Crédits photo : Abdulla Hafeez / Pexels
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Touchés par la mort de Lorenzo Menardi après un accident du travail lors de son apprentissage dans le BTP, de nombreux travailleurs témoignent à leur tour des accidents qu'eux ou leurs proches ont subis. Leurs récits montrent la récurrence et la violence de ces événements, habituellement relégués dans la catégorie des faits divers de la presse régionale.
Crédits photo : Abdulla Hafeez / Pexels
La veille du 1er mai, un adolescent de 15 ans a été victime d’un accident du travail sur un chantier de travaux publics à Saint-Martin-du-Var (Alpes-Maritimes). Il s’appelait Lorenzo, était apprenti maçon et commençait tout juste son alternance. Percuté par une pelleteuse, cet enfant à peine sorti du collège est mort sur son lieu de travail, laissant sa famille et ses amis en deuil. Cette tragédie souligne encore une fois l’horreur des conditions de travail dans le secteur : en moyenne, un ouvrier du BTP meurt par jour ouvré des suites d’un accident du travail.
Pour dénoncer cette énième violence du capitalisme et apporter son soutien, Erell, militante à Révolution Permanente et au Poing Levé Rennes, s’est exprimée dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux qui a suscité de nombreuses réactions. Dans les commentaires, nombreux sont ceux qui sont révoltés et certains dénoncent les accidents du travail qu’eux ou leurs proches ont subis. Nous avons ainsi récolté de nombreux témoignages qui illustrent la triste banalité de ces événements.
L’espace commentaires a été le lieu d’une certaine libération de la parole mêlant conditions de travail désastreuses, colère importante contre la mise en danger des salariés et la dénonciation de la précarité dans laquelle les travailleurs du bâtiment évoluent. Un premier raconte son expérience d’il y a plusieurs années sur un chantier : « J’ai 55 ans et quand nous avions 16 ans, mon ami Sylvain est mort en tombant de son échafaudage. Ce n’est pas nouveau, les entreprises veulent tellement profiter des jeunes qu’ils sont prêts à tout ! ».
Quand ce n’est pas la mort qui attend ces travailleurs, ce sont des accidents les incapacitant : « Mon grand-père bossait sur un chantier avec un échafaudage qui n’était pas aux normes... Il y a eu des morts et il est resté en fauteuil tout le reste de sa vie ». En plus de l’absence de mesures de sécurité pour les travailleurs, les objets présents sur le chantier peuvent eux aussi devenir mortels : « Il y a 2 ans, un collègue est mort dans la réserve parce qu’une palette, qu’il a attrapée en hauteur avec le chariot élévateur, lui est tombée dessus. »
À la dangerosité des conditions de travail s’ajoutent les difficultés à se faire reconnaître comme victime d’un accident du travail. Dans un premier témoignage recueilli par Révolution Permanente, Aline*, intérimaire au moment des faits, raconte la violence psychologique subie après un accident de la route l’empêchant d’embaucher ce jour-là :
« En octobre dernier, j’ai été victime d’un accident de trajet. A l’époque je travaillais en intérim pour une agence d’inventaire. On me proposait entre 3 et 5 missions par semaine, de nuit. Pour chaque mission, on avait un contrat d’un jour, juste pour un unique inventaire. Un soir, j’ai été renversée par une voiture qui ensuite pris la fuite. C’est un de mes proches qui a téléphoné à l’agence pour prévenir de mon accident et donc de mon absence pour la mission du jour. L’appel a été inhumain, la responsable d’agence a juste répondu « ok », puis a raccroché au nez de mon ami. Aux urgences, le médecin a insisté sur le fait qu’il fallait déclarer l’accident du travail. Il a fallu plus d’une semaine pour réussir à contacter l’agence qui refusait de répondre. Lorsque j’ai enfin pu les avoir au téléphone, on m’a reproché mon absence, on m’a mis la pression pour ne pas déclarer l’accident sous prétexte que « sur le trajet ça compte pas » et on m’a menacé de ne plus me donner de mission. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé, puisqu’avec l’aide de ma conseillère Pôle emploi, on s’est occupé de faire la déclaration et je n’ai depuis plus eu aucune mission par cette agence. »
Les obstacles mis sur la route des travailleurs, et plus particulièrement des intérimaires, pour faire reconnaître les accidents du travail (sans quoi les frais médicaux sont payés de leur poche), renforcent la précarité de leur statut. De plus, comme l’explique Aline*, se battre pour avoir accès à ses droits peut entraîner des discriminations de la part des employeurs.
Dans un autre témoignage, Aurélie*, raconte la mort de son père, engagé il y a une quinzaine d’années sur un chantier d’Alstom Metropolis, une filiale de la multinationale française dédiée au ferroviaire, à Istanbul. Elle explique comment la violence d’avoir perdu son père dans des conditions horribles et évitables, ainsi que le long procès qui a suivi, ont confisqué à lui et à sa famille leur droit au deuil :
« Mon père est mort d’un accident du travail en 2008 à l’âge de 52 ans. Il était garnisseur en intérim pour le compte d’Alstom Metropolis. Avec ses collègues, ils étaient en train de poser des vitres sur le chantier d’une ligne de métro à Istanbul quand il est tombé de la plate-forme à cause d’un garde-corps manquant. Le problème était connu de l’entreprise et les syndicats avaient signalé à de nombreuses reprises dans le cahier d’hygiène et de sécurité qu’il y avait des risques d’accident voire de mort. S’est ensuivi un procès de presque 10 ans, à cause des nombreux renvois demandés par les avocats de l’entreprise qui plaidait la relaxe... La double violence. Grâce au soutien de l’inspectrice du travail nous avons fini par avoir gain de cause mais cela ne répare pas la blessure. Cette perte a été un séisme pour notre famille. Mon père était quelqu’un de particulièrement généreux, dévoué, sensible, avec un sens énorme du collectif... Rien de tout ça n’est ressorti à l’audience. La justice est vraiment déshumanisante. Aujourd’hui il me manque toujours, je pense que pour ma sœur c’est encore pire. »
Le manque de moyens mis sur la sécurité et les cadences de travail sont autant de causes de ces accidents qui concernent l’ensemble de notre camp social. La France est championne d’Europe en matière d’accidents du travail, ce que mettent en évidence les données fournies par Eurostat. Face à ce phénomène structurel, aggravé par la politique néolibérale du gouvernement, la jeunesse ouvrière prend énormément de risques. Selon l’INRS, « En termes de fréquence, c’est-à-dire rapporté au nombre de salariés, ce sont les jeunes qui sont les plus exposés et ils le sont pour tous les types d’accidents ». À cela s’ajoute la précarité du statut d’apprenti, qui, de la même manière que l’intérim, met une pression à ne pas déclarer les accidents du travail.
Dans un entretien datant d’avril dernier, Elisabeth Borne, ministre de l’éducation nationale, expliquait : « Il faut se préparer très jeune, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont les élèves se projettent dans une formation et un métier ». Une position qui ne manque pas de ridicule et qui met en lumière la déconnexion d’un gouvernement au service des patrons face aux enjeux de l’éducation des jeunes. En effet, les multiples réformes des lycées professionnels ainsi que la promotion de l’apprentissage répondent bien à la même logique patronale, celle de créer une main d’œuvre corvéable à merci, incapable de défendre ses droits en raison de la précarité de son statut. Cela est d’autant plus vrai pour des travailleurs du BTP qui évoluent dans des conditions dangereuses avec des mesures de sécurité toujours plus minimisées sous pression de la course au profit.
La mort de Lorenzo ainsi que les accidents quotidiens qui touchent les travailleurs sur les chantiers doivent poser la nécessité de revoir de fond en comble les conditions de travail dans ces secteurs. À commencer par une organisation du travail et des conditions de sécurité décidées par les travailleurs eux-mêmes et non par des logiques économiques d’entreprises imposée par de grands groupes capitalistes comme Alstom, Eiffage ou encore Bouygues.
*Les noms des travailleurs ont été anonymisés.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Pour la 3e fois en quelques semaines, le milliardaire, ultra-catholique et maître après Dieu du plan Périclès pour financer la victoire des droites extrêmes françaises, refuse catégoriquement de se rendre devant la commission d'enquêtes de l'Assemblée nationale. Na!
À l’heure même de sa convocation à l’Assemblée nationale, depuis son exil fiscal en Belgique, il s'est projeté en visioconférence sur les écrans de CNews. Morceaux choisis dans des médias: "J’ai décidé de consacrer 5 % de mon temps et 5 % de mon patrimoine à des sujets politiques afin de diffuser des idées de droite au sens large. Résultat ? Ça les énerve! (...)". Et à l'encontre des représentants de la Nation: "Ils ont décidé, afin de faire les clowns, de ne me recevoir que de façon physique. Ce que je comprends, c’est qu’ils ont envie de faire les marioles devant les caméras. Ce sont des politiques, ils ont besoin de n’importe quel prétexte pour que leurs noms soient mis en avant. Ils m’attendent aujourd’hui avec des dizaines de journalistes pour pouvoir faire les imbéciles devant des caméras (…)".
Bon, le député macroniste Thomas Cazenave, président de la commission d'enquête, pense saisir le procureur de la République. Peut-être qu'en attendant, ledit Pierre-Alexandre Stérin reviendra-t-il sur CNews, la chaine d'infos libre et non faussée pour être du côté de la barricade en défense des causes les plus réactionnaires qu'il soit.
Ledit Français patriote et exilé fiscal en Belgique est passible de 7 000 euros d'amende, s'il était poursuivi et sans pour cela venir à l'Assemblée nationale.
7 000 euros... Même pas peur quand on est milliardaire pour s'assoir sur la République et la démocratie. Non?
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
« De tous ces affrontements aussi divers que les courants qui ont agité le mouvement ouvrier, il en est un, fondamental, qui domine la vie et l’histoire syndicales : c’est celui qui oppose lutte de classes et collaboration de classes.
Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. Les trois scissions qu’a connues la CGT ont toutes été provoquées par ceux qui voulaient imposer à tout prix une orientation de collaboration avec la bourgeoisie. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT.
Or, la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. La bourgeoisie se charge bien de la rappeler durement à qui l’oublie.
La CGT de lutte de classes, la voilà l’organisation syndicale des temps modernes ! Nous sommes au temps du capitalisme monopoliste d’Etat, des concentrations gigantesques, celui où le Capital et l’Etat conjuguent à fond leurs moyens contre la classe ouvrière et les masses laborieuses, où la lutte de classes s’aiguise et où la conscience ouvrière s'élève. ».
Henri Krazucki, ancien résistant secrétaire général de la CGT.
ASSEMBLEE GENERALE
LUNDI 19 mai 2025
10H00
14H00
21H00
La CGT Unilever France HPCI Le meux vous convie à une assemblée générale pour tous les salariés.
Nous vous demandons de vous mettre en arrêt de travail pendant ce laps de temps. Cela devrait durer 30 minutes !
Nous estimons qu’il est important de faire le point avec vous sur la situation actuelle.
« Conditions de travail, Projet et GEPP… »
Rendez-vous à la salle de pause
Lundi 19 mai 2025
à
10H00 14H00 21H00
La nouvelle direction de Nissan vient de présenter un plan de destruction d'emplois deux fois plus grave qu'annoncé en novembre dernier, avec 35 000 emplois détruits et 7 usines fermées dans le monde. Un plan social massif qui s’inscrit dans une vague de licenciements sans précédent chez les constructeurs automobiles.
La direction du géant automobile japonais Nissan a confirmé le 13 mai lors d’une conférence de presse avoir bâti un nouveau plan de restructuration nommé « Re:Nissan » qui prévoit 20 000 licenciements et la fermeture de sept usines dans le monde d’ici à 2027. Ces annonces représentent une diminution de 15 % des effectifs mondiaux de Nissan. Des annonces qui avaient été révélées la veille par la chaîne publique japonaise NHK.
Deux mois après la nomination du Mexicain Ivan Espinosa comme nouveau PDG de Nissan, lui et le nouveau directeur financier français Jérémie Papin ont confirmé 4,1 milliards d’euros de bénéfices en moins sur l’année 2024 et prévu, par le nouveau plan, une « réduction des coûts » de 1,5 milliard d’euros d’économies en 2025 et 2026, ainsi que d’autres économies durant l’année 2027. Des chiffres qui pourraient même être revus à la hausse « selon l’évolution de la situation ».
Le plan de destruction d’emplois est plus de deux fois plus grave que celui qui avait déjà été annoncé en novembre dernier et qui prévoyait 9000 suppressions d’emploi. Un ancien plan dans le cadre duquel l’ancien dirigeant du groupe avait promis aux actionnaires en février qu’il ferait fermer trois usines, dont une en Thaïlande. Ces annonces avaient permis au fond d’investissement singapourien Effisimo, qui achète des actions au plus bas pour les revendre ensuite, de spéculer sur l’annonce de la perte de milliers d’emplois.
Le groupe Nissan est habitué à faire un plan de destructions massives d’emplois par décennie. Le « Nissan Revival Plan » porté en 1999 par son ancien PDG Carlos Ghosn, qui a été plusieurs fois inculpé pour fraude fiscale et est exilé depuis 2019 au Liban, avait détruit 21 000 emplois pour réduire sa production. Encore en 2009, le même patron avait annoncé 20 000 nouvelles destructions d’emplois.
Les mauvais résultats sont le produit d’une baisse de la demande et de concurrence internationale dans laquelle la direction n’a pas su se démarquer. En novembre, l’ancien PDG avait déclaré : « Nous n’avions pas vu la demande en véhicules hybrides augmenter aussi rapidement. On n’a commencé à comprendre cette tendance qu’à la fin de l’année dernière » selon Reuters, provoquant une stagnation aux États-Unis où le groupe réalise 40 % de ses ventes. En Chine, deuxième pays où Nissan vend le plus de véhicules, le groupe a été affecté par la concurrence d’autres constructeurs nationaux comme le géant BYD. En recherche de partenaires après son divorce avec Renault, Nissan n’a pas réussi à fusionner avec Honda pour devenir le troisième constructeur mondial.
La situation internationale pour les travailleurs de l’automobile a été aggravée par la politique de guerre douanière initiée par Donald Trump. Nissan et des autres constructeurs japonais comme Toyota ou Mitsubishi ont ainsi été particulièrement touchés par l’instauration, le mois dernier, d’une taxe 25 % sur les véhicules importés aux États-Unis. Les travailleurs de l’automobile vont donc être de nouveau la variable d’ajustement pour revenir dans le vert et assurer une reprise des distributions de dividendes au plus vite, comme cela s’est passé chez Nissan entre 2021 et 2023. Or, dans une conjoncture de destruction massive d’emplois au niveau mondial dans le secteur, avec 35 000 suppressions d’emplois chez Volkswagen d’ici 2030, 7 000 chez Audi en Allemagne d’ici 2029, ou encore 4 000 chez Ford en Europe, beaucoup de salariés peineront à retrouver un travail.
Face à ces licenciements, qui vont mettre des travailleurs à la rue et aggraver les conditions de travail de l’ensemble du secteur, la seule solution réside dans la lutte. Loin de la concurrence entre travailleurs qu’essayent d’instaurer les patrons, c’est à travers des grèves larges et unitaires, menées jusqu’au bout et sans concessions que notre camp peut faire face à cette offensive.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
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Publié par FSC
MAIS faut-il attendre la moindre chose de la part de MACRON, VRP du capital ?
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Emploi : circulez il n’y a rien à voir
Le Président de la République a refusé de reconnaître le naufrage de sa politique de l’offre, qui appauvrit les services publics par ses cadeaux aux plus grandes entreprises, sans protéger les salarié·es des licenciements. La CGT a pourtant proposé de conditionner les 200 milliards d’aides publiques attribuées chaque année aux entreprises, de mettre en place un moratoire sur les licenciements et d’intervenir sur des dossiers très concrets à commencer par celui d’Arcelor Mittal, de Vencorex et de la filière automobile.
Rien non plus sur les salaires ni sur les services publics alors que les salaires en France n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020.
Retraites : pourquoi avoir peur de la démocratie ?
Alors que le Président de la République a lui-même avancé l’idée d’organiser plusieurs référendums, il a refusé de le faire sur la réforme des retraites, alors que c’est ce que souhaitent 2/3 des Français·es. Il a refusé de façon dogmatique toutes les propositions de financement formulées par la CGT, des cotisations sociales à l'égalité salariale en passant par la mise à contribution du capital. A contrario, Emmanuel Macron remet en cause notre modèle de protection sociale solidaire en proposant de le financer par la consommation plutôt que par le travail, attaquant ainsi le principe de la cotisation, le salaire socialisé, et les droits collectifs.
En valorisant un prétendu rejet du salariat par les jeunes et les seniors, il cherche à légitimer la précarisation des parcours professionnels et la remise en cause des droits collectifs. Encore une fois, Emmanuel Macron s’est enfermé dans le déni, essayant de vendre à nouveau une réforme combattue et refusée par une large majorité de salarié·es.
Un non-événement malheureusement et un nouveau rendez-vous manqué avec le monde du travail. L’événement de la journée du 13 mai est donc finalement la victoire des femmes de chambre de l’hôtel Campanile de Suresnes, qui, après 9 mois de grève ont réussi à arracher le droit au passage à temps plein, un chantier d’amélioration des conditions de travail et des mesures de formation. Une très belle victoire qui démontre à quel point se syndiquer et lutter peut changer la donne.
La CGT appelle les salarié.es à se mobiliser le 5 juin prochain pour exiger l’abrogation de la réforme des retraites, la défense des services publics et de l’emploi et l’augmentation des salaires.
Montreuil, le 14 mai 2025
Publié par FSC
Malgré les échanges d'hier d'après-midi, la direction ne veut toujours pas reconnaitre les compétences et la polyvalence déjà acquises.
Dans ces conditions, il n'est pas possible de continuer.
Voici ci-dessous le mail que nous venons d'envoyer à la direction :
Ce jeudi 8 mai, le distributeur alimentaire a annoncé étendre sa politique de licenciements à l’Espagne, où 710 salariés vont désormais se retrouver sans emploi avec la fermeture de 25 magasins.
Crédit photo : Par Zarateman — Travail personnel, CC0
Le géant français de l’alimentaire détenu par la famille Mulliez, septième fortune française, a annoncé aujourd’hui la fermeture de 25 supermarchés en Espagne. Une décision qui va entraîner la suppression de 710 postes, justifiée par la direction au nom d’une « perte de rentabilité » de certaines enseignes et de la sempiternelle excuse de « réorganisation ». En réalité, l’entreprise fait payer sa mauvaise santé financière aux salariées, alors même que la famille Mulliez à laquelle il appartient s’est versé un milliard de dividendes via Décathlon et qu’entre 2013 et 2018 le groupe Auchan avait bénéficié d’environ 500 millions d’euros de cadeaux fiscaux du CICE. qui devait servir à maintenir l’emploi…
Réputé en France pour sa politique antisociale, le groupe poursuit son offensive à l’international. Derrière ces décisions, aucun hasard : la même logique de rentabilité qui frappe les travailleuses et travailleurs du secteur partout en Europe. Pendant que la famille Mulliez continue d’engranger les milliards, ce sont des centaines de salarié·es qui se retrouvent aujourd’hui jeté·es dehors.
Face à ce nouveau massacre de l’emploi, plusieurs syndicats ont réagi par voie de communiqué. Le syndicat UGT a tenu à exprimer son opposition totale au plan de licenciement, tandis que les CCOO (Commissions ouvrières) ont réagi en affirmant se battre pour « le maintien de l’emploi » tout en pointant la nécessité pour ceux qui partent de faire en sorte qu’ils espèrent que cela se passe « dans les meilleures conditions possibles ».
Dans un contexte de crise économique, de précarisation et d’inflation galopante, ces licenciements s’ajoutent à une longue liste d’attaques patronales. En France comme en Espagne, face à un patronat qui veut faire payer sa crise aux travailleur·ses, plus que jamais, il est nécessaire de construire des ripostes à l’échelle internationale.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Ce mardi, les salariés du site Arkema Jarrie (Isère) ont mis une nouvelle fois à l’arrêt leur usine pour protester contre la suppression de 154 emplois. Avec deux cents personnes en assemblée générale ce mercredi, les ouvriers du site sont bien décidés à ne pas « partir sans lutter ».
Ce mardi, les salariés du site de Arkema Jarrie (Isère) ont arrêté la production de l’usine suite à une réunion de négociations avec la direction générale de l’entreprise sur des mesures d’accompagnement du Plan de Sauvegarde de l’emploi (PSE). En effet, la direction du site de Arkema Jarrie, producteur de chlore, a décidé d’arrêter l’électrolyseur de l’usine en décembre dernier, provoquant la suppression de 154 emplois, soit près de la moitié des travailleurs du site. Lors des négociations organisées, la direction de l’entreprise n’a fait aucun pas vers les revendications de reclassement demandées par l’intersyndicale CGT, CFE-CGC et CFDT.
Depuis le 5 décembre, les salariés de l’usine luttent contre la casse sociale du secteur de la chimie, qui a entraîné la suppression de 154 emplois sur le site alors que la rentabilité de l’entreprise est bonne. Le 13 janvier dernier, ils ont durci la mobilisation en mettant l’usine totalement à l’arrêt et ils ont organisé un rassemblement de grévistes devant le siège parisien de Arkema. Cette semaine, l’absence de réponse sur les revendications de la part de la direction a provoqué la colère des salariés qui ont décidé d’arrêter l’activité.
En effet, à l’appel de l’intersyndicale, une assemblée générale s’est tenue ce mercredi avec la présence de 200 travailleurs du site, montrant une colère et une détermination importante face au mépris de la direction. Lors de l’assemblée, il a été décidé de fermer les vannes de l’usine pour mettre la production à l’arrêt jusqu’à la semaine prochaine. L’intersyndicale compte sur la deuxième réunion du PSE qui aura lieu le lundi 12 mai pour avoir une réponse de la direction sur leurs revendications.
Parmi les revendications, l’intersyndicale demande la mise en place d’offres valables d’emploi pour les plus de cinquante ans ou pour les personnes handicapés, le maintien en poste de salariés susceptible de pouvoir remplacer un salarié dont le départ en retraite est prévu sous 24 mois, le maintien d’une garantie « santé prévoyance » sur cinq ans, la mise en place d’un congé de reclassement de vingt-quatre mois pour permettre aux salariés de se reconvertir ainsi qu’une indemnité supra-conventionnelle sur les licenciements de 60 000 euros. Selon Alexandre Fiat, délégué syndical CGT, il y a un réel mépris de la part de la direction qui disait en janvier : « Ne vous inquiétez pas, on n’est pas Vencorex », en référence à l’usine qui a mené une casse sociale importante contre ses salariés. Mais la direction refuse la revendication d’indemnités supra-conventionnelles sous prétexte qu’une seule des unités ferme, représentant tout de même la moitié de l’effectif de l’usine.
La réunion de négociations du PSE ce mardi a déclenché la colère des travailleurs de l’usine, comme l’explique Alexandre : « Arkema se vante d’être numéro 1 dans la chimie française et dans le top 5 du management du pays, sauf qu’aujourd’hui, ils attaquent l’emploi de 154 personnes qui ont donné leur vie et leur famille pour l’usine en travaillant en 3x8 et en sacrifiant des moments avec leurs enfants. Tout ça pour se faire lourder comme des malpropres. » Le délégué syndical revendique d’avoir fait appel à un cabinet d’expertise pour estimer leurs revendications qui sont « au prix ». Pour lui, « la direction ne nous donne même pas la moitié, elle nous donne zéro ! ». Il poursuit « Ils font tout pour fermer les unités de production ! Pour eux, on est des intérimaires, ils savent que dans quelques mois on sera plus là ! »
Dans la continuité de la casse sociale menée dans l’industrie de la chimie, après Vencorex ou Solvay, le cas de Arkema Jarrie montre encore une fois le mépris des patrons qui ne considèrent leurs salariés que comme des chiffres qu’ils peuvent supprimer de leurs tableaux comptables. Dans l’ensemble du pays, on assiste à une forte augmentation du chômage, alimentée les multiples plans de licenciements comme à Arcelor Mittal où 636 emplois sont menacés. En tout, plus de 300 000 emplois seraient menacés dans des secteurs variés comme la métallurgie, le commerce, le secteur public et associatif ou encore la chimie.
Face à la casse sociale, il est nécessaire de construire une riposte d’ensemble du mouvement ouvrier pour l’emploi, en luttant pour l’interdiction des licenciements et pour un CDI pour tous les travailleurs intérimaires ou en CDD. Contre les entreprises qui ferment en laissant sur le carreau les travailleurs, ou qui organisent les licenciements massifs, la défense d’une nationalisation sans indemnités ni rachat et la mise sous contrôle des travailleurs sont les seules perspectives viables pour lutter contre un patronat radicalisé par leurs bénéfices et le partage des dividendes.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Le groupe de biens de consommation Unilever a annoncé vendredi un investissement de 8 milliards de pesos (soit 407,44 millions de dollars) dans la construction d'une nouvelle usine dans l'État de Nuevo León, au nord du Mexique.
L'annonce a été faite lors de la conférence de presse matinale quotidienne de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum. Selon l'entreprise, cet investissement devrait permettre la création de 1 200 nouveaux emplois.
La future usine sera spécialisée dans la production de produits de beauté et de soins personnels.
(1 dollar = 19,6350 pesos mexicains)
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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