SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

L’inflation va continuer : les salaires doivent suivre les prix, il y a urgence !

Alors que dans les autres pays européens, l’inflation baisse relativement la France semble faire exception, de sorte que les prix de l’énergie et de l’alimentaire repartent à la hausse. Face à une situation qui ne peut aller qu'en s'aggravant, l’indexation des salaires sur l'inflation se pose de manière toujours plus urgente : il s’agit maintenant de l’imposer.

Aux grands patrons de payer la crise

Crédits photo : Capture d’écran, JT France 2

Ces derniers jours, les experts économiques de plateau-télé s’inquiètent : malgré les promesses répétées de Bruno Lemaire annonçant une baisse de l’inflation (à peu près tous les mois depuis deux ans), celle-ci continue de se maintenir à un niveau élevé. Le professeur d’une école de commerce, Gilbert Cette, pointe : « C’est vrai, l’inflation résiste davantage en France qu’ailleurs. En août 2022, la France était, des vingt pays de la zone euro, celui qui affichait l’inflation la plus faible. Un an plus tard, en août 2023, l’inflation est plus basse dans treize pays, soit presque les deux tiers de la zone. » Une tendance à l’inflation que la sortie du bouclier tarifaire sur les prix de l’électricité d’ici la fin 2024 va continuer d’accentuer l’an prochain.

Confirmé par les derniers chiffres de l’INSEE, ce constat met à mal l’ensemble du discours gouvernemental depuis le début de la crise inflationniste. Alors que depuis deux ans, Macron pointe que pour voir l’inflation baisser, les salariés ne doivent pas pas être trop gourmands, dans l’attente de jours meilleurs. Or, la situation est loin de s’améliorer et continue de s’aggraver.

L’une des raisons est le desserrement des subventions publiques de sorte que les tarifs réglementés de l’électricité ont ainsi augmenté de 10% dès le 1er août 2023, au moment où les prix de l’énergie explosent, promettant un hiver de chien pour les classes populaires.

Fin du « boucliers » tarifaires, hausse des prix de l’alimentaire, tout continue à augmenter !

Le pari de Macron et de son gouvernement qui consistait à mettre en œuvre des mesures de contention des prix est un échec sur toute la ligne. Alors qu’il cherchait à mettre en exergue une inflation moindre à l’échelle européenne, il n’a fait que jouer sur les rythmes de l’inflation de sorte que celle-ci est loin de s’arrêter. Ainsi, loin de bloquer les prix et de faire payer l’inflation aux grands groupes de l’énergie, ces mesures ont servi à freiner relativement la hausse des prix à la consommation en payant la différence aux distributeurs d’électricité, de gaz et de carburants avec de l’argent public, par dizaines de milliards (une somme dont personne ne sait estimer l’ampleur exacte comme le pointe Mediapart). En définitive, la maîtrise très relative des prix de l’électricité et du gaz s’est faite au prix de subventions publiques indirectes massives au grand patronat du secteur de l’Énergie.

Désormais, le gouvernement et le patronat demandent de rembourser la note. Le bouclier tarifaire n’était pas un cadeau mais un prêt, avec des intérêts qui se payent au prix fort ! Âge légal de départ à la retraite reculé de deux ans, attaques contre l’assurance chômage et les allocataires du RSA qui doivent désormais fournir 15 heures hebdomadaires de travail gratuit, moindre remboursement des frais dentaires à partir du 1er octobre, flicage des arrêts-maladies. Le budget 2024 est rempli d’attaques austéritaires contre les classes populaires.

Pourtant, le gouvernement l’assure – et pourquoi devrait-on douter de ses prédictions ? – les salaires devraient, au global, avoir augmenté de 4,5% sur l’année 2023, quand l’inflation générale aurait augmenté dans le même temps de… 5%. Si on peut fortement douter de ces statistiques globales qui ne font absolument pas la différence entre les augmentations des PDG et du management des entreprises avec celles des travailleurs, il y a une inflation officieuse qui est elle vécue quotidiennement par les travailleurs : la nourriture est près de 10% plus cher qu’il y a un an, l’électricité et le gaz sont en constante augmentation et l’essence est à 2€ le litre. C’est tout simplement la promesse d’un plongeon dans la misère pour des millions de foyers.

L’inflation n’est pas une fatalité, il faut indexer les salaires sur l’inflation

Quand même manger à tous les repas (sans même parler de bien manger) devient un luxe, il y a pourtant des mesures d’urgence simples à mettre en œuvre. Il faut que les salaires et les pensions soient indexées sur la hausse du coût de la vie ! Mais il faut aussi augmenter d’au moins 400€ tous les salaires ! C’est une nécessité alors qu’aujourd’hui, il n’est plus possible de vivre correctement de son travail, plus possible de ne pas se retrouver dans le rouge dès le milieu de mois et pas possible de faire face à un coup dur et à des dépenses imprévues.

Face à cette inflation qui a été extrêmement élevée ces deux dernières années, des vagues de lutte pour les salaires ont eu lieu dans de nombreux pays. Un bilan de cette séquence à l’échelle européenne est que les quelques avancées un peu significatives, quoiqu’insuffisantes, ont eu lieu lors de combats groupés, à échelle d’une branche ou de plusieurs. Les luttes entreprise par entreprise n’ont souvent permis que de perdre le moins possible, et de ne gratter que des « augmentations » en deçà de l’inflation générale et bien en deçà de l’inflation alimentaire ou de l’énergie.

La perspective d’une lutte générale de l’ensemble des salariés pour l’indexation des salaires sur l’inflation et l’augmentation de tous les salaires de 400€ devrait ainsi être mise à l’ordre du jour par les directions des organisations syndicales, ainsi qu’un véritable plan de bataille pour l’obtenir. Rien de tout ça n’est proposé aux salariés : seulement une journée de mobilisation isolée ... à deux mois de la rentrée sociale, le 13 octobre, et ce dans une perspective de pression sur la conférence sociale, la nouvelle supercherie pondue par Macron pour embourber les syndicats dans le « dialogue social ».

Or, cette conférence sociale ne vise aucunement à régler le problème de la baisse des salaires, mais au mieux à négocier les salaires minimums de branche qui ont été dépassés par l’augmentation du SMIC… Autrement dit, des miettes. A la hauteur de l’objectif, on n’entend quasiment pas les têtes syndicales se mobiliser pour faire la promotion de cette journée. En se donnant des objectifs aussi limités, il est bien entendu difficile de motiver ses collègues à perdre du salaire pour faire grève. Face à une telle situation de crise sociale, le minimum vital est d’opposer face à Macron et au grand patronat, un plan de lutte résolue pour une augmentation générale des salaires et l’indexation sur l’inflation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Accidents au travail. Le gouvernement veut réduire les indemnisations patronales en cas de faute inexcusable

Alors que les accidents du travail se multiplient, le nouveau mode de calcul des indemnisations pour les maladies professionnelles et les accidents du travail prévu par le PLFSS 2024 prévoit d’exonérer les patrons d’une partie de ce qu’ils devraient verser à leurs victimes en cas de faute inexcusable.

Nos vies, pas leurs profits !

Alors que le budget 2024 est placé sous le signe des attaques anti-sociales, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS) n’est pas en reste. Ce dernier prévoit notamment, avec son article 39, de réduire très fortement les montants que devraient verser à leurs victimes les patrons dont la faute inexcusable dans un accident ou une maladie professionnelle est reconnue.

En effet, les modes de calculs actuels permettent – sur le papier – d’arracher à son employeur une rente majorée et payée de sa poche lorsque sa faute inexcusable est reconnue devant la justice. Le PLFSS 2024 réduit très fortement cette possibilité en introduisant un nouveau mode de calcul des rentes de base versées en cas d’incapacité permanente d’origine professionnelle. Ce mode de calcul agrège dans un seul forfait deux types de préjudices qui étaient auparavant séparés : la compensation de la perte de revenus professionnels et la réparation du « déficit fonctionnel » de la victime dans sa vie personnelle. Une fusion qui permet de réduire mathématiquement la part à débourser par le patronat, la responsabilité de l’employeur en cas de faute inexcusable étant réduite du montant déjà indemnisé par la rente de base. En bref, la faute inexcusable de l’employeur (autrement dit sa mise en danger reconnue par la justice des employés), sera dès 2024 financée majoritairement par la mutualisation.

Une logique que le PLFSS lui-même ne cherche même pas à cacher. L’exposé des motifs de l’article 39 assume ainsi : « en cas de faute inexcusable de l’employeur, l’employeur ne sera pas seul à supporter la charge financière d’un préjudice fonctionnel déjà en partie couvert par la rente AT MP [Accident du travail – Maladie Professionnelle] ».

Une mesure scandaleuse qui s’apparente à une incitation à mettre en danger les travailleurs. Et ce alors que « la France fait partie des pays où l’on meurt le plus au travail, avec 3,32 accidents mortels pour 100 000 personnes en activité (données Eurostat). Deux morts par jour, plus de 600 000 accidents du travail par an », selon une récente tribune publiée dans Le Monde. Depuis 2016, le nombre de morts au travail tend d’ailleurs à augmenter (à l’exception de l’année de 2020 marquée par le confinement) alors que jusque-là dominait une tendance à la baisse sur plusieurs décennies. Voilà la conséquence des politiques austéritaires, de la précarisation du travail, de la liquidation des Comités d’Hygiène et de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) et des logiques de sous-traitances. Une hausse que la macronie entend bien entretenir en offrant au patronat un passe-droit économique pour mettre en danger la vie des salariés. François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé & Travail et co-fondateur de l’association nationale de défense des victimes de l’amiante, dénonçait ainsi le 2 octobre sur X (anciennement twitter) : « le gouvernement fait un gros cadeau au patronat sur le dos des victimes et de la prévention ».

En plus de représenter un passe-droit pour le patronat, cette mesure est également un crachat au visage de tous les accidentés, malades et familles des victimes du travail. Ces derniers doivent en effet mener de lourdes batailles administratives et juridiques dans des cadres structurés contre leurs intérêts, pour faire reconnaître leurs pathologies et pouvoir toucher des indemnités, et a fortiori faire attester par la justice les fautes graves de leurs employeurs. La sociologue Véronique Daubas-Letourneux explique ainsi à Mediapart : « On sait par exemple que les cancers d’origine professionnelle sont très rarement reconnus comme tels. Et la Sécu en est consciente, puisque chaque année sa branche accidents du travail reverse beaucoup d’argent [2 milliards d’euros en 2019 – ndlr] à sa branche maladie pour compenser les sous-déclarations. ». Dans le même temps, le patronat se voit couvert par le gouvernement pour avoir mené la santé des travailleurs à la ruine.

Cette attaque importante a été facilitée par la logique de dialogue social adopté par les directions syndicales. Ainsi, la CGT, FO, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC sont signataires aux côtés du Medef et d’autres organisations patronales de l’Accord national interprofessionnel du 15 mai 2023. Ce dernier prévoit notamment une rénovation des barèmes de calculs de la rente accidents du travail-maladies professionnelles. La possibilité que la fusion derrière un forfait commun des indemnités professionnelles et fonctionnelles résulte en une hausse globale de l’indemnité a en effet poussé les directions syndicales à accepter la révision du barème. Une possibilité 100% virtuelle : la macronie se donne toute latitude pour préciser les modalités de calcul par décret une fois le PLFSS adopté, et la dernière séquence a prouvé que renforcer les droits des travailleurs n’étaient pas vraiment le credo de Macron.

Cette véritable incitation à mettre en danger la vie et la santé des travailleurs, est un crachat de plus de la macronie à l’adresse du monde du travail et un nouveau cadeau obscène au patronat. Une attaque qui vient compléter une longue liste (dernièrement la réduction des soins dentaires et la volonté de traquer les arrêts-maladies des travailleurs) et qui ne pourra être combattue qu’en se débarrassant de toute illusion dans le dialogue social et la conciliation avec la macronie, par la grève et la rue.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
LA FRANCE EST LE PLUS MAUVAIS PAYS D'EUROPE EN MATIERE D'ACCIDENTS DU TRAVAIL
LE GOUVERNEMENT VEUT FAIRE ENCORE PIRE
 
L’article 39 de la PLFSS 2024 prévoit de réduire drastiquement les indemnisations versées aux victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, lorsque l’employeur a commis une faute inexcusable. C’est la réponse du gouvernement qu’attendait le patronat
LA FRANCE EST LE PLUS MAUVAIS PAYS D'EUROPE EN MATIERE D'ACCIDENTS DU TRAVAIL
LA FRANCE EST LE PLUS MAUVAIS PAYS D'EUROPE EN MATIERE D'ACCIDENTS DU TRAVAIL

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Les vrais profiteurs n’ont pas le RSA, ils ont des cravates

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Tonneins lundi 2 octobre 2023
 
Emmanuel Macron hué et casserolé lors de son déplacement à Tonneins dans le Lot-et-Garonne. (Elodie Viguier)

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SOURCE : L'Humanité

En juin, deux salariés de la Banque de France se sont suicidés à leur domicile. L’un d’entre eux a laissé une lettre incriminant la Banque de France, que l’Humanité s’est procurée. Face au manque de réactions de la direction, l’intersyndicale devrait voter, le 11 octobre prochain, une demande d’expertise pour « danger grave et imminent ».

Je fais cet acte contre la Banque de France ». Les mots sont écrits noir sur blanc. Sur une simple feuille laissée juste avant de se suicider à sa famille, le salarié, né en 1966, travaillant sur le site de Paris La Courneuve, accuse explicitement l’institution publique.

Intitulée « dernières volontés », le texte est court, tout comme cette phrase où il « demande à tous ceux qui peuvent de faire un procès à la Banque pour maltraitance et RPS (risques psychosociaux NDLR) », avant de dire « Adieu ». En juin, deux salariés de la direction fiduciaire, là où sont fabriqués les billets et pièces de banque, ont mis fin à leurs jours, à leur domicile. Là où se sont multipliées les réorganisations, avec de nombreuses fermetures de sites.

Une perte de 3 093 équivalents temps plein depuis 2015

Les salariés « vivent dans une sorte d’instabilité permanente », inquiets quant à l’avenir même de cette filière au moment où « plusieurs projets d’externalisation sont en cours », alerte le délégué syndical central CGT Hugo Coldeboeuf. Si la fiduciaire est une filière particulièrement touchée, la restructuration est pour le syndicaliste plus globale.

Depuis 2015, date de l’arrivée de François Villeroy de Galhau, à la tête de l’institution publique

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Ue nouvelle pierre dans le jardin de la presse système, de LCI et consorts empêtrés dans leurs mensonges !

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«La guerre en Ukraine n’a pas commencé en février 2022, elle a commencé en 2014, quand les fascistes ukrainiens ont massacré des citoyens russes ethniques en Ukraine», a rappelé le vainqueur des élections en Slovaquie.

Au grand dam d’un journaliste, qui ânonne le récit fantaisiste, martelé en 2014, d'une «invasion russe» du Donbass.

Au contraire, «tout a commencé avec le meurtre d’Ukrainiens russes», rappelle Fico, dans le cadre d'une politique de nettoyage ethnique assumée du régime de Kiev.

 

Donbass: «Il y a une catégorie de gens qu'il faut simplement tuer» (télé ukrainienne, 2014)

«Les Américains combattent la Russie avec des soldats ukrainiens», avait aussi recadré Fico.

Mais la classe politique et les médias «gardent le silence».

«Ils se taisent parce qu’ils ont peur d’être punis par Bruxelles ou Washington».

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
SOURCE : France Inter

 

Un mois pour sauver l'entreprise Valdunes, dernier fabricant français de roues ferroviaires
Roues ferroviaires : sauver VALDUNES !

Ce sous-traitant ferroviaire, dernier fabriquant français de roues et d'essieux, emploie 380 personnes dans le Nord. L'actionnaire chinois veut se désengager. Une solution de reprise doit être trouvée d'ici la fin du mois sans quoi le placement en redressement judiciaire sera inévitable.

"La trésorerie donne de la visibilité à 30 jours. Mais après ?" Sur les deux sites que compte Valdunes, distants de 150 kilomètres, on vit dans l'inquiétude et au gré des marques d'intention. Une douzaine de repreneurs potentiels ont ces dernières semaines montré des signes d'intérêt pour l'entreprise. Problème : pour quasiment tous (sauf un), c'est oui pour l'atelier d'usinage de Tith-Saint-Léger près de Valenciennes, mais non pour la fonderie installée à Leffrinckoucke sur la côte dunkerquoise. Seul un investisseur en effet, Navigator Group, se positionne concrètement pour une reprise des deux sites. Problème là encore : son profil ne rassure pas les salariés.

Un repreneur en lice qui suscite la méfiance des salariés...

Navigator a un ambitieux projet qui peut séduire sur le papier. Créer un "pôle ferroviaire" européen en rachetant des acteurs de taille moyenne. Le groupe allemand est en passe de mettre la main notamment sur une PME bretonne AP Industries, basée à Ploërmel et qui fabrique notamment les aimants qui permettent à deux rames de train de se raccorder entre elles. Accoler à son projet les deux sites de Valdunes permettrait de lui donner de la consistance. Mais Navigator a-t-il les moyens de ses ambitions ? Celles-ci se heurtent à la méfiance de la CGT dans l'entreprise et de son délégué syndical Maxime Savaux pour qui le risque est d'avoir un investisseur qui vienne "piller le savoir-faire, empocher les aides de l'État et des collectivités, puis décide de s'en aller comme les autres d'ici 3-4 ans".

Au ministère, on suit de très près ce dossier qui a tout du terrain miné. Un cabinet d'experts Grant Thornton a été désigné pour éplucher les offres de reprise et les évaluer : "Le repreneur devra investir au moins 50 % du besoin financier de Valdunes avec son propre argent", insiste-t-on à Bercy, au cabinet du ministre délégué à l'industrie, Roland Lescure. Et c'est là que le dossier présenté par Navigator pourrait atteindre ses limites, sachant qu'approximativement plus de 100 millions d'euros seraient aujourd'hui nécessaires pour remettre l'outil industriel au goût du jour après des années de sous-investissements. "Si on décide de faire confiance à un repreneur, il faut que ça tienne", abonde une conseillère au cabinet. "Que ce soit carré et qu'on ne se dirige pas vers le même scénario dans deux ans."

... Et la CGT qui tente de convaincre avec un autre projet

Pour la CGT, la meilleure manière de ne pas être déçu est encore d'écrire le scénario soi-même. La centrale de Montreuil veut convaincre la SNCF et Alstom de s'investir dans un projet alternatif. Selon Sophie Binet, la secrétaire générale du deuxième syndicat français, "les interpellations de la CGT ont fait bouger les lignes puisque la SNCF s'est dite disponible à augmenter son carnet de commandes et à s'engager à plus de volumes qu'aujourd'hui". La compagnie se serait aussi dite ouverte à entrer dans un tour de table sur la reprise de Valdunes. "Pour l'instant, le point de blocage se situe du côté d'Alstom qui ne répond pas à nos sollicitations", regrette Sophie Binet qui doit se rendre à Bercy vendredi pour évoquer la question et demander l'organisation d'une table-ronde entre la SNCF, Alstom et la Région Hauts-de-France.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mobilisation à Quimper après la mort d’un bébé : il faut une lutte nationale pour les services publics !

Ce samedi, un millier de manifestants, ont manifesté à Quimper après qu’un bébé soit mort faute de prise en charge à l’hôpital de Carhaix. Une mobilisation réprimée par le gouvernement qui démontre l’étendue de la crise des urgences et la colère de la population.

Crise des urgences

Crédits photos : Ouest France

L’image a fait le tour des réseaux sociaux samedi dernier, un millier de personnes selon les organisateurs ont manifesté devant la préfecture du Finistère à Quimper pour exiger la réouverture des urgences de Carhaix la nuit. Une manifestation dont les images témoignaient d’une détermination importante, en particulier celle de la catapulte tractée par les élus municipaux de Carhaix devant le cordon de CRS, ou encore le feu allumé devant la préfecture et les danses de joie des manifestants.

Alors que [plus de 300 habitants, soignants et élus de Carhaix avaient https://www.ouest-france.fr/sante/hopital/video-300-manifestants-prennent-la-direction-de-quimper-pour-defendre-lhopital-de-carhaix-d644494e-fc36-4fde-b0a7-b08e8ff786cd], ces derniers se sont heurtés à la réponse habituelle du gouvernement, celle de la matraque. Tandis que les manifestants tentaient de franchir le cordon de CRS pour rejoindre la préfecture, la police n’a pas hésité à les réprimer en employant gaz lacrymogène et coup de matraque comme on peut le constater dans les vidéos.

Une réponse ultra-répressive à une mobilisation survenue en réaction à un drame survenu dans la nuit de mercredi à jeudi à Carhaix, où un nourrisson de 6 mois, souffrant de problèmes respiratoires, est décédé en l’absence de prise en charge suffisamment rapide par les secours. Une conséquence de la fermeture de nuit des urgences hospitalières de Carhaix, fautes de personnel et de moyens, que la population avait déjà dénoncé le 14 septembre dernier en envahissant l’ARS, restée silencieuse face aux revendications.

Carhaix, une loupe sur la dégradation profonde du système de santé en ruralité

La manifestation de ce samedi a permis de mettre en lumière les conséquences profondes de la crise des services de santé, tout particulièrement celles des services d’urgences. En réalité, le choix du gouvernement depuis plusieurs mois de pérenniser un fonctionnement dégradé des services d’urgences en généralisant leur fermeture et leur « régulation », amène un véritable calvaire pour la population. Dans un reportage réalisé par le HuffPost qui a suivi la manifestation, les habitants racontent la situation à Carhaix. « C’est une galère, on appelle le 15, on nous envoie ailleurs pour faire revenir ici, c’est une perte de chance et de temps » explique une auxiliaire puéricultrice. Alors que les hôpitaux vers lesquels sont renvoyés les habitants de Carhaix sont, pour le plus proche, à 45 minutes de voitures, Solange, habitante de la petite ville de 7 500 personnes, soutient que « la situation ne peut pas tenir, ici on est loin de tout, on a besoin d’un service de santé correct ».

Le problème à Carhaix dépasse par ailleurs la question des services d’urgence et concerne l’accès aux soins dans sa globalité, comme l’affirme avec force Delphine, elle aussi habitante : « on en parle depuis longtemps de ce problème à Carhaix. Il n’y a plus de dentiste, un médecin généraliste c’est très compliqué à trouver. Moi, j’ai la chance d’en avoir un, mais pour les gens qui arrivent à Carhaix c’est impossible d’en trouver. » Une réalité rapportée aussi par Monique, infirmière à la retraite, qui montre l’absurdité de la fermeture des urgences : « Mon propre médecin d’ici m’a dit qu’il y a des gens qui bloquent des semaines pour aller à Paris se faire soigner. »

« C’est pour toutes ces raisons qu’on se dirige vers Quimper, pour se faire entendre », affirme une habitante de Carhaix, tandis qu’un autre assure qu’ils vont continuer « à se battre pour l’hôpital », « sans jamais baisser la tête » pour qu’il rouvre complètement. Des déclarations qui montrent le niveau d’indignation et de révolte présent au sein de la population, que l’élu municipal et agriculteur de Carhaix, Yann Maniac’h appuie, après s’être fait réprimer par la police en déclarant « qu’ils [le gouvernement] ne gagneront pas, on ne s’arrêtera pas de se défendre ». En 2008, à Quimper, la population avait forcé les grilles de la préfecture du Finistère contre la fermeture d’un service de maternité, faisant reculer les pouvoirs publics.

Une forte colère : l’ensemble du mouvement ouvrier doit s’emparer de la crise l’hôpital

Si les mobilisations syndicales au sein des services de santé ne manquent pas ces dernières années, depuis avril, celles-ci prennent une nouvelle ampleur dans certaines petites villes. 2 000 manifestants à Feurs (Loire) fin avril, 6 000 à Langres (Hautes-Marne) le 23 septembre dernier, et enfin un millier à Quimper ce samedi, la population se mobilise de plus en plus pour dénoncer un accès aux soins détériorés, la destruction des services publics et les déserts médicaux. Tandis qu’à Feurs, la population protestait contre la fermeture très prochaine du service des urgences, à Langres, l’immense manifestation jamais vue dans cette ville, et à l’initiative de l’association Egalité santé, s’opposait au projet de réorganisation hospitalière de l’ARS.

Des manifestations qui marquent une colère profonde au sein de la population contre les conséquences des politiques néolibérales des gouvernements successifs. Des conséquences qui vont au-delà de la santé, puisque ce sont l’ensemble des services publics qui sont détruits et font face au manque de moyens. Une situation dont les plus fortes conséquences se ressentent dans les banlieues pauvres ou les zones rurales et semi-rurales. Alors que le grand mouvement contre la réforme des retraites marquait la profondeur de la colère dans le territoire, que les révoltes des banlieues exprimaient également ce phénomène et ont grandement fragilisé le gouvernement, la dossier de l’hôpital public, l’accès aux soins et les contestations grandissantes en ruralité pourraient bien venir percuter ce dernier par en bas et l’ébranlé à nouveau.

Marie-Laure Charchar, secrétaire générale de la CGT blanchisserie et membre de Révolution Permanente nous donne sa vision de la situation : « d’une part la centralité d’un service de santé performant pour la vie de tout le monde, et d’une autre la détérioration de ces services, le caractère minable des conditions de travail à l’hôpital, et ce par la faute des politiques qu’ont menaint les gouvernements. Et ça va pas en s’arrangeant, Les drames à l’hôpital ne cessent de se multiplier, c’est urgent d’y mettre fin ! La contestation dans les petites villes est normale et symptomatique au vu du niveau de destruction des services de santé. On doit prendre exemple sur ce qui se passe dans ces petites villes qui arrivent à mobiliser largement la population sur un sujet, surtout à l’heure où les directions syndicales continuent de maintenir des mobilisations dans la division les luttes alors qu’on aurait besoin d’un mouvement d’ensemble. »

De fait, la démonstration de colère de samedi pose la question de la construction d’une riposte, qui associe lutte pour les services publics, mobilisation contre la vie chère et pour les salaires, et refus des offensives autoritaires et racistes, qui font obstacles à celles et ceux qui relèvent la tête. Un enjeu central à l’heure où la préparation du 13 octobre est largement en-deçà des nécessités urgentes de la situation, et où le son de cloche des dirigeantes de la CGT et de la CFDT est au refus de prendre « sa revanche » face à Macron. La colère existe, il faut l’organiser dans un plan de bataille offensif ! Comme le conclut Marie-Laure, « il y a urgence à construire une riposte d’ensemble, contre les offensives répressives et racistes du gouvernement, contre la vie chère et l’inflation qui nous appauvrit, mais également pour un service public de qualité pour tout le territoire ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Lidl Chevreul à Nantes : face au mépris de la direction, grève spontanée et débrayages

Après une première journée de grève contre le management brutal au Lidl Chevreul à Nantes, la mobilisation s’est poursuivie la semaine dernière face au mépris de la direction, qui a balayé d’un revers de main les revendications des grévistes.

Grande distribution

Crédits photo : Révolution Permanente

Dimanche 17 septembre, les salariés du Lidl Chevreul à Nantes se sont mis en grève en réaction aux menaces physiques proférées par un membre de la direction à l’encontre d’un de leurs collègues. Mobilisés contre les méthodes managériales brutales de la direction, ils dénoncent également des cadences de travail infernales et des salaires trop faibles face à l’inflation.

Lundi dernier, les grévistes et l’équipe du jour ont été convoqués pour une réunion exceptionnelle. Très vite, la direction donne le ton : elle annonce que ni les menaces à l’encontre de Sylvain* ni la journée de grève ne seront abordées, et balaye d’un revers de main les revendications des grévistes quant aux salaires et aux conditions de travail. Pire encore, elle leur annonce que la seule mesure imposée aux managers du magasin, c’est qu’ils doivent désormais dire « bonjour » et « au revoir » aux salariés.

Une réunion qui n’a fait que renforcer la colère des salariés : face au mépris de la direction, plusieurs salariés se sont mis spontanément en grève à la sortie de la réunion. Pour Lisa* , salariée sur le magasin : « C’était une discussion ridicule, qui ne servait qu’à enterrer nos revendications ». Deux jours plus tard, les salariés ont débrayé à deux reprises pour tenter d’entraîner le reste de leurs collègues dans le mouvement, et réfléchissent désormais à l’organisation d’une prochaine journée d’action.

Face à Lidl qui profite de la crise et harcèle ses salariés : solidarité avec les grévistes !

L’absence de réaction de la direction sur les méthodes brutales employées par les managers du magasin s’aligne en réalité sur la réputation tristement célèbre de harcèlement des salariés. Fin 2017, Cash Investigation dévoilait des menaces de mort proférées par un manager à une salariée, qui lui avait hurlé « tu vas mourir ! Premier inventaire pourri, non-respect de la procédure, je te cartouche ! ».En 2021, une délégué syndicale d’un magasin dans l’Hérault racontait que plusieurs salariés avaient menacé de mettre fin à leurs jours face aux méthodes managériales, et la même année, une salariée de l’enseigne s’est donnée la mort en Bretagne en dénonçant dans sa lettre son employeur et certains supérieurs hiérarchiques.

Ainsi, la lutte contre les méthodes managériales de la direction du magasin de Chevreul Nantes est loin d’être isolée, mais s’inscrit dans un combat contre un géant de la grande distribution qui impose par la terreur des salaires de misères et des conditions de travail infernales. Ce, alors que dans le même temps, l’enseigne a largement augmenté les prix de vente des produits du quotidien ces deux dernières années permettant notamment d’ériger le fondateur de Lidl en l’homme le plus riche d’Allemagne.

Dans ce sens, pour pouvoir gagner, la lutte des salariés du Lidl Chevreul Nantes va devoir se structurer dans un combat plus large contre Lidl et le secteur de la grande distribution, qui profite de l’inflation pendant que salariés comme clients en paient le prix fort. Ce qui implique d’une part l’organisation d’assemblées générales pour entraîner toujours plus de salariés dans une prochaine journée de grève et tenter de rallier des salariés d’autres magasins de l’enseigne, tout en allant chercher la solidarité des salariés d’autres secteurs, des clients, et de toutes celles et ceux qui subissent aujourd’hui l’augmentation du coût de la vie d’autre part. Une recherche de soutiens qui commence par la diffusion de la caisse de grève, comme l’ont fait les étudiants du collectif Poing Levé cette semaine à Rennes.

Dans une situation marquée par l’inflation qui risque encore de croître, une victoire des travailleurs précaires de Lidl représenterait une victoire pour l’ensemble de celles et ceux qui subissent l’augmentation des prix, face aux groupes de la grande distribution qui profitent de la crise économique pour générer toujours plus de profits.

Pour soutenir le combat des salariés de Lidl, donnez à la caisse de grève !

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Budget 2024 : l’austérité quoi qu’il en coûte

Pour 2024, le gouvernement prépare un nouveau budget frappé du sceau de l'austérité, avec la suppression d’aides à la consommation qui permettaient de survivre face à l’inflation. Un signe de plus que le « quoi qu’il en coûte » est fini et que le gouvernement compte toujours plus faire payer la crise aux travailleurs.

Analyse

Crédit photo : O phil des contrastes

L’austérité est de retour, pour de bon. Le 27 septembre Bruno Le Maire a en effet présenté le Projet de Loi de Finances pour le budget 2024, qui devra être discuté au parlement dans les prochaines semaines. Dans la continuité des annonces faites par le gouvernement depuis la rentrée, l’addition est salée, avec 16 milliards d’économies, pour une diminution de 5 milliards d’euros des dépenses de l’Etat.

Un budget austéritaire en forme d’attaque contre les travailleurs

L’objectif de l’exécutif est de diminuer le déficit public, qui correspond en 2023 à 4,9 % du Produit Intérieur Brut, pour le porter à 4,4% en 2024. Une forte réduction, qui sera avant tout payée par les travailleurs.

En effet, pour réaliser ces économies, le gouvernement va mettre fin à une bonne partie des dispositifs visant à réduire les effets les plus difficiles de l’inflation, et notamment les aides à la consommation qui permettaient déjà peine de survivre. Ainsi l’Etat va gagner 15 milliards d’euros par rapport à 2023 grâce à la clôture progressive des boucliers énergétiques, le tout alors que les prix de l’énergie pourraient encore augmenter de 10 à 20% en février 2024.

Ces réductions sont complétées par d’autres baisses de dépense, avec la fin des 600 millions payés aux centres de formation des apprentis (CFA), ou encore avec 500 millions piochés dans la trésorerie des opérateurs de l’Etat, notamment les universités, que Macron menaçait de coupes budgétaires au début du mois. A ces économies de l’Etat, il faut ajouter celles de la Sécurité Sociale. Alors que l’Etat aurait dû couvrir la hausse induite par l’inflation des dépenses de l’assurance-maladie, ces dernières vont être amputées de 3,5 milliards d’euros. Une détérioration du service public à prévoir donc, quand l’augmentation des prix entraine une hausse des recettes pour l’Etat, via la TVA.

En d’autres termes, le budget 2024 entérine la fin des dernières mesures du « quoi qu’il en coûte ». Le gros des économies réalisées consiste au non-renouvellement des dépenses et « boucliers tarifaires » décidées pendant la pandémie, ce qui va avant tout peser sur les travailleurs qui continuent de subir l’inflation alimentaire ou énergétique, sans que leurs salaires n’augmentent. Une politique d’économie qui ne s’applique pourtant pas aux secteurs du régalien. Dans ce projet de loi de finances, les budgets de l’armée, de la police et de la justice devraient en effet être augmentés de 4 milliards d’euros, auxquels s’ajouteront les programmations déjà votées, comme la loi de Programmation militaire et ses 413 milliards d’euros d’augmentation sur la période 2024-2030.

Pour faire face à une période potentiellement agitée socialement, l’Etat continue de renforcer son appareil répressif. Comme quoi l’austérité ce n’est pas pour tout le monde, et surtout pas pour les piliers de l’Etat et de l’impérialisme français.

Un premier avant-goût avant une forte austérité jusqu’en 2027

Pour autant, ces coupes budgétaires peuvent paraître moins dure qu’annoncées, le gouvernement ayant suspendu l’application de certaines mesures, ou différé la suppression de certaines aides. Le doublement de la participation forfaitaire pour chaque visite chez le médecin, ou bien le doublement des franchises médicales de 50 centimes à 1 euro sur les boîtes de médicament ne figurent pour l’instant pas dans le projet de loi, même si elles pourraient être rajoutées au cours de la discussion au Parlement.

Dans le même temps, le gouvernement a décidé de maintenir certains petits dispositifs au prix d’un important enfumage, comme le chèque carburant de cent euros pour 50% des salariés les « plus modestes ». Toujours arc-bouté sur son refus de s’attaquer aux profits patronaux et donc d’augmenter les salaires, l’annonce prend la forme d’une reculade (après l’annonce de la « fin des chèques » le 13 juillet dernier) dans un contexte d’inflation qui ne cesse de comprimer les salaires et d’appauvrir les travailleurs face auquel le gouvernement craint une nouvelle explosion sociale.

Mais le gouvernement prévoit déjà de resserrer la vis à nouveau. Ce budget austéritaire en 2024 est le premier d’une longue série qui va traverser le quinquennat, avec comme horizon de ramener le déficit à 2,7% du PIB en 2027 et de baisser la dette de 109,7 % du PIB en 2023 à 108,1 % en 2027. Aussi, ce budget moins austéritaire que prévu constitue un pas de côté et une première offensive pour la macronie, qui se prépare à attaquer plus durement encore quand le contexte lui sera plus favorable. D’autant que pour parvenir à ces objectifs, les coupes budgétaires des années à venir devraient être particulièrement dures, car l’Etat s’est déjà engagé à des dépenses importantes avec les lois de programmations, comme celle sur l’armée.

Ainsi de l’avis même du Haut Conseil des finances publiques (HCFP), un organe de conseil de l’Etat : « les dépenses de l’État hors lois de programmation sectorielles nécessiteront un effort de maîtrise très important : elles devraient diminuer en volume en moyenne de 1,8 % » chaque année. Dans le même temps, les budgets des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale devraient être durement allégés. Selon l’Opinion, le gouvernement serait déjà à la recherche de 12 milliards d’économies pérennes pour 2025. Autrement dit, avec les objectifs que le gouvernement veut dès maintenant entériner, c’est la garantie de plusieurs années de forte austérité qui sont à prévoir.

Le durcissement pourrait d’ailleurs arriver plus vite que prévu. En effet, pour arriver à ce niveau d’économies, le gouvernement se fonde sur des hypothèses de croissances plutôt élevées. Pour 2024, il prévoit une croissance de 1,4 %, qui de l’aveu du Haut Conseil des finances publiques est « supérieure à celle du consensus des économistes » fixée à (+ 0,8 %). Conscient de ce risque, le gouvernement prévoit donc des restrictions brutales et in extremis, qui pourraient être décidées en cours d’année. Ainsi le député Renaissance et rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve est clair et explique pour L’Opinion : « si nos prévisions ne se réalisent pas, il faudra réviser notre budget en cours d’année » avec un projet de loi rectificatif en début de printemps. L’occasion de porter un nouveau coup pour les travailleurs dans le courant du printemps, une fois les chocs de la rentrée et de l’hiver passés.

Un budget qui résonne avec les faiblesses de la macronie

Si l’horizon des quatre années à venir est donc bien celui de l’austérité, certains secteurs de la droite et de la bourgeoisie voudraient s’attaquer plus vite et plus durement aux travailleurs. Le chef des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau a par exemple estimé que « 16 milliards d’économies, ce n’est rien », avant de préconiser que « l’Etat se mette au pain sec » car « on a plus de 3 000 milliards d’euros de dettes ». Même son de cloche chez le président du groupe de l’Union centriste au Sénat, Hervé Marseille, pour qui « 16 milliards d’économies, ce n’est pas assez » car « la charge de la dette devient monstrueuse ».

De ce point de vue, le budget 2024 devra également faire face à un climat parlementaire agité. Les déclarations de Retailleau et Hervé Marseille, deux poids lourds du Sénat, indiquent qu’il sera difficile de trouver un compromis avec la droite, comme la macronie a réussi à le faire pour l’attaque sur le RSA. A l’Assemblée également, rien ne sera facile pour l’exécutif, qui a déjà dû utiliser un premier 49-3 sur la loi de programmation des finances publiques. Dans ces circonstances, tout indique que le vote de budget se fera sous une avalanche de 49-3 et de motions de censure, signes des faiblesses politiques répétées de la macronie, mais aussi de son autoritarisme et de sa détermination pour nous imposer ses attaques.

Contre un budget austéritaire et face à un gouvernement fragile, mais autoritaire, la préoccupation des organisations du mouvement ouvrier devrait donc être de se préparer à lutter. C’est pourtant une tout autre perspective qui se dessine actuellement, avec la participation des directions syndicales à la conférence salariale, et l’absence de préparation de la date de manifestation du 13 octobre. Au contraire, dans le contexte actuel d’inflation, de recul des droits sociaux comme le RSA, de coupes budgétaires et de casse des services publics, il y a urgence à mettre sur pied un rapport de force d’ampleur, qui mette notamment en avant des augmentations de 400 euros des salaires, bourses et minimas sociaux, ainsi que leur indexation sur l’inflation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Guerre en Ukraine, en direct : double revers pour Kiev sur le front diplomatique

ET :

En Slovaquie, les législatives remportées par un parti prorusse

Le parti populiste slovaque Smer-SD, opposé à l’aide à l’Ukraine et prorusse, a remporté le scrutin législatif en Slovaquie, selon le décompte de la quasi-totalité des voix. Le scrutin dans ce pays de 5,4 millions d’habitants, membre de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, était considéré comme déterminant pour savoir si la Slovaquie peut rester, ou non, sur sa lancée pro-occidentale.

Contrairement aux résultats de deux sondages à la sortie des urnes, le parti de l’ancien premier ministre Robert Fico a obtenu 23,3 % des voix, devançant le parti centriste Slovaquie progressive (PS) soutenu par 17,03 % des votants, après le décompte de 99,43 % des bulletins de vote.

Publié par FSC

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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