SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Eh oui Macron la page n'est pas tournée !

Et c'est toujours lourdement encadré par un lourd dispositif policier que Macron bunkérisé ne peut échapper à la colère populaire !

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A L'APPEL DE LA CGT, DE 150 À 200 PERSONNES MANIFESTENT À PROXIMITÉ DU CHÂTEAU DE VERSAILLES
 
La CGT organisé un rassemblement à quelques centaines de mètres du château de Versailles où se tient le sommet Choose France. Plus de 200 personnes ont répondu présent afin de protester contre la réforme des retraites.
Environ 150 à 200 personnes ont manifesté lundi aux abords du château de Versailles pour protester contre la réforme des retraites, alors qu'Emmanuel Macron participe à l'évènement "Choose France", qui réunit plus de 200 patrons étrangers. Rassemblés à la mi-journée sur le parvis de la gare Versailles-Chantiers, les manifestants étaient issus de la CGT, FO, SUD ou encore de syndicats étudiants des Yvelines. La CGT des Yvelines avait lancé un appel à un tel rassemblement "pour exiger l'abrogation" de la réforme des retraites.

Un lourd dispositif des forces de l'ordre

Entre les casserolades et les sifflets, les manifestants scandaient "Macron démission!", "Emmanuel Macron président des patrons" ou encore "On est là". "Ça fait 4 mois qu'on se bagarre contre la réforme des retraites, là aujourd'hui notre cher président, avec les représentants du Medef, est au château de Versailles donc on va essayer d'aller leur faire un petit coucou", a déclaré Arnaud Thuon, délégué syndical CGT cheminot de Versailles, promettant de "continuer à faire du bruit pour se faire entendre".

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14 juin 1940 : Les Allemands entrent dans Paris

 

"L'étrange défaite" du printemps 40 prend sa source dans les événements des années trente. 

C'est ce qu'on va essayer de démontrer.

La grande dépression économique et sociale , qui suit le  krach boursier du 24 octobre 1929 à New York, fissure le monde et l'Europe.. Le usines ferment, les ouvriers sont à la rue.

 

 

C'est le temps des soupes populaires. En Allemagne, les industriels, les banquiers cherchent un sauveur, car  la finance a peur :  en Russie,  quinze ans plus tôt, le peuple s'est révolté avec Lénine et les bolcheviks à ses côtés, pour instaurer une République ouvrière. 

Et de pays à pays.  le communisme gagne du terrain. A Berlin aussi. 

"Il nous faut, se disent Krupp, Thyssen et les banquiers en choeur, financer et armer des mercenaires, qui  nous protègent du danger rouge !"

 

C'est ainsi que les Nazis sont arrivés au pouvoir en Allemagne, un certain 31 janvier 33. A  Paris déjà, la presse des affaires appelait le nouveau Führer,  "Monsieur Hitler".

Au pouvoir, le Chancelier, fit, de suite, tourner les usines à plein régime pour la guerre.  Le chômage ainsi réduit plut au peuple séduit Malgré les camps de concentration qui poussent comme des champignons où s'entassent les récalcitrants, les communistes d'abord,, et  bien d'autres militants, et tous les mécontents. Hitler s'en prend sauvagement aux Allemands juifs, pour, dit-il, préserver le sang allemand. Sans émouvoir la droite française, elle  aussi est  atteint du virus, depuis l'affaire Dreyfus, le siècle passé..

Aussi les sauvages exactions à répétition des nazis en Allemagne n'émeuvent guère la grande presse française - la télé n'existe pas, et la radio s'en tient aux communiqués officiels lus par un speaker qui les transmet en les lisant. La politique n'a pas, comme aujourd'hui, dévoré les antennes. C'est la presse écrite le seul vecteur des nouvelles. Mais nous y reviendrons.

L'Allemagne se réarme à grande vitesse, bafouant les traités qu'à Versailles, elle a signés. Sans réaction de notre côté.

 

 

 

Le 7 mars 1936, Hitler décide la remilitarisation de la Rhénanie, violant ainsi le traité de Locarno. Les troupes allemandes pénètrent à Düsseldorf et Cologne. Le président du Conseil français Albert Sarraut émet une protestation de pure forme.

 

Pourquoi cette passivité du côté de la France et de ses alliés ?

La Grande guerre n'est pas loin et ses ravages humains ont touché des millions de tués et de blessés. Pas une famille n'est épargnée. Le Nord et l'Est de la France, il y a seulement vingt ans, étaient en cendres.

Qui voulait alors "remettre ça" ? 

Et la classe des possédants, ceux qui avaient fait leur beurre pendant la guerre, les de Wendel et les Schneider, tous les marchands de canon, se posaient la question : alors que Hitler mettaient les communismes en prison, est-il de bonnes raisons pour lui faire la guerre ? Ne vaudrait-il pas mieux de s'entendre par dessus les frontières entre patrons ?

 D'autant plus qu'en cette même année, en juin 36, les ouvriers français ont l'outrecuidance d'occuper les usines et les magasins, foulant au pied la propriété privée. Et même, ils ont l'audace de fouler le sable de nos plages avec les congés payés.!..

C'en est trop : va-t-on se laisser plumer par ces "salopards en casquette" et ces femmes en cheveu ? Le capital financier choisit son camp, celui d'une entente avec Hitler, plus tôt que lui faire la guerre .

 

Certes, quelques hommes de droite restent fidèles à leurs convictions patriotiques, et pour cette raison, ils sont l'objet d'une haine farouche de la  classe d'où ils sortent.

De l'autre côté de l'échiquier politique, le PCF tente de convaincre les communistes, face au fascisme menaçant, d'unir le drapeau rouge ouvrier et le tricolore de la République. 

Mais après une année de joie et de confiance, le Front populaire est assassiné par les ministres bourgeois du Parti radical, qui avec Daladier tourne casaque et formera avec la droite, et bientôt, les socialistes de la SFIO rejoindront le troupeau. 

Et dès 1938, "finie la semaine des deux dimanches" selon les propos du ministre Paul Reynaud, balayées nombreuses avancées du Front populaire, et la répression des luttes ouvrières.

 

Le 30 novembre 1938, la grève générale est brisée, des milliers de militants des usines sont lockoutés, plus de 400 emprisonnés. 

Dans le même temps, en Espagne, un coup de force des militaires avec Franco, et le soutien allemand et italien, débute une guerre, que rejoindront de partout sur la terre, des volontaires pour sauver la liberté. Au sein de ces Brigades internationales, des jeunes ouvriers français feront leurs premières armes, dans le conflit mondial qui pointe à nos portes, lorsqu'ils seront FTP...

Avions allemands bombardant Guernica en Espagne

Mais sur le plan diplomatique, du côté de la France officielle, alignée sur la City de Londres, c'est la non-intervention. On laisse faire Mussolini et Hitler, les hommes de main du Capital, pour éviter soit disant la guerre, qui éclatera trois ans après.

Mais l'Allemagne, ses soldats et ses oriflammes à croix gammée, ne s'en tiennent pas là. Fort de sa puissante armée, en six ans reconstituée, ce n'est que revendications territoriales : Hitler met la main sur l'Europe, qu'elle occupe ou vassalise, de l'Autriche en Tchécoslovaquie.

 

Un an avant la guerre...La France et la Grande-Bretagne livrent la Tchécoslovaquie à Hitler

Face à cette offensive allemande, Londres et Paris temporisent et laissent le Fuhrer tranquillement faire sa razzia européenne, espérant que la Wehrmacht s'en prendra en suite à la rouge Russie, laissant l'Ouest, en observateur..

Et pendant ce temps-là, en France s'organise le parti allemand. Des journaux à grand tirage, des groupes de futurs collabo militants, au nom du pacifisme accuse le PC d'être le parti de la guerre, dénoncent les juifs et les étrangers, et bien sûr les communistes, qu'il faut éliminer.

 

Le gouvernement s'aligne sur cette politique, ouvre les camps de concentration, pour les espagnols républicains,  les antifascistes et les juifs émigrés de l'Europe vassalisée, dont la presse à grand tirage en font l'ennemi du genre humain.

 

Un camp d'internement en Lozère - Rieucours 1939-1942

C'est alors qu'à l'Est, le 23 août 1939, éclate le scénario qu'on attendait pas : Berlin et Moscou signent un pacte de neutralité, pour gagner du temps pour préparer la guerre que l'Allemagne compte faire à la Russie, celle-ci souhaitant des délais pour s'y préparer.

 

 

À l'Ouest, c'est la rage et la consternation.

Et le 1er septembre 39, l'Allemagne envahit la Pologne. France et Angleterre lui déclarent la guerre. Sans la lui faire, gardant l'arme au pied.

Hitler a préféré éliminer la France en premier, avant de s'en prendre à l'Union soviétique, comme les "élites" le souhaitaient. Et ce fut, dans notre pays, dans un déluge de haine, une répression sauvage contre les communistes. Ils avaient pourtant voté les crédits de guerre. Militants arrêtés  par milliers, parti et "L'Huma" interdits, députés déchus, peine de mort votée pour délit de propagande, syndicats dissous. 

 

L'automne et l'hiver se sont passés, à l'Ouest, sans combat en "drôle de guerre" entre deux lignes fortifiées, Siegfried et Maginot, 

Jusqu'au 10 mai 40 et la ruée allemande, comme vous savez.

 

 

Publié par EL DIABLO

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30 000 adhésions et demandes de contacts à la CGT depuis le 1er janvier 2023, soit 200 % d’augmentation par rapport à janvier 2022 : la lutte contre la réforme des retraites a réactivé la prise de conscience de l’importance de la lutte syndicale.

Un véritable raz-de-marée

En proposant la réforme des retraites, le gouvernement ne s’attendait sans doute pas à un tel effet raz-de-marée, dans la rue mais aussi au niveau des adhésions. Après une mobilisation sans faille, les chiffres sont là : le mouvement a réveillé la nécessité du collectif. 

Les travailleurs refusent de consacrer deux années supplémentaires au travail alors qu’ils et elles pourraient enfin bénéficier d’un temps pour soi, en bonne santé. Et ils et elles le montrent en se tournant vers les syndicats : 30 000 adhésions et demandes de contacts à la CGT depuis le 1er janvier 2023.

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par Rachel Knaebel

L’inflation des prix alimentaires après l’invasion en Ukraine a touché de plein fouet les populations pauvres dans le monde entier. À l’autre bout de la chaîne, les entreprises de négoce en profitent via la spéculation sur les marchés financiers.

 

Tout le monde peut le constater en faisant ses courses : se nourrir coûte toujours plus cher. En mars, les prix alimentaires ont encore augmenté de près de 2 % sur un mois, et de près de 16% sur un an ! « Autant l’année dernière, c’était vraiment les prix des énergies fossiles et du pétrole qui avaient tiré l’inflation à la hausse, autant là, ce sont les prix des matières premières alimentaires », pointe Lorine Azoulai, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire à l’ONG CCFD-Terre solidaire.

L’inflation qui a débuté après le pic de la crise du Covid 19 s’est nettement accélérée avec le début de l’invasion russe en Ukraine, fin février 2022. Avant le 24 février de l’an dernier, l’Ukraine était l’un des plus gros exportateurs au monde de maïs, de blé et d’huile de tournesol. La Russie est de son côté le premier exportateur de blé. Au printemps 2022, le conflit à l’est de l’Europe a fait exploser les prix de ces matières premières alimentaires, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique.

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MACRON on ne tourne pas la page !

 

 

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En même temps dans la même région selon la même logique de profit les fermetures d'entreprise se multiplient :

Fermeture de l'usine Tereos dans le Nord : "On marche sur la tête", déplore Xavier Bertrand

Toute l'actualité Fermeture d'entreprise. Calais : l'usine Synthexim ferme définitivement ses portes après 120 ans d'histoire.

À Escaudœuvres (Nord), l'annonce de la fermeture de l'usine de sucrerie a laissé place à la sidération

 

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Comme ailleurs avec la complicité active de Macron :

 

 

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SOURCE : la CGT

Hier, Emmanuel Macron a profité de son allocution sur la question industrielle pour justifier sa réforme des retraites, évoquant vouloir mener une politique de constance sur le plan macroéconomique et ainsi contribuer à être compétitif sur le capital, le travail et l’innovation tout en augmentant la quantité de travail.

D’un côté le président de la République annonce vouloir anticiper le financement d’un possible déséquilibre d’ici 2030, de l’autre le ministre Bruno Lemaire précise que cette réforme est nécessaire pour réduire le déficit public. Pourtant, les arguments manquent cruellement pour justifier cette réforme injuste et injustifiée.

Non, la France ne s’est pas désindustrialisée parce que « nous travaillons moins que nos voisins », alors que les Français sont les plus productifs d’Europe. La désindustrialisation du pays est essentiellement due à la délocalisation des grands groupes dont l’objectif est de profiter d’une main d’œuvre à bas coût tout en étant moins contraint par le respect des droits des travailleuses et des travailleurs.

Emmanuel Macron lui-même a activement contribué à cette désindustrialisation en démantelant Alstom au profit de General Electric sous le quinquennat d’Hollande. Les augmentations constantes du prix de l’énergie ont aussi généré de nombreuses difficultés, perturbant ainsi toutes les chaines de production et entrainant des situations de chômage technique ou partiel. Les conséquences vont même plus loin avec près de 300 PSE et 24 000 ruptures conventionnelles en 2022.

La perte de la souveraineté industrielle française a mis de nombreux secteurs professionnels en difficulté et déséquilibré structurellement notre balance commerciale. Et pourtant, les aides publiques ne manquent pas : à qui profite vraiment la crise industrielle ? Certainement pas aux travailleuses et travailleurs dont les entreprises ferment, délocalisent et licencient.

Après le CICE à plus de 100 milliards d’euros et le plan de relance à 12 milliards d’euros, la bonté du président des riches ne s’arrête pas là. Il propose un nouveau crédit d’impôt de l’industrie verte évalué à 20 milliards d’euros. L’argent public ne peut pas être déversé sans contrepartie ni contrôle. La CGT propose de conditionnaliser les aides aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux.

Sur la formation, l’annonce est tout aussi inquiétante tant elle révèle une volonté de réponse à court terme aux désidératas du patronat : la transformation de l’appareil productif et l’arrivée massif des nouvelles technologies implique une élévation des qualifications pour toutes et tous pour anticiper les mutations du travail avec des formations tout au long de la vie.

Même chose sur la pause réclamée au niveau européen sur les questions environnementales. Il est nécessaire d’harmoniser par le haut les normes sociales et environnementales au niveau européen et de mettre en place les mécanismes aux frontières permettant de respecter ces critères.

Ces annonces n’apportent rien de concret pour soutenir et développer des projets industriels innovants, créateurs d’emplois, portés par des travailleurs et travailleuses engagé.es. Il est temps que l’Etat se dote d’une stratégie qui planifie une politique industrielle ambitieuse avec une vision sur le long terme qui permette de réindustrialiser le pays et de créer de nombreux emplois stables et qualifiés avec des statuts de haut niveau pour toutes et tous.

Montreuil, le 12 mai 2023

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

À l'usine de Vertbaudet, plus de 80 travailleuses sont en grève reconductible depuis deux mois pour l'augmentation des salaires. Reportage sur cette lutte que les femmes de Vertbaudet sont déterminées de mener jusqu'au bout.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Ce mardi, Gabriel Attal a présenté le projet de lutte contre la fraude fiscale du gouvernement. Derrière la tentative de dialoguer avec le sentiment anti-riches se cache un nouvel écran de fumée pour faire oublier la chasse aux pauvres et fermer la séquence contre la réforme des retraites.

« Fraude fiscale » : l’enfumage de Macron sur les riches pour mieux avancer contre les travailleurs

Crédit photo : France Inter

Après avoir démarré ses « 100 jours d’apaisement » par des attaques contre les plus précaires et contre les immigrés, le gouvernement a abattu une nouvelle carte pour tenter de calmer la colère : l’annonce d’un plan de lutte contre la fraude fiscale. Macron avait déjà annoncé vouloir « lutter contre toutes les formes de délinquance, contre toutes les fraudes, qu’elles soient sociales ou fiscales » lors de son allocution du 17 avril dernier. Lundi soir et ce mardi matin, dans une interview donnée au journal Le Monde et sur France Inter, Gabriel Attal, ministre délégué chargé des Comptes publics, a précisé la partie du projet concernant la fraude fiscale.

Quand le gouvernement des riches veut faire croire qu’il va s’attaquer aux riches

« Chaque fraude fiscale est grave, mais celle des plus puissants est impardonnable » a notamment déclaré Gabriel Attal auprès du Monde. Le ministre a ainsi tenté de se déguiser lui et son gouvernement en grands pourfendeurs de l’injustice sociale et affirmé sa volonté de cibler « les ultra riches et les multinationales » en présentant son plan contre la fraude fiscale.

Au programme : la création d’un nouveau service de renseignement, le Service d’Enquêtes Judiciaires des Finances (SEJF), le recrutement de 1.500 agents et une hausse de 25 % des contrôles fiscaux « sur les gros patrimoines » d’ici la fin du quinquennat. « Après les Panama Papers et les Dubaï Papers, je veux que le France puisse produire ses propres Papers » a déclaré Attal au micro de France Inter.
Ironique, quand le gouvernement a lui-même supprimé 1.600 emplois depuis 2017 à la Direction générale des finances publiques (DGFIP), et que le verrou de Bercy, privilège donné au ministère concernant les poursuites pour fraude fiscale, est toujours d’actualité. Selon le syndicat Solidaires Finances Publiques, « depuis 2012 ce sont plus de 21 000 emplois qui ont été supprimés à la DGFiP dont 3 000 a minima dans les services du contrôle fiscal ».

Le plan compte aussi durcir les sanctions envers les fraudeurs, en travaillant sur une « sanction d’indignité fiscale et civique » : suppression des réductions d’impôts et du droit de vote durant plusieurs années, sous réserve de la constitutionnalité de la proposition. Enfin, Gabriel Attal « souhaite » que « quand les condamnations ne s’accompagnent pas de peines de prisons, il y ait une peine complémentaire de Travaux d’Intérêt Général ». « En plus de payer son amende, le gros fraudeur fiscal ira repeindre le centre des impôts » a annoncé le ministre.

Malgré cette tentative grossière de faire croire qu’il va tenter de s’attaquer aux évadés fiscaux et aux grandes fortunes, Macron aura du mal à faire oublier qu’il est bien le « président des riches » et le grand ami des patrons et des milliardaires. En effet cette annonce et ce discours absolument hypocrite ne sauraient masquer le fait que ce dernier a, depuis 2017, arrosé le patronat de cadeaux et de réformes favorables aux intérêts des grands capitalistes, tout en s’attaquant aux travailleurs et aux classes populaires : suppression de l’Impôt sur les grandes fortunes (ISF), baisse des impôts sur les entreprises, loi travail, privatisation des transports publics, réforme des retraites… D’ailleurs, le Président de la République lui-même avait été rattrapé par le fisc en 2016 et obligé de payer l’ISF après qu’il ait évalué son patrimoine à la baisse.

Pour calmer la colère sociale et mieux s’attaquer aux pauvres

Mais cette annonce qui a tout d’un enfumage ne vise rien d’autre que de mieux faire passer la pilule des attaques que le gouvernement est bien décidé à mener contre les travailleurs et les plus précaires. En effet, ce « plan contre la fraude fiscale » s’accompagne d’un volet contre… « la fraude sociale », à savoir la « fraude » aux minimas sociaux. Dans cet élan les deux « fraudes » sont pratiquement mises sur le même plan. D’ailleurs, au lendemain de l’annonce des « 100 jours d’apaisement » le même Gabriel Attal était sur les plateaux pour évoquer un durcissement des conditions d’attribution des minimas sociaux et des allocations sociales en ciblant tout particulièrement les travailleurs immigrés.

De la même manière, lorsque ce mardi sur RTL, Pascal Praud demande à Gabriel Attal s’« il faut contrôler tout le monde », notamment les chômeurs, Gabriel Attal répond « Oui, mais là je présente le plan fraude fiscale. D’ici à la fin du mois, je présenterais la partie fraude sociale de mon plan ». Au même moment où il se fait le parangon de la justice sociale, Gabriel Attal a ainsi été chargé de poursuivre la chasse aux pauvres et notamment celles et ceux qui touchent le RSA. Il a ainsi réaffirmé le projet de réforme du RSA et un conditionnement de son versement à 15-20h hebdomadaires « d’activités ».

La manœuvre politique est claire : après la mouvement contre la réforme des retraites, le gouvernement cherche à donner des gages de justice sociale en prétendant s’attaquer aux plus riches… Pour mieux s’attaquer aux pauvres dès la fin du mois. Dans le même temps, ces récentes annonces combinées aux attaques contre les plus précaires visent à draguer des couches de l’électorat appartenant aux « classes moyennes ». Ainsi Attal a pris soin d’affirmer que l’objectif de ce plan était d’alléger « la pression sur le petit contribuable »… tout en partant en croisade contre « les assistés » avec la réforme du RSA.

Alors que la colère de l’ensemble des couches de la classe ouvrière et des classes populaires contre Macron et son gouvernement est de plus en plus forte et s’est fortement exprimée durant plus de trois mois au cours du mouvement contre la réforme des retraites, cette annonce de « plan contre la fraude fiscale » vise à faire oublier l’attaque des retraites et à dialoguer avec le sentiment d’injustice vis-à-vis des grandes fortunes qui continuent de s’enrichir. Et ce à mesure que les profits des grands patrons sont toujours plus faramineux et que les conditions de vie et de salaires de la majorité de la population sont de plus en plus dégradées, notamment avec l’inflation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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