SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Les travailleurs et les travailleuses ne se plient pas à l'agenda macronien :

 

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SOURCE : Rapport de forces

Bataille des retraites

La bataille des retraites a été particulièrement intense dans le secteur de l’énergie. Ses salariés ont été en première ligne des grèves, mais aussi des actions avec des « mises en sobriété énergétique » d’infrastructures économiques ou de préfectures. Depuis, les plaintes et les convocations au commissariat pleuvent.

 

« Emmanuel Macron, si tu continues, il va faire tout noir chez toi » a été l’un des chants du mouvement social contre la réforme des retraites. Scandé par les énergéticiens sur les piquets de grève et dans les manifestations, il a même été entonné à la tribune du congrès confédéral de la CGT par sa nouvelle secrétaire générale, Sophie Binet, fin mars. Mais ce n’était pas qu’une chanson pour se donner du courage : paroles et  actes sont allés de pair.

Lors du déplacement d’Emmanuel Macron à Ganges (Hérault), quatre jours après la promulgation de la loi le 14 avril, le collège Louise Michel, où il était venu rencontrer des élèves et des enseignants, a été plongé dans le noir par les énergéticiens en lutte. Enedis a déposé une plainte, comme elle l’a fait à chaque « mise en sobriété énergétique » – nom donné par la fédération CGT Mines et énergie (FNME-CGT) aux coupures de courant ciblées. Une enquête avait été annoncée par le préfet de l’Hérault. 

Au total, « Enedis a déposé 400 plaintes pour reprise en main de l’outil de travail », explique Laurence Casasreales. Dans le viseur de l’entreprise, les coupures de courant bien sûr, mais aussi des actions plus anodines, assure cette responsable CGT Mines et énergie. Par exemple, des clefs enlevées ou des pneus dégonflés pour immobiliser les véhicules ou des cartes SIM de compteurs Linky désactivées afin d’empêcher les coupures d’énergie aux usagers en difficulté.

 

La nouvelle stratégie d’Enedis

 

« Il y a toujours eu des plaintes contre X et des convocations des secrétaires généraux des syndicats, concède Laurence Casasreales, mais jamais autant ». La FNME-CGT dénombre 90 convocations au commissariat depuis le début du mouvement des retraites. Bien plus que lors de précédentes mobilisations. Mais il est vrai que le nombre d’actions menées par les énergéticiens en grève a été particulièrement important depuis janvier.

Si les militants de la CGT énergie sont habitués aux plaintes pendant ou après les mouvements sociaux, cette bataille des retraites présente cependant quelques nouveautés. « Avant, l’entreprise lançait des procédures internes en vue d’un licenciement et des plaintes en externe. Aujourd’hui, Enedis a une nouvelle stratégie. Elle ne lance pas de procédures internes pour éviter de mettre le feu dans la boîte, mais tout en externe. Évidemment, s’il y a des condamnations, elle lancera ensuite plus facilement des procédures de licenciement », analyse Laurence Casasreales.

Mais ce n’est pas la seule nouveauté, assure la responsable CGT, qui évoque un système de délation : « nous avons des directions qui vont au commissariat porter plainte contre X, puis y retournent quelques jours plus tard pour donner des listes de noms. C’est ce qui s’est passé à Marseille où une demi douzaine d’agents ont vu débarquer la police à leur domicile à 6 h du matin. Ils ont été menottés, embarqués, puis placés en garde à vue, pour être ensuite relâchés, pour la majorité d’entre eux. Mais trois sont poursuivis en correctionnelle, dont le secrétaire général du syndicat ». Autre motif d’inquiétude pour la CGT, « dans certaines régions, les services du procureur ont demandé à Enedis l’intégralité des coordonnées des agents susceptibles d’intervenir sur le réseau. Avec celles-ci, la police procède à des bornages des téléphones pour incriminer des agents ».

 

Des procès à venir

 

En plus des trois militants CGT de Marseille qui passeront en procès le 15 septembre, deux autres syndicalistes CGT, dont le secrétaire général du syndicat, sont convoqués au tribunal de Bordeaux le 21 novembre. Ils ont eux aussi été arrêtés à leur domicile à 6 h du matin, comme trois de leurs camarades girondins pour lesquels aucune poursuite n’a été retenue. En cause : une coupure d’électricité visant la gare de Bordeaux début avril. Pour ces deux affaires à l’automne, la CGT Mines et énergie prévoit des mobilisations interprofessionnelles importantes. Mais d’ici là, d’autres procès sont à craindre pour les énergéticiens, imagine Laurence Casasreales, au vu du nombre total de plaintes déposées.

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C'est notre camarade Danielle GAUTHIER qui nous informe :

Le syndicat CGT des territoriaux (SYFATAR) et un collectif d’habitant-es soutenu par le CAPER (Comité Amiante Prévenir et Réparer), dénoncent depuis 2 ans les choix irresponsables du maire, M. Casildas, dans sa gestion du déblaiement de plusieurs tonnes de plaques de fibrociment amiantées par ses services, non formés, en vue de l’inauguration du parc Hubert Tarrerias (avenue Charles de Gaulle).

Le maire minimise tout : l’exposition des agents et de la population, dont des collégiens, la pollution des terrains, l’étendue des dégâts…

Il use de manœuvres politiciennes pour discréditer et décrédibiliser les actions d’information. Il est allé jusqu’à l’intimidation, au harcèlement, à la diffamation…

Deux plaintes pour mise en danger de la vie d’autrui, déposées par le CAPER et la CGT des territoriaux, sont en cours.

L’enquête aussi. Elle est diligentée par le procureur de la république.

Le 1er juillet, l’inauguration du parc est prévue par la mairie de 10h à 12h.

Afin de rappeler le danger de l'amiante et l’historique de cette affaire, le collectif 2ASP (Aubière Amiante et Santé Publique), suivi par les élu-es de l’opposition du conseil municipal d’Aubière, souhaitent mener une action passive en organisant un rassemblement à proximité de l’inauguration, déploiement d’une banderole et conférence de presse avec les élu-es d’opposition à 9h30 sur le parking du collège, afin de présenter la solidité des éléments qui ont conduit aux plaintes.

L'Union Départementale CGT du Puy de Dôme, l'Union Locale CGT de Cournon et le syndicat CGT Syfatar soutiennent cette initiative et appellent à se rassembler samedi 1er juillet à 9h15 sur le parking devant le carré des Arts à Aubière, Avenue charles de Gaulle. Ce rassemblement a pour but la distribution d'un tract d'information. Il est en pièce jointe. 

 

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Pour l'Union Départementale Cgt 63
Ghislain Dugourd, secrétaire général
 

 

 

 

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Un policier a fait usage de son arme et a tué un adolescent, vraisemblablement après un refus d'obtempérer, ce mardi 27 juin 2023, à Nanterre. Le conducteur était âgé de 17 ans. C'est un drame.

La CGT adresse toutes ses condoléances aux proches de Nahel et apporte son soutien à sa famille dans son combat pour que justice soit faite.

Ce drame ne peut être ni banalisé, ni minimisé.

La vidéo, authentifiée par l'AFP, montre que le policier a tiré à bout portant depuis le côté du véhicule. Les éléments des enquêtes ouvertes sur les faits doivent être rendus publics au plus vite, afin que la vérité soit établie.

Rappelons qu’en 2022 13 personnes ont perdu la vie, après un refus d'obtempérer lors de contrôles routiers. Les leçons n’ont pas été tirées.

La responsabilité du gouvernement est, de fait, pleinement engagée pour que la justice soit rendue au plus vite et que des mesures fermes empêchent dorénavant de tels actes inqualifiables.

Pour la CGT, il est nécessaire de procéder à une profonde réforme de l'usage de la force publique, de son cadrage et du fonctionnement global du service public de la police. Nous revendiquons notamment que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) devienne une autorité administrative indépendante.

La police nationale est un service public qui doit être au service de la garantie des libertés et des droits fondamentaux des citoyens.

Ce drame nous rappelle combien il est nécessaire d'ouvrir l'indispensable débat démocratique sur ce service public, avec l'ensemble des acteurs concernés, les citoyens et usagers.

Montreuil, le 28 juin 2023

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Nanterre : Un jeune homme de 17 ans tué par la police après un refus d’obtempérer

LIEN :

Publié par EL DIABLO

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Scandale : la police gaze la marche blanche pour Nahel à Nanterre

Alors que des dizaines de milliers de personnes arrivaient devant la Préfecture de Nanterre, à proximité du lieu où Nahel est mort, dans le cadre de la marche blanche, la police a gazé, créant un mouvement de foule.

Pas de justice, pas de paix !

Crédit photo : Révolution Permanente

Ce jeudi après-midi, plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient réunies pour une marche blanche immense en mémoire de Nahel, contre le racisme d’État et les violences policières. Une manifestation massive, à la hauteur de la colère suscitée par ce meurtre policier.

Sur place, les manifestants ont chanté des slogans dénonçant la police, réclamant la justice, et mettant en cause le gouvernement. Une mobilisation réunissant de nombreux jeunes, des figures de l’antiracisme mais aussi des délégations ouvrières, comme celle des cheminots de SUD Rail Paris Nord.

A l’arrivée à la Préfecture, la police a gazé massivement les manifestants pour réprimer et disperser la mobilisation. Un gazage scandaleux, contre des milliers de personnes venues réclamer la justice et la vérité pour Nahel et toutes les victimes de violences policières.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Tisséo. La justice donne raison aux grévistes face à la direction : la mobilisation paye !

Vendredi 23 juin, la justice a rendu sa décision suite au procès intenté par la direction de Tisséo contre les syndicats. La direction qui voulait envoyer la police réprimer les grévistes est finalement condamnée à payer une amende aux syndicats. Une première victoire grâce à la mobilisation des salariés.

Toulouse

Crédits photo : Révolution Permanente Toulouse

Les salariés de Tisséo sont mobilisés depuis près de trois mois contre la suppression de la clause de sauvegarde qui permettait une indexation partielle de leurs salaires sur l’inflation. Face à des journées de grève massives, la direction ne répond que par le mépris et la répression. C’est dans ce contexte que Tisséo a saisi la justice en référé mardi 20 juin pour attaquer les syndicats, avec l’objectif d’obtenir la permission d’envoyer la police déloger les piquets de grève.

Le procès s’est tenu en présence de dizaines de salariés et de différents syndicalistes venus en soutien. La direction de Tisséo a plaidé pour obtenir la possibilité d’envoyer la police réprimer la treizième journée de grève qui se tenait le lendemain matin. Elle a cherché à démontrer que la grève était illégale en focalisant son argumentaire sur un potentiel blocage des dépôts, notamment pour les personnes à mobilité réduite qui ne pouvaient plus utiliser les transports en commun.

L’avocat de la direction est même allé jusqu’à qualifier d’ « illicite » la clause de sauvegarde pour justifier sa volonté de la supprimer. Un argumentaire qui cherchait à enterrer la mobilisation, en faisant passer les grévistes pour des irresponsables qui « font vivre un calvaire aux usagers et refusent le dialogue ».

En suivant, les avocats représentant les différents syndicats de Tisséo ont réussi à démonter l’argumentaire de la partie adverse. Ils ont rappelé que la direction est à l’origine de cette situation de blocage, avec un mépris des salariés et un refus d’accéder aux revendications des grévistes, allant jusqu’à refuser la mise en place d’une médiation. Les avocats ont aussi démontré que les reproches concernant le blocage des dépôts étaient infondés, tout en expliquant que les perturbations sur le réseau de transports étaient totalement normal dans la mesure où l’entreprise connaissait une grève massive.

Si l’audience a eu lieu mardi 20 juin, c’est le vendredi 23 juin que le verdict a été prononcé. Ainsi, le juge a statué sur le fait que les piquets de grève n’avaient rien d’illégal et les demandes de la direction de Tisséo ont été rejetées. La direction s’est vu refuser l’autorisation d’envoyer les CRS réprimer les piquets de grève et de relever les noms des salariés présents sur les piquets pour leur mettre des amendes. Elle a aussi été condamnée à payer les frais de justice des syndicats. Il s’agit d’une première victoire pour les grévistes, face à une direction qui tente par tous les moyens de réprimer la mobilisation.

Après plusieurs mois de mobilisation et une treizième journée où 80 % des salariés étaient mobilisés, l’intersyndicale a appelé à une pause estivale pour potentiellement reprendre la mobilisation dès septembre prochain. La bataille n’est donc pas totalement refermée, même s’il sera difficile de faire redémarrer la mobilisation en septembre.

Si le jugement en référé a donné lieu à une victoire des syndicats, la direction ne compte pas s’arrêter là. En effet, les syndicats sont assignés au tribunal correctionnel en septembre avec la direction qui leur reproche des blocages de dépôts et demande 40 000 euros de dédommagement par syndicat.

La lutte des salariés de Tisséo n’est donc pas finie, et la direction compte bien poursuivre son offensive répressive. Pour parvenir à arracher le maintien de la clause de sauvegarde et faire face à la répression, il faudra à nouveau se mobiliser massivement. Le soutien de la population toulousaine et de l’ensemble des organisations du mouvement sera décisif pour y parvenir.

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Malgré les profits, Carrefour supprime près de 1000 emplois en France

Malgré de bons résultats et de gras dividendes versés aux actionnaires au début du mois, la direction de Carrefour a annoncé viser 979 départs « volontaires » dans ses sièges français. Cette décision s’ajoute à d’autres qui participent à précariser les travailleurs de l’enseigne dans le but de réduire les « coûts » pour maximiser les profits des investisseurs.

Suppressions d'emplois

Crédit photo : Wikimedia commons

Un nouveau plan de suppression de postes dans les sièges du groupe

Les salariés ont appris la nouvelle le 30 mai dans la presse sans en connaître le détail. D’après le Point, l’entreprise viserait 979 départs « volontaires » de salariés dans ses sièges à Mondeville (Calvados), Massy et Évry (Essonne). La négociation n’est pas terminée mais certains syndicats-maisons ont déjà démontré leur volonté de signer l’accord de rupture conventionnelle collective. Il s’agit de la CFDT, de FO et de la SNEC rattachée à la CFE-CGC. Hors de France, le détail n’est pas connu mais des travailleurs de sièges situés dans d’autres pays européens pourraient également être touchés.

Ainsi que le révelait fin-mai La Lettre A, plan de « réorganisation » et de réduction des effectifs des sièges du groupe à l’échelle européenne est géré par le cabinet McKinsey, connu pour son rôle dans la campagne d’Emmanuel Macron puis pour avoir bénéficié de nombreux contrats publics une fois que le Président est arrivé au pouvoir.

Ce n’est pas la première fois que Carrefour réalise des plans de suppressions de postes dans ses sièges. C’est le poste qu’elle a trouvé pour rogner le plus facilement sur les effectifs en minimisant les effets à court-terme. À Carrefour, des milliers de salariés ont été écartés et des milliers de postes ont été supprimés en 2018 et en 2021. D’après le PDG Alexandre Bompard Carrefour serait moins compétitif que ses concurrents notamment à cause du nombre de personnes travaillant dans les sièges.

Ces plans de suppression de postes ont en réalité moins pour objectif d’abaisser les coûts que de maximiser les profits de la direction et des actionnaires. Le groupe Carrefour a réalisé en 2022 1,35 milliard de bénéfices contre 1,07 milliard en 2021, et s’attend à une hausse en 2023. Sur les bénéfices de l’an passé, Carrefour a distribué au début du mois 380 millions aux actionnaires et en utilise 800 millions pour racheter des actions afin de faire monter le cours de la bourse. Ces sommes ne sont pas nouvelles mais elles continuent d’augmenter d’année en année.

Les travailleurs du groupe, eux, sont laissés pour compte et soumis à des plans de réduction des coûts. Quelques jours avant d’apprendre la nouvelle des suppressions de postes, le 26 mai, la CGT s’est réunie devant l’assemblée des actionnaires et est intervenue pour y dénoncer l’accaparement des profits et la dégradation des conditions de travail.

Des bénéfices records que la direction n’est pas prête à partager

D’après les chiffres sur les actions communiqués en décembre, nous pouvons estimer que la famille Moulin (31ème fortune de France, détenant les Galeries Lafayette) qui détient 13,7% de l’entreprise va engranger 57 millions d’euros de dividendes. Le PDG Bompard s’est même fait augmenter son salaire passant à 1,5 million d’euros par an de part fixe, soit 9 millions dans sa poche en comptant la part variable.

Dans le même temps, l’entreprise refuse d’ajuster les salaires des salariés pour qu’ils suivent l’inflation. L’entreprise a déjà connu des grèves pour les salaires en 2021. En septembre 2022 les travailleurs de Carrefour ont de nouveau fait grève pour leurs salaires.

D’autres postes de « réduction des coûts » sur le dos des travailleurs

Les suppressions de postes ne sont pas le seul levier de réduction des coûts pour Carrefour. L’entreprise cède ses magasins depuis des années à des sociétés locataires. En 2021 des salariés s’étaient mobilisés à Lille en protestation. Cette année encore, 43 magasins dont 16 hypermarchés doivent passer sous ce nouveau statut, et plus de dix mille salariés sont concernés. Lorsqu’un salarié voit son lieu de travail passer en location-gérance, il reste couvert par les accords du groupe pendant un peu plus d’un an puis tombe sous le coup des accords de branche nettement plus précaires. La CFDT a calculé que le passage sous le statut de la location-gérance, dont elle a pourtant signé l’accompagnement en 2018 avec FO et le SNEC, faisait perdre l’équivalent de 2 mois de salaire aux employés.

Par tous les moyens, l’enseigne Carrefour supprime des postes et fait passer les salariés sous le contrôle de locataires afin de diminuer leurs protections sociales, tout en continuant de réaliser des profits record qu’elle distribue volontiers aux actionnaires. Une réalité bien éloignée de la stature qu’essaye de se donner publiquement Emmanuel Bompard, régulièrement invité sur les médias pour se faire l’apôtre de la défense du pouvoir d’achat.

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Cherbourg. Deux nouveaux syndicalistes de la CGT convoqués à la gendarmerie

Deux nouveaux syndicalistes de la CGT sont convoqués, ce vendredi 30 juin 2023 à la gendarmerie de Cherbourg (Manche), après la plainte déposée par le député Stéphane Travert.

Au centre en tee-shirt blanc, arborant le slogan « Syndicaliste, mais pas voyou », Benoît Holley, qui a répondu à une convocation dans le cadre d’une plainte déposée par Stéphane Travert.

Le mercredi 21 juin 2023, Benoît Holley avait été convoqué à la gendarmerie de Saint-Pierre-Église (Manche).(©Nathalie BONNEMAINS/La Presse de la Manche)

 

Secrétaire général du syndicat CGT de l’Arsenal de Cherbourg pour l’un et syndiqué à Naval Group pour l’autre, Vincent Hurel et Julien sont convoqués à la gendarmerie de Cherbourg (Manche), ce vendredi 30 juin 2023 à 14 h 30. 

Le temps de cette convocation, liée à une plainte déposée par le député manchois Stéphane Travert aboutissant à l’ouverture d’une enquête, le syndicat appelle à un rassemblement de soutien, vendredi à 14 heures à la gendarmerie de La Glacerie

Deux convocations récentes

De telles actions avaient déjà été organisées les lundi 12 et mercredi 21 juin, respectivement devant les gendarmeries de Bricquebec et de Saint-Pierre-Église. La première fois, Jérémy Philippot, énergéticien EDF à Flamanville et militant à la CGT, avait été convoqué.

Ce fut ensuite au tour du secrétaire adjoint du syndicat de la CGT de l’Arsenal de Cherbourg, Benoît Holley. À chaque fois pour les mêmes raisons que Vincent Hurel et Julien.

Une plainte déposée par Stéphane Travert 

Stéphane Travert avait déposé plainte après une action menée contre la réforme des retraites, le 23 mars, se traduisant par une opération escargot menée entre Cherbourg et La Haye-du-Puits, jusqu’à la permanence du député. 

« Cette opération était symbolique et à aucun moment il n’y a eu de débordements, ni d’atteintes à la démocratie. Cette opération était étroitement encadrée et surveillée par les services d’ordre présents sur place », nous expliquait Benoît Holley, le 21 juin.

La « multiplication des auditions » inquiète

De son côté, la CGT s’inquiète de « la multiplication des auditions ». « Cela fait la démonstration que nous sommes face à un gouvernement qui ne veut pas de contestation. Nos « dirigeants » cherchent à interdire toute forme de critique. ».

« Nous demandons au député Stéphane Travert de faire cesser ses poursuites, pour ne pas laisser le souvenir d’un député qui a préféré attaquer la démocratie sociale à l’heure où l’extrême droite était aux portes du pouvoir », soulignait également l’intersyndicale le 21 juin.

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AHG Médical liquide son usine de masque : « les salariés sont jetés comme des mouchoir usagés »

Trois ans après son installation en Ariège grâce à 8 millions d’euros d'argent public, l’usine de masques AHG-Médical ferme déjà ses portes et licencie 22 salariés. Après une ouverture célébré par le gouvernement comme symbole de « réindustrialisation », c'est la douche froide pour les salariés.

Non aux licenciements !

Crédits photo : Ri_Ya

L’information est tombée, les patrons des Ateliers de la Haute Garonne liquident leur filiale médicale en mettant 22 salariés à la porte. Après avoir laissé sur le carreau de nombreux intérimaires, la direction de Auriol Masques-AHG Médical a déposé au Tribunal du Commerce, le 31 mai dernier, la liquidation de l’entreprise située à Varilhes en Ariège. Ainsi, 22 salariés en CDI ont reçu une lettre de licenciement lundi 19 juin. Comme l’indique l’Union départementale FO : « Sans convocation du Comité social et économique pour expliquer les raisons exactes de la cessation d’activités, les salariés viennent de recevoir une convocation individuelle pour un entretien préalable au licenciement pour motif économique ». 

Alors que la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher avait visité l’usine en début 2022 pour vanter qu’il est possible de « réindustrialiser dans un territoire rural avec la bonne méthode », la liquidation de l’usine vient démonter le discours gouvernementale.

Une casse sociale financée par de l’argent public

Une casse sociale d’autant plus scandaleuse dans la mesure où l’usine a été en partie financée par des fonds publics et ferme aujourd’hui après seulement trois ans d’existence. En effet, le projet d’AHG Médical avait vu le jour pendant la période du COVID où le patronat de l’aéronautique voyait dans la production massive de masques un terrain fertile pour maintenir les profits alors qu’Airbus et Boeing diminuaient leurs commandes. Une opportunité pour les propriétaires, la famille Auriol qui, quelques semaines avant, avait refusé de fournir des masques aux ouvriers travaillant dans ses usines et rejeté les revendications de la section CGT AHG qui visaient à reconvertir la production pour produire des masques, des respirateurs ou tout ce qui serait utile face à l’urgence sanitaire. Après un appel à manifestation d’intérêt des entreprises lancé par la Direction Générale des Entreprises, la nouvelle production s’est installée dans les anciens locaux d’une usine ariégeoise de l’aéronautique spécialisée dans les pièces en titane, MKAD.

Pour son projet, AHG Médical a bénéficié d’un financement conséquent de la part de l’Etat, avec 8 millions d’euros qui ont servi dans l’installation de nouvelles machines mais aussi avec des formations pris en charge par Pôle emploi. De plus, comme en témoigne au micro de Révolution Permanente un ancien salarié : « Il y a eu des investissements qui n’ont jamais été utilisés. Des machines ont été achetées et n’ont jamais servi. La direction a préféré investir dans une autre machine haute cadence qui a été privilégiée par rapport aux autres restées sous emballages ». Il poursuit : « Alors que la direction avait investi dans une machine de filtration des masques, servant à la production, cette dernière a servi un mois. Nous étions toujours dépendants des fournisseurs de barrettes nasales et d’élastiques ».

Alors que les 22 CDI sont aujourd’hui licenciés, une proposition de relocalisation dans les ateliers de Flourens à proximité de Toulouse (qui produisent des rivets aéronautique) avait été mis en avant par la direction. Cependant, ces postes très éloignés du domicile des salariés ont été proposés sans aucune augmentation de salaire et ne pouvait donc pas constituer une alternative sérieuse. De leurs cotés, les patrons des Ateliers de la Haute Garonne ont pleinement profité de l’aventure « Auriol Masques » en réalisant des bénéfices fonciers par l’intégration des locaux de l’usine de masque dans le capital du groupe. « C’est de la casse sociale financée avec l’argent public, tout ça pour le profit de la famille Auriol. Avec la CGT-AHG on n’avait pas accès à l’usine, parce que nos patrons avait créé une nouvelle entité pour l’activité des masques. Mais des collègues nous ont raconté l’enfer qu’ils vivaient là bas, ajouté à tout ce qui se passe aujourd’hui, c’est un véritable scandale » affirme Simon Gazano délégué syndical de la CGT AHG.

Des conditions de travail extrêmement dure et un recrutement basé sur les contrats précaires

A cela s’ajoute des conditions de travail particulièrement difficiles pour les salariés avec des cadences très soutenues (35 millions de masques produits sur certains mois). Selon l’explication d’un des anciens ouvriers, la médecine du travail aurait alerté en mai dernier sur le nombre de risques psycho-sociaux à l’intérieur de l’usine, notamment sur les pressions exercées sur les ouvriers. Une alerte aurait aussi été émise sur le travail à risque : « il n’était pas absurde pour la direction de demander à un ouvrier de travailler sur une machine alors qu’elle était sous des opérations de maintenance » explique ce même ex-salarié. L’inspection du travail a bien rendu un rapport en mai dernier, mais la direction de AHG Médical refuse de le transmettre au CSE, malgré plusieurs relances.

À ce sujet, une ex-salariée a témoigné à la Gazette Ariégeoise des conditions de travail dans l’entreprise : « à force de répéter les mêmes gestes, je me suis percé le tendon », la rendant ainsi inapte au travail ou à toute atre reconversion professionnelle. L’ex-salarié que nous avons interrogé nous confirme aussi une pression importante au sein de l’usine : « Ils ont fait craquer le DS FO, par le biais de pression managériale et de pression au rendement. On a compté sur l’année 2022 la démission de 16 ouvriers sur les 31 présents alors dans la boite ». Sur les quatre représentants syndicaux, deux ont été mis en arrêt dont une en inaptitude totale.

En plus de conditions de travail désastreuses pour les salariés, pour tenir ces cadences infernales, la famille Auriol a eu recours à de nombreux intérimaires qui ont été remerciés assez rapidement dans la foulée : « En février 2022, la direction nous a demandé d’écrémer le nombre d’intérimaires dans nos équipes. Sur les quelques 190 intérimaires du début, certains de mes collègues ont dû annoncer leur départ à plus de 50 personnes à la fois » nous explique l’ancien salarié. Aujourd’hui la fermeture de l’usine vient conclure trois ans d’une aventure qui n’aura été bénéfique que pour les patrons du sous-traitant aéronautique.

D’un symbole de la réindustrialisation encensé par le gouvernement à la fermeture brutale

Il y a deux ans, Stéphane Auriol, un des patrons des AHG, annonçait en grande pompe qu’une « belle aventure » démarrait sur le site ariégeois. Pour lui, AHG Médical a fait le choix d’« entreprise pérenne » qui devait « prendre des grosses parts de marché sur le territoire français ». Agnès Pannier-Runacher, venue sur le site en 2022, a cherché à s’emparer du projet pour mener sa campagne de réindustrialisation : « Quand on a la bonne méthode, quand on a la bonne façon de trouver les hommes, de les animer et de porter un projet (…) On y arrive ».

Cette « bonne méthode », un an et demi après, s’incarne dans la fermeture de l’usine et le licenciement de dizaines de travailleurs, soit un impact non négligeable sur les emplois de la région. En effet, l’hypocrisie est totale et bien visible. Alexandra Biescas, responsable commercial « grands comptes », prétendait en 2022 que : « Acheter un masque Auriol, c’est aussi permettre la création d’emplois et la réindustrialisation des masques chirurgicaux en France ». Le bilan de cette réindustrialisation est plus tranchant : conditions de travail dégradées, pertes d’emplois et fermeture d’une production utile à la lutte contre le COVID-19, tout cela alors que des millions d’argent public avaient été investis. Dans ce contexte, ceux qui célébraient l’arrivée de l’usine en 2020, sont aujourd’hui bien discrets, à l’instar de la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Pour en finir avec la casse sociale, nationaliser sans rachat et mettre sous contrôle des travailleurs les entreprises

Après avoir encaissé de l’argent public investi de façon irrationnelle, usé les salariés avec des conditions de travail dégradés et utilisé des dizaines d’intérimaires comme des kleenex, la famille Auriol ferme aujourd’hui les portes de son usine en licenciant 22 salariés. Depuis l’annonce de la liquidation, la direction de l’entreprise fait la sourde oreille et ne répond plus du tout aux membres du CSE. Un mépris total envers celles et ceux qui ont travaillé pendant plusieurs années à produire des produits essentiels dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Comme le résume Simon Gazano : « la liquidation de AHG Médical montre bien le rapport qu’a notre patron aux travailleurs qu’il emploie. Après avoir empoché l’argent, les salariés sont jetés comme des vulgaires mouchoirs usagés ».

Cette fermeture de l’usine représente aussi un scandale sanitaire. En effet, arrêter une unité de production de masques s’inscrit dans la continuité d’un déni politique sur la situation sanitaire. Le Covid n’as pas disparu et encore aujourd’hui il tue. De plus une récente étude de Santé Publique France montre l’ampleur du phénomène de Covid long qui touchait déjà plus de deux millions de personnes fin 2022. Pourtant, le déni du Covid ne cesse de s’accentuer à l’image de la levée du port du masque obligatoire dans les hôpitaux en mars 2023. Aucune politique de prévention n’est mise en place et la fermeture de l’usine AHG-médical vient d’autant plus illustrer cette dynamique.

Plus largement, cette casse sociale financé par de l’argent public fait écho à d’autres situations similaire. C’est le cas pour le sous traitant aéronautique Latécoère qui délocalise une partie de son activité, notamment l’usine de Montredon installée depuis cinq ans, et menace de supprimer 150 emplois. La encore, le projet industriel a été financée en grande partie par de l’argent public. Face à ces scandales, il n’y a aucun compromis à faire. Seule l’interdiction des licenciements, la nationalisation sans indemnités ni rachat des entreprises et leur mise sous contrôle des salariés peut éviter le carnage social et maintenir une production nécessaire pour répondre à la situation sanitaire.

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Ramsay Santé France: "Dis t-a pas 11,90 euros par mois, un abonnement pour être soigné?"

Sur son site internet,  le groupe australien, leader des cliniques privées en France, lance cette offre de téléconsultations avec un généraliste ou un spécialiste, 7 jours sur 7 et 24h sur 24, pour 20 prestations par an.

 

Le groupe Ramsay, aussi le leader européen en santé privée, annonce, la main sur le portefeuille, pardon sur le coeur, que tout ses toubibs sont inscrits au Conseil National de l’Ordre des Médecins et diplômés en France. Bah, heureusement, non?

C'est contre les déserts médicaux et l'allongement du temps d'attente pour consulter son médecin traitant, affirme Ramsay Santé.

En 1946, dans une France meurtrie, dévastée, pillée, ruinée, avec la création de la Sécurité sociale, la Nation assurait à tous la protection de sa santé et le principe de l'Assurance maladie. Et chacun devait  contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins.

Mais c'est peut-être de la préhistoire ces généreux principes. Non ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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