SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La papeterie de Condat licencie la moitié des salariés après avoir touché 33 millions d’argent public

Fin juin, le groupe Lecta, propriétaire des papeteries de Condat en Dordogne, a annoncé la suppression de 187 emplois. Après un investissement massif d’argent public, ces licenciements montrent le mépris du patronat pour les ouvriers.

Mépris Patronal

[Crédit photo : CGT Dordogne]

Le 20 juin dernier, le groupe espagnol Lecta, propriétaire de la papeterie de Condat-sur-Vézère (Dordogne) a annoncé la fermeture d’une ligne de production, menaçant ainsi 187 postes sur les 420 que comptent l’usine. Un attaque scandaleuse contre les salariés de l’entreprise et ses sous-traitants. Les syndicalistes présents dans la grève estiment ainsi que pour un emploi perdu à la papeterie ce sont trois emplois qui sont menacés en Dordogne.

Une manœuvre sur les chiffres pour faire passer la pilule

Pour justifier ces licenciements, le groupe a usé de méthodes scandaleuses en présentant les chiffres de début 2023. Selon l’élu CGT au CE des papeteries Eric Pestourie pour France Bleu : « on sait que dans la Papeterie, les chiffres peuvent varier d’une année sur l’autre. On a fait une très bonne année 2022 et là, on nous sort les chiffres de début 2023 ».

Patricia Canto, technicienne de maintenance, délégué FO et secrétaire CSE témoigne : « le groupe est un fonds de pension, ce qui les intéresse c’est l’argent et pas les hommes. Là, ils veulent délocaliser la production en Espagne et en Italie. Ça ne met pas en danger que l’usine, mais les sous-traitants, les commerçants, les artisans, tous le bassins de vie. Quand on pose les questions sur la stratégie dans les autres entreprises du groupe en Espagne et en Italie, on ne nous répond pas ».

En réaction, le mercredi 12 juillet, un millier de personnes - employés, commerçants, élus et habitants - ont manifesté dans les rues du Lardin-Saint-Lazare (Dordogne) en scandant « Si l’usine ferme, le village meurt ! ». Patricia Canto qui travaille depuis 35 ans dans l’usine nous témoigne : « J’en ai connu des plan sociaux, mais pour celui-ci, les gens prennent plus conscience. Toute l’usine a manifesté son mécontentement, des ouvriers aux anciens directeurs en passant par les cadres ».

Et pour cause, à cheval sur les commune de Condat-sur-Vézère (882 habitants) et Le Lardin-Saint-Lazare (1 672 habitants), cette usine est depuis sa création en 1907, un fleuron de l’industrie locale. Avec l’arrivée en 1962 d’une deuxième machine permettant, elle, la fabrication de papier couché, l’usine a multiplié son nombre d’employés par deux, passant à un millier de salariés et devenant dès lors, le premier employeur privé de la Dordogne. C’est cette machine, la ligne 4, qui est aujourd’hui menacée.

Dans les villes et villages aux alentours, le travail aux « papettes » concerne parfois plusieurs générations. Frédéric, ouvrier à la papeterie, revient pour Sud-Ouest sur cette période : « Avant ça embauchait à tour de bras […] Mon grand-père a été viré en 1936 pour avoir fait la grève. Il a été rembauché après la guerre. On a construit notre vie ici. Je ne sais pas ce qu’on deviendra si on perd notre travail ».

Mme Canto rajoute : « C’est une tragédie si l’usine vient à fermer. Un plan social ça laisse toujours des cicatrices, tant pour ceux qui partent que pour ceux qui restent. Nous sommes très en colère car nous, on pense qu’on pourrait faire du papier sur le site. On cherche comment garder la machine, les salariés en fabricant d’autres types de papiers ». La détresse provoqué par l’annonce de cette fermeture a poussé un cuisinier au suicide dans la nuit du 27 au 28 juin. Père de famille et cuisinier employé par une entreprise sous-traitante pour les papeteries, son emploi était directement menacé par la fermeture.

Au micro de France 3 Périgord, Eric Pestourie, élu CGT, témoigne suite au suicide de son collègue : « C’est une conséquence que l’on craignais. C’est le scénario catastrophe car on est jamais à l’abris du début d’une série. C’est humainement très compliqué pour nous d’en discuter avec la direction. Déjà on est fortement opposé à ce PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), maintenant on doit assimiler le fait qu’un de nos collègue salarié a mis fin à ses jours. Je ne sais pas s’ils n’ont pas de scrupule ou pas eux. Nous on le dis depuis toujours : eux ils voient les chiffres, nous on voit l’homme, et nos collègues ».

Le plus grand sauvetage industriel en Nouvelle-Aquitaine transformé en catastrophe sociale

Mais ce ne sont pas les premiers licenciements dans l’usine. Racheté par le groupe espagnol Lecta en 1998, l’usine subit de plein fouet la crise économique de 2008 avec la suppression d’une centaine d’emplois par le groupe dont les services supports avec la recherche.

En 2013, les patrons réitèrent l’opération en supprimant la ligne 6 et ses 144 salariés. Devant la chute de la production, l’Etat et la région octroient une aide de 33 millions d’euros au groupe en 2019. Sur cette aide, 14 millions ont été octroyé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie pour construire une nouvelle chaudière. Les 19 millions d’euros restant sont un prêt sans intérêt de la part de la région Nouvelle-Aquitaine. Selon Alain Rousset, président PS du conseil régionale, il s’agit du « plus grand plan de sauvetage industriel en Nouvelle-Aquitaine ».

Cette manne d’argent public considérable a été utilisé par le groupe pour licencier massivement comme il l’avait annoncé à demi-mot quand, en 2019, il assurait qu’il ne licencierai pas d’un coup les 400 salariés de l’usine.

Pour en finir avec la casse sociale, nationaliser sans rachat et mettre sous contrôle des travailleurs les entreprises

Après avoir encaissé l’argent public, et annoncé la suppression de la moitié des emplois de l’usine, poussant un salarié au suicide, le groupe Lecta met en péril des centaines de familles du bassins industriels périgordins. Plus largement, cette casse sociale financé par de l’argent public et qui dure depuis bien trop longtemps, fait écho à d’autres situations similaire.

C’est le cas pour le sous traitant aéronautique Latécoère qui délocalise une partie de son activité, notamment l’usine de Montredon installée depuis cinq ans, et menace de supprimer 150 emplois. Ou bien le cas des AHG Médical qui ferme ses portes après 3 ans d’existence et l’encaissement de 8 millions d’euros d’argent public.

Là encore, le projet industriel a été financée en grande partie par de l’argent public. Face à ces scandales, il n’y a aucun compromis à faire. Seule l’interdiction des licenciements, la nationalisation sans indemnités ni rachat des entreprises et leur mise sous contrôle des salariés peut éviter le carnage social et maintenir une production nécessaire pour répondre à la demande qui est bien présente.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Macron hué sur les Champs-Elysées, le militant Ritchy Thibault interpellé…un 14 juillet sous tension

Entre les huées du chef de l’État et l’arrestation du militant Ritchy Thibault sur les Champs-Élysées, la crise politique s’est invitée au défilé militaire du 14 juillet, censé marquer la fin des « 100 jours d’apaisement » promis par Emmanuel Macron.

« Macron démission »

Crédits photo : capture d’écran BFMTV

A 10 heures ce vendredi matin, le traditionnel défilé militaire du 14 juillet s’élançait sur les Champs-Élysées. Une mise à l’honneur des forces militaires de l’impérialisme français dans un contexte belliqueux international, où ont défilé réservistes, marins, légionnaires, avions de défense déployés dans l’Est de l’Europe sous les yeux intéressés de Narendra Modi, chef réactionnaire de l’État indien et « invité d’honneur » d’Emmanuel Macron.

Pourtant derrière la tentative de démonstration de force se cache (mal) la tension qui règne au sommet de l’État. La journée devait marquer la fin des « 100 jours d’apaisement » pour sortir de la bataille des retraites, mais l’explosion de colère dans les quartiers populaires suite au meurtre policier de Nahel a de nouveau plongé le gouvernement dans la crise, le forçant à changer ces plans, jusqu’à l’annulation du discours de bilan qu’avait annoncé le président lui-même en avril dernier.

Une crise politique qui est loin d’être refermée et qui s’est invitée jusqu’au défilé du 14 juillet : lors de son arrivée sur les Champs-Élysées, Macron a été copieusement hué par la foule sous les cris de « Macron démission », qui semble désormais accompagner le président dans chacun de ses déplacements.

Pourtant, le gouvernement avait pris ses dispositions pour empêcher toute forme de contestation de s’exprimer. Interdiction des feux d’artifice, annulations des festivités, mobilisation de 130.000 policiers…par crainte d’une reprise de la mobilisation après les révoltes, le gouvernement a débloqué des moyens massifs pour le 13 et le 14 juillet. Un dispositif répressif d’ampleur dont le militant Ritchy Thibault a de nouveau fait les frais : présent sur les Champs-Élysées ce vendredi matin, il a été interpellé et placé en garde-à-vue avant-même le passage d’Emmanuel Macron.

A l’inverse d’une reprise en main ou un « retour à l’ordre », ce 14 juillet, le colossal dispositif policier déployé, les émeutes de ces derniers jours dans les quartiers populaires ou les huées qui accompagnent désormais Macron à chacune de ses sorties apparaissent comme les symptômes de la crise politique de laquelle le gouvernement n’arrive pas à sortir. Et pour se faire, il faudra plus qu’une fête nationale.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Les saintes huiles minérales

et les sulfureux

gaz à effets de serre

encenseront la cérémonie.

Le mérite, cela se récompense.

Si tu affiches ton expertise pour

  • Refuser d’augmenter les salaires

  • Tenir tête et réprimer les grévistes

  • Racketter les automobilistes à la pompe,

  • T’appuyer sur toutes les dictatures pour asseoir tes profits

  • Investir dans les énergies fossiles avec des bombes carbone en Afrique,  

  • Participer consciemment à l’effondrement climatique

  • Piller les ressources naturelles,

  • Creuser un projet écocide en Ouganda et en Afrique du Sud,

  • Menacer la sécurité du Havre et de tout l’estuaire de la Seine

  • Accumuler des milliards sur la destruction de la planète

  • Et pour cela t’attribuer une rémunération de conquistadors ,

Pour récompenser tes talents de géodestructeur  et champion de l’évasion fiscale, Officier de la Légion d’honneur Bercy te proposera et le 14 juillet, Macron te fera.

Publié par www.cap-etboussole.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS de Commun Commune

 

 

Affiche du PCF en 1982

 

Avec le Traité de l'Atlantique Nord - l'OTAN - signé en 1949 par la Sainte-alliance des États impérialistes, menée par les États-Unis contre la Russie  soviétique, une troisième guerre menaçait en Europe, traité qui s'étend jusqu'à nos jours..

Durant des décennies, face à cette politique de « guerre froide » menée par le pouvoir en place, qu'il se revendique du libéralisme ou qu'il se prétende social-démocrate, ou d'une « troisième force » alliant les deux tendances, l'opposition active et révolue des forces populaires, menées par le Parti Communiste Français et la CGT, faisaient contre-poids  en faveur  de la Paix.

Des millions de Français, y compris au-delà de l'opinion progressiste, manifestent alors contre l'arme atomique, avec l'Appel de Stockholm, et dénoncent en permanence l'antisoviétisme et les campagnes bellicistes qui s'affichaient partout en France. Des manifestants en nombre et résolus « accueillent » le général US Ridgway à Paris...

Et au-delà des périodes de détente internationale, l'action contre la guerre menaçante se poursuit. Ainsi, dans les années 80, les Etats-Unis déploient leurs fusées de longue portée Pershing en Allemagne, face à la Russie.

Le PCF, le Mouvement de la Paix en France comme en Europe se mobilisent contre cette provocation à l'égard de Moscou...

Et aujourd'hui ?

Un nouveau conflit mondial menace à partir de la guerre menée en Ukraine par l'OTAN et l'Union européenne - dont la France - qui alimentent le brasier en fournissant les armes, le matériel militaire contre la Russie. Cet acte de guerre  de notre propre gouvernement est doublé d'une propagande massive pour préparer les esprits à l'idée de conflit ouvert avec Moscou et Poutine.

Face à ce déferlement, en France, ni le PCF, ni la CGT n'élèvent la voix. Pire, au nom du Parti communiste, son secrétaire national se fait partisan de la France dans l'OTAN ! 

Heureusement, sur notre continent, des voix s'élèvent contre la guerre Et en France, calme plat !

Nous en sommes-là. Et pourtant, notre peuple ne veut pas la guerre, mais il faut le réveiller avant qu'il ne soit trop tard...

JEAN LÉVY

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
LIVRET A - NOUVEAU COUP CE 13 JUILLET : DES MILLIARDS DÉTOURNÉS AU PROFIT DES BANQUES, COUP PORTÉ CONTRE L’INDEXATION.
 
LE LIVRET A, SOUS MACRON, AU LIEU DE PROTÉGER L’ÉPARGNE DES FRANÇAIS LES PLUS MODESTES, EST DEVENU UN OUTIL DE SPOLIATION.
LIVRET A - NOUVEAU COUP CE 13 JUILLET : DES MILLIARDS DÉTOURNÉS AU PROFIT DES BANQUES, COUP PORTÉ CONTRE L’INDEXATION.

Publié par Info'Com-CGT

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le 14 juillet 2023, le premier ministre indien Narendra Modi, adepte des idées d’extrême droite, paradera à Paris en qualité d’invité d’honneur d’Emmanuel Macron pour la fête nationale. La CGT s'y oppose fermement !

Non à l'extrême droite sur les Champs Elysées

Tout un symbole ! Pour clôturer les "100 jours d'apaisement", le président de la République a fait le choix d'inviter Narendra Modi, premier ministre de l'Inde, au traditionnel défilé militaire du 14 juillet.

 

Modi est un dirigeant d'extrême droite

 

Peu connu du grand public en France, Modi est à la tête de l'Inde depuis 2014. Leader du Bharatiya Janata Party (BJP), ses fondateurs glorifiaient Mussolini et Hitler. Dans les années 2000, Modi était interdit d’entrée sur le territoire états-unien pour avoir couvert, alors qu’il était gouverneur de la province du Gujarat, les pogroms antimusulmans qui avaient fait plus de 2 000 morts.

Depuis son accession au pouvoir, il met en place une politique nationaliste, antisociale et raciste inspirée des plus sombres pages de l’histoire du XXème siècle: oppositions réprimées, institutions garantissant le contre-pouvoir entravées, attaques violentes contre les minorités religieuses, manuels d'histoires réécrits, ...

 

La plus grande démocratie au monde est devenue le pays des plus grandes discriminations. 

 

Avec des associations & des syndicats, la CGT a dénoncé dans une tribune, publiée sur Médiapart, la venue du premier ministre [lire la tribune ]. 

"Pendant ses mandats la répression et la violence d’État subies par la société civile, les journalistes, les avocat·es ou les syndicalistes n’a cessé de croître . Amnesty international a dû quitter le pays. Il mène aussi une politique discriminatoire à l’encontre des populations musulmanes."

Si le syndicalisme relève en Inde d'une longue tradition centenaire, la répression féroce a entraîné un changement considérable alors que l'Inde a connu des grèves intersyndicales et des manifestations géantes par le passé.

Sa volonté de casser le syndicalisme se retrouve aussi auprès des organisations internationales. Ainsi, sous la Présidence indienne du G20 : le gouvernement Modi a refusé la participation des syndicats indépendants.[lire la note du secteur international de la CGT]. 

 

La présence de Modi est une insulte aux idéaux de la Révolution française.

 

Le 14 juillet marque l'adhésion de la République aux droits humains et le refus de tous les despotismes. Aussi, la fête nationale ne peut souffrir d’être associée à la figure, aux idées et aux pratiques du dirigeant indien. C'est pourquoi la CGT dénonce sa participation et a demandé l'annulation de la présence de Narendra Modi aux cérémonies sur les Champs Élysées.

 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pas étonnant que Le Point insiste  sur l'appréciation positive de la réunion par la secrétaire générale de la CFDT.

Qui n'oublions pas est dans la continuité des orientations suivies par Laurent Berger : c'ets-àdire une orientation conciliante à l'égard du patronat et du pouvoir s'inscrivant dans la pratique du " dialogue social ", sans revendications " excessives " bien sûr et sans remise en cause du système d'exploitation et de domination qui constitue le coeur du capitalisme.

____________________________

SOURCE : Le Point

 

Donner un « nouvel élan » au dialogue social. C'était l'objectif d'Élisabeth Borne qui a reçu mercredi les partenaires sociaux à Matignon, avec la volonté de jeter les bases du nouveau « pacte de la vie au travail » voulu par Emmanuel Macron, après la douloureuse crise des retraites, une rencontre jugée « utile » dans les rangs syndicaux.

À la sortie du rendez-vous d'environ deux heures avec les représentants des cinq organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et des trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P), Élisabeth Borne a salué « un agenda social ambitieux, très dense ».

Marylise Léon (CFDT) a de son côté évoqué « une réunion utile qui permet d'avoir quelques actes posés » : « Il y aura bien l'ouverture d'une négociation – ou de plusieurs négociations, ça reste à définir à la rentrée – sur les enjeux du travail », dont l'emploi des séniors.

« La rentrée sociale »

« La réunion d'aujourd'hui marque l'échec consternant des 100 jours annoncés par le président de la République », a tranché de son côté Sophie Binet (CGT). « Ce que nous avons engagé aujourd'hui, c'est une reprise en main qui marque le début des quatre prochaines années », a-t-elle affirmé, rappelant que « l'intersyndicale se retrouvera fin août pour débattre de la situation sociale et des modalités de la rentrée sociale ».

La dernière réunion multilatérale à Matignon avec les huit partenaires sociaux remonte à mars 2021. Début avril, en pleine crise des retraites, les syndicats avaient été reçus ensemble par Borne, écourtant la réunion après avoir demandé le retrait de la réforme.

Élisabeth Borne a introduit la réunion en félicitant la nouvelle secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, élue le 21 juin, et Patrick Martin, qui remplacera Geoffroy Roux de Bézieux à la tête du Medef le 17 juillet.

« Je souhaite poursuivre un travail riche et constructif avec vous comme avec l'ensemble des partenaires sociaux », a dit Borne. Elle a de nouveau promis une « transposition fidèle » des accords qu'ils pourraient trouver entre eux.

La réunion, qui intervient au moment où la perspective d'un remaniement occupe les esprits, permet à Borne de se projeter au moins jusqu'à l'automne, enjambant l'échéance des « cent jours » décrétés par Emmanuel Macron pour relancer son quinquennat après la crise des retraites.

Les salaires au menu

Les participants ne sont pas partis d'une page blanche, s'appuyant sur la feuille de route issue des discussions menées en juin par les syndicats et le patronat.

Emploi des séniors, parcours professionnels, prévention de l'usure professionnelle, accompagnement des reconversions professionnelles, compte épargne temps universel, sur lesquels les partenaires sociaux sont convenus de négocier, étaient au menu des échanges.

L'enjeu était de savoir quelle place le gouvernement entend prendre dans ces discussions et notamment s'il veut s'inscrire dans le cadre de l'article L1 du Code du travail qui prévoit que le gouvernement encadre les négociations par un document d'orientation.

Sophie Binet (CGT) a salué, à l'issue la réunion, de la part de Borne « un frémissement d'autonomie face au patronat en annonçant un cadrage gouvernemental sur l'emploi des séniors et sur l'usure professionnelle », mais « cela reste timide ».

Autre sujet pressant, l'assurance-chômage, dont les règles expirent le 31 décembre, Matignon prévoyant d'envoyer le document de cadrage aux partenaires sociaux « pour la fin juillet ».

Mais, comme pour les précédentes négociations sur ce thème, il est probable que la discussion entre les partenaires sociaux tourne court et que le gouvernement reprenne in fine la main.

Les syndicats ont eu également à cœur de mettre sur la table les sujets sur lesquels le dialogue est fermé avec le patronat, qu'il s'agisse de la révision des ordonnances réformant le Code du travail de 2017, de la conditionnalité des aides publiques aux entreprises ou des salaires.

« On a échangé sur la question numéro un des travailleurs qui est la question du pouvoir d'achat », a indiqué Marylise Léon.

 

« Il y a un enjeu à la rentrée de travailler sur la question des salaires », a-t-elle ajouté, précisant avoir aussi renouvelé la demande de « conditionner un certain nombre d'exonérations de cotisation pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la négociation sur les salaires ».

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PILLAGE ET AGRESSION CONTRE L'ASSURANCE MALADIE : LE POUVOIR EST DEVENU ENRAGÉ.

Publié par Info'Com-CGT

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Evénements annulés, déploiement de la police : pour Macron, le 14 juillet ne sera pas une fête

Après les révoltes, les festivités du 14 juillet deviennent un véritable casse-tête pour le gouvernement qui craint une reprise de la mobilisation. Interdiction des feux d’artifice, annulations des festivités, moyens massifs de répression : affaibli et enlisé dans une crise politique majeure, le gouvernement continue d’affermir sa réponse autoritaire.

14 juillet sous haute tension

Crédit photo : doubichlou14

Une réponse autoritaire face à la crainte de la reprise des révoltes

A quelques jours du 14 juillet, l’édition 2023 s’annonce extrêmement délicate pour le gouvernement. Si, pour l’Etat français, cette journée est censée être une célébration de l’impérialisme mettant en scène la « grandeur de la Nation française », les cinq mois de mobilisation contre la réforme des retraites et la révolte des banlieues empêchent Macron de faire de la fête nationale une célébration de ses « Cents jours d’apaisement ». Après six jours de révolte dans les quartiers populaires, le gouvernement est à présent terrifié face à la possibilité que le 14 juillet puisse de nouveau catalyser les colères et marquer une reprise des émeutes. Dans ce sens, Emmanuel Macron montrait déjà son inquiétude la semaine dernière face à l’arrêt des révoltes, affirmant qu’il fallait voir « ce que donneront le 13 et 14 juillet » et qu’il s’agissait « de rester en alerte maximale ».

Un scénario de reprise des émeutes que le gouvernement veut donc à tout prix éviter et face auquel il a d’ores et déjà annoncé une réponse sur le terrain répressif. Si certaines communes ont décidé d’annuler les festivités d’elles-mêmes, Elisabeth Borne a déclaré de son côté lors d’un entretien pour Le Parisien la mise en place de « moyens massifs pour protéger les Français » durant « deux jours sensibles ». Alors que près de 45 000 policiers et gendarmes, dont les unités spéciales, ont été déployés au plus fort des émeutes, entraînant plus de 4 000 arrestations, nul doute qu’une telle déclaration promet un nouveau déploiement d’ampleur des forces de l’ordre pour empêcher toute expression de colère contre Macron.

Plus concrètement, Elisabeth Borne a annoncé avoir signé ce dimanche un décret interdisant la vente, le port et le transport de feux d’artifice afin « de prévenir les risques de troubles graves à l’ordre public au cours des festivités ». Devenu le cheval de bataille du gouvernement, ce décret lui permet d’élargir encore plus le cadre de la répression et cible tout particulièrement les jeunes de banlieues.

Enfin, dans la lignée des déclarations de Macron prenant les réseaux sociaux pour responsables de la diffusion de la révolte, le ministre délégué chargé de la transition numérique Jean-Noël Barrot a annoncé ce lundi matin sur France Inter avoir demandé aux principales plateformes « de veiller à ce que les paramètres, les fonctionnalités de leurs services ne viennent pas à être dévoyés au service de rassemblements émeutiers ». Plus particulièrement, la géolocalisation se trouverait dans son viseur car elle « a été identifiée comme ayant été dévoyée pour faciliter la formation d’émeutes ».

Un 14 juillet qui met en exergue la faiblesse de Macron

Ce 14 juillet est donc placé sous le signe de la répression du côté de l’exécutif. Une situation particulièrement détonante avec la volonté d’Emmanuel Macron affichée en avril dernier de faire de la fête nationale une journée de bilan des « Cent jours d’apaisement », censés tourner la page douloureuse des retraites. Loin d’avoir repris en main la situation, le soulèvement des banlieues est venu au contraire renforcer la crise ouverte dans laquelle se trouvait déjà le gouvernement, et rend d’autant plus compliquée une sortie par en haut pour ce dernier.

Preuve en est la confusion persistante autour d’un remaniement, tant sur son contenu que sur son annonce, prévue initialement lors d’un discours le 14 juillet. Si Libération affirme ce lundi qu’Emmanuel Macron aurait pris sa décision, les tergiversations et les hésitations dévoilent l’impasse dans laquelle se trouve la macronie. Qu’à seulement trois jours du 14 juillet, l’exécutif ne sache pas si le Président de la République prononcera un discours pour la fête nationale, parle de la faiblesse du gouvernement qui craint le moindre faux pas pouvant raviver des braises encore chaudes. « C’est sûr que si le Président parle et qu’après, ça pète à nouveau, on passe un pour des idiots », explique dans ce sens un député macroniste à BFM TV. Quoiqu’il en soit, le Président ne peut que continuer à avancer quoiqu’il en coute, et ses annonces seront scrutées de très près.

Bénéficiant d’une marge de manœuvre quasi nulle, Macron joue donc la montre. Alors qu’un accord avec Les Républicains semble toujours impossible et que les contradictions au sein du camp présidentiel font pencher la balance vers un maintien de Borne faute d’alternative, ce 14 juillet va jouer comme un révélateur de l’incapacité de Macron à se renouveler. La victoire du mouvement anti-raciste ce samedi, qui a mis en déroute la politique de Darmanin en tenant la marche à Paris malgré les interdictions, aggrave la crise politique persistante. Une démonstration, à son échelle, des potentialités que pourrait avoir un front unique du mouvement ouvrier et social contre la politique antisociale et raciste de Macron, de la droite et de l’extrême droite.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS du site Initiative communiste :

Nous vous proposons une traduction de l’article « Les ouvriers de Tesla se mobilisent pour un syndicat, la compagnie répond avec des licenciements massifs », écrit par Arjae Red publié le 17 février 2023 sur le site du Workers World Party, une organisation marxiste-léniniste aux États-Unis avec laquelle le PRCF entretient des liens. Il nous paraît important de faire connaître la lutte des travailleurs de Tesla aux États-Unis, alors qu’il semble qu’une usine Tesla pourrait ouvrir en France.

Un témoignage venu de l’Etat de New York qui démontre qu’au cœur du centre impérialiste que sont les USA, l’exploitation par les capitalistes fait rage, mais qu’elle trouve sur son chemin la résistance de classe des travailleurs. Un témoignage qui montre aussi combien loin de la modernité dont elle tente de s’attribuer l’image, la firme d’Elon Musk demeure dans les vieilles pratiques de répression, qui ont plus à voir avec les filatures et usines du XIXe siècles qu’avec un nouveau monde. Et il utile de rappeler que Macron avait cru bon de s’afficher il y a quelques semaines avec Elon Musk, l’ancien monde parlant avec l’ancien monde qui ! les travailleurs, en France comme aux USA ne doivent pas être dupes. La modernité comme l’avenir c’est de se débarrasser de l’exploitation, ce qui passe par la socialisation des moyens de productions. Afin que la valeur produite servent aux besoins de l’Humanité, et non à gaver des coteries de milliardaires réactionnaires. Ca c’est révolutionnaire.

Buffalo, État de New York – Les travailleurs de l’usine de Tesla de Lackawanna, près de Buffalo, ont lancé une campagne de syndicalisation le 14 Février 2023. Ils cherchent à être représentés par Workers United (le même syndicat qui a organisé avec succès le premier syndicat reconnu à Starbucks, aux États-Unis, également à Buffalo.

Starbucks Workers United représente désormais presque 300 boutiques. Les salariés de Tesla qui participent au comité d’organisation ainsi que des membres de United Workers venant d’autres entreprises telles que Starbucks ont tracté devant l’usine le jour de la Saint Valentin ; ils ont donné des cartes de la Saint-Valentin sur le thème de la syndicalisation, accompagnées d’un lien qui permettait de signer une carte syndicale. De nombreux travailleurs ont été réceptifs à ces cartes, et certains ont exprimé de l’enthousiasme à l’idée qu’un syndicat s’implante enfin dans les usines Tesla.

La répression syndicale commença peu après le tractage. La page twitter du syndicat (@united_tesla) fut d’abord masquée. Elon Musk, le PDG de Tesla, est désormais le propriétaire de Twitter, ce n’est donc pas une surprise. De la même façon que l’entreprise avait bloqué certains moyens de communication sur les lieux de travail, elle frêne désormais les travailleurs qui tentent de trouver du soutien grâce aux réseaux sociaux.

Pire encore, le jour suivant l’annonce de la syndicalisation, Tesla vira environ 30 employés, suivis d’autres licenciements les jours suivants. Selon les employés avec lesquels Workers World a parlé, on comptabilise jusqu’à 40 salariés licenciés. L’entreprise affirme que ces licenciements étaient liés à une évaluation des performances routinière, et avaient été décidés la semaine précédant l’annonce de l’action syndicale.

De nombreux travailleurs pensent qu’il s’agit d’un mensonge, étant donné que ces évaluations ont lieu une fois tous les six mois, et que la prochaine n’était pas prévue avant le mois de mars. Un certain nombre d’entre eux se rappellent que ces résultats d’évaluation arrivent souvent en retard, et qu’il est donc inhabituel et suspicieux de les voir arriver si tôt. Les salariés ont remarqué que le nombre d’employés licenciés était en hausse par rapport aux évaluations précédentes.

Les tactiques d’intimidation de Tesla

Le Workers World a interviewé Al Celli, l’un des militants au sein du département autopilote/ technologie, qui a fourni un témoignage glaçant des licenciements : « Lorsque quelqu’un allait être viré, ils envoyaient les managers et ils leur tapotaient l’épaule. Ils apportaient une boîte et leur disait de ranger les affaires sur leur bureau. Ils ferment aussi immédiatement les comptes Tesla des employés, afin de ne pas être contactés.

Quand Celli vit un ami proche et collègue être approché par les managers, le collègue demanda s’il allait être viré, et les managers, sans même le regarder dans les yeux, avaient simplement acquiescé. Celli a déclaré : « Certains salariés ont même vu leurs supérieurs avant et ont demandé s’ils allaient être virés ; ont leur a dit non, mais ils ont tout de même été renvoyés. » Tesla a cultivé une atmosphère de peur et d’angoisse, qui déshumanise et provoque du mal-être chez les travailleurs qui voient leurs collègues être renvoyés sous leurs yeux, et s’en retrouvent à se demander s’ils seront les prochains.

De plus, les employés sont obligés de continuer le travail après avoir vu leurs collègues se faire licencier, sinon ils risquent de ralentir leur cadence, de ne pas atteindre leurs quotas, pour ensuite finir sur la sellette. Des employés au sein du comité d’organisation syndical ont confirmé que certains des salariés renvoyés faisaient parti du comité.

 Il est probable que Tesla licencie de nombreux travailleurs, et non uniquement des syndicalistes, ce qui donne l’impression que l’entreprise ne fait pas de répression syndicale, tout en continuant d’instiller la peur chez les salariés. licencier des employés qui ne soutiennent pas nécessairement le syndicat n’en fait pas moins un acte de répression syndicale, et d’ailleurs, ces actes renforcent la volonté de nombreux travailleurs d’avoir un syndicat. « Beaucoup de personnes disent que, même si elles ne soutenaient pas la syndicalisation auparavant, ésormais c’est le cas, car leurs emplois sont en jeu. La peur de l’emploi  »at-will »* s’est vraiment installée, parce que désormais les gens comprennent ce que cela signifie vraiment », a expliqué Celli. Suite à ces licenciements, Workers United a déposé une plainte pour pratiques déloyales auprès de la Commission nationale des relations de travail des États-Unis (The National Labor Relations Board).

En plus de ces nombreux licenciements, Tesla a emprunté les méthodes de Starbucks et a amené des équipes des départements des ressources humaines depuis de la Californie afin de surveiller le lieu de travail. Il est évident que les grandes multinationales capitalistes travaillent ensemble lorsqu’il s’agit d’écraser les travailleurs. C’est une raison de plus pour que les travailleurs s’unissent, peu importe leur secteur d’activité ou leur nationalité, afin de lutter contre leurs oppresseurs communs.

Le comité d’organisation de Tesla a reçu un important soutient de la part des membres de Workers United dans la ville, ainsi que de la part d’autres syndicats et organisations ouvrières. La section de Buffalo du Workers World Party a fait don de quelques dizaines de vestes réfléchissantes à porter lors de leur tractage de la Saint-Valentin. «

Le soutien que nous avons reçu de l’extérieur nous a vraiment remonté le moral », a dit Celli. « La meilleure façon de nous soutenir est de nous suivre sur les réseaux sociaux. Il faut amplifier les voix des travailleurs, et faire en sorte que les gens sachent ce qu’il se passe. »


Suivez Tesla Workers United sur twitter : @united_tesla et instagram : teslaworkersunited

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
par François Lapierre

 

Les produits de plusieurs grandes marques, comme Unilever et Coca-Cola, pourraient bien être disparaitre des rayons des magasins Intermarché et Netto.
 

Tensions persistantes entre distributeurs et industriels

Intermarché gronde : les produits Coca-Cola et Unilever menacés de disparition
Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires (les enseignes Intermarché et Netto) a émis la possibilité de supprimer des rayons certains produits de grandes multinationales, tels que Coca-Cola et Unilever. Lors d'une interview sur BFMTV, le dirigeant a laissé planer la menace d'une réduction de la variété de produits de ces grandes marques au profit des marques distributeur, qui séduisent de plus en plus de consommateurs. Ainsi, il a pris pour exemple la possibilité qu'à partir de mars 2024, les supermarchés offrent seulement une sélection réduite de 30 produits Coca-Cola, au lieu des 50 actuellement disponibles.

Cette démarche est une réponse au refus de certains industriels de négocier des baisses de prix malgré les pressions exercées par le gouvernement. Cotillard a pointé du doigt les pratiques de certaines entreprises, comme Unilever, qui augmentent les prix en modifiant le packaging de leurs produits. Cependant, malgré ces obstacles, il note que des améliorations sont en cours, avec l'anticipation de baisses de prix sur plusieurs centaines de produits en septembre.
 
 

Face à l'inflation, une menace de disparition de certains produits

En ce qui concerne l'avenir, Cotillard est optimiste et espère que la pression exercée sur les multinationales se traduira par des baisses de prix de 3 à 5%, voire 10% sur certains produits dès mars 2024, un événement qu'il surnomme « mars vert ». Cette menace intervient alors que la hausse des prix à la consommation s'est établie à 5,1% en mai sur un an, tandis que celle des produits alimentaires a atteint 14,1%. Malgré l'engagement pris par les soixante-quinze plus grands industriels en mai de renégocier les prix avec les distributeurs, la majorité d'entre eux a refusé, selon Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie.

Les distributeurs, quant à eux, ont accepté de prolonger jusqu'à la fin de 2023 l'opération du trimestre anti-inflation. Ils se sont engagés à vendre une sélection de produits à des prix les plus bas possibles, une formulation qui leur laisse cependant une marge de manœuvre importante. 
 
Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir les commentaires

Visiteurs

547288

 

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog