SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Plusieurs études menées par des instituts indépendants ont déjà montré que la politique du président de la République favorise clairement les plus aisés au détriment des plus modestes. Seulement cette fois, nouveauté, c’est France Stratégie, un organisme sous l'égide du Premier ministre, qui livre un rapport accablant sur les réformes de la fiscalité du capital, et qui montre que ses réformes emblématiques comme la suppression de l’ISF n’ont pas eu les effets escomptés, bien au contraire.

Alors comment Emmanuel Macron est-il devenu le président des riches, que nous dit ce nouveau rapport exactement, et pourquoi est-il si important ? Éléments de réponse avec Salomé Saqué.

Journaliste : Salomé Saqué Montage : Émilie Fortun Son : Baptiste Veilhan Graphisme : Morgane Sabouret Directeur des programmes : Mathias Enthoven Rédaction en chef : Soumaya Benaïssa Directeur de la rédaction : Denis Robert

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

« La mobilisation s’amplifie » : 5ème jour de grève à Airbus après un licenciement

Suite au licenciement d'un salarié le jeudi 2 novembre, une grève massivement suivie a éclaté au pôle peinture d'Airbus à Toulouse. Au cinquième jour de grève, la mobilisation continue de prendre de l'ampleur malgré les manœuvres de la direction.

Crédit photo : Capture d’écran vidéo de Toulouse Métropole sur les Ateliers de peinture Satys.

Crédit photo : Capture d’écran vidéo de Toulouse Métropole sur les Ateliers de peinture Satys.

Un licenciement qui a choqué les collègues de Corentin

Dans la matinée du jeudi 2 novembre, Corentin, peintre aéronautique sur l’A320 s’est fait licencié par Airbus pour avoir oublié de porter ses EPI (en l’occurrence un harnais de sécurité). « Il a été raccompagné vers la sortie avec deux véhicules du service de sécurité doté de 6 vigiles. Il a été traité comme si c’était un bandit » dénonçait dans nos colonnes Bruno Galaud, délégué central adjoint de la CGT Airbus.

Après 8 ans passés à Airbus, le licenciement de Corentin est un véritable choc pour ses collègues. « Corentin n’a jamais reçu le moindre reproche, ni sur la qualité de son travail, ni sur le respect des consignes de sécurité. Tous ses collègues reconnaissent son professionnalisme et ils sont extrêmement choqués par cette décision brutale de la direction » explique la CGT Airbus dans un communiqué

Une grève spontanée qui s’amplifie au cinquième jour de reconductible

C’est sur cette base qu’une grève spontanée a éclaté au pôle peinture d’Airbus à Toulouse pour exiger la réintégration de Corentin. Dès le lendemain, la grève a été reconduite et l’équipe travaillant le week-end a voté en assemblée générale la poursuite du mouvement à la quasi unanimité.

Selon la CGT, plus de 80 % des 170 peintres présents sur les différentes salles de peinture à Airbus Toulouse sont en grève depuis jeudi. « Le pôle peinture est à l’arrêt depuis jeudi, des avions qui devait sortir ne sortent pas et le mouvement est massivement suivi. Ce lundi, dans l’une des salles de peinture ou le mouvement était peu suivi, les collègues sont finalement rentrés massivement en grève. Ce cinquième jour de grève est le plus suivi, la mobilisation s’amplifie » affirme Bruno Galaud.

Face à la colère montante, la direction lance « une campagne de désinformation »

Face à l’ampleur de la grève, la direction cherche à endiguer la dynamique avec différentes manœuvres. « La direction convoque les salariés au lancement des équipes pour les convaincre de ne pas faire grève. Des salariés nous ont dits que la direction explique que Corentin avait un passif disciplinaire, alors que c’est totalement faux » explique le délégué central adjoint de la CGT Airbus.

De plus, dans un communiqué, la direction du géant aéronautique affirme que Corentin « a délibérément refusé de se conformer aux règles de sécurité en vigueur chez Airbus ». Bruno Galaud dénonce lui « une campagne de désinformation pour faire croire que le salarié est indéfendable » expliquant la situation : « quand sa hiérarchie a notifié à Corentin l’oublie du harnais, il l’a immédiatement remis, la direction ment quand elle parle de refus délibéré ».

Une colère contre le virage disciplinaire de la direction sur les questions de sécurité

La grève actuelle exprime un ras-le-bol plus général. Face à un virage répressif sur les questions de sécurité, les salariés ont le sentiment que la direction peut les licencier pour n’importe quel prétexte. « La grève est très suivie parce que les ouvriers ne veulent pas continuer dans ce climat anxiogène » décrit Bruno Galaud. Cette gestion répressive de la sécurité va de pair avec une la forte augmentation des cadences.

En effet, Airbus risque d’atteindre prochainement le seuil historique de 8 000 commandes d’avions en attente. Une pression à produire toujours plus vite qui retombe sur les salariés comme l’illustre justement le cas de Corentin : « Sa faute ? Avoir accepté à la demande de sa hiérarchie de faire des heures supplémentaires : 5 samedis de suite, dont 2 après une semaine de travail de nuit (inter). C’est-à-dire, une semaine qui commence le dimanche soir à minuit, et qui se termine le samedi à 11h. Si le 4ème samedi à 5h du matin, Corentin oublie momentanément de porter les EPI (harnais de sécurité), c’est du fait de la fatigue accumulée par ces horaires et ces heures supplémentaires » dénonce le communiqué de la CGT Airbus.

Ainsi, plutôt d’embaucher massivement pour faire face aux cadences, la direction d’Airbus fait peser la pression des cadences sur les salariés. Au lieu de prendre en compte les causes réelles de danger au travail, la direction se sert de la sécurité pour prendre un virage disciplinaire. Comme le résume le communiqué de la CGT : « Aucun salarié ne se met volontairement en danger au travail. C’est toujours les conditions de travail, la charge de travail, la pression exercée, les cadences, le matériel défectueux ou les mesures de sécurité inadaptées qui sont à l’origine des accidents ».

Élargir et généraliser la grève aux autres secteurs d’Airbus

Alors que la grève montre une force inédite, la direction multiplie les manœuvres pour casser la dynamique actuelle. Pour y faire face, l’élargissement de la grève aux autres secteurs du géant aéronautique devient une nécessité pour réussir à faire reculer la direction. En étendant le mouvement, il deviendrait possible d’obtenir non seulement la réintégration de Corentin, mais aussi d’arracher des mesures telles que des embauches pour faire face aux cadences, l’arrêt de la répression et de meilleures conditions de travail. Pour y parvenir, développer l’auto-organisation des grévistes dans des assemblées générales sera décisif.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Envoi de Danielle de Clermont Ferrand :

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La préfecture considère que les efforts entrepris par l'usine de shampoing, dentifrice, liquide vaisselle, lessive... sont insuffisants.

Par Guillaume Grasset
L’usine du Meux fabrique et distribue shampooing, dentifrice, lessive, liquide vaisselle… Photo : Google maps

L’usine du Meux fabrique et distribue shampooing, dentifrice, lessive, liquide vaisselle… Photo : Google maps

La préfète de l’Oise prescrit une étude technico-économique relative à l’optimisation de la gestion globale de l’eau, au détriment de la société Unilever HPC Industries. Elle a pris un arrêté en date du 3 octobre concernant cette usine basée au Meux. Celle-ci fabrique et distribue shampooing, dentifrice, lessive, liquide vaisselle…

Après les Assises de l’eau, une feuille de route prévoit une réduction des prélèvements en eau de 10% d’ici à 2025 et de 25% en quinze ans.

Mais les études de réduction des consommations d’eau réalisées par l’exploitant ces dernières années ne permettent pas de «diminuer considérablement les prélèvements».

L’exploitant a un objectif de «diminution pérenne d’au moins 10% par rapports aux prélèvements de 2019». Concernant le plan d’actions “sécheresse”, l’exploitant vise une diminution des prélèvements de 5%, par rapport au volume référence de 2022.

La fabrication de dentifrice a engendré une augmentation de la consommation d’eau

Insuffisant pour la préfecture, qui rappelle que le bassin versant Oise-Aisne était, en 2022, en niveau d’alerte renforcée “sécheresse”. Il est au niveau de crise “sécheresse” depuis le 20 juin 2023.

Il y a donc lieu d’imposer à cet exploitant la réalisation d’une étude technico-économique relative aux mesures de limitation des usages de l’eau et un plan d’action “sécheresse”.

Selon l’arrêté préfectoral, la fabrication de dentifrice a engendré une augmentation significative des besoins depuis son extension en 2013. Il convient donc d’étudier par quels moyens efficaces ces volumes pourraient être réduits.

Par ailleurs, l’exploitant est en cours d’évaluation d’un système de recyclage de ses eaux industrielles à mettre en place à la sortie de sa station d’épuration.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Il faut sans doute attendre plus d'informations sur les circonstances de ce décès.

Mais ne pas laisser passer comme cela se produit le plus souvent le fait que les accidents du travail sont légion dans notre pays !

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Publié par FSC

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4eme JOURNÉE DE GRÈVE GÉNÉRALE ET BLOCAGE DU PAYS POUR FAIRE TOMBER LE GOUVERNEMENT
AVANT DEUX NOUVELLES JOURNEES DE "HARTAL", BLOCAGE GÉNÉRAL DU PAYS LES 5 ET 6 NOVEMBRE
 
Les ouvriers d'au moins 300 usines de l'agglomération de Dakha (21 millions d’habitants dans un pays de 170 millions d'habitants) qui concentre 75% de la production textile du pays, la deuxième du monde, avec 35 millions d’ouvriers, sont entrés en grève et révolte depuis 10 jours au moment où le patronat du textile leur a proposé une augmentation du salaire minimum mensuel de 8 000 à 10 000 takas (67 à 84 euros) alors qu'il est estimé que le minimum pour vivre est de 19 à 26 000 suivant les régions. Cela a été pris comme une provocation par les ouvriers qui sont descendus spontanément dans la rue ( sans les syndicats dont les dirigeants soutiennent ou font partie du gouvernement de centre gauche) pour exiger une multiplication par trois du salaire minimum et arriver à 23 ou 25 000 takas (environ 200 euros). Commencée sur une centaine d'usines, la grève s'est étendue au 9e jour (hier) à 300 usines, soit de 100 à 150 000 ouvriers en lutte qui ont saccagé une quarantaine d'usines et en ont brulé une, tandis que les affrontements avec la police faisaient deux morts chez les ouvriers et un dans la police. Le gouvernement a envoyé hier l'armée patrouiller dans les banlieues ouvrières tandis que le patronat du textile fermait toutes ses usines par peur de la contagion.
 
Aujourd’hui, vendredi, est une journée de repos qui a été consacrée au recueillement en hommage aux victimes.
Mais ces mesures du gouvernement et du patronat pourraient bien être totalement inefficaces car, parallèlement à cette grève, il existe un mouvement massif continu et quotidien de lutte contre la hausse des prix depuis août 2022 qui s'est transformé en mouvement pour exiger la chute du gouvernement ces derniers mois puis ces derniers jours en 4 jours de grève générale et blocage total du pays. : 1 jour le 29 octobre puis 3 jours les 31/10, 01/11, et 02/11 et un nouvel appel au blocage total, "hartal" (en référence à lutte de 1948) les 5 et 6 novembre (en même temps que le parti communiste appelle pour sa part à une manifestation nationale le 4 novembre).
 
Les particularités de la situation, c'est d'une part qu'on assiste à une forte montée ouvrière bien plus large que celle du textile avec la victoire l'an passé de 100 000 ouvrières du thé qui ont obtenu la multiplication de leur salaire par 4, une grève qui s'est étendue avec un succès semblable en Inde et puis la victoire il y a un mois des enseignants qui ont obtenu après un mois de grève massive que l'enseignement secondaire devienne public, une victoire qui avait été obtenu pour le primaire au moment de l'indépendance, c'est dire l’importance de ce succès ! Et là aussi, on a assisté à des répliques de cette lutte au Pakistan et au Népal.
D'autre part, l'autre particularité de la situation, c'est que l'essentiel des dirigeants syndicaux sont membres du parti au pouvoir, la Ligue Awami, avec même certains classés à l'extrême-gauche.
Bien sûr, plus on avance dans le temps, plus un nombre certain de partis de gauche et d'extrême gauche prennent leur distance avec le gouvernement, mais ils sont bien plus faibles que ceux qui restent fidèles à la Ligue Awami et sans grande présence active dans les rangs des ouvriers en lutte.
 
Le principal parti d’opposition est donc de droite, le BNP, qui a été plusieurs fois au pouvoir et qui est un repoussoir pour beaucoup de travailleurs et surtout des femmes, mais, en même temps, est le principal organisateur des manifestations - et des blocages de routes ou voies ferrées - pour faire tomber le gouvernement. Cependant, il ne veut pas des grèves, parce que ses principaux dirigeants sont des grands patrons qui sont opposés aux augmentations de salaires demandées par les ouvriers. Ainsi il s'est opposé violemment à la grève des ouvrières du thé. Pour les ouvriers du textile, il ne dit rien, mais craignant une insurrection ouvrière et en même temps poussant aux manifestations, il est en pleine contradiction parce qu'elles s’encouragent l'une l'autre. Ce n'était pas trop grave pour, lui, tant que la révolte ouvrière était limitée. Mais le textile est le centre de l'économie bangladaise et les ouvriers de ce secteur 35 millions concentrés autour de la capitale et particulièrement jeunes et des femmes.. Alors aujourd’hui, par l’intermédiaire du mouvement islamiste qui lui est lié, mais qui avait été silencieux jusque là, il a essayé de reprendre en main par la radicalisation politique et religieuse une situation qui pourrait commencer socialement à lui échapper, en faisant poser au mouvement islamiste un ultimatum de dix jours au gouvernement pour démissionner, sinon on peut comprendre qu'il y aurait une guerre sainte. En même temps, contre cette montée ouvrière, le pouvoir, joue de la laïcité pour tenter de décourager en particulier les femmes, de suivre le BNP et donc de descendre dans la rue en expliquant sue si le BNP arrive au pouvoir ce sera le fascisme et s'appuie sur les dirigeants syndicalistes pour dire qu'il comprend les revendications ouvrières mais qu'il ne peut pas y répondre pour le moment mais qu'en décembre..., il fera quelque chose.
On en est là.
Il y a une forte montée ouvrière mais qui va devoir déjouer les plans de tous ces faux amis. C'est l'enjeu des jours et semaines à venir.
 
Jacques Chastaing
 

Publié par Luttesinvisibles

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Airbus. « La production est à l’arrêt et la grève est reconduite » au pôle peinture de Toulouse

Une grève spontanée a démarré ce jeudi au pôle peinture d'Airbus à Toulouse contre le licenciement d'un collègue. Ce vendredi, la grève a été reconduite et votée par les équipes du week-end mettant ainsi le pôle peinture à l'arrêt.

Aéronautique

Crédits photo : Metronews Toulouse, assemblage A350, 2013 (CC BY-NC-ND 2.0 Deed)

Jeudi 2 novembre, une grève a éclaté au pôle peinture d’Airbus à Toulouse après le licenciement d’un salarié. La direction lui reproche le non-port du harnais de sécurité alors que ce dernier travaillait en heures supplémentaires.

« Ce qui choque totalement les salariés, c’est qu’il n’y a pas d’échelle de sanction. Le salarié licencié était là depuis huit ans, il était irréprochable » raconte Patrick Brisset de la CGT Airbus. « Le salarié licencié a été raccompagné vers la sortie avec deux véhicules du service de sécurité doté de 6 vigiles. Il a été traité comme si c’était un bandit » dénonce aussi Bruno Galaud, Délégué central adjoint de la CGT Airbus.

Sur cette base, une grève spontanée de solidarité a démarré pour exiger la réintégration du collègue licencié. Face à une mobilisation importante, la direction aurait tenté d’enrayer la dynamique de solidarité en poussant les grévistes à rentrer chez eux au prétexte que ces derniers n’auraient pas le droit de rester sur site pendant la grève.

Dès le lendemain, la grève a été reconduite et une assemblée générale a été tenue dans l’après-midi. L’équipe « VSD », qui travaille comme l’acronyme l’indique, le vendredi, samedi et dimanche, a décidé à la quasi-unanimité de se mettre en grève à partir de 20 h 30. C’est donc une trentaine de salariés qui sont déterminés à poursuivre le mouvement au lendemain du début de la grève.

« Depuis jeudi matin à la peinture, la production est à l’arrêt et la grève est reconduite pour le week-end. Ça commence à causer des problèmes de production au niveau des délais pour certaines opérations » affirme Patrick Brisset. Une grève qui serait potentiellement coûteuse pour le géant aéronautique pour qui les délais de livraison sont un enjeu central avec un carnet de commandes qui risque bientôt de dépasser le seuil historique de 8 000 commandes d’avions.

La grève spontanée en cours actuellement au pôle peinture d’Airbus montre une volonté des salariés de ne pas se laisser faire face à une direction qui agit de façon brutale. « La peinture, c’est un des secteurs qui a le plus d’accident de travail à Airbus. La direction répond à ce problème principalement par une responsabilisation individuelle des salariés. Aujourd’hui, la grève des ouvriers de la peinture dénonce le licenciement du collègue, mais aussi la logique de la direction concernant la sécurité » conclut Patrick Brisset de la CGT Airbus.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Quinzième 49-3 : l’exécutif fait passer en force la chasse aux « arrêts maladie abusifs »

À coup de 49-3, l’exécutif a fait passer ce lundi à l’Assemblée son projet de loi de financement pour la sécurité sociale (PLFSS) qui doit encore être validé par le Sénat, dans la continuité de son projet austéritaire et pro-patronal.

Sécurité sociale

Crédit photo : Capture d’écran LCP.fr

À coup de 49-3, l’exécutif a fait passer ce lundi à l’Assemblée son projet de loi de financement pour la sécurité sociale (PLFSS), dans la continuité de son projet austéritaire et pro-patronal.

Lundi, Elisabeth Borne a dégainé son quinzième 49-3 pour faire passer à l’Assemblée le projet de loi de financement pour la sécurité sociale (PLFSS), prévoyant d’économiser 3,5 milliards d’euros en 2024 en durcissant notamment la traque aux arrêts maladies. Si l’exécutif est revenu sur quelques mesures, le texte qui devra maintenant passer au Sénat constitue un pas supplémentaire dans le projet austéritaire gouvernement, déterminé à faire payer la crise aux classes populaires en passant par la casse des services publics. Deux motions de censure, l’une déposée par la gauche (hors PS) et l’autre par Rassemblement national, n’ont pas été adoptées.

Toujours plus offensif dans la transformation de l’hôpital en machine néolibérale, le gouvernement cherche à économiser sur la santé en s’attaquant notamment aux prétendus « arrêts abusifs », en réponse à l’augmentation des arrêts maladies dans les derniers mois, alors que les conditions de travail se dégradent. L’article 28 du PLFSS propose de mettre fin aux arrêts de travail de plus de trois jours par téléconsultation, pénalisant en premier lieu les 1,7 million de personnes qui vivent dans des déserts médicaux, et pour qui la téléconsultation est parfois le seul moyen d’obtenir des soins.

Cette mesure serait accompagnée du renforcement du contrôle des indemnités par un « médecin contrôleur », mandaté par l’employeur, qui pourrait suspendre ces indemnités s’il les juge injustifiées. Des dispositions offensives au profit du patronat, qui viennent donner corps à la volonté affichée du gouvernement de « responsabiliser » les patients et les travailleurs de santé. Alors que ce dernier cherche depuis des mois à rediriger la colère sociale latente vers les travailleurs malades ou vers les allocataires du RSA qui seraient les « profiteurs du système », ces mesures viennent encore déguiser la casse des services publics.

Dans le même temps, le gouvernement continue ses cadeaux aux entreprises pharmaceutiques, notamment en plafonnant la clause de sauvegarde, une contribution imposée aux entreprises de l’industrie pharmaceutique lorsque leur chiffre d’affaires lié aux médicaments augmente plus vite que ce qui est prévu par la loi. Une mesure qui répond au lobby pharmaceutique et qui permettra aux laboratoires d’augmenter de plusieurs centaines de millions la marge qu’ils empochent lorsqu’ils mettent des médicaments remboursables sur le marché.

Afin de mieux faire passer la pilule du 49-3, le gouvernement a tout de même voulu montrer un recul sur certains volets pour donner des gages à la gauche et aux syndicats. En particulier, il a supprimé l’article 39 qui prévoyait de réduire très fortement les montants que devraient verser à leurs victimes les patrons dont la faute inexcusable dans un accident ou une maladie professionnelle est reconnue. L’augmentation des frais de santé à charge des patient·es a également disparu du texte : il s’agissait de mesures prévoyant de doubler le reste à charge sur les boîtes de médicaments (de 50 centimes à 1 euro) ainsi que la participation forfaitaire (de 1 à 2 euros) sur les consultations, les examens radiologiques, et les analyse de biologie médicale. Cependant, il n’est pas exclu que ces mesures reviennent sous d’autres formes, notamment sous la forme de décrets.

Le retrait de mesures parmi les plus contestées du projet, tout comme l’utilisation systématique du 49-3, témoignent en réalité l’isolement politique d’un gouvernement qui entend faire passer son agenda austéritaire coûte que coûte. Une orientation qui ne peut que renforcer la dégradation des services publics et la crise que traversent les hôpitaux, contre lesquelles des usagers se sont mobilisés il y a quelques semaines, notamment à Quimper, Feurs, où Bagnères-de-Bigorre. Le PLFSS, qui devra passer au Sénat prochainement, s’inscrit donc une attaque plus large du gouvernement contre nos conditions de vies et de travail, face à laquelle les mesures parlementaires telles que les motions de censure, tout comme la stratégie de « dialogue social » entre les syndicats et le gouvernement, sont impuissantes. À rebours de l’attitude conciliatrice des directions syndicales qui, jusqu’à la CGT, viennent de signer la régression sociale en acceptant la mesure Agir-Arrco sur les retraites complémentaires, l’heure est à la construction d’une riposte large contre le gouvernement, articulant la lutte pour les services publics et contre la vie chère, pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive en cours contre les travailleur·euses et les classes populaires.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Airbus. Grève spontanée contre le licenciement d’un collègue au pôle peinture

Ce matin, les salariés du secteur peinture de Airbus à Toulouse se sont mis en grève contre le licenciement abusif d’un ouvrier. Une deuxième journée de grève est prévue dès demain pour revendiquer sa réintégration.

Solidarité ouvrière

Crédits photo : Metronews Toulouse, assemblage A350, 2013 (CC BY-NC-ND 2.0 Deed)

Ce jeudi une grève a eu lieu au pôle peinture d’Airbus à Toulouse après que la direction a licencié un salarié. En effet, un des travailleurs du pôle peinture a été licencié ce matin-même pour non-port du harnais de sécurité alors que ce dernier travaillait en heures supplémentaires. La CGT-Airbus dénonce une sanction « disproportionnée et arbitraire ». Pour les salariés mobilisés, il s’agit clairement d’un licenciement abusif à l’encontre d’un travailleur présent depuis six années dans l’entreprise.

Face à l’augmentation du nombre d’accidents de travail au sein de l’entreprise, le syndicat CGT Airbus avait fait appel à l’inspection du travail pour prévenir les risques alors que la direction n’agissait pas et ne voulait communiquer aucune information en ce sens. Ce matin, le salarié a été convoqué par les ressources humaines du pôle peinture pour le notifier de son licenciement sans même qu’un rappel de sécurité soit fait. « Aujourd’hui, c’est la répression à tout va. Le non-port d’un harnais de sécurité ne justifie pas une sanction de cette ampleur » témoigne Bruno Galaud, délégué syndical central adjoint de la CGT Airbus. « Nous allons voir si le mouvement de solidarité pour sa réintégration peut s’élargir dans les prochains jours ».

En réaction au premier jour de grève des travailleurs du secteur peinture, la direction aurait déjà tenté des premières manœuvres pour endiguer la dynamique de solidarité. Ainsi des salariés grévistes auraient été invités à rentrer chez eux, des cadres prétextant que les grévistes n’auraient pas le droit de rester sur site ! Cette fausse information est destinée à empêcher que les salariés s’organisent entre eux pour la réintégration de leur collègue et montre la peur que ce débrayage fasse tache d’huile dans d’autres ateliers. Contre la répression de la direction de Airbus et pour la réintégration du collègue licencié, une nouvelle journée de grève aura lieu dès vendredi matin.

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Travaillez vous êtes filmés
Vidéosurveillance :
trop de caméras, pas assez d'yeux ?

 

Voici ci-dessous la note d'information donnée par la direction lors du CSE de vendredi 27 octobre 2023.

Dans un mois, les élus devront donner un avis.

Entre temps, nous ferons le point avec vous sur votre ressenti vis à vis de ces caméras !

Travaillez vous êtes filmés
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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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