SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Sur BFM un éditorialiste cite une loi de Pétain pour appuyer la réforme de Macron

Malaise sur le plateau : sur BFM l’éditorialiste Emmanuel Lechypre a trouvé un argument massue pour défendre la réforme des retraites en citant une loi de Vichy. Après avoir comparé les Chinois morts du Covid à des « pokemon », cet éditorialiste montre qu’il est bien autant anti-ouvrier que raciste.

C’était mieux avant ?

Capture d’écran BFM

Emmanuel Lechypre n’est plus à une connerie près. Rappelez-vous, il avait brillé pendant la pandémie lors de la diffusion d’un enterrement pour les morts du Covid en Chine : « On enterre des pokemon » avait-on alors pu entendre chuchoter l’éditorialiste. Depuis plus de 10 ans, ce fidèle toutou du capital fait les tours des plateaux pour défendre les grands patrons, les actionnaires et expliquer qu’il faut détruire les acquis de la classe ouvrière.

Sur BFM, ce mercredi 8 février, il s’est une nouvelle fois illustré en faisant la promotion d’une loi pétainiste. « Bah moi je vous lis quand même ce qu’il y a d’écrit dans la loi du 14 mars 1941 »… Sûr de son argument massue, il commence à lire devant Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, un passage de la loi qui justifierait par la démographie l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite.

Quelques soupirs de malaise se font entendre sur le plateau avant que Martinez n’interrompre ce brave expert : « Non mais en 41… Je pense que la France était pas dans son meilleur état, mais vous avez le droit de prendre des références de Vichy, mais c’est un peu compliqué ». Le désœuvrement se lit sur le visage de la présentatrice, plus experte en histoire que l’expert du plateau : « Bah oui parce que 41 là, Emmanuel... »

Pas convaincu Emmanuel Lechypre affirme qu’il vérifiera si la loi du 14 mars 1941 a bien été promulguée sous Vichy...

Mais pour faire justice à Emmanuel Lechypre, il faut reconnaître qu’il est allé piocher dans des références pertinentes pour défendre le projet de Macron. L’Allocation pour les Vieux Travailleurs Salariés mise en place par Pétain en 1941 ne permettait en effet de prendre sa retraite qu’à partir de 65 ans et de toucher une pension de misère (3600 francs par an, quand un salaire mensuel moyen à la même époque tourne autour de 1500F).

Ce qui transpire derrière cette grande séquence de télévision, c’est la volonté et le besoin pour la bourgeoisie de frapper fort contre les travailleuses et les travailleurs, et pour cela de trouver l’inspiration dans un régime qui a mis toute la force étatique à la destruction de la classe ouvrière organisée et à la persécution des étrangers et des Juifs.

Le régime de Vichy, qui avec sa Charte du Travail d’octobre 1941 (Emmanuel Lechypre n’aura pas besoin de vérifier, on vous l’assure c’était sous Vichy) a dissous l’ensemble des confédérations syndicales et interdit la grève, se donnait en effet pour ambition de supprimer la lutte des classes et de faire travailler en bonne entente les ouvriers et les patrons… au service des patrons. Le macronisme et l’ensemble des forces capitalistes évoluent pas à pas dans cette direction.

Pour notre bien, pour sauver le système de retraites par répartition, il faut accepter de se faire exploiter plus longtemps, de mourir avant la retraite et surtout de ne pas toucher à la fortune colossale du grand patronat. Dans le même temps, pour le bien de nos vacances, le gouvernement propose généreusement d’interdire les grèves pendant les vacances scolaires. Et puis qui sait demain, aussi le week-end, puis les autres jours de la semaine ?

La normalisation du pétainisme s’exprime depuis plusieurs mois dans les médias. C’est Zemmour qui essaye d’en faire un héros national, c’est Juliette Briens vidéaste raciste qui revendique la « France libre de Vichy » sur le plateau de Hanouna, Macron qui rend hommage au « grand soldat » Pétain ou Darmanin qui fait la promotion de figures de l’Action Française. Emmanuel Lechypre n’est qu’une pierre de plus à cet édifice médiatique qui dit la radicalisation de la bourgeoise dans sa politique raciste, à l’heure où est discuté la prochaine loi anti-immigrés de Darmanin, et anti-ouvrière avec la réforme des retraites, la réforme de l’assurance-chômage et nos salaires, bouffés quotidiennement par l’inflation.

Réussir à faire reculer Macron sur sa réforme, c’est aussi faire taire tous ces éditorialistes et experts qui hurlent à la défense de la démocratie et de la liberté face aux grèves, mais sont prêts à ressusciter les heures les plus sombres du 20ème siècle quand il s’agit d’exprimer leur haine des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
36 milliards de bénéfice pour Total : il est là l’argent pour nos retraites et nos salaires

TotalEnergies encaisse 36 milliards de bénéfices nets sur l’année 2022, un record historique pour le groupe. Dans le même temps, en plein mouvement contre la réforme de retraites qui veut nous faire travailler plus, l’inflation continue de grimper en rognant les salaires qui n’augmentent pas, et les services publics s’effondrent

De l’argent, il y en a…

Crédits photo : AFP - LOIC VENANCE

TotalEnergies clôt les annonces des résultats annuels des pétroliers ce mercredi avec des profits records sur l’année 2022. Le groupe a généré cette année un bénéfice net de 36 milliards d’euros, un record absolu pour Total.

Ces profits monstres sont liés en grande partie aux activités du groupe dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL), au centre des tensions commerciales énergétiques avec les sanctions apposées sur le gaz russe depuis le début de la guerre en Ukraine. Alors que les bénéfices engrangés par Total s’avèrent être les plus importants réalisés par l’entreprise et l’un des meilleurs de l’histoire du CAC40, ce record est le fruit des conséquences de la guerre, Total n’ayant pas hésité à faire exploser les prix à la pompe.

Avec ces bénéfices, Patrick Pouyanné, PDG de Total, prévoit déjà d’augmenter… les actionnaires du groupe. Cette somme astronomique va servir à rehausser de 7,2% les acomptes sur dividendes perçu par les actionnaires, ainsi qu’à l’acquisition d’action à une hauteur de 2 milliards de dollars. L’entreprise avait déjà annoncé le versement d’un dividende aux actionnaires en décembre dernier, pour un montant de 1,8 milliards d’euros (hausse de 5 % par rapport à 2021).

De leurs côtés, les autres pétroliers ont aussi profité de la crise russe ainsi que de l’inflation pour engranger des profits record. C’est le cas notamment d’ExxonMobil avec 56 milliards de dollars, Chevron avec 36,5 milliards de dollars ou encore Shell et ses 40 milliards de dollars.

Des bénéfices record sur le dos des travailleurs !

L’inflation rampante sert aussi de tremplin pour le bilan économique de Total. En effet, alors que l’entreprise engrange des sommes monstres et que le prix à la pompe augmente, les salaires des travailleurs de TotalEnergies restent fixes. C’était notamment le sujet des revendications des grévistes de Total l’automne dernier qui ont mis à l’arrêt les installations de la multinationale pendant trois semaines. Au même moment, les chiffres des bénéfices de Total au troisième trimestre 2022 sortaient. Nous nous étions alors entretenus avec Alexis Antionoli, secrétaire général CGT sur la raffinerie de Normandie : « C’est quelque chose de complètement démesuré, quand on voit le vécu dans un site comme le nôtre, quand on voit les conditions de travail dans lesquelles on est, les postes vacants, les difficultés à gérer l’ensemble des postes, c’est déconnecté totalement de tout ça et on voit qu’on est dans un groupe qui fait du cash comme jamais et que cet argent, il ne revient jamais à l’outil de travail ni aux salariés, il revient toujours à l’actionnaire. »

Ces profits démesurés ne concernent pas seulement les salariés de Total, mais bien toute la population. En effet, comme le rappelle l’économiste Maximes Combes sur Médiapart : « 19 milliards de profits, c’est l’équivalent de la rémunération annuelle de 380 000 personnels d’hôpitaux, la rénovation globale de 310 000 passoires énergétiques, ou encore une prime de 6 300 euros pour chacun des 3 millions d’étudiants. ». Au moment où l’inflation et la précarité touchent toutes les couches de la société et où le gouvernement sert toujours plus la vis sur les servicespublics, l’accumulation des profits des groupes pétroliers laisse un goût amer à ceux qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois.

De l’argent, il y en a …

Ces chiffres sortent en pleine mobilisation contre la réforme des retraites rejetée par une très large majorité de la population. Dans la pétrochimie, les raffineurs ont réalisé 48 heures de grève, à partir de la journée nationale du 7 février, avec des taux de grévistes très importants. La journée du 7 février a également permis de voir rejoindre la bataille de nombreux sous-traitants des installations pétrolières.

Avec la mobilisation en cours dans la pétrochimie, l’annonce des profits des entreprises pétrolières rappelle qu’il y a de l’argent, mais que ce dernier « revient toujours à l’actionnaire ». Les bénéfices réalisés par Total sont supérieurs au prétendu déficit des retraites qu’agite le gouvernement pour nous voler deux ans de vie. Pour leur arracher, il faut construire le rapport de force sur le terrain de la grève reconductible à l’image de ce que portent les raffineurs dans cette mobilisation contre la réforme de retraite qui cristallise la colère de la fin du mois. Les questions des retraites et des salaires sont aujourd’hui intimement liées, le cahier revendicatif du mouvement doit s’élargir en particulier à l’augmentation et l’indexation des salaires afin de convaincre et de permettre aux secteurs précaires de préparer la grève reconductible.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Encore une belle année pour Unilever en 2022 :

 

8,269 milliards d'€ de bénéfices

 

et

 

distribue sous formes de dividendes à ses actionnaires et toujours en augmentation :

 

4,329 milliards d'€

Unilever remercie les prolétaires.

 

Comme le dit le BIG BOSS, l'année 2022 est une très bonne année !

 

Unilever pour l'année 2022, bénéfices et dividendes

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VIDEO. Le Havre bloqué ! Comment durcir le mouvement ?

Pour la journée de mobilisation de ce mardi 7 février, les syndicats du Havre organisaient une opération blocage des sites industrielles et du port. Révolution Permanente était sur place ! Reportage à retrouver en vidéo.

7 février

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
RETRAITES – Attention, énorme ARNAQUE : la pension à 1200 euros brut minimum ne concerne que… 0,002% des salariés !

Pas de pension retraite en dessous de 1200 euros brut ? Les macronistes sont très fiers de pouvoir l’annoncer. Sauf que… c’est une énorme douille, il n’y a rien derrière. Premièrement, c’était déjà dans la loi depuis 2003, il suffisait de l’appliquer. Surtout, c’est pour une carrière complète au SMIC. Donc cela ne concerne que 0,002% des salariés. C’est ça le progrès pour Macron : voler deux années à tous les travailleurs et travailleuses du pays, en moyenne 36 210 euros par personne, et augmenter de moins de 100 euros une personne sur 50 000. Et après il s’étonne que 93 % des Français rejettent son projet.

Équilibre, justice, progrès : derrière un membre du gouvernement Macron, ces mots sonnent faux

Mardi 10 janvier. Derrière la Première ministre qui présente le projet de retraite à 64 ans, trois mots trônent : équilibre, justice, progrès. Design sobre, léché. Ça pour le service marketing, il y a du budget en macronie. Plus que pour financer de la protection sociale visiblement. L’histoire ne dit pas si le cabinet McKinsey a été mis à contribution pour trouver ce perfide slogan.

Ces mots sont ce qu’on appelle des concepts mobilisateurs en rhétorique. Dans le langage courant on dit : des mots creux. Des mots qui sonnent bien, super sympa en apparence. Mais en fait, suivant qui les utilise, cela prend un sens ou le contraire. Depuis 2017 et sa Révolution, c’est devenu la marque déposée des discours de Macron.

POURSUIVRE LA LECTURE :

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Olivier Dussopt, ministre du Travail et de la retraite sauce Macron a "toute la confiance de Matignon", sous-entendu du locataire actuel de l'Elysée

capture d'écran

Normal, pourrait-on entendre à la téloche, le ministre de la Justice est renvoyé devant la Cour de justice de la République et le secrétaire général de la présidence de la République est mis en examen pour prise illégale d'intérêts.

Mais pour en revenir à l'excellent ex-député socialiste Olivier Dussopt, adoubé ministre du travail par qui vous savez, le Parquet national financier le soupçonne de favoritisme dans une affaire de marché truqué.

J'ai dit excellent à l'encontre du ministre de la réforme des retraites à la sauce Macron, non pour obtenir une breloque sur mon veston, que je n'ai pas d'ailleurs.

Mais l'excellent député socialiste qu'il était, déclarait en 2010, contre la réforme Sarkozy des retraites de 60 à 62 ans: « Cette volonté est doublement injuste. D'une part, elle écarte d'emblée la recherche d'autres recettes, notamment la mise à contribution de l'ensemble des revenus et en particulier de ceux issus du capital. [...] D'autre part, [...] à la précarité et au taux de chômage historique qu'ils connaissent, vous allez ajouter l'infliction d'une double peine aux moins de trente ans en éloignant toujours plus le moment de leur départ en retraite".

Excellent non ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Tous mobilisés pour nos retraites

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

RAPPEL :

La Loi de Prorammation Militaire (LPM) de Macron pour la période 2024-2030 prévoit l'emploi de 413 milliards d'euros : le DOUBLE du budget de la période  2014-2017.

Tandis que les prix flambent, que l'hôpital est à l'agonie, que les services publics de manière gégérale sont sacrifiés, que les pauvres s'appauvrissent, que les sans domiciles sont légion ...

Télécharger RETRAITES_CHARS

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS de COmmun Commune

SOURCE : Ou va la CGT ?

http://ouvalacgt.over-blog.com/2023/01/la-penibilite-dans-la-reforme-macron-une-enorme-mauvaise-blague.html

 

 

On savait depuis longtemps que Macron n’aime pas le mot « pénibilité », depuis une fameuse déclaration le 3 octobre 2019 : « Je n’adore pas le mot pénibilité, car ça donne le sentiment que le travail serait pénible », déclaration qui avait d’ailleurs fait un tollé à l’époque.

Macron a bien travaillé, le mot pénibilité n’apparaît pas dans le projet gouvernemental, on ne parle que d’usure professionnelle.

Après la régression de 2017 (voir notre article de l’époque « La pénibilité, Macron et la CGT »), le gouvernement Macron cherche à faire croire qu’il se préoccupe des prolétaires, de leur santé, des conditions de travail.

 Et bien voici le détail de ce qu’il y a dans le projet de loi, tel que trouvé sur le site du Ministère du Travail, c’est-à-dire sans intermédiaire, sans interprétation :

RETRAITES - La PÉNIBILITÉ dans la réforme Macron : une énorme mauvaise blague

Sur les carrières longues, tout a été dit, et le texte est d’une hypocrisie sans nom. Les anciens qui ont commencé très jeunes partiront bien plus tard, et les inaptes, invalides, malades professionnels devront travailler (ou plutôt chômer…) deux ans de plus. On rappelle (voir un article précédent « Usure prématurée, carrières incomplètes, les vrais enjeux des retraites ») que le taux d’emploi des 60-64 ans est de 35% seulement – tous métiers confondus. Pour les ouvrier.e.s de la construction, de l’agro-alimentaire, du nettoyage ou de l’automobile, on doit approcher le 0%. Les chiffres sont tenaces, surtout lorsqu’ils proviennent des services mêmes de l’Etat !

 

Sur la pénibilité, RIEN. Trois volets :

Tous les articles de ce blog sur la pénibilité et la souffrance au travail, ICI.
On y retrouvera la cinquantaine d'articles écrits sur ce sujet depuis 2007, au fil des attaques successives de tous les gouvernements

-    Amélioration du Compte Professionnel de Prévention (C2P), sans vraiment de précisions sur « plus de droits ». Sachant qu’aujourd’hui, il ne concerne que quelques milliers de personnes par an (entre 3000 et 12000 selon les sources) qui l’utilisent pour partir plus tôt. Le texte gouvernemental parle de plus de 60 000 personnes supplémentaires « couvertes par le C2P », mais cette formule plus que vague n’entraîne pas du tout qu’il y aura plus de bénéficiaires d’une préretraite pénibilité !

Ensuite on parle de congé de reconversion pour pouvoir changer de métier, la belle blague. Chacun.e sait très bien que quand on est cassé au travail, aucun patron n’envisage, même de très loin, un reclassement ou une reconversion. Pour mémoire dans les années 60/70, dans toutes les usines il y avait des postes réservés dans ce sens : vigiles, huissiers, cantine, postes administratifs allégés etc. Tous ces postes ont disparu, guerre économique et rentabilité oblige. Les fonctions ont soit carrément disparu, absorbées dans d’autres postes ou par l’informatique, soit sous-traitées pour coûter moins cher. On notera que cette option bidon « reconversion » existait déjà dans la loi de 2014… (voir « Décrets pénibilité : où en est-on exactement ? »). Et qu’apparemment, neuf ans plus tard on la ressort du chapeau comme une nouveauté… Ca a dû bien marcher durant ces neuf ans !

L'occasion de rappeler que la France est le pays où la productivité instantanée du travail, la vraie source de pénibilité, est une des plus élevée au monde, même les économistes du journal patronal Les Echos sont obligés de le reconnaître.

-    Prévention et reconversion, précisément sur les trois critères qui ont été retirés de la pénibilité en 2017, lol ! Mais rien pour les travailleurs concernés. Et pas un mot sur les risques chimiques.

-    Et cerise sur le gâteau, « suivi médical renforcé » des salariés « exerçant des métiers identifiés comme exposés à la pénibilité ». Seule chose intéressante dans la formulation : la reconnaissance implicite du caractère collectif de la pénibilité de certains métiers. Mais solution individuelle à ce problème collectif, « suivi médical renforcé » pouvant déboucher sur une inaptitude et donc à un départ à 62 ans. Au lieu de reconnaître socialement, économiquement et collectivement la pénibilité de certains métiers et de certaines entreprises, on individualise médicalement le suivi, en rejetant la responsabilité de la décision sur les médecins. Déjà, quand on connaît le côté larbin des médecins du travail salariés par les grandes entreprises, on peut déjà imaginer le pire. Et ça escamote la responsabilité du mode de production en tant quel tel, les choix techniques, organisationnels complètement destructeurs pour les travailleurs : le travail de nuit et les horaires décalés, le travail à la chaîne et au rendement, tous les facteurs de pénibilité donc qui ne sont pas des excès que l’on pourrait corriger, mais des conséquences de la course à la productivité dans la guerre économique mondialisée.

 

Le gouvernement, sur la défensive vu le rejet massif de la retraite des morts, nous promet des améliorations lors du débat parlementaire. Comment y croire une seule seconde ? Quand nous ferons, comme nous l’avons fait en 2014, le bilan des décrets parus, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.

 

Jeudi 19, nous avons donné un vrai coup de semonce au gouvernement. Demain, mardi 31, nous en donnerons un deuxième, c’est l’évidence. Mais il va falloir frapper plus fort, de manière organisée pour des objectifs précis et partagés par tous.

 

Sur ce blog, nous avançons depuis longtemps plusieurs mots d’ordre :

  • Non à la retraite des morts, Retraite à 55 ans, les flics l’ont bien entre 52 et 57 ans !
  • Reconnaissance collective de métiers et entreprises pénibles, comme pour l’amiante !
  • Tiers-temps pénibilité, un an de pré-retraite pour trois ans de travail pénible, comme pour l’amiante !
  • Contre la précarité, les carrières incomplètes, aucune condition de trimestres !
  • Pension minimale à 1500€ (net…), 4500€ maximum.
  • Un seul régime de retraites, intégration des retraites complémentaires dans le régime général
  • Fin du paritarisme, source de corruption et de bonne gestion capitaliste – un article du Canard Enchaîné du 25 janvier vient de mettre à nu la gestion paritaire de l’ARRCO-AGIRC, et c’est pas triste… (voir ICI)

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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