SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le scandale ce n'est pas la menace de destitution, c'est que Macron prépare la rentrée scolaire "choc des savoirs" contre l'Education nationale, contre les enseignants et contre les élèves, un budget d'hyper austérité contre tous les services publics pour les mois à venir avec un gouvernement pourtant "démissionnaire" et cependant en poste depuis 6 semaines alors qu'il a été battu aux élections après avoir déjà truqué les élections au perchoir de l'Assemblée nationale en y faisant voter ses ministres alors qu'ils n'en ont pas le droit.


Le scandale c'est qu'il n'ait pas déjà été destitué... mais ça ne pourra venir que par en bas.

EN S'ASSEYANT SUR LES ÉLECTIONS, MACRON NE LAISSE QUE LA SOLUTION DE LA RÉVOLUTION

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dans notre magazine, nous étudions la lutte des classes, phénomène majeur qui explique beaucoup plus de choses qu’on le croit : la politique, évidemment, mais aussi le monde médiatique, culturel, les fictions, les frustrations, les rêves, le travail, l’éducation… La lutte des classes est un concept qui est trop souvent associé à une époque révolue. Longtemps, journalistes ou sociologues ont raconté que notre société était d’abord celle d’une “grande classe moyenne”, et certains continuent de le faire, alors que les faits sont bien là. Nous voyons toutes et tous une classe dominante s’enrichir, bénéficiant des politiques menées comme la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), et une grande partie du reste de la population s’appauvrir, accablée par des salaires qui stagnent, une protection sociale qui s’effrite et un coût de la vie qui augmente. Mais pour parler de cette réalité, il nous faut utiliser des mots efficaces et ancrés… dans la réalité. “La finance”, “les riches”, le peuple” : force est de constater que nous avons été, même dans le camp de ceux qui luttent au sein de ce conflit de classes, noyés sous des concepts flous et souvent inopérants : ils ne convainquent pas grand monde et n’aident pas à y voir clair. C’est pourquoi nous vous proposons les définitions des trois concepts que nous utilisons le plus souvent pour parler de la lutte des classes en France : la classe bourgeoise, la classe sous-bourgeoise et la classe laborieuse. Ils sont le résultat de 8 ans de travail au sein de notre magazine, de questionnements et d’une observation de la société que nous connaissons, celle qui souffre, qui bout et qui parfois explose.

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Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 	 Unilever : des chiffres qui inspirent la confiance
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Publié par Trends-Tendances

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Nous expliquons depuis des années que le système de santé ne peut reposer que sur le service public et qu’il existe une incompatibilité avec le secteur privé lucratif. Les libéraux de droite et de gauche n’ont cessé de nous critiquer en expliquant qu’il ne fallait pas opposer le public et le privé, que les deux secteurs étaient complémentaires et que les actionnaires des cliniques privées étaient de gentils philanthropes. Confronté à une fermeture brutale et complète du service d’urgence d’une grande clinique, obligeant l’hôpital public déjà surchargé à accueillir les patients trouvant porte close dans cet établissement, pour la première fois, un directeur d’hôpital, celui du Havre, exprime sa colère devant cette situation, ce d’autant que l’argument invoqué est celui des vacances du personnel de la clinique. Son cri du cœur exprime le sentiment des personnels de son établissement. Je le cite : « Les hospitaliers méritent eux-aussi des vacances et la considération des autres professionnels de santé du territoire ».

Cet exemple n’est pas isolé. La même situation a été rencontrée cet été à Perpignan, à Rennes ou encore dans l’agglomération nantaise. Le secteur des maternités est également touché, comme à Avignon où la clinique Urbain V du groupe Elsan va fermer en novembre sa maternité, la jugeant insuffisamment rentable, laissant l’hôpital public seul pour accueillir les femmes enceintes dans une région déjà confrontée à la disparition de nombreuses maternités de proximité. Groupe Elsan dont il faut citer certains de ses actionnaires : la famille Bettencourt et l’assureur Axa.

Ce qui est particulièrement scandaleux est que le gouvernement par l’entremise des Agences régionales de santé laisse faire et n’impose aucune contrainte au secteur privé lucratif, alors que ce dernier est financé quasi intégralement par l’argent de la Sécurité sociale et qu’il bénéficie même de subventions publiques pour ses investissements. Par ailleurs, rien ne les étouffent car leur représentation, la Fédération de l’hospitalisation privée, adhérente du MEDEF, mécontente des tarifs imposés à l’ensemble du secteur dans un cadre budgétaire contraint, avait menacé d’une grève début juin. Menace qui n’avait finalement pas été mise à exécution car une nouvelle fois la gouvernement a cédé à leur demande en leur octroyant des crédits supplémentaires. Pendant ce temps, les hôpitaux publics, pressurés financièrement et obligés d’assurer l’ensemble des activités délaissées par le secteur privé car insuffisamment lucratives, accumulent les déficits du fait de leur manque de ressources et n’assurent plus qu’un service public dégradé.

Cette situation est inacceptable et il faut clairement affirmer qu’un vrai programme de gauche dans le secteur de la santé ne peut reposer que sur la perspective claire d’en exclure les activités privées lucratives. En effet, la logique du marché n’est pas d’assurer des missions de service public mais en priorité d’offrir le meilleur retour sur investissement aux actionnaires. Alors, banco, mesdames et messieurs les députés !

Dr Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier -SAMU 93

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Sud Ouest

Qu’est-il arrivé à la gerbe commémorative déposée à la gare d’Agen ?
 
Qu’est-il arrivé à la gerbe commémorative déposée à la gare d’Agen ?
La gerbe a été déposée samedi. Les responsables de la gare affirment de l’avoir pas enlevée. © Crédit photo : CGT Cheminots

 

La CGT cheminots du Lot-et-Garonne est indignée : les fleurs en hommage à la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 ont disparu

 

La colère est palpable dans les mots du communiqué envoyé ce lundi, tout juste deux jours après la commémoration de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 qui saluait l’action des cheminots « ayant entraîné la libération de Paris ».
 

 

« Ce jour à 9 heures, les cheminots ont constaté la disparition de la gerbe. Gare et connexion, affirme ne pas avoir procédé à l’enlèvement de la gerbe. Donc, soit c’est un acte de vandalisme avec un vol caractérisé, soit c’est un acte odieux contre les cheminots qui furent des résistants au régime Nazi. Le syndicat souhaite que les pouvoirs publics, la direction SNCF, s’emparent de cette affaire qui renie, quelle que soit la cause l’histoire des cheminots, leur rôle dans la résistance », réagit la CGT.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« 127 patients de plus de 75 ans ont attendu 23 h en moyenne » : à Brest, une action syndicale du personnel des urgences
 
 
Le personnel des urgences du CHU de Brest mènera une action syndicale ce mardi 13 août 2024.

En grève reconductible et illimitée depuis le 4 juillet, le personnel des urgences du CHU de Brest annonce son intention de mener une action syndicale ce mardi pour dénoncer les conditions d’accueil des personnes hospitalisées.

« Sur la période du 10 juillet au 7 août, soit 28 jours, 127 patients de plus de 75 ans ont attendu en moyenne 23 heures aux urgences sur un brancard », assure le syndicat CGT du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest dans un communiqué envoyé ce lundi 12 août 2024. Une action syndicale sera menée mardi 13 août, à 10 h 30, par le personnel des urgences adultes de la Cavale-Blanche pour dénoncer ses conditions de travail et celles d’accueil et d’hospitalisation des personnes qui s’y rendent.

Un « mur de la honte »

Le parking couvert censé servir de zone tampon pour l’accueil des patients et augmenter la capacité de prise en charge de 22 postes est devenu « une zone de stockage », selon le syndicat. Ce dernier réclamait également des renforts supplémentaires et une équipe composée d’un infirmier diplômé d’État, d’un aide-soignant et d’un brancardier pour s’occuper de cette zone.

« Depuis le 3 août, ces postes sont pourvus mais, au-delà du 19 août, cette salle d’attente allongée (SAA) sera de nouveau à la charge des effectifs habituels des urgences », signale toujours le syndicat. « Cette décision n’est pas due à une prise de conscience mais est une réponse départementale à la fermeture des urgences de Landerneau ». Pour dénoncer ces conditions de prise en charge des patients, « de plus en plus âgés et dépendants », le personnel des urgences dressera donc un « mur de la honte » ce mardi.

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Un décret publié le 10 juillet autorise la suspension du repos hebdomadaire dans certaines activités agricoles. Cette vieille revendication des producteurs de champagne, satisfaite par Catherine Vautrin et Marc Fesneau, divise les syndicats.

Même après la défaite des troupes macronistes aux élections législatives, l’exécutif a continué de prendre des décisions ayant un impact sur la vie des travailleurs. Au Journal officiel du 10 juillet – soit trois jours après le second tour du scrutin, a été publié un décret qui autorise la suspension du repos hebdomadaire dans certaines activités agricoles. Le texte a été salué par des parlementaires du camp présidentiel et de la droite, alors que plusieurs syndicats y voient un recul social.

« C’est honteux de venir supprimer ce repos alors que les vendanges ont été mortelles l’année dernière », dénonce Fabien Trujillo, représentant de la Fédération nationale agroalimentaire et forestière de la CGT, en parlant des quatre saisonniers qui ont perdu la vie en Champagne, après un arrêt cardiaque dû aux fortes chaleurs régnant à l’époque. « On a régulièrement des canicules dans la région, souligne Philippe Cothenet, secrétaire général adjoint de la CGT-Champagne. Ce n’est pas le moment de durcir les conditions de travail. » Comme le décret « s’adresse beaucoup » à la Champagne, M. Cothenet se dit « qu’il a dû y avoir du lobbying » : « C’est un petit cadeau fait aux exploitants avant de quitter le gouvernement », grince-t-il en visant Mme Vautrin. 

Pour leur part, la CGT et FO ont dit qu’elles étaient défavorables au texte. « Comme toujours dans ce secteur, on privilégie le produit au détriment du sort réservé aux salariés.

SOURCE :

Publié par EL DIABLO

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🇬🇧

⚡️ 🇫🇷 Le dîner en l’honneur de Charles III a creusé un trou dans le budget du Palais de l'Elysée


🔸Un dîner somptueux pour le roi Charles III de Grande-Bretagne coûtant près de 475 000 euros est l'une des raisons du déficit record du palais de l'Elysée l'année dernière, écrit Politico. L'amour de la France pour les grands gestes et les repas somptueux a été mis en évidence dans les pages d'un rapport sur l'audit annuel du budget du Palais de l'Elysée publié le lundi 29 juillet par la Cour des comptes, la plus haute instance de l'audit en France, note l'article.

🔸Les dépenses du Palais de l'Elysée se sont élevées à 125 millions d'euros, ce qui a entraîné une réduction du budget de 8,3 millions d'euros. Deux dîners d'État somptueux - avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le roi Charles III - ont été l'un des principaux facteurs du déficit. En septembre dernier, Emmanuel Macron a accueilli le chef d'État britannique à Versailles, le siège historique de la monarchie française. Plus de 160 personnes ont été invitées à ce dîner, parmi lesquelles les stars comme Mick Jagger, le leader des Rolling Stones, et l'acteur britannique Hugh Grant.

🔸Le dîner, au cours duquel les invités ont dégusté du homard bleu et des macarons roses, a coûté au président français près de 475 000 euros, dont 165 000 euros pour la restauration et plus de 40 000 euros pour le vin (dont une bouteille de Château Mouton Rothschild 2004) et d'autres boissons. A cela s'ajoutent les dépenses de décoration et d'animation à l'extérieur du Palais de l'Elysée. Suite à la publication du rapport, l'Elysée a réagi à ce montant en déclarant :
 

👉 "La France entretient des relations diplomatiques étroites avec un grand nombre de pays qui organisent des prestations équivalentes lorsqu'ils accueillent un chef d'Etat".

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France Info

Trois syndicats ont refusé mardi 6 août 2024 le plan de sauvegarde de l'emploi qui était proposé par la direction d'ExxonMobil à Port-Jérôme-sur-Seine, près du Havre. En avril dernier, le groupe avait annoncé la fermeture d'une partie de l'activité du site, entraînant la suppression de 647 emplois directs. Une nouvelle grève a été décidée pour la semaine prochaine.

Quel avenir pour les salariés d'ExxonMobile à Port-Jérôme-sur-Seine ? Les syndicats qui avaient jusqu'à 23h59 ce mardi 6 août 2024 pour prendre une décision ont annoncé qu'ils ne signeraient pas le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par la direction.

"On a fait de multiples propositions à la direction pour sauvegarder un maximum d'emplois dans l'organisation future. Toutes nos propositions ont été balayées d'un revers de la main par la direction", explique James Aucreterre, représentant syndical Force Ouvrière (FO).

Une décision prise à quasi l'unanimité. Les syndicats n'ont pas longtemps hésité : "Depuis le début des négociations, quasiment toutes nos revendications n'ont pas été retenues. Nous avons consulté un grand nombre de salariés, nos adhérents... Une très grande majorité d'entre eux nous ont dit qu'ils ne voulaient pas être signataires."

Plus de 600 emplois menacés

En avril dernier, le groupe avait annoncé la fermeture d'une partie de l'activité du site, entraînant la suppression de 647 emplois directs. Depuis, les négociations et les mouvements sociaux s'enchaînent.

Par principe, à partir du moment où il y a des licenciements, c'est impossible pour nous de signer. Quand on compare le nombre de personnes qui pourraient être licenciées à ce qu'on a obtenu, ce sont des miettes.

James Aucreterre, réprésentant FO ExxonMobil

 

Nouvelle grève annoncée

Les syndicats dénoncent un chantage à la signature et appelaient encore ce matin les pouvoirs publics à intervenir. "On est sur un plan de sauvegarde et là ce qu'ils font, c'est pousser les gens à partir pour supprimer le maximum de postes", explique Germinal Lancelin, représentant CGT ExxonMobil.

Dans le PSE, la direction propose notamment un plan de départ à hauteur maximale de 17 000 euros. "Aucun syndicat ne va signer. Ils brassent des milliards et ils nous proposent le minimum. Ils peuvent faire beaucoup mieux." 

Un nouveau mouvement de grève a été annoncé dès la semaine prochaine. 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Comme chaque année, une délégation du syndicat CGT des cheminots de Versailles était présente aux commémorations de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.

Mais que s’est-il donc passé lors de cette journée du 10 août 1944, qui donna le coup d envoi de la libération de Paris du joug de l'occupation hitlérienne ?

Créée à la veille de la guerre, le 1er janvier 1938, la Société Nationale des Chemins de fer français, est la plus grosse entreprise de France avec ses 500 000 cheminots, munis d’une forte identité ouvrière collective : 8 cheminots sur 10 sont syndiqués, dont près de 80 % à la CGT réunifiée, même si la majorité des syndicats cheminots avaient rejoints la CGTU en 1921, ce qui fait que l'influence communiste y est très forte.

Sous le régime de Vichy et l’occupation, les cheminots vont subir de nombreuses attaques comme l’essai d’imposer un syndicat corporatif unique à travers la « Charte des cheminots », comme la réquisition de 10 000 d’entre eux pour travailler en Allemagne.

De part la forte influence communiste dans leur corporation et la puissance de la CGT illégale, les cheminots formeront la branche professionnelle la plus représentée dans la Résistance.

De plus, en raison de l'importance stratégique des chemins de fer dans le pays, les facilités de circulation dont ils disposent et le fait qu'ils soient amené à franchir la démarcation entre zone "libre" et zone occupée, explique que l'importance de la résistance de notre corporation soit capitale dans les réseaux de résistance (passage d'armes et de courriers, évacuation de résistants ou de juifs persécutés, sabotages des trains de l'armée d'occupation...).

10 août 1944. Le comité central de grève des cheminots, dont la Fédération CGT des cheminots est le pivot central, lance la grève insurrectionnelle en région parisienne contre l’occupant nazi, il s’agit là d’une des plus belles pages de l’histoire ouvrière internationale.

Il s’agit, à l’approche des armées alliées, de paralyser les troupes d'occupation.

Dans les dépôts et ateliers, le mot d’ordre est « grève insurrectionnelle pour libérer Paris ». Les initiatives, les actes, mobilisateurs, courageux, souvent héroïques, se succèdent.

Le 10 août, aux environs de neuf heures du matin au dépôt et atelier de Montrouge, Georges Prunault, adjoint de Robert Herniot, responsable des comités populaires clandestins parmi les cheminots, prend la parole, protégé par un groupe de FTP : " Plus un train pour les nazis. "

En quelques minutes, le résistant donne le signal de la grève générale avec occupation des locaux.

Mais le dépôt reste sous la garde de soldats de l'armée d occupation. Aussi, le 13 août, une centaine de combattants commandée par le colonel Fabien l’attaque victorieusement. Les affrontements ont été particulièrement violents.

La CGT illégale relaie largement l’appel. Le 10 août, après une manifestation de près de 1 000 personnes au triage de Villeneuve-St-Georges, l’Union départementale du Val de Marne juge le climat effectivement favorable au déclenchement de la grève des cheminots en région parisienne.

A Vitry, Ivry, Montrouge, la population soutient les grévistes.

Le 13 août, 3000 agents de la Compagnie du Métropolitain cessent également le travail. La grève se généralise ensuite créant de grosses difficultés pour les troupes hitlériennes en repli.

De plus, la réussite de la grève des cheminots et des traminots donne confiance à de nombreuses entreprises et professions qui entrent également dans la grève insurrectionnelle et vont participer en particulier aux combats pour la libération de Paris (bus, métros, poste, électriciens et gaziers et enfin police).

La grève des cheminots a ouvert la voie à la grève générale insurrectionnelle du 18 août, à la libération de Paris par la classe ouvrière organisée. C'est d'ailleurs en gare Montparnasse que les troupes d'occupation signent leur capitulation, en hommage au sacrifice des cheminots insurgés.

« C’est dans l’action des cheminots pour la libération des leurs qu’est montée l’idée de la grève » rappelait André Tollet, président du Comité parisien de libération.

Elle marque aussi l’aboutissement de l’action décisive de la résistance ouvrière en général, cheminote en particulier, pour les conquêtes sociales et démocratiques de la Libération, telles qu’elles avaient été obtenues dans l’élaboration du programme du Conseil national de la Résistance.

Les revendications transmises à la direction de la SNCF traduisent la démarche constante, conséquente et rassembleuse des responsables syndicaux et politiques soucieux de cet objectif.

Alors que les troupes alliées ne sont plus qu’à quelques dizaines de kilomètres, elles partent de préoccupations sociales immédiates : les salaires et les conditions de travail, leur joignent des propositions de rupture pour un avenir devenu tout proche : le statut, la démocratisation de l’administration de la SNCF, les lient avec la lutte imminente sur l’exigence de la libération des cheminots emprisonnés et de la réintégration des révoqués.

N'oublions jamais que quand la 2ème DB entre dans Paris, Paris est déjà libéré par la classe ouvrière en armes !

La grève cheminote du 10 août arrive en conclusion de 4 années de « bataille du rail ».

Par leurs fortes traditions de lutte, unifiées avec la création de la SNCF, par le caractère stratégique de leur secteur d’activité, les cheminots ont joué un rôle crucial dans la lutte contre l’occupant fasciste et ses valets. Ils l’ont payé cher : 800 fusillés au massacrés, 1150 morts en déportation, plus de 8000 cheminots victimes des troupes d'occupation.

Voilà pourquoi, comme chaque année, nous leur rendons hommage à l'appel de notre Fédération, pour commémorer l’une des grandes pages de l’Histoire de la Résistance et du mouvement ouvrier !

SOURCE : CGT Cheminots de Versailles sur Facebook

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

7 août 2024 
En temporisant et en refusant de nommer Première ministre la candidate proposée par le Nouveau Front populaire, formation arrivée en tête des législatives le 7 juillet, le président de la République joue la carte du mépris du résultat des urnes et assume le risque de plonger le pays dans le chaos.

Tic tac. Nous voici à quelques jours de la fin de la « trêve olympique », proclamée sur France Télévisions par le président de la République le 22 juillet dernier. Le même jour, un peu plus tôt dans la journée, le Nouveau Front populaire, arrivé en tête (mais sans majorité absolue) du second tour des élections législatives anticipées s'était pourtant enfin décidé sur le nom d’une candidate pour Matignon, celui de Lucie Castets.

Impasse politique

Nom que le président n'a même pas daigné prononcer lors de l'interview télévisée. Et depuis ? « On s'enlise dans une profonde crise démocratique, tance Myriam Lebkiri, secrétaire confédérale de la CGT. L'heure est grave, même s'il y a une parenthèse joyeuse avec les Jeux olympiques, qui véhiculent des valeurs antiracistes, de tolérance qui font du bien. On voit le président faire de la com’, embrasser à tout-va les athlètes. Emmanuel Macron se sert de l'euphorie des Jeux pour gagner du temps. Mais, politiquement, on est dans l'impasse. » Gagner du temps et marquer quelques points décisifs au mépris du résultat des urnes. Tout en éprouvant quelques crash tests, en laissant fuiter des noms de potentiels premiers ministrables tels que celui de l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand, membre des Républicains.

Défaites électorales successives

De son côté, le Premier ministre démissionnaire, Gabriel Attal, dégainait la semaine dernière un « pacte d'action pour les Français », supposé poser les bases d'une future coalition à l'Assemblée nationale. La CGT, qui a appelé à voter en faveur du programme du Nouveau Front populaire et du progrès social (hausse du smic, abrogation de la réforme des retraites et de l'assurance chômage…), s'insurge : « Le parti présidentiel ne tire aucune leçon de ses défaites électorales successives. Les mesures proposées ne sont en effet que la reprise de ce que Gabriel Attal avait d'ores et déjà annoncé le 30 janvier dernier, lors de son discours de politique générale devant les parlementaires. »

S'il n'y a pas de changement de cap, ce sera un tremplin pour le RN, il y aura une responsabilité énorme, et le gouvernement devra affronter la colère du monde du travail

Au programme du député-Premier ministre démissionnaire figurent notamment de nouvelles exonérations de cotisations sociales, la remise en cause du temps de travail et de l'assurance-chômage. « L'exécutif poursuit son cap, alors que ce qu'ont montré les urnes en votant NFP, c'est un besoin de plus de justice sociale ; quant au vote Rassemblement national, il symbolise la détestation de Macron. Le président foule donc au pied la démocratie, les électeurs et électrices, et prend le risque de plonger le pays dans le chaos. S'il n'y a pas de changement de cap, ce sera un tremplin pour le RN, il y aura une responsabilité énorme, et le gouvernement devra affronter la colère du monde du travail », avertit Myriam Lebkiri.

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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