SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Effets sur la santé et accidents

On y distingue deux grandes catégories : le travail de nuit et posté et les autres horaires atypiques. Ils engendrent en effet des risques spécifiques pour la santé par des mécanismes différents et des conditions d’exposition variables.

Les effets du travail de nuit (cliquez pour lire la vidéo)
Travail de nuit, comprendre les effets sur la santé

Travail de nuit - Comprendre les effets sur la santé (anim-387)

 

Le travail de nuit est un facteur de risque pour les travailleurs. En effet, l’organisme est soumis à un rythme dit circadien, programmé par des horloges internes, et qui agissent sur de nombreuses activités physiologiques dont la prise alimentaire, les sécrétions hormonales et l’alternance de la veille et du sommeil.

L’existence de ces rythmes biologiques traduit la nécessité pour certaines activités physiologiques de se produire à un moment précis de la journée et pas à d’autres. L’horloge biologique est influencée par des facteurs extérieurs comme la lumière, l’exercice, les prises alimentaires qui, sous influences contradictoires, peuvent provoquer des états de désynchronisation. Cette perturbation des rythmes biologiques peut engendrer des effets sur la santé. L’ANSES a produit un rapport d’expertise collective qui fait état des connaissances scientifiques sur ces effets. Ils y sont catégorisés selon leur risque en trois groupes : avérés, probables et possibles.

Les risques avérés

Ils correspondent aux troubles du sommeil, et aux troubles métaboliques.
Le travail posté et/ou de nuit est souvent associé à une diminution de la durée du sommeil ce qui aboutit à un déficit chronique de sommeil (réduction de 1 à 2 heures de sommeil par jour). Le sommeil en journée est de moins bonne qualité (plus court, morcelé, perturbé par des éléments extérieurs comme le bruit par exemple) et donc moins réparateur. Les troubles du sommeil se traduisent par une somnolence, et une diminution de la vigilance pouvant être à l’origine d’accidents survenant la nuit. Ces derniers sont plus importants lors du trajet « aller » avant le poste du matin, et lors du trajet « retour » après le poste de nuit. Les accidents du travail sont plus nombreux lors du travail de nuit : plusieurs grandes catastrophes industrielles, comme Tchernobyl, Bhopal, Three Mile Island par exemple, ont eu lieu la nuit.

De plus, les postes longs (plus de 9 heures) ont un risque accidentel accru.

Le syndrome métabolique (qui est défini comme la présence chez un même individu d’une augmentation d’au moins trois paramètres parmi les cinq suivants : le tour de taille, la pression artérielle, les triglycérides, le cholestérol et la glycémie) est également un effet avéré du travail de nuit et ce d’autant plus que les paramètres associés sont nombreux.

Les risques probables

Ils sont représentés par les effets sur la santé psychique, sur les performances cognitives, sur la prise de poids et l’obésité, ainsi que le diabète de type 2 et les maladies coronariennes (ischémie coronaire et infarctus du myocarde).

Les troubles de l’humeur, l’augmentation de la dépression, de l’anxiété, de l’irritabilité, ainsi que des troubles de la personnalité sont fréquemment rapportés par les travailleurs de nuit. A leur origine, pourraient être incriminés l’altération du système circadien, le manque de sommeil et aussi les facteurs de risques psychosociaux liés à cette organisation du travail. La baisse des performances cognitives (mémoire, langage) serait surtout attribuable à la privation de sommeil. Lors du travail de nuit, la désynchronisation de l’horloge circadienne associée au manque de sommeil seraient à l’origine de la prise de poids et de l’obésité ainsi que du diabète de type 2. Le travail de nuit exposerait à un risque cancérogène que l’expertise collective a considéré comme également probable. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (Circ) avait classé en 2007 le travail de nuit dans le groupe des cancérogènes probables pour l’homme (catégorie 2A) et a réaffirmé cette classification en 2019. Les cancers concernés sont : sein, prostate et colon/rectum. Cette classification actualisée du Circ se base sur des "indications limitées de cancer chez l'Homme", des "indications suffisantes de cancer chez l’animal de laboratoire" et des ’indications expérimentales fortes chez l’animal de laboratoire ».

Les risques possibles

Les dyslipidémies, l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux sont des effets possibles du travail de nuit. En effet, il existe de nombreuses imprécisions et limites méthodologiques concernant les études scientifiques à leur sujet ce qui ne permet donc pas de conclure de façon plus affirmative quant à l’existence d’un lien avec le travail de nuit.

Autres effets
Des effets sur la vie sociale et familiale
  • Limitation de la vie sociale (difficultés à organiser des rencontres amicales et difficultés d’accéder aux activités sociales culturelles, sportives, associatives…).
  • Limitation du temps de rencontre et de partage dans le couple.
  • Déséquilibres dans le fonctionnement familial (diminution de la fréquence et de la durée des interactions familiales…).
  • Diminution de la qualité des relations parents-enfants.
     
Des risques au cours de la grossesse

Le travail posté et/ou de nuit augmenterait le risque d’avortement spontané, d’accouchement prématuré et de retard de croissance intra utérin.

Des troubles digestifs

Des difficultés de digestion se manifestant par des douleurs de l’estomac et des ballonnements peuvent se rencontrer chez le travailleur de nuit.

Cas particulier organisation du travail de nuit en 2x12 heures

En comparaison avec les postes de 8 heures, des effets spécifiques sur la santé ont été mis en évidence chez les salariés, notamment du secteur de la santé, soumis à ces postes longs.

On observe en effet une augmentation :

  • du risque d’endormissement au travail et de la fatigue,
  • de la somnolence diurne,
  •  du risque de troubles métaboliques,
  • de l’insatisfaction au travail et de l’intention de quitter son travail,
  • de la prise de poids,
  • des pratiques addictives,
  • des pathologies lombaires,
  • des erreurs,
  • de la survenue d‘accidents de travail et de trajet,
  • une diminution des performances au travail dont la qualité des soins.
Les effets des horaires atypiques sans nuit

De façon générale, les travailleurs en horaires atypiques sont davantage soumis à des polyexpositions. Ils ont des comportements et un état de santé plus dégradés et sont plus touchés par l’isolement social et des soucis d’articulation vie professionnelle - vie personnelle. Des effets collatéraux sont également mentionnés sur la vie sociale et familiale.

Les astreintes

Cette forme de travail prévoit une mise à disposition du salarié depuis son domicile avec réponse au téléphone voire déplacements si nécessaire.

L’imprévisibilité des appels téléphoniques est un frein à la déconnexion du salarié car elle maintient une charge mentale, le travailleur se sentant obligé d’être sur le qui-vive en permanence. Cette absence de mise à distance du travail affecte également le temps consacré à la vie de famille et à la vie sociale. Cette non-déconnexion agit également sur les niveaux de stress et, en conséquence, affecte la quantité et la qualité du sommeil, soit directement, soit indirectement via le stress et l’appréhension liés à l’éventualité d’être dérangé.

Le travail du dimanche 

Travailler le dimanche implique une perte des liens sociaux familiale et amicale ainsi qu’une diminution du temps de loisir qui vont au-delà de celles qui peuvent être observées un jour de semaine, en raison du caractère synchronisateur de ce jour.

Le dimanche apparaît comme la journée la plus à risque pour l’accidentologie au travail. Cette sinistralité s’explique par la présence le dimanche de plus de jeunes travailleurs, alors qu’il y a moins de titulaires et de management. Parfois, un travail le dimanche constitue un second travail et donc engendre davantage de fatigue.

Travailler le dimanche affecte également le sommeil. En effet, la valeur « récupératrice » du dimanche est différente de celle d’un autre jour de repos. La qualité du repos n’est pas la même un jour en semaine : plus de bruit, activités familiales à assurer…

Enfin les salariés travaillant le dimanche déclarent aussi une santé perçue plus dégradée.

Le travail en horaires flexibles, variables ou imprévisibles

La flexibilité a des conséquences négatives sur le sentiment de sécurité des travailleurs, et cette insécurité est à l’origine de stress et de problèmes de santé.

Le travail flexible peut avoir des avantages pour les salariés quand celui-ci permet des arrangements entre salariés afin de concilier au mieux la vie au travail et hors travail. En d’autres termes, la flexibilité est positive quand les salariés ont le contrôle sur celle-ci. Ainsi, ce n’est pas la variabilité qui est nocive mais l’absence de contrôle sur le système horaire.

Le travail flexible subi est, en outre, associé à une mauvaise santé cardiovasculaire, à de la fatigue et à des effets sur la santé mentale.

L’imprévisibilité des horaires de travail est moins bien vécue par les femmes, car elles assument encore la majorité des contraintes familiales. En effet, cela leur demande d’anticiper leur organisation, ce qui peut augmenter leur charge mentale. Une grande variabilité des horaires a par exemple été associée à l’épuisement émotionnel chez des infirmières.

Le travail en horaires coupés (ou fractionnés) et le travail du soir

Ce type d’horaires fait référence à un temps de travail fragmenté par des coupures de durée variable entre deux périodes de travail. Cette organisation du travail est rarement choisie et souvent subie.

La dissonance entre horaires de travail fractionnés et vie familiale et sociale est particulièrement péjorative. Les salariés soumis à des horaires fractionnés travaillent aux moments où sont programmées de multiples activités sociales et familiales.

Un des effets sanitaires des horaires fractionnés est la dette de sommeil. La somnolence associée à cette dette de sommeil est également source d’une sinistralité augmentée.

Outre la coupure entre les deux périodes de travail, peu propice au repos et à la déconnexion, des effets spécifiques ont été constaté pour le travail du soir.

Travailler le soir augmente :

  • les problèmes de santé, notamment dû au retard de l’heure du diner. L’intervalle de temps entre le diner et le coucher semble être une variable particulièrement sensible : un intervalle de temps court semble associé à des risques de cancers du sein et de la prostate,
  • les accidents du travail (blessures, chutes, …).
Effets de la pluriactivité

Etre pluriactifs, c’est travailler pour plusieurs employeurs ou exercer plusieurs professions.

Selon des scientifiques réunis en congrès à Berlin en 2002 différents profils de pluriactifs existent :  le « boulimique » (travailleur très diplômé qui combine volontairement deux activités), « l’entrepreneur prudent » (qui attend que son activité soit prospère pour cesser sa première activité), le « prolétaire survivant » (qui n’a pas le choix), et le profil idéal du « visionnaire futuriste » (qui a fait ce choix volontairement avec une combinaison favorable des emplois). Les effets sur la santé vont être différents selon les profils. Par exemple, les pluriactifs vulnérables, dont la pluriactivité ne résulte pas d’un choix, ont une santé physique et mentale plus dégradées que les autres.

Le risque premier de ce type de travail, commun à tous les pluriactifs hors temps partiel, est l’exposition à des horaires longs et, par conséquent, à des troubles du sommeil et de la vigilance diurne. Ce déficit de sommeil expose potentiellement plus à des erreurs ou à des accidents hors et au travail. Cette sinistralité plus élevée chez les pluriactifs s’explique aussi par le stress, des comportements précipités liés à la charge de travail et un plus faible investissement du management pour des employés qui n’occupent pas un temps plein.

D’autres effets sur la santé sont également associés à la pluriactivité : mortalité augmentée, diabète, hypertension, pathologies cardiovasculaires et augmentation de l’indice de masse corporelle. Par ailleurs, la non-flexibilité des horaires, pour certains, peut entrainer une moindre satisfaction au travail.

Effets des horaires longs

Les horaires longs sont des horaires de travail correspondant à une durée hebdomadaire de 40 heures ou plus.

Ces postes en horaires longs peuvent présenter des avantages financiers (paiements des heures supplémentaires) et quand ces horaires sont pratiqués dans le cadre de « débordements » des horaires prévus par choix des salariés, c’est en général pour permettre une meilleure autorégulation de la charge de travail et une certaine flexibilité. Par exemple, c’est ainsi avoir la possibilité de faire une coupure en fin de journée pour s’occuper de ses enfants, et ensuite avoir la possibilité de retravailler quand ils sont couchés.

Les recherches bibliographiques récentes montrent que le travail en horaires longs est à l’origine d’effets sur la santé : troubles psychiques (dépression, anxiété, suicides…), troubles du sommeil, addictions, anomalies lors de la grossesse et d’autres altérations de l’état de santé général. Les horaires longs sont aussi suspectés d’être à l’origine de la mort par surmenage ou Karoshi, de maladies coronariennes ou incidents coronariens et d’accidents vasculaires cérébraux.

Les horaires longs peuvent être également incriminés dans la survenue d’accidents, et en particulier d’accidents de travail et de trajet, du fait de la fatigue et des troubles cognitifs qu’ils semblent pouvoir engendrer.

Publié par www.inrs.fr

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C'est BFM qui le dit ...

"À Brest, on a recensé plus de 130 patients qui ont attendu plus de 20 heures sur un brancard aux urgences", regrette Thomas Bourhis (CGT CHRU Brest-Carhaix)
Thomas Bourhis, secrétaire général CGT CHRU Brest-Carhaix, était en direct sur BFMTV pour parler de la prise en charge des patients aux urgences. 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Promesse de campagne du Nouveau Front Populaire aux élections législatives, l’augmentation du SMIC à 1 600 euros net par mois (+15 % par rapport à juin 2024) a provoqué une large levée de boucliers. Pour l'apprenti économiste Gabriel Attal, la mesure conduirait à la « destruction d’un demi-million d’emplois », ou encore à une « catastrophe économique » pour l'endetteur en chef Bruno Le Maire. Ces deux ministres, dont la totalité de la carrière s'est déroulé sous les ors de la République, et qui émargent respectivement à 16 000 et 11 000 euros brut par mois de deniers publics, se sentent assez légitimes pour affirmer que 1 600 euros net, c’est définitivement trop. Au-delà de leur indécence, ces propos sont totalement contredits par une récente étude de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). On vous explique tout !

La conclusion de l'étude de l'IRES est très claire : « Globalement, d’un point de vue macroéconomique, une hausse de +15 % du salaire minimum se traduit par une légère baisse du coût moyen de la main-d’œuvre ». En ce qui concerne la menace d’une destruction de l’emploi, l’étude de David Card et Alan Krueger – pour laquelle ils ont obtenu le prix de la Banque de Suède en Sciences économiques, le « Nobel » de l’économie – est rassurante : l’augmentation du salaire minimum n’a pas ou peu d’effet sur le taux de chômage. D'autres études (anglaise et espagnole) viennent confirmer cette conclusion.

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Publié par EL DIABLO

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Choose Justice

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Le scandale ce n'est pas la menace de destitution, c'est que Macron prépare la rentrée scolaire "choc des savoirs" contre l'Education nationale, contre les enseignants et contre les élèves, un budget d'hyper austérité contre tous les services publics pour les mois à venir avec un gouvernement pourtant "démissionnaire" et cependant en poste depuis 6 semaines alors qu'il a été battu aux élections après avoir déjà truqué les élections au perchoir de l'Assemblée nationale en y faisant voter ses ministres alors qu'ils n'en ont pas le droit.


Le scandale c'est qu'il n'ait pas déjà été destitué... mais ça ne pourra venir que par en bas.

EN S'ASSEYANT SUR LES ÉLECTIONS, MACRON NE LAISSE QUE LA SOLUTION DE LA RÉVOLUTION

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dans notre magazine, nous étudions la lutte des classes, phénomène majeur qui explique beaucoup plus de choses qu’on le croit : la politique, évidemment, mais aussi le monde médiatique, culturel, les fictions, les frustrations, les rêves, le travail, l’éducation… La lutte des classes est un concept qui est trop souvent associé à une époque révolue. Longtemps, journalistes ou sociologues ont raconté que notre société était d’abord celle d’une “grande classe moyenne”, et certains continuent de le faire, alors que les faits sont bien là. Nous voyons toutes et tous une classe dominante s’enrichir, bénéficiant des politiques menées comme la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), et une grande partie du reste de la population s’appauvrir, accablée par des salaires qui stagnent, une protection sociale qui s’effrite et un coût de la vie qui augmente. Mais pour parler de cette réalité, il nous faut utiliser des mots efficaces et ancrés… dans la réalité. “La finance”, “les riches”, le peuple” : force est de constater que nous avons été, même dans le camp de ceux qui luttent au sein de ce conflit de classes, noyés sous des concepts flous et souvent inopérants : ils ne convainquent pas grand monde et n’aident pas à y voir clair. C’est pourquoi nous vous proposons les définitions des trois concepts que nous utilisons le plus souvent pour parler de la lutte des classes en France : la classe bourgeoise, la classe sous-bourgeoise et la classe laborieuse. Ils sont le résultat de 8 ans de travail au sein de notre magazine, de questionnements et d’une observation de la société que nous connaissons, celle qui souffre, qui bout et qui parfois explose.

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Publié par EL DIABLO

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 	 Unilever : des chiffres qui inspirent la confiance
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Publié par Trends-Tendances

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Nous expliquons depuis des années que le système de santé ne peut reposer que sur le service public et qu’il existe une incompatibilité avec le secteur privé lucratif. Les libéraux de droite et de gauche n’ont cessé de nous critiquer en expliquant qu’il ne fallait pas opposer le public et le privé, que les deux secteurs étaient complémentaires et que les actionnaires des cliniques privées étaient de gentils philanthropes. Confronté à une fermeture brutale et complète du service d’urgence d’une grande clinique, obligeant l’hôpital public déjà surchargé à accueillir les patients trouvant porte close dans cet établissement, pour la première fois, un directeur d’hôpital, celui du Havre, exprime sa colère devant cette situation, ce d’autant que l’argument invoqué est celui des vacances du personnel de la clinique. Son cri du cœur exprime le sentiment des personnels de son établissement. Je le cite : « Les hospitaliers méritent eux-aussi des vacances et la considération des autres professionnels de santé du territoire ».

Cet exemple n’est pas isolé. La même situation a été rencontrée cet été à Perpignan, à Rennes ou encore dans l’agglomération nantaise. Le secteur des maternités est également touché, comme à Avignon où la clinique Urbain V du groupe Elsan va fermer en novembre sa maternité, la jugeant insuffisamment rentable, laissant l’hôpital public seul pour accueillir les femmes enceintes dans une région déjà confrontée à la disparition de nombreuses maternités de proximité. Groupe Elsan dont il faut citer certains de ses actionnaires : la famille Bettencourt et l’assureur Axa.

Ce qui est particulièrement scandaleux est que le gouvernement par l’entremise des Agences régionales de santé laisse faire et n’impose aucune contrainte au secteur privé lucratif, alors que ce dernier est financé quasi intégralement par l’argent de la Sécurité sociale et qu’il bénéficie même de subventions publiques pour ses investissements. Par ailleurs, rien ne les étouffent car leur représentation, la Fédération de l’hospitalisation privée, adhérente du MEDEF, mécontente des tarifs imposés à l’ensemble du secteur dans un cadre budgétaire contraint, avait menacé d’une grève début juin. Menace qui n’avait finalement pas été mise à exécution car une nouvelle fois la gouvernement a cédé à leur demande en leur octroyant des crédits supplémentaires. Pendant ce temps, les hôpitaux publics, pressurés financièrement et obligés d’assurer l’ensemble des activités délaissées par le secteur privé car insuffisamment lucratives, accumulent les déficits du fait de leur manque de ressources et n’assurent plus qu’un service public dégradé.

Cette situation est inacceptable et il faut clairement affirmer qu’un vrai programme de gauche dans le secteur de la santé ne peut reposer que sur la perspective claire d’en exclure les activités privées lucratives. En effet, la logique du marché n’est pas d’assurer des missions de service public mais en priorité d’offrir le meilleur retour sur investissement aux actionnaires. Alors, banco, mesdames et messieurs les députés !

Dr Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier -SAMU 93

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Sud Ouest

Qu’est-il arrivé à la gerbe commémorative déposée à la gare d’Agen ?
 
Qu’est-il arrivé à la gerbe commémorative déposée à la gare d’Agen ?
La gerbe a été déposée samedi. Les responsables de la gare affirment de l’avoir pas enlevée. © Crédit photo : CGT Cheminots

 

La CGT cheminots du Lot-et-Garonne est indignée : les fleurs en hommage à la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 ont disparu

 

La colère est palpable dans les mots du communiqué envoyé ce lundi, tout juste deux jours après la commémoration de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 qui saluait l’action des cheminots « ayant entraîné la libération de Paris ».
 

 

« Ce jour à 9 heures, les cheminots ont constaté la disparition de la gerbe. Gare et connexion, affirme ne pas avoir procédé à l’enlèvement de la gerbe. Donc, soit c’est un acte de vandalisme avec un vol caractérisé, soit c’est un acte odieux contre les cheminots qui furent des résistants au régime Nazi. Le syndicat souhaite que les pouvoirs publics, la direction SNCF, s’emparent de cette affaire qui renie, quelle que soit la cause l’histoire des cheminots, leur rôle dans la résistance », réagit la CGT.

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« 127 patients de plus de 75 ans ont attendu 23 h en moyenne » : à Brest, une action syndicale du personnel des urgences
 
 
Le personnel des urgences du CHU de Brest mènera une action syndicale ce mardi 13 août 2024.

En grève reconductible et illimitée depuis le 4 juillet, le personnel des urgences du CHU de Brest annonce son intention de mener une action syndicale ce mardi pour dénoncer les conditions d’accueil des personnes hospitalisées.

« Sur la période du 10 juillet au 7 août, soit 28 jours, 127 patients de plus de 75 ans ont attendu en moyenne 23 heures aux urgences sur un brancard », assure le syndicat CGT du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest dans un communiqué envoyé ce lundi 12 août 2024. Une action syndicale sera menée mardi 13 août, à 10 h 30, par le personnel des urgences adultes de la Cavale-Blanche pour dénoncer ses conditions de travail et celles d’accueil et d’hospitalisation des personnes qui s’y rendent.

Un « mur de la honte »

Le parking couvert censé servir de zone tampon pour l’accueil des patients et augmenter la capacité de prise en charge de 22 postes est devenu « une zone de stockage », selon le syndicat. Ce dernier réclamait également des renforts supplémentaires et une équipe composée d’un infirmier diplômé d’État, d’un aide-soignant et d’un brancardier pour s’occuper de cette zone.

« Depuis le 3 août, ces postes sont pourvus mais, au-delà du 19 août, cette salle d’attente allongée (SAA) sera de nouveau à la charge des effectifs habituels des urgences », signale toujours le syndicat. « Cette décision n’est pas due à une prise de conscience mais est une réponse départementale à la fermeture des urgences de Landerneau ». Pour dénoncer ces conditions de prise en charge des patients, « de plus en plus âgés et dépendants », le personnel des urgences dressera donc un « mur de la honte » ce mardi.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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