SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Grève massive pour les salaires à NTN Allonnes : « Pratiquement rien ne sort de l’usine »

Dans l'usine automobile NTN à Allonnes (72), les salariés sont en grève reconductible depuis le 13 juin pour des augmentations de salaires. Un mouvement suivi par 80 % des ouvriers du site de l'équipementier automobile.

Inflation

Crédits photo : Page Facebook CGT NTN Transmissions Europe Allonnes

Les salariés de l’équipementier automobile NTN Transmissions Europe ont entamé un mouvement de grève reconductible depuis mardi 13 juin 2023. « À la production, il y a entre 70 % et 80 % de grévistes, pratiquement rien ne sort de l’usine depuis hier. Le mouvement a été reconduit tout en restant fort ce mercredi » explique Thierry Bouet, délégué CGT de l’usine du sous-traitant automobile.

Une grève qui s’inscrit dans la continuité d’une précédente mobilisation massive de deux jours en décembre 2022 sur les sites d’Allonnes (72) et Crézansy (02), les grévistes avaient obtenu de meilleures augmentations générales et une clause de revoyure pour juillet. Mais comme l’affirme le syndicaliste,« attendre juillet pour négocier, c’était un bon plan pour la direction : des négociations à la veille du départ en vacances où tous les salariés ont quasiment deux semaines de congés imposés ».

Ajouté au contexte inflationniste, les salariés ont voulu rouvrir au plus vite les négociations avant le mois de juillet. Dans ce sens, la CGT a appelé à une assemblée générale le 7 juin où il a été décidé de porter la réouverture urgente des négociations à l’occasion du CSE (conseil social et économique) du mardi 13 juin. De nombreux salariés sont venus interpeller la direction lors du CSE et cette dernière a quitté la réunion sans donner de réponse aux travailleurs mobilisés.

Dans ce contexte, les salariés se sont mis en grève pour revendiquer une augmentation générale des salaires de 6 % ainsi que 100 € d’augmentation bruts pour les intérimaires après six mois d’ancienneté. Une revendication d’autant plus centrale dans une usine où l’embauche d’intérimaires avec des salaires et conditions de travail plus précaires est importante.

« On a reconduit dans chaque équipe la grève avec des AG. Cette après-midi la direction a accepté de rencontrer les salariés et a proposé de réduire le délai de la future négociation du 26 juin en la ramenant au 19 juin. Mais dans le protocole de fin de conflit, ils mettaient des conditions de reprise du travail dès le mercredi soir. Seulement continuer ou pas le conflit, se décide dans les assemblées générales avec les grévistes » explique Thierry Bouet.

Le représentant CGT regrette que « la direction ne s’est pas engagée sur nos revendications ». Concernant les suites, il affirme que « pour la CGT, on pense qu’on peut obliger la direction à négocier concrètement si on continue le mouvement. Leur ultimatum sur la reprise du travail montre qu’on a le rapport de force. Mais après ça dépend surtout de ce que disent les grévistes en assemblée générale jeudi matin. On est toujours soucieux de consulter les syndiqués et non syndiqués ».

Dans un contexte d’une troisième vague de grève pour les salaires incarnée par des conflits comme Verbaudet, la mobilisation des ouvriers de l’usine NTN d’Allonnes montre une fois de plus l’urgence d’une mobilisation nationale pour les salaires. Se battre entreprise par entreprise pour des augmentations partielles ne sera jamais suffisant. Seule une mobilisation d’ensemble avec des revendications communes à tous les salariés peut répondre aux besoins de millions de travailleurs qui subissent l’inflation. Comme le défend Thierry, «  face à des capitalistes qui font tout pour faire des profits sur nos salaires, l’indexation des salaires sur l’inflation est une nécessité ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Et dans la CGT c'est la ligne de classe et de ligne, loin des compromissions du dialogue social, associant luttes revendicatives et double besogne pour un changement de société contre le capitalisme qu'il faut continuer à renforcer

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Même si nous sommes entrés dans une autre phase, l'objectif demeurant de son ABROGATION !

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

Les nouvelles se succèdent en France et dans le monde en ce début d'été.  Les chaines d'info en continu ne chôment pas. Elles relaient toute la journée l’actualité.

Mais, en politique, elles font le bon choix.

BFMTV ne nous parle guère de la décision d'Emmanuel Macron, qui tord le bras à la Constitution, celle d'interdire aux députés, et cela, en toute illégalité, de déposer un texte qui pourrait remettre en question une loi promulguée par le Président.

Et pourtant la chaine sait faire des débats en tous genres sur n'importe quelle question... Mais sans toutefois de controverse avec l'Élysée : c'est lui le patron qui veille sur l'information. 

Ces derniers jours, la chaine privée fait sa « Une » sur le bombardement d'un barrage sur le Dniepr, les vastes plaines, les villes et les champs inondés, « une catastrophe d'ampleur mondiale en Ukraine », du fait des Russes, bien entendu, bien que ceux-ci aient rejeté la responsabilité sur l'adversaire.

L'information dure 24 heures et la chaîne passe à autre chose.
Aux faits divers, en particulier, qui sont le fonds de commerce de BFMTV, qui s'en délecte à longueur de journée : ainsi, un déséquilibré s'en prend à des enfants au jeune âge et jusqu'au berceau, qu'il taillade au couteau.

Cet acte abominable remplit l'écran toute la journée et cela, jusqu'au soir. Interview sur interview, chacun est interrogé : l’« homme-au-sac-au-dos » qui a poursuivi le meurtrier, ministres et Président sont priés de nous expliquer l'affaire. Et c'est au tour de la Procureure, des blouses blanches, d'un passant qui passait par là, des policiers, une journaliste de BFMTV qui, jusqu’à la femme suédoise du meurtrier, qui par téléphone de Suède, est questionnée. 

Le tout pour nous dire que le meurtrier n'est pas un terroriste : il est syrien, certes, mais catholique pratiquant, ce qui rassure les bonnes gens. Il est venu de Suède où il séjournait muni de tous les papiers exigés par l'Union européenne. Il pouvait ainsi se balader en toute légalité dans tous les pays qui en font partie.

C'est ainsi, qu'il est venu à Annecy pour voir le lac ou planter son couteau sur des enfants. Le meurtrier ne sait que dire. Il se roule par terre devant les policiers qui l'interrogeaient. Est-il fou ? Est-il dissimulé ? 

Les téléspectateurs le sauront peut-être dans le prochain épisode de BFMTV 

C'est ainsi que cette chaîne en continu nous fait passer la journée, loin du désordre politique, des gens plongés dans la pauvreté, de la santé de l'oncle Sam, de son dollar menacé.

Pour nous faire peur, la chaîne, mais elle n'est pas la seule, agite ses monstres russes et chinois, nos ennemis désignés, qui menacent nos frontières, c'est bien connu, et l'Élysée en particulier.

Heureusement, ces chaînes télé privées ont des faits divers tout l'été pour nous distraire entre deux pubs, bien encadrés.

JEAN LÉVY

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

 

France 3 :

Macron, porte-parole des financiers, dynamite le système parlementaire

« Une attaque inédite contre les droits du Parlement »

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Les commentaires de Jean Lévy

Macron a osé mettre son veto à la présentation d'un projet de loi annulant la décision de porter l'âge du départ en retraite à 64 ans. Et pourtant, aucune loi n'a été votée dans ce sens par le Parlement, et pourtant sur injonction de l'Élysée, la mesure a été dans la hâte promulguée par le Président ! 
Et Macron et son clan, porte-paroles des milliardaires, se sont mis en travers des usages parlementaires de l'Assemblée.

Les oppositions crient au scandale, comme si elles découvraient, aujourd’hui, après six ans de règne, la véritable nature du pouvoir. Et pourtant celui-ci ne s'est jamais caché - entre autres - de détruire les règles parlementaires, qui à ses yeux retardent la promulgation des lois anti populaires.

Et les oppositions font comme si Macron et sa suite étaient un pouvoir légitime, auquel on s'oppose avec des arguments démocratiques.

Il faut en permanence rappeler que Macron est parvenu au pouvoir en 2017 à la suite d'une injonction des financiers, qui ont choisi leur porte-parole dans leur monde, celui de la finance, au sein de la banque d'affaire Rothschild, pour changer le mode de fonctionnement de la République, dans un sens autoritaire.

Et que ce beau monde, pour que leur champion gagne le matche, n'a pas lésiné sur les moyens financiers et par une campagne publicitaire, mobilisant l'ensemble des milliardaires et leur presse, pour présenter l'homme nouveau, sorti de leur chapeau, comme le lapin blanc des magiciens.

Il s'agissait alors de façonner la France de manière à ce que celle-ci soit tout entière au service du monde de la finance mondialisée en proie à une crise profonde dans le monde occidental.

Déjà, depuis des années, à travers l'Union européenne, le Capital, ses grosses sociétés et son monde financier, avaient pris la France dans ces filets, malgré le veto des Français. La libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises modèlent notre société, sans frontières pour la protéger, les indices boursiers, comme indicateurs de notre économie et de la rentabilité des capitaux.

Avec en prime, l'exode de nos usines pour percevoir à l'étranger des profits plus élevés, l'abandon de nos services publics pour que ceux-ci génèrent au privé des profits exonérés.

Prisonnier de ce modèle, et dans cette perspective avec un mode autoritaire, il fallait que Macron, l'homme providentiel, modifie les règles parlementaires et l'ensemble des droits démocratiques gagnés par le peuple par ses longues batailles.

Et ce fut, dès l'été 2017, le massacre du Code du Travail. Celui-ci donnait aux salariés des garanties pour défendre leurs acquis contre les patrons avides, dans la perspective de l'explosion organisée  de leurs dividendes de leurs profits et de la réduction drastique de leur contribution au budget national, par la suppression de  l'impôt richesse, l'ISF.

Et nous avons vu, au fil des années, pondre des lois contre les pauvres, les privés d'emploi, les salariés aux bas salaires, et même les classes moyennes, pour drainer leur argent au profit des grosses fortunes.

Et, pour aller vite, sans tout énumérer, ils ont privé le monde du travail de deux ans de vie en retraite bien gagnée.

Et c'est seulement maintenant, que les oppositions découvrent la vraie couleur du régime, qu'ils qualifient encore de « légitime ».

Nous ne sommes plus en République !

Aussi, c'est le système qu'il faut combattre, pas seulement l'homme qui est à leur tête, car ces messieurs du Capital, pour perpétuer le système - et leurs profits - sont prêts à tout pour maintenir leur domination.

C'est pourquoi, sans attendre, il faut agir tous ensemble, pour une République sociale dans une France indépendante et souveraine.

JEAN LÉVY

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Disney : le mouvement parti de la base se poursuit, il faut construire la grève reconductible !

Face au refus de la direction d'accéder aux revendications des salariés malgré les profits, la grève se poursuit à Disneyland Paris. Samedi 3 juin, plus de 1600 grévistes ont de nouveau défilé dans le parc. Mardi, ils ont décidé en assemblée générale de reconduire la grève.

Pour les salaires

Crédits photo : @LoskLive (Twitter)

Contre l’inflation et des conditions de travail insupportables, des centaines de salariés s’organisent

Samedi 3 juin ils étaient environ 1600 grévistes à manifester dans les allées du parc. La colère ne faiblit donc pas depuis le mardi 30 mai. En une semaine, le nombre de manifestants avait plus que doublé après de la première journée de grève le 23 mai. L’attitude de la direction face aux grévistes a sans aucun doute convaincu de nombreux salariés de s’engager pour revendiquer une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail.

Le mardi 6 juin, cinquième journée de grève pour les salariés du parc et également journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, les grévistes ont pénétré dans le théâtre de « Frontierland » malgré le dispositif de sécurité. Ils y ont tenu une assemblée générale en plein air, comme ils l’avaient déjà fait samedi, et ont voté la poursuite de la grève.

Aux sources de la mobilisation, on trouve le groupe Facebook « MS 2020 » (MS pour mouvement social) qui avait rassemblé plusieurs milliers de salariés du parc (2230 fin août soit 15% des effectifs d’après Le Parisien) entre mai et août 2020, en plein déconfinement.

Le mouvement s’était constitué à l’extérieur des syndicats pour dénoncer les conditions de travail (notamment liées aux « horaires adaptés ») et les « ruptures conventionnelles ». Il avait même envoyé une lettre, restée sans réponse, à la PDG Natacha Rafalski. Le comité M.A.I. (mouvement anti-inflation), constitué en mars et à l’origine de la mobilisation actuelle à Disneyland Paris, se place dans la filiation du MS 2020. Désormais, aux côtés d’une intersyndicale CGT, UNSA et CFTC, il place la grève au centre du rapport de force qu’il tente d’imposer face à la direction.

Pour dialoguer avec les visiteurs du parc, qui pourraient être étonnés de voir les salariés manifester ou déçus qu’une parade soit annulée, un employé a créé le site en français et en anglais « castonstrike.org » présentant les quatre principales revendications : 200€ d’augmentation mensuelle pour tous les employés, le doublement de la prime kilométrique et du salaire dominical, et enfin que les horaires « choisis » ou « adaptés » ne soient appliqués qu’aux employés qui en sont explicitement volontaires.

« Nous sommes d’avance désolés pour la gêne occasionnée durant vos congés. Cependant, nous ne vivons plus : nous survivons. Les conditions de travail se sont dégradées, l’inflation a rendu le simple fait de vivre incroyablement cher, et Disney refuse de nous payer convenablement et de manière équitable » peut-on y lire.

Dans un contexte d’inflation généralisée et de hausse des prix, surtout sur l’alimentaire, l’ampleur du mouvement s’explique par des conditions de travail devenues invivables pour beaucoup les « cast members » (soit les « membres de la troupe »). Ils le dénoncent d’ailleurs sur leurs pancartes avec des slogans ingénieux tels que « 5 ans à trimer pour la souris, toujours payé comme un rat ». Dans un fil Twitter, un employé raconte comment, comme beaucoup de ses collègues, il est déjà à découvert au début du mois.

Pour ne pas accéder à leurs revendications, la direction noircit le tableau et réprime la grève

Le 26 mai au matin, la direction avait convié les organisations syndicales à une réunion « suite au récent conflit collectif ». Noircissant le tableau d’une entreprise qui a pourtant dégagé d’énormes bénéfices, elle a tenu à rappeler dès le départ les 7000 suppressions de postes dans la Walt Disney Company et s’est contenté de mesures insuffisantes sur le plan salariale, déjà dues aux salariés et surtout qui ne lui coûtent rien : possibilité de mensualiser une partie de la prime du 13ème mois, le transfert des congés payés non pris sur le compte épargne temps, épargne des jours de repos et l’ouverture d’une deuxième fenêtre pour demander le paiement des heures supplémentaires.

En guise de mesure phare, la direction a proposé une prime de 125 euros pour certains employés, soit bien loin de la revalorisation mensuelle de 200 euros demandée par les grévistes. Certains employés craignent par ailleurs que le versement de cette prime soit une simple avance qui remette en question le versement de la prime PPV. Pour tout le reste, la direction de Disneyland Paris continue de renvoyer les grévistes aux NAO (négociations annuelles obligatoires) des 31 août, 14 et 28 septembre.

La CFDT, majoritaire et qualifiée de « syndicat-maison », s’aligne sur le récit de la direction. Dans un communiqué publié le 2 juin, elle écrit : « La CFDT, première organisation syndicale, en raison de la crise que nous traversons [...] assume ses responsabilités de ne pas mettre en danger les emplois directs et indirects et la pérennité de l’entreprise ». Se contentant de revendications très minimales, voire patronales comme la mise en place d’une « prime d’assiduité », la direction du syndicat déclare dans le même communiqué « l’appel à la grève est facile, sortir d’un conflit bien plus difficile ».

La proximité entre la direction et la CFDT est dénoncée par de nombreux salariés. Aussi lorsqu’au soir du 25 mai, veille de la rencontre avec la direction, le syndicat publie « La CFDT se félicite, la direction reçoit les organisations syndicales représentatives demain matin à 9h », des salariés ironisent en commentaire sur « l’autocongratulation » du syndicat majoritaire alors que celui-ci n’a eu aucune contribution à la mobilisation.

Sur le Workplace, le réseau social interne, la PDG de Disneyland Paris Natacha Rafalski a publié une adresse aux employés filmée en plein milieu du parc. Dans cette vidéo, elle déroule encore le tableau noir d’une entreprise en difficulté menacée de (nouveaux) licenciements. Dans un communiqué intitulé « Le requiem de Natacha », l’UNSA en décrit ainsi le contenu : « Mme la Présidente s’entête donc avec un discours que vous ne voulez plus entendre à savoir que l’entreprise a subi de nombreuses pertes, que beaucoup a été fait pour vous et que notre entreprise serait parmi les virtuoses en matière de rémunération et de conditions de travail ». Cette vidéo a grandement renforcé la colère et la détermination des grévistes.

Pendant ce temps, la direction organise la répression physique et morale des salariés mobilisés et, puisque la sécurité du parc participe à la mobilisation, elle a dû engager des agents de sécurité extérieurs pour les réprimer. Le samedi 3 juin, à l’entrée du Walt Disney Studios, ces agents s’en sont pris physiquement aux manifestants qui ont tout de même réussi à envahir le bâtiment. Une vidéo publiée sur Tiktok les montre séquestrant des manifestants et des clients dans la boutique située à côté.

Le 4 juin, l’UNSA a rendu public le fait qu’il ait été donné pour consigne à certains cadres (« team leaders ») de convoquer des grévistes pour leur demander les raisons de leur participation au mouvement. Le syndicat s’interroge sur une (énième) tentative d’entrave au droit de grève de la part de la direction du parc et dénonce des « manoeuvres inqualifiables qu’elle lui demande de cesser immédiatement ».

Pour arracher la victoire, il faut la grève reconductible

Depuis le début du conflit, la direction a montré qu’elle craignait la mobilisation des salariés. Malgré une communication laissant croire à une volonté d’apaisement, en témoigne les réponses en direct de la PDG à plusieurs questions (préalablement sélectionnées) des salariés, la direction générale n’hésite pas à employer la force contre les grévistes pour briser le mouvement et limiter ses répercussions. Dans le même temps, elle refuse de répondre dans le fond et d’accéder à leurs demandes légitimes. Ainsi, la direction de Disneyland Paris a révélé par son attitude qu’elle ne cédera qu’avec un durcissement du rapport de force.

Pour le moment aucun suite précise n’est donnée à la mobilisation et les syndicats se réuniront le 13 juin pour discuter des perspectives du mouvement. Encore ce lundi matin, une action de blocage du parking de Disneyland Paris était organisé par les salariés mobilisés. Dans ces coordonnées, la clé sera dans la construction d’un plan de bataille offensif, appuyé sur l’auto-organisation la plus large, pour aller vers une grève reconductible à même de faire plier la direction. C’est ce qu’ont fait les travailleuses de Vertbaudet qui ont récemment arrachées leurs revendications après une longue mobilisation.

Pour préparer au mieux ce durcissement de la mobilisation, la création d’assemblées de grévistes ou les travailleurs syndiqués et non-syndiqués décident collectivement de comment mener le mouvement est essentiel. Ainsi le développement d’une grève reconductible et l’organisation des salariés permettra d’affronter au mieux répression que cherche à imposer la direction et d’arracher une victoire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS de " J'aime la CGT "

Et contrairement à la doxa courante selon laquelle les congés payés seraient imputables à Léon Blum qui s'est empressé de proner la " pause " pour complaire aux réactionnaires.

c'est à la lutte des travailleurs,

c'est aux grèves,

c'est aux occupations d'usines

relayés par le parlement

que sont dus les congés payés imposés à un patronat qui ne pouvait seulement imaginer avoir à rétribuer les salariés SANS qu'ils soient assujettis à un emploi et au capital.

Une sacrée leçon pour aujourd'hui ... et pour demain !

 

11 juin 1936 : La chambre des députés vote en faveur des congés payés.
Le 11 JUIN 1936
 
 
9 h 
L’idée de vacances payées émerge dans les années 1920. En 1926, le congrès de la CGT revendique le droit à des congés payés. Cette année-là, l’idée de mériter d’être « payé à ne rien faire », comme le bonheur et le droit d’accéder aux loisirs, est « une idée neuve ». Droits nouveaux et mentalités nouvelles vont de pairs. Du Front Populaire à aujourd’hui, l’histoire des congés et des vacances est longue. Et elle n’est pas finie…
 
Le 3 mai 1936, le Front Populaire gagne les élections et provoque de par sa victoire un élan de revendications chez les travailleurs, ces derniers voulant obliger le nouveau gouvernement à appliquer immédiatement ses promesses. Mouvements de grèves, occupations des usines : plus de 2 millions de travailleurs revendiquent de meilleures conditions de travail. La France est paralysée et le patronat est dans l’obligation d’ouvrir des négociations.
 
A la suite des Accords de Matignon signés quelques jours plus tôt et sous la pression massive du mouvement ouvrier et des syndicats de lutte, le gouvernement du Front Populaire propose au vote du parlement l'instauration des congés payés et quelques jours plus tard la semaine de 40h.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Au-delà de la gravité des circonctances et des responsabilités personnelles ce qui est en cause c'est le caractère de classe des institutions " républicaines " au service des intérêts de l'oligarchie.

Et il va falloir travailler à une alternative y compris institutionnelle qui redonne au peuple et aux travailleurs les moyens d'exercer leur souveraineté et la défense de leus intérêts qui EUX coincident en gros avec l'intérêt général !

 

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Retraites : après le hold-up social, voici venu le casse du siècle démocratique

PUBLIÉ LE 9 JUIN. 2023

Yaël Braun-Pivet a décidé d’utiliser l’article 40 de la Constitution empêchant ainsi le vote de la représentation nationale.

En ne protégeant pas les droits de l’opposition et en appliquant les ordres de l’Elysée au mépris de l’indépendance de sa fonction, elle fragilise un peu plus le débat démocratique et la séparation des pouvoirs. Elle porte une lourde responsabilité dans la défiance envers les institutions qui traverse notamment le corps social, ce qui est à l’opposé de son rôle.

Notre modèle social, son mode de financement progressiste, sa gouvernance originale, sont donc toujours la cible des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général…

Respect des éléments fondateurs issus du Conseil National de la Résistance d’un côté, défense des intérêts particuliers de l’autre !

À chacun ses points de repères ! …

Cet affligeant spectacle ne permet pas de tourner la page de 6 mois de mobilisation inédite par sa durée et son ampleur, la CGT avec les autres OS va s’appuyer sur le rapport de force construit pour continuer d’exiger le retrait de cette réforme et d’arracher des droits pour les travailleurs.

 

Montreuil, le 9 juin 2023

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

 

Les députés ont supprimé mercredi en commission l'article clé d'une proposition de loi abrogeant le recul de l'âge de départ à la retraite à 64 ans. Mais le texte, porté par le groupe indépendant LIOT et dont l'examen se poursuit, n'est pas enterré pour autant.

Le camp présidentiel a réussi à détricoter mercredi en commission une proposition de loi tentant d'abroger la retraite à 64 ans s qui dénoncent des « magouilles » pour empêcher un vote le 8 juin dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. 

La majorité a ainsi remporté une victoire d'étape, avant l'arrivée en séance ce 8 juin du texte, qui maintient la flamme des opposants à la réforme contestée, promulguée mi-avril.

Les députés ont voté de justesse, par 38 voix contre 34, la suppression de l'article-clé de cette proposition de loi du groupe indépendant LIOT.

La plupart des élus LR ont joint leurs voix à celles de la majorité lors de débats aux allures de bataille rangée. Les députés de la coalition de gauche Nupes ont fini par claquer la porte de la commission des Affaires sociales pour critiquer des « manœuvres ». La responsable du groupe LFI, Mathilde Panot comptait sur une pression populaire maximale le 6 juin lors de la journée de mobilisation organisée par les syndicats.

Malheureusement, après cinq mois de mobilisation d'une ampleur inconnue jusqu'ici dans la durée, et qui marquera l'histoire sociale de note pays, le veto du pouvoir élyséen à la remise en question de la loi promulguée sans vote de l'Assemblée a conduit une majorité de salariés à ne plus croire à la possibilité d'obtenir satisfaction, et, partant, à se remobiliser en cette période de vacances aussi massivement ce 6 juin à l'appel des syndicats unis.

Reste le vote de l'Assemblée ce 8 juin...

Mais qu'en soit le résultat, tous les sondages l'attestent, la grande majorité des Français n'ont pas changé d'opinion : ils refusent massivement tout retour en arrière et sont attachés à la retraite à 62 ans.

Ils subissent en outre hausse des prix qui limite leur consommation, souvent un repas en moins, ou n'achètent plus de viande et de poisson. Et font la queue de plus en plus souvent à la soupe populaire, y compris les étudiants.

Croyez- vous cette situation tenable pour des millions de nos concitoyens, sans qu'ils réagissent d'une manière ou d'une autre, face à un pouvoir qui n'a d'yeux que pour les super-riches - qui sont sa clientèle - et qu'il couvre de cadeaux ?

JEAN LÉVY

Publié par EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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