dans l'automobile. Une délégation de travailleurs de la CGT PSA en France était présente pour exprimer toute sa solidarité avec les travailleurs d'Opel Eisenach en Allemagne, dont les emplois sont menacés !

Travailleurs de tous les pays, unissons nous

Photo : Youtube / Intervention de Jean-Pierre Mercier au rassemblement de solidarité avec les travailleurs d’Opel à Eisenach en Allemagne

Depuis le rachat d’Opel et de Vauxhall par le groupe PSA en 2017 à General Motors pour 1,3 milliard d’euros et un chiffre d’affaires record à la hauteur de 1,9 milliard en 2017 malgré ce rachat, tous les feux étaient au vert. En France, le groupe PSA avait baissé sa masse salariale et fait des gains dans ses usines avec les différents plans de suppressions d’emplois et les accords de compétitivité avec leur lot d’aggravation des conditions de travail, de blocage des salaires et une précarisation des emplois.

En 2019 est née Stellantis avec à sa tête Carlos Tavares et 400 000 salariés dans le monde de 150 nationalités différentes. Avec la fusion de PSA, Fiat et Chrysler, c’est un méga groupe mondial qui s’est créé, et les chiffres d’affaires pour les six premiers mois uniquement sont de 6 milliards. Mais ces profits gigantesques ne sont pas dus au génie de Carlos Tavares mais bien à l’exploitation agressive de ses salariés, aux suppressions de postes et aux fermetures de sites de production partout dans le monde. Aujourd’hui, c’est en Allemagne, chez Opel Eisenach, que Stellantis frappe les travailleurs.

Fin septembre, la direction d’Opel Eisenach a annoncé une fermeture temporaire de trois mois jusqu’en janvier 2022. Mais comment les croire, puisque Stellantis Opel a décidé de transférer l’ensemble de la production des Opel Grandland X vers le site de Sochaux en France ? Qui peut croire une seule seconde que dès 2022, le site d’Opel va à nouveau retransférer la production vers Eisenach ? Les travailleurs d’Opel sont en chômage technique pour des problèmes liés à la pénurie des semi-conducteurs, qui existe pourtant également à Sochaux. En réalité, le transfert de la production du site d’Eisenach vers celui de Sochaux signifie pour les salariés de Sochaux des heures supplémentaires, l’obligation de travailler le samedi et les jours fériés sans aucune embauche en CDI, et pour les salariés d’Eisenach, le chômage et une usine fermée.

La direction a convoqué les salariés de l’usine ce jeudi et vendredi sera leur dernier jour de boulot avant d’être en chômage technique. La direction de l’IG Metall, l’un des principaux syndicats en Allemagne, était en courant et n’en a pas informé les salariés de l’usine pour éviter un mouvement. Un autre point qui met les salariés en colère est le fait que lors d’une réunion des salariés le 29 octobre dans l’usine, lorsque les salariés ont voulu aller voir leurs postes de travail, cela leur a été refusé. Et pendant l’assemblée générale, seul le dirigeant de l’IG Metall de l’usine avait droit à la parole. Les ouvriers n’avaient pas voix au chapitre alors que leur emploi, leur vie et celle de leur famille était en jeu.

Solidarité internationale de la CGT PSA avec les travailleurs d’Opel Eisenach !

Le 29 octobre a eu lieu une journée de mobilisation contre les suppressions d’emplois dans l’automobile, initiée par l’IG Metall dans plus de 50 villes. À Opel Eisenach la manifestation a rassemblé plus de 2000 personnes, dont 1500 travailleurs de l’usine, d’où est partie la manifestation, et a réuni des délégations de la sous-traitance automobiles et de Volkswagen qui avaient pris trois bus pour venir soutenir les travailleurs d’Opel. Une délégation de 35 militants des usines CGT du groupe PSA de toute la France était également présente, avec notamment des camarades de Sochaux qui trouvent le transfert de la production et le risque de fermeture de l’usine d’Eisenach qu’il implique scandaleux. Cette solidarité rappelle que les travailleurs n’ont pas de patrie mais des intérêts communs, d’autant plus lorsqu’ils ont le même patron ! Elle montre la nécessité de commencer à se coordonner contre les suppressions d’emplois dans l’automobile, et ce, partout dans le monde, des sous-traitants à l’ensemble des salariés et à l’ensemble de la population, puisque l’ensemble de la région sera sinistrée. Mais cette lutte n’est pas que celles des salariés d’Opel Eisenach mais de toutes les usines du groupe dans le monde, puisque quand un seul ouvrier est attaqué, c’est nous tous qui sommes attaqués !

La direction de l’IG Metall doit engager une grève massive, dirigée et contrôlée par les ouvriers à la base

Nous savons que la bureaucratie de l’IG Metall ne veut surtout pas d’affrontement avec la direction et le gouvernement, et c’est d’ailleurs les camarades qui se sont organisés au sein même du syndicat dans une opposition de gauche qui le disent. Lors de la réunion du conseil d’entreprise la bureaucratie a refusé la présence de la délégation française de la CGT alors qu’elle avait été invitée pour populariser la lutte et mettre sur pied une coordination au niveau européen. Mais cela ne nous a pas empêchés d’organiser une distribution de tracts en direction des ouvriers de l’usine pour leur exprimer notre solidarité et leur dire que nous sommes prêts à organiser avec eux la lutte contre la fermeture de l’usine.

Puisqu’en Allemagne, la grève est très encadrée et que les grèves de solidarité sont interdites, il faut faire au vote de l’ensemble des salariés, et pour certains une grève de pression. Mais des camarades de l’usine Opel à Bochum, qui ont eux aussi subi une fermeture d’usine, étaient partis en 2004 en grève contre les 12 000 licenciements prévus. Cette grève, sauvage puisque considérée illégale par la loi, était une grève dirigée par la base des ouvriers. Et à l’époque déjà, l’IG Metall était en grande difficulté devant cette détermination ouvrière. Et si elle n’a pas pu empêcher la fermeture de l’usine, elle l’a reculée de dix ans. C’est cette voie que doivent suivre les travailleurs d’Eisenach et c’est un travail important à mener, car ce n’est pas à quelques syndicalistes grassement payés par le patronat allemand de décider des modes d’action de la classe ouvrière !

En Allemagne comme ailleurs, c’est au patronat de payer la crise !

Comme à chaque fois que la concurrence se durcit, le patronat fait payer la crise à la classe ouvrière. Mais dans ce cas, il faut exiger l’ouverture des livres de comptes : qu’ils montrent leurs soi-disantes difficultés financières aux ouvriers qu’ils veulent licencier ! Pour le groupe Stellantis, qui a fait 6 milliards en 6 mois, cela risque d’être difficile de les convaincre, surtout que d’ici la fin de l’année ces chiffres devraient encore augmenter, sans parler des dividendes versés aux actionnaires. Comme le dit le slogan : de l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat ! Et en termes d’économies, ce sont les ouvriers, qui construisent tout, qui sauront quelles sont les économies à réaliser, et en premier lieu sur les salaires énormes des dirigeants et des actionnaires parasites ! Surtout, contre la casse sociale orchestrée par Stellatis, il faut exproprier le groupe sans indemnité ni rachat, sous contrôle des travailleurs, qui sauront décider de la production au service de l’ensemble de la population et non pour faire des profits.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
SAM : Decazeville se mobilise pour les 350 emplois de sa fonderie

Une mobilisation générale contre un tragique de répétition qui touche l’industrie. Particulièrement, l’industrie travaillant pour les grands constructeurs automobiles. Ici, à la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), l’histoire d’une entreprise spécialisée dans la fabrication de carters de voiture pour Renault, placé en redressement judiciaire en juillet 2017. Puis reprise six mois plus tard par le géant de l’aluminium Jinjiang, avec 42 millions d’investissements promis.

Mais en quatre ans, des effectifs qui baissent de 440 à 360 salariés et des syndicats qui se plaignent de ne pas voir la couleur des investissements. Puis un redressement judiciaire fin 2019 suivit d’une liquidation judiciaire en 2021. Et un donneur d’ordre, Renault, qui ne garantit pas vraiment les commandes. Une garantie essentielle à tout projet de reprise. Enfin, l’État qui oublie jusqu’à ces dernières semaines être propriétaire d’une parte du capital du constructeur. En face, des salariés qui se battent. Et un territoire fortement dépendant de ces emplois qui ne peut qu’être solidaire.

Un dossier qui rappelle celui avant lui des GM&S dans la Creuse. Le tout sur fond de transformation du secteur avec la fin programmée des moteurs thermiques, sans que les moyens d’une transition de toute la chaîne des productions soient pris sérieusement en charge par l’État ou les constructeurs. À Decazeville les salariés de la SAM sont mobilisés depuis des mois. Mardi 26 octobre, ils organisaient une journée usine morte, avec l’arrêt de la production et des livraisons. Ce jeudi, une grande manifestation aura lieu à partir de 17 h 15 devant le site de Viviez. En plus d’être appelée par les salariés et la CGT, elle rassemblera une grande part de la population conviée également par le collectif Tous Ensemble pour le Bassin et les élus locaux. Pendant une heure, les commerces éteindront leurs lumières.

La SAM a jusqu’au 19 novembre pour qu’un repreneur se signale, sous peine de fermeture définitive au 10 décembre.

Publié par rapportsdeforce.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dans un clip de campagne d'autosatisfaction, payé par les deniers publics, notre roi élu prescrit à ses bons sujets une deuxième dose le dimanche 24 avril 2022 -2e tour de la présidentielle- pour ça aille encore mieux pour les riches et le capital.

Présidentielle 2022: un Macron sinon rien

Ce même jour 9 novembre 2021, la droite de Sarkozy Fillon (une référence en matière judiciaire), leurs extrêmes (une référence historique entre 1940 et 1944) et Anne Hidalgo pour le parti de François Hollande (une référence pour son ennemi qu'était la finance) étaient venus sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises, peut-être pour adorer un autre saint.

Peut-être alors leur affiche de campagne...

Présidentielle 2022: un Macron sinon rien

A part ça, une pensée de Jean Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914 par un activiste d'extrême droite.

Son assassin, Raoul Villain, bien que sa culpabilité ne fasse aucun doute, lui-même ayant avoué son crime, est acquitté le 29 mars 1919, dans un contexte de ferveur nationaliste.  Eh oui, déjà!

Présidentielle 2022: un Macron sinon rien

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
200 ouvriers italiens déplacés à Stellantis à Vesoul : un « vrai scandale » pour les intérimaires français privés d’emploi, d’après la CGT

La direction de Stellantis semble décidée à transformer ses salariés europenés en nomades, sommés de se rendre dans tel ou tel pays en fonction de l’intensité de production du moment, ce que dénonce la CGT.

Article rédigé par franceinfo

 

 
Radio France
 
Publié 

Lundi 8 novembre sur franceinfo, Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT chez Stellantis (ex-PSA), a dénoncé une volonté de « transformer les salariés en nomades de l’industrie automobile », alors que le groupe a fait venir dans son usine de pièces de rechange de Vesoul (Haute-Saône) 200 salariés italiens de la région de Naples. 300 intérimaires français ont parallèlement été remerciés. « Un vrai scandale », a réagi Jean-Pierre Mercier. L’usine de Naples est à l’arrêt à cause de la pénurie de semi-conducteurs.

franceinfo : La réalité à Vesoul en ce moment, c’est que les intérimaires n’ont plus de travail ?

Tout à fait, c’est la réalité, et c’est ça le vrai scandale. Le site de Vesoul croule sous le travail, il y a un retard de production monumental. L’arrivée des camarades de Mulhouse et de Sochaux, et là des camarades italiens de Fiat ne vont pas suffire. Surtout si la direction licencie tous les intérimaires. Il y a du travail pour tout le monde, et aucun intérimaire ne doit être renvoyé à Pôle Emploi.

Vous avez chiffré le nombre de ces intérimaires et comment cela se passe pour eux ?

Il y a ces 300 intérimaires à Vesoul, mais finalement dans toutes les usines en France de Stellantis, c’est exactement la même politique. Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, voudrait nous transformer en nomades de l’industrie automobile, c’est-à-dire nous faire traverser l’Europe, que l’on soit Italien, Français ou Polonais pour gagner notre croûte. Il voudrait nous mettre en concurrence les uns contre les autres.

« Jusqu’à maintenant, c’étaient les intérimaires qui étaient en concurrence avec les CDI de PSA-Stellantis, maintenant, ce sont nos camarades italiens qui sont en concurrence contre les intérimaires qui sont eux-mêmes en concurrence contre les CDI de Vesoul. »

Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT chez Stellantis

à franceinfo

C’est une politique qui est vraiment mortelle pour nous les salariés. Une véritable politique de mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres.

Serait-il envisageable, en sens inverse, que des salariés français aillent, si besoin, en Italie ou en Pologne par exemple ?

L’objectif de Carlos Tavares et des actionnaires, c’est d’augmenter encore les bénéfices malgré la crise de semi-conducteurs, c’est de tirer les salaires et les conditions de travail vers le bas. Et c’est aussi de nous mettre dans la tête qu’aujourd’hui il faudra traverser l’Europe pour gagner notre croûte. À partir du moment où Carlos Tavares arrive à forcer la main à des travailleurs de Pologne ou d’Italie pour venir en France, le sens inverse, cela nous pend au nez. Quand les usines en Pologne ou en Italie vont fonctionner à 300 % et qu’en France cela va moins fonctionner, ils vont essayer de nous forcer la main pour aller dans ces pays et on n’est pas d’accord.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Menace d’« allocation suspendue » : Macron déclare la guerre aux chômeurs dans son allocution

Lors de son allocution, Macron s’est livré à une véritable déclaration de guerre aux chômeurs. Revendiquant sa réforme de l'assurance-chômage, le Président a embrayé : « les demandeurs d’emplois qui ne démontreront pas une recherche active verront leur allocation suspendue. »

Président des riches

L’allocution d’Emmanuel Macron ce mardi soir était l’occasion de brasser de nombreux sujets, et de réaliser un bilan des attaques sociales de son quinquennat. Parmi celles-ci, Macron s’est notamment livré à une véritable déclaration de guerre aux chômeurs.

Reprenant les mots du MEDEF, Macron a commencé par évoquer une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs qui « heurte le bon-sens ». Un constat fallacieux qui a permis au Président de revendiquer sa réforme de l’assurance-chômage permettant soi-disant de faire « que travail paie plus que l’inactivité. »

A partir de décembre, il faudra avoir cotisé « six mois » et non plus « quatre mois » s’est-il ainsi félicité à propos de cette attaque d’ampleur. Mais à l’énonciation de cette contre-réforme, Macron n’a pas hésité à ajouter de nouvelles menaces.

« Pôle Emploi passera en revue les centaines de milliers d’offres d’emplois disponibles dès les prochaines semaines. Les demandeurs d’emplois qui ne démontreront pas une recherche active verront leur allocation suspendue. » a ainsi expliqué Macron sans sourciller.

Evidemment, cette mesure est déjà en place depuis 2008. Un chômeur peut perdre son allocution s’il refuse plusieurs offres. Mais en insistant sur cette question au coeur de son allocution, Macron met en avant une volonté d’intensifier la traque des chômeurs.

Un signal adressé au patronat et une véritable déclaration de guerre aux personnes privés d’emplois mais également à l’ensemble du monde du travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Comprendre la réforme de l’assurance-chômage en 4 points et 5 minutes

FRUSTRATION

 

Un séisme social va s’abattre sur la France : la modification du mode de calcul de l’allocation chômage va mettre des centaines de milliers de personnes en grande difficulté financière. Il s’agit d’un décret d’application de la réforme de l’assurance chômage, loi votée en 2018. Pôle Emploi est parfaitement au fait de la violence de ce changement : en Île-de-France, l’organisme a passé commande de nouveaux dispositifs de sécurité pour gérer la colère des demandeurs d’emploi après cette nouvelle régression de leurs droits.

1 – De quoi s’agit-il ? 

41% des allocataires de l’assurance-chômage vont perdre en moyenne 13% de leurs revenus dans l’année à venir. Pourquoi ? Parce que le salaire journalier de référence, c’est-à-dire la base de calcul utilisée par Pôle emploi pour calculer le niveau de votre allocation, change.

Jusqu’à présent, l’allocation était calculée sur la base de la moyenne des salaires perçus les 12 derniers mois, divisée par le nombre de jours travaillés.

Le gouvernement souhaite que l’allocation soit calculée sur les 24 derniers mois, et le revenu sera divisé par le nombre de jours total, y compris les jours non travaillés. Le fait d’avoir eu des périodes de chômage, un creux entre deux CDD par exemple, sera très pénalisant.

La réforme prévoit qu’il faille désormais avoir travaillé 6 mois pour pouvoir recharger ses droits au chômage, et non plus 4 mois comme actuellement.La contrepartie, c’est un temps d’indemnisation légèrement allongé, qui ne bénéficierait qu’à ceux qui restent au chômage jusqu’à la fin de leurs droits.

C’est pour cela que cette réforme touche d’abord les salariés les plus précaires et les jeunes, selon une étude des députés socialistes

Encore plus fort, la clémence du gouvernement a été orientée vers les plus aisés. Les personnes dont le salaire moyen était supérieur à 4500€ brut devaient voir leur allocation chômage baisser après 6 mois. Le dernier décret d’application de la loi, pris le 30 mars, leur a octroyé deux mois supplémentaires avant que la dégressivité ne s’applique.

Il existe d’autres mesures dans cette loi, censées être “sociales” et “de gauche”. Pour l’indemnisation des démissions, les critères pour en bénéficier sont tellement restrictifs que seule une toute petite minorité des démissionnaires en profite réellement, et c’est Ouest France qui nous le dit.

Autre exemple, un bonus-malus sur les cotisations patronales des entreprises, en fonction de leur taux d’utilisation des contrats courts, est mis en place. Mais cette mesure ne s’appliquera qu’en septembre 2022 et exclura les secteurs les plus utilisateurs de contrats précaires, comme l’hôtellerie-restauration. Il ne faudrait pas contrarier les patrons avant les élections.

2 – Quelle est la logique ?

« L’objectif de la réforme de l’assurance chômage, c’est de lutter contre la précarité de l’emploi en réduisant le recours excessif aux contrats courts. Ils ont explosé de 250% en 15 ans en France », expliquait Elizabeth Borne, ministre du travail, sur France Info le 16 juin. Sauf que c’est le gouvernement qui encourage les entreprises à utiliser ces contrats. Dans sa loi travail de 2017, il a introduit les contrats dit de « mission », qui sont des contrats qui s’arrêtent quand le salarié n’est plus utile à l’entreprise.

Venir pleurer sur l’explosion de la précarité quand on bosse pour le président qui a participé comme ministre et chef d’Etat à la loi El Khomri, à l’ubérisation et à la “loi travail”, c’est sacrément gonflé. Mais plus aucune malhonnêteté de nous étonne de la part de ces gens.

Cette réforme est d’abord faite pour faire faire des économies à l’assurance-chômage : plus de 2 milliards par an, selon les estimations de l’Unédic. Et ce sont les précaires, qui de toute façon ne votent pas Macron, qui vont payer, en basculant dans la grande pauvreté.

3 – Comment en est-on arrivé là ?

Il faut bien avoir en tête que l’assurance-chômage est depuis le début de son quinquennat la principale cible d’Emmanuel Macron. Mais toutes les évolutions clefs de cette attaque sociale sans précédent se sont passées dans l’indifférence générale.

L’assurance-chômage telle que nous la connaissons a été créée en 1958. Gérée par un organisme paritaire (y siègent syndicats de salariés et représentants du patronat) nommé Unédic, elle indemnise les chômeurs et elle est financée par les cotisations patronales et salariales. Jusqu’à l’automne 2017. Lors de la loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2018, les cotisations salariales pour l’assurance-chômage ont été supprimées, remplacées par la fameuse CSG, un impôt que tout le monde paye, y compris celles et ceux qui n’ont plus besoin d’assurance-chômage : les retraités.

En 2018, la réforme de l’assurance chômage, dont les mesures qui s’appliquent en juillet prochain résultent, est votée l’été, dans la quasi indifférence. Elle s’appelait, sans rire, « Loi pour la Liberté de choisir son Avenir Professionnel ». Sa première mesure entrée en vigueur est la suivante : un chômeur peut maintenant se voir privé de son indemnité s’il refuse deux offres raisonnables d’emploi. Qu’est-ce qu’une offre raisonnable au juste ? Auparavant défini par des critères rationnels comme la distance, les compétences ou le niveau de salaire, une offre sera « raisonnable » quand elle sera définie comme telle par le conseiller Pôle emploi. « Allons Martine, soyez raisonnable, prenez ce temps partiel payé au SMIC à 50 bornes de chez vous. » Cette définition ne comporte plus le niveau de salaire : pas question que vous refusiez en raison de votre salaire antérieur.

 

4 – Quel est le but réel de cette réforme ?

Ces réformes ont toutes pour but de faire en sorte que ce système ne soit plus assurantiel, plus contrôlé par les syndicats, et qu’il soit de moins en moins protecteur. 

Il l’était déjà nettement moins qu’à ses débuts. Rappelons qu’en France, les chômeurs touchent 1050 € d’indemnité mensuelle en moyenne et la moitié d’entre eux touchent moins de 970€ par mois. En outre, 40% des chômeurs ne sont pas indemnisés par Pôle emploi : ils ont épuisé leurs droits ou ont été radiés. La situation actuelle n’est donc pas la panacée, contrairement à ce qu’on entend à longueur d’antenne sur notre généreuse protection sociale. Il ne fait pas bon vivre au chômage en France, c’est d’ailleurs pour ça que 12 000 personnes meurent chaque année du fait du chômage.

Mais notre gouvernement veut aller plus loin : le droit aux allocations chômage reste toujours un caillou dans la botte de tout capitaliste qui se respecte. Car la classe dominante a besoin du chômage, le patronat en jouit chaque jour.

Comme en recadrant un salarié en lui disant : « J’en ai 100 comme toi qui attendent de l’autre côté de la porte ! » Ou en faisant des chantage au plan social à longueur d’année, comme dans ces usines ou des « accords de performance collectives » ont été conclus après une intimidation du type « baissez vos salaires ou on ferme ». C’est ce qui est arrivé aux salariés de Derichebourg récemment, mais aussi à ceux de Smart en Moselle en 2015,et leur usine a quand même fermé. Tout ça serait impossible s’il n’y avait pas de chômage en France.

Mais cette situation bien confortable ne leur suffit pas : comme il y a une assurance-chômage et qu’on ne se retrouve pas immédiatement à la rue quand on perd son emploi, le patronat reste insatisfait. Notre peur n’est pas assez grande.

Avec ce dernier décret d’application, des centaines de milliers de personnes sur le fil vont basculer dans la grande pauvreté. Ils auront beau, sous pression, accepter le pire job possible, tous n’en trouveront pas, car il y a une pénurie d’emploi en France. Ces gens iront grossir le rang de nos parents, proches, amis, connaissances, qui vivent au RSA, en proie aux contrôles administratifs et à une vie de galère. Ces gens nous feront nous souvenir que quitter ce job où l’on est maltraité est un trop gros risque, ils nous feront nous dire que ce boulot qui nous brise le dos n’est pas si mal, cette masse de gens dont la vie de misère et d’humiliations ravit la bourgeoisie car elle sèmera la terreur parmi les travailleurs qui osent encore lutter, désobéir, négocier, faire la grève.

Avec cette réforme, la classe dominante veut nous briser les genoux. Il devient vital de lui mettre une balayette si nous ne voulons pas passer notre vie à ses pieds.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Prix des courses : le patron millionnaire de Leclerc annonce « une sacrée hausse » en novembre

Michel-Edouard Leclerc a évoqué ce lundi sur CNews une hausse généralisée « de l’ordre de 5% » du prix des courses d’ici un mois. En pleine crise, les patrons de la grande distribution se cachent derrière l’inflation pour étouffer les classes populaires et continuent de faire des milliards de profits.

Pouvoir d'achat

Crédits photo : AFP

Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc était invité sur CNews ce lundi. Celui qui se fait humblement appeler le «  patron préféré des français  » notamment pour «  sa défense inlassable de l’intérêt des consommateurs  » d’après Forbes, a été interrogé sur la question du pouvoir d’achat.

Ce dernier avait en effet une annonce importante, voire «  tactique  » à faire selon lui : « J’anticipe qu’il va y avoir une sacrée hausse de prix, dès ce mois-ci, dans tous les magasins, de toutes les enseignes, à la fois sur l’alimentaire - sur les pâtes, les huiles, le café et le cacao, par exemple -, et le non-alimentaire - bricolage, matériel de cuisson, hi-fi/son, (…) qui va impacter les plus pauvres. »

Le président de l’enseigne la plus rentable de la grande distribution française estime qu’il y aura «  une inflation beaucoup plus forte que ce qui est annoncé par l’INSEE ou le reste des prévisionnistes  », de l’ordre de 5%, comme dans les pays voisins «  en Espagne, en Allemagne…  », contre 2,6% selon les dernières estimations de l’INSEE.

Une annonce prévisible mais pas moins terrible pour la très grande majorité de la population qui subit déjà des augmentations dramatiques des prix de l’énergie, des produits de premières nécessités, des loyers et qui vont encore voir leur facture de course grimper «  chez Carrefour, Auchan, Leclerc…  », cite M. Leclerc.

Pourtant «  ce n’est pas nous qui faisons augmenter les prix  » se défend le millionnaire de la grande distribution. Au contraire, Leclerc serait même «  en mode combat [...] pour que ce ne soit pas aux consommateurs de payer  », expliquant qu’ils vont faire très attention lors des négociations avec les industriels «  qui devront être transparents  » s’ils veulent faire augmenter leurs prix. Pour autant, le patron s’est bien gardé de mentionner les bénéfices immenses de son groupe sur lequel il ne compte absolument pas rogner.

L’hypocrisie est telle que, à l’entendre parler des «  actionnaires des grandes multinationales  » vont empocher toutes les hausses de prix tandis qu’eux vont «  protéger le pouvoir d’achat des français  », on aurait presque envie de croire que les enseignes de la grande distribution seraient des œuvres de charité.
En réalité, l’avenir a rarement été aussi radieux pour ses enseignes. «  Leclerc a augmenté son chiffre d’affaires de 6%  » pendant la crise sanitaire, admet son président sur le plateau, dépassant les 50 milliards d’euros pour l’année 2020. Or, bien que Leclerc réussi à rester très confidentiel sur les bénéfices du groupe grâce à son découpage en centaines de franchises, Capital révélait qu’en 2019, la marge nette du groupe était d’environ 1,9%. Ce qui représente donc près d’un milliard d’euros de bénéfices cette année-là, soit près de 1,3 millions de bénéfice moyen pour chacun des 721 magasins Leclerc en France.

Alors que déjà en 2016, M.E. Leclerc assumait posséder une fortune personnelle d’au moins plusieurs dizaines de millions d’euros, le groupe Leclerc et ses dirigeants ne sont donc pas à plaindre, contrairement aux milliers de familles qui subissent de plein fouet l’augmentation des prix et qui témoignent avoir de plus en plus de mal à survivre à la fin du mois.

Même état des lieux pour Carrefour, qui publie ses résultats financiers chaque année. En 2021, sur les 34 milliards de chiffre d’affaires de 2020, en pleine crise donc, 383 millions ont été reversés en dividendes aux actionnaires, soit 2.1 fois plus que les 183 millions versés l’année précédente. C’est aussi le constat de tous les grands groupes de la pétrochimie, de l’énergie, qui font exploser les prix à la consommation depuis quelques mois, tout en enregistrant des bénéfices records sur l’année 2021. Le groupe TotalEnergies par exemple, qui enregistre 4,6 milliards de bénéfices au troisième trimestre 2021, assumait ouvertement «  tirer pleinement parti  » de l’explosion des prix des hydrocarbures dans son bilan annuel.

Tandis que les grands patrons se goinfrent de l’augmentation du prix de la vie, le gouvernement nous prend pour des imbéciles, se refuse à taxer les profiteurs de crise et n’a versé qu’un chèque de 100€ pour faire face à l’augmentation des prix du carburant, financé notamment par… cette même augmentation des prix du carburant et la hausse des revenus de la TVA qu’elle va engendrer. Exigeons la suppression de cette taxe injuste qu’est la TVA, le blocage des prix mais surtout l’indexation des salaires sur les prix. Des mesures qui doivent être financer en taxant les grands patrons qui font du profit avec nos vies !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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