
SOURCE : L'Humanité
Publié par FSC
Syndicat CGT Unilever HPCI France
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Depuis vendredi dernier, les travailleurs des grandes surfaces Carrefour et Auchan sont en grève pour l’augmentation de leur salaire. Un mouvement national rarement vu qui répond au mépris des directions envers les travailleurs et travailleuses qui ont continué à travailler la boule au ventre depuis le début de la crise sanitaire.
Crédits photo : AFP
A la veille des fêtes de fin d’année les travailleurs de la grande distribution relèvent la tête et font entendre leur mécontentement. Dans la lignée des mobilisations à Leroy Merlin et Décathlon il y a quelques semaines, c’est au tour de Carrefour et Auchan de voir les grèves émerger à l’initiative d’inter-syndicale depuis la mi-décembre revendiquant l’augmentation des salaires. En région parisienne, le Carrefour d’Ivry-sur-Seine a été bloqué ce mardi par les grévistes, à Bordeaux les travailleurs d’Auchan se sont mis en grève au niveau du magasin et dans les sites logistiques fin de semaine dernière, dans le pas de Calais plusieurs enseignes sont aussi dans le mouvement, de même en Paca. En bref, une mobilisation juste avant les fêtes de Noël aux quatre coins de la France. Selon 20minutes, une trentaine d’enseignes d’Auchan ont appelé à la grève vendredi dernier. La CGT Carrefour appelle à la grève jusqu’au 23 décembre.
Que ce soit à Carrefour ou à Auchan, les travailleurs ont les deux dernières années passées en travers de la gauche. Alors qu’ils ont continué de travailler la boule au ventre au début de la pandémie, ils font face aujourd’hui au plus grand mépris de la direction entre négociations dans le cadre des NAO ridicule et plans de restructuration.
À Carrefour, les grévistes se battent contre les miettes mises sur la table par leur direction qui propose 1 % d’augmentation de salaire. Nous avons interrogé un délégué syndical de l’hyper-Carrefour à Bercy 2 indigné : « Gardez vos 1 %, ce n’est pas une augmentation, les organisations syndicales qui ont signé ce torchon c’est une honte, sur les majorités des salariés qui sont à 1 200 € ça va être 10€, 11 € d’augmentation, c’est une honte. De l’autre côté le PDG Bompard il augmente son salaire à coup de millions. » Ce mercredi, dans les colonnes de Sud Ouest nous pouvions lire la réaction d’Ina Kingue, caissière depuis 17 ans dans l’enseigne : « 1 % d’augmentation, pour moi, c’est dix euros supplémentaires. Ils sont fous de penser que c’est suffisant ! ». Même tonalité pour Laurent Lamaury, délégué syndical CGT des magasins Carrefour Market, qui explique pour L’Humanité : « La majorité des salariés des différentes sociétés de Carrefour, Market, hypermarchés, entrepôts, etc., ne touchent que 1 250 à 1 300€. 1 % de revalorisation des salaires, ça ne fait même pas 13€ par mois […]. Pire, pour les personnes employées en temps partiel, en majorité des femmes, la revalorisation ne représente que 7 euros ! ». Un mépris d’autant plus fort de la direction de Carrefour et - son PDG Alexandre Bompard - prépare depuis plusieurs mois le projet de « location gérante ». Rencontrant un profond rejet de la part des salariés, le délégué syndical de l’hyper-Carrefour à Bercy 2 nous explique : « C’est un plan social déguisé, il permet à total de se désengager envers les salariés qui sont revendus à un repreneur. Tout restera Carrefour sauf les salariés. » Autrement appelé « plan Bompard », celui-ci a de lourdes conséquences car « en moyenne les salaires vont baisser de 30%, et nos conditions de travail vont fortement se dégrader. […] Mis bout à bout, cela va nous faire perdre 2000€ à l’année. Par exemple les majorations des heures de nuit vont baisser, nous allons perdre la sixième semaine et toutes les protections que nous avons acquises par la mobilisation avec Carrefour. La santé des travailleurs est compromise. » C’est ce qu’explique aussi le tract de la CGT : « Le plan Bompard n’a aucun autre objectif que l’augmentation de la rentabilité, de la pressurisation des salaires, de la productivité, la suppression de plus de 20 000 emplois, l’automatisation, l’augmentation des amplitude horaires et des jours d’horaire ». Le temps des remerciements et des beaux discours de la direction sont bien loin, et les travailleurs font preuve de détermination à l’image des images combattives du Carrefour d’Ivry sur Seine totalement bloqué par les grévistes comme le rapporte ce reportage de France 3.
C’est la même chanson chez le groupe Mulliez, qui, après avoir connu les mobilisations à Leroy Merlin et Décathlon, voit émerger des mouvements de grève dans son enseigne Auchan. A l’instar de Leroy Merlin, la direction avance une augmentation de 2,2% des salaires, soit un montant inférieur à l’inflation actuelle. Repris par 20minutes et Boursorama, Gilles Martin, délégué syndical de la CFDT affirme : « ce n’est pas acceptable, on nous a qualifiés de héros pendant la crise sanitaire, tout ça pour nous proposer des augmentations plus faibles que l’inflation, le versement de 750 millions d’euros de dividendes aux actionnaires cet été a été la provocation de trop […]. Il y a un trop grand décalé entre les patrons et les bas salaires, qui n’arrivent pas à boucler leurs fins des mois. » Une situation qui a poussé une trentaine de magasins Auchan à prendre le pas du mouvement dans des ambiances souvent combattives comme à Buchelay dans les Yvelines où les salariés ont défilé dans la galerie marchande rythmée au cri de « salariés en colère ». Selon l’Humanité, à Carvin dans le Pas de Calais les travailleurs ont accroché sur les grilles du site une banderole expliquant que « qui sème la misère récolte la colère ». Nous pouvons lire dans la Charente Libre que l’augmentation de 2,2% des salaires revient à une hausse de « 38€ bruts par mois, c’est dérisoire par rapport à ce qu’a fourni » proteste Clément Bruneau, délégué syndical d’Auchan en Charente. Pourtant, comme le dit Nathalie Prieur, déléguée syndicale CFDT à Auchan Perpignan dans L’Indépendant : « chez nous, une hôtesse de caisse au plus haut niveau, avec 23 ans d’ancienneté, ne gagne que 1250 € par mois pour 35 heures par semaine ».
« Héros » du début de la crise sanitaire, les employés de la grande distribution sont venus travailler au péril de leur vie comme l’explique le délégué syndical de Carrefour Bercy 2 que nous avons interrogé : « nous sommes venus travailler pendant la crise sanitaire, la direction ne le dit pas officiellement mais un collègue est surement mort après avoir attrapé la Covid-19. Plusieurs sont allés en réanimation. » D’autant plus, au-delà du mépris exprimé par les directions, l’inflation actuelle sur les différents coûts de la vie,que ce soit les denrées alimentaires, le carburants ou l’énergie ne rendent que plus compliquées les fins de mois après l’effort exceptionnel demandé depuis le début de la crise sanitaire. D’après RMC, le 10 du mois il reste en moyenne pour les salaires les plus modestes 55 euros dans le portefeuille des travailleurs. C’est donc une colère légitime qui s’exprime et un combat pour la dignité. Au niveau d’Auchan , les syndicats réclament 5% d’augmentation des salaires, au niveau de Carrefour, les grévistes demandent la hausse des revenus à 2 000 €.
Les mobilisations pour l’augmentation de pouvoir d’achat se multiplient ces dernières semaines chez celles et ceux qui malgré leur engagement durant la crise sanitaire font face au mépris de leur direction à présent. Il est évident que la question des salaires est une priorité pour une absolue majorité des travailleurs. Le groupe Mulliez n’est pas épargné par ces contestations, au contraire c’est même à Leroy Merlin que les salariés mobilisés ont montré la voie en obtenant une victoire sur les salaires par la grève et l’auto-organisation dans un secteur peu habitué à ces conflits. La lutte des salariés pour refuser des augmentations de salaire indignes est importante, dans la continuité des mouvements qui ont éclaté récemment à Décathlon, Sephora, Labeyrie, Arrivé Maitre-Coq, etc. Des mobilisations qui ont tout intérêt à se coordonner pour renforcer leur lutte et à exiger un plan de bataille des directions syndicales pour étendre la colère contre les faibles augmentations de salaire.
Enfin, il est essentiel d’exprimer des revendications radicales sur le terrain du pouvoir d’achat pour refuser que les travailleurs payent les pots cassés de la crise et s’attaquer aux profits gigantesques des grandes entreprises, en particulier celles de la grande distribution. C’est ce que proposent de défendre Anasse Kazib et Révolution Permanente dans la campagne présidentielle en portant l’augmentation de 300 € de l’ensemble des salaires et minima sociaux, un SMIC à 1 800 euros net et une indexation sur les prix, tout cela financé par le profit accumulé du patronat depuis maintenant trop longtemps.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Le 8 décembre dernier, un salarié d’Aldi s’est donné la mort dans son magasin. Son suicide serait liée à de la souffrance au travail et à la « pression » subie.
Crédits photo : Leon Kuegeler / AFP
Selon La Marseillaise, le 8 décembre dernier, un cadre du magasin Aldi à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône mettait fin à ses jours sur son lieu de travail. Il a été retrouvé pendu dans la réserve. gé de 47 ans et père de trois enfants, il subissait selon sa compagne « une forme de pression » dans son travail, selon laquelle « il fallait tout faire et être sur tous les fronts ». Il avait été placé en arrêt maladie un mois avant et la famille a décidé de porter plainte contre Aldi.
Ce suicide n’est pas un cas isolé dans le secteur de la grande distribution et exprime l’ampleur des violences et des souffrances au travail que subissent les travailleurs et les travailleuses au quotidien et qui se sont exacerbées avec la crise sanitaire dans de nombreux secteurs. Le contexte dans lequel a lieu ce suicide fait apparaitre un cynisme brutal, entre chiffre d’affaire en hausse, restructuration, licenciements et aides d’État. En effet, Aldi a vu son chiffre d’affaires augmenter de 92,95% entre 2019 et 2020 pour un montant total de 66 841 300 euros. Une augmentation qui doit tout au « travail essentiel » qu’ont continué de fournir les salariés, y compris durant les différents confinements.
Nous adressons toutes nos pensées à la famille de la victime.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Et le pointage appuyé du pouvoir et les médias contre les non-vaccinés (qui au demeurant sont divers, du refus de principe à la difficulte ou l'impossibilité d'accès aux soins) ressemble étrangement à une entreprise de division et à une tentative de faire oublier la casse du service hospitalier public mis en grande difficulté ... bien avant la pandémie!
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La position de la CGT lors de la rencontre avec le patronat et le pouvoir
Le projet de loi de finance de la Sécurité Sociale pour 2022 a été « débattu » à l’ Assemblée Nationale. Il a été adopté avec 20,4 milliards d’€ de déficit. Macron avait promis de faire 15 milliards d’économies sur les prestations de l’Assurance maladie en début de mandat, il a presque atteint son objectif, puisqu’il a réduit la dépense de 14 milliards. Cette « promesse » correspond aussi à la disparition de 14000 lits d’hôpitaux, six mois avant la fin de son mandat.
Mais c’est également le résultat de l’application du projet austéritaire de 2018 annoncé par sa ministre de la Santé, Agnè Buzyn, de début de mandat, intitulé « Ma Santé 2022 ».L’arrivée de la pandémie n’a pas stoppé pour autant ce projet de réduction des économies sur la protection sociale, au contraire il a été poursuivi par Olivier Véran, l’actuel ministre de la santé. 5700 lits ont ainsi été supprimés dans les hôpitaux publics en 2020, en plein pandémie.
Dans ce projet Macron avait bien projeté des fusions d’hôpitaux (les GHT) qui sont en chantier, avec pour conséquence la diminution de l’offre de soin et la suppression de 20 % de lits par la disparition d’hôpitaux. Les conditions de travail des personnels se sont gravement détériorées (dépression, anxiété, épuisement professionnel )notamment dans les services des urgences, la tendance était déjà observable avant l’épidémie, ont conduit certain personnels à la démission et il s’en est suivi la fermeture de services par manque de médecins et personnels soignants.
La politique de santé du gouvernement français correspond en réalité à la commande de la Commission européenne de destruction de l’hôpital public et de la sécurité sociale dans tous les pays de l’UE au nom de la réduction des coûts et de la rentabilité de la santé et de sa privatisation. En ce sens ces 20 dernières années, la Commission européenne a ordonné à 63 reprises la diminution des dépenses de l’hôpital public. C’est en particulier, avec le recul de l’âge de départ à la retraite et la baisse de l’indemnisation des chômeurs, l’un des points récurrents de ses diktats exprimés par les recommandations par pays notifiées au gouvernement français dans le cadre du semestre européen. Rappelons que ces « recommandations » sont des ordres : si elle ne sont pas appliquées la Commission européenne a le pouvoir de censurer le budget de l’État qui ne s’y plierait pas. Tout en le mettant sous la pression sanglante des marchés financiers puisque l’euro interdit le financement monétaire via la banque centrale pour les budgets publics. Dans le même temps, la banque centrale européenne et la commission européenne ont distribué sans aucun contrôle jusqu’à plus de 60 milliards d’euros chaque mois aux grandes banques et aux multinationales. Et décidé d’un « plan de relance » qui leur apporte là encore une manne financière sans précédent. Bref, l’euro c’est l’austérité pour les travailleurs avec la casse des services publics et la baisse des salaires, mais c’est les coffres ouverts pour les milliardaires. C’est la dure loi du système, de ce capitalisme monopoliste d’État, dont l’UE et l’euro sont les armes d’exploitation massive des travailleurs, imposant chaque jour la dictature de classe plus violente et fascisante.
Pour la santé, comme pour le reste, pour s’en sortir, il y a donc urgence de sortir de l’Union Européenne, de l’Euro et du Capitalisme. C’est vital. C’est bien le sens des mesures d’urgence proposées par le PRCF avec Fadi Kassem dans le cadre de la campagne présidentielle 2022 avec la construction de l’Alternative Rouge et Tricolore.
Gabriel & JBC pour www.initiative-communiste.fr
Publié par FSC
La Sécurité sociale est une institution sociale publique. C'est ce qui désole le patronat, en particulier le puissant secteur des mutuelles privées, qui voudrait mettre la main sur un pactole de profits, lui échappant en partie aujourd'hui.
Les gouvernements successifs de droite et socialistes ont, au fil des ans, réduit la part d'intervention de la Sécurité sociale dans la défense de notre santé.
Les différents candidats de droite, de Macron en Pécresse, des soutiens de celle-ci, tel Ciotti, et jusqu'à, bien sûr, Zemmour, aucun ne cache sa volonté de satisfaire les revendications du Medef, dont ils sont les porte-étendards.
N'est-ce pas le numéro 2 du Medef, en 2007, un certain Denis Kessler, par ailleurs grand patron d'assurances privées, qui déclarait :
Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie.
Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux.
La liste des réformes ?
C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là.
Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d’«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.
Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.
Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce.
Denis Kessler
QUEL AVEU !
Dans le temps évoqué par les patrons, il y avait un parti communiste qui disposait d'une force électorale de 20% des suffrages et d'un parti ouvrier, le PCF, dont Georges Marchais était la voix populaire. Et une CGT, puissante qui représentait la France ouvrière. Il y avait aussi en Europe, l'Union soviétique et sa puissance d'attraction sociale, qui malgré ses difficultés et ses erreurs, représentait une alternative au système capitaliste.
Le patronat - et ses multiples représentants politiques - n'osaient pas alors engager l'épreuve de force avec notre peuple.
Le capital français , il y a une trentaine d'années, avait encore ses intérêts majoritairement réalisés dans l'hexagone et dans ses territoires africains.
Ses forces vives ont, aujourd'hui, intégré l'espace mondial engagés dans une concurrence féroce, avec la nécessité de réaliser le maximum de profits dans le temps le plus court.
L'économie s'est mondialisée, les capitaux n'ont plus de frontières. Leur état guide - les Etat-Unis - se voit contester la première place dans le monde par la Chine.
Sur notre continent, pour tenter de se protéger, le capital s'est forgé un espace européen, sans frontières internes, sans législation contraignante, D'où l'Union européenne. Ce qui n'exclut pas la concurrence d'intérêt entre firmes à l'avantage des états industriellement les plus puissants, telle l'Allemagne.
Compte-tenu de tous ces facteurs, le capital européen dominant vise à réduire encore plus ses « charges », au détriment des salariés.
D'où les "réformes" du travail imposées aux peuples et aux nations sous la férule de la Commission de Bruxelles.
D'où l'offensive menée en France par l'ensemble des partis de droite contre ce qui reste des avancées sociales acquises à la Libération par le Conseil National de la Résistance. Avec la Sécurité sociale en priorité dans le collimateur patronal et de ses représentants politiques.
Comment, dans ces conditions, exposer un programme de rupture avec l'ordre capitaliste, sans rompre les chaînes qui nous lient aux structures européennes qui nous imposent ces contraintes ?
Le projet social et économique de Fabien Roussel est complet. Il aurait l'appui de millions de Français, mais ceux-ci doutent, sachant que sa réalisation est totalement liée à la recouvrance de l'entière souveraineté de notre peuple.
Il suffirait de le dire et d'en faire la clef de voûte sa candidature pour que les sondages positifs explosent en faveur de Fabien Roussel.
Jean LEVY
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Vendredi 10 décembre, 6 travailleurs d’Amazon sont morts dans l’effondrement d’un entrepôt causé par une tornade. Malgré l’alerte, Amazon avait maintenu ses salariés au travail, et maintenu la production dans les conditions habituelles.
Crédits photo : REUTERS
Ce vendredi 10 décembre, des tornades décimaient six États des États-Unis, faisant sur leur passage au moins 93 morts. À Edwardsville dans l’Illinois, ce sont 6 travailleurs qui sont morts dans un entrepôt d’Amazon alors que la direction de l’entreprise avait décidé, malgré l’alerte lancée pour le comté de Madison, de continuer l’activité dans les conditions habituelles.
La tornade a dévasté l’entrepôt au moment du changement d’équipe. L’équipe en place, qui n’a pas le droit d’avoir son téléphone, n’était pas au courant de l’alerte, et l’équipe qui prenait sa relève a été forcée de prendre son poste malgré le danger imminent. Un salarié a clairement témoigné dans ce sens sur Facebook, racontant qu’on l’avait averti qu’il serait pénalisé s’il manquait un poste, même après que la police lui ait dit de rentrer chez lui. Ces méthodes sont monnaie courante pour l’entreprise qui a pour habitude de faire travailler ses salariés dans les conditions les plus dangereuses pour ne pas faire baisser leur rendement, comme le rappelle la sociologue Nantina Vgontzas sur Twitter, avec des vidéos de chauffeurs Amazon forcés ces derniers mois d’assurer des livraisons sous de fortes intempéries et des risques de tornades.
Traduction du tweet : Au cours des six derniers mois, Amazon a refusé à plusieurs reprises de fermer des entrepôts au milieu d’événements climatiques extrêmes : la canicule de juin, Ida en septembre, et maintenant cette tornade. Il y a des blessés et des rapports de décès dans l’entrepôt. Un putain de cauchemar.
Sans aucune honte, l’entreprise a déclaré que « la sécurité et le bien-être de nos employés et de nos partenaires sont notre priorité absolue en ce moment » après avoir non seulement contraint ses salariés à rester et prendre leurs postes, mais aussi refusé de donner les chiffres des personnes présentes sur l’entrepôt au moment du sinistre comme le rapporte LeftVoice, malgré ses nombreux dispositifs qui permettent d’enregistrer chaque geste de ses employés, entravant ainsi le travail des secouristes.
Si les dégâts humains causés par cette tornade sont une catastrophe, ils sont loin d’être les seuls desquels Amazon est responsable. L’entreprise est en effet célèbre pour les conditions de travail épouvantables qu’elle impose à ses employés pour tenir des cadences infernales, que ce soit pour les travailleurs dans les entrepôts ou pour les chauffeurs, chronométrés sur la moindre tâche, au point de ne pas avoir de pauses ne serait-ce que pour aller aux toilettes et être contraints à faire leurs besoins dans leurs camions ou dans des bouteilles. Le tout sous une surveillance permanente, un chronométrage à la seconde près pour toutes les tâches effectuées, doublée par une sévère répression syndicale pour éviter toute possibilité d’organisation et de lutte contre l’ignominie de cette surexploitation.
Autant de violence institutionnalisée pour les profits de l’un des hommes les plus riches du monde, qui a eu l’indécence de déclarer avoir « le cœur brisé » sur Twitter, après avoir passé la soirée à fêter le succès de sa dernière entreprise spatiale, le voyage dans l’espace numéro 3. On voit une fois de plus avec cette catastrophe que ce sont toujours les classes populaires qui sont les premières victimes de la crise climatique. Pendant que les salariés de Jeff Bezos mourraient au travail sous les décombres, leur patron célébrait sa conquête de l’espace, loin de la planète dont il contribue à épuiser les ressources chaque jour.
Si l’exemple d’Amazon est particulièrement saillant en termes de surexploitation jusqu’à la mise en danger assumée de ses employés, c’est en réalité la loi des grandes entreprises. D’ailleurs, une usine produisant des bougies à Mayefield dans le Kentucky s’est elle aussi effondrée, faisant des morts et des blessés. Parce que la dignité et la vie des travailleurs sont en jeu face à cette violence cynique de la bourgeoisie qui nous exploite, il faut que les conditions de travail et notamment de sécurité soient entre les mains des travailleurs, qui sont les plus à même et les plus concernés pour décider si les conditions sont ou non réunies pour permettre leur présence sur un site et leur activité.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Certains ont trouvé la formule magique pour augmenter le salaire net sans toucher au brut... en supprimant les cotisations sociales.
La formule n’est pas nouvelle. Déjà en 2018, face à la pression sociale, le gouvernement a supprimé les cotisations salariales assurance chômage et maladie pour augmenter le net à payer. Avec 20€ supplémentaire par mois pour un salarié au SMIC on est loin d’un véritable gain de pouvoir d’achat. En fait, le basculement d’une partie du salaire socialisé vers le net à payer a été compensé par une hausse de la CSG. Une sorte de vases communicants où l’on donne du salaire d’un côté pour le récupérer de l’autre. Plus grave encore, ce tour de passe-passe affaibli les garanties sociales et plus globalement, le système solidaire de protection sociale.
Depuis 30 ans, la multiplication des dispositifs (plus de 80) d’exonérations de cotisations assèche les recettes de la protection sociale et se traduit par un recul des droits : baisse des remboursements des frais de santé par l’assurance maladie ou des droits futurs à la retraite...
A terme, si les cotisations sociales venaient à disparaître définitivement, les ménages devraient dépenser plus pour espérer conserver le même niveau de protection sociale.
Par exemple, pour atteindre une pension de retraite équivalente à 75% du dernier bulletin de salaire, il faudrait placer 2 mois de salaire chaque année sans aucune garantie de restitution. Aujourd’hui, avec le système par répartition, le montant cotisé est de 10 € par mois pour un salaire de 2500 € pour une retraite à 60 ans.
Le remplacement des cotisations vers l’impôt fait basculer la protection sociale d’un système solidaire (où chacun participe selon ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins), à un système d’assistance minimal, financé par l’État qui pousse, ceux qui en ont les moyens, à se tourner à un système assurantiel privé.
S’attaquer aux cotisations, c’est fermer les yeux sur l’emprise grandissante des actionnaires sur la valeur ajoutée. En effet, la part de la valeur ajoutée consacrée aux dividendes a presque triplé en 20 ans ! En revanche, celle destiné à la rémunération du travail a diminué (comme celle revenant à l’État via les impôts et taxes). Concrètement, les salaires (et les cotisations qui y sont rattachées) n’ont pas suivi la courbe des profits. Cette sous-rémunération du travail est une source d’explosion des inégalités économiques et sociales.
Sachant que si la part des dividendes versées aux actionnaires du CAC40 en 2016 avait été maintenu au taux de 2009, les entreprises auraient pu accorder plus de 2000€ à ses salariés, la vraie solution pour augmenter les salaires serait d’ouvrir un vrai débat sur l’utilisation de la valeur ajoutée.
Qui dit hausse des salaires, dit plus de recettes pour la protection sociale, donc plus de droits ! Cette piste est d’autant plus intéressante que la France est championne du monde en versement de dividendes !
La cotisation est le pilier du financement du système de protection sociale français.
Elle s’appuie sur la création de richesses par le travail et garantie une gestion par les travailleurs dont l’objectif est de répondre aux besoins.
C’est un choix de société qui permet de soustraire la protection sociale aux critères de rentabilité ou à des arbitrages budgétaires de l’État.
C’est pourquoi, la CGT demande l’arrêt des exonérations de cotisations (qui représentaient plus de 66 milliards d’euros de manque à gagner pour les caisses de la sécu en 2019) et propose une réforme ambitieuse du financement du système visant à remettre le travail et l’emploi au cœur du modèle productif de l’économie française.

Publié par lacgt44.fr
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LIENS:
Publié par EL DIABLO
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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