SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

GEPP : DU BLABLA... MAIS TOUJOURS RIEN EN POCHE !

La Direction a présenté ses "avancées" lors de la réunion de négociation du 17 juin. Mais derrière les effets d’annonce, c’est encore une fois l’esbroufe qui domine !


CONGÉ MOBILITÉ : DES MESURES QUI N’OUBLIE QU’UNE CHOSE... L’ESSENTIEL !

INDEMNITE de sortie : TOUJOURS 0€ !

La Direction tente de nous vendre un congé mobilité « renforcé »… mais à la fin du parcours, ce sont toujours les salarié·es qui trinquent !
Aucune indemnité de sortie prévue à ce jour. ZERO.
Après des mois de mobilité, de formation, de sacrifices, on part les mains vides !
C’EST INACCEPTABLE !


Formation, déménagement, création d’entreprise : les montants montent… mais l’essentiel manque !

Oui, certaines primes ont été revalorisées :

  • Formation : de 6 000 € à 10 000 €
  • Création d’entreprise : de 8 000 € à 15 000 €
  • Déménagement : de 3 000 € à 5 000 €

Mais que valent ces chiffres si l’on ne reconnaît pas la fin de parcours ?
Une indemnité de sortie est un droit légitime pour tous ceux qui s’engagent dans ce processus de rupture !


CLASSIFICATION : TOUS NE SONT PAS ÉGAUX

On nous promet des revalorisations de coefficients… mais seulement pour une partie des salarié·es :
Certains secteurs comme la qualité, le labo, ou les fonctions support sont encore "en cours d’analyse"… En clair : rien de concret !

Et pour les autres ? Toujours des écarts et des flous. La CGT exige des garanties pour TOUS les salarié·es !


LA CGT DIT NON AUX FAUSSES AVANCÉES

On ne se contentera pas de promesses ou d’enrobages.
Nous voulons une indemnité de sortie CLAIRE, JUSTE et IMMÉDIATE pour les salarié·es en congé mobilité.

La CGT portera haut et fort cette revendication lors de la prochaine réunion du 24 juin.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

GEPP la mascarade continue…

Comment faire mieux avec moins de salariés

 

Mardi 17 juin 2025, après-midi, une énième réunion sur la GEPP avec une rétrospective des avancées. (vous les connaissez déjà par le biais des notes d’informations de la direction)

La dernière datait du 27 mai 2025, la CGT était présente et nous avons porté nos revendications.

Sans surprise, depuis cette réunion du 27 mai 2025, la direction n’a fait aucune communication, n’a pas mis en avant nos propositions comme elle a pu faire sur toutes les autres, bien au contraire.

Elle a su mettre en avant par ses notes d’informations et teambriefing que nous avions quitté certaines réunions GEPP à plusieurs reprises et de surcroit, nous ne faisions aucune proposition. Ce qui est totalement faux. Mais nous savons maintenant que mentir aux yeux de la direction devient la norme. Aux salariés d’en prendre la mesure.

Et comme nous l’avions déjà précisé lors de notre assemblée générale, la direction vient de confirmer que cette GEPP, de la façon qu’elle est construite, est un modèle d’accompagnement vers la sortie au moindre coût pour l’entreprise.

Les quelques maigres concessions sur la formation, l’aide à la création d’entreprise, déménagement ne répondent en rien aux attentes. Et encore moins sur le délai de départs, quel que soit l’âge de la personne qui veut partir, le temps de congé de mobilité doit être identique pour tous, mais pas comme proposé par la direction ci-dessous :

>55 ans 18/24 mois

45-55 ans 12 mois

<45 ans 6 mois

Condition d'ancienneté 5 ans mini

Et pour finir, il y avait une attente sur le supra légal. Alors que certaines personnes nous conseillaient de retourner à la table de négociation et de trouver un terrain d’entente avec cette direction, comme si le monde des bisounours existait, voici la réponse :

Pour la direction, c’est O€ pour le supra légal !

La messe est dite !

Comment réduire les effectifs d’une entreprise qui ne lui coûtera quasiment rien, comment amplifier la polyvalence à l’extrême, comment croire qu’avec une telle baisse des effectifs avec l’aide de l’automatisation et robotisation nos conditions de travail se porteront mieux, comment croire que les problèmes existants seront résolus par la suite avec le nouveau modèle de classification ?

Grâce à la GEPP selon la direction !

A cet instant, nous n’avons pas encore eu la lecture de l’accord complet de la GEPP, selon la direction une quarantaine de pages. Il y aura surement des surprises.

 

On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l’on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère. (Diderot)

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Unilever Côte d’Ivoire : 500 emplois menacés, les syndicats dénoncent un désengagement brutal et illégal
Droit du travail : 154 employés prêts à traduire Unilever en justice

Dans l’incertitude totale, 154 employés directs après plusieurs années de loyauté, ont décidé de traduire la société Unilever Côte d’Ivoire devant les juridictions ivoiriennes. La raison, cette structure a cédé toutes ses parts d’actions (99,78 %) à une autre entreprise et la date butoir pour la finalisation de la cession est prévue pour le 20 juin 2025. « Cependant, cette filiale du géant britannique refuse de payer les droits conventionnels appelés « Ligne bleue » à ses employés avant leurs transferts forcés vers le nouvel acquéreur. Des explications livrées par les différents syndicaux des employés, à l’occasion d’une conférence de presse, le jeudi 12 juin 2025 au Plateau.
 

 

Au dire des conférenciers, Melaigne Abel, Sg Syndicat des agents de blohorn-Unilever CI affilié à l’Ugtci)Djédjé Olivier Délégué syndical Syndicat des travailleurs d'UCi affilié à Dignité

Kpodjahon François, délégué du personnel Syndicat des agents et travailleurs de blohorn affilié à la Fesaci, selon l’article 16.6 du code du travail ivoirien la qualité de l’employeur qui est changée, représente bien un changement substantiel des contrats. Dans un tel cas, les employés doivent être consultés avant tout transfert, faute de quoi, il y a rupture des contrats du fait de l’employeur.

Aussi, dans la convention collective d’Unilever Côte d’Ivoire en son article VI de l’accord d’entreprise dénommé “la ligne bleue”, il est stipulé que : « dans le cadre de cession d’activités, le comité de direction s’engage à appliquer au personnel dont le contrat serait rompu, du fait de ladite cession, les conditions de départ décrites dans l’accord d’entreprise dénommé la ligne bleue en son paragraphe VI. » ont expliqué, les camarades.

« Cette clause contractuelle établit clairement que c’est l’entreprise, en tant qu’employeur actuel, qui doit assumer les conditions de départ de ses employés en cas de cession d’activités. La tentative de transférer cette responsabilité au nouvel acquéreur constitue une violation manifeste de cet engagement contractuel » ont-ils décrié.

Pour ces derniers, cette stratégie pose une question fondamentale : sachant que Sdtm devra licencier massivement pour survivre économiquement, pourquoi Unilever se refuse-t-elle à liquider les droits des employés avant leur départ chez le nouvel acquéreur ? Puis d’indiquer que, ladite entreprise a accumulé plus de 30 milliards FCFA de pertes sur dix ans, à l’exception des années 2021 et 2023. L’entreprise détient paradoxalement, un patrimoine immobilier considérable avec un terrain de plus de 6 hectares évalué à 700 000 F le mètre carré en 2019, soit une valeur estimée à 42 milliards FCFA.

« La structure de la transaction révèle une discrimination flagrante. Les marques internationales représentant 66 % du chiffre d’affaires avec une marge positive de 22 % sont conservées par Unilever et transférées vers Unilever International. En revanche, seules les marques locales déficitaires, représentant 34 % du chiffre d’affaires avec une marge négative de 6 %, sont vendues à Sdtm. Cette répartition suggère qu’une réduction massive d’effectifs d’environ 90 % sera nécessaire chez le nouvel employeur pour atteindre la rentabilité » ont-t-ils craint. Et de soutenir qu’au-delà des 154, ce sont 500 emplois directs et indirects qui sont menacés.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

AVIS CGT SUR LE PROJET

 

Le 3 avril 2025, vous annonciez aux élus du CSE le projet d’Unilever d’investir 14 millions d’€ d’investissement dans le cadre de la modernisation du site et la mise en place de nouvelle technologie avec comme conséquence 78 postes, voire bien plus, qui seront supprimés au fil du temps de la mise en place du projet.

Avec l’annonce d’un tel projet, nous vous avons demandé de faire un accord de méthode et de l’échelonner. Vous avez complètement balayé cette proposition. Nous déplorons que cela se fasse dans la précipitation.

Alors que notre proposition partait du bon sens pour non seulement avoir le meilleur accompagnement des salariés dans cette transition mais aussi pour le bon fonctionnement de l’usine.

Nous le rappelons encore une fois, nous ne sommes pas contre le projet d’investissement de 14 millions d’€, mais nous portons un regard néfaste sur la réduction des effectifs qui s’amplifie encore. Nous avons déjà par le passé subi une réduction des effectifs, et nous en payons encore le prix fort humainement. (physique et mentale)

Avons-nous toutes les ressources pour un tel projet et l’amener à bien ?

Il serait regrettable une fois de plus que ce soient les salariés qui en paient les frais.

Que l’on soit d’accord ou pas, l’inquiétude subsiste malgré tout dans la tête des salariés, et les conditions de travail sont pleinement dans la ligne de mire.

On ne peut être satisfait avec une vision usine de 78 suppressions de postes sur 5 ans. Il est même étonnant que cette annonce de suppression passe quasiment inaperçue.

Nous avons déjà un aperçu de la situation actuelle sur le manque d’effectif et tous les aléas que cela occasionne dans le déroulement de l’activité. Dans un futur proche, avec la baisse programmée des effectifs, se sont encore nos conditions de travail qui vont se dégrader, cela va générer des conflits, des RPS…

A cet instant, nous sommes dans l’incapacité de dire que la nouvelle technologie va améliorer nos conditions. Cela reste de la théorie. Ce qui est extrêmement clair dans ce projet, c’est effectivement la baisse des effectifs par le biais de la robotisation, et au-delà des ambitions de la direction de pousser la polyvalence, multitâche à outrance !

Nous ne vous remercions pas pour le manque de respect envers l’organisation syndicale majoritaire, de par, vos tracts et teambriefing mettant en avant vos collaborateurs afin de dénigrer notre position qui a été confirmée par les experts et l’inspecteur du travail.

Pour toutes ces raisons, la CGT donne un avis défavorable.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Congés payés et Arrêt maladie

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
SOURCE : Vie Nouvelle (CGT)

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
On doit partir plus tôt à la retraite pour vivre plus vieux !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
TVA SOCIALE  10 RAISONS DE S'Y OPPOSER

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L'arnaque

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le rapport de la Cour des comptes prépare une offensive historique contre la Sécurité sociale

Dans son dernier rapport sur le financement de la Sécurité sociale, la Cour des comptes constate que les déficits se creusent du fait du renoncement à des cotisations patronales. Mais pour sauver les profits du patronat, elle veut sabrer toujours plus dans les prestations.

Sécu

Crédit photo : capture d’écran RTL

 

La Cour des comptes a rendu ce lundi son rapport 2025 « sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale », qui fait l’état des lieux des ressources et des dépenses de la Sécu, et avance une série de recommandations pour réduire le déficit.
 

15,3 milliards d’euros de déficit en 2024 : le prix des cadeaux au patronat

 
Alors que les prévisions tablaient sur une stabilité du déficit observé en 2023, celui-ci a finalement augmenté de 4,8 milliards en 2024 pour atteindre 15,3 milliards d’euros. Si les dépenses, notamment de santé, augmentent, en raison du vieillissement de la population mais aussi des conditions de travail qui cassent la santé des travailleurs, le problème structurel qui génère le déficit est la baisse des cotisations sociales, offerte au patronat depuis des décennies.
 
L’économiste Nicolas Da Silva, interrogé par Révolution Permanente en octobre dernier, expliquait cette situation : « Il n’y a pas de “trou” mais un déficit. Si les dépenses sont supérieures aux recettes, ce n’est pas le fait d’un dérapage des dépenses, mais d’un manque de recettes. Cette situation s’est approfondie avec Macron : on encaisse relativement moins de recettes qu’on ne le faisait avant son arrivée à l’Élysée. Autrement dit, les recettes publiques augmentent mais elles augmentent moins vite que si les règles étaient restées les mêmes ».
 
Dans son rapport sur « la situation et les perspectives des finances publiques » publié en juillet 2024, la Cour des comptes relevait que les baisses de prélèvements obligatoires avaient coûté 62 milliards d’euros rien que pour l’année 2023. Loin d’être une fatalité, le déficit de la Sécurité sociale est le fruit d’une politique consciente de définancement au profit du patronat.
 
Hors de question toutefois pour la haute juridiction, présidée par Pierre Moscovici, de remettre en cause la politique de réduction des cotisations patronales, poursuivie depuis au moins 20 ans et la réduction générale dite Fillon adoptée en 2003. Confortant le discours patronal et gouvernemental qui fait de ces mesures d’allégement de cotisations la panacée de la création d’emplois, la Cour se refuse à remettre en cause leur principe. Une fois n’est pas coutume, ses préconisations se concentrent sur des mesures d’austérité, pour faire payer le sous-financement de la Sécu aux travailleurs, en mettant les plus âgés et les malades en première ligne.
 

Patients, travailleurs invalides et retraités : les préconisations de la Cour n’épargnent personne

 
La Cour insiste sur les mesures d’austérité à prendre pour réduire les dépenses de santé, telles que la « réorganisation » de l’offre de soins – c’est-à-dire des fusions et suppressions de services –, ou la « mutualisation » des fonctions support dans les établissements de santé – en clair, des suppressions de postes.
 
Le rapport propose également de resserrer le suivi des travailleurs en invalidité pour « favoriser le retour à l’emploi », en « [limitant] le versement des pensions d’invalidité de première catégorie à une durée définie et renouvelable, en fonction de l’âge et de l’état de santé des assurés » et en « [accroissant] la fréquence des réexamens de pensions d’invalidité en mettant en place une alerte en cas de reprise d’activité déclarée par l’assuré ». Cela revient à placer une épée de Damoclès au-dessus de la tête des travailleurs invalides, en les menaçant de réviser leurs droits, notamment lorsqu’ils reprennent un emploi du fait du faible montant de leur pension. Une véritable mise sous surveillance, qui fait des travailleurs malades les responsables du déficit de la Sécu.
 
Les recommandations s’en prennent également aux retraités. D’une part, l’institution souhaite que les règles de cumul emploi-retraite soient durcies pour les moins de 67 ans, avec une réduction des pensions. Une mesure qui ne peut que précariser des travailleurs âgés, contraints de conserver ou de reprendre un emploi pour compenser des pensions insuffisantes. D’autre part, la Cour préconise une surveillance renforcée des retraités, notamment ceux résidant au Maroc et en Algérie, dans leur immense majorité, des travailleurs immigrés rentrés au pays pour leur retraite, et que la France continue de traiter en suspects et en potentiels fraudeurs.
 
Enfin, dans le même esprit de traque de supposés fraudeurs, le rapport préconise de renforcer le recouvrement des prestations indûment versées, ce qui revient à inciter les caisses à harceler des assurés précaires pour obtenir, de gré ou de force, le remboursement de sommes versées par erreur par ces mêmes caisses.
 
En somme, la Cour des comptes dresse une liste de recommandations austéritaires dans laquelle le gouvernement est invité à piocher en vue de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Alors que le gouvernement veut financer sa frénésie militariste, il est urgent de rompre avec la logique du dialogue social et d’avancer un plan de bataille conséquent pour faire face aux nouvelles attaques austéritaires qui s’annoncent.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Bayrou à Saint-Nazaire. Les travailleurs du chantier naval débrayent pour les retraites et leurs salaires

Ce 26 mai, plus d'une centaine d'ouvriers du chantier naval de Saint-Nazaire se sont rassemblés, après avoir débrayé, à l'occasion de la venue du Premier ministre sur le site. Les travailleurs rappellent que le gouvernement n'est pas leur allié et montrent la voie à suivre dans la période.

Comité d’accueil

Ce lundi midi, à l’appel de la CGT Navale de Saint-Nazaire, plus d’une centaine de travailleurs du chantier naval se sont rassemblés sur le site après avoir débrayé. L’appel, adressé aussi bien aux salariés qu’aux intérimaires et sous-traitants, répondait à la venue de François Bayrou dans le cadre d’un comité interministériel de la mer, censé « définir les grandes orientations politiques maritimes de la France », selon Ouest France.

Du côté des travailleurs, les revendications sont limpides. D’abord, la réforme des retraites reste au cœur des colères. Dans l’appel, on pouvait lire : « Aucune raison pour un soudeur, un charpentier, un calorifugeur ou un agent d’entretien de trimer jusqu’à 64 ans, voire plus. Il faudrait partir avant 60 ! »

En effet, les conditions de travail restent une préoccupation centrale, que les grévistes dénoncent : « les chantiers navals, c’est une zone de non-droit du point de vue des conditions de travail », déclare Sébastien Benoît, secrétaire général de la CGT Navale. Les ouvriers y sont quotidiennement exposés à des émanations toxiques : soudures, colles, peintures, et autres substances chimiques. Résultat : la durée de vie moyenne autour du principal site industriel nazairien est bien inférieure à celle constatée ailleurs sur le territoire. Et plus on se rapproche de la production, plus on trouve des intérimaires et sous-traitants laissés sans aucune protection : ni aspiration des fumées, ni masques, dénonce encore le syndicaliste. Certains peuvent cumuler jusqu’à 70 heures de travail hebdomadaire, dont une large partie non rémunérée. Et l’État ne peut feindre l’ignorance : il détient 88 % du chantier.

Enfin, la question des salaires est également au cœur de la mobilisation. En 2024, l’industrie navale a généré près de 13,5 milliards d’euros, mais les ouvriers, eux, doivent se contenter d’augmentations dérisoires, oscillant entre 0 et 1,5 %. Même pas de quoi suivre l’inflation.

Face à cette situation, les travailleurs du chantier ont mille fois raison de se mobiliser. Ils montrent la voie à suivre, en liant revendications salariales et combat pour des conditions de travail dignes. C’est sur cette base qu’il faut construire une mobilisation nationale à la hauteur : non pas une succession de journées isolées, secteur par secteur, comme le préconisent les directions syndicales, dans l’espoir de négocier quelques miettes avec le gouvernement et le patronat. Mais au contraire, par une convergence de l’ensemble des secteurs du monde du travail, une mobilisation nationale capable d’imposer une hausse générale des salaires et une amélioration radicale des conditions de travail.

Cette mobilisation devra aussi intégrer la défense de l’emploi, alors que des vagues de licenciements s’annoncent dans de nombreux secteurs. C’est seulement en passant à l’offensive, en construisant un mouvement d’ensemble, que les travailleuses et les travailleurs pourront arracher de véritables avancées et faire tomber le gouvernement, qui ne promet que la misère aux travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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