SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Bayrou trouve qu'on ne travaille pas assez, veut supprimer deux jours fériés et envisage aussi la suppression d'une semaine de congés payés.
Sûrement parce qu'on ne meurt pas encore assez au travail en France.

Bayrou trouve qu'on ne travaille pas assez

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Industrie agro-alimentaire : lettre d’un intérimaire à ses collègues embauchés

A Neuhauser en Moselle, un intérimaire a interpellé la CGT au sujet de la situation vécue au quotidien par ces travailleurs, et leur a demandé de bien vouloir relayer son texte à l’adresse de ses collègues embauchés. Un témoignage important sur le malaise que vivent les travailleurs précaires dans les usines.

Lettre

Dans l’usine de Neuhauser à Folschviller en Moselle, la direction utilise un recours massif aux travailleurs intérimaires et n’embauche pas de salariés depuis deux ans. Une politique commune à de nombreuses entreprises, qui préfèrent disposer d’une masse de travailleurs précaires qui enchainent les contrats à la semaine, voire de quelques jours seulement, et qu’ils peuvent jeter du jour au lendemain sans justifications.

Cette pratique, source de souffrance et d’incertitude énorme pour les travailleurs, permet au patronat d’ajuster quasi quotidiennement la quantité de main d’œuvre à ses besoins, pour maximiser ses profits. Elle alimente aussi des tensions avec les travailleurs qui ont un CDI, dits « embauchés », qui travaillent dans des conditions de stress importantes et qui doivent former quasi quotidiennement de nouveaux collègues fraichement arrivés et ne connaissant ni les machines ni les habitudes de l’usine.

C’est dans ce contexte qu’un intérimaire a fait parvenir à la CGT Neuhauser une lettre adressée aux CDI. Pour Christian Porta, délégué syndical à Neuhauser, « le patron est content de voir les tensions entre collègues, dans un contexte où les charges de travail sont importantes et où les pannes se multiplient sur les lignes. On doit refuser ce jeu de la division, et c’est pour cette raison qu’on a tout de suite accepté de publier ce témoignage. D’ailleurs sur les réseaux sociaux on a d’autres anciens intérimaires qui ont commenté en nous remerciant de le relayer, et en témoignant eux aussi de ces conditions dégueulasses qu’on impose aux travailleurs précaires ».

Avec l’accord de la CGT Neuhauser, nous relayons ce courrier :

À l’attention des ouvriers de Neuhauser,

Nous, intérimaires, en avons assez de cette direction qui n’embauche pas, alors que tous les travailleurs sont dépassés par les difficultés sur les lignes et les pannes, pendant que le patron continue toujours de s’en mettre plein les poches sur notre dos à tous.

Sachez que l’on vous comprend, vous qui êtes embauchés, et que l’on partage cette détresse avec vous. Mais nous en avons assez de toutes ces embrouilles entre embauchés et intérimaires. Pour nous, chaque altercation, même pour une petite chose, c’est la peur au ventre de se voir virés du jour au lendemain. On sent bien que la direction profite de ce climat dans l’entreprise, en virant des collègues quasi tous les jours sans réel motif.

Cette même direction qui vous impose de bosser toujours avec de nouveaux collègues auxquels il faut tout apprendre, à nous, elle nous provoque des angoisses à longueur de semaine de ne pas pouvoir recommencer un nouveau cycle à vos côtés, et de se retrouver sans revenus. Certains d’entre nous ont des bouches à nourrir.

Le problème, ce n’est pas moi, l’intérimaire qui vient d’arriver. Le vrai problème est que la direction, non seulement n’embauche pas, mais qu’elle ne nous forme pas et laisse en plus les pannes se multiplier partout dans l’usine.

Nous, ce que nous voulons, c’est mettre un terme définitif à cette situation que, pour beaucoup, nous connaissons depuis tant d’années, en étant trimballés d’une entreprise à l’autre, et en étant mis en concurrence entre intérimaires avec l’espoir de se faire embaucher. On est nombreux à vouloir pouvoir rester à vos côtés encore de longues années, et en finir avec cette situation qui nous fatigue tous. On veut pouvoir soulager votre corps et votre stress à vous aussi, car nous, on voit que vous aussi vous souffrez, pas comme la direction qui vous crache au visage dès qu’elle en a l’occasion.

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GEPP Unilever usine Le meux suite

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le gouvernement attaque exclusivement les jeunes, les travailleur·euses et les retraité·s.
 
Seuls les plus riches qui ont vu leur patrimoine exploser, et les entreprises qui se sont arrosées d'aides publiques sans contrôle ni contreparties, sont épargnés par le gouvernement.

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Vol de l'énergie !

 

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Le Premier ministre annonce une année noire pour le monde du travail et de
nouveaux cadeaux pour les entreprises.
Avec ses annonces, le Premier ministre vient d’ouvrir un chantier aussi brutal qu’idéologique.
Ce n’est pas un plan d’économies, c’est une déclaration de guerre aux droits des
travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement responsable de la situation économique du pays ne se remet jamais en cause notamment sa politique de l'offre.
Au lieu d’ouvrir les yeux sur les urgences sociales – salaires, conditions de travail, santé, éducation, climat – le gouvernement choisit de faire payer une nouvelle fois les travailleur·euses, notamment les privé·es d’emploi, et stigmatise les agent·es du service public. Au lieu de mettre à contribution ceux qui sont responsables du déficit, les plus riches et les grandes entreprises qui ont bénéficié de 73 Milliards de baisse d'impôts chaque année et touchent 211 milliards d'aides publiques, le gouvernement fait encore payer l'addition aux travailleuses et aux travailleurs, aux retraité·es et précaires.
Au menu : une cure d'austérité sans précédent pour le monde du travail :


• Une "année blanche", c'est à dire le gel des pensions des retraité·es, des prestations sociales (aides au logement, allocation adulte handicapés, allocations familiales...), des budgets des services publics, des salaires des fonctionnaires et l'augmentation des impôts et de la CSG. Cela se traduira donc par un appauvrissement de chacune et de chacun de plusieurs centaines d'euros chaque année ;
• Après nous avoir volé 2 ans de vie, le gouvernement veut nous imposer 2 jours de travail gratuit avec le vol de 2 jours fériés, dont le 8 mai, jour de la victoire contre le nazisme !
• Déremboursements des médicaments et des consultations, notamment pour les malades en affections de longue durée ;
• Suppression de 3000 postes de fonctionnaires et de nombreuses agences de l'Etat, et non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois. C’est moins de pompiers, d'infirmier·es, d’enseignant.e.s...
• Braderie du patrimoine de l'Etat et privatisations ;
• Un nouveau tour de vis, le plus violent de tous, pour les privé·es d'emploi dont les droits ont déjà été divisés par 2 depuis qu'Emmanuel Macron est Président de la République ;
• La volonté d'imposer une remise en cause tous azimuts des droits des salarié·es avec des mesures qui pourraient être prises par ordonnance dès l'automne


Par contre, la nécessaire justice fiscale est encore une fois renvoyée aux calendes grecques.
La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette fuite en avant austéritaire.
Le premier ministre ose expliquer aux travailleuses et aux travailleurs qu'il faut travailler plus sans dire un mot sur les centaines de milliers de licenciements en cours et sur le naufrage de la politique de l'offre qui a coulé nos finances publiques sans réindustrialiser le pays.
Ces annonces sont tout aussi injustes qu’inefficaces. Elles auront un impact récessif violent et ne feront qu'amplifier les difficultés économiques du pays. Elles vont plonger des milliers de familles dans la pauvreté qui atteint déjà un niveau record notamment chez les femmes et les jeunes. On ne soigne pas les finances publiques en saignant les droits sociaux et les services publics !
Ces annonces, faites-en plein cœur de l’été, alors que des millions des travailleurs et de travailleuses ne peuvent pas partir en vacances, sont en total décalage avec les attentes du monde du travail. Elles bradent notre avenir en tournant le dos aux investissements indispensables pour la transition écologique, la recherche et l'éducation, la santé, l’industrie.
Le Premier ministre reconnaît lui-même qu'il n'est pas en situation d'imposer sa cure d’austérité et d'appauvrissement. Rien n'est joué ! L'heure est à préparer la mobilisation. La CGT mettra tout en œuvre pour empêcher ces violents reculs sociaux

Montreuil, le 15 juillet 2025

Relations presse confédérales / 01 55 82 82 64 / presse@cgt.fr
© 2024 servicepresse.cgt.fr

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Budget 2026 : Bayrou déclare la guerre aux travailleurs, il faut préparer la riposte !

Dans un discours, le Premier ministre a présenté un plan austéritaire de 43,8 milliards, ainsi qu’une liste sans précédent d’attaques austéritaires et néolibérales contre les travailleurs et les classes populaires. Face à cette déclaration de guerre, le mouvement ouvrier doit préparer une riposte d’ampleur.

Budget 2026 : Bayrou déclare la guerre aux travailleurs, il faut préparer la riposte !

«  Malédiction  », «  pronostic vital engagé  », «  menace  », «  moment critique  » : dans son discours sur le «  redressement des finances publiques  », Bayrou a égrené les clichés classiques sur la dette publique pour mieux déclarer une guerre sociale totale aux travailleurs et aux classes populaires.

Le plan pluriannuel dépasse de très loin le budget à venir. Au motif que nous sommes «  à la dernière station avant la falaise  », Bayrou a défendu un projet austéritaire d’une violence inouïe, avec pour objectif de limiter le déficit à 4,6 % en 2026 puis à 4,1 % en 2027, pour atteindre 3,4 % en 2028 et 2,8 % en 2029. Pour 2026, l’offensive est plus massive que les 40 milliards prévus, avec un total de 43,8 milliards d’économies.

Un ouragan néolibéral, austéritaire et anti-ouvrier

Pour atteindre cet objectif, Bayrou a présenté un double plan : le premier, «  Stop à la dette », saignera à blanc les dépenses publiques, tandis que le second, «  En avant la production », promet de nouvelles contre-réformes d’inspiration néolibérale. Première manœuvre de la guerre sociale : le budget 2026 comptera 28 milliards d’économies dans le budget de l’État, une partie des 43,8  milliards que le gouvernement souhaite trouver.

D’une part, une «  année blanche  » est déclarée, à l’exception du budget de la Défense et de la charge de la dette, pour réaliser 7 milliards d’économies, grâce à la désindexation sur l’inflation des retraites, des allocations et du barème de l’impôt sur le revenu. Au gel s’ajoutent des mesures austéritaires : 3 000 postes seront supprimés dans la fonction publique, 1 000 à 1 500 dans les agences de l’État, en plus du non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, de la non-revalorisation des salaires, de la diminution des participations de l’État et du «  lissage conjoncturel  » du budget des collectivités territoriales pour 5,3 milliards d’euros.

D’autre part, le budget fera de la santé sa cible privilégiée pour réaliser 5 milliards d’économies supplémentaires : des attaques contre les personnes touchées par des affections de longue durée, à la mutualisation des achats des services hospitaliers, en passant par l’extension de l’ambulatoire. Bayrou va même jusqu’à proposer de récupérer les équipements des malades décédés pour limiter les coûts.

Pour trouver les milliards restants, le gouvernement compte sur la lutte contre la fraude qui vise principalement les plus précaires, la suppression de l’abattement de 10 % pour les retraités (partiellement compensée par un forfait annuel). Enfin, une « contribution de solidarité » pour « les plus fortunés » dont on ne connaît pas le montant, mais qui sert à donner l’illusion que tous prendront part à «  l’effort national  ». Au total, 43,8 milliards d’euros, dont l’écrasante majorité sera supportée par les travailleurs, les classes populaires et les plus précaires.

«  Le désenchantement face au travail est un ennemi public  » : c’est ainsi que Bayrou a introduit une seconde offensive massive. Au programme : la suppression de deux jours fériés (le lundi de Pâques et le 8 mai) pour «  remettre le pays au travail  », une nouvelle réforme de l’assurance chômage, une loi travail à venir et, surtout, la mise en place d’une « allocation sociale unifiée » dont les contours sont flous mais présagent de prochaines attaques contre les minimas sociaux. Une offensive anti-ouvrière majeure pour faire payer aux travailleurs et aux classes populaires la crise du capitalisme français, qui n’est qu’un « préambule » en vue des «  réformes de fond dont notre pays a besoin », comme le concluait Bayrou.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise

Au moment du budget Barnier, le gouvernement cherchait à mettre sur le dos des travailleurs la facture exorbitante que des décennies de cadeaux fiscaux aux patronats ont fait exploser. Alors que les patrons français ont reçu 221 milliards d’aides pour la seule année 2023, la politique de l’offre menée depuis des décennies a creusé la dette – plus de 1 000 milliards depuis l’arrivée de Macron au pouvoir.

Après les 32 milliards de coupes budgétaires et 20 milliards de hausse d’impôts du budget 2025 n’ont vraisemblablement constitué qu’un avant-goût, un budget d’urgence face à la crise politique. En 2026, Bayrou relance ainsi une attaque austéritaire et néo-libérale d’ampleur, pour répondre à l’inquiétude des classes dominantes et d’un patronat radicalisé, dont le déclin pourrait s’accélérer face à une situation économique inquiétante, sur fond de guerre commerciale.

Enfin, face «  à la dégradation accélérée de l’environnement sécuritaire mondial  », comme l’explique la Revue nationale stratégique publiée hier, les classes dominantes souhaitent se réarmer pour protéger leurs intérêts menacés par le déclin de l’impérialisme français, notamment en Afrique, et pour tenir fermement leurs colonies. Macron a annoncé que l’objectif des 67,4 milliards d’euros devrait être atteint dès 2027, plutôt qu’en 2030. Aux 3 milliards d’augmentation déjà prévus, Macron entend ajouter 3,5 milliards supplémentaires au budget des armées. La guerre ne connaît pas l’austérité : le budget 2026 consacrera la somme exorbitante de 57 milliards d’euros à la Défense.

En plus de ces trois aspects de crise, les annonces de Bayrou menacent surtout de rouvrir la crise politique. Comme il l’a lui-même noté à la fin de son discours, «  il n’y a que des risques : le gouvernement n’a pas de majorité, il arrive même que ses soutiens ne soient pas totalement convaincus, tout concourt au fatalisme  ».

Face à la guerre sociale, il faut construire une riposte ouvrière et populaire !

Si Bayrou a fait le choix d’ouvrir la séquence budgétaire bien en amont, en dramatisant à l’extrême la situation pour faire pression sur l’Assemblée, il y a peu de chances pour que cette rhétorique d’urgence désamorce les oppositions. S’il a indiqué son intention de discuter avec tous les partenaires sociaux et les partis politiques, dans une tentative de répéter sa «  nouvelle méthode  », déjà testée lors du conclave sur les retraites, rien ne dit que la supercherie marchera plus d’une fois.

Alors que le spectre de la censure est revenu sur le devant de la scène ces dernières semaines, les annonces de Bayrou ont suscité de vives réactions. Jordan Bardella dénonce déjà la «  suppression des jours fériés  » comme une «  provocation  ». Quant à Marine Le Pen, elle appelle Bayrou à «  revoir sa copie  » sous peine de censure. Une série de déclarations qui visent à repositionner le RN dans une logique d’opposition à Bayrou après lui avoir sauvé la peau avant l’été sur les retraites et une séquence de « normalisation » et de séduction patronale. Pour autant, rien ne dit que le RN ne finira pas par laisser Bayrou faire le sale boulot austéritaire.

Du côté de LFI, Éric Coquerel juge que Bayrou a «  déclaré la guerre au monde du travail  » tandis qu’au PS, Olivier Faure dénonce une «  année noire  » à venir et «  un plan de démolition de notre modèle français  » sans agiter le spectre de la censure, ouvrant la voie à l’orientation préconisée par Philippe Brun récemment : «  Il faudra négocier  ».

Contre ce budget austéritaire et les contre-réformes néolibérales à venir, il est urgent que le mouvement ouvrier oppose un plan de bataille et profite de la fragilité du gouvernement. Cela impose de rompre avec le dialogue social qui nous conduit droit dans le mur. Il faut tirer la leçon de la fin du conclave sur les retraites et refuser de poursuivre le dialogue social dans d’autres cadres, comme la pseudo «  cellule de crise  » défendue par la CGT pour répondre à la guerre commerciale main dans la main avec le patronat, qui veut faire payer la crise aux travailleurs.

Face à cette offensive tous azimuts, cette stratégie est une impasse. À l’instar de SUD Rail, qui appelle « à construire dès à présent les mobilisations » pour porter « l’exigence d’un autre budget », le mouvement ouvrier et ses organisations doivent intervenir dans la crise et profiter de la fragilité du régime pour porter, par les méthodes de la lutte des classes, un programme qui articule les revendications économiques et démocratiques et cherche à construire un grand mouvement d’opposition à la militarisation, à l’austérité et aux contre-réformes néolibérales de Bayrou et son monde. C’est par les méthodes du mouvement ouvrier, par la rue et la grève, que notre camp social pourra mettre un frein à la course au réarmement qui nous mène à l’abîme et à la guerre sociale que le gouvernement veut mener contre les travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Info de Danielle Gauthier de Clermont :
 

Vous avez peut-être vu passer la loi adoptée le 7 mai dernier, issue d’un soi-disant “Accord National Interprofessionnel” signé en novembre dernier. Présentée comme un progrès pour l’emploi des seniors ou un renouveau du dialogue social, c’est surtout une loi de plus taillée sur-mesure pour les employeurs.

Voici ce qu’il y a vraiment dedans. 

 

1/ La suppression de la limite des 3 mandats successifs… une micro-avancée

Attention, bien que le texte final vient d'être voté le 3 juillet dernier à l'Assemblée Nationale, la promulgation est en cours et le texte ne s'applique pas encore (cela devrait arriver d'ici la fin de l'année à surveiller).

La suppression de la limite des 3 mandats successifs pour les élu·es du CSE et les délégué·es syndicauxest la seule mesure qu’on pourrait considérer comme (un peu) positive :

Mais soyons lucides :

  • Ça ne règle pas le problème de renouvellement,
  • La loi modifie les règles de fonctionnement du dialogue social sans garantir de contrepartie pour les salariés :
    • Pas d’élargissement des droits syndicaux, ni de nouveaux moyens pour les élus.
    • Aucune protection accrue contre la répression syndicale, alors que les atteintes à l'activité syndicale explosent.
  • Et surtout, ça ne change pas la face du monde. On est loin de la révolution sociale.
  •  

2/ Le “contrat senior” : plus de précarité, moins de garanties

Le fameux “contrat de valorisation de l’expérience”:

  • C’est un contrat à part pour les plus de 60 ans,
  • Sans obligation d’embauche pour les boîtes,
  • Avec plus de souplesse, donc plus de précarité.

En clair on flexibilise davantage"les retraités" au lieu de leur garantir un vrai emploi ou une retraite décente. Surtout c'est encore un moyen pour le patronat de disposer "d'une main d'œuvre à bas coût", puisque ils empochent au passage des allègements de cotisations sociales: c'est inadmissible!!!

 

 3/ Retraite progressive : le patron décide, pas le salarié

Oui, la loi parle d’ouvrir la retraite progressive à 60 ans. Mais :

  • C’est à la tête du client, puisque l’employeur doit être d’accord,
  • Il n’y a pas de garantie de revenu,
  • Et surtout, aucune sécurité pour les salariés usés par le boulot.
  •  
  • Destiné aux plus de 60 ans,
  • Présenté comme “expérimental” pour 3 ans, mais conçu pour devenir un modèle de droit commun,
  • Offrant une souplesse accrue pour les employeurs : contrats courts, aménagements facilités, conditions d’embauche allégées.

Un effet d’annonce de plus, sans portée réelle pour la majorité qui crée une catégorie à part de travailleurs avec des droits différents : c’est une brèche dans le principe d’égalité.  

 

Continuons à porter l'abrogation de la réforme des retraites de 2023!!!

 

4/ Dialogue social : plus de blabla, moins de droits

La loi prétend “renforcer” le dialogue social… mais sans rien donner :

  • Aucun moyen supplémentaire pour les élu·es,
  • Rien sur la protection syndicale,
  • Et des dispositifs qui permettent des accords au rabais et des possibilités dérogatoires dans chaque boîte.

En clair, c'est bien beau de faire du "bla bla" ou de siéger dans des instances qui ressemblent à des "coquilles vides".

 

5/ Pour les jeunes ? Rien, ou presque

Un autre volet touche à l’assurance chômage. Pour les jeunes :

  • Moins de temps de travail requis pour ouvrir des droits.
  • Mais toujours des allocations très faiblesdes durées toujours plus courteset une logique d’économie sur le dos des précaires.

Encore une fois, ce texte est un levier pour flexibiliser davantage les jeunes, pas pour les sécuriser.  !!! Cela prépare un alignement vers le bas de l’ensemble des critères d’indemnisation.

En résumé

Cette loi, c’est un deal entre le MEDEF et ses "partenaires privilégiés" habituels ( CFE-CGC, CFDT, FO, CFTC), ainsi que le gouvernement. Et ce sont les salariés qui en paieront le prix. 

La seule “avancée”, c’est la levée de la limite des 3 mandats, mais ça ne changera pas le rapport de force dans les entreprises.

Merci de continuer d’alerter dans les boîtes.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

L'état ils ne conçoivent qu'à leur service exclusif en taillant sans cesse dans les investissements sociaux, l'école , l'hôpital, la santé ... au profit des privilégiés et des intérêts privés !

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Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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