Crédits photo : Capture d’écran Google Maps
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Alors que de nombreux sous-traitants automobiles font face à des licenciements et fermetures d'usines, le géant Stellantis s'apprête à fermer des usines. Les 2600 travailleurs du site de Poissy, dernière grande usine automobile d'Île-de-France, savent qu'ils sont les prochains menacés.
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Le 13 octobre Tavares répondait froidement à un journaliste des Echos lui demandant s’il allait fermer des usines : « Il ne faut rien exclure. Si les chinois prennent 10 % de part de marché en Europe [...], ils pèseront 1,5 million de voitures. Cela représente sept usines d’assemblage, les constructeurs européens devront alors soit les fermer soit les transférer aux chinois ». Face à ces annonces, les travailleurs du géant automobile vivent dans l’angoisse des mauvaises nouvelles à venir.
C’est notamment le cas pour les 2600 travailleurs du site de Poissy, dernière grande usine automobile d’Île-de-France. Ces derniers sont particulièrement menacés car l’Opel Mokka, principale production du site, va disparaître d’ici 2028. « Ce qui compte, c’est ce qu’on va devenir une fois qu’on aura fini de produire cette Mokka » déclare Jean-Pierre Mercier, délégué syndical SUD Stellantis Poissy. En effet, lors du Mondial de l’Auto, Tavares déclarait « Toutes les usines françaises et italiennes ont un plan de charge jusqu’en 2030, voire 2032 », mais ajoutait « Poissy est l’exception » ajoutant que « la décision sera prise fin 2025, en cohérence avec la durée de vie des modèles qu’elle produit », soit quelques semaines avant la retraite dorée de PDG annoncée mi-octobre.
En réalité, l’usine de Poissy est destinée à être transformée en « Green Campus » censé accueillir 8200 cadres faisant de la recherche et du développement et plus aucun ouvrier d’usine, sur le modèle du Technocentre de Renault. Aucuns travaux n’ont été effectués pour prendre le relais de la production d’Opel Mokka. « Il y avait un acharnement de la direction à vider l’usine de ses CDI par tous les moyens et il n’y avait plus d’investissements. Pour avoir un nouveau véhicule après celui qu’on fabrique actuellement, il aurait fallu des travaux importants, une nouvelle plateforme, on aurait vu sous nos yeux s’agiter un paquet de salariés pour préparer le nouveau véhicule » explique le représentant syndical.
« Ce qui motive la direction à fermer l’usine de Poissy ce n’est pas du tout que Stellantis est au bord du gouffre, bien au contraire. Ça regorge de milliards. C’est une raison purement financière. Les constructeurs automobiles se livrent une guerre à mort pour se partager les parts d’un marché qui ne grandit plus. Et pour maintenir leurs profits, cette guerre se fait sur le dos des travailleurs, en menant une guerre sociale non seulement contre les travailleurs des usines donneurs d’ordre, comme Renault ou Stellantis, mais aussi chez les équipementiers et les sous-traitants (MA France, Novares, Valeo, etc) » explique Jean-Pierre Mercier.
En effet, Stellantis a enregistré 18,6 milliards d’euros de bénéfices en 2023, et 5,6 milliards entre janvier et juin 2024. Mais alors où va l’argent de Stellantis ? D’abord aux actionnaires qui ont empoché 7,7 milliards d’euros de dividendes en juin de cette année. En outre, la direction leur promet qu’« en 2025, Stellantis visera la fourchette supérieure de sa politique de distribution de dividendes (25-30 %), contre 25 % ces dernières années ».
En échange les actionnaires rémunèrent grassement Carlos Tavares, et ont notamment approuvé à plus de 70 %, en avril dernier sa rémunération à hauteur de 36,5 millions d’euros en 2023, soit 2280 SMIC. « Si vous estimez que ce n’est pas acceptable, faites une loi » répondait le PDG face à la colère. Ce dernier s’est aussi illustré ces derniers mois par une campagne médiatique contre les hausses d’impôts sur les riches, avant d’admettre qu’il ne payait de toute façon pas d’impôts sur sa fortune en France mais au Portugal (où les revenus d’activité et du patrimoine de source étrangère sont totalement exonérés d’impôts).
Face à cette casse sociale inédite et à un patronat des plus provocateurs, le 17 octobre dernier des centaines de grévistes de l’automobile se sont rassemblés devant le Salon Mondial de l’Automobile de Paris à l’appel de la fédération CGT Métallurgie. L’occasion de réunir des salariés de Stellantis (Poissy, Douvrin), Novares et de MA France en grève depuis six mois pour montrer une colère commune face au patronat de l’automobile. Le lendemain, toujours pendant le Mondial de l’Auto de Paris, les principaux syndicats de Stellantis en Italie ont mené une grève massive contre les licenciements. Plus de 20 000 travailleurs de Stellantis et de ses sous-traitants se sont rassemblés à Rome.
Lire aussi : Licenciements dans l’automobile : « Il faut une mobilisation d’ensemble comme en Italie ! »
« On sait que, dans ce bras de fer à venir entre, les salariés de PSA (Stellantis) avec les sous-traitants/équipementiers, et la direction, on ne pourra compter que sur nous-mêmes » affirme Jean-Pierre Mercier. La grève massive en Italie montre la voie à suivre pour mettre un coup d’arrêt à l’énorme casse sociale qui s’abat sur les travailleurs de l’automobile. L’urgence est de construire une lutte à échelle nationale qui cherche à coordonner les différentes usines attaquées pour s’opposer à tout licenciement.
Lire aussi : « Il faut un plan de bataille pour refuser tous les licenciements ! ». Le billet de Vincent Duse
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
La même augmentation de 0,2% est constatée en incluant Outre-mer ou chez les personnes dispensées de recherche d’emploi (par exemple en formation).
Pour les moins de 25 ans, la progression est de 1,8% sur un an (total des catégories A, B et C). Pour les plus de 50 ans, l’augmentation est de +0,9 %.
Les différents gouvernements nommés par Emmanuel Macron ont pourtant prétendu que la politique de l’offre, caractérisée par des cadeaux phénoménaux aux entreprises (passage de 60 à 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales), aux plus riches (suppression ISF) et le saccage des droits sociaux (réforme des retraites et triple réforme de l’assurance chômage), allait permettre une dynamique de croissance et de réduire le chômage.
Il n’en est rien. C’est même le contraire qui s’est produit : les plans de licenciement se multiplient, notamment dans l’industrie et le commerce, et la précarité se développe.
La CGT se réjouit d’avoir empêché un quatrième décret qui allait supprimer ou réduire les droits d’un million de salariés privés d’emploi. Le projet de décret « Attal » a été annulé par la dissolution et la défaite de Macron aux législatives.
À l’heure où viennent de commencer des négociations pour l’emploi des seniors et, à nouveau, sur l’assurance chômage, dans un délai très court, la CGT revendique la création de nouveaux droits pour l’emploi, pour une indemnisation de toutes et tous !
Montreuil, le 25 octobre 2024
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Jeudi dernier, le Medef a confirmé le lancement d’un nouveau lobby patronal avec pour but de peser sur les décisions politiques. Ce nouveau front vise à resserrer les rangs patronaux face à l'instabilité politique et économique.
Crédit photo : capture d’écran TF1
La crise politique inquiète le patronat : alors que les parlementaires s’agitent autour des milliers d’amendements proposés au budget de Michel Barnier, le Medef a confirmé ce jeudi la création d’un nouveau lobby, composé d’une centaine de personnalités pro-patronales, avec pour but d’élaborer en commun pour peser plus sur le terrain politique et défendre au mieux ses intérêts. Si les gouvernements successifs ont œuvré toujours plus au service du Medef, ce nouveau front patronal se prépare à affronter la crise et à une offensive plus coordonnée contre le monde du travail et les quartiers populaires.
« Remettre de la rationalité » dans le débat économique : voilà comment Patrick Martin, patron du Medef, justifie sa vision du « Front économique » lancé jeudi dernier en plein milieu des débats à l’Assemblée nationale sur le budget Barnier. « Ce qu’on observe dans le débat en commission des finances avec beaucoup de postures et d’exagérations ne donne pas une vision stratégique », a notamment pointé le président des patrons. Une façon de répondre aux débats ouverts sur la hausse de la fiscalité qui, bien qu’ils ne figureront pas dans le projet final, inquiètent sur un plan plus stratégique le Medef.
D’ici 2025, le groupe devra publier des travaux autour de sept thématiques sur comment « produire et innover », « travailler et rémunérer », « investir et décarboner », « développer les entreprises », « réussir » mais aussi « recentrer l’action publique ». Dit autrement, les membres de ce groupe de lobby devront batailler tout ce qui pourrait nuire aux marges des entreprises, au niveau du budget national comme des réglementations européennes. Ont été évoqués plusieurs mesures envisagées par les politiques, comme la cession de parts de l’État dans certaines entreprises, la suspension du crédit d’impôt recherche ou des aides à l’apprentissage. D’autres thèmes, comme la réglementation européenne sur l’environnement, ou encore la politique d’immigration, pourraient être abordés.
En somme, des sujets éminemment stratégiques comme la politique de l’offre, mais également des sujets comme l’immigration sur lesquels le patronat n’est pas forcément raccord. Face à la crise, il s’agit de trancher les débats pour préparer le « combat » dans une situation où prime l’instabilité politique et économique.
La réaction du Medef à la crise politique actuelle en dit long sur ses perspectives. Si la publication des travaux du groupe de lobbying patronal est prévue pour 2025, Patrick Martin a indiqué qu’ils pourraient accélérer leurs objectifs, notamment dans le cas d’une « nouvelle échéance électorale »… en cas d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, par exemple. Provision qui témoigne que face à l’instabilité politique actuelle, le Medef compte être pro-actif à l’heure où la peur du déclassement des grandes entreprises françaises n’est plus juste une abstraction mais un risque. Dans ce cadre, l’organisation patronale cherche à s’homogénéiser en consolidant ses organisations et ses réseaux d’influences politiques.
En effet, la crise budgétaire qui polarise à l’heure actuelle les débats met également en lumière les limites structurelles du capitalisme français ainsi que l’échec objectif de la politique de l’offre à la française. De même, la dégradation de la dette française est déjà largement intégrée par les marchés financiers, s’ajoutant à celle de Standard & Poor’s en juin, pointent vers le risque d’aggravation de la crise financière et vers une plus grande difficulté de financements de la dette privée des grandes entreprises françaises.
Alors que la crise économique latente pourrait à terme aiguiser les risques sociaux, le patronat s’organise également préventivement pour y faire face. C’est ce dont témoigne notamment leurs préoccupations envers les directions syndicales en envisageant des pistes de « dialogue » : en ce sens, Patrick Martin a assuré qu’il se veut « attentif à ce que [le Front économique] ne soit pas vu par les syndicats comme une captation du débat par le Medef, » et envisagerait même de leur proposer de contribuer au corpus. Une façon de ne pas se couper totalement des syndicats et mettre en avant sa disponibilité à relancer les rouages du « dialogue social. »
Face à la crise, le Medef ne tarde pas à resserrer ses rangs pour affiner son orientation dans la prochaine période et renforcer son organisation de combat contre les travailleurs. A contrario, les premières réactions des directions syndicales restent extrêmement limitées, et leurs ouvertures récentes vers le patronat, comme le débat entre Sophie Binet et Patrick Martin à la fête de l’Humanité, ou encore le nouveau cycle de discussions sur l’assurance-chômage s’inscrivent au contraire dans une conciliation toujours plus importante avec le patronat.
Face à un patronat radicalisé, les organisations du mouvement ouvrier devraient radicalement changer d’orientation et renouer avec l’indépendance de classe. Plus que jamais, il est urgent de rompre avec la passivité et le dialogue, et de proposer un plan contre les offensives du gouvernement et d’un patronat qui tente de resserrer les rangs dans un lobby intensif. Dans la période qui vient, l’heure est à la riposte.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Visant de ce fait à empêcher le public et les citoyens de se forger une opinion fondée sur les FAITS et non sur les campagnes de propagande d'un occident en perte d'hégémonie confronté à l'émergence d'un monde qui exige plus d'égalité de justice et d'en finir avec le " deux-poids-deux-mesures "!
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Source: https://fr.sputniknews.africa/
Publié par FSC
Après la victoire des grévistes de Neuhauser et la réintégration de Christian Porta, la direction du groupe InVivo cherche à repartir à l’offensive et licencie quatre travailleurs de l’usine, dont trois ex-grévistes. Face à la revanche patronale, les Neuhauser préparent la riposte et appellent à la solidarité.
Pendant sept mois, la direction du groupe InVivo s’est acharnée contre la section CGT de l’usine Neuhauser de Fürst. Après cinq décisions de justice condamnant l’entreprise et, une grève très combative qui a permis aux travailleurs d’imposer la réintégration du délégué syndical CGT, Christian Porta, la revanche de la direction du groupe InVivo ne s’est pas faite attendre : après avoir licencié, le 5 octobre, Jean-Michel, qui travaille depuis 35 ans dans la boulangerie, elle a décidé, mercredi, de licencier trois autres travailleurs de l’usine, dont deux autres ex-grévistes.
Sous couvert de motifs pour le moins effarants, la direction reproche ainsi à deux travailleurs de l’équipe viennoiserie d’avoir « confondu des ingrédients » et à un salarié de la logistique d’avoir endommagé un charriot-élévateur en aidant un collègue à désembourber le sien. « Aucun des faits reprochés à nos collègues n’a jamais servi à un licenciement », dénonce la CGT dans un communiqué, « clairement, tous les salariés de l’usine ont déjà commis des erreurs de ce type pendant leur temps de travail. Ils sont visés pour avoir fait grève en solidarité avec Christian Porta, de la même manière qu’ils ont convoqué plusieurs de nos collègues pour entretien disciplinaire pendant le conflit ».
En réalité, la direction cherche surtout à briser les acquis du mouvement de grève exemplaire en solidarité avec Christian qui a permis à la fois de consolider le moral des travailleurs et renforcer leur force syndicale, comme l’explique la CGT dans son communiqué : « Nous ne sommes pas dupes : c’est bien notre mouvement de grève et notre solidarité qu’ils sanctionnent par ces licenciements en tentant de s’attaquer à des salariés qui ne bénéficient pas de la protection prévue pour les représentants du personnel. Personne n’est à l’abri. Si on les laisse faire, demain tout le monde pourra être licencié pour des fautes du quotidien ». Pour cela, elle n’hésite pas à réprimer deux anciens grévistes, tout en cherchant à « terroriser tous les salariés, coûte que coûte ».
À l’usine, l’atmosphère est électrique. « Il y a un sale climat », nous confie le délégué syndical du site, Christian Porta, « un sentiment de dégoût et de colère ». Surtout la direction ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « Il y a même des rumeurs qui tournent dans l’usine au sujet des prochaines actions de la direction. Le climat est encore pire que quand on avait eu des licenciements économiques », pointe le délégué syndical. Mais si les travailleurs sont sous le choc, ils n’ont rien perdu de leur combativité : « La direction s’est mise tout le monde à dos. Elle a même licencié un travailleur qui voulait juste aider son collègue. Il va falloir qu’on réponde massivement face à la répression ».
Ayant échoué à se débarrasser de Christian Porta, figure de la section CGT de l’usine, elle s’attaque désormais à l’ensemble des travailleurs du site pour réimposer sa dictature patronale par d’autres moyens en utilisant la peur des licenciements qui s’abat actuellement sur de nombreux secteurs du monde du travail et notamment dans la région : « Il y a une énorme répression dans le département. En Moselle, il y a une quinzaine d’autres cas, en comptant les Neuhauser. Il y a un délégué FO de Biogroup, des camarades de la CGT-maisons de retraites, des agents d’entretien à Cattenom et un cheminot CGT ».
Cette nouvelle offensive démontre bien qu’InVivo n’a pas fini de faire la guerre aux travailleurs de Folschviller. Tandis que la direction a recruté de nombreux intérimaires, pour prévenir les futurs mouvements de grève, et tente d’imposer un CSE unique, faisant passer le nombre d’élus du personnel d’une cinquantaine à 17, cette nouvelle vague de répression vise à briser la contestation dans l’usine et mettre au pas l’ensemble des sites du groupe, en licenciant à tour de bras.
Alors que la direction « a perdu sur toute la ligne » lors de la précédente grève, le groupe s’obstine, malgré cinq défaites judiciaires, des millions de perte et la réintégration du syndicaliste. Face à l’offensive, la riposte se prépare déjà dans l’usine tandis que la CGT a lancé un appel à la mobilisation générale et à la solidarité : « Dans la précédente phase du mouvement, nous n’aurons pas pu gagner sans la grande solidarité dont nous avons bénéficié. Nous sommes aujourd’hui décidés à nous battre pour la réintégration de nos collègues. Nous appelons donc une nouvelle fois au soutien de toutes et tous ».
Alors que les Neuhauser réuniront très bientôt leur comité de grève, le syndicat appelle à diffuser massivement la caisse de grève « pour la lutte qui est devant nous » et organiser le plus de projections possibles du documentaire du film documentaire consacré à leur lutte, S’ils touchent à l’un d’entre nous, et d’en faire « autant de tribunes pour un soutien actif à notre lutte contre notre patron voyou ».
Face à la répression des grévistes et les menaces contre le droit de grève, les travailleurs de Neuhauser préparent la riposte et doivent bénéficier du soutien le plus large possible face aux patrons voyous du groupe InVivo. Pour les aider dans leur lutte, il faut diffuser très largement leur caisse de grève et visibiliser leur combat. Leur victoire sera celle de tout le mouvement ouvrier.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
VERS UNE GREVE D'AMPLEUR DANS LA CHIMIE
En Isère, les deux plateformes chimiques de Pont-de-Claix et de Jarrie sont sur le pied de guerre sociale.
La grève a été déclenchée hier à Vencorex à la suite d'une Assemblée générale des salariés pour défendre l'emploi. Une AG est prévue ce matin sur le site voisin d'Arkema Jarrie qui doit lui aussi entrer en grève.
La grève promet donc d'être massive et combative. D'autres sites industriels situées sur les plateformes sont également susceptibles de rentrer dans la bataille.
En effet au delà de Vencorex directement menacé par la fermeture, cette fermeture menacerait aussi ceux d'Air Liquide, Segens, Framatom, Suez, Solvay, Arkema… qui sont étroitement liés par leurs productions. 2 000 emplois sont directement en danger, auxquels s’ajoutent 6 000 emplois indirects menacés, soit au total 8 000 emplois qui peuvent être détruits.
À l'initiative du président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel (Lfi), et du rapporteur général du projet de loi de finances, Charles de Courson (Liot), une conférence sur le financement de notre système de retraite a été organisée.
Les propositions de la CGT et l'exposé de Sophie Binet
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Conférence de financement des retraites : d'autres choix sont possibles
À l'initiative du président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel, ainsi que du rapporteur général du projet de loi de finances, Charles de Courson a été orga...
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Le débat qui se déroule à l'Assemblée sur le budget laisse transparaître les choix de classe qui s'affrontent : mettre à contribution les très riches et les riches OU s'en prendre au peuple, aux classes populaires et moyennes.
Sous le chantage à l'emploi du 49.3 pour imposer une politique de classe en faveur des privilégiés, l'ex première ministre Elizabeth BORNE - pour laquelle soit dit en passant la "gauche" a appelé à voter aux législatives - prétendant mensongèrement que si le buget n'est pas adopté l'usage de la carte vitale serait paralysé et les fonctionnaires ne seraient pas payés !
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Publié par FSC
Les investisseurs attendent les résultats du troisième trimestre d'Unilever jeudi pour voir si le groupe de biens de consommation a commencé à récupérer des parts de marché perdues au profit de rivaux moins chers, alors qu'il cherche à équilibrer les volumes de vente et les marges.
L'industrie des produits alimentaires emballés, y compris Unilever, a dû augmenter ses prix pour faire face à la hausse des coûts pendant la pandémie, tandis que les céréales et l'énergie sont devenues plus chères après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Les consommateurs ont commencé à se tourner vers des produits moins chers, tels que les marques de distributeurs détenues par Walmart, Tesco et Carrefour.
À leur apogée au quatrième trimestre 2022, les augmentations de prix sous-jacentes d'Unilever étaient de 13,3 %, les prix de ses produits d'entretien ayant augmenté de près de 17 % et ceux de ses crèmes glacées d'environ 14 % au cours de cette période.
"Jeudi, nous examinerons l'équilibre qu'Unilever trouve entre les volumes et les prix", a déclaré Tineke Frikkee, gestionnaire de portefeuille chez Waverton Investment Management, un investisseur d'Unilever.
"Ils ont perdu des parts de marché au profit d'acteurs qui pratiquaient des prix plus bas - maintenant que les prix se sont normalisés, il sera intéressant de voir si les volumes se redressent et si cela a entraîné une amélioration de la position concurrentielle.
Unilever, sous l'impulsion de son PDG Hein Schumacher, a également perdu des parts de marché en réduisant ses gammes de produits. Mais elle a également lancé de nouveaux produits, notamment le détergent Wonder Wash.
La société devrait annoncer une augmentation de 4,2 % de la croissance des ventes sous-jacentes au troisième trimestre, grâce à une augmentation de 3,2 % des volumes de ventes, avec des augmentations de prix de 1 %, sur la base d'une moyenne des estimations des analystes, selon un consensus fourni par la société.
Nestlé, son grand rival, n'a pas atteint les estimations de croissance interne des ventes et a annoncé une hausse des prix de 1,6 % sur neuf mois, ce qui est inférieur à l'estimation moyenne des analystes, qui était de 1,7 %. La croissance interne réelle - ou volume des ventes - a augmenté de 0,5 %, alors que les analystes s'attendaient à une hausse de 0,8 %.
Le ralentissement du rythme des augmentations de prix d'Unilever au cours de l'année écoulée a peut-être porté ses fruits au troisième trimestre.
Une analyse par Barclays des données du groupe d'études de marché Nielsen a montré que l'activité alimentaire d'Unilever aux États-Unis a gagné des parts de marché dans les épiceries chaque mois au cours du troisième trimestre, grâce à la mayonnaise et aux bases de soupe.
Unilever fabrique la base de soupe Knorr et la mayonnaise Hellmann's.
La part de marché de la société dans les magasins d'alimentation américains a augmenté de 34 points de base au cours des quatre semaines précédant le 13 juillet, de 57 points de base au cours des quatre semaines précédant le 10 août et de 28 points de base au cours des quatre semaines précédant le 7 septembre, selon l'analyse de Barclays des données Nielsen, qui ne tiennent pas compte de tous les canaux de vente au détail.
Mais la part de marché d'Unilever pour les produits d'entretien et de soins personnels vendus aux États-Unis s'est effondrée au cours du troisième trimestre, tout comme la part de marché européenne d'Unilever pour les produits alimentaires, par moments, selon les données.
Unilever s'est refusé à tout commentaire.
"L'Europe représente 20 % des ventes du groupe, mais est responsable de 60 % des cellules sous-performantes d'Unilever au niveau mondial", a déclaré Warren Ackerman, analyste chez Barclays. Il a noté que les activités européennes d'Unilever dans le domaine des produits d'entretien et des soins personnels avaient vu leur part de marché s'améliorer au cours du troisième trimestre.
"La preuve sera faite lors de la publication des résultats, mais s'ils gagnent des parts de marché aux États-Unis, c'est clairement une bonne chose", a déclaré Jack Martin, gestionnaire de portefeuille chez Oberon Investments. "S'ils peuvent le faire sans trop éroder les marges, c'est une bonne nouvelle.
Hindustan Unilever, la filiale indienne du groupe britannique Unilever, a annoncé mercredi un bénéfice trimestriel inférieur aux prévisions, le fabricant de biens de consommation ayant dépensé davantage en publicité pour faire face à une concurrence féroce.
Le fabricant de savon Dove a annoncé une baisse de près de 4 % de son bénéfice à 26,12 milliards de roupies (310,77 millions de dollars) pour le deuxième trimestre clos le 30 septembre, contre 27,17 milliards de roupies un an plus tôt.
Les analystes, en moyenne, s'attendaient à un bénéfice de 26,88 milliards de roupies, selon les données compilées par LSEG.
(1 $ = 84,0480 roupies indiennes)
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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